tempérament joyeux avec un style unique qui requérait de chaque membre du Congrès une travail diligent et énergique pour la bonne cause dans laquelle ils étaient embarqués. Les contemporains, les journalistes et les historiens, tous, en fait lui décernait le titre honorifique de “Don Estevan,” sans doute pour souligner le rôle influent d'Ochoa dans l'élite de l'Arizona, sans cesse grandissante, dominée par les anglo-saxons. Ochoa était né à Chihuahua en 1831, ou sa famille possédait de nombreuses terres et dont les armoiries remontaient à Colomb. Il aurait pu agir en profiteur de guerre et faire de beaux bénéfices an répondant aux demandes de Confédérés pour des trains de convois. Les Texans occupant sa ville, Ochoa avait fait son choix. L'historien Frank Underwood narre l'instant dramatique vu par le capitaine rebelle. «Monsieur Ochoa, vous réalisez que l'union n'existe plus, j'espère, dès lors, que vous céderez aux instances de la Confédération qu'elle ne confisque vos propriétés et ne vous expulse de la ville.» Poliment et sans faiblesse, Don Estevan répondit:«Capitaine Hunter, il est hors de question, pour moi, de prêter allégeance à quelque parti que ce soit qui fut hostile à l'Union, celle à elle que je dois ma joie et ma prospérité. Quand, voulez-vous, Monsieur, que je parte?» On lui permit d'emmener son cheval favori, 20 cartouches et du ravitaillement et il s'en alla, seul pour traverser le pays apache. A la vérité, La Troisième Armée eut plus de difficulté an Arizona que les restes de l'Union et de la force occupante des Confédérés: Les Apaches. Leur menace inquiéta le gouverneur auto-appointé du territoire confédéré de l'Arizona; le Lieutenant-colonel texan John Baylor et il déploya son armée dans le sud ouest. Au printemps de 1862, Baylor franchi un pas de plus dans la barbarie à l'encontre des indiens en écrivant au commandant de la place de Tucson: « Le Congrès des États Confédérés vient de voter une loi permettant l'extermination de tous les indiens hostiles. Tous les moyens amenant les Apaches de n'importe quelle tribu a résipiscence seront employés, quand ils seront réunis, tuez les adultes et vendez les enfants pour défrayer les dépenses des massacres» Cette déclaration lui coûta son poste de gouverneur mais il resta membre du Congrès. Les Confédérés demeurèrent autour de Tucson for peu de temps. En été 1862, Les forces de l'Union de Californie les obligèrent à fuit Tucson. Mowry fut arrêté comme «sympathisant unioniste, espion et traître» et emprisonné brièvement à Yuma. Un déserteur confédéré, Jack Swilling, émigrera vers le nord et fondera Phœnix. Certains proclamèrent qu'Ochoa entrevoyait le destin de l’État, par son départ, « Dès aujourd'hui, je vivrai pour vous voir partie d'ici dans de plus mauvaises conditions que vous me faites»; En effet, il revint dans le vieux pueblo et rétablit ses diverses activités. Finalement, Abraham Lincoln reconnu la légitimité de l'autonomie de l'Arizona le 24 février 1863. Ornée de gages d'oiseaux en bambou, de faisans et de paons, l'hacienda d'Ochoa à Tucson, devint, après la guerre civile, la point de ralliement des familles les plus importantes de Tucson, des visiteurs et des desseins progressistes. Réputé pour la douceur de ses manières, pour sa générosité et sa courtoisie, il aimait à se rouler des cigarettes dans un cornet de mais. Plus tard dans la vie, il se maria et couvrit sa jeune épouse des meilleurs lins et soies, des vêtements les plus élégants que le commerce urbain mexicain pouvait offrir. En 1875, en tant que Maire de Tucson, premier et seul mexicain à l’être, Président du comité scolaire, il combattit une législature territoriale récalcitrante et une évêque catholique dominateur en levant tout seul des fonds, en offrant des terres afin d'y établir la principale école public de Tucson.(Trois ans plus tôt, comme Président du comité pour l'éducation publique, il construisit le premier système d'éducation durable à Tucson après l'échec des premiers essais.). Au printemps de 1876, le Citoyen d'Arizona déclarait: «Ochoa agit constamment pour le bien du public,» et concluait« il est l'ami véritable et utile du pauvre méritant, de l'opprimé et d'un bon gouvernement.» En 1877, Ochoa plaça littéralement la dernière tuile de la pergola de la façade de l'école terminée. Et le journal de commenter «Le zèle et l'énergie que Monsieur Ochoa à porter à l'éducation publique doit lui donner une place importante au rôle d'honneur pour lui permettre d’être plus près encore de ses concitoyens, il a tellement fait pour préparer la jeunesse au combat de la vie.» Le chroniqueur militaire John Bourke, qui servit dans les campagnes des guerres Apache avec le Général George Crook, décrivait Ochoa comme “un des homme les plus aimables et les plus courageux de tout le sud ouest et citait aussi un compagnon pionnier: «c'était l'homme typique de la frontière, entier, agressif, fertile en ressource, se moquant du danger, rarement arrêté par un obstacle, en bref possédant justement ces qualités essentielles à la fondation d'un nouvel état.» Mais c'est la défense de l'Union à Tucson qui restera son plus grand héritage. Cinquante ans plus tard, avec un état en voie d’institutionnalisation, le Quotidien d'Arizona rappelle à ses lecteurs que le pionnier mexicain fut le seul à soutenir l'Union.12.05.2012
Les Frères Musulmans choisissent le Chaos
Les Frères Musulmans ont signalé leur intention d'amener l'Egypte au chaos. Avec des réserves de liquidités atteignant à peine deux mois d'importations et la panique qui gagne l'économie égyptienne, le candidat des Frères Musulmans, Khairat al Shater a prévenu qu'il bloquerait le prêt d'urgence de trois milliards de dollars alloués par le Fond Monétaire International jusqu'à ce que le gouvernement militaire cède le pouvoir. "Nous avons dit au gouvernement qu'il se trouvait devant une alternative, soit de postposer l'emprunt sans chercher à l'obtenir par d'autres moyens et sans notre acceptation, soit d'accélérer la formation d'un nouveau gouvernement" disait-il à un journaliste de Reuter. Il ajoute qu'Al Shater indique que les finances du pays sont précaires et qu'une dévaluation sévère pourrait avoir lieu à la fin de l'année fiscale, qui approche, c'est à dire début mai, et que c'est de la responsabilité du gouvernement de la résoudre. Récemment la Banque Centrale d'Egypte, dans un rapport, énonce que les réserves de change totales ont chuté de quinze milliards de dollars à seulement neuf milliards de dollars, ce qui équivaut à deux mois d'importations. Les projections sur le marché des changes à terme montrent que la Livre pourrait perdre la moitié de sa valeur durant l'année à venir et que les Egyptiens ont répondu en se restreignant sur le diesel, le propane et d'autres nécessités premières. Avec la moitié de la population vivant sur deux dollars par jour ou moins, la dévaluation attendue en une partie significative sous le seuil de nutrition au prix, pour le gouvernement de subsidier l'importation des biens de première nécessité pour une nation qui importe déjà la moitié de sa consommation calorique. Le prêt du Fond Monétaire International permettait donnait un délai à la dévaluation, mais al Shater et les Frères Musulmans refusent ce ballon d'oxygène en arguant du fait qu'il n'est pas logique d'accorder une telle somme à un gouvernement de transition qui durera deux ou trois mois, alors que le prochain gouvernement, lui, permanent, devra le rembourser. Alors que l'Egypte s'achemine vers le chaos, les observateurs occidentaux comment stabiliser l'économie. Il apparaît que la question est mal posée. Pourquoi les Frères Musulmans ne veulent-ils pas permettre à l'occident de stabiliser la position financière de l'Egypte ? La vraie question est : qui bénéficiera de la chute ? A ce stade, les Frères Musulmans apparaissent comme seuls vainqueurs par défaut. Nul autre acteur ne semble avoir le courage et ne sang froid nécessaire pour exploiter la crise à venir. Par contraste, l'Amérique est bloquée dans la défense d'une position qui se détériore et les chefs militaires égyptiens sont plus concernés à s'aménager un nid en exil, comme les généraux iraniens en 1979. Les Frères pensent qu'une famine générale ne peut que renforcer leur position et ils ont probablement raison de le croire. Quand le système tricard et corrompu des subsides alloués par le gouvernement s'effondrera, les chefs islamistes locaux prendront le contrôle de la distribution de nourriture et établiront ainsi une dictature de facto dans les rues. Une fois de plus, les analystes américains se sont égarés dans leurs évaluations en confondant les manifestants de la place Tahrir avec des révolutionnaires. Alors qu'ils n'ont jamais cessé d'être les instruments d'une organisation révolutionnaire construite sur le modèle léniniste ou nazi. Le programme des Frères est en gestation depuis longtemps déjà, a su se substituer, à l'époque de la chute de Moubarak, au manque grandissant de combustible et de nourriture. Le Ministère de la Solidarité et de la Justice Sociale s'est mis à former des "comités révolutionnaires" afin de faire respecter la loi aux boulangers et aux marchands de propane et aux vendeurs de rue qui "font payer plus que le prix prescrit par la loi". D'après le Ministre " des opérateurs contrôlent le prix du pain et du butane et des comités populaires sont nécessaires pour les contrer". Le gouvernement avait déjà réduit l'importation de combustibles et d'autres biens subsidiés à un niveau égale à 35% de la normale. Mais si la patience des gens est mise à l'épreuve, ils n'ont d'autre choix que de l'entretenir tant ils craignent qu'une crise de plus ne compromette la production subsidiée de pain. Avec les semaines qui passent, des queues de milliers d'automobiles s'allongent dans les stations services tout comme celles des piétons du propane. On n'en est pas encore au pain. Que ce soit le gouvernement qui, anticipe la dévaluation en engrangeant des devises fortes ou les particuliers en stockant des vivres. Dans les deux cas, le résultat est le même, L'Egypte manque d'argent et fait face à une dévaluation chaotique. Les acteurs politiques ont renoncé à éviter la crise pour se positionner plutôt que de l'exploiter. La politique américaine se retrouve entièrement démunie face à ce scénario. Depuis le traité de paix avec Israël, en 1979, l'Amérique a versé 75 milliards de dollars aux militaires égyptiens et continue à voir dans le Conseil Suprême des Forces Armées, le seul sanctuaire de stabilité de la politique égyptienne. La posture est bipartisane, les Sénateurs John Mc Cain de l'Arizona et Lindsey Graham de San Francisco ont rencontré les chefs des Frères Musulmans au Caire en mars, évidemment avec l'espoir de persuader les Frères Musulmans de ne pas remettre en question le contrôle des forces armées sur le gouvernement. Mc Cain a clairement déclaré qu'il voulait réduire les tensions entre les Islamistes et le régime des forces armées comme il le dit lors d'un échange avec un journaliste au Caire : " la tension actuelle en le conseil militaire et les Frères Musulmans pourrait aggraver la situation dans le pays, la période à venir qui va élaborer la constitution risque de connaître une escalade des tensions et la possibilité de plus de confrontations et de démonstrations en Egypte. Quoi qu'il en soit, la question la plus importante est de savoir si les Frères Musulmans adoptent une approche modérée ou si certains de ses membres les plus extrémistes dirigent le processus d'élaboration de la constitution et les élections. C'est la position américaine conventionnelle. Depuis, les Frères Musulmans ne se sont pas contentés d'entrer au Parlement, ils ont aussi présenté leur candidat Khairat al Shaker. Organisation révolutionnaire qui vit naître ses premiers succès sous l'influence du département des affaires étrangères de l'Allemagne nazie, elle n'a aucun état d'âme à exacerber la misère économique des égyptiens afin de poursuivre son agenda. La consolidation du pouvoir des Frères Musulmans en arrière plan des dévaluations et du manque de nourriture sont des techniques utilisées par les bolcheviks en 1917 et par les nazis en 1933, La problématique est engagée. Il n'y a aucun moyen de l'éviter et les militaires connaîtront leur défaite quand l'argent étranger cessera de leur parvenir. Les Américains profitèrent de l'opportunité créée par l'arrestation d'agents d'organisations non gouvernementales pour fournir 1,3 milliards de dollars en échange du règlement du contentieux. L'Amérique continue à mettre tous ses œufs dans le même panier militaire comme le montre ses représentations aux militaires et l'affaire des agents. La maison Saoud est en pleine crise d'hystérie contre les Frères Musulmans et reflète l'inquiétude des émirats. Cette importante hypothèque, virtuellement ignorée par les services américains au point qu'en analysant leurs liens, ils ont conclu que les saoudiens avaient gagné une nouvelle influence chez les Frères Musulmans et même chez les Salafistes. Les monarchies du golfe ont de bonnes raisons de craindre les Frères Musulmans opposés au tribalisme monarchique, les Frères remodèlent le radicalisme islamique sous la forme d'un parti totalitaire révolutionnaire moderne. Si l'Egypte a faim, les pleurs viendront du Caire : " Nos frères manquent de pain et la maison corrompue des Saoud dépensent des fortunes en whisky et en putains". Les officiels des états du golfe ont fait part de leurs. L'éditorialiste indépendant égyptien, Sultan al-Qassemi écrit : Dans la vidéo largement distribuée d'un discours récent à Bahrain, le chef de la police de Dubai qui entretient d'excellentes relations avec le Premier Ministre du pays, a prévenu contre les Frères Musulmans constatant que leur menace sur la région était" tout aussi dangereuse que celle de l'Iran. Un conflit potentiel entre les états du golfe et l'Egypte en ajoutera encore aux tendances centrifuges de la région. Ils sont alliés contre l'Iran mais de mortels compétiteurs en puissance. Les efforts des Frères Musulmans pour subtiliser le pouvoir à la famille Assad alliée de Téhéran peuvent pousser le conflit vers une dimension entièrement nouvelle. Une attention insuffisante a été portée au fait que la désintégration de la Syrie puisse inciter Israël à frapper l'Iran. Dans les jours derniers a émis des avertissements à propos des réserves d'armes chimiques syriennes estimées les plus importantes du monde. Comme le dit le Financial Times: " Israël est profondément concerné par le stock gigantesque d'armement que détient la Syrie, y compris, des missiles à longue portée, des armes chimiques et biologiques ne finissent entre les mains de militants radicaux libanais ou d'autres. Ehud Barak, Ministre de la Défense israélien parlant devant le Parlement met en exergue les dangers à court terme posé par l'instabilité en Syrie. "Nous surveillons les évènements de Syrie et tout effort pour transférer de l'armement qui romprait l'équilibre, les incertitudes augmentent et nous devons nous préparer à n'importe quel scénario. Les fonctionnaires israéliens soulignent un risque plus grand encore en cas d'intervention de l'Iran dans les affaires syriennes à l'aide de troupes régulières pour aider le régime d'Assad, sans doute en réponse au soutien réel ou perçu des occidentaux à l'opposition syrienne. Dans ce cas, les Iraniens disposeraient du contrôle des armes chimiques syriennes. Ce qui leur donnerait les moyens de riposter à n'importe quelle frappe sur l'Iran. L'armement chimique syrien est évoqué régulièrement par la presse spécialisée. Mais personne n'évoque ce que devrait être le souci principal. La dissuasion a toujours fonctionné avec le régime d'Assad mais si la Syrie utilisait ses armes chimiques contre Israël, Damas serait vitrifiée. La famille Assad refuse l'émergence de ce scénario mais les Iraniens sont beaucoup moins regardants sur une manière plutôt qu'une autre. D'ailleurs, pour commencer, ils n'ont jamais aimé les Arabes. Si l'Iran obtient un contrôle sur le stock syrien, cela signifie une force de frappe hors de ses frontières ce qu'Israël ne pourra tolérer. La politique américaine marche sur trois jambes, utiliser une combinaison de menaces et de gratifications pour stabiliser la Syrie, faire confiance au Conseil Militaire pour stabiliser l'Egypte. Utiliser le bâton des sanctions et la carotte du nucléaire civil. Ce qu'il se passe c'est que Washington ne marche sur aucune jambe, le Moyen-Orient se dirige vers le chaos du fait de la force politique dominante du pays arabe le plus peuplé. L'Egypte des Frères musulmans croit que le chaos tournera à son avantage. Avec l'échec des outils traditionnels de la diplomatie américaine, l'alternative, pour promouvoir la stabilité consiste à gérer l'instabilité. C'est une action pour laquelle les Américains manquent des qualifications culturelles nécessaires et de l'estomac d'acier assorti. Mais ils vont devoir apprendre vite. Si les frères Musulmans se proposent des gains à partie de la crise économique pour transférer le pouvoir des vieilles institutions civiles vers les organisations révolutionnaires dans la rue. La riposte évidente est d'intensifier la crise qui deviendrait ingérable pour les organisations révolutionnaires et discréditerait les Frères Musulmans accusés de combattre le feu par le feu.
16:51 Ecrit par walloween dans Economie, Histoire, international, Monde, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : syrie, iran, israël, amérique |
Facebook
01.05.2012
Le Sud, la guerre et l'esclavage chrétien
Dans l'esprit de nombreux sudistes, la capture de la Nouvelle-Orléans, le 25 avril 1862 par les forces de l'Union représentait d'avantage qu'une défaite militaire troublante. Elle mit aussi en évidence la possibilité dérangeante d'une punition divine infligée à une Confédération pécheresse égarée spirituellement. La perte de la ville et du port le plus important suivait celle de Fort Henri et Fort Donelson, ouvrages du Tennessee, en février et la retraite ignominieuse de Shiloh début avril. Ces retraites, après les succès pratiquement ininterrompus de 1861, poussèrent les Confédérés à se demander comme l'exprime les mots de la nouvelliste de Caroline du Sud Pauline De Caradeuc Heyward, si « ces revers et ces terribles humiliations venaient de Lui pour rendre nos cœurs humbles et nous rappeler que nous sommes impuissants sans Son aide ». Ce genre de pensée incarnait une réflexion typique de l'Amérique du dix-neuvième siècle. Avec différents degrés de sophistication et de conviction, les américains pensaient que les croyances des individus et des nations se déroulaient accordement à un plan divin intangible, tous les événements, grands et petits, réfléchissaient la volonté de Dieu étaient l'expression soir de sa faveur, de son épreuve ou de son jugement. Bien sur, certains tel le confédéré Edward Porter Alexander écrira du conflit que la « Providence s'en fichait comme de colin tampon ».Mais la plupart des des nordistes et des sudistes, luttèrent tout au long de la guerre pour discerner les buts et les intentions de leur Dieu. Alors que les masses innombrables des deux bords dépendaient des narrations théologiques pour les soutenir, une vision providentielle de l'histoire influença particulièrement la manière de réagir des sudistes et leur interprétation des événements de la guerre.
Après tout, le préambule de la constitution confédérée, contrairement à la constitution fédérale invoquait explicitement « la faveur et la guidance du Dieu Tout-Puissant ». Les sudistes se pensaient peuple choisi par Dieu pour manifester Sa Volonté sur terre. « Nous réalisons une grande pensée divine », déclarait le théologien épiscopalien James Warley Miles, « c'est à dire un développent humain supérieur par la capacité de sa liberté constitutionnelle ». Il se faisait le héraut d'un mandat divin s'étendant bien au delà de la simple interprétation confédérée sur le droit des états et que les sudistes liés par la bible pour chercher davantage qu'une indépendance égoïste. La Confédération doit « montrer au monde un effort suprême de l'humanité » afin de créer et de défendre une société construite sur l’obéissance aux prescriptions bibliques en regard de l'esclavage, une société « sanctifiée par l'esprit divin du Christianisme ». En résumé, comme l’Église Épiscopale de Virginie en fit état un peu après le début de la guerre civile, les sudistes combattaient pour « une révolution aussi bien ecclésiale que civile ». qui établirait, rien de moins,dans les mots d'une femme de Géorgie que « l'établissement final et universel de la civilisation de l’Évangile ». Cette « civilisation de l’Évangile » beaucoup pensaient qu'elle ne faisait pas que permettre l'esclavage mais aussi qu'il était requis et les chrétiens, partout dans la Confédération, se trouvaient convaincus qu'ils étaient appelés non seulement à perpétuer l'esclavage mais aussi à le « perfectionner ». ils trouvèrent dans la bible les guidances morales pour justifier leur pratique. Les patriarches de l'ancien testament possédaient des esclaves, la loi juive le permettait et les lettres du nouveau testament de l’apôtre Paul obligeaient les esclaves à l'obéissance à leurs maîtres. De plus, les sudistes ne se fatiguaient jamais de souligner leurs griefs contre l'abolition et les évangiles n'enregistrent nulle part la condamnation de la pratique par Jésus Christ. En conséquence apparaît un paradoxe fascinant sinon incertain dans l'effort des maîtres d'esclaves pour remplir ce qu'il considéraient comme des devoirs imposés par la divinité à l'égard des esclaves. Les chrétiens du sud croyaient que la bible imposaient aux maîtres toute une quantité d'obligations pour leurs esclaves. Fondamentalement, les maîtres devaient regarder leurs esclaves comme des membres à part entière de leur propres maisonnées et comme des frères et des sœurs dans le Seigneur. Comme le déclarait la Conférence Méthodiste de Caroline du Sud avant la guerre, les maîtres pèchent contre leurs esclaves par « un travail excessif, des punitions extrêmes, la rétention de la nourriture et des vêtements nécessaires, la négligence de la maladie et du grand age etc... » De plus, les maîtres ne pouvaient pas laisser des considérations économiques gouverner le traitement de leurs esclaves. Les chefs religieux imploraient des maîtres d'esclave la reconnaissance du mariage et de la famille comme une prescription divine et qu'en conséquence, ils ne pouvaient séparer les époux ni les parents de leurs enfants même quand il était avantageux financièrement de le faire. Presque' aucune loi ne résulta de ces plaidoyers, seule, la force de la conscience déterminait si ces prescriptions bibliques se trouvaient honorées. Beaucoup de protestants du sud se firent les avocats de l’abolition des lois qui prohibaient l'alphabétisation des esclaves pour qu'ils puissent lire la bible comme moyen de leur salut éternel. Avant la guerre, ces pratiques étaient d'abord justifiées par les mandats bibliques. Non sans coïncidence mises en œuvre afin de s'assurer d'esclaves plus heureux et plus productifs et pour déterrer les objections religieuses à la pratique de l'esclavage lui-même. Au début du printemps de 1862 et se perpétuant bien après la guerre, la signification théologique de l'esclavage chrétien se modifia. Les pasteurs et les théologiens sudistes combinèrent une vision providentiel de l'histoire avec la compréhension de ce qui était requis bibliquement des maîtres d'esclaves pour conclure à l'échec global de l'engagement dans l'esclavage chrétien et qu'il s'agissait là de la cause principale de la faveur divine retirée à l'authentique peuple de Dieu. En d'autres termes, ils blâmèrent les excès des propriétaires d'esclaves pour la chute de la Nouvelle-Orléans mais jamais l'esclavage en soi. Pour s'en assurer, ce n'étaient pas seulement les seuls péchés qui amenèrent la Confédération à cette rétribution mais aussi le blasphème, la rupture du Sabbat, l’égoïsme. L’Église Luthérienne de Caroline du Sud déclara que la punition divine amènerait aussi l'échec sur les champs de bataille ainsi que l'avarice, la sécheresse du cœur, l'incroyance et d'autres maux. C'était bien sur le catalogue des péchés, bien éprouvé,distillés par les prêcheurs du nord et du sud depuis des décades. Mais les combats continuèrent et la fortune de la Confédération s'assombrissait. Les sudistes s’effrayèrent de plus en plus de l'éventualité que leur traitement des esclaves les avaient rendus adversaires de Dieu. Par exemple, même quand il fut convaincu que finalement Dieu ferait tomber sa colère sur la Confédération, le ministre baptiste Isaac Taylor Tichenor s'exprima pour de nombreux sudistes quand il s'adressa à l'Assemblée Générale de l'Alabama en 1863 en ces mots « la réalisation de nos devoirs à l'égard des esclaves est un échec », il ajoutait « Le mariage est une institution divine, pourtant il n'existe que dépendant de la volonté des maîtres » pervertissant ainsi le commandement divin en le rendant sujet à la passion, à l'avarice ou au caprice des maîtres ». De manière similaire, le théologien et président d'université John Leadley Dagg vit les reculs de la Confédération comme « un châtiment paternel conçu pour notre profit ». Néanmoins, il insista pour dire, pendant toute la guerre, que l'échec de la protection du mariage des esclaves n'était qu'une partie du mal général. » Nous n'avons pas travaillé de toutes nos forces, à promouvoir le bien-être, dans les temps et pour l'éternité de la population des esclaves en tant qu'immortels dépendants et sans défense que Dieu ont placés en notre puissance et notre pitié ». En septembre 1862, l’Évêque Stephen Elliott prévint les sudistes que « la grande révolution par laquelle nous passons, certainement, tourne autour de la question de l'esclavage, et notre destinée future lui est liée. Notre prospérité ou notre souffrance dépendra de la manière dont nous la traiterons ». Une année après la fin de la guerre Dagg insistera sur le fait que la défaite de la Confédération trouve son origine dans l'échec des blancs du sud à prendre soin de façon adéquate de leurs devoirs à l'égard des noirs. La guerre était le « fléau de Dieu » infligé à la Confédération pour son échec à respecter le mariage et la protection des familles dus aux esclaves comme le dit l’Évêque John McGill de Richmond en Virginie. Tous les sudistes n'étaient pas de cet avis. Certains tel Louis Blanding, écarta simplement tout effort pour justifier les raison divines qui permirent la destruction du sud comme « de vagues jeux théologiques, sûrement appropriés à des fins de partie mais sans réalité matérielle ». D'autres comme la journaliste du Tennessee Belize Fain se trouvait clairement mystifiée que Dieu puisse permettre la fin de l'esclavage alors que la bible le justifiait clairement, en concluant, « nous ne pouvons savoir, mais Il le sait et c'est tout ce que nous méritons de connaître ».
Finalement, beaucoup de sudistes, se firent les interprètes de leur histoire telle que suggérée par Elliott et expliquée par le révérend J.C. Mitchell qui les admonesta « Lisez les annales des autres nations et voyez ce qui les détruit, ce ne fut point une force étrangère mais leur propre mal ». Après la guerre, pour d'innombrables sudistes blancs, chrétiens vertueux, le mal qui provoqua la colère divine et la fin de la Confédération s'incarnait dans les myriades de torts contre les esclaves dont ils étaient les gardiens. Quelques uns, seulement se demandèrent si le vrai péché n'était pas de posséder ceux que la bible appelle leurs frères et sœurs en Christ.
13:55 Ecrit par walloween dans Histoire, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sud, guerre, esclavage |
Facebook
11.04.2012
Religion et sécularisme
L’Europe engagea des guerres dynastiques et politiques sous l'étendard fallacieux de la religion jusqu'à ce que la guerre de 30 ans( 1618-1648) détruise presque ma moitié de la population d'Europe centrale. Le Traité de Westphalie qui mis fin à cette guerre effrayante enterra le modèle politique mis en œuvre par le christianisme depuis Saint Augustin: un empire chrétien universel gardienne de la paix et limitant le pouvoir des rois. Les choses sont moins simples qu'elles ne paraissent. L'interprétation conventionnelle des historiens à propos de la violence théopolitique qui posséda l'ouest. Depuis, nous allons le voir, que les nations états qui s'opposaient à l'empire universel se trouvaient fondés sur un type de foi concurrente, une forme fanatique d'auto célébration nationale dont on n'a pu comprendre la logique interne que par les guerres mondiales et les génocides du vingtième siècle, la fin des croyances et la chute démographique du vingt-et-unième siècle. Quand Thomas Hobbes publie son Léviathan, trois ans après la fin de la guerre de trente ans, il apparaissait vraisemblable que « la papauté n'est rien d'autre que le fantôme du défunt empire romain, assis, couronné, sur une tombe.»
Un élément attractif le la révolution hobbésienne dans la pensée politique, était le pouvoir promis aux intellectuels. Si la politique se réduit aux questions individuelles et matérielles alors, il est possible de manipuler l'individu par l'alternance des circonstances matérielles. Une élite avertie pourrait régler tous les problèmes du monde. Emmanuel Kant trucha, en 1793, qu'il pourrait écrire une constitution de démons, «pour autant qu'ils soient rationnels.» L'Europe ignora sa sentence et s'appliqua à s’autodétruire pendant les guerres napoléoniennes et les deux guerres du siècle derniers. Aujourd'hui, comme à l'époque de Kant, la grande frustration, dans les affaires du monde, est le refus de quelques protagonistes, à agir rationnellement. Il y eu des gains mais plus encore fut perdu dans la révolution hobbésienne de la pensée politique du dix-septième siècle. Voir l'humanité comme des créatures seulement concernées par le pouvoir, la richesse et la sécurité est une approche anthropologique appauvrie. Les outils égarés, ceux que Machiavel et Hobbes ont retiré de la boite à outils, sont exactement ceux dont nous avons besoin pour comprendre et répondre au danger inhérent à l'effondrement général des cultures qui nous fait face aujourd'hui. La réponse du sécularisme, dans toutes ses formes, a échoué vis-à-vis du besoin humain le plus fondamental. Le sociologue Eric Kaufmann, qui célèbre, lui même la fécondité des religions et la stérilité du sécularisme, l'expose de cette façon: « le maillon faible de ce compte-rendu séculariste est constitué par son refus de prendre en compte le désir puissant des populations à chercher l'immortalité pour eux-mêmes et pour ceux qu'ils aiment.» Les sociétés traditionnelles confrontées à la mortalité infantile, à la faim, la maladie et la guerre étaient trop troublantes, quoiqu'il en soit: « nous ne serons sans doute pas à même de faire disparaître la mort sous le tapis complètement, mais elle devient si peu fréquente qu'on l'oublie facilement». L'est-elle,non, le taux de mortalité reste de 100%. On peut se fourrer les doigts dans les oreilles et chanter « je ne vous entend pas » depuis très longtemps face à la mort. Le religion offre à l'homme les moyens de transcender sa propre condition matérielle et de survivre à la fragilité de son existence. L'homo religiosus se confronte à la mort afin de lui survivre. Mais les différentes grandes religions du monde se distinguent par les différentes approches de leur relation à la mort. On ne peut faire sens du rôle des religions dans le développement démographique, politique et économique et de celui des différentes religions dans l'espace-temps sans comprendre l'expérience existentiel de l'individu religieux. C'est un vrai défi que de se livre à une telle récollection pour l'analyste séculier, c'est un peu comme de tomber amoureux pour la première fois, on n'est pas obliger d’être religieux pour le comprendre mais çà aide beaucoup. Si on ne comprend pas le rôle de la confrontation de l'espèce humaine à la mort face à sa propre moralité religieuse. La science politique est confinée à l'analyse sur la base de l'instinct de survie qui semble soudain manquer à des peuples entiers ni l’intérêt rationnel à une époque ou les nations et les peuples n'agissent en rien d'une manière concertée et rationnel. A la fin d'une irruption d'irrationalité comme la première guerre mondiale, un jeune soldat allemand, en poste dans un obscure endroit de Macédoine jetait ses pensées à propos des mois finaux du conflit sur des cartes postales militaires. Un petit homme bien mis, avec une fine moustache, éduqué pour devenir un des mandarins de l’académie allemande, un philosophe dont le rôle consistait à renforcer la confiance du pays dans sa culture. Juste après s’être retourner vers le judaïsme suivant une presque conversion au christianisme. Alors le le compte des corps augmentait en proportion inverse des espoirs de victoire, le consolations de la philosophie semblaient bien minces. Les philosophes, écrivait-il, étaient comme de petits enfants qui applaudissent en criant «je ne t'entend pas» face à la peur de la mort. «De la mort, de la crainte de la mort, vient notre connaissance du tout» commençait-il. Ce n'était pas la peur individuelles de la mort qui fascinait le jeune soldat mais comment des nations entières répondaient à l'effroi de leur propre mort collective. Il dit : «tout à fait comme l'individu à l'instinct de sa propre mort, les peuples du monde possèdent la vision de leur extinction éventuelle, aussi distante que elle puisse être dans le temps. L'amour des peuples pour leur propre identité est, certainement, empreint de la douce grossesse du pressentiment de la mort. L'amour ne se surpasse, dans sa grâce, que quand il est dirigé vers un objet mortel et le secret de l'éternel douceur n'est défini que par l'amertume de la mort. Ainsi, les peuples prophétisent le temps ou le pays avec ses rivières, ses prairies et ses montagnes gisants sous le ciel, comme aujourd'hui, sera habité par d'autres gens, quand leur langue sera inhumée dans les livres et que leurs lois et leurs coutumes auront perdu tout existence. Son nom, Franz Rosenzweig, comme ses cartes postales deviendront un grand livre: l’Étoile de la Rédemption. La conscience de la mort défini la condition humaine et elle ne peut la porter sans l'espoir de l'immortalité. Ce sens est social, la culture d'une communauté unit les morts et ceux à naître. La mort d'une culture est un événement imprévisible qui efface à la fois le passé et le futur c'est à dire ses espoirs et ses craintes, La sueur et le sacrifice de générations sans nombre dont le souvenir est perdu, quand plus aucun vivant ne chantera leurs chansons et ne racontera leurs histoires . L'épopée de Gilgamesh, premier témoignage de littérature écrite fut rédigé il y a, sans doute, 3.700 ans, raconte la quête des rois de Sumer pour l’immortalité. Après un voyage périlleux et difficile, il est dit à Gilgamesh «La vie que tu cherches, tu ne la trouveras jamais, les dieux ont allouer la mort à l'homme en le créant, mais la vie, ils la retiennent pour eux.» Rosenweig souligne qu'aux ères pré-chrétiennes, les peuples anticipèrent leur extinction. Le narcissisme des nations est gros du pressentiment de la fin. Chaque tribu sait que son temps sur terre est limité, Certaines se battent jusque la mort, d'autres cessent de se reproduire, certaines les deux. Le christianisme leur prêcha la promesse juive de la vie éternelle, Parler de la recherche du sens de la vie rend la question triviale, Ce que veut l'humanité est une direction qui transcende la mort . Cela explique un grand nombre de comportements qui autrement apparaîtraient parfaitement irrationnels. Personne n'a besoin d’être religieux pour appréhender le fait fondamental de la condition humaine, mais la religion y aide, parce que la foi rend explicite le besoin humain d'une moralité transcendante. Les rationalistes séculiers ont beaucoup de peine à s'identifier aux motifs de peuples menacés dans leurs existences, non parce qu'ils manquent de foi mais parce qu'ils l'entretiennent dans le rationalisme lui-même, ils croient avec l'enthousiasme du converti à la capacité de la raison d'expliquer toute l'expérience humaine. Il n'y a pas que les religions, les espoirs communistes les plus athées souhaitent que leur mémoire survivra dans le cœur d'un prolétariat reconnaissant. Même si nous ne croyons pas que nous aurons une place au paradis ni que la chair ressuscitera, nous pensons néanmoins que quelque chose de nous-mêmes subsistera, sous la forme d'une progéniture, de mémoires ou de conséquences des actions, que cette chose continuera à exister aussi longtemps que nos semblables continueront à habiter la terre. L'humanité persévère dans la consolation d'une part immortelle qui transcenderait la mort. Tristement, cette espoir est fragile et souvent vain, Une telle immortalité dépend de gens comme nous, c'est à dire de la continuité culturelle. Si vous croyez véritablement dans une après vie surnaturelle, rien ne peut vraiment vous décevoir. Les humains ne sont pas les seuls animaux qui recèlent le sentiment de la mort, les éléphants pleurent leurs morts et les chiens leurs maîtres. Mais, nous sommes les seuls pour qui le sentiment de la continuité dépend autant de la culture que des gènes Contrairement aux hommes et aux femmes, les animaux montrent un instinct universel d'auto préservation et de propagation de leur espèce. On n'observe jamais des chats décider de ne pas avoir de chatons pour mieux poursuivre leur carrière de chasseur de souris. On ne veut pas suggérer que les différents êtres humains appartiennent à des espèces différentes. Au contraire, le fils d'un hottentot trouvera sa voie si il est élever par un mécanicien écossais et un homme contemporain peut se montrer aussi stupide dans l'état providence que le cueilleur chasseur d'une tribu papoue. Mais la culture joue, pour les hommes, le même rôle que la différenciation des espèces pour les animaux. Un hottentot adulte aura du mal à s'adapter à la société industrielle tout autant qu'un écossais dans le Kalahari. L'impulsion de l'animal vers le futur s'incarne dans la propagation des espèces. Mais l'individu humain projette la culture qui le nourrit, l'entretient et transmet et transmet sa contribution aux générations futures. La culture est le fil du vêtement qui tisse l'espoir de l'immortalité. Pas tellement par la transmission génétique mais par la communication inter-générationnelle. En l'absence de foi, notre culture meurt et notre espoir de transcender plus d'existence physique meurt aussi. Les individus, piégés dans une culture agonisante vivent dans un monde crépusculaire. Ils embrassent la mort par la stérilité. Un chien se traînera dans un trou pour mourir. Les membres de cultures malades ne font rien d'aussi dramatique, mais ils cessent d'avoir des enfants, pervertissent leurs sens par l'alcool et les drogues, ne répondent plus à rient pour la plupart s'abandonnent si ils ne font pas la guerre à la source perçue de leur humiliation. Quand les hommes et les femmes perdent le sens du sacré, ils perdent le désir de vivre. En désespérant de l'immortalité, nous restons étonner devant ce fait que nous connaissons, qu'un jour, nous devrons mourir. C'est aussi vrai pour l'homo sapiens moderne que pour nos ancêtres les plus lointains. On a déterré des cadeaux avec les sites funéraires de Neanderthal. L'homme ne vit pas que pour se reproduire dit Moise sur les rives du Jourdain. Les gens riches peuvent manger tout le pain qu'ils veulent mais ils ont perdu le goût de vivre. Les occidentaux sont mal équiper pour sympathiser avec les angoisses existentiels des autres nations. L’Amérique est la grande exception à l'effondrement démographique qui balaye le monde moderne. Comme nation d'immigrants, elle se régénère. Elle ne porte pas le bagage d'un passé tragique. Le lien qui l'unit sont les concepts communs de la justice et de l'opportunité. C'est une nation propositionnelle. Sa bonne grâce et son optimisme pense que tout le monde est comme elle et elle oublie qu'elle descend de peuples qui ont choisi d'abandonner le dramatique destin de leurs propres nations pour les rivages plus lointains de l'Amérique qu'ils ont choisi. Ils ont appris que sa capacité d'influencer les événements du monde même ne l'absence de la compétition des super puissances, est limitée et que la dissipation de ses ressources peut s'avérer mortelle. Sa pensée stratégique souffre de ne pas prendre en compte les problèmes existentiels des autres nations. Elle pense en catégories géopolitiques étroites mais n'a pas étudié la théopolitique, l'impact puissant des croyances religieuses et les aspirations suggérées par les événements mondiaux. Mme cette Amérique exceptionnelle doit en venir aux mains avec cet effondrement de la foi et de la fécondité, en particulier dans un monde musulman qui décline rapidement et dangereusement, de façon à prévaloir dans un monde ou les fins sont la plupart du temps plus tragiques qu'heureuses
23:36 Ecrit par walloween dans Culture, Histoire, international, Politique, Société - People, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : religion, sécularisme |
Facebook
29.03.2012
Magouille à la belge !!!!
... je n'ai pas vérifié les chiffres, mais tout cela ressemble bien à l'idée que je m'en fais ... !!
( le siècle des lumières, avez-vous dit ?? ... des despotes éclairés, c'est sûr !!)
Pourquoi la "privatisation" du secteur énergétique, qui était censée faire baisser les prix par le jeu de la concurrence, a-t-elle eu l'effet inverse, et pas qu'un peu (30% d'augmentation, en moyenne) ?
Il suffit d'analyser sa facture pour voir que le prix de l'énergie n'explique pas tout, loin de là.
Ma dernière facture m'apprend que je paie le Kwh 0,1649 Euros, mais le plus intéressant est de voir comment est distribué ce prix, entre la production de l'énergie, son transport et la distribution, sans oublier la taxe pour financer les éoliennes :
Production 0,076847 46,59%
Transport 0,00703 44,26%
Contribution énergie verte 0,0128897 7,81%
Distribution 0,0681764 1,33%
Total 0,1649467 100,00%
Premier point, le prix de la PRODUCTION de l'énergie n'atteint même pas la moitié du prix de vente final.
Ensuite, le TRANSPORT, c'est à dire la gestion et l'entretien du réseau électrique, représente moins de 5%.
Nous en avons terminé avec l'indispensable, qui inclut déjà les plantureux bénéfices des producteurs et des gestionnaires du réseau.
Et on est à 50% de ce que vous payez.
Vient ensuite la contribution énergie verte, qui sert à enrichir les promoteurs de l'éolien et du photovoltaïque, qui parait-il ne pourraient pas être rentables sans cela, alors qu'ils utilisent l'énergie gratuite du vent et du soleil : 7,81 %, près du DOUBLE du prix du transport. Autrement dit, les quelques éoliennes qu'on voit ça et là dans nos campagnes coûtent près du double de l'ensemble du réseau de distribution. Belle performance, en vérité !
Last but not least : la distribution, c'est-à-dire les anciennes intercommunales en partie privatisées, qui relèvent les compteurs et nous envoient les factures : 41,33 % !
Vous avez bien lu : presque autant que la production !!!
C'est comme pour les carburants : on paie surtout des taxes, et des taxes sur les taxes, puisque tout ça – y compris la "contribution", qui est une taxe si je ne m'abuse, et autres "cotisations" – est frappé en plus de 21% de TVA, c'est à dire le maximum permis par l'UE. Comme si l'électricité était un luxe !
Reste tout de même un question lancinante : comment est-il possible que relever les compteurs et établir les factures puisse coûter pratiquement aussi cher que produire l'électricité ?
Lire ci-dessous un élément de la réponse.
Dormez bien, braves gens, ne craignez plus les cambrioleurs, ils vous coûtent nettement moins cher que ceux pour qui vous avez voté.
Et au moins vous pouvez vous assurer contre le cambriolage, alors qu'aucune assurance ne vous couvrira jamais contre la rapacité de vos élus.
JT
Une présidente d'intercommunale démissionne "dégoutée" par ses jetons de présence
BELGIQUE | lundi 31 octobre 2011 à 17h17
Une députée S.pa se dit dégoûtée par les rémunérations au sein des intercommunales
Elke Roex est une députée s.pa du parlement bruxellois. Elle est aussi présidente d'une intercommunale, Sibelgaz, qui gère l'électricité de cinq communes flamandes. Le système de rémunération lui pose un réel problème de conscience. Elle démissionne.
Elke Roex occupe le siège de président du conseil d'administration de Sibelgaz depuis 2007. Aujourd'hui, elle se dit "dégoutée" par la manière dont les choses sont organisées. Le système qu'elle dénonce aujourd'hui ressemble fort à une manière, pour les administrateurs, de s'en mettre plein les poches en faisant un minimum d'efforts.
La socialiste flamande dénonce d'abord l'organisation des réunions du conseil d'administration de Sibelgaz. Trois réunions d'un quart d'heure, au lieu d'une réunion de 45 minutes. Cela permet évidemment de toucher 3 jetons de présences au lieu d'un. Et il valait mieux ne pas poser trop de questions. "Moi je m'étais préparée pour les réunions, mais on ne laisse même pas le temps de poser des questions. Ce n'est pas dans les habitudes. Quand je posais des questions, je passais pour l'embêtante ou pour cellequi ne comprend rien".
Quatre réunions: 16 000 euros
Elke Roex dénonce aussi des journées de travail organisées dans le seul but de faire un bon repas. Elle cite l'exemple d'une réunion à la mer destinée à observer les éoliennes et leur importances dans l'évolution des recherches de nouvelles énergies. Ce jour-là, personne n'a vu la moindre éolienne puisque tout le monde est resté dans un restaurant de la côte.
En fonction depuis 2007, Elke Roex explique pourquoi elle n'a pas démissionné plus tôt. "Dès le début j'ai été mal avec les sommes touchées. Ce n'est pas normal de toucher 16 000 euros pour 4 soirées par an. J'ai d'ailleurs créé une bourse d'étude pour étudiants avec cette somme. J'ai essayé de changer les choses là dedans. Puis à un moment donné ça a été trop et je ne pouvais plus être en accord avec moi-même."
Des machines à mandats
Elke Roex a eu le sentiment que le silence est plus que souhaité dans ce genre de situations. " Les gens ne sont pas envoyés là par les partis pour poser des questions, ils sont là pour avoir des compensations de ne pas être bourgmestre ou échevin. C'est ce genre de politique qu'on ne peut plus mener dans des temps comme aujourd'hui. Des intercommunales ce n'est pas fait pour donner des compensations, ca ne peut plus être des machines à mandats. Ici, on doit gérer l'électricité des gens et c'est très important. On ne peut pas se permettre de continuer comme ça".
La députée s.pa a parlé de ses impressions à certains de ses collègues qui ont répondu assez clairement. "Elke, je n'ai pas été élu bourgmestre. Tu ne vas pas me prendre ce poste là en plus".
merci à mon vieil ami Marcel,
__________
08:19 Ecrit par walloween dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : balgique, argent |
Facebook
25.03.2012
Gouvernements locaux et délivrance de services
La pauvreté prend de nombreuses formes et demande une réponse d'amplitude. Rendre les services accessibles au pauvres est une partie intégrante de l'effort pour atteindre les objectifs mondiaux. Les services de base du gouvernement doivent permettre aux gens d'être des membres actifs de la société. Dès lors, des fondamentaux tels les routes, la santé et l'éducation primaire sont essentiels pour atteindre les buts proposés. Pour les citoyens qui affrontent l'adversité, la provision de protection sociale est particulièrement importante. Les services gouvernementaux dans les champs du développement économique et de la culture, par exemple, sont aussi destinés à être des biens publics qui apportent des bénéfices aux individus et aux sociétés. Des améliorations substantielles dans le fourbissage des services publics sont une des clés qui permettront d'atteindre les objectifs du millénaire. Ils demandent des ressources financières mais ce n'est pas la panacée universelle. La livraison effective dans les situations spécifiques demandent des mises au points spécifiques qui stimulent les efforts des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux. Chacun de ces acteurs ont aussi besoin de mieux mesurer leurs défis et de déterminer des réponses de services viables et appropriés. De plus, une livraison effective demande un gouvernement intègre et une gestion des performances afin que les fonds soient dirigés en urgences vers les besoins les plus criants et que des stimulants soient proposés pour permettre aux fournisseurs de services de faire un usage optimum des ressources disponibles.
Quels sont les acteurs principaux investis dans la délivrance de services publics?
Le gouvernement national n'est pas le seul acteur, le secteur privé, les communautés et la société civile, tous jouent un rôle important dans la formation de la demande, dans le développement des politiques d'état et dans la délivrance de services. Les relations entre ces acteurs changent quand l'état est solide ou affaibli, la démocratie trouve ses racines et les citoyens deviennent plus exigeants. Durant les décades récentes, les gouvernement ont augmenter le partage de responsabilité pour la provision de services avec les pouvoirs locaux, à l'aide d'une variété d'arrangements publics intergouvernementaux et ainsi tendre à améliorer la réponse et la responsabilité de de la qualité de délivrance de services, quand d'autres stimulent la demande pour une meilleure surveillance par la communauté des services locaux de gouvernement. Plusieurs de ces initiatives paraissent prometteuses.
Comment les gouvernements locaux peuvent-ils rendre effective la délivrance de services?
Partout dans le monde, à la fois dans les pays développés et les pays en développement, il a été observé que la délivrance de services décentralisée pouvaient obtenir des gains en rapidité supérieurs que dans les systèmes centralisés. Il est important de noter que les gouvernement détiennent plus d'une option à cet effet. Dans de nombreux pays, les gouvernements responsable pour la délivrance de services, ont créé des bureaux locaux auxquels ont été dévolus plus de ressources et plus de décisions. En principe, un gouvernement bien décentralisé est à même d'augmenter la ressource totale pour le service du public pauvre et peuvent accorder ces ressources sur le plan national en accord avec les besoins locaux là ou ils sont le plus pressant. Bien que les unités décentralisées aient la possibilité d'adopter des pratiques de gestion plus proches des intervenants locaux, ils n'ont pas la possibilité d'atteindre au même degré de réponse et de contrôle vertical comme c'est le cas dans le secteur public ou les services sont délivrés par des gouvernements locaux élus. L'usage de la dévolution est la forme la plus achevée de décentralisation, quand les gouvernements locaux élus ont le pouvoir, soit par la reconnaissance des leurs compétences générales dans certains domaines d'application ou en transférant la responsabilité de services spécifiques. La tendance globale se dirige vers des formes élues de gouvernements locaux qui combinent responsabilité verticale et service public fort directement responsable devant son public. Si le choix de la dévolution est fait, les autorités centrales retiennent une autorité au niveau local en installant et en supervisant les conventions de livraison mais les gouvernements locaux conservent la responsabilité de fournir le service public. les poids des responsabilités du service public et le degré d'autonomie acquis par les gouvernements locaux varient beaucoup de pays à pays. tout le monde reconnaît que si ils sont bien situés, ils ont aussi besoin de plus de pouvoirs pour mener à bien les objectifs du millénaire. Ces gouvernements sont d'abord urbains, bien établis, possèdent une base de moyens de productions qui est le fer de lance de l'effort. Inversement, les petits gouvernements locaux nouveaux et mal aidés doivent se battre afin de mettre en place des fonctions de service ayant un sens.
Pourquoi les gouvernements locaux ne réalisent-ils pas leur potentiel de réalisation de service publics?
Dans certains cas, les gouvernements nationaux rencontrent des difficultés pour développer et implanter une approche de décentralisation des services publics. Le ministère réformiste peut prendre les mesures adéquates afin de guider les initiatives de décentralisation à l'aide de lois et règlements, mais il n'est pas inhabituel pour tel ou tel secteur ministériel de résister ou de rejeter les réformes. Le résultat de ces résistances se concrétisent par des législations conflictuelles et des implémentations inconsistantes entre les secteurs. La continuation des objectifs du millénaire par les gouvernements locaux est faite de contrats sociaux qui permettent aux responsables locaux de s'engager publiquement sur l'agrément des conventions, sur la fourniture d'informations, sur le règlement des réclamations, sur les indicateurs de performance, sur la bonne fin, sur la valeur des services pour l'argent investi et pour l'implantation de réformes décentralisées saines qui contribuent souvent à des bilans de services qui sont souvent loin d'être ce qu'on peut en attendre. Même quand le gouvernement national est consistent dans sa politique et que son aide est significative, l'introduction d'un système de gouvernement local adéquat se voit confrontée à d'autres épreuves délicates. Les officiels élus des gouvernements locaux manquent souvent d'expérience ou ils sont liés à certains groupes de pression qui manquent de répondre à l'intérêt public. L'avantage de la proximité peut être mis à mal par l'absence de mécanismes de mise en œuvre pour impliquer les citoyens et les organisations communautaires de base. Les gouvernements locaux doivent se battre pour imposer leurs problèmes à l'agenda national. Dans beaucoup de pays, les maigres ressources et les capacités produites par les communautés locales sont fort variables. Ces éléments compromettent considérablement l'analyse effectives des enjeux communs. Ils rendent difficile la communication et la promotion des initiatives nationales de programmation politique qui puissent effectivement renforcer le rôle des gouvernements locaux dans leurs rôles de provision de services. La décentralisation n'est pas une route sans obstacles pour l'amélioration des services publics. C'est une conséquence des actions partielles entreprises mais aussi des facteurs complexes qui influencent la qualité et l'accessibilité des services. En dépit de cette réalité, de notables progrès peuvent noir le jour, en particulier quand la demande et l'offre de services se répondent simultanément. Les schémas nationaux ont inclus des incentifs de performance aux gouvernements locaux qui ont mis en place des processus de gouvernement, particulièrement en gestion financière dans l'attente d'un meilleur niveau de service. Une autre méthode plus directe est de centraliser le contrôle de l'amélioration des services sur la base de la vérification des remboursements des coûts. Des efforts locaux contribuant à réévaluer les procédures d'activité pour les services, spécialement celles des permis de construction, qui parfois, peuvent réduire significativement les périodes d'attente et de documentation. Certains gouvernements locaux ont invité les organisations de la société civile à la table de discussion politique et sont parvenus, dans quelques cas, à établir de véritables arrangements de cogestion. Ils ont aussi aidé ou accepté d'autres initiatives pour assurer une meilleure responsabilité locale tels les budgets participatifs et le traçage des dépenses, le suivi et la surveillance ainsi que les rapports citoyens améliorant ainsi la scrutation par le public des opérations locales. Les gouvernements locaux ont travaillé avec les citoyens pour préparer des protocoles qui spécifient la réponse aux attentes des usages et de la communauté en général.
Comment rendre effectif le potentiel des gouvernements locaux à délivrer du service
Si la position des gouvernements locaux est appropriée, ils sont plus à mémé de gagner la confiance publique que les gouvernements nationaux. Leur légitimité vient de leur visibilité, leur accessibilité et leur responsabilité sont des formes importante du capital social. il est crucial que les gouvernements locaux communiquent et partagent leurs réussites avec les autres gouvernements locaux et le gouvernement national. Il n'est pas certain, aujourd'hui que les gouvernement local correspond à l'amélioration des niveaux de services disponibles. Quand les défis et les circonstances changent, il est nécessaire que les gouvernements locaux disposent des pouvoirs qui leur permettent de s'adapter et de continuer à innover même si la qualité de leur réponse au public demeure la même et que les engagements du public ne changent pas. Il est évident que le cadre gouvernemental est important pour prendre soin du dynamisme au niveau local. La motivation national si elle est mal maniée peut aussi compromettre la motivation locale. Les donateurs et les militants doivent garder à l'esprit que la délivrance de services doit être dirigée à la fois du point de vue national et du point de vue local. De plus en plus, les pouvoirs locaux doivent être pourvus de mandats qui reconnaissent leurs diversités et maximalisent les possibilités d'auto-gouvernement. En combinant attentivement les responsabilités et les obligations avec les pouvoirs discrétionnaires locaux ( par exemple par un cadre législatif graduellement plus permissif), qui permettront aux officiels locaux de se montrer plus flexibles et d'apporter de meilleurs réponses. Quand les gouvernements locaux se voient donner la possibilité d'augmenter les taxes locales, au moins sur un mode marginal, cela leur permet non seulement de financer les services locaux mais aussi de promouvoir l'influence de la population par rapport au secteur public. Et aussi leur capacité à juger l'action des dépenses publiques. Il s'agit d'adapter les meilleures compétences des services à un financement adéquat, par une combinaison de transfert intergouvernemental et de pouvoirs fiscaux locaux, pour assurer au public la provision financière la meilleure possible pour tous les services tandis qu'il adhère aux contraintes budgétaires et montrent de la discipline fiscale.
La discussion sur les objectifs mondiaux
Certaines questions doivent être mise en exergue dans la perspective de renforcer le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la délivrance de services à l'usage du public et accélérer ainsi l'agenda des objectifs du millénaire y compris:
1 Dans quelle mesure les gouvernements sont-ils perçus en tant que protagonistes principaux dan la poursuite des objectifs du millénaire?
2 Quel sont les meilleurs résultats obtenus par les pouvoirs publics dans leur service à l'égard des moins favorisés, sont-ils les principaux prestataires?
3 Le choix de la décentralisation convient-il aux acteurs nationaux en comparaison des autres options possibles dans une discussion plus large sur la décentralisation, la déconcentration, les agences opérationnelles distingues, les organisations communautaires ou les contrats avec les entrepreneurs privés. Sous quelles conditions les pistes poursuivies par les objectifs du millénaire sont-elles mises en œuvre par les pouvoirs locaux rejoignent-elles les buts et les perspectives qu'ils se sont proposer et une dévolution plus étendue porte-t-elle ses fruits?
4 Les pouvoirs locaux ont-ils besoin de plus d'auto-gouvernance afin de mieux adresser les problèmes de services et de trouver des réponses plus créatives et plus appropriées. Comment créer un sens meilleur de l'autonomie locale en termes de structures, de financement, de fonctions et d'administration?
5 Il est préférable de voir les pouvoirs locaux se focaliser sur leur rôle de fournisseurs de services et de reconnaître leur caractère démocratique avec une responsabilité sur la manière par laquelle le délivrance de services est entreprise, c'est à dire les objectifs de redistribution et l'usage du pouvoir d'acquisition afin d'atteindre les fins sociales demandées et aussi d'envisager les ambitions et les perspectives réclamées par ceux-ci.
6 Quels sont les mécanismes de responsabilité, particulièrement à l'égard des citoyens,nécessaires pour permettre aux gouvernements locaux de définir la taille de sa provision de services et comment engagent-ils la délivrance de services avec les parties prenantes tiers?
17:22 Ecrit par walloween dans Associations, Développement durable, Economie, Formation, international, Monde, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : délivrance de services, écinomie, développement |
Facebook
20.03.2012
Sympathie pour le diable
Permettez-moi de me présenter, je suis un homme riche aux gouts raffinés, je me promène par ici depuis très longtemps, j'ai volé l'âme et la foi de beaucoup d'hommes, j'étais là quand Jésus eu son moment de doute et de douleur et je me suis arrangé pour que Pilate s'en lave les mains et scelle son destin. Je suis ravi de vous rencontrer et j'espère que vous devinerez mon nom. Ce qui vous taquine, c'est la nature de mon jeu. J'étais à Saint Peterbourg, quand j'ai compris que les temps changeaient. J'ai tué le Tsar et ses ministres tandis qu'Anastasia hurlait en vain. Je commandais un char, je prenais rang parmi les généraux quand la guerre éclair faisait rage et que les corps puaient. Je contemplais, émerveillé, vos rois et vos reines se battre cent ans pour des dieux qu'ils avaient créé. J'ai crié "qui a tué les Kennedy?" Après tout, c'était vous et moi. J'ai posé des pièges aux troubadours avant qu'ils n'arrivent à Bombay. Tous les flics sont des criminels et tous les pécheurs des saints, comme les têtes sont les queues, appelez moi simplement Lucifer. J'ai besoin de discipline alors, si vous me rencontrez, soyez courtois, montrez-moi de la sympathie, soyez chic, montrez moi votre politesse si bien apprise ou je perdrais votre âme. Dis moi, chérie, te souviens tu de mon nom? je te l'ai dis une fois, tu n'as que toi à blamer!
09:58 Ecrit par walloween dans Culture, Lettres, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : dick halligan |
Facebook
04.03.2012
poésies et chansons
03:03 Ecrit par walloween dans Culture, Lettres, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : jose alfredo jimenez |
Facebook
01.03.2012
Le fils du peuple
J'ai cassé les rennes
J'ai perdu la force de ma main gauche et je vais laisser le monde pour vous seul, comme le cheval blanc, j'ai cassé les rennes et qui peut très bien se perdre là ou il va. Et quand ils ont fini par comprendre ton bel amour, mes baisers vont te manquer dans leurs propres bras,vous avez envie de pleurer sans pouvoir verser de larmes alors que vous vouliez me regarder si triste à mes yeux, vous l'aviez voulu une fois. Lorsque vous voulez vous forcer à vous dépasser et tout abandonner, c'est comme si vous apportiez votre âme sur le balcon et vous pouviez également perdre si vous partiez.
Le fils du peuple
C'est mon orgueil être né dans ce pauvre quartier
loin du bruit et de la fausse société.
Je suis heureux d’être un fils du peuple
et je vis parmi des gens sans fausseté.
Mon destin est le mémé, je le veux pour demain
Supportant ma tristesse ou vivant d'une illusion
Je vis heureux avec ma pauvreté
Et si je n'ai pas d'argent, j'ai un grand cœur
Descendant de Cuautemoc et Mexicain par hasard,
malheureux en amour, je suis ivrogne et troubadour.
Mais combien de millionnaires ne voudraient vivre ma vie
pour ainsi chanter la pauvreté sans souffrir.
Voilà mon orgueil, mon pauvre quartier
loin du bruit, je compose mes chansons.
Et le jour ou ce peuple m'échoiera
Ce jour là, je vais pleurer
Jose Alfredo Jimenez

23:58 Ecrit par walloween dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : poésie, chansons, mexique |
Facebook
20.02.2012
Les Noirs de la Confédération
Le 15 février 1862, La Louisiane dissolva toutes ses milices en exécution des nouvelles lois militaires. Parmi ces organisations démembrées figurait une milice unique dans la Confédération, le Premier Régiment de la Garde Indigène. Ce qui le rendait particulier, sa composition, faite d'Afro-Américains. On peut trouver naturel que le seul régiment noir de la Confédération se trouva fondé en Louisiane et plus spécialement à la Nouvelle-Orléans, bruissante de racines françaises, espagnoles et africaines. La cité du Croissant était une métropole cosmopolite, la plus grande du sud d'avant la guerre et possédait en 1860, 168.000 habitants, par comparaison, Charleston, fer de lance du Sud n'en comptait que 40.000. Un groupe distinct qui parlait français, dans une cité diverse s'incarnait dans «les gens de couleur libres» La progéniture d'hommes et de femmes européens de descendance africaine se fit une place dans la société de Louisiane quelque part entre la population blanche et les noirs esclaves d'origine africaine. Leur position héritée trouvait son origine dans les gouvernements maintenus par les Français et les Espagnols sur la Louisiane, qui montraient plus de tolérance pour les métis. En réalité, beaucoup de ces «gens de couleur» étaient propriétaires et possédaient même des esclaves, ils travaillaient à des artisanats spécialisés et a des occupations professionnelles qui embrassaient tous les pièges d'une société respectable. Malgré leur efforts pour gagner le droit de cité comme troisième caste, les «gens de couleur libres» trouvaient beaucoup de blancs hostiles à leur discrètes sinon évidentes hérédités. Si leur position, à bien des égards se trouvait meilleure que celle de la plupart des noirs du sud, ils n'en étaient pas moins, en rien ,égaux aux blancs de la Louisiane. La Garde Indigène encourut l'inimitié raciale durant sa courte existence, en dépit d'une longue tradition de service militaire noir en Louisiane. Des hommes d'origine africaine avaient combattu pour la Louisiane depuis 1727 lorsqu’ils se joignirent aux Français pour battre les indiens Choctaw; ils se battirent pour les espagnols durant leur gouvernement sur la Louisiane, aidant à capturer les forts de Natchez et de Baton-Rouge en 1779. quand les États-Unis prirent le contrôle de la Louisiane en 1803, les «libres gens de couleur» offrirent simplement leur allégeance au nouveau pouvoir, il aidèrent à réprimer la révolte des esclaves en 1811 et plus notablement, sous Andrew Jackson, ils se battirent à la Nouvelle-Orléans à la fin de la guerre de 1812. Sinon, quand les noirs libres de la Nouvelle-Orléans organisèrent le Premier Régiment Indigène au début de la guerre civile, ils ne manquèrent pas de rencontrer des résistances. Bien que le Gouverneur Thomas D. Moore déclara l'unité bonne pour le service le 2 mai 1861 et nomma un colonel blanc, Henry D. Ogden, pour commander les 33 officiers noirs et les 733 hommes enrôlés, l'état refusa de leur fournir des armes et de les équiper. L'unité subsista, parce que beaucoup de Gardes Indigènes refusèrent d'accepter l'augure et s'équipèrent à leurs frais. La question évidente: pourquoi ces officiers et ces hommes voulaient-ils se battre pour la Confédération, alors qu'il existait tant d'hostilité contre eux à l'exception d'une mince venue de journaux applaudissant à leur patriotisme, le Général Benjamin Butler,vainqueur de la place pour l'Union après la capture de la Cité du Croissant en avril 1862, la posa. Les anciens membres de la Garde Indigène lui dirent qu'ils avaient organisé l'unité parce qu'ils voulaient tempérer toute suspicion de déloyauté noire pendant l'hystérie guerrière de 1861. En d'autres mots, ils cherchaient à protéger leurs propriétés et leur position sociale relativement privilégiée dans la hiérarchie raciale louisianaise, en montrant leur patriotisme, réellement ressenti ou non. En dépit de ces gestes de loyauté, les blancs restaient indifférents ou hostiles au Premier Régiment de la Garde Indigène. Il fut permis à l'unité de participer à plusieurs grandes parades militaires de la milice urbaine. Le gouvernement de l'état refusa de les armer et de les équiper pendant toute l'année 1861. Le temps passa et les membres de la Première Garde Indigène réalisa qu'elle n'était rien de plus qu'un instrument de propagande qu'on ne mettait en avant que elle servait l'état mais que jamais, on ne lui donnait de responsabilités ayant un sens. Le coup de tocsin de l'unité se matérialisa par les nouvelles lois sur la milice de 1862, qui limitait le service aux hommes blancs. L'unité sera dissoute formellement un mois plus tard, mais réinstallée le 24 mars 1862 lors que les forces de l'Union menaçait la Nouvelle-Orléans. Bien qu'ayant à faire face à l'invasion, les chefs de la Confédération n'assignèrent jamais un rôle substantiel à la Garde Indigène. On leur donna des vieux mousquets et l'ordre fut de garder l'est du quartier français. Quand les forces confédérées abandonnèrent la Nouvelle-Orléans fin avril 1862, la Garde Indigène fut laissée derrière et elle se débanda pour de bon. Le Premier Régiment de la Garde Indigène devint bientôt un épisode oublié de l'histoire de la Guerre Civile. Son nom sera repris par un régiment de l'Union constitué de gens de couleur libres, avec quelques uns des mêmes hommes dans ses rangs qui avaient essayé de servir la Confédération. Un des premiers héros militaires noirs de la cause de l'Union, André Cailloux, fut tué à la bataille de Port Hudson en mai 1863, avait été officier dans l'unité de la Confédération du début. Manifestement, certains gens de couleur étaient préparer à défendre leur position sociale en combattant pour qui que ce fut qui détienne le pouvoir à la Nouvelle-Orléans. Après une longue obscurité, dans les années récentes, l'unité a trouvé une notoriété grâce aux partisans sudistes ayant souligné l'évidence que que des dizaines et même des centaines de milliers d'Afro-Américains se soient battus pour la Confédération, assertion que les spécialistes de la guerre civile, y compris l'auteur,rejettent fermement. Alors que quelques évidences anecdotiques suggèrent la présence de soldats noirs dans les rangs du Sud, Armer des Afro-Américains se trouvait à l'encontre de la politique confédérée, jusqu'à la défaite finale et, à l'exception du Premier Régiment Indigène de Louisiane, il n'existe aucune preuve d'autres unités confédérées noires. La Garde Indigène elle-même est la meilleure preuve qu'elle ne fut jamais vraiment acceptée et qu'elle fut rapidement démantelée face à l'idéologie suprématiste blanche fondamentale à la Confédération. En réalité le Premier Régiment de la Garde Indigène de Louisiane vint à l'existence pour des raisons liées à la complexité de la hiérarchie raciale dans certaines régions du Sud de l'avant-guerre qui créa des poches d'Afro-Américains relativement privilégiés qui comprirent clairement la vulnérabilité de leur position et firent ce qu'ils purent afin de la protéger. source

19:13 Ecrit par walloween dans Histoire, international, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : union, confédération, noirs |
Facebook
17.02.2012
Reddition sans conditions
A Douvres, dans le nord ouest du Tennessee sur les rives de la rivière Cumberland, trois généraux confédérés se réunissent en conseil de guerre. Leur travail en cette aube du 16 février 1862, grave moment ou se décide le destin de Fort Donelson défendu par 13.000 confédérés qui le défendent depuis quatre jours froids et sanglants. Le courage commençait à manquer, en dépit d'une tentative de sortie menée par le Général John B. Floyd, Commandant incompétent mais politiquement correct qui rend son commandement à son compagnon, le Général Gideon Pillow et part vers le sud. Pillow panique à son tour et se démit devant Simon Bolivar Buckner qui lui, espère négocier les termes de sa reddition dans des conditions raisonnables avec son opposant Ulysses S. Grant, Général de l'Union. Une reddition négociée n'était pas impossible, Buckner et Grant étaient des amis proches avant la guerre et il avait aidé Grant dans son combat particulièrement difficile contre son alcoolisme dans les années 1850. Mais cela comptait peu à l'époque, Buckner reçu un ultimatum de Grant fait pour désespérer et humilier l'Armée Confédérée si il était signer, «aucun termes excepté ceux de réédition inconditionnelle ne peuvent être accepter. Je propose d'occuper immédiatement vos ouvrages.» Privé de ses deux officiers supérieurs qui avaient abandonné la place, Buckner sentit qu'il n'avait d'autre choix que d'accepter. Une chef de Cavalerie Confédéré inconnu, Nathan Bedford Forrest, qui grommela plus tard,« je ne suis pas venu ici pour rendre mon commandement.» s'échappa et devint un des commandants les plus craints des deux cotés de la guerre. Mais, ce matin là, c'est Grant qui choque tout le monde par ses termes rudes et sans compromis. Plus tard dans la journée, Buckner et Grant se rencontrèrent à l’hôtel de Douvres pour planifier les détails de ce qui sera, à ce point, la plus grande reddition militaire de l'histoire américaine. Plus de 12.000 Confédérés eurent à déposer leurs armes sur les rives du Cumberland et aborder des vaisseaux qui les menèrent dans les prisons du nord. Avec la fin de la bataille de Fort Donelson, les villes de Clarksville et Nashville, Tennessee, furent ouvertes à l'invasion et à la capture, c'est, selon toute estimation, un des grands tournants de la Guerre Civile Américaine. Cette bataille est une histoire de géographie autant que celle de la sottise militaire et de la couardise. Après l'invasion du Kentucky, début septembre 1861, par les troupes confédérées, une longue ligne très mince s'étendant au travers du sud du Kentucky du Mississippi à la faille du Cumberland, pour protéger le Tennessee d'une invasion certaine de l’Union. Si les stratèges des deux camps pensaient généralement que c'est par là que l'Union pénétrerait dans l'est du Tennessee – ou des civils unionistes attendaient fébrilement leur délivrance du contrôle de la Confédération. Le Général Unioniste Henry Halleck et le Général Confédéré Albert Sidney Johnston comprirent que la géographie rendait une invasion de l'ouest du centre du Tennessee plus adéquate, l'Est, pays de hautes montagnes pouvant se révéler un piège mortel pour les envahisseurs. Mais si cela se passait dans l'ouest, où et comment exactement? Johnston s'imagina que les troupes de l'Union ferait tête vers Bowling Green, Kentucky, ou le chemin de fer de Louisville et Nashville passe vers la capitale du Tennessee. Mais Halleck et Grant décidèrent qu'un chemin d'invasion plus approprié passerait par les rivières jumelles, la rivière Tennessee qui traverse le Tennessee de l'ouest vers l'Alabama du nord et la Cumberland qui mène tout droit à Nashville. Fort Donelson était la clé qui ouvrait les deux cours. La campagne fut une opération amphibie assez compliquée et nécessita trois garnisons pour couvrir les deux rivières. La plupart des combats se passèrent sur une étroite bande de terre le long de la frontière entre le Kentucky et le Tennessee, ou les rivières parallèles Cumberland et Tennessee ne sont séparées que par 8 kilomètres. Le périmètre était truffé de défenses confédérées, collées à la rivière Tennessee à l'ouest se trouvait Fort Heiman du coté Kentucky et Fort Henry dans le Tennessee. Le 6 février l'officier de marine de l'Union Andrew Foote avec des canonnières en bois et de l'infanterie sous Grant et le Général Charles F. Smith capturent Fort Heiman et persuadent le Brigadier Général Confédéré Lloyd Tilghman à rendre Fort Henry, qui grâce aux pluies diluviennes et à sa situation basse, était presque sous eau. La rivière Tennessee se trouvait ouverte à l'invasion aussi loin que l'Alabama. Mais le prix le plus cher à payer se trouvait sur la Cumberland et ses affluents, très loin, dans le cœur du Tennessee gardé par le bien plus formidable Fort Donelson. De larges glacis et des canons de ligne garnissaient ses épais remparts assis sur un méandre de la rivière. Grant décida d'attaquer le fort par terre mais la piste de 8 kilomètres qui menait de Fort Henry à Fort Donelson démontra qu'elle était bien plus hasardeuse qu'il ne l'avait imaginé. Ses hommes subirent des attaques de cavalerie harassantes sous Forrest tout au long de la marche. Mais la météo qui tourna d'humide et douce à froide et glacée alors que sept centimètres de neige s'abattaient, prit les Yankees, pourtant habitués à l'hiver, par surprise. Pour ajouter aux difficultés, l’assaut naval de Fort Donelson fut facilement repousser. L'infanterie de Grant encercla la partie émergée de Fort Donelson, menaçant de piéger la garnison confédérée. Pour un bref moment, au matin du 15 février, les Confédérés brisèrent l'encerclement, sur une route de fuite en direction de sud-est vers Nashville disponible entre les forces de Grant et la Cumberland. Inexplicablement, sans doute du fait de mauvaises informations sur la position de l'ennemi, le Général Floyd inversa sa trajectoire en pleine échappée et regagna les tranchées encerclées. Plus tard, ce soir là, Floyd se rencontra avec Pillow et Buckner afin de planifier la reddition du fort. Le résultat était prévisible et fut catastrophique pour la Confédération sur le théâtre occidental. Quand la nouvelle de la chute de Fort Donelson arriva à Clarksville et à Nashville, de nombreux habitants paniquèrent et s'enfuirent. Le Fort Defiance de Clarksville leva le drapeau blanc seulement trois jours après la défaite de Fort Donelson, pavant le chemin qui mènera à la capture de Nashville une semaine plus tard. Après la prise de Nashville, Grant continua sa poussée tenace au long de la rivière Tennessee vers l'ouest de l'état, avec, pour objectif le pont de chemin de fer de Corinth dans le Mississippi. Plus loin encore dans l'ouest, les canonnières fédérales poussèrent vers le Mississippi et capturèrent Memphis en juin. En dépit des contre-attaques de Forrest, le centre et l'ouest du Tennessee restera entre les mains de l'Union jusque la fin de la guerre. La route d'invasion vers le sud profond était ouverte pour de bon. Les historiens ont souvent argumenté sur les points de retournement de la Guerre Civile. Des batailles plus importantes et plus fameuses, Gettysburg, Antietam et Chattanooga méritent de droit leurs réputations de inflexions décisives dans ce grand conflit stratégique. Mais aucune bataille, à un stade plus précoce de la guerre n'a eut des conséquences aussi durables que celle de Fort Donelson. En établissant la réputation d'audace de Grant sur le théâtre occidental qui permit la capture de la première capitale d'un état Confédéré, en démontrant l'efficacité de la Marine de l'Union au sud de ce vaste réseau hydrographique, en éliminant l'armée Confédérée du champ de bataille, c'est à dirent 12.000 qui ne seront pas disponibles pour la baille de Shiloh, deux mois plus tard, la bataille de Fort Donelson s'est montrée l'engagement militaire le plus décisif stratégiquement au cours de la première moitié de la guerre

21:02 Ecrit par walloween dans Histoire, international, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : guerre, sécession |
Facebook
15.02.2012
L'Acte d'Honneur d'un immigrant Mexicain
tempérament joyeux avec un style unique qui requérait de chaque membre du Congrès une travail diligent et énergique pour la bonne cause dans laquelle ils étaient embarqués. Les contemporains, les journalistes et les historiens, tous, en fait lui décernait le titre honorifique de “Don Estevan,” sans doute pour souligner le rôle influent d'Ochoa dans l'élite de l'Arizona, sans cesse grandissante, dominée par les anglo-saxons. Ochoa était né à Chihuahua en 1831, ou sa famille possédait de nombreuses terres et dont les armoiries remontaient à Colomb. Il aurait pu agir en profiteur de guerre et faire de beaux bénéfices an répondant aux demandes de Confédérés pour des trains de convois. Les Texans occupant sa ville, Ochoa avait fait son choix. L'historien Frank Underwood narre l'instant dramatique vu par le capitaine rebelle. «Monsieur Ochoa, vous réalisez que l'union n'existe plus, j'espère, dès lors, que vous céderez aux instances de la Confédération qu'elle ne confisque vos propriétés et ne vous expulse de la ville.» Poliment et sans faiblesse, Don Estevan répondit:«Capitaine Hunter, il est hors de question, pour moi, de prêter allégeance à quelque parti que ce soit qui fut hostile à l'Union, celle à elle que je dois ma joie et ma prospérité. Quand, voulez-vous, Monsieur, que je parte?» On lui permit d'emmener son cheval favori, 20 cartouches et du ravitaillement et il s'en alla, seul pour traverser le pays apache. A la vérité, La Troisième Armée eut plus de difficulté an Arizona que les restes de l'Union et de la force occupante des Confédérés: Les Apaches. Leur menace inquiéta le gouverneur auto-appointé du territoire confédéré de l'Arizona; le Lieutenant-colonel texan John Baylor et il déploya son armée dans le sud ouest. Au printemps de 1862, Baylor franchi un pas de plus dans la barbarie à l'encontre des indiens en écrivant au commandant de la place de Tucson: « Le Congrès des États Confédérés vient de voter une loi permettant l'extermination de tous les indiens hostiles. Tous les moyens amenant les Apaches de n'importe quelle tribu a résipiscence seront employés, quand ils seront réunis, tuez les adultes et vendez les enfants pour défrayer les dépenses des massacres» Cette déclaration lui coûta son poste de gouverneur mais il resta membre du Congrès. Les Confédérés demeurèrent autour de Tucson for peu de temps. En été 1862, Les forces de l'Union de Californie les obligèrent à fuit Tucson. Mowry fut arrêté comme «sympathisant unioniste, espion et traître» et emprisonné brièvement à Yuma. Un déserteur confédéré, Jack Swilling, émigrera vers le nord et fondera Phœnix. Certains proclamèrent qu'Ochoa entrevoyait le destin de l’État, par son départ, « Dès aujourd'hui, je vivrai pour vous voir partie d'ici dans de plus mauvaises conditions que vous me faites»; En effet, il revint dans le vieux pueblo et rétablit ses diverses activités. Finalement, Abraham Lincoln reconnu la légitimité de l'autonomie de l'Arizona le 24 février 1863. Ornée de gages d'oiseaux en bambou, de faisans et de paons, l'hacienda d'Ochoa à Tucson, devint, après la guerre civile, la point de ralliement des familles les plus importantes de Tucson, des visiteurs et des desseins progressistes. Réputé pour la douceur de ses manières, pour sa générosité et sa courtoisie, il aimait à se rouler des cigarettes dans un cornet de mais. Plus tard dans la vie, il se maria et couvrit sa jeune épouse des meilleurs lins et soies, des vêtements les plus élégants que le commerce urbain mexicain pouvait offrir. En 1875, en tant que Maire de Tucson, premier et seul mexicain à l’être, Président du comité scolaire, il combattit une législature territoriale récalcitrante et une évêque catholique dominateur en levant tout seul des fonds, en offrant des terres afin d'y établir la principale école public de Tucson.(Trois ans plus tôt, comme Président du comité pour l'éducation publique, il construisit le premier système d'éducation durable à Tucson après l'échec des premiers essais.). Au printemps de 1876, le Citoyen d'Arizona déclarait: «Ochoa agit constamment pour le bien du public,» et concluait« il est l'ami véritable et utile du pauvre méritant, de l'opprimé et d'un bon gouvernement.» En 1877, Ochoa plaça littéralement la dernière tuile de la pergola de la façade de l'école terminée. Et le journal de commenter «Le zèle et l'énergie que Monsieur Ochoa à porter à l'éducation publique doit lui donner une place importante au rôle d'honneur pour lui permettre d’être plus près encore de ses concitoyens, il a tellement fait pour préparer la jeunesse au combat de la vie.» Le chroniqueur militaire John Bourke, qui servit dans les campagnes des guerres Apache avec le Général George Crook, décrivait Ochoa comme “un des homme les plus aimables et les plus courageux de tout le sud ouest et citait aussi un compagnon pionnier: «c'était l'homme typique de la frontière, entier, agressif, fertile en ressource, se moquant du danger, rarement arrêté par un obstacle, en bref possédant justement ces qualités essentielles à la fondation d'un nouvel état.» Mais c'est la défense de l'Union à Tucson qui restera son plus grand héritage. Cinquante ans plus tard, avec un état en voie d’institutionnalisation, le Quotidien d'Arizona rappelle à ses lecteurs que le pionnier mexicain fut le seul à soutenir l'Union.
13:44 Ecrit par walloween dans Histoire, international, Politique, Société - People | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : amérique, mexique, union, confédération |
Facebook
09.02.2012
Le Cinquième cavalier de l'apocalypse
Le déclin des populations est un éléphant dans notre salon. C'est une question d'arithmétique. Nous savons que la vie sociale de la plupart des pays développés se décomposera en moins de deux générations. Deux tiers des italiens et trois quart des japonais seront vieux et dépendants en 2050. Si le taux présent de fertilité persiste le nombre d'allemands chutera de 98% dans les deux siècles prochains Aucun système et pension ni de santé publique ne peut supporter une telle pyramide inversée. Le problème n'est pas limité aux nations industrielles. Le taux de fertilité tombe à un rythme encore plus rapide dans le monde musulman à une vitesse inconnue jusqu'ici. La population mondiale diminuera de 20% d'ici à la fin du siècle prochain. Le monde fait face à un danger pire que les scénarios verts les plus pessimistes. Les environnementaliste européens qui voudraient voir se réduire la population européenne afin de réduire les émissions de carbone passeront leurs années de déclin dans la misère comme il n'y aura plus assez d'européens pour payer pour leurs pensions et leurs soins de santé. Pour la première fois dans l'histoire mondiale les naissance en Europe sont bien en dessous du taux de remplacement et un nombre significatif de communautés ont atteint le point de non retour.
Mais la société islamique est encore plus fragile. Le taux de natalité chute à une vitesse inconnue jusqu'ici qui converge vers les taux européens. L'iranienne moyenne de 30 ans qui vient d'une famille de six enfants mais elle ne portera qu'un ou deux enfants dans sa vie. La Turquie et l'Algérie sont juste derrière et la plupart des pays musulmans sont en train de les rejoindre. vers le milieu de ce siècle, la ceinture des pays méditerranéens du Maroc à l'Iran deviendront aussi gris que l'Europe dépeuplée. Le monde islamique aura le même nombre de vieux dépendants que les pays industrialisés avec seulement un dixième de leur productivité. Le mécanisme d'une bombe à retardement qui ne peut être neutralisée fonctionne dans le monde musulman. La dépression démographique imminente rend l'Islam radical plus dangereux et non pas moins. Les musulmans radicaux qui peuvent déjà goûter la ruine de leur culture pensent qu'ils n'ont rien à perdre. La science politique est perdue face au déclin démographique et à ses conséquences. Le gaspillage des nations est une équation impossible pour la théorie politique moderne, qui est basée sur le principe de l'intérêt personnel rationnel. Aux confins de l'apocalypse les beaux modèles de la géopolitique ne fonctionnent plus. Nous "ne négocions pas avec les terroristes" Mais un voleur de banque qui tient des otages est une sorte de terroriste et la police négocie avec de tels mécréants. Et si l'un d'eux sait qu'il va mourir d'une maladie incurable dans quelques semaines, alors, la négociation change. La vérité simple et universelle, c'est qu'un homme ou une nation aux portes de la mort ne possède pas un "intérêt personnel rationnel". La théorie géopolitique conventionnelle, dominée par les facteurs matériels tels le territoire, les ressources naturelles et la commande de la technique ne s'adresse pas aux gens qui agissent sous une menace existentielle. Les modèles géopolitiques ne peuvent identifier le monde réel dans lequel nous vivons, ou la question cruciale est la volonté ou son absence des habitants un territoire donné d'amener une nouvelle génération au monde. Le déclin des populations, question décisive du vingt et unième siècle, causera des soulèvements violents dans l'ordre mondial. Les pays comme l'Iran qui connaissent une forte baisse de fertilité, répondront par l'agression. Des nations confrontées à leur propre mortalité choisiront peut-être un dernier baroud pour la gloire. Des conflits se propageront au delà de tout espoir rationnel d'y mettre en œuvre des solutions stratégiques jusque qu'à ce que tous ceux souhaitent se battre à mort aient disparus. L'analyse des intérêts nationaux ne peut expliquer pourquoi certains pays choisissent de partir en guerre sans espoir de vaincre et pourquoi d'autres ne se battent pas, même pour défendre leurs intérêts vitaux. Cela n'explique pas la raison du fait historique pour laquelle des collectivités se battent plus dur, acceptent plus de sacrifices de sang et d'or, quand tout espoir de victoire est passé. Pas plus qu'elle n'explique les causes de dépression démographique ni de ses conséquences, les deux guerres ont-elles détruit les aspirations des perdants et ont-elles produit comme résultat l'apathie et la mort démographique. Pourquoi les individus, les groupes et les nations agissent-ils de manière irrationnel, souvent au risque de l'auto-destruction? Une partie du problème réside dans la définition de la rationalité. Normalement on parlera de comportement irrationnel un homme d'age moyen qui revendrait son assurance vie pour en dépenser l'argent aussi vite que possible. Mais si cette personne est en phase terminale et n'a pas d'héritiers, on pense qu'il est raisonnable qu'elle dépense tout en vitesse. Et si nous savons que nous allons mourir de la rage, qui nous empêchera de mordre les gens que nous n'aimons pas. Les nations parfois souffrent d'équivalents de maladie terminale. Ce qui paraît suicidaire à des belges peut paraître naturel à des groupements anthropologiques confrontés à une mortalité imminente. L'auto immolation de gens en danger est hélas trop commune. Des cultures de l'age de la pierre se désintègrent souvent au contact du monde extérieur. Leur culture se rompt et les suicides explosent, phénomène connu chez les peuples indigènes, en particulier chez les hommes d'une même communauté qui se suicident à un taux alarmant. On parle de contagion de suicides ou de mort par cloisonnement. Un rapport de la fondation canadienne pour la santé des peuples aborigènes souligne: «Le taux global de suicides chez les communautés des nations premières est deux fois plus élevé que la moyenne canadienne, le taux chez les Inuits en encore plus grand, de 6 à 11 fois la moyenne. Le suicide est épidémique chez les tribus amazoniennes. Le Télégraphe de Londres rapporte le 19 novembre 2000: «La plus importante des tribus d'Amazonie, Guarani, forte de 27.000 membres, est dévastée par une vague de suicides parmi ses enfants, déclenchée par leur entrée en contact avec le monde moderne. Jadis, inconnus parmi les tribus de l'Amazone, le suicide ravage les Guaranis, qui vivent au sud ouest du Brésil, région qui, aujourd'hui détient le record d'un des plus haut taux de suicide du monde entier. Plus de 280 Guarani se sont tués ces dix dernières années, y compris 26 enfants en dessous de l'age de 14 ans qui se sont empoisonnés ou pendus. L'alcoolisme s'est largement répandu comme le désir de posséder des radios, des télévisions et des pantalons de fantaisie, focalisant l'attention sur leur pauvreté. Les structures communautaires et familiales se sont décomposées et les rites sacrés ne se pratiquent plus. Sur plus des 6.000 langages parlés sur terre, deux disparaissent chaque semaine et la plupart des estimations font voir que la moitié d'entre eux seront éteint à la fin de ce siècle. Un rapport des Nations-Unies clame que les 9/10 des langues parlées auront disparus dans les siècles prochains. Beaucoup de ces langues sont parlées par très peu de locuteurs. Mille langages distincts sont, sans doute, parlés en Papouasie Nouvelle Guinée, beaucoup par des tribus de seulement quelques centaines de membres. Plusieurs sont en train de disparaître dans la foret pluviale amazonienne, les montagnes andines et dans la taïga sibérienne. 18 langues n'ont plus qu'un seul locuteur, Il est pénible d'imaginer le regard qu'ils jettent sur le monde. Ils sont les orphelins de l'éternité, à la mémoire nettoyée, avec une existence réduite aux exigences du moment. Ces restes mourants des sociétés primitives sont-ils si différents du reste d'entre nous? La mortalité harcèle la plupart des peuples du monde, pas cette année ni la prochaine mais à l'horizon identifié de la compréhension humaine. Une bonne partie du monde semble avoir perdu le goût de vivre. La fécondité est tombée en quenouille,k à un tel point, dans le monde industrialisé, que des langues comme l'ukrainien et l'estonien seront en danger dans le laps d'un siècle et l'allemand, le japonais et l'italien dans deux. La répudiation de la vie chez les pays avancés qui vivent dans la paix et la prospérité , n'a pas de précédent historique, excepté, peut-être à l'époque de l'anomie de la Grèce à l'époque du déclin post-alexandrien et de Rome au premier siècle de l'ère courante. Rome fit chuté la Grèce et les barbares Rome. Dans le passé, les nations qui prévoyèrent leur propre chute furent les victimes des quatre cavaliers de l'apocalypse: la guerre, la peste, la famine et la mort. Le point de monte pour le vieux quatuor, aujourd'hui, dans un monde plus civilisé, est celui du cinquième, la perte de la foi. Les cultures d'aujourd'hui ne meurent plus par l'épée de leurs ennemis mais d'apathie. Le kamikaze suicidaire arabe est le cousin spirituel de l'aborigène déchu de la foret pluviale amazonienne. L'apathie européenne est le revers de la médaille de l'extrémisme islamique. A la fois les européens apathiques et les musulmans radicaux ont perdu leur relation au passé et leur confiance dans l'avenir. Il reste peu de lumière entre la résignation européenne et l'extinction culturelle à l'horizon de deux siècles, et l'accélération islamique, «Vous aimez la vie et nous aimons la mort.» Ce qui introduit la seconde loi : Quand les nations du monde voient leur décadence non comme une perspective indéfinie à l'horizon mais comme une réalité prévisible à venir, elles périssent ou se désespèrent tel le patient en phase terminal qui va toucher l'argent de son assurance, une culture qui anticipe sa propre extinction adopte une logique différente de la science politique conventionnelle. La théorie des jeux a tenté de faire de la stratégie politique une discipline quantitative. Les joueurs avec des intérêts à long terme pensent différemment que ceux avec des intérêts à court terme. Un escroc qui ne s'attend pas à rencontrer à nouveau sa victime prendra tout ce qu'il peu et s'en ira en courant, un marchand qui veut voir ses clients revenir, agira honnêtement pour une question de bénéfice personnel. Dans le même ordre d'idée, les nations apprennent qu'il est dans leur intérêt d'agir de manière responsable au monde, pour des avantages à long terme et les avantages d'un comportement approprié surpassent les profits passés de la prédation. Mais que se passe-t-il, si quelques joueurs ne dispose d'aucune perspective temporelle, si dans une guerre existentielle, ils s'attendent à ne plus être là à la n-ixième itération du jeu. Des communautés entières se trouvent ainsi face à une extinction probable et qu'aucune solution pacifique ne leur paraît possible? Des situations similaires apparaissent fréquemment dans l'histoire mais jamais autant qu'aujourd'hui alors qu'un grand nombre de cultures ne survivront pas aux deux siècles prochains. Un peuple qui fait face à l'extinction culturelle pourrait très bien choisir la guerre si elle offre la moindre chance de survie. C'est ainsi que les radicaux islamistes interprètent le prédicat de la société traditionnelle musulmane face à la modernité. Les islamistes craignent que si ils connaissent l'échec, leur religion et leur culture disparaîtra dans le maelström du monde moderne. Beaucoup d'entre aux préfèrent mourir en combattant. Paradoxalement, il est possible que des guerres d’annihilation soit le produit de choix rationnels et l'éventail des choix doit toujours supposer que celui qui choisit continuera à exister. Le critère existentiel fausse le calcul ordinaire de l'échec et du succès. Si un groupe pense que la paix implique sa disparition, il n'a aucune raison de la vouloir. C'est ainsi que les radicaux islamistes du Hamas voient l'avenir de la société musulmane. Un état juif prospère et efficace à coté d'un état palestinien pauvre et peu fonctionnel peut signifier la fin de l'autorité morale de l'Islam et de nombreux palestiniens préféreront mourir que d'envisager une telle alternative. Plutôt que de consigner leurs enfants au milieu occidental de la liberté personnelle et de la licence sexuelle, les musulmans radicaux se battront jusque la mort. Pourquoi, les musulmans, les européens et les japonais vivent-ils sous une menace de mort sociétal? Pourquoi les populations implosent-elles dans le monde moderne? Les démographes ont identifié plusieurs facteurs associés avec le déclin des populations, l'urbanisation, l'éducation et l'alphabétisation, la modernisation des sociétés traditionnelles. Les enfants, dans la société traditionnelle, possédaient une valeur économique comme travailleur agricole et apportant des soins à leurs vieux parents; l'urbanisation et les
systèmes de pension ont fait des enfants des coûts plutôt que des revenus et l'alphabétisation des femmes est une bonne indication du déclin des populations. Les femmes du Mali et du Niger, pour la plupart, pauvres et analphabètes porteront huit enfants durant leur existence. Les femmes blanches, riches et éduquées en porteront un ou deux. Mais qu'est-ce qui définit si c'est un enfant ou deux? Les enfants recèlent aussi une valeur spirituelle. C'est la raison pour laquelle le degré de foi religieuse explique significativement la grande variation des taux de croissance des populations. Les taux de fécondité le plus bas se rencontrent dans les pays de l'Europe de l'Est ou l'athéisme est resté l'idéologie officielle pour des générations et les plus hauts dans les contrées avec un haut degré de foi religieuse, c'est à dire les États-Unis et Israël. Les démographes identifient la religion comme un facteur crucial de la différences entre les populations dans les pays., Quand la foi s'en va, la fertilité s'évanouit aussi. La spirale mortelle du taux des naissances dans la plus grande partie du monde industrialisé a forcé les chercheurs à penser en termes de foi. De douzaines de nouvelles études mettent le parallèle entre croyance religieuse et fécondité. Pourquoi certaines religions semblent-elles offrir une meilleur protection contre les effets stérilisants de la modernité que d'autres? Le déclin démographique le plus rapide jamais enregistré a lieu, aujourd'hui dans les pays musulmans, l'hiver démographique descend rapidement sur un cinquième du monde ou pourtant la religion apparaît dominante. Plus intrigant encore, pourquoi le christianisme semble-t-il inoculer les gens contre le déclin démographique (en Amérique) mais pas les autres comme en Europe? Ce que nous pensions être le rocher indestructible de la foi s'est évanouit sous la lumière chaude de la modernité. Ailleurs, la foi s'est enrichie de la modernité. Apparemment certains types de foi vont survivre dans le monde moderne et d'autres échouer Les analystes et les politiciens sont mal équipés pour comprendre ces circonstances nouvelles et dérangeantes et leurs implications structurelles en économie et en stratégie politique. Pour faire sens, nous devons faire mieux que la science politique universitaire qui range la foi au rayon des structures de croyances comme une structure parmi d'autres dans sa collection de spécimens. Notre science politique n'a pas les moyens pour faire sens de la crise globale dont la cause ultime est spirituelle. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Des débuts du christianisme au aux lumières du dix-septième siècle. L'ouest voyait la politique au travers de la lentille de la foi. Le traité de Saint Augustin, au cinquième siècle, La Cité de Dieu s'envisageait dans l'état de la société civile sous-jacente et comprit cette société civile comme une congrégation, un corps uni par un amour commun, en opposition à l’État de Cicéron construit sur l’intérêt personnel. Comme si, le traité du cinquième siècle de Saint Augustin décrivait les choix qu'impliquent les remises en questions provoquées par la stase démographique. Les transformations historiques de la pensée politique depuis Machiavel à Hobbes à Montesquieu étapes de la l'avènement de la pensée rationaliste finissent par se focaliser, sans autre perspective, sur la destinée matérielle de l'homme. Le combat pour la vie fait des vainqueurs et des vaincus, ceux-ci sont forcés de de mander la protection des vainqueurs. Cet anthropologie tronquée qui inscrit l'homme dans un combat incessant pour la richesse, la puissance et la gloire. Hobbes lui, la réduit au combat de l'individu pour sa survie, il détermine que, dans l'état de nature, certains individus et certains groupes possèdent assez d'empire et d'imagination pour triompher des difficultés de l'existence et d'autres ; ceux-ci, seront donc forcés d'abdiquer de leur souveraineté afin de demander leur protection. Si vous rajouter le climat, le terrain et les différences de ressources à la recette, la contemplation de l'homme atomisé et entièrement déterminé par son destin matériel s'exprime simplement par le vocable «géopolitique».

18:25 Ecrit par walloween dans Histoire, international, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : démographie, population |
Facebook
06.01.2012
Les idées de l'Inde dans le monde gréco-romain
Il est courant de parler des idéologies des civilisations, mais existent-elles ? Par exemple, les doshas de l'Âyurveda sont une classification trinitaire basée sur le système cognitif védique. Platon introduit un système similaire : les trois humeurs, dans la médecine grecque ou la respiration tient un rôle central(pneuma en grec). Mais la place centrale de la respiration (prana en sanskrit) est déjà représentée dans la pensée védique ancienne. Donc, admettons avec Filliozat (1970) que Platon ait emprunté les notions de vent, de glaire et de bile de la théorie primitive tridosha et que cette transmission s'est opérée par l'empire perse ? D'autre proclament que les similarités entre les systèmes médicaux grecs et indiens doivent être le résultat d'un héritage indo-européen partagé et ce qui peut apparaître indien est en fait indo-européens. La démonstration de Dumézil sur les catégories tripartites fonctionnant aussi ailleurs dan le monde indo-européen, confirme ce point de vue. Dumézil argue que les religions indo-européennes possèdent trois fonctions hiérarchiques : la souveraineté sacrée, la force et la fécondité représentées par les catégories de Brahman, Rajan (ou Kshatra) et Vish. La souveraineté religieuse et politique est conçue sur le mode dualiste : le roi magicien et le juge prètre. En Inde, cette dualité est incarnée par le rôle du Rajan et du Brahman ; à Rome, par Rex et Flamen. Même les noms sont similaires ! Dumézil dans son Mitra Varuna en 1948, montre que le roi magicien (Varuna en Inde ou Romulus à Rome) initie l'ordre social par la violence alors que le juge prêtre (Mitra en Inde ou Numa à Rome) le développe par la paix. La souveraineté magique procède par les moyens du crédit et des dettes et la souveraineté juridictionnelle utilise les pactes et la croyance. Ce schéma est invariant dans le temps : le culte christique montre un fils sauveur et intercesseur juxtaposé un père vengeur qui punit. D'autres ressemblances entre les religions indiennes et grecques telles la société esquissée dans le Mahabharata et les poèmes homériques. La métempsycose est connue des deux cotés. L'imagerie d'un monde ovoïde, si centrale à la pensée védique est réécrite plus tard dans les légendes orphiques. Selon Rawlinson (1975), " la ressemblance entre les deux légendes est trop évidente que pour être accidentelle ". Ces parallèles sont soit le résultat d'une même origine, de la migration ou de la diffusion culturelle et sans doute, d'une combinaison des trois. En elles-mêmes, elles ne peuvent nous aider à déterminer l'histoire du système, mais l'articulation du schéma de base possèdent différentes caractéristiques dans des régions distinctes. C'est ce style, cette articulation qui représente l'idée de civilisation. Une représentation plus claire se trouve dans l'art, la peinture, la musique et la littérature. Considérons la notion de l'ego dans les dialogues des Upanisad, c'est l'essence du Veda, son savoir secret. Une emphase similaire sur la connaissance de soi est introduite dans le monde grec par les pythagoriciens et les orphiques. Correspondant aux trois gunas : Sattva, Rajas et Tamas, Platon parle de trois catégories : logistikon, thumos et epithumia et utilisait aussi une classification en trois parts de la société. Selon Lomperis (1984), " Platon, par les pythagoriciens et les orphiques subit l'influence de la pensée indienne sans peut-être savoir qu'elle venait d'Inde " Indépendamment de l'origine de ces idées, il est clair qu'ils existaient d'importants parallèles culturels, à leur époque, entre la Grèce et l'Inde. Mais ce sont aussi ces différences significatives qui font l'originalité des civilisations. L'amplification des idées du moi et de la société apparurent de manières différentes dans les deux civilisations. La communauté d'intentions entre les idées védiques et la philosophie de Platon n'est pas si importante que la forme de l'exposition, avec ses saveurs diverses qu'on peut appeler indienne ou grecque. On peut se demander s'il est possible de remonter avant les philosophes grecs et observer l'évidence d'idées transculturelles avant qu'elle ne s'assimile. Les innovations en art et en connaissances scientifiques, épaulées par l'archéologie et les matériaux textuels, peuvent aider à délinéer les processus sur la base pivotante des transformations culturelles. L'intrusion des peuples de l'Inde, et, sans doute, de leurs idées, au Moyen-Orient est bien connue. Un élément indien faisait partie des Mitanni qui, vers le quinzième siècle av.J.C., répandirent leur pouvoir des rives de la Méditerranée aux montagnes de Zagros. Dans un traité avec les Hittites, le roi des Mitanni jure par les dieux indiens Mitra, Varuna, Indra et Nasatya. D'autres documents Mitanni, découverts dans les archives de Bogâzköy (Hittite) et d'El Amarna (Égypte) met clairement en évidence les influences indiennes. Les textes hittites sur l'entraînement des chevaux et sur le charroi utilisent des chiffres en sanskrit. Un texte hourrite se sert du sanskrit pour décrire la couleur des chevaux. Les Kassites ou Hourrites qui régnèrent en Mésopotamie durant plusieurs siècles au second millénaire avant Jésus-Christ possédaient un élément indien représenté, là comme ailleurs dans la région, par une aristocratie gouvernante. Il a peut-être joué un rôle dans le développement des représentations culturelles de l'Égypte et du Moyen-Orient au second millénaire av.J.C. Le début de cette invasion spécifique se situe autour de 1.800 av.J.C. Vers 1.650, un peuple indien occupa le delta du Nil pour un siècle, il est désigné sous le nom d'Hyksos, " Les princes étrangers ". Les nouvelles visions eschatologiques et les innovations mythologiques sont prises comme preuve de cette présence, séquence logique de leur présence en Asie de l'Ouest. Une invasion antécédente des idées de l' " orient " en Égypte a été supposée par la lecture des " textes de pyramides " vers 2.600 av. J.C. L'activité militaire du roi des Hittites, Hattusilis est considérée comme le moteur de ce processus. Mais cette période ancienne ne nous concerne pas ici. Le souvenir de la suprématie de la région indo-iranienne dans les idées religieuses et concomitamment artistiques est préservé dans un texte ancien Pahlavi. Le monde est divisé en trois régions : l'Ouest (Rome avec des riches ; Le nord et l'est(Turkestan et les déserts) à la turbulence martiale, le sud (Iran et Inde) avec "la religion, la loi en plus de la royauté suprême ".(Dumézil 1973). Le Moyen-Orient a-t-il servi de conduit aux idées indiennes ? " Dans ce texte, nous tracerons le passage de certaines idées indiennes en art et en astronomie vers le monde gréco-romain. Nous montrerons comment cela nous aide à comprendre l'antique interaction entre l'Inde et l'occident en phase avec les découvertes récentes des archéologues. Le Langage du Mythe Le langage du mythe représente la connaissance astronomique et spirituelle. Santillana et von Dechend, dans leur " Moulin d'Hamlet " (1969) montrent les similarités structurelles de nombreux mythes de l'ancien monde. Ils lisent ces mythes comme la narration des cadres perpétuellement mouvants d'une précession. Les mythes exposent aussi les transformations qui se déroulent dans les mentalités. Ce sens dual peut fournir une imagerie spécifique rendant son compte rendu possible. Considérons Venus, planète, déesse romaine de la productivité naturelle et aussi de l'amour et de la beauté. Les Grecs l'appelaient Aphrodite et aussi Eosphoros ou " celle qui apporte la lumière, quand elle apparaît l'étoile du matin et Hesperos quand elle apparaît comme l'étoile du soir. On croit qu'au début les Grecs ne savaient pas si c'était la même étoile mais à l'époque des pythagoriciens, son identité était connue. La Venus romaine dérive, par ses caractéristiques de l'Aphrodite grecque qui en retour semble l'héritière de l'Ishtar babylonienne. On attribue, dans la légende grecque d'Aphrodite, sa naissance à Kupris ou Chypre ; Kupris, déesse féminine est dérivée du masculin Kupros. En Inde, l'attestation du Rigveda (10.123) nomme Vena la planète Venus et Shukra dans es textes ultérieurs. Nous avons alors une affinité linguistique entre ces noms Venus et Vena, Kupros et Shukra. Le Rigveda décrit deux aspects de Venus : la première, comme Gandharva patronne du chant et des arts et l'autre, fils est fils du soleil et d'un asura. Ces conceptions conjuguées avec la signification de Vena : " appartenir " et " amour " mène aux mythologies plus tardives trouvée en Inde ainsi qu'en Asie de l'Ouest. Alvarez en 1978 a suggéré que les représentations des déesses en Mésopotamie et plus tard subirent l'influence des idées indiennes. Une évocation des premières conceptualisations de la déesse peut nous aider à établir une chronologie des idées en Inde. Aphrodite, comme Lakshmi, est née de la mer Mais l'histoire indienne est techniquement plus convaincante Puisque la naissance est obtenue par barattage, comme on fait du beurre avec du lait alors que la circonstance de la naissance d'Aphrodite n'est pas décrite. Ishtar ne peut précéder Vena, car elle n'est qu'un des nombreux éléments de l'hymne du Rigveda 10.123. Vena connaît le secret de l'immortalité ; ce qui fait, sans doute, référence au fait que Venus émerge à nouveau après avoir été obscurcie par le soleil. Dans les gloses puraniques, Shiva avale Shukra, et est, plus tard, vomi sous forme sperme. C'est un jeu sur l'étymologie de Shukra comme " brillant "Les Puranas nous enseignent comment Les dieux apprenent le secret de l'immortalité de Shudra par subterfuge. Il y a un autre souvenir de l'immortalité de Venus dans le mythe du phénix homonyme de Vena, il ressuscite, réchauffé par les rayons du soleil. Les sources indiennes nommément le Rigveda et les Puranas, explique toute la base du mythe du Vena-Shukra mythe à plusieurs niveaux. En Mésopotamie, en Grèce et à Rome, il n'y a que des suggestions éparses pour mener à la conclusion que ces idées voyagèrent d'Inde en Europe par la Mésopotamie. Les spécialistes de la mythologie comparative mirent en évidence d'autres parallèles. Dumézil (1970, 1983) a comparé les épisodes épiques des Puranas avec les mythes d'une variété de peuples européens et a pu détailler des similarités cruciales. Dumézil évoque les racines trinitaires de la pensée indo-européenne pour expliquer cette similarité, il est plus probable que des histoires se sont transmises telles que celles, tardives, des fables indiennes et des Jatakas. Les histoires indiennes s'accordent à leur propre logique et les auteurs encyclopédiques des Puranas n'eurent aucune peine à en produire en grandes quantités. L'exposition des mythes dans les textes indiens est complète et explicative ce qui n'est pas le cas pour ceux des européens qui sont plus hétérogènes. Nicholas Kazanas (1998) montre que le Rigveda contient une portion nettement plus importante de l'héritage mythologique indo-européen commun. En fait, à peine un motif majeur commun à deux ou plus des autres branches qui ne se trouvent pas dans le Rigveda, c'est encore plus vrai dans la littérature Purana Astronomie Durant de nombreuses années le point de vue conventionnel voulait que l'astronomie indienne soit essentiellement dérivée des sources grecques et mésopotamiennes. Parce, qu'à l'époque, on croyait que les Indiens ne possédaient pas la tradition d'un empirisme raisonnable. Roger Billard (1971) a prouvé, grâce à l'utilisation de l'analyse informatique, que c'était faux et que les paramètres de la période Siddhantique étaient exacts pour la date des textes établissant ainsi qu'ils ne pouvaient être empruntés à d'autres vieilles sources à l'extérieur du pays. Pendant ce temps, notre compréhension de l'astronomie a complètement changé. Un code astronomique, découvert, dans l'organisation des livres védiques. L'astronomie des autels de feu, védiques est aussi mieux comprise (Kak 1994, 1995, 1996a,b). Ces découvertes indiquent une longue tradition d'observation astronomique en Inde. L'origine des mathématiques indiennes est aussi beaucoup plus ancienne qu'on ne le pensait jusque là. Remontons plus en amont des débuts de l'histoire de l'Inde qui remontent à 40.000 ans, par l'art rupestre trouvé dans de nombreux sites du sub continent (Wakankar 1992). Il est presque certain de l'étude du ciel, existe depuis longtemps si on en croit les peintures rupestres. Un sceau amulette de Rehman Dheri (2400 av.J.C.) indique que le système du nakshatra est très ancien. Le sceau montre une paire de scorpions au recto et deux antilopes au verso. L'argument (Ashfaque 1989) que le sceau représente l'opposition entre Orion (Mrigashiras ou tête d'antilope) et le Scorpion (Rohini) nakshatras. Il existe une autre relation entre Orion et Rohini, c'est le nom d'alpha Tauri, Aldebaran. Le fameux mythe védique de Prajapati en Orion, personnification de l'année, désirant sa fille (Rohini) (par ex : Aitareya Br. 3.33) représente l'époque quand le début de l'année passe d'Orion à Rohini. Pour cette " transgression " Rudra (Sirius, Mrgavyadha) coupe la tête de Prajapati. On a suggéré qu'une des antilopes représente la décapitation d'Orion, ce qui semble être une représentation très raisonnable de l'iconographie du sceau. On a de bonnes raisons de penser que de nombreuses constellations furent nommées au troisième millénaire avant l'ère chrétienne. Ce qui expliquerait les appellations données par le Rigveda à celles-ci, telles les Rikshas (La Petite Ourse et la Grande Ourse), Les deux chiens divins(Le Grand Chien et le Petit Chien, les Gémeaux (dans le Cancer), La Chèvre (Capricorne) (Canis Major et Canis Minor), les gémeaux (dans le Cancer), et le vaisseau d'Argos sont les mêmes en Europe. D'autres constellations évoquent des événements mythologiques similaires : Prajapati en Orion présentant sa décapitation, Osiris comme Orion quand Seth le tue. Le Vedanga Jyotisha de Lagadha (1300 av.J.C.) est un des textes védiques subsidiaires et son contenu doit être considéré grosso modo sur un plan comparable avec celui des Brahmanes et autres textes post védiques ainsi que le Vedanga Jyotisha qui arrive à une période bien ultérieure. Les Puranas contiennent aussi un grand nombre de matériel très ancien et leur astronomie apparaît, sous tous les angles, bien antérieure à l'Aryabhata et ainsi nous procurent des indices sur l'évolution de la pensée astronomique. On a longtemps considéré que l'astronomie siddhantique de l'Aryabhata trouvait son origine principalement dans les idées mathématiques de la Grèce et de Babylone. Vue inspirée, d'une part, par le fait que deux des cinq Siddhantas dans le Panchasiddhantika du Varahamihira nommément Romaka et Paulisha, paraissent être liés À l'ouest par les noms Rome et Paul. Mais le modèle planétaire des premiers Siddhantas est, élémentairement, l'extension de la théorie des orbites du soleil et de la lune dans le Vedanga Jyotisha. De plus, la compilation des cinq Siddhantas pré-Aryabhique dans le Panchasiddhantika (PS) du Varahamihira pose la question du développement graduel des idées à laquelle on en peut répondre, en l'examinant, que difficilement. L'affirmation d'absence de traditions d'observations astronomiques chez les Indiens, continue à se répéter par des auteurs peu attentifs. Mais Billard (1971) a montré que les paramètres des différents Siddhantas se trouvaient ajustés à leur temps. L'idée d'évaluer le diamètre du soleil à cinq cent fois le diamètre de la terre, venait-elle des uns ou des autres. Kak (1998) a montré récemment que cette distance est présente dans le Panchavimsha Brahmana, précède l'astronomie grecque dans toutes ses évidences. il a présenté les détails techniques du corpus ailleurs (ex : Kak 1998c). La conclusion principale de ces découvertes est que l'astronomie indienne la plus ancienne précède celle de la Mésopotamie. La trace des certaines idées indiennes se trouvent en Mésopotamie au cours du second et du premier siècle avant l'ère chrétienne. Elles furent, subséquemment transmises en Grèce. Art Sur les bases de l'évidence donnée ci-dessus, il n'est pas surprenant que les thèmes et les motifs de la sculpture et des derniers sceaux d'Harappa. dont l'un d'entre eux, est l'image du héros, la figure de Gilgamesh, se répètent au Proche-Orient et en Grèce (Kak 1998a). Ce qui rend vraisemblable l'idée d'une interaction entre l'inde et les régions occidentales autour du troisième millénaire avant l'ère chrétienne. Jetons un coup d'œil sur quelques formes comparatives spécifiques. Héros, Sacrifice Le Kirttimukha, un gardien de la marge, est daté assez tardivement dans l'art indien, en adéquation avec la tradition mythologique. Zimmer (1946) tente de démontrer que l'image de la gorgone doit être vue comme une interprétation grecque ludique du Kirttimukha assimilé à une légende différente. Napier (1986, 1982) appuie cette thèse en suggérant les que marques du front de la Gorgone et que l'œil unique des cyclopes sont des éléments indiens, production proto sociale de l'interaction avec les fantassins indiens qui combattaient dans les armées perses. Mais, la Grèce, aussi, accueillait des marchands indiens. Le fait que le nom de la cité mycénienne grecque de Tiryns, L'endroit ou se trouve les monuments les plus anciens de la Grèce, est le même que celui du peuple de marins le plus puissant de l'Inde appelé Tirayniens (Krishna 1980). Napier a montré que l'histoire de Persée et de la Gorgone convergeait avec des éléments indiens, plus particulièrement en relation avec les mythes de Lycie. " Ce royaume ancien prend sa place, principalement, dans la mythologie grecque comme une localisation de l'exotisme : là-bas se trouve l'ivoire, les paons, les " vaches aux yeux innombrables ", on s'y amuse et on l'assimile à l'esprit pré classique qui trouve tout exotique. Au British Museum, nous trouvons une construction lycienne, avec son toit, descendant clairement d'un ancien style sud asiatique. La démonstration de cette hypothèse ne se limite pas à ce qui pourrait sembler être une similarité superficielle, ni des nombreuses références auxquelles la Lycie est associée, mais dans le nom même de la structure qui date du milieu du quatrième siècle av.J.C. : la tombe gréco-indienne, s'il y en avait une, de Payava. Et qui étaient les Tirayniens, sinon les ancêtres des plus fameux clans indiens, les Pallavas et les Cholas ? " (Napier 1998). Art Funéraire La mythologie indienne possède de riches descriptions de la cité d'Indra, le paradis, avec ses nénuphars et ses jardins. Octavio Alvarez (1978) suggère que ces thèmes védiques, de l'au-delà, sont croqués sur les tombes étrusques. Il suit la transmission de ces thèmes via l'Égypte ou les âmes n'étaient plus reçues par la tragique déesse de la mort Osiris, mais par Athor, l'enchanteresse, déesse de la joie et de l'amour comme dans la conception primitive gréco-romaine ou les âmes étaient supposées vivre " sans diaphragme ", c'est à dire, privées de nourriture et de sexe. Mais finalement, l'idée du paradis védique, quand, dans la cité d'Indra, tout est jeunesse et plaisir, déplace ces vues plus anciennes et Alvarez est à même de démontrer les nouveaux symboles de résurrection utilisée dans l'art étrusque et l'art funéraire plus tardif. Il établit la relation entre les nénuphars dans la mythologie gréco-romaine et les apsarases of the de la mythologie védique. Prenons note du fait que l'interprétation occidentale de l'au-delà védique fonctionne comme un rendu littéral de la métaphore. Le paradis védique transcende l'espace et le temps et représente l'absorption dans le Brahmâ. Et il est fascinant que la notion de paradis comme jardin de plaisir fut adopté plus tard par l'Islam. Alvarez peut expliquer l'iconographie des sarcophages marins étrusques, de manière très convaincante en usant des parallèles indiens. Il décrit huit éléments de base : 1. La scène de l'océan céleste, refuge des âmes disparues qui ressemble au paradis d'Indra. 2. Les femmes sont les apsarases, nymphes des eaux. Sur les sarcophages anciens, l'imagerie sépulcrale revêt la coiffure et les pendants d'oreille, mais sont, sinon, nus conformément aux modèles indiens. Ils sont vus intentionnellement avec des ventres proéminents et de gros postérieurs, drapés à la manière indienne 3. Les bébés sont les âmes du disparu qui réaparait au paradis, réapparition semblable à une résurrection. 4. Les fleurs sont les véhicules naturels de la résurrection comme celle qui vient du lotus. 5. L'allaitement des âmes enfants montre la réception et le nourrissement par les ôtes célestes 6. Les centaures de la mer sont les gandharvas, contrepartie males et amants des asparses. Ils ont des nageoires et des queues de poisson pour les différencier des centaures gréco-romains. 7. Les amorini qui remplissent l'atmosphère des symboles méditerranéens et dénote l'océan céleste, si brillamment décrit dans l'eschatologie indienne 8. Le portrait du décédé montré dans un coquillage, sans doute pour indiquer la renaissance dans " l'Océan Céleste " D'autres éléments indiens sont présents dans l'iconographie telles passementeries et noix de bétel Le Chaudron de Gundestrup Considérons le cas du chaudron de Gundestrup, découvert au Danemark, il y a une centaine d'années, Ce vase d'argent, daté autour du milieu du deuxième siècle av.J.C.. Ses flancs sont garnis de scènes variées de guerre et de sacrifice, divinités luttant avec des animaux, déesse flanquée d'éléphants, une figure méditative portant une ramure de cerf. Le parallèle est suggéré par les éléphants, complètement hors de contexte en Europe et par la déesse à la pose yogique. Si on en croit l'historien de l'art Timothy Taylor (1992), " Une tradition technique et picturale partagée s'est étendue de l'Inde à la Thrace ou le chaudron fut fait, pour se retrouver au Danemark. Les rituels yogi, par exemple, peuvent s'inférer des poses montrant l'homme portant la ramure sur le chaudron et d'une figure à tête de taureau sur une matrice de sceau du Mohenjo-Daro. Trois autres liens indiens : les bains rituels des déesses avec les éléphants( la déesse indienne est Lakshmi) ; les dieux à figure circulaire (Vishnou) ; La déesse aux cheveux tressés avec des couples doiseaux(Hariti) ". Taylor se demande si ce ne sont pas des classes d'artisans itinérants indiens, un peu semblables aux gitans en Europe, eux aussi originaire de l'Inde, étaient, peut-être, les créateurs du chaudron. Terres cuites égyptiennes Harle (1992) les a examinées découvertes par Petrie à Memphis en Égypte et il les croit indiennes, elle date de l période gréco-romaine et il est convenu qu'une colonie indienne existait à Memphis à partie du cinquième siècle avant l'ère chrétienne. Renouvellant l'évidence, Harle conclut que les figurines furent fabriquées par des colons indiens. Il souligne que la pose, dans les deux cas sont lalitasana et rajalilasana. Il ajoute : " La sensation plastique, quoi qu'il en soit, difficile à définir, est aussi indienne " il y a d'autres formes qui évoquent aussi certaines figures indiennes : la corpulence, un genre de dhoti comme vétement d'en bas rt dans un cas, un petit bras à droite et un foulard sur l'épaule gauche, toutes ces formes ramènent au Pancika (Kubera) indien de Gandhara et des sculptures Panchika et Hariti du musée de Peshawar''. Les figures comprennent aussi celle qu'on a traditionnellement pour Harpocrate, le fils d'Isis et d'Osiris. Mais il est possible que pour les colons indiens la figure représente Krishna-Vasudeva comme l'enfant dieu. Deux bronzes de cet enfant dieu ont été trouvés à Begram et Taxila. Le contexte archéologique En étudiant l'interaction entre l'Inde et l'Europe, on doit noter que les dernières découvertes archéologiques placent les indo-aryens, fondateurs de la tradition littéraire indienne, dans l'Inde même (Feuerstein et Al 1995). Les antécédents de la civilisation d'Harappa remontent en inde à 8.000 ans avant l'ère chrétienne. On ne sait pas si cette tradition dérive ou de la tradition de l'art des roches(40,000 av.J.C.). Mais on ne peut lire aucune évidence de discontinuité dans les minutes archéologiques, les seules ruptures sont dues à des facteurs écologiques. Suivant Shaffer et Lichtenstein (1998), qui sont contre le modèle invasion/immigration, " alors que les données s'accumulent pour étayer la continuité culturelle dans les périodes préhistoriques et historiques, une restructuration considérable des paradigmes interprétatifs doit s'opérer, nous rejetons vivement les interprétations historiques simplistes, qui datent du dix huitième siècle et qui continuent à s'imposer à l'histoire culturelle de l'Asie du sud. Ces interprétations se trouvent significativement diminuées par l'ethnocentrisme européen et son héritage colonialiste et raciste ". La littérature indienne se souvient d'évènements qui remontent au quatrième ou au cinquième millénaire av.J.C. La présence de l'élément indien au Proche Orient au second millénaire av.J.C. devrait se lire comme une invasion de l'Inde ou de groupes indianisés culturellement. L'assèchement de la Sarasvatî autour de 1.900 av.J.C. qui induisit une relocalisation majeur de la population centrée sur les vallées du Sindhu et de la Sarasvatî, serait aussi un événement qui aurait contribué à l'immigration vers l'ouest. C'est peu après, que l'influence indienne apparaît partout en Asie de l'ouest, en Égypte et en Grèce. Dans ce texte nous avons révisé quelques éléments de l'astronomie indienne en Grèce, une étude sur l'art nous a montré l'évidence d'une présence indienne dans le monde gréco-romain comme dans le cas de la Gorgone, du sarcophage marin de Rome, des figures yogique et autres déités sur le chaudron de Gundestrup et des figures de Memphis, en argile cuite. Nous pensons que l'ancienne Eurasie entretenait des interactions et un commerce considérable à l'intérieur de ses régions. Processus complexe dont les migrations faisaient, sans aucun doute, partie. La diffusion des idées étant un élément important du commerce, nous avons vu ici, quelques exemples d'idées artistiques et astronomiques qui voyagèrent d'est en ouest et vice et versa.
17:10 Ecrit par walloween dans Culture, Histoire, Lettres, Société - People, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : inde, grèce |
Facebook
01.01.2012
Le Fruit Défendu
voie royale qui mène au 16 janvier jour de la fête du héros éponyme, j’ai nommé Martin Luther King. Pendant ce temps, l’institution fait tous les efforts possibles pour commémorer les procès et le martyr de MLK. Considérant la stature, la journée habituelle de commémoration fut jugée inadéquate, cette fois ci, ils se préparent à une semaine de célébration de leur sauveur du vingtième siècle. La semaine sacrée se passera à remémorer la passé raciste de l’Amérique à se demander comment pourrait se liquider ce passé et, plus important que tout, les sentences de MLK peuvent faire avancer l’agenda des homosexuels et des travestis. ? Quand fut émise la requête de proposer des conférences, un seul membre de la faculté se fendit de répondre, mais depuis qu’il avait l’impudence et la témérité de questionner la pureté spirituelle de monsieur King, sa proposition s’est trouvée immédiatement rejetée. I l n’y a, certes, aucune raison de penser que d’autres membres de la faculté soient également irrévérents. Un autre professeur écrivit à ses collègues que les célébrations proposées ne mettaient pas suffisamment l’emphase sur la perversité du sud. Il écrivait aussi que le collège n’en faisait pas assez pour exalter Luther King, cette figure véritablement héroïque qui nous a élevé au-dessus de notre bigoterie. La communauté éducative, donc, se prépare paisiblement, avec révérence jusqu’à ce que quelqu’un émette une suggestion qui donna aux croyants l’impression de recevoir le contenu d’un camion de la voirie sur la tête. Interruption en tout point semblable à la controverse sur la divinité du Christ qui ravagea le monde paléochrétien. La personne qui créa le drame appartient à la vénérable institution du « Centre pour une Citoyenneté Globale », il avait pris la responsabilité d’aider à planifier un diner international offert à des étudiants étrangers, le jour même, le plus sacré du calendrier liturgique académique. Avec une simplicité enfantine, il proposait d’inclure dans la fête un grand fruit charnu nommé « w….n ». Sans arrière-pensée, le comité préparait le menu sans se soucier de l’aval de leurs supérieurs religieux, en l’espèce, une négresse, la Directrice de la Diversité. Auraient-ils agi, par le canal de la chaine de l’autorité désignée, la controverse qui s’en suivit n’aurait probablement pas eu lieu. Le bas clergé aurait su que cela se s’opposait aux enseignements de l’église du politiquement correct et de sa cheftaine minoritaire, directrice de la diversité. De pareilles contradictions sont, sans doute, à l’origine de la séparation de l’église au seizième siècle, moment sensible de superstitions religieuses éculées ; La directrice de la Diversité prononça emphatiquement l’interdiction à son troupeau de servir des « w….n » le jour de la saint Martin. La prélate explique que le « w….n » est un symbole de l’oppression de tous les noirs, que ce serait raciste d’en servir lors d’un évènement du collège. On peut mettre au crédit que les associés de la «Citoyenneté Globale » retirèrent immédiatement leur menu et ont agis avec contrition depuis lors. Mais, des êtres si obscurs pourraient-ils reconnaitre cette offense pour ce qu’elle est ? Ils avaient routièrement
ignoré qu’une telle interdiction pourrait venir. Durant des mois, la Directrice s’étaient plainte que des fruits défendus étaient servis sur le campus. D’autres choisirent d’ignorer ces cris de désespoir. C’eut été bien si le premier personnage ecclésiastique officiel eut expliqué de manière conclusive l’extension maximale de l’interdiction. Mais, La dame était taciturne et ne s’engagea pas sur la question morale et une signification rituelle d’une telle profondeur. Un clerc, encore aujourd’hui, vaguement associé avec la religion chrétienne désormais égarée, fit appel au Bureau de la Diversité pour obtenir une clarification. Allons-nous voir émerger un scandale politique si le fruit apparait à nouveau sur le campus ? L’avenir du collège inclut, peut-être un pastègate local. Sera-t-il encore permis aux étudiants de consommer du « w….n » à l’intérieur de l’établissement ? Et qu’en est-il des dortoirs et du grignotage entre les classes ? On pourrait instituer différents degrés d’interdiction, dépendant du fait de savoir si le public étudiant suit ou non le sentier escarpé de la recherche de la perfection dans le politiquement correct. Peut-être pourrait-on leur permettre de grignoter du fruit en privé, mais pour ceux qui recherchent la sensibilité absolue alors il sera nécessaire de pratiquer une abstinence totale. Alors, j’ai choisi une voie moyenne, comme je suis profondément intoxiqué au fruit du péché et que j’en achète même en hiver quand ils viennent du Chili, je ne peux pas m’empêcher d’en manger. Mais je peux montrer de la restriction mentale en évitant de mentionner le mot qui désigne cette chose verte avec une pulpe juteuse et rouge à l’intérieur. C’est le moins que je puisse faire pour exhiber ma solidarité à l’égard de ces vrais croyants. D’autres répercussions sont à craindre, des bagarres pourraient éclater dans la salle à manger si le truc rouge tant craint se retrouvait par hasard dans une salade de fruits alors que les étudiants, restent sans certitudes, face à une telle situation. Doivent-ils jeter le polluant dans la poubelle ou doivent-ils bruler l’objet rouge et pulpeux de craindre de se contaminer avec une substance raciste ? Que fait un praticien laborieux du politiquement correct si le contaminant tombe sur ses chaussures en entrant dans un supermarché ? Doit-on détruite la paire de chaussures polluée par le contact avec le racisme ? Et si je profère accidentellement l’horrible mot au comptoir d’un marchand de fruit ? Il-y-a-t-il une pénalité ? Doit-je répéter, « j’ai eu un rêve » cent fois ou être présent à la réunion mensuelle du comité de diversité du collège. Ceux qui ne sont pas entièrement sensibilisé mendient des instructions.
21:18 Ecrit par walloween dans international, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : racisme, éducation |
Facebook
16.12.2011
Le tremblement politique répond à la dépravation
Comment Nordine Amrani a-t-il pu acquérir et conserver un arsenal aussi substantiel ?Comment un criminel violent tel qu' Amrani a-t-il pu conserver son droit de conserver des armes ? Ailleurs, la qualification de ses crimes et délits lui aurait interdit de garder ce privilège. Comment font donc les autorités belges pour permettre à un criminel violent condamné d'entretenir un tel arsenal. Les politiciens et les procureurs qui ont perdu leurs repères moraux blâmeront l'instrument et non pas l'homme. Ce serait aussi absurde de blâmer une compagnie aérienne pour un crime commis avec un de ses appareils. La police a trouvé de nombreuses armes chez Amrani en perquisitionnant chez lui en 2007. Ensuite, après le massacre, tout ce que le nouveau Premier Ministre belge a trouvé à dire c'est qu'il allait raidir la législation contre le trafic et la possession d'armes lourdes, En d'autres mots ses remèdes ressortent du tremblement politique habituel, avant tout conçu pour protéger la carrière des politiciens et pour ramollir le public, ce qu'il lui permet ainsi d'éluder une enquête sur les sources de cet événement hideux.
15:16 Ecrit par walloween dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : amrani, visar, police, procureur, politiciens |
Facebook






