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31/05/2009

Les mariachis, c'est plus que de la musique

Le public non informé voit et entend chez Les Mariachis, une musique qui semble folklorique avec de multiples emprunts à la musique de bal et de concert de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Mais cet art, à l'origine forcément paysanne exprime la vraie grande poésie populaire d'aujourd'hui. La complexité des inspirations, l'absence de préjugés artistique et l'extraordinaire virtuosité de ces musiciens invente des inventions musicales basées sur une solide discipline classique. Pourquoi ? Parce que un dictateur connu des amateurs Porfirio Diaz à un jour décrété qu'il devait y avoir un kiosque à musique dans chaque village, bourg et cités, ou les cliques et orchestres devaient répéter et jouer le mercredi et le samedi en fin d'après midi. Et si on tisse un art à partir des Frères Strauss et de la musique africaine, on obtient, entre beaucoup d'autres choses, toute la technique, le style et le répertoire le plus décoiffant rythmiquement et poétiquement que l'on peut apprécier même sans être hispanisant mais à condition d'avoir le goût du rythme et des quadrilles de grand-mère. Elle trouve sa place dans les bals populaires et à l'opéra, dans les opérettes et dans les grands concerts pleins de ferveur, de fièvre amoureuse et d'exaltation patriotique. Il ne s'agit pas ici d'un simple spectacle et dans ces réunions tous les sentiments, toutes les idées politiques, les drames sentimentaux et les scènes comiques s'entrechoquent au pas des violons et des cuivres. Ces postures sont l'opposition d'un pays au parti unique. Certains grands artistes de la scène chantée incarnent, par leur poésie, des personnages considérables de la vie publique et les paroles de leurs chansons ne sont pas inoffensives. Songeons à l'effet que pouvait avoir Damia ou quelque autre artiste réaliste sur le public populaire des années 30. Souvenons-nous de l'affect débridé qui entourait le personnage de la mome Moinot, imaginons la chanter du Béranger ou du Bruant, rajoutez-y un rien de Ferrat et de Ferré, faites revenir à l'Offenbach, laissez mijoter et servez ému… Originaire de l'état du Jalisco dont la capitale est Guadalajara, ville belle possédant un opéra néo - classique, monument de première importance et tremplin de la civilisation sur la scène duquel les plus grands ont chanté. Placido Domingo et Julio Iglesias insistent volontiers à propos de ce que leur art doit à celui des Mariachis. Des noms, mais surtout des destins d'artistes servent de phare à la culture populaire mexicaine. Citons George Negrete (ici avec Maria Felix), Lola Beltran et Lucha Villa Pedro Infante, Mariachi Vargas, Jose Alfredo Jimenez, Lucha Reyes, Yolanda Del Rio et la grande Paquita la del Barrio. La présence du public aux concerts de ces demi-dieux vivants signifie autant un divertissement qu'une adhésion à l'artiste qui ferait ressembler les spectacles du Zenith à une réunion spirite. L'Eglise y a vu clair, il s'agit bien au Mexique, de clarté, de foi et de ferveur et de sens aussi. Ecoutez-les, d'autres noms brillent au firmament de la chanson populaire mexicaine, ils sont tous importants quand le peuple tend l'oreille. Un grand succès aimé de la jeunesse : Paquita la del Barrio - Rata de Dos Patas, la traduction est en dessous

Le Rat à Deux Pattes

Rat immonde
Animal rampant
Cendre de la vie
Mauvais affiquet

Sous homme
Spectre de l'enfer
Bestiole minable
Quand tu me fais mal

Bête nuisible
Vipère venimeuse
Déchet de la vie
Je te hais, je te méprise

Rat à deux pattes
C'est à toi que je parle
Sale type rampant
Même le plus maudit
Comparés à toi
Se fait tout petit

Maudite sangsue
Maudit cafard
Qui infecte ou il pique
Qui blesse et qui tue

Sale animal
Serpent venimeux
Déchet de la vie
Je te hais et te méprise

Enfer inutile de la haine et du mépris

Paquita_la_del_barrio.jpg

 

20:58 Écrit par walloween dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mariachis, mexique |  Facebook

30/05/2009

Le canal potassium est lié à la schizophrénie

Les scientifiques ont connecté un gène qui régularise l'absorption du potassium vers et depuis les cellules avec schizophrénie. La découverte fournit une nouvelle cible thérapeutique potentielle.Dans les zones du cortex pré frontal (droit) et de l'hippocampe (gauche), l'activité différait sur des sujets de contrôle en bonne santé pendant des tests d'idéation s'ils avaient la version à risque du gène potassium KCNH2 ou non.

La schizophrénie est une maladie du cerveau incurable qui affecte 1% des adultes dans le monde, les symptômes qui commencent à la fin de l'adolescence ou au début de l'age adulte comprennent des illusions, comme d'entendre des voix, des hallucinations, de la paranoïa et de la dépression. La schizophrénie affecte aussi l'attention, la mémoire et l'organisation. On ne sait pas ce qui cause la schizophrénie. Les études suggèrent qu'elle prenne sa source à partir d'interactions complexes entre des gènes multiples et des facteurs liés à l'environnement. Plusieurs gènes candidats ont été statistiquement liés à la maladie. Des scientifiques américains et leurs collègues européens ont suivi cette piste en utilisant 5 jeux de données cliniques avec des centaines de familles. L'équipe de recherche analysa de petites variations appelées polymorphismes nucléoniques simples déjà identifiés à la schizophrénie au cours d'études antérieures. En mai 2009, les chercheurs rapportèrent que leur analyse cernait 4 variations dans une petite région du gène appelé KCNH2 qui encode un canal potassium, genre de protéine régulant les flots d'entrée-sortie des ions potassium. KCNH2 est mieux connu pour son rôle dans le muscle cardiaque, d'où il transporte les ions potassium hors des cellules et recharge le muscle après chaque battement de cœur pour maintenir un rythme régulier. Dans le cerveau, KCNH2 est actif, d'abord, dans le cortex préfrontal et dans l'hippocampe, Ces zones sont importantes pour l'attention et la mémoire. Dans les neurones, les canaux potassium aident à contrôler l'excitation du signal des cellules vers les neurones à proximité. Le processus est en partie régulé par un messager chimique appelé dopamine, cible principale des médicaments antipsychotiques couramment utilisés pour traiter la schizophrénie. Les chercheurs ont découvert que les sujets en bonne santé porteurs de polymorphismes nucléoniques simples avaient des résultats significativement pires dans les mesures d'intelligence et formations mentales. Le scanner a révélé qu leurs cerveaux avaient trop d'activité pour les taches effectuées, phénomène préalablement découvert dans la schizophrénie. Ils avaient aussi un hippocampe plus petit, ce qui est aussi lié à la maladie. Les chercheurs ont découvert une nouvelle forme de KCNH2, nommé Isoform 3.1. Dans les contrôles sains, les niveaux d' Isoform 3.1 et de KCNH2 dans l'hippocampe étaient à peu près les mêmes. Quoi qu'il en soit le taux d'Isoform 3.1 par rapport au KCNH2 étaient 2,5 plus grand chez les sujets souffrant de schizophrénie. Les chercheurs utilisèrent les neurones cultivés de rats pour démontrer que l' Isoform 3.1 causait les décharges neuronales trop actives. Ce qui pourrait, d'après les chercheurs, augmenter anormalement l'activité des circuits du cerveau et causer les symptômes de la schizophrénie. Ils disent aussi qu'un traitement conçu pour cibler l' Isoform 3.1 pourrait améliorer la gestion de l'information dans les cerveaux schizophrènes en évitant les effets secondaires sur le cœur.

 

 

21:01 Écrit par walloween dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : schizophrénie, kcnh2 |  Facebook

Figures emblématiques du surréalisme catalan

On peut hésiter entre Torres García et son  époque catalane, Pau Gargallo, Joan Miró ou Picasso en  art ou d'autre part Joan Salvat-Papasseit, Josep Maria Junoy et  J.V.Foix dans les lettres. Sans oublier des mouvements plus que des organisations comme ADLAN et GATPAC Et bien sûr des revues de courte durée mais de tant de valeur (hèlix, Art…)  Si on tente de réduire le commentaire à quelques exemples sans retraduire l'atmosphère de l'époque qui explique la production des œuvres examinées. Vivre la Catalogne dans une euphorie d'enthousiasme et de ferveur contredit la chronologie historique. Dans la période étudiée entre la Semaine tragique de Barcelone en 1909, la première guerre mondiale(1914-1918) et la neutralité de l'Espagne, la dictature de Primo de Rivera (1923) et la Guerre Civile en 36. Pourquoi parler d'enthousiasme? Parce que entre le 14  avril  1931, la proclamation de la  niña bonita, la república de los trabajadores naquit sans verser une goutte de sang. Comment parler d'enthousiasme? Son intronisation se manifeste par les troubles entre la police espagnole et une modalité nouvelle catalane émerge en assumant une nouvelle façon de voir les relations avec la Castille par la reconnaissance et les relations mutuelles. Parallèlement, Gabriel Alomar revendiquera la paternité d'un catalanisme socialiste tourné vers le dialogue des différents protagonistes de la péninsule et l'état central. Utopie? En tout état de cause, cette période d'essais féconds fût courte, Période de sa vie(1932-1934/36) qui coïncide avec la déclaration de l'état catalan et l'établissement de la première généralité présidée par Francesc Macià. Toute l'avant-garde est tributaire d'un groupe réduit pour ne pas dire de quelques individus.Ainsi l'entend Salvador Dalí Depuis ses ismes, l'heure de l'individualisme est passée, ton heure Salvador! La prééminence patente des noms qui défilent au panthéon de l'art semblent imprescriptibles mais déjà, s'entrevoit l'humus qui facilite sa croissance. Sous-sol qui constitue et réfléchit l'émergence des figures les plus significatives. La figure la plus marquée des lettres catalanes de l'époque est sans conteste celle de J.V.Foix. qui partage sa position digame philo-catalaniste, peu connaisse son œuvre poétique. Lecteur de Maurras ou il trouva une forte conviction nationaliste essentiellement fondée sur la défense de la langue catalane. Il fera partie des écrivains qui refuseront de se renier, pendant la répression, en écrivant dans une autre langue que le catalan en se condamnant à l'exil intérieur et au silence éditorial s'il n'était clandestin. Face à l'affaissement et à l'adultération de la langue, il se montra toujours intransigeant, dénonçant tout y compris la lecture des modernes et conseillait la pratique exclusive des anciens. Adhérer à une esthétique de rupture impliquait une maturité culturelle suffisante pour se lever et  proclamer une alternative. Foix voyait dans la fragilité matérielle des institutions catalanes un danger guettant les jeunes générations après l'expérience qu'il eut lui-même de l'étrange et récente abîme socio-politique. Foix apparaît bon connaisseur des modalités futuristes(calligrammes) et surréalistes: KRTU (1927) et Gertrudis (1932) un livre qui adopte et adapte ses souvenirs à la manière de Papa André Breton, il ne cesse pas de faire valoir l'investigation onirique, l'écriture automatique et d'autres innovations qui se suivent, à propos, en forme de sonnets, il sait aussi se concilier la tradition de la forme et l'avant-garde thématique et expressive. Ici apparaît toute l'importance de l'article Teoría y práctica del sud-realismo (1930) qui se compare à la théorie bretonienne à l'entour si particulier de ce foixisme méditérannéïste. Sans oublier le dialogue établi et continu entre le poète et ses amis peintres Miró, Antoni Tàpies… qui se prolonge tout au long de sa vie par la réalisation de livres d'artistes. Le calligramme Poema de Catalunya  à une importance spéciale en mettant en évidence une forme calligrammatique reproduit à l'usage par Apollinaire et ses amis futuristes, forme, ici, plus proche d'un poème figuratif que d'un véritable calligramme. Il ajoute les thèmes et les éléments énoncés quant il écrit Catalunya, mar mediterrani et trace des triangles isocèles inversion au symbolisme clair sans plus le développer mais avec des réminiscences d'une autre étude antérieure énonçant en toute lumière l'exaltation d'une patrie, la revendication d'une culture incluant l'adhésion à une communauté prononcée par la métaphore géométrique. On voit se concrétiser dans le poème l'affirmation de catalinité, une première lecture, sans nostalgie du passé et avec une volonté proclamée de futur. Ainsi apparaît l'option à la fois circulaire et anbigue qui ne peut s'empêcher la stance de lamentation la plus programmée de sa poétique Lletra a Clara Sobirós, texte évidé: rêve et réalité à l'intérieur d'une inébranlable option catalane, servitude envers la langue et la communauté. Autre protagoniste, joseph Dalman archétype de l'ouverture à l'Europe et de la volonté d'une affirmation moderniste, sur les sentiers de l'avant-garde catalane du début du siècle. Chapelier de profession et marchand d'antiquités, il se consacre très tôt à la promotion de l'art contemporain jusqu'à en subir des désagréments économiques pour son établissement, ce qui est beaucoup dire pour un galeriste. A ce marchand atypique, on doit la présentation en 1912, pour la première fois dans péninsule, de quelques-unes des premières œuvres cubistes. Parmi lesquelles apparaît Marcel Duchamp et une grande série d'artistes, au nom aujourd'hui fameux. Mais durant tout ce temps, il ne vendit ni Albert Gleizes en 1916 ni  Serge Charchoune en 1917, ni Joan Miró en 1918 ni Dalí en1925, etc... Dans sa galerie se rencontrèrent les artistes européens de Paris de la guerre(1917) et parmi eux Picabia et ses amis Robert et Sonia Delaunay, Hans Harp… lui apportant un support économique et logistique à la publication de la revue 391 pendant le séjour de Picabia, son créateur, à Barcelone. Dalman se fît non seulement le promoteur de l'avant-garde étrangère et locale en Catalogne mais il entreprit aussi la projection de l'art catalan à l'extérieur en assurant ma première exposition de Miró à Paris. Un autre versant de son action se trouve dans la récollection vitale de l'art catalan, vision anticipative d'une ouverture maintenue pour le restant du siècle. Paris fût, était de deviendra l'interlocuteur privilégié dans le temps historique considéré. De la capitale française partait et retournait toute parole créatrice afin de recevoir un acte de reconnaissance. Ce dialogue s'affichait presque toujours à partie de contacts personnels, sans oublier les échanges épistolaires et les chroniques de presse qui s'inter changeaient. Sans oublier le recueil L'instant(1919) qui par sa seule présence enregistre l'existence d'une éphémère revue franco-catalane, au nom éponyme lisible dans les deux langues, éditée à París et plus tard à  Barcelone, Son fondateur Joan Pérez Jorba servit de lien entre les littératures catalanes(Josep Maria Junoy) et PAB (Pierre Albert-Birot), créateur de la revue SIC  et promoteur actif de la nouvelle esthétique à París.

 
 

 
 
 

13:35 Écrit par walloween dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barcelone, catalogne, surréalisme |  Facebook

29/05/2009

Une Commémoration

 

Toutes les familles à bord de la Nouvelle-Hollande, lors de son voyage inaugural furent wallonnes. Victimes de guerres et de persécutidns religieuses, elles demandèrent d'abord au Roi Charles la permission de s'installer sur le sol anglais. La pétition déniée, ces Wallons, devinrent d'ardents volontaires pour se trouver parmi les premiers de la nouvelle colonie de la Compagnie des Indes Néerlandaises Occidentales. Ils avaient en commun avec les pélerins du May-Flower de fuir les persécutions religieuses et suivre les enseignements de Jean Calvin. Mais sans la poésie de Longfellow et de Lowell,ils ne trouvèrent pas leur place dans l'histoire américaine.Ils sont, aujourd'hui plusieurs centaines de milliers, assez mal connus et peu représentés. En 1924, ils manifestèrent le désir d'émettre une pièce commémorative. On en frappa 142.000, on n'en vendit que 55.000 quoique le prix ne fut que d'un dollar. Les pièces restantes furent mise en circulation autour de New-York pour payer les dépenses de leur frappe. La législation pour ta pièce Huguenote-Wallonne fut introduite par le représentant Vestal, président de la commission monétaire du Congrès, il avisa le comité du tricentennaire du conseil fédéral des Eglises du Christ. que les dessins et modèles seraient conçus par la Monnaie mais on pense que le travai fut exécuté par le secteur privé. Avec une meilleure gravure, plus forte, une pièce différente serait désirable et le coté pile ne ressemblerait pas à ce point à celui du demi-dollar anniversaire des pélerins frappé trois ans plus tôt. La place sans gloire assignée aux Wallons dans l'histoire américaine est reflétée par le manque de popularité de cette pièce commémorative, beaucoup d'entre elles se trouvent aujourd'hui dans des collections, non, parce quelqu' un investit un dollar pour le tricentenaire mais parce qu'elles s'échangeaient à valeur faciale. Peu vivent encore qui purent en acheter une à si bon prix et ils seraient chagrinés d'apprendre qu'un spécimen n'ayant pas circulé se vend plus de 75 euros et en premier choix plus de 300.

Demi-dollar d'argent Wallon Huguenot
La face représente l'Amiral de Coligny et Guillaume le Taciturne. Le côté pile montre la "Nouvelle-Hollande",

 

18:52 Écrit par walloween dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, migrations, réformes |  Facebook