06.01.2012
Les idées de l'Inde dans le monde gréco-romain
Il est courant de parler des idéologies des civilisations, mais existent-elles ? Par exemple, les doshas de l'Âyurveda sont une classification trinitaire basée sur le système cognitif védique. Platon introduit un système similaire : les trois humeurs, dans la médecine grecque ou la respiration tient un rôle central(pneuma en grec). Mais la place centrale de la respiration (prana en sanskrit) est déjà représentée dans la pensée védique ancienne. Donc, admettons avec Filliozat (1970) que Platon ait emprunté les notions de vent, de glaire et de bile de la théorie primitive tridosha et que cette transmission s'est opérée par l'empire perse ? D'autre proclament que les similarités entre les systèmes médicaux grecs et indiens doivent être le résultat d'un héritage indo-européen partagé et ce qui peut apparaître indien est en fait indo-européens. La démonstration de Dumézil sur les catégories tripartites fonctionnant aussi ailleurs dan le monde indo-européen, confirme ce point de vue. Dumézil argue que les religions indo-européennes possèdent trois fonctions hiérarchiques : la souveraineté sacrée, la force et la fécondité représentées par les catégories de Brahman, Rajan (ou Kshatra) et Vish. La souveraineté religieuse et politique est conçue sur le mode dualiste : le roi magicien et le juge prètre. En Inde, cette dualité est incarnée par le rôle du Rajan et du Brahman ; à Rome, par Rex et Flamen. Même les noms sont similaires ! Dumézil dans son Mitra Varuna en 1948, montre que le roi magicien (Varuna en Inde ou Romulus à Rome) initie l'ordre social par la violence alors que le juge prêtre (Mitra en Inde ou Numa à Rome) le développe par la paix. La souveraineté magique procède par les moyens du crédit et des dettes et la souveraineté juridictionnelle utilise les pactes et la croyance. Ce schéma est invariant dans le temps : le culte christique montre un fils sauveur et intercesseur juxtaposé un père vengeur qui punit. D'autres ressemblances entre les religions indiennes et grecques telles la société esquissée dans le Mahabharata et les poèmes homériques. La métempsycose est connue des deux cotés. L'imagerie d'un monde ovoïde, si centrale à la pensée védique est réécrite plus tard dans les légendes orphiques. Selon Rawlinson (1975), " la ressemblance entre les deux légendes est trop évidente que pour être accidentelle ". Ces parallèles sont soit le résultat d'une même origine, de la migration ou de la diffusion culturelle et sans doute, d'une combinaison des trois. En elles-mêmes, elles ne peuvent nous aider à déterminer l'histoire du système, mais l'articulation du schéma de base possèdent différentes caractéristiques dans des régions distinctes. C'est ce style, cette articulation qui représente l'idée de civilisation. Une représentation plus claire se trouve dans l'art, la peinture, la musique et la littérature. Considérons la notion de l'ego dans les dialogues des Upanisad, c'est l'essence du Veda, son savoir secret. Une emphase similaire sur la connaissance de soi est introduite dans le monde grec par les pythagoriciens et les orphiques. Correspondant aux trois gunas : Sattva, Rajas et Tamas, Platon parle de trois catégories : logistikon, thumos et epithumia et utilisait aussi une classification en trois parts de la société. Selon Lomperis (1984), " Platon, par les pythagoriciens et les orphiques subit l'influence de la pensée indienne sans peut-être savoir qu'elle venait d'Inde " Indépendamment de l'origine de ces idées, il est clair qu'ils existaient d'importants parallèles culturels, à leur époque, entre la Grèce et l'Inde. Mais ce sont aussi ces différences significatives qui font l'originalité des civilisations. L'amplification des idées du moi et de la société apparurent de manières différentes dans les deux civilisations. La communauté d'intentions entre les idées védiques et la philosophie de Platon n'est pas si importante que la forme de l'exposition, avec ses saveurs diverses qu'on peut appeler indienne ou grecque. On peut se demander s'il est possible de remonter avant les philosophes grecs et observer l'évidence d'idées transculturelles avant qu'elle ne s'assimile. Les innovations en art et en connaissances scientifiques, épaulées par l'archéologie et les matériaux textuels, peuvent aider à délinéer les processus sur la base pivotante des transformations culturelles. L'intrusion des peuples de l'Inde, et, sans doute, de leurs idées, au Moyen-Orient est bien connue. Un élément indien faisait partie des Mitanni qui, vers le quinzième siècle av.J.C., répandirent leur pouvoir des rives de la Méditerranée aux montagnes de Zagros. Dans un traité avec les Hittites, le roi des Mitanni jure par les dieux indiens Mitra, Varuna, Indra et Nasatya. D'autres documents Mitanni, découverts dans les archives de Bogâzköy (Hittite) et d'El Amarna (Égypte) met clairement en évidence les influences indiennes. Les textes hittites sur l'entraînement des chevaux et sur le charroi utilisent des chiffres en sanskrit. Un texte hourrite se sert du sanskrit pour décrire la couleur des chevaux. Les Kassites ou Hourrites qui régnèrent en Mésopotamie durant plusieurs siècles au second millénaire avant Jésus-Christ possédaient un élément indien représenté, là comme ailleurs dans la région, par une aristocratie gouvernante. Il a peut-être joué un rôle dans le développement des représentations culturelles de l'Égypte et du Moyen-Orient au second millénaire av.J.C. Le début de cette invasion spécifique se situe autour de 1.800 av.J.C. Vers 1.650, un peuple indien occupa le delta du Nil pour un siècle, il est désigné sous le nom d'Hyksos, " Les princes étrangers ". Les nouvelles visions eschatologiques et les innovations mythologiques sont prises comme preuve de cette présence, séquence logique de leur présence en Asie de l'Ouest. Une invasion antécédente des idées de l' " orient " en Égypte a été supposée par la lecture des " textes de pyramides " vers 2.600 av. J.C. L'activité militaire du roi des Hittites, Hattusilis est considérée comme le moteur de ce processus. Mais cette période ancienne ne nous concerne pas ici. Le souvenir de la suprématie de la région indo-iranienne dans les idées religieuses et concomitamment artistiques est préservé dans un texte ancien Pahlavi. Le monde est divisé en trois régions : l'Ouest (Rome avec des riches ; Le nord et l'est(Turkestan et les déserts) à la turbulence martiale, le sud (Iran et Inde) avec "la religion, la loi en plus de la royauté suprême ".(Dumézil 1973). Le Moyen-Orient a-t-il servi de conduit aux idées indiennes ? " Dans ce texte, nous tracerons le passage de certaines idées indiennes en art et en astronomie vers le monde gréco-romain. Nous montrerons comment cela nous aide à comprendre l'antique interaction entre l'Inde et l'occident en phase avec les découvertes récentes des archéologues. Le Langage du Mythe Le langage du mythe représente la connaissance astronomique et spirituelle. Santillana et von Dechend, dans leur " Moulin d'Hamlet " (1969) montrent les similarités structurelles de nombreux mythes de l'ancien monde. Ils lisent ces mythes comme la narration des cadres perpétuellement mouvants d'une précession. Les mythes exposent aussi les transformations qui se déroulent dans les mentalités. Ce sens dual peut fournir une imagerie spécifique rendant son compte rendu possible. Considérons Venus, planète, déesse romaine de la productivité naturelle et aussi de l'amour et de la beauté. Les Grecs l'appelaient Aphrodite et aussi Eosphoros ou " celle qui apporte la lumière, quand elle apparaît l'étoile du matin et Hesperos quand elle apparaît comme l'étoile du soir. On croit qu'au début les Grecs ne savaient pas si c'était la même étoile mais à l'époque des pythagoriciens, son identité était connue. La Venus romaine dérive, par ses caractéristiques de l'Aphrodite grecque qui en retour semble l'héritière de l'Ishtar babylonienne. On attribue, dans la légende grecque d'Aphrodite, sa naissance à Kupris ou Chypre ; Kupris, déesse féminine est dérivée du masculin Kupros. En Inde, l'attestation du Rigveda (10.123) nomme Vena la planète Venus et Shukra dans es textes ultérieurs. Nous avons alors une affinité linguistique entre ces noms Venus et Vena, Kupros et Shukra. Le Rigveda décrit deux aspects de Venus : la première, comme Gandharva patronne du chant et des arts et l'autre, fils est fils du soleil et d'un asura. Ces conceptions conjuguées avec la signification de Vena : " appartenir " et " amour " mène aux mythologies plus tardives trouvée en Inde ainsi qu'en Asie de l'Ouest. Alvarez en 1978 a suggéré que les représentations des déesses en Mésopotamie et plus tard subirent l'influence des idées indiennes. Une évocation des premières conceptualisations de la déesse peut nous aider à établir une chronologie des idées en Inde. Aphrodite, comme Lakshmi, est née de la mer Mais l'histoire indienne est techniquement plus convaincante Puisque la naissance est obtenue par barattage, comme on fait du beurre avec du lait alors que la circonstance de la naissance d'Aphrodite n'est pas décrite. Ishtar ne peut précéder Vena, car elle n'est qu'un des nombreux éléments de l'hymne du Rigveda 10.123. Vena connaît le secret de l'immortalité ; ce qui fait, sans doute, référence au fait que Venus émerge à nouveau après avoir été obscurcie par le soleil. Dans les gloses puraniques, Shiva avale Shukra, et est, plus tard, vomi sous forme sperme. C'est un jeu sur l'étymologie de Shukra comme " brillant "Les Puranas nous enseignent comment Les dieux apprenent le secret de l'immortalité de Shudra par subterfuge. Il y a un autre souvenir de l'immortalité de Venus dans le mythe du phénix homonyme de Vena, il ressuscite, réchauffé par les rayons du soleil. Les sources indiennes nommément le Rigveda et les Puranas, explique toute la base du mythe du Vena-Shukra mythe à plusieurs niveaux. En Mésopotamie, en Grèce et à Rome, il n'y a que des suggestions éparses pour mener à la conclusion que ces idées voyagèrent d'Inde en Europe par la Mésopotamie. Les spécialistes de la mythologie comparative mirent en évidence d'autres parallèles. Dumézil (1970, 1983) a comparé les épisodes épiques des Puranas avec les mythes d'une variété de peuples européens et a pu détailler des similarités cruciales. Dumézil évoque les racines trinitaires de la pensée indo-européenne pour expliquer cette similarité, il est plus probable que des histoires se sont transmises telles que celles, tardives, des fables indiennes et des Jatakas. Les histoires indiennes s'accordent à leur propre logique et les auteurs encyclopédiques des Puranas n'eurent aucune peine à en produire en grandes quantités. L'exposition des mythes dans les textes indiens est complète et explicative ce qui n'est pas le cas pour ceux des européens qui sont plus hétérogènes. Nicholas Kazanas (1998) montre que le Rigveda contient une portion nettement plus importante de l'héritage mythologique indo-européen commun. En fait, à peine un motif majeur commun à deux ou plus des autres branches qui ne se trouvent pas dans le Rigveda, c'est encore plus vrai dans la littérature Purana Astronomie Durant de nombreuses années le point de vue conventionnel voulait que l'astronomie indienne soit essentiellement dérivée des sources grecques et mésopotamiennes. Parce, qu'à l'époque, on croyait que les Indiens ne possédaient pas la tradition d'un empirisme raisonnable. Roger Billard (1971) a prouvé, grâce à l'utilisation de l'analyse informatique, que c'était faux et que les paramètres de la période Siddhantique étaient exacts pour la date des textes établissant ainsi qu'ils ne pouvaient être empruntés à d'autres vieilles sources à l'extérieur du pays. Pendant ce temps, notre compréhension de l'astronomie a complètement changé. Un code astronomique, découvert, dans l'organisation des livres védiques. L'astronomie des autels de feu, védiques est aussi mieux comprise (Kak 1994, 1995, 1996a,b). Ces découvertes indiquent une longue tradition d'observation astronomique en Inde. L'origine des mathématiques indiennes est aussi beaucoup plus ancienne qu'on ne le pensait jusque là. Remontons plus en amont des débuts de l'histoire de l'Inde qui remontent à 40.000 ans, par l'art rupestre trouvé dans de nombreux sites du sub continent (Wakankar 1992). Il est presque certain de l'étude du ciel, existe depuis longtemps si on en croit les peintures rupestres. Un sceau amulette de Rehman Dheri (2400 av.J.C.) indique que le système du nakshatra est très ancien. Le sceau montre une paire de scorpions au recto et deux antilopes au verso. L'argument (Ashfaque 1989) que le sceau représente l'opposition entre Orion (Mrigashiras ou tête d'antilope) et le Scorpion (Rohini) nakshatras. Il existe une autre relation entre Orion et Rohini, c'est le nom d'alpha Tauri, Aldebaran. Le fameux mythe védique de Prajapati en Orion, personnification de l'année, désirant sa fille (Rohini) (par ex : Aitareya Br. 3.33) représente l'époque quand le début de l'année passe d'Orion à Rohini. Pour cette " transgression " Rudra (Sirius, Mrgavyadha) coupe la tête de Prajapati. On a suggéré qu'une des antilopes représente la décapitation d'Orion, ce qui semble être une représentation très raisonnable de l'iconographie du sceau. On a de bonnes raisons de penser que de nombreuses constellations furent nommées au troisième millénaire avant l'ère chrétienne. Ce qui expliquerait les appellations données par le Rigveda à celles-ci, telles les Rikshas (La Petite Ourse et la Grande Ourse), Les deux chiens divins(Le Grand Chien et le Petit Chien, les Gémeaux (dans le Cancer), La Chèvre (Capricorne) (Canis Major et Canis Minor), les gémeaux (dans le Cancer), et le vaisseau d'Argos sont les mêmes en Europe. D'autres constellations évoquent des événements mythologiques similaires : Prajapati en Orion présentant sa décapitation, Osiris comme Orion quand Seth le tue. Le Vedanga Jyotisha de Lagadha (1300 av.J.C.) est un des textes védiques subsidiaires et son contenu doit être considéré grosso modo sur un plan comparable avec celui des Brahmanes et autres textes post védiques ainsi que le Vedanga Jyotisha qui arrive à une période bien ultérieure. Les Puranas contiennent aussi un grand nombre de matériel très ancien et leur astronomie apparaît, sous tous les angles, bien antérieure à l'Aryabhata et ainsi nous procurent des indices sur l'évolution de la pensée astronomique. On a longtemps considéré que l'astronomie siddhantique de l'Aryabhata trouvait son origine principalement dans les idées mathématiques de la Grèce et de Babylone. Vue inspirée, d'une part, par le fait que deux des cinq Siddhantas dans le Panchasiddhantika du Varahamihira nommément Romaka et Paulisha, paraissent être liés À l'ouest par les noms Rome et Paul. Mais le modèle planétaire des premiers Siddhantas est, élémentairement, l'extension de la théorie des orbites du soleil et de la lune dans le Vedanga Jyotisha. De plus, la compilation des cinq Siddhantas pré-Aryabhique dans le Panchasiddhantika (PS) du Varahamihira pose la question du développement graduel des idées à laquelle on en peut répondre, en l'examinant, que difficilement. L'affirmation d'absence de traditions d'observations astronomiques chez les Indiens, continue à se répéter par des auteurs peu attentifs. Mais Billard (1971) a montré que les paramètres des différents Siddhantas se trouvaient ajustés à leur temps. L'idée d'évaluer le diamètre du soleil à cinq cent fois le diamètre de la terre, venait-elle des uns ou des autres. Kak (1998) a montré récemment que cette distance est présente dans le Panchavimsha Brahmana, précède l'astronomie grecque dans toutes ses évidences. il a présenté les détails techniques du corpus ailleurs (ex : Kak 1998c). La conclusion principale de ces découvertes est que l'astronomie indienne la plus ancienne précède celle de la Mésopotamie. La trace des certaines idées indiennes se trouvent en Mésopotamie au cours du second et du premier siècle avant l'ère chrétienne. Elles furent, subséquemment transmises en Grèce. Art Sur les bases de l'évidence donnée ci-dessus, il n'est pas surprenant que les thèmes et les motifs de la sculpture et des derniers sceaux d'Harappa. dont l'un d'entre eux, est l'image du héros, la figure de Gilgamesh, se répètent au Proche-Orient et en Grèce (Kak 1998a). Ce qui rend vraisemblable l'idée d'une interaction entre l'inde et les régions occidentales autour du troisième millénaire avant l'ère chrétienne. Jetons un coup d'œil sur quelques formes comparatives spécifiques. Héros, Sacrifice Le Kirttimukha, un gardien de la marge, est daté assez tardivement dans l'art indien, en adéquation avec la tradition mythologique. Zimmer (1946) tente de démontrer que l'image de la gorgone doit être vue comme une interprétation grecque ludique du Kirttimukha assimilé à une légende différente. Napier (1986, 1982) appuie cette thèse en suggérant les que marques du front de la Gorgone et que l'œil unique des cyclopes sont des éléments indiens, production proto sociale de l'interaction avec les fantassins indiens qui combattaient dans les armées perses. Mais, la Grèce, aussi, accueillait des marchands indiens. Le fait que le nom de la cité mycénienne grecque de Tiryns, L'endroit ou se trouve les monuments les plus anciens de la Grèce, est le même que celui du peuple de marins le plus puissant de l'Inde appelé Tirayniens (Krishna 1980). Napier a montré que l'histoire de Persée et de la Gorgone convergeait avec des éléments indiens, plus particulièrement en relation avec les mythes de Lycie. " Ce royaume ancien prend sa place, principalement, dans la mythologie grecque comme une localisation de l'exotisme : là-bas se trouve l'ivoire, les paons, les " vaches aux yeux innombrables ", on s'y amuse et on l'assimile à l'esprit pré classique qui trouve tout exotique. Au British Museum, nous trouvons une construction lycienne, avec son toit, descendant clairement d'un ancien style sud asiatique. La démonstration de cette hypothèse ne se limite pas à ce qui pourrait sembler être une similarité superficielle, ni des nombreuses références auxquelles la Lycie est associée, mais dans le nom même de la structure qui date du milieu du quatrième siècle av.J.C. : la tombe gréco-indienne, s'il y en avait une, de Payava. Et qui étaient les Tirayniens, sinon les ancêtres des plus fameux clans indiens, les Pallavas et les Cholas ? " (Napier 1998). Art Funéraire La mythologie indienne possède de riches descriptions de la cité d'Indra, le paradis, avec ses nénuphars et ses jardins. Octavio Alvarez (1978) suggère que ces thèmes védiques, de l'au-delà, sont croqués sur les tombes étrusques. Il suit la transmission de ces thèmes via l'Égypte ou les âmes n'étaient plus reçues par la tragique déesse de la mort Osiris, mais par Athor, l'enchanteresse, déesse de la joie et de l'amour comme dans la conception primitive gréco-romaine ou les âmes étaient supposées vivre " sans diaphragme ", c'est à dire, privées de nourriture et de sexe. Mais finalement, l'idée du paradis védique, quand, dans la cité d'Indra, tout est jeunesse et plaisir, déplace ces vues plus anciennes et Alvarez est à même de démontrer les nouveaux symboles de résurrection utilisée dans l'art étrusque et l'art funéraire plus tardif. Il établit la relation entre les nénuphars dans la mythologie gréco-romaine et les apsarases of the de la mythologie védique. Prenons note du fait que l'interprétation occidentale de l'au-delà védique fonctionne comme un rendu littéral de la métaphore. Le paradis védique transcende l'espace et le temps et représente l'absorption dans le Brahmâ. Et il est fascinant que la notion de paradis comme jardin de plaisir fut adopté plus tard par l'Islam. Alvarez peut expliquer l'iconographie des sarcophages marins étrusques, de manière très convaincante en usant des parallèles indiens. Il décrit huit éléments de base : 1. La scène de l'océan céleste, refuge des âmes disparues qui ressemble au paradis d'Indra. 2. Les femmes sont les apsarases, nymphes des eaux. Sur les sarcophages anciens, l'imagerie sépulcrale revêt la coiffure et les pendants d'oreille, mais sont, sinon, nus conformément aux modèles indiens. Ils sont vus intentionnellement avec des ventres proéminents et de gros postérieurs, drapés à la manière indienne 3. Les bébés sont les âmes du disparu qui réaparait au paradis, réapparition semblable à une résurrection. 4. Les fleurs sont les véhicules naturels de la résurrection comme celle qui vient du lotus. 5. L'allaitement des âmes enfants montre la réception et le nourrissement par les ôtes célestes 6. Les centaures de la mer sont les gandharvas, contrepartie males et amants des asparses. Ils ont des nageoires et des queues de poisson pour les différencier des centaures gréco-romains. 7. Les amorini qui remplissent l'atmosphère des symboles méditerranéens et dénote l'océan céleste, si brillamment décrit dans l'eschatologie indienne 8. Le portrait du décédé montré dans un coquillage, sans doute pour indiquer la renaissance dans " l'Océan Céleste " D'autres éléments indiens sont présents dans l'iconographie telles passementeries et noix de bétel Le Chaudron de Gundestrup Considérons le cas du chaudron de Gundestrup, découvert au Danemark, il y a une centaine d'années, Ce vase d'argent, daté autour du milieu du deuxième siècle av.J.C.. Ses flancs sont garnis de scènes variées de guerre et de sacrifice, divinités luttant avec des animaux, déesse flanquée d'éléphants, une figure méditative portant une ramure de cerf. Le parallèle est suggéré par les éléphants, complètement hors de contexte en Europe et par la déesse à la pose yogique. Si on en croit l'historien de l'art Timothy Taylor (1992), " Une tradition technique et picturale partagée s'est étendue de l'Inde à la Thrace ou le chaudron fut fait, pour se retrouver au Danemark. Les rituels yogi, par exemple, peuvent s'inférer des poses montrant l'homme portant la ramure sur le chaudron et d'une figure à tête de taureau sur une matrice de sceau du Mohenjo-Daro. Trois autres liens indiens : les bains rituels des déesses avec les éléphants( la déesse indienne est Lakshmi) ; les dieux à figure circulaire (Vishnou) ; La déesse aux cheveux tressés avec des couples doiseaux(Hariti) ". Taylor se demande si ce ne sont pas des classes d'artisans itinérants indiens, un peu semblables aux gitans en Europe, eux aussi originaire de l'Inde, étaient, peut-être, les créateurs du chaudron. Terres cuites égyptiennes Harle (1992) les a examinées découvertes par Petrie à Memphis en Égypte et il les croit indiennes, elle date de l période gréco-romaine et il est convenu qu'une colonie indienne existait à Memphis à partie du cinquième siècle avant l'ère chrétienne. Renouvellant l'évidence, Harle conclut que les figurines furent fabriquées par des colons indiens. Il souligne que la pose, dans les deux cas sont lalitasana et rajalilasana. Il ajoute : " La sensation plastique, quoi qu'il en soit, difficile à définir, est aussi indienne " il y a d'autres formes qui évoquent aussi certaines figures indiennes : la corpulence, un genre de dhoti comme vétement d'en bas rt dans un cas, un petit bras à droite et un foulard sur l'épaule gauche, toutes ces formes ramènent au Pancika (Kubera) indien de Gandhara et des sculptures Panchika et Hariti du musée de Peshawar''. Les figures comprennent aussi celle qu'on a traditionnellement pour Harpocrate, le fils d'Isis et d'Osiris. Mais il est possible que pour les colons indiens la figure représente Krishna-Vasudeva comme l'enfant dieu. Deux bronzes de cet enfant dieu ont été trouvés à Begram et Taxila. Le contexte archéologique En étudiant l'interaction entre l'Inde et l'Europe, on doit noter que les dernières découvertes archéologiques placent les indo-aryens, fondateurs de la tradition littéraire indienne, dans l'Inde même (Feuerstein et Al 1995). Les antécédents de la civilisation d'Harappa remontent en inde à 8.000 ans avant l'ère chrétienne. On ne sait pas si cette tradition dérive ou de la tradition de l'art des roches(40,000 av.J.C.). Mais on ne peut lire aucune évidence de discontinuité dans les minutes archéologiques, les seules ruptures sont dues à des facteurs écologiques. Suivant Shaffer et Lichtenstein (1998), qui sont contre le modèle invasion/immigration, " alors que les données s'accumulent pour étayer la continuité culturelle dans les périodes préhistoriques et historiques, une restructuration considérable des paradigmes interprétatifs doit s'opérer, nous rejetons vivement les interprétations historiques simplistes, qui datent du dix huitième siècle et qui continuent à s'imposer à l'histoire culturelle de l'Asie du sud. Ces interprétations se trouvent significativement diminuées par l'ethnocentrisme européen et son héritage colonialiste et raciste ". La littérature indienne se souvient d'évènements qui remontent au quatrième ou au cinquième millénaire av.J.C. La présence de l'élément indien au Proche Orient au second millénaire av.J.C. devrait se lire comme une invasion de l'Inde ou de groupes indianisés culturellement. L'assèchement de la Sarasvatî autour de 1.900 av.J.C. qui induisit une relocalisation majeur de la population centrée sur les vallées du Sindhu et de la Sarasvatî, serait aussi un événement qui aurait contribué à l'immigration vers l'ouest. C'est peu après, que l'influence indienne apparaît partout en Asie de l'ouest, en Égypte et en Grèce. Dans ce texte nous avons révisé quelques éléments de l'astronomie indienne en Grèce, une étude sur l'art nous a montré l'évidence d'une présence indienne dans le monde gréco-romain comme dans le cas de la Gorgone, du sarcophage marin de Rome, des figures yogique et autres déités sur le chaudron de Gundestrup et des figures de Memphis, en argile cuite. Nous pensons que l'ancienne Eurasie entretenait des interactions et un commerce considérable à l'intérieur de ses régions. Processus complexe dont les migrations faisaient, sans aucun doute, partie. La diffusion des idées étant un élément important du commerce, nous avons vu ici, quelques exemples d'idées artistiques et astronomiques qui voyagèrent d'est en ouest et vice et versa.
17:10 Ecrit par walloween dans Culture, Histoire, Lettres, Société - People, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : inde, grèce |
Facebook
01.01.2012
Le Fruit Défendu
voie royale qui mène au 16 janvier jour de la fête du héros éponyme, j’ai nommé Martin Luther King. Pendant ce temps, l’institution fait tous les efforts possibles pour commémorer les procès et le martyr de MLK. Considérant la stature, la journée habituelle de commémoration fut jugée inadéquate, cette fois ci, ils se préparent à une semaine de célébration de leur sauveur du vingtième siècle. La semaine sacrée se passera à remémorer la passé raciste de l’Amérique à se demander comment pourrait se liquider ce passé et, plus important que tout, les sentences de MLK peuvent faire avancer l’agenda des homosexuels et des travestis. ? Quand fut émise la requête de proposer des conférences, un seul membre de la faculté se fendit de répondre, mais depuis qu’il avait l’impudence et la témérité de questionner la pureté spirituelle de monsieur King, sa proposition s’est trouvée immédiatement rejetée. I l n’y a, certes, aucune raison de penser que d’autres membres de la faculté soient également irrévérents. Un autre professeur écrivit à ses collègues que les célébrations proposées ne mettaient pas suffisamment l’emphase sur la perversité du sud. Il écrivait aussi que le collège n’en faisait pas assez pour exalter Luther King, cette figure véritablement héroïque qui nous a élevé au-dessus de notre bigoterie. La communauté éducative, donc, se prépare paisiblement, avec révérence jusqu’à ce que quelqu’un émette une suggestion qui donna aux croyants l’impression de recevoir le contenu d’un camion de la voirie sur la tête. Interruption en tout point semblable à la controverse sur la divinité du Christ qui ravagea le monde paléochrétien. La personne qui créa le drame appartient à la vénérable institution du « Centre pour une Citoyenneté Globale », il avait pris la responsabilité d’aider à planifier un diner international offert à des étudiants étrangers, le jour même, le plus sacré du calendrier liturgique académique. Avec une simplicité enfantine, il proposait d’inclure dans la fête un grand fruit charnu nommé « w….n ». Sans arrière-pensée, le comité préparait le menu sans se soucier de l’aval de leurs supérieurs religieux, en l’espèce, une négresse, la Directrice de la Diversité. Auraient-ils agi, par le canal de la chaine de l’autorité désignée, la controverse qui s’en suivit n’aurait probablement pas eu lieu. Le bas clergé aurait su que cela se s’opposait aux enseignements de l’église du politiquement correct et de sa cheftaine minoritaire, directrice de la diversité. De pareilles contradictions sont, sans doute, à l’origine de la séparation de l’église au seizième siècle, moment sensible de superstitions religieuses éculées ; La directrice de la Diversité prononça emphatiquement l’interdiction à son troupeau de servir des « w….n » le jour de la saint Martin. La prélate explique que le « w….n » est un symbole de l’oppression de tous les noirs, que ce serait raciste d’en servir lors d’un évènement du collège. On peut mettre au crédit que les associés de la «Citoyenneté Globale » retirèrent immédiatement leur menu et ont agis avec contrition depuis lors. Mais, des êtres si obscurs pourraient-ils reconnaitre cette offense pour ce qu’elle est ? Ils avaient routièrement
ignoré qu’une telle interdiction pourrait venir. Durant des mois, la Directrice s’étaient plainte que des fruits défendus étaient servis sur le campus. D’autres choisirent d’ignorer ces cris de désespoir. C’eut été bien si le premier personnage ecclésiastique officiel eut expliqué de manière conclusive l’extension maximale de l’interdiction. Mais, La dame était taciturne et ne s’engagea pas sur la question morale et une signification rituelle d’une telle profondeur. Un clerc, encore aujourd’hui, vaguement associé avec la religion chrétienne désormais égarée, fit appel au Bureau de la Diversité pour obtenir une clarification. Allons-nous voir émerger un scandale politique si le fruit apparait à nouveau sur le campus ? L’avenir du collège inclut, peut-être un pastègate local. Sera-t-il encore permis aux étudiants de consommer du « w….n » à l’intérieur de l’établissement ? Et qu’en est-il des dortoirs et du grignotage entre les classes ? On pourrait instituer différents degrés d’interdiction, dépendant du fait de savoir si le public étudiant suit ou non le sentier escarpé de la recherche de la perfection dans le politiquement correct. Peut-être pourrait-on leur permettre de grignoter du fruit en privé, mais pour ceux qui recherchent la sensibilité absolue alors il sera nécessaire de pratiquer une abstinence totale. Alors, j’ai choisi une voie moyenne, comme je suis profondément intoxiqué au fruit du péché et que j’en achète même en hiver quand ils viennent du Chili, je ne peux pas m’empêcher d’en manger. Mais je peux montrer de la restriction mentale en évitant de mentionner le mot qui désigne cette chose verte avec une pulpe juteuse et rouge à l’intérieur. C’est le moins que je puisse faire pour exhiber ma solidarité à l’égard de ces vrais croyants. D’autres répercussions sont à craindre, des bagarres pourraient éclater dans la salle à manger si le truc rouge tant craint se retrouvait par hasard dans une salade de fruits alors que les étudiants, restent sans certitudes, face à une telle situation. Doivent-ils jeter le polluant dans la poubelle ou doivent-ils bruler l’objet rouge et pulpeux de craindre de se contaminer avec une substance raciste ? Que fait un praticien laborieux du politiquement correct si le contaminant tombe sur ses chaussures en entrant dans un supermarché ? Doit-on détruite la paire de chaussures polluée par le contact avec le racisme ? Et si je profère accidentellement l’horrible mot au comptoir d’un marchand de fruit ? Il-y-a-t-il une pénalité ? Doit-je répéter, « j’ai eu un rêve » cent fois ou être présent à la réunion mensuelle du comité de diversité du collège. Ceux qui ne sont pas entièrement sensibilisé mendient des instructions.
21:18 Ecrit par walloween dans international, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : racisme, éducation |
Facebook
16.12.2011
Le tremblement politique répond à la dépravation
Comment Nordine Amrani a-t-il pu acquérir et conserver un arsenal aussi substantiel ?Comment un criminel violent tel qu' Amrani a-t-il pu conserver son droit de conserver des armes ? Ailleurs, la qualification de ses crimes et délits lui aurait interdit de garder ce privilège. Comment font donc les autorités belges pour permettre à un criminel violent condamné d'entretenir un tel arsenal. Les politiciens et les procureurs qui ont perdu leurs repères moraux blâmeront l'instrument et non pas l'homme. Ce serait aussi absurde de blâmer une compagnie aérienne pour un crime commis avec un de ses appareils. La police a trouvé de nombreuses armes chez Amrani en perquisitionnant chez lui en 2007. Ensuite, après le massacre, tout ce que le nouveau Premier Ministre belge a trouvé à dire c'est qu'il allait raidir la législation contre le trafic et la possession d'armes lourdes, En d'autres mots ses remèdes ressortent du tremblement politique habituel, avant tout conçu pour protéger la carrière des politiciens et pour ramollir le public, ce qu'il lui permet ainsi d'éluder une enquête sur les sources de cet événement hideux.
15:16 Ecrit par walloween dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : amrani, visar, police, procureur, politiciens |
Facebook
12.12.2011
les maniaques sexuels à la conquète du monde
21:12 Ecrit par walloween dans international, Nature, Science, Société - People | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : santé mentale |
Facebook
Roland Barthes, au théâtre, en persan
21:09 Ecrit par walloween dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : barthes, mahimani |
Facebook
09.12.2011
Nous sommes la crise du capital
19:14 Ecrit par walloween dans Développement durable, Economie, international, Monde, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : argent, travail, capital |
Facebook
18.11.2011
Lincoln et les Mormons
L'Amérique est folle des Mormons, elle n'en a jamais assez, deux candidats à la présidence le sont, Romney et Huntsman, en plus d'un formidable succès dans une comédie de Broadway. Il y a 150 ans, ils tentaient de s'éloigner de la guerre civile. En réalité Ils fuyaient l'Union depuis longtemps. Pratiquement depuis l'Eglise de Jésus Christ et des Saints des Derniers Jours, fondée en 1830, ses disciples restaient sur l'expectative pour la bonne raison qu'ils eurent à souffrir ici ou là, de la brutalité des uns et des autres. Ils étaient attaqués pour leur religion inhabituelle, pour leurs croyances anthropologiques et sexuelles ( ils proclamaient aussi que les anciens juifs, immigrés de la terre sainte en Amérique du Nord devinrent les naturels américains comme le leur révèle des tablettes d'or écrites découvertes dans le nord de l'état de New York. On les attaquait pour la certitude irritante avec laquelle ils clamaient ces croyances. Ainsi, des séries de migrations vers l'ouest, sorte de version moderne de l'exode les menèrent du nord de l'état de New York vers l'Ohio, le Missouri et Nauvoo, ou le fondateur du mormonisme, Joseph Smith fut exécuter par une bande violente en 1844,. Finalement le reste de la communauté échappa à toute juridiction connue. En 1847, ils arrivèrent dans la vallée du grand lac salé ou Brigham dit : "voilà l'endroit"
L'endroit n'était pas spécialement folichon à l'époque, mais pris une ampleur considérable au cours des décades suivantes. C'était encore une partie du
Mexique qui entra en possession des Etats-Unis avec le traité de Guadalupe Hidalgo en 1848. La découverte de l'or fit augmenter le trafic terrestre. Rapidement les paysages solitaires du Territoire de l'Utah furent parcouru par les messagers du Pony Express et les apprentis millionnaires. Dès leur arrivée, dans l'Utah, les Mormons constituèrent un gouvernement de leur cru sans aucun lien avec les Etats-Unis. L'état fantôme nommé Deseret, présidé par Brigham Young administrait la loi et la moralité à la manière des patriarches bibliques. Comme beaucoup de ces patriarches, ils définissaient le mariage avec une élasticité pratique. Dans ce cas, c'était le droit d'un Mormon craignant Dieu de choisir autant d'épouses qu'il le souhaitait. Autre raison pour laquelle, les Mormons se retrouvaient en conflit avec les fonctionnaires du gouvernement
Mais les Etats-Unis cherchaient à gouverner ces nouveaux territoires, qui gagnaient rapidement en importance, même si 90% de ses habitants étaient des Mormons hautement sceptiques à propos de ces fonctionnaires fédéraux si lointains. En 1858, L'expédition de l'Utah sous le Général Albert Sidney Johnston, fut commandée pour mener le territoire à la soumission, elle fit des centaines de morts, coûta 15 millions de dollars et n'accomplit aucun de ses objectifs. L'histoire moderne des Mormons appellent encore cette période "l'occupation". Un cessez le feu difficile se traîna jusqu'aux élections de 1860 et à l'irruption de la guerre civile. Ces faits ajoutèrent un prédicat supplémentaire, à l'automne de 1861, à la politique d'Abraham Lincoln. La plupart des américains pensaient avant tout au nord et au sud, mais l'ouest aussi inquiétait son esprit. Avec la rébellion qui faisait rage, Lincoln avait besoin d'autant d'alliés qu'il le pouvait. Al a fois le gouvernement de Jefferson Davis et lui-même convoitaient pour ses minéraux et ses accès au Pacifique. Pouvait-il compter sur les Mormons ? La place ne manquait pas pour le doute, Comme les Confédérés ressentaient une profonde aversion pour le contrôle fédéral, ils favorisaient une institution particulière, la polygamie, assimilée dans l'esprit républicain, à un esclavage. Dénoncé par le parti de Lincoln. La plate-forme républicaine ridiculisait spécialement la polygamie et l'esclavage en tant que "reliques jumelles de la barbarie." En attendant, la plupart des Mormons, profondément religieux, venaient des états du nord. Même si leurs croyances contredisaient, d'une certaine manière, le christianisme, raison qui continuaient à animer les attaques contre le mormonisme en tant que culte, ils n'appréciaient guère l'esclavage. Au point de souhaiter la bienvenue à l'arrivée d'un président barbu avec un nom de patriarche biblique. Certains d'entre eux pensèrent que la rébellion signalait le début d'une guerre sainte qui remodèlerait le monde et finirait par le second retour de Jésus Christ. De façon prémonitoire, Joseph Smith prophétisa en 1932, qu'une guerre civile immense transformerait un jour l'Amérique et qu'elle commencerait en Caroline du Sud. Le 20 octobre 1861, la controverse de l'Utah fut neutralisée et la jonction du télégraphe transcontinental s'opéra à Salt Lake City. A cette occasion, tout le monde parla si fort d'union, Brigham Young remarquait, " L'Utah n'a pas fait sécession et tient fermement à la constitution et aux lois de notre heureux pays." Ces mots ne pouvaient que réchauffer le cœur de Lincoln. Deux jours plus tard, autre bonne nouvelle, le Général J. Arlington Bennett lui écrit afin de lui proposer de recruter de 1.000 à 10.000 Mormons et combattre avec l'Union. Le conflit était loin d'être éteint. Le 18 novembre, Lincoln attaqua la question mormon, dans un style bien à lui. En évitant d'ordonner l'invasion, Il demanda des informations à la Bibliothèque du Congrès de lui envoyer une pile se livres traitant de Mormonisme pour qu'ainsi l'agrégateur en chef puisse mieux les comprendre. Elle comprenait " Le Livre de Mormon" dans son édition originale de 1831 et trois autres études sur la secte, couvertes de chapitres choquants sur la polygamie. Pour une raison qu'on ignore, il commanda aussi un volume de Victor Hugo en français, langage qu'il ne connaissait pas. Edifié par ses lectures, Lincoln prit la grande décision de ne rien faire. Ce qui peut être aussi une forme de gouvernement, ce que Churchill appelait " une inactivité magistrale." La tradition raconte que Lincoln prit sa décision, par une parabole, contée à l'émissaire mormon:
"Quand j'étais encore un petit garçon dans une ferme de l'Illinois, la forêt était vaste et nous devions y abattre du bois. A l'occasion, nous rencontrions un tronc tombé. Il était dur à couper, trop humide pour être brûlé et trop lourd à déplacer alors nous avons labouré autour. Vas dire à Brigham Young que s'il me laisse en paix, je ferais de même."
Nous n'avons qu'elle comme explication formelle, mais cela suffit. A sa généreuse réserve de bon sens, nous pouvons aussi ajouter sa mémoire vive de la saignée de Nauvoo en 1844, quand une populace furieuse tua les chefs mormons sous le regard de fonctionnaires impuissants. La place centrale de l'Utah dans la grande vision d'une république transcontinentale, entièrement prise en compte par le premier président avec une vision continentale de l'Amérique.
Les relations entre les Mormons et les Etats-Unis ne furent jamais parfaites. Elle furent mises à l'épreuve tout au long de la guerre civile. Un représentant républicain du Vermont, Justin Morrill, introduisit une législation bannissant la polygamie dans l'Utah en 1862. Lincoln la signa mais dans par un autre signe d'inactivité magistrale, il ne fit rien pour la mettre en œuvre. Des tensions se manifestèrent entre l'armée, stationnée là pour protéger le télégraphe et les diligences, et les habitants de Salt Lake City en 1863.
Les Mormons n'étaient pas exactement des citoyens modèles. Pendant la guerre quand ils évoquaient "le Président" c'était de Brigham Young dont il s'agissait et le peu légal état de Deseret continua ses réunions jusqu'en 1870. Young n'aimait pas les abolitionnistes et les républicains " au cœur noir". Ce ne fut qu'en 1978 que les Afro-américains furent invités à rejoindre l'Eglise de Jésus Christ et des Saints des Derniers jours. Mais finalement, la raison prévalut, pour le bien à la fois des Mormons et des Etats-Unis. En 1869 quand la traverse finale du chemin de fer continental fut posée. Cet acte d'union, favorable, prit place à Promontory, Utah. Lincoln l'avait permis par ses choix, déjà lointains de 1862. Un mormon succédera-t-il à l'héritage de Lincoln. Cette éventualité est peut-être possible avec l'Utah, état patriotique, sur lequel on peut compter, membre entier de la fédération. C'est pourquoi, parmi d'autres raisons, l'Amérique vit encore la présidence d'Abraham Lincoln.
20:47 Ecrit par walloween dans Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : brigham young, lincoln, john smith, mormons |
Facebook
12.11.2011
L'économie de la polarisation
Les Américains sont-ils devenus irrationnels? La politique n'a jamais été aussi polarisée depuis les années trente dans un empan qui va du mouvement Tea Party à l'occupation de Wall Street. Pour quelle raison la droite objecte-t-elle avec une telle véhémence aux dépenses gouvernementales? Pourquoi la gauche attaque-t-elle le capital privé d'une passion égale? La raison ne réside pas dans la psyché américaine mais bien dans les statistiques. L' Amérique est engagée dans une guerre de classe mais pas de celle qu'on peut lire dans la grande presse. L'indigent véritable, un jeune homme afro-américain, par exemple, qui sont actuellement, pour la plupart sans emploi, ont peu de choses à voir avec cette guerre, Les grandes corporations commerciales et industrielles ne sont aussi que des spectateurs, elles feront la paix avec leur vainqueur. Il s'agit d'une guerre de survie entre la classe moyenne productive d'une part et les tributaires de l'état de l'autre. Le système Palin et son aversion pour les dépenses gouvernementales est la pure expression rationnelle de l'intérêt personnel comme nous le savons de l'histoire américaine. Comme tout ce qui est neuf, cela attire plus que son lot, un public hétérodoxe ou fantaisiste. C'est un mouvement de la classe moyenne, plus vieille, plus riche et mieux éduquée que l'ensemble, mais ce n'est pas le parti du très riche, qui est toujours absent de l'activisme politique. Ils savent, par expérience, que les taxations détruisent la classe moyenne américaine, Ils approchent, et la masse de leur richesse s'incarne dans la maison de famille, comme la grande majorité des Américains. Le poids de la perception des taxes s'est déplacé drastiquement du gouvernement central vers les états et les localités. Les taxes de propriété porte une part sans cesse croissante de l'ensemble. C'est ce qui tue le marché de la propriété résidentielle. Le revenu des taxes fédérales reste 10% en dessous de son pic avant la crise, mais les taxes des états et les taxes locales ne cessent d'augmenter, en partie parce que les déficits budgétaires sont interdits, contrairement au gouvernement fédéral et ils doivent ajouter des taxes pour couvrir leurs dépenses même quand ils réduisent les dépenses. Les emplois locaux et régionaux ont fondu d'un demi-million depuis 1998 et çà continue. Une partie importante des dépenses locale est liée aux programmes gouvernementaux, spécialement dans la santé publique. Les états reçoivent leur dotation en bloc du gouvernement fédéral et prennent, en retour, la responsabilité de financer la santé publique et d'autres programmes. Les mandats sans financement pousse encore un peu plus loin les difficultés fiscales des états. Comme les revenus et les ventes régressent, il ne reste plus à compter que sur les taxes de propriété. Les perceptions de taxes de propriété continue d'augmenter alors que la valeurs des maisons s'est effondrée. L'appréciation des valeurs immobilières restaient en dessous de leurs valeurs réelles pendant les années fastes, mais ne sont tout de même pas tombée au point de réfléchir un déclin de 40% du prix des maisons. Les taxes de propriété sont devenues tellement importantes qu'un acheteur paye actuellement autant en taxes publiques qu'en intérêts de l'emprunt. Ce n'est pas une petite nouveauté et l'événement est étonnant, dans le passé la charge de l'emprunt valait couramment de deux à trois fois la facture des taxes de propriété. Interprété autrement, les cout combinée de l'intérêt de l'emprunt et des taxes de propriété s'élève à autour d'un trillion de dollars par an maintenant, chiffre a peu près semblable à celui du sommet de la bulle immobilière. L'augmentation des taux de taxation on presque tout a fait ratiboiser l'impact des faibles taux d'intérêt et les prix plus bas des maisons individuelles. Les données sur les taxes de propriété comprends aussi bien les taxes résidentielles que commerciales mais plus des deux tiers des revenus fiscaux de la propriété viennent des foyers. Raison pour laquelle la classe moyenne compare sa révolte à celle des révolutionnaires américains qui jetèrent le thé de la Compagnie des Indes dans l'eau du port de Boston. La modeste richesse contenue dans les titres de propriété et la perspective de la retraite sont en situation de risque. Les activistes de La Tea Party sont des nouveaux venus en politique; Beaucoup ont vécu leur vie sans heurts avant que la crise ne s'installe sur leur paillasson. Beaucoup des causes différents peuvent mobiliser cette partie du spectre politique, mais les taxes les firent sortir de chez eux. A l'opposé, nous avons ceux qui dépendent de l'état. Tous ne sont pas pauvres. On montre que le gouvernement paie de très hauts salaires pour les travailleurs de la construction des projets fondés sur les crédits de relance que ceux qui prévalent sur le marché de l'emploi. La loi a édicté un salaire minimum inspiré par les syndicats et l'administration Obama paient de 30 à 60% plus que le prix du marché, en guise faveur à ses alliés syndicaux. La houle des budgets a créé un nouveau genre de pseudo classe moyenne, celle des ouvriers qui gagnent plus 100.000$ par an avec quelques heures supplémentaires. La générosité des pension d'état est devenue un scandale. En Californie, Plus de 6.000 retraités de la fonction publique reçoivent une pension supérieure à 100.000$ par an, la moitié sont des policiers, des pompiers et des gardiens de prison. Il a été calculé que les obligations légales de la nation en matière de pensions se montent à 2,8 trillions de dollars, au taux actuel du revenu sur investissement. Les syndicats de la fonction publique ont chevauché la bulle immobilière avec les propriétaires de maisons et les gouvernement locaux leur ont offert des concessions intenables sous formes de salaires, de pensions et de soins de santé. Leur pouvoir politique amalgamé à celui du pouvoir d'achat des états et des localités. Aujourd'hui, les syndicats de la fonction publique sont la colonne vertébrale du parti démocrate, ils en dirigent la propagande, équipent les bureaux de vote en personnel,en matériel et, le jour du vote, ils amènent les âmes voter à la ficelle. La perspective du défaut de solvabilité des états fédérés s'est élargie du fait du cout de l'argent. L'Europe a la Grèce, l'Irlande et le Portugal, Les États-Unis a 11 états dont le déficit dépasse les 16% du budget total. Les titres détenus par les états américains et les villes, n'ont jamais, dans l'histoire, jusqu'ici porter un tel risque, leur revenu n'est pas taxé par le gouvernement américain, ainsi le revenu taxé et indexé est de 28% inférieure à celui de valeurs trésuraires comparables. Après ajustement fiscal, le titre municipal à 20 ans payait tout juste 0,35% au dessus du bon du trésor, aujourd'hui, il en paie 2,3 de plus. A l'apex de la crise de la dette, début 2009, la distribution taxatoire ajoutée tournait autour des 4%. Les états américains doivent réduire leur déficit ou le marché refusera de les financer. Les gouvernements locaux et fédérés, tout en ayant épuisé leur base taxatoire ajoutée à l'augmentation continue des taxes de propriété malgré l'effondrement des prix de l'immobilier a gardé son marché plus déprimé que les conditions économiques ne l'indiquent. Plus de contributions portera moins de revenus, En fait, le gouvernement aurait à procéder à la taxation du capital privé en l'expropriant de facto ou de jure, Par exemple, en nationalisant les banques pour leur ordonner de prêter à des projets favorisés politiquement, comme c'était la mode dans les républiques bananières d'Amérique du sud. L'alternative est de renégocier les pensions et les assurances de santé déjà promises au secteur publiques. Dans les deux cas, les familles qui se voyaient en classe moyenne confortable et pensaient à une retraite confortable et sure, se retrouvent sur le bord du précipice. Pendant les années bulle de 1997 à 2007, quand l'Amérique importait six trillions de dollars, la conduite était facile. A l'époque, quand le monde entier débarquait en Amérique avec ses économies, des gens aux talents médiocres et aux habitudes de travail routinières, pouvaient s'offrir de grandes maisons, des vacances chères, et, (aux dépends du contribuable) des pensions généreuses. Les américains espéraient-ils vivre bien indéfiniment sur la largesse des investisseurs étrangers, c'est une question à poser à un psychiatre pas à un économiste. Cette classe moyenne exaspérée par la crise s'est transformée en mouvement politique, nommément, la Tea Party. Ce qui a effacé l'image des syndicats de la fonction publique en tant que défenseurs des causes progressistes tout en exposant les classes moyennes à une «aristocratie du travail» (incise marxienne) qui parasite le revenu publique. Les prémisses inhérents favorisent les républicains et pour beaucoup de démocrates, la dette est le petit nom de la rage taxatoire. C'est devenu le bouton rouge de nombreux démocrates. Cette élection se déroulera de façon plus mauvaise et désespérée, qu'aucune au cours du siècle passé. C'est un combat existentiel, une guerre de survie pour la classe moyenne américaine. Si les syndicats de le fonction publique viennent pour se battre, le parti démocrate de Barack Obama cessera d'exister sous sa forme présente.
(*) un trillion est égal à 10 exposant 12, 1 et 13 zéros, voilà déjà une bonne base de délire comptable
12:06 Ecrit par walloween dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bulle, immobilière, crise, bernanke, réserve, fédéral |
Facebook
10.11.2011
Une petite guerre splendide
Une petite guerre splendide
L"Amérique et Israël vont-ils joindre leurs efforts pour frapper l'Iran ?
La Russie et l'Allemagne ont prévenu Israël, que des bombardements contre l'Iran ne seraient pas tolérés. Il y a quelques jours, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu était préparé à attaquer l'Iran. Partout, il est écrit que l'Iran est tout près de créer des armes nucléaires. Des rapports belliqueux étaient publiés un peu avant la publication par l'agence internationale à l'énergie atomique des derniers développements du programme nucléaire iranien. D'après la presse britannique, ce mémorandum est basé à la fois sur le travail des inspecteurs de l'agence et des informations reçues des services secrets. L'utilisation de modelage informatique aurait aussi donné au pays la capacité de construire des têtes nucléaires n'importe quand. La république Islamique rejette ces accusations en proclamant qu'elles sont fabriquées. Les responsables iraniens disent que l'agence est devenue un outil pour mettre la pression sur l'Iran. En même temps, Sergei Lavrov et Guido Westerwelle craignent qu'une attaque de l'Iran ne puisse régler le problème. De plus, les pertes seraient considérables et mettraient en danger la sécurité de la région et du reste du monde. Les ministres pensent qu'il reste des fenêtres diplomatiques pour résoudre le problème du programme nucléaire iranien pacifiquement. Quoi qu'il en soit, les Israéliens, tout comme les Américains et les Britanniques voient les choses autrement. Ils croient que les sanctions, encore en usage, ont omis de produire le résultat requis. Imposer un embargo complet sur les exportations iraniennes de pétrole est impossible à cause de la Chine. Le céleste empire reçoit près d'un tiers de son pétrole de la République Islamique. Et par conséquent les Israéliens, les Américains et les Britanniques pensent qu'il n'existe pratiquement aucune chance d'éviter le scénario militaire afin de solutionner le problème iranien. Ils pensent aussi que la Chine n'est pas en mesure de répondre adéquatement à une action militaire contre l'Iran. La Chine exprimera son souci mais ce sera tout. Israël possède une expérience à succès dans la destruction d'objets nucléaires d'un ennemi potentiel. C'est arrivé avec le réacteur irakien d'Osirak, détruit en 81. Israël a aussi détruit une installation, en Syrie, dans la région de Deir ez-Zur. Mais aujourd'hui, l'état des affaires est très différent avec l'Iran, D'abord et en premier lieu, Israël devra détruire plusieurs sites en même temps. Ensuite, les opérations précédentes furent menées très près de leurs bases. Les installations iraniennes sont bien plus loin et beaucoup d'entre elles sont enterrées profondément dans le sol et très bien protégées. Elles peuvent survivre à des incursions. L'Iran proclame que l'ennemi ne sera pas à même de les détruire. Israël peut détruite-il détruire d'un coup le programme iranien tout seul ? Si l'attaque a lieu, on verra beaucoup de missiles venus de la partie du Liban contrôlée par le Hezbollah et de l'Iran. Techniquement Israël est capable de liquider le programme nucléaire de la République Islamique. Le pays a des douzaines de missiles balistiques Jéricho III. Il est pourtant impossible qu'Israël, seul, attaque l'Iran. Il pourrait le faire bien sur, mais ce n'est constitutionnellement possible que si l'état d'Israël doive faire face à un danger mortel. Ce n'est pas la première fois que les responsables israéliens menacent l'Iran mais les choses restent là où elles ont commencé. Les dernières déclarations de Tel-Aviv semblent donné une impulsion aux Américains pour bombarder l'Iran. Alexandre Khramchikhin, directeur de l'Institut d'Analyse Politique et Militaire de Russie, affirme qu'Israël ne peut attaquer l'Iran seul. Israël n'a pas les moyens de détruire les installations iraniennes uniquement avec des armes conventionnelles, ils ne peuvent rien faire sans l'aide américaine. Ils ont les munitions qu'il faut pour frapper en sous-sol mais ce n'est pas assez quand il s'agit de l'Iran. La tache demande bombes aériennes très puissantes et des bombardiers stratégiques, qu'Israël ne possède pas. C'est ce qu'il s'évertue à répéter aux Américains, que la question reste en suspens et qu'elle doit être résolue maintenant. Les Américains pourront vivre sans le pétrole du golfe persique pour longtemps. La déclaration iranienne quant à sa capacité de repousser une possible agression est une hypothèse difficile à tenir, les forces ne sont égales ni techniquement ni quantitativement. Les Américains s'engageront-ils dans un futur proche, peut-être. La popularité d'Obama a baissé, il lui devient difficile d'espérer une victoire aux prochaines présidentielles. La situation deviendra peut-être meilleure à l'aide d'une splendide petite guerre. Cette guerre résoudrait aussi, les problèmes si difficiles encourus par les présidents américains précédents
19:10 Ecrit par walloween dans Histoire, international, Monde, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : lavrov, natanayu, westerwelle, iran, israel |
Facebook
02.11.2011
La Route des Os, la guerre sans fin.
Kohima,1944
CHIANG MAI - Perchée sur une colline la petite ville éloignée de tout de Kohima qui n'était il n'y a que quelques décades qu'un village grandi trop vite, ne ressemble certes pas à une puissante métropole industrielle sur la Volga. Mais Kohima, dans les montagnes du Nord est de l'Inde, fut, à plusieurs égards, le Stalingrad de l'Asie. C'est ici, que l'Armée Impériale Japonaise fut défaite par les Britanniques et les Indo-Britanniques et forcée à se replier sur la Birmanie. Cette retraite est le pivot de la défaite des Japonais sur le théâtre asiatique. Quand les combats cessèrent, le Japon, envahisseur de l'Inde dans une entreprise de conquête impériale, avait vu son armée subir sa pire défaite, des milliers de combattants morts et bien plus encore morts de faim au cours de la retraite catastrophique, vers l'Est, vers la Birmanie, Ils se souviennent de cette bataille dévastatrice comme de "La Route des Os," Le Siège dura de début avril à fin juin 1944. Les combats corps à corps y furent féroces et la ligne de front passait sur le terrain de tennis du résident général britannique. Aujourd'hui, une belle nécropole est érigée, pour ceux qui moururent au cours de ce siège, c'est l'attraction touristique principale de la région. Il y avait des troupes soit disant indigènes dans les deux camps. Les Japonais avait le soutien de Bose et de l'Armée Nationale Indienne. La plupart d'entre eux ne dépassèrent ni Imphal ni Manipur, celle-ci subit des pertes considérables dans la retraite. Les troupes se plaignaient amèrement de servir de porteurs aux Japonais. A part les Réguliers indiens des corps britanniques, des tribus locales telles les Naga prirent part aussi au combat en qualité d'éclaireurs et de combattants dans une guerre de guérilla, faite d'escarmouche, harassante pour les Japonais. Une de ces unités était commandée par l'anthropologue britannique Ursula Graham Bower, tombée amoureuse des Naga dans leurs collines. Pendant la guerre, certains tribaux la prenaient pour la réincarnation de la grande Prêtresse Naga et devinrent ses loyaux fidèles. Le livre fait plus que souligner une guerre presque oubliée, là où un empire en défit un autre, il montre aussi une compréhension remarquable du soldat japonais, qui s'est battu et est mort dans ces collines arides et ces jungles denses, grâce à des conversations étendues avec les survivants et leurs familles. Sans cette victoire, les Britanniques et leurs alliés, les Japonais aurait pu envahir l'Inde et l'Asie se seraient trouvée aujourd'hui, avec une différente allure. L'héritage du siège de Kohima garde son importance dans le contexte contemporain. Beaucoup de Naga ont espéré la récompense de leur combat et l'obtention d'un statut particulier, peut-être même ,l 'indépendance comme le leur promirent les Britanniques. Cela ne devait pas arriver, les Britanniques abdiquèrent de l'Empire en 1947. Lorsque Mountbatten fit la promesse que la Grande-Bretagne n'oubliera jamais, ce n'était pas de la simple rhétorique. Mais dans ces moments de victoire, personne n'imaginait une guerre dans les collines. Le Conseil National Naga déclara l'indépendance des collines le 14 août 1947, un jour avant l'indépendance de l'Inde et la guerre civile éclata au milieu des années cinquante. Les Naga prirent les armes pour défendre leur indépendance en espérant que les alliés allaient les supporter, situation semblable à celle de Karens et des autres minorités ethniques mais guerre de 40 était finie. Les Karen et les Kachin se trouvent parmi les tribus non birmanes qui prirent parti pour les Britanniques contre les Japonais. Et ils se battent encore aujourd'hui, sinon pour la séparation d'avec la Birmanie en tout cas, pour un large degré d'autonomie à l'intérieur de l'union fédéral. Comme les Naga, beaucoup de Karen et de Kachin sont chrétiens, convertis par des missionnaires baptistes au début du siècle dernier. Dans les collines Naga, la situation est similaire. Les rebelles locaux ont combattu l'armée indienne durant des années en espérant l'indépendance en arguant qu'ils ne sont pas indiens. Les Anglais n'avait aucune sympathie pour la cause de l'indépendance Naga et ils n'étaient pas favorables à ce combat Quand les rebelles Naga combattaient avec les Britanniques contre les Japonais au siège de Kohima, le Conseil National Naga, avait à sa tête Angami Zapu Phizo, ancien allié de Boze, plus tard, il s'installa à Londres aidé par les tenants de sa cause. La guerre des collines Naga, première guerre intérieure à laquelle avait à faire face l'Inde après son indépendance en 1947, fut extrêmement sanglante. On ne dispose d'aucune source certaine, mais ont peut estimer que de 20.000 à 100.000 Naga furent tués. Les pertes, résultat de luttes de fractions rivales chez les Naga et, dans les années 90, de la lutte avec la tribu Kuki. Les forces de sécurité indiennes perdirent des milliers d'hommes dans ces combats. On dit souvent que la guerre ne s'est jamais terminée dans les collines du Nord de la Birmanie et du Nord est de l'Inde.
14:58 Ecrit par walloween dans Histoire, international, Monde, Politique, Région, Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : kohima, boze, japonais, guerre, birmanie |
Facebook
27.10.2011
Libye, les dépouilles du Roi Sarko
Tel Lawrence d'Arabie. Le Grand Libérateur Gaulois de la Libye (et tout autre arabe facile à duper aux alentours) Le Président français néo-bonapartiste, Nicolas Sarkozy et son équipier le Premier Ministre anglais, David d'Arabie Cameron célébrèrent galamment le succès de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, entourés d'un cordon de militaires sur l'aéroport de Tripoli en chantant La Vie en Rose afin de célébrer les sept mois de bombardements et les 40.000 missiles qui ont mené la Libye à la "démocratie". Dans le décor, on pouvait voir le "nouveau philosophe" autoproclamé Bernard-Henri Lévy et son tronc pérenne révélé sous une chemise impeccablement pressée, celui-là même qui a "vendu", d'un coup de téléphone une guerre au Grand Libérateur Gaulois, pressé de toutes parts (comme si le Roi Sarko allait refuser quoi que ce soit qui puisse l'agrandir). Pas besoin d'évoquer des métaphores impériales romaines comme "l'aile de la victoire" ou les "lauriers" ou "au vainqueur, les dépouilles" (de la guerre), parce que c'était exactement de çà qu'il s'agissait. Le Roi Sarko et le Petit Dave ne
ressemblent pas fort à la délicieuse dame d'Angola tout juste couronnée Miss Univers, mais ils n'en étaient pas moins sur le mode " sentez-vous libres de vous prosterner devant notre auréole". Les ailes de la victoire à la périphérie d'un empire, même si vous n'êtes qu'un proconsul sans importance, c'est certainement mieux que l'impuissance face à la débâcle économique européenne qui frappe sans pitié. Au son des Apaches qui patrouillent en Méditerranée et escorté par des douzaines de policiers anti-émeute, le Roi Sarko a ressenti le besoin de préciser à un monde candide," Nous l'avons fait pour des raisons humanitaires, il n'y a pas d'agenda caché." Juste en cas, alors que les deux hôtels de Tripoli sont occupés par une foule d'hommes d'affaires et de vautours, le Président d'un Conseil National de Transition fragile, Mustapha Abdul Jalil, a du épeler l'agenda : " Les alliés et les amis auront la priorité dans un cadre transparent" pour partager le butin. Tellement de contrats juteux à cuisiner, eau, gaz, pétrole, uranium, reconstruction et si peu de temps. En écho au Roi Sarko, le P'tit David a proclamé en bombant : " le Printemps arabe pourrait devenir un été." C'est le code de l'OTAN, pour bombarder plus de dictateurs jusqu'à l'oubli. Aussi longtemps qu'il y aura des "rebelles" opportunistes prêts à faire appel à la cavalerie (européenne) en exhibant leur crédit démocratique vrai ou faux. Roi Sarko a même souligné la prochaine étape, le chemin de Damas. Cher Bashar, il est temps de réserver un aller simple.
.
Les règles somaliennes
.
Le tour éclair de Tripoli de Roi Sarko et Petit David a été soigneusement minuté pour éclipser la visite du Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Parce que tant qu'il s'agit de l'âme du printemps arabe, l'Egypte, Recep est l'homme de la situation, pas les bombardiers anglo-français de l'OTAN. Et rien que penser que les britanniques et les services français, qui étaient si heureux au lit, hier encore, avec l'appareil sécuritaire de l'état libyen, c'est triste de voir qu'ils ne purent profiter de plus de bon temps avec le commandant militaire de Tripoli Abdelhakim Belhaj, ancien émir du groupe de combat libyen, ancienne valeur d'al Qaeda, victime des tortures de la CIA mais heureusement pour lui, éternel ennemi de Kadhafi. Pour sa part, Belhaj a perdu la belle opportunité de demander à Petit David, en absence des américains, des excuses officiels des anglais pour avoir passé six ans en prison et connu la torture, peut-être fera-t-il appel à la Cour de Justice Internationale. L'Otan a conquis, essentiellement des longueurs de route parsemées de quelques cités. Personne ne sait réellement ce qui se passe dans le désert. Le véritable agenda de l'OTAN est d'attendre et voir si les groupes se réarment, si des guérillas se développent au Niger et dans le sud de l'Algérie. Ce sera l'excuse excellente pour s'incruster, comme en Afghanistan. Il y a aussi des centaines, sinon des milliers, d'africains du sud du Sahara, inquiétés, menacés et tués par les "rebelles" de l'OTAN, ce qui ne fera que renforcer leur volonté de se battre. Dans cette perspective de continuation de la fête, les amoureux des anglo-français, ne pourraient pas s'en foutre davantage de la promesse de leur hôte Jalil de jeter l'état séculier à la poubelle puisque la Charia devient la "source principale de la loi". Raison de plus pour l'ouest de rester vigilant, il y a de la castagne dans l'air. L'homme à surveiller est Ali as-Salabi, islamiste de fond allié avec le Cheikh Yusuf al-Qaradawi. Il est déjà en train de lancer le conflit contre le Premier Ministre du Conseil Provisoire Mahmoud Jibril, porte-parole médiatique des rebelles de l'OTAN. As-Salabi définit Jibril et ses cohortes comme des sécularistes extrémistes qui conduisent la Libye vers "une ère nouvelle de tyrannie et de dictature". Belhaj l'homme d'al-Qaeda qui commande à des milliers de rebelles armés jusqu'au dents, se trouve être un allié très proche d'as-Salabi. Aucune évidence ne laisse supposer que le Conseil soit assez fort pour désarmer l'enfer des milices courantes, qui opèrent, déjà dans le style irakien à Tripoli et ailleurs. Si le Conseil ne peut le faire, l'OTAN se fera un plaisir et un devoir de lui rendre service. On peut parier que ce ne sera pas un Afghanistan 2.0 ou un Irak 2.0, mais plutôt une Somalie 2.0. Tilt, on envoie les Marines, on transforme Tripoli en Fallujah. Barack Obama pourrait même gagner les élections de 2012 sur celle-ci. On parie, les jeux tragiques et amusants ne font que commencer. Voyons le temps que prennent Roi Sarko et Petit David pour rejouer leurs ailes de la victoire et dans quelle Tripoli ils atterriront. Kaboul, Bagdad or Mogadiscio ?
10:52 Ecrit par walloween dans France, Histoire, international, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
|
Facebook
20.10.2011
crise des produits dérivés
La crise des produits dérivés qui arrive pourrait détruire le système financier global tout entier
La plupart des gens n'ont pas en tête que la bourse est devenue un gigantesque casino financier Les grandes banques génèrent des dizaines de milliards de dollars par an sur les produits dérivés et personne, dans la profession, n'a envie que la fête se termine L'expression "produits dérivés" sonne compliquée et technique, mais elle n'est pas très difficile à comprendre. C'est simplement la façon élégante de dire qu'un pari a été posé A l'origine, ces paris étaient conçus pour équilibrer les risques marginaux, Mais la méthode a si bien prospéré, qu'elle est devenue une montagne spéculative comme le monde n'en avait jamais vu. Les estimations de la valeur notionnelle du marché mondial des produits dérivés vont de 600 trillions, c'est à dire 600x1018 dollars à 1,5 quadrillions c'est à dire 1,5x1024 ou 1,5x1.000.000 4 dollars. Si on garde à l'esprit que le produit domestique brut du monde entier tourne autour de 65 trillions, les produits dérivés font courir au système financier global un danger si grand que Warren Buffet les a qualifiés d' "armes financières de destructions massives". Pour l'instant, les pouvoirs financiers s'évertuent à garder le casino ouvert, mais inévitablement, tout ce désordre va s'effondrer sur lui-même en implosant. Quand cela arrivera, nous allons avoir à faire à une crise des produits dérivés qui pourrait réellement détruire le système financier global tout entier. La plupart des gens n'en parlent jamais parce qu'ils ne savent pas ce que c'est. Aidons-nous d'une paire de définitions. Chez Bloomberg, on les qualifie d'instruments financiers utilisés pour limiter les risques ou pour spéculer. Ils sont issus soit de réserves, de titres, de prêts, de devises et de matières premières soit liés à des évènements tels le climat ou les taux d'intérêt. Le mot clé est spéculation. Aujourd'hui, les gens de Wall Street spéculent sur à peu près n'importe quoi de tout ce que vous pourriez imaginer. L'explication d'Investopedia est la suivante : Une valeur dont le prix dépend ou dérive d'une ou de plusieurs ressources économiques. Le produit dérivé, lui-même n'est pas plus qu'un contrat entre deux ou plusieurs parties. Sa valeur est déterminée par les fluctuations des ressources sous-jacentes. Celles-Ci, comprennent des titres, des réserves, des matières premières, des biens négociables, des devises, des taux d'intérêt et des index de marché. Ils sont caractérisés, pour la plupart, par un haut potentiel de rentabilité. Au point ou nous en sommes, dans le monde financier, ils sont totalement hors de contrôle. On parie sur tout et les grandes banques en font des tonnes d'argent. Le système est entièrement dérégulé et dominé par les grandes banques internationales. Au cours des décades précédentes, le marché des produits dérivés a beaucoup grossi. Ce n'est pas grave quand les équilibres subsistent mais s'ils se rompent, nous pourrions assister à une réaction en chaîne de déconfitures financières qu'aucun gouvernement sur terre sera à même de contrer. Le volume d'argent que nous évoquons est absolument hallucinant, On peut estimer la valeur notionnelle du marché global des produits dérivés à 1,4 quadrillions soit 1,4x1024 dollars. Si on la met en perspective, la capitalisation totale des titres et obligations de la planète s'élève, grosso modo, à 36 trillions ou 36x1018 dollars. Si on procède de la même manière pour les titres, c'est plus ou moins 72 trillions ou 72x1018 dollars.
La valeur notionnelle des produits dérivés atteint 1,4 quadrillions ou 1,4x1024 dollars soit 40 fois le marché mondial des réserves, 10 fois la valeur de chaque titre et chaque obligation
sur la planète et 23 fois le produit domestique brut mondial. Si vous commencez à compter tout de suite un dollar par seconde, cela vous prendrait 32 millions d'années pour compter un quadrillion. Eh oui, les jeunes gens et les jeunes filles de Wall Street sont totalement et complètement hors de contrôle. Dans un article excellent sur les dérivés, Webster Tarpley décrit le rôle pivot qu'ils jouent maintenant dans le système financier global. Loin d'appartenir à des arcanes ou à une activité marginale, les dérivés financiers représentent l'activité principale de l'oligarchie financière de New York, de Londres, de Francfort et d'autres centres de l'argent.
Un effort concerté des politiciens et de la presse a permis de cacher et de camoufler le rôle central joué par la spéculation dérivative dans les désastres économiques de ces dernières années, Les journalistes et les relations publiques ont fait tout ce qu'il était possible de faire pour éviter ne fusse que de mentionner les produits dérivés, frappant des phrases telles que "produits toxiques", "instruments exotiques". La plupart des gens ne réalisent pas que ce sont les produits dérivés qui sont au centre de la crise de 2008. Ils seront aussi certainement au centre de la prochaine. Pour beaucoup, la sonnette d'alarme a résonné quand la banque nationale américaine a transféré ses investissements chez Merrill Lynch dans ses réserves.
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Que le contribuable va payer.
Que l'exposition en produits dérivés des banques européennes d'investissement est actuellement tenue en brèche par les contribuables américains. La banque nationale américaine n'a obtenu aucune acceptation réglementaire pour faire çà, elle a agi à la requête des parties effrayées. Maintenant les responsables financiers américains se demandent si c'était une bonne idée mais elle vaut soulager les holdings bancaires sous forte pression. C'est un transfert de risques au contribuable fait par la banque sans contre partie légale, sans acceptation par les régulateurs institutionnels et sans la décision du public. Et vous n'en avez probablement jamais entendu parler dans la presse. Maintenant la valeur totale des tous les produits dérivés détenus par la Banque d'Amérique s'élève approximativement à 75 trillions de dollars. La valeur notionnelle de Morgan Chase en produits dérivés : autour de 79 trillions de dollars. C'est difficile, ne fusse que d'imaginer ces chiffres. Les banques les plus exposées, tout de suite, sont JPMorgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup, Wells Fargo et HSBC Bank USA. Morgan Stanley c'est encore pire.
Vous avez noté qu'il s'agit là des banques "trop grandes pour sombrer". Elles continuent à croître et à obtenir toujours plus de pouvoir. En 2002, les dix banques américaines les plus puissantes contrôlaient 55% de toutes les ressources bancaires américaines, Aujourd'hui elles en contrôlent 77%. Elles sont devenues si puissantes que si elles chutaient tout le système financier mondial imploserait. Si nous avions pensé bien apprendre notre leçon en 2008, nous aurions fait quelque chose à cet égard, mais, à la place, nous avons permis aux "trop grands pour tomber" de grandir plus que jamais. Et ils font, à peu près, ce qu'ils veulent. Il y a quelque temps, le New York Times publiait un article ayant pour titre " une élite bancaire à secrets mène le négoce des produits dérivés." Il illustre la main de fer que les grandes banques exercent dans les échanges de produits dérivés. En voici quelques extraits : " Le troisième mercredi de chaque mois, les neuf membres d'une société d'élite de Wall Street se réuni au centre de Manhattan. Ils partagent un but commun, protéger les intérêts des grandes banques dans le vaste marché des produits dérivés, un des champs les plus profitables et les plus controversés du monde financier. Ils partagent un secret commun, le détail de leurs rencontres, même leurs identités sont strictement confidentielles. Quelles sont les institutions représentées à ces congrès ? Si on en croit le New York Times, le banques suivantes sont impliquées : JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup.
Pourquoi sont-ce toujours les mêmes ?
Parce que, hélas, elles continuent à déverser un pactole dans les campagnes des politiciens qui les ont sortis de la crise de 2008, elles savent qu'ils feront de même la prochaine fois et que les pouvoirs publics continueront à couvrir tous les contrats dérivés qu'elles signeront. Mais c'est une erreur, la compagnie d'assurances AIG, en 2008, écrasée par la crise immobilière, était du mauvais coté des contrats dérivés. Si son rachat par le gouvernement fédéral n'avait pas eu lieu, Goldman Sachs et les autres se serait retrouvé avec un tas de papier sans valeur. Cà arrivera à nouveau mais à une bien plus grande échelle. Quand la banque est battue, tout le monde perd, les gouvernements du monde pourraient tout racheter. Si le sinistre est total pour les produits dérivés, il n'existe aucun gouvernement avec assez d'argent pour rafistoler les morceaux. Une crise horrible des produits dérivés est à venir, ce n'est qu'une question de temps. Soyez attentifs à n'importe quelle mention des locutions "produits dérivés" ou "crise des produits dérivés" dans la presse. Si la crise des produits dérivés arrive, tout tombera en morceau très rapidement.
18:02 Ecrit par walloween dans Economie, Histoire, international, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : jpmorgan chase, goldman sachs, morgan stanley, bank of america, citigroup |
Facebook
19.10.2011
L'incroyable spectacle du chien et du poney
Quelqu'un prend-il encore le couple Merkel-Sarkozy au sérieux ? La gestion perceptive n'est pas une solution
Depuis 18 mois, chaque fois que la réalité menace d'envahir l'Europe, Merkel et Sarkozy se précipitent sur la scène globale et répètent leur exhibition. Les médias à la botte déclarent que c'est un triomphe artistique et la solution de l'insolvabilité de l'Europe. Le fait est qu'on a vu ceci se répéter encore et encore est absent de la presse financière qui n'est jamais lasse de redire que la solution va mettre fin à la crise bancaire européenne ; quelques jours ou quelques mois plus tard, la réalité s'impose à nouveau, l'insolvabilité systémique remontre sa tête hideuse et voilà le duo dynamique du théâtre politique
européen qui ressaute sur scène pour une autre démonstration infatigable de leurs clichés. Peu, parmi la presse institutionnelle s'arrête pour demander si le chien et le poney détiennent le pouvoir de recapitaliser sommairement les banques et de réaliser toutes leurs phrases grandioses. Et moins encore ose observer qu'ils peuvent tout aussi bien demander la séparation des mers, la situation est hors de leur contrôle et leurs mimiques sont toutes au service d'une gestion de la perception, c'est à dire nourrir l'illusion qu'ils détiennent un contrôle sensé sur la situation, ce n'est pas le cas, et qu'elle est gérable par une manipulation de la perception et ce ne l'est pas. Merkel et Sarkozy ont emprunté cette façon de faire directement au scénario à la réserve fédérale, c'est sa théorie ontologique fondatrice : la question, la réponse et le problème ne sont que des affaires de perception. Si ce prolétariat crasseux et les serfs de la dette ressentent que tout va bien, que la sûreté est présente, alors l'état providence mes a mis au lit sans drames. Ils recommenceront et continueront, dès lors et à nouveau, à dépenser et à emprunter sans soucis ni de la réalité ni du futur. C'est l'erreur fondamentale, l'économie globale n'est pas bâtie sur une culture, mais sur la réalité des prix, les bilans comptables et les déclarations de revenus, les vastes concentrations de richesse et de pouvoir, les déséquilibres systémiques précaires, l'exploitation brutale qui commandent à la mauvaise gestion de banques centrales politiques et manipulatrices. L'absurde théâtre de Sarkozy et Merkel sur le thème du plan B, n'est pas crédible, il est incroyable. Pour combien de temps encore le faon des médias financiers globaux va-t-il revenir sur cette même comédie idiote mise en scène par des amateurs hagards. Le jour ou l'audience sera finalement fatiguée du spectacle de foire de la troupe du chien et du poney, les solutions réelles consistant à effacer des milliards d'euros de crédits illusoires ou irrécupérables, le bris d'une euro-zone dysfonctionnelle pourra commencer.
15:21 Ecrit par walloween dans Economie, Histoire, international, Monde, Politique, Société - People | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise, merkel, sarkosy, europe, économie |
Facebook
01.10.2011
La gériatrie allemande peut-elle sauver l'Europe ?
Alors que la Grèce fait du funambulisme sur le fil de sa dette, qui pourrait bien faire tomber les banques qui nous entourent et nous précipiter dans la panique, un consensus se construit autour de la seule voie de sortie que nos génies imaginent : raboter la dette grecque, lui faire une coupe structurée et compenser en fourguant des euro-obligations à la moitié de leur valeur faciale des titres grecs, garanti par la banque centrale européenne, ensuite, un nouveau grand plan de stabilisation européenne afin de recapitaliser à coups de trillions d'euros les banques européennes menacées comme celles du Portugal, de l'Espagne, de l'Irlande et de l'Italie en admettant que le privé fuit leurs titres. Une telle solution, quoi qu'il en soit, ne peut venir que de l'Allemagne, nation la plus riche d'Europe, et cela ne lui plait guère que de prêter de l'argent à des squelettes du club Med dont les états providences sont plus généreux que le sien. Politiquement, cela ne va pas être possible de cajoler ou de faire pression sur les Allemands très longtemps encore pour qu'ils soulagent l'euro-zone de la chute qui pourrait amener la dépression et faire disparaître l'Europe. L'autre raison pour elle s'accrocher à cette démographie et à ce populisme de bonnets c'est, qu'à chaque nouvelle décade de ce siècle, l'Allemagne sera de moins en moins capable de soutenir son dynamisme, alors, vous comprenez, soutenir le continent ! Si on s'attache à observer les statistiques de population, on se rend compte que les gens qui sont censés ramener l'Europe à la solvabilité deviennent de plus en plus vieux et de moins en moins nombreux. En 2010 avec 82 millions d'allemands, 26% ont plus de 60 ans, 20% avec 65 ans ou plus et 5% sont âgés de 80 ans ou plus.. Faisons une incursion en 2050. Entre 2010 et le milieu du siècle, 12 millions d'allemands mourront et l'Allemagne sera une nation de 70 millions d'habitants ou l'age moyen sera passé de 44 à 51 ans et l'espérance de vie des allemands passera de 80 ans aujourd'hui à 84 ans. Ils vivront 4 ans de plus, certes mais cela signifie aussi 4 ans de plus en soins payés par un public qui lui-même rétrécit. Aux environs de 2050 les Allemands de plus de 60 ans passeront de 26 à 40% et ceux de plus de 65 ans de 20 à 32,5%. Quant à ceux de 80 ans et plus, ils passeront de 5 à 14% de la population. En 2050, un allemand sur trois auras plus de 65 ans et un sur sept plus que quatre-vingt. C'est un poids important pour les travailleurs dont le nombre se sera vu réduit drastiquement. De plus, le pourcentage de femmes allemandes en age d'être gravide entre 15 et 46 ans sera tombé de 45 à 34%, garantissant ainsi un déclin continu jusque la fin du siècle. Il n'y aura pas eu une seule année entre 1970 et 2050 durant laquelle l'Allemagne, ait approcher le taux de remplacement de 2,1% par femme. Au milieu du siècle, et pour 80 années consécutives, elle aura connu une décroissance continue. Comme si cette nation prenait lentement congé du monde. Tout en venant en aide au club Méditerranée, une force de travail allemande, qui ne cesse de rétrécir devra transporter une cohorte toujours grandissante des gens âgés et retraités tout comme en Europe du sud, percluse de dettes. Si on observe une nation comme la Grèce En 1950, près de la moitié de la population avait 24 ans ou moins. En 2050, moins de 25% aura 24 ans ou moins. Aujourd'hui un quart des grecs ont 60 ans ou plus ; en 2050, ils seront 38%. Et si maintenant, 4% des grecs ont 80 ans ou plus, dans quarante ans, ils auront triplé. L'Italie, peuplée de 60 millions d'habitants en perdront 3 millions sur 40 ans et les Italiens de plus de 65 ans, s'ils sont 20 % de nos jours, ils seront un tiers eu milieu du siècle. Ceux de plus de 80 ans passeront de 6 à 13% et leur espérance de vie augmentera de 4 ans. Aucune nation d'Europe n'a un taux de naissance suffisant pour remplacer les indigènes. Le partage se manifeste par une masse de travail en pleine régression et par une éligibilité toujours plus importante aux fonds garantis par l'état, aux soins de santé et à la sécurité sociale, secteurs en pleine croissance. Ce sont les Allemands qui mènent l'Europe vers des maisons de repos et les hospices. L'Europe a besoin de plus de jeunes pour maintenir le dynamisme du continent et maintenir les promesses faites à ses peuples. Au sud, les populations musulmanes du Maghreb et du moyen orient, en pleine explosion démographique, semblent prêtes à venir aider. La fin du mode ne s'exprime plus par la promesse de l'apocalypse mais par des couches culottes.
20:48 Ecrit par walloween dans Economie, Histoire, international, Monde, Société - People | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : dette, allemarne |
Facebook
21.09.2011
Sodomie et Soufisme en Afghanistan
17:21 Ecrit par walloween dans Culture, Histoire, international, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sodomie, soufisme, afghanistan |
Facebook








