UA-7101967-1

18/10/2009

Arthur Miller, Dernières nouvelles

" Je suis dans mes épaulières " annonce le personnage dans une des nouvelles courtes d’Arthur Miller. Il en a une paire mais ce n’est pas exactement ce qu’il veut dire : il parle du succès de sa carrière dans l’industrie de l’épaulière dont il est fier d’étre le gérant jusqu’au Mississippi. L’homme à qui il parle, un droits d’auteur, un peu usé, non sans rapport avec l’auteur lui-même, ressent du soulagement de ne pas avoir connu l’échec de ne vendre des épaulières qu’en Nouvelle- Angleterre. Comme dans son œuvre de théatre plus connue " Mort d’un Commis-Voyageur " , Miller s’accorde bien à la vulgarité insistante engendrée par une société sans filet de sécurité et à la souffrance humaine qu’elle cause. Un autre personnage, émigrant polonais cultivé, devient fou en cherchant un peu de respect. Il n’en trouve pas plus que de culture a Detroit, et il ne peut s’adapter à une société nager ou couler ou " vous êtes soit un succès soit un échec, pas un homme avec un nom. "

En dépit de leurs soucis communs, les drames de Miller et ses nouvelles sont distinguément différents, comme il le dit dans son introduction. Il y a de la grandeur dans le théatre et il décrit le conte comme un genre de bungalow. L’analogie est modeste et charmante, trop modeste, en réalité, mais elle montre son sentiment pour les petites choses ordinaires de la vie. La présence est un événement littéraire puisqu’elle réunit, pour la première fois, tous ses bungalows, comme un petit quartier de fictions. Les histoires plus anciennes, " Je n’ai plus Besoin de Toi " , plus longue qu’une nouvelle et " Une Fille d’Intérieur ", sont complètes, aujourd’hui, publiées en triple volume dans la défunte collection Presence, deux ans après la mort de l’auteur en 2005. Son travail change considérablement au cours de ces 16 nouvelles, mais il y a des continuités, y compris des moments néo-mystiques d’exultation finale et un respect informé dans ce qu’il écrit à propos du travail physique, que ce soit souder, construire un barrage, pour un castor ou danser des claquettes. Dans l’histoire d’un juif américain nommé Harold May, qui dance face à Hitler. Le héros note que son jeu fonctionne bien dans les districts avec des travailleurs de l’acier qualifiés et les machinistes : "  Si ils savent monter des machines, ils ont une tendance à aimer regarder les claquettes. " Pour toutes ces raisons, l’emphase sur la vie des cols bleus dans d’autres nouvelles plus anciennes et plus précises peut rester lourde et oppressive, à l’unisson de préoccupations rassassiées à propos de racines et de paternité, généralement juives ou italiennes. Il y a danvantage de choix identitaires dans la nouvelles principale " Une Fille d’intérieur ", qui suit une femme faite, Janice Sessions, de son mariage à un communiste appellé Fink ("Ne t’inquiète pas, Staline sait ce qu’il fait"), jusque sa séduction par un professeur d’existentialisme dans son bureau, 20 ans de bonheur avec un mari aveugle et un engagement dans les droits civils, brassage sentimental quoi qu’émouvant puisqu’il rappelle à la fois le théatre et la nouvelle et possède aussi cette qualité schématique de la vie de Janice comme histoire de la gauche intellectuelle américaine. Avec ces nouvelles tardives publiées chez Presence, Miller se libère dans le sens qu’elles donnent, à celles du début un impact encore plus juste et plus dénué de concessions. Le style est souvent plus simple, mais les thèmes sont plus complexes et plus ouverts, les récits plus purs et résistants mieux à la paraphrase. Un gamin de treize ans va s’acheter un bébé bouledogue et tombe, surpris, sous le charme de la vendeuse. Dans l’histoire titre, un voyeur idiot observe un couple sur une plage (" muets comme des singes, tous deux coincés dans la cage de leur silence emplissant la longueur de la plage encore vide "). Dans " La Performance " , Harold May est brièvement fèté par les nazis pour sa dance, s’interroge sur les ruines de l’Allemagne ce qui le fait penser à la folie du rêve politique. Mais les rêves sont plus généreux dans la " Nature Morte à la Térébenthine ", qui raconte l’histoire de la vision d’un homme, condamné par la maladie, de construire une chaudière à la térébenthine dans la jungle haïtienne qui bénéficie à la population locale. Çà devient une obsession, comme de créer une œuvre d’art. Trente ans plus tard, un ami va voir ce qui est arrivé à la chaudière. D’un coté, c’est une histoire hantée par les avatars de la gauche vieux style et du commerce disparu de l’indignation morale. (" L’idée l’intéressait, dans la distance , comme un vieil air de jazz "). L’atmosphère, allégorique mais retenue, vous fait tourner les pages jusqu’à la fin pour le plaisir, comme la plupart des pièces de cet ouvrage. La collection complète révèle un talent maturé qui ne cesse de grandir et d’évoluer.

source

11:04 Écrit par walloween dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouvelles, arthur miller, littérature |  Facebook

08/10/2009

Herta Müller

Herta Müller est une essayiste et nouveliste très prolifique, ses travaux font le portrait de la destruction humaine induite par la dictature roumaine et le déracinement de l’exil politique. Elle est née en aout 1953 dans le village germanophone de Nitzkydorf, dans le  Banat. Elle quitta son village pour étudier les littératures roumaine et allemande à l’université de Timisoara. Elle devint membre du Groupe d’Action du Banat constiyué d’écrivains germano-roumains idéalistes cherchant la liberté d’expression sous le règne de Ceaucescu. Après la fin de ses études, elle fut employée dans une fabrique de machines qui la jeta à la porte pour avoir refusé de coopérer avrc la police secrète. A cette époque, elle écrivait les histoires courtes qui firent la collection Niederungen. Ses démèlés avec la censure l’empèchèrent de publier la collection avant 1982, sous une forme radicalement modifiée. Niederungen (les Ordonnances) suivi, deux ans plus tard, par Drückender Tango (le Tango des Opresseurs) ou l’artiste décrit l’hypocrisie de la vie villageoise et de l’oppression brutale des non-conformistes. Elle dessine le portrait de la mentalité de zélote faschiste de la minorité allemande, son intolérance et sa corruption. Il va sans dire qu’elle fut durement étriée d’ainsi détruire l’image idyllique de la vie rurale allemande en Roumanie. Müller travaillait comme enseignante, quand le manuscrit non-censuré de Niederungen se retrouva en Allemagne, publié par Rotbuch Verlag, il remporta un succès critique instantané. Après un voyage au salon du livre de Frankfort où elle parla publiquement contre la dictature roumaine. Elle continua à écrire bien que sa situation en Roumanie devenait intolérable. En 1987, Elle émigra à l’ouest, avec son mari, Richard Wagner. Elle vit depuis à Berlin. Beaucoup de ses œuvres reflètent sa propre histoire. Der Mensch ist ein großer Fasan auf der Welt (Les Gens sont le plus gros Faisan du Monde)(1986) déroule la chronique d’une famille de paysans germano-roumains qui essaie obtenir des passeports pour quitter le pays. Comme les travaux précédents, ce conte expose la corruption brutale du village en démontant comment les officiels, du postier au curé demandent de plus en plus de faveurs matérielles et sexuelles pour ceux qui demandent à quitter le pays. Ceci tout comme la collection Barfüßiger Februar (février à Pieds Nus) (1987), écrit alors que Müller attendait la permission d’émigrer à l’ouest. Reisende auf einem Bein (Voyager sur une Jambe) (1989), décrit les problèmes d’installation à l’ouest, et les sensations d’aliénation qui pourrissent l’exil politique De nombreux essais tel  Eine warme Kartoffel ist ein warmes Bett (Une Pomme de Terre Chaude est un Lit plus Chaud encore)(1992) sont des réflexions sur les évènements politiques, écrites dans la perspective d’une femme qui refuse d’employer le mot patrie Un second volume d’essais, Der Teufel sitzt im Spiegel (Le Diable est dans le Miroir)(1991) y compris une série de lectures  "Gedanken zum Schreiben"(Merci à l’Ecriture) tenues à l’Université de   Paderborn en 1989-1990. C’est la clé indispensable pour comprendre les tensions et les conflits qui donnent naissance à l’imagerie poétique de son œuvre. Le volume comprend une série de collages combinés à du texte. 94 collages fuent publiés sous le titre  Der Wächter nimmt seinen Kamm ( le Gardien connaissait son Peigne). Vom Weggehen und Ausscheren (du Départ et des sorties) en 1993 ; La densité des  images poétiques concentré en des pages sans chapitres, forme un réseau évolutif de motifs donnant l’unité de l’ensemble. La nouvelle Der Fuchs war damals schon der Jäger (le renard était déjà le Chasseur) (1992) est une refonte complète du  Der Fuchs der Jäger, (le Renard est le Chasseur) coécrit avec  Harry Merkle. Le caractère principal est un instituteur harassé  par la police secrète roumaine. Par la  synecdoque, Müller portraiture la fragmentation du moi qui s’opère dans une nation gouvernée par la peur. Une autre nouvelle  Herztier(Bete de Coeur) (1994) est l’expression la plus riche en date de la vie sous la dictature roumaine qui relient l’enfance réprimée de la narratrice à l’oppression brutale de l’Etat. Dans Hunger und Seide (la Fain et la Soie)(1995),  collection d’essais qui relatent sa situation de non-conformiste et de dissidente à   Nitzkydorf et à  Timisoara. Ses œuvres sont caractérisées par un langage pur et des métaphores métonymiques à la fois récurrentes et évolutives dans tous ls contes. L’oppressivité des thèmes est allégée par la beauté de sa prose et les éclats d’humour qui soulignent certaines de ses images. Par les mots et par l’action, Müller continue à démontrer son  her indépendance du dogme de l’église et de l’état et n’a cessé de critique ces écrivains d’Allemagne de l’Est qui ont collaboré avec la police secrète. Elle a donné sa démission du Pen club pour protester contre sa fusion avec l’ancienne branche de l’est. Elle a obtenu de nombreux prix littéraires, entre autres les prix Marieluise-Fleißer(1990), le Prix Littéraire  Kranichsteiner (1991), le Prix Kleist (1994), le Prix  Europeen "Aristeion" (1995).

15:57 Écrit par walloween dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : herta müller |  Facebook

01/10/2009

Le Symbole Perdu par Dan Brown

Le Symbole Perdu par Dan Brown
Si ce n’était pour les machinations barbares du vilain, autre carcasse mortifiée et unidimensionnelle qui vous donnent des frissons dans la moelle épinière ou la conspiration genre enjeu oedipien. Non, le plus terrifiant à propos  du Symbole Perdu est que Brown n’a pas flanché quand le Vatican a condamné le Code Da Vinci et à protester  contre le tournage du film Anges et Démons à Rome, à le croire, clairement hanté par la secte puissante et secrète des Maçons.
Son livre ressemble à une tentative désespérée de s’intégrer à la Maçonnerie plutôt qu’à une interprétation des étranges rites et symboles qui illuminent comme dans –illuminati!- comment le club ultime et privé de la bande des garçons a conspiré pour donner forme à la capitale de la nation et à la civilisation occidentale depuis que Georges Washington inaugura la pierre d'angle de l’immeuble du Capitole avec le rituel et  vêtu du costume de Maçon complet avec un délicieux petit tablier de satin  assorti. Si les Maçons intimident plus que le Vatican, Si Brown et devenu une part de leur rideau de fumée sémiotique, alors, tout ce que je peux dire c’est : que Dieu nous aide tous !
Pendant ses cinq ans de recherche, a-t-il commencé à croire ces histoires sensationnelles qui racontent que les Maçons vous coupent le cou quand vous révélez leurs secrets, a-t-il découvert que les Maçons ne sont pas seulement des vieux mecs dans un drôle de costume qui profitent d’une bonne soirée loin de leurs femmes ? Pourraient-ils vraiment être comme se le demandait un documentaire récent de Channel Discovery des  conspirateurs athées liés par un pacte de mort qui infiltrent les institutions et mènent le monde ?
A-t-il décrypté les documents codés enfermés dans un coffre de la CIA, fondée par un ancien Maçon, Harry Truman. Et  ces légendes sauvages étaient-elles vrai ?, que Jack l’éventreur était Maçon et que son identité fut couverte par le commissaire, Maçon lui-même ? Que Salieri et d’autres assassinèrent Mozart après qu’il révéla quelques-uns uns des secrets maçonniques dans dans la Flûte Enchantée ?
En s’intéressant plus avant aux excavations de Brown sur le pouvoir mystique de Washington, les anciens portails, les passages secrets et les mondes d’ombre. Pour les natifs qui ont aimé ces monuments depuis leur enfance, le temple du Rite Écossais avec ses deux sphinx, seizième rue, le Capitole brillamment éclairé, peuvent se montrer curieux d’en savoir plus sur ces vénérables temples de marbre et enfin accéder à la sagesse secrète des âges. Ils  s'entendraient rapidement avec Robert Langdon, pseudo de l’auteur, traître en tweed et éviteraient l’ennui de penser  que le symbologiste de Harward porte encore sa montre Mickey Mouse, qu’il moût à la main ses grains de café de Sumatra et refuse de comprendre quand une mignonne  avec un cerveau se matérialise pour l’aider à démêler les secrets anciens.
Le personnage de Katherine Solomon, mince, aux yeux gris experte en sciences  noétiques, l’étude « des potentialités inexploitées de l’esprit humain ». Brown voudrait peut-être aussi explorer les potentiels inexplorés du corps humain, depuis que l'héroïne a la cinquantaine, ce qui a du sûrement faire sursauter les cocktails dans les bureaux de Hollywood, quelques années plus âgée que Langdon, sans doute allusion à son épouse et muse, Blythe, qui a douze ans de plus  que lui et l'aida à rédiger 187 hommes à éviter : Un Guide de Survie pour les Femmes frustrée de leur romantisme.
Les émotions sont le genre de choses que Brown semble avoir de la difficulté à déchiffrer. Ses scènes de sexe sont cryptées, Katherine et Langdon agissent en camarades puisqu’elle sait même le poids des âmes, leurs scènes de sexe les plus torrides s’expriment par un regard ou une expression amicale de Robert.
Les nouvelles de Brown semblent évidemment inspirées par Indiana Jones et les Conquérants de l’Arche Perdue. Mais il ne peut qu’imiter la narration galopante et la fascination des archétypes mythologiques, pyramides, saint graals, carte du trésor et codes secrets, Il n’accède pas au coté sexy et ludique de l’héritage Spielberg-Lucas.
Ses métaphores se répandent sur la page. Inoue Sato, un fonctionnaire des renseignements enquête sur une main sans corps portant une bague maçonnique et les tatouages iconiques qu’on peut voir dans la rotonde du Capitole, naviguait dans les eaux profondes de la CIA comme un leviathan émergeant seulement pour dévorer sa proie ou alors, çà la frappa de plein fouet ou la révélation s’écrasa sur Langdon comme une vague. Et juste au moment ou le héros pense qu’il peut retourner dans l’eau sans danger, une autre mauvaise métaphore l’emmène comme une vague : Maintenant, sa tête lui faisait mal comme un torrent tumultueux de pensées intimes connectées.
On peut pratiquement entendre la musique féerique d’un orgue si Mal’akh, le vilain de la fable, aux yeux qui brillent d’une férocité animale, apparaît parfois parodie d’un mauvais de Bond : tu n’es qu’une toute petite pièce dans une grande machine ou de Woody Allen :  le corps soupire quand le corps soupire. Brown n’en garnit pas moins l’ouvrage de ces expressions : revêtu seulement d’un pagne entourant ses fesses et son organe sexuel au repos, Mal’akh commença ses préparations, et  Pendu en dessous de l’arche, son organe, massif portait les symboles tatoués de sa destinée. Dans une autre vie, ce lourd axe de chair était sa source de plaisir charnel. Mais plus maintenant. Brown a toujours écrit des scénarii déguisés en nouvelles, mais maintenant il coule aussi dans le bronze. Warren Bellamy, L’architecte maçonnique du Capitole, est décrit comme un ancien afro-américain, aux cheveux coupés de près, énonçant ses mots avec une précision croquante : Bellamy était léger et détendu érigé droit, le regard percant exprimant la confiance d’un homme qui contrôle ce qui l’environne. On dirait Dieudonné qui téléphone à Thierry Lhermitte. Le caractère de Bellamy offre à Brown une autre opportunité pour faire mousser le Maçon, quand l’architecte dit à Langdon : l’art de la franc-maconnerie, m’a donné un profond respect pour ce qui transcende la compréhension humaine. J’ai appris à ne jamais me fermer l’esprit à une idée simplement parce qu’elle serait miraculeuse.
L’auteur est devenu riche et fameux sans jamais atteindre la subtilité. Un caractère ne plonge pas seulement dans le noir, encore doit-il être d’encre. Un caractère n’écoute jamais en état de choc mais bien doublement choqué.
Et considérez ce monologue intérieur bancal du chef de la police du Capitole : Le Chef Anderson se demandait ou tout cela finirait. Une main dans la Rotonde ? Un mausolée, un mort, dans ma cave ? Des gravures bizarres sur une pyramide de pierre. Soudainement, son petit jeu avec les Redskins sembla perdre toute signification.
Tout le monde a entendu dire que dans le temps les Maçons n’étaient pas les bienvenus chez les Catholiques et qu’ils étaient considéres comme étant tellement anti-catholiques que ceux d’entre eux qui les rejoindraient se verraient excommuniés. Aujourd’hui, les désaveux de l'Église ont mis la sourdine eux toujours si exclusifs quand il s’agit de rites secrets, de rituels de sang et d’exclusion des femmes. Mais Langdon suggère aux étudiants de Harward que les Maçons sont d’une ouverture d’esprit rafraîchissante et ne pratiquent aucune sorte de discrimination. A un étudiant qui proteste que la Maçonnerie à l’air d’un culte fantomatique, Langdon répond que c’est un système moral et il note :  La Franc-maçonnerie n’est pas  une société secrète, c’est une société avec des secrets. Il débusque des histoires de pères fondateurs, supposés introduire un pentacle satanique et le compas et le carré  des Maçons dans le dessin des rues de la capitale en rajoutant que si on dessine suffisamment de lignes d’intersection sur une carte, vous allez trouver toutes sortes de formes. Les Maçons sont représentés par la personnalité attrayante de Peter Solomon, frère aîné de Katherine, bel homme, riche historien et philanthrope qui dirige le Smithsonian Institute et inspira au jeune  Langdon son intérêt pour les symboles.
Dans une interview, Brown a dit avoir été tenté de rejoindre les Maçons, appelant leur philosophie Une belle étape pour la spiritualité humaine.  Dans le prochain opus, on verra probablement, Langdon revêtu d’un fez de pèlerin avec un châle Burberry et un tweed de chez Rampon.
Dans ce livre, l’aide de Langdon permet d'empêcher le vilain de publier une  vidéo sur YouTube, qu’il a enregistré secrètement pendant ses rites d’initiation maçonnique. Le gagoulé boit, dans un crane, des vins rouge sang avec une dague pressée sur sa poitrine nue ; il doit prendre part au procès-verbal de son propre meurtre, il y avait des coups simulés sur sa tète, y compris l’empreinte d’un marteau rituel, on y entendait une référence biblique au sacrifice humain, la soumission d’Abraham à l’Etre Suprême, au sacrifice d’Isaac, son premier né.
Ce sont, en partie des avertissements pour ceux qui laissent sourdre les secrets de l’ordre, avertissements que Dan Brown a clairement pris à cœur. Langdon pouvait dire d’avance que la  vidéo était une pièce de propagande injuste, écrit Brown, ajoutant que le symbologue pense pour lui-même que la vérité sera indécice, comme toujours dans la Franc-maçonnerie.
Brown ne  donne pas ce qu’on attend, des tuyaux sur qui sont les Maçons chez les politiciens d’aujourd’hui et sur quelle usine à gaz ils fonctionnent. On a laissé le travail à Eamon Javers de Politico, qui a mis à jour une liste des Franc-maçons au Congrès qui se lit comme une vaste conspiration de droite.  Joe “Vous mentez!” Wilson est un membre de la loge Sinclair de Washington. Le député Eric Cantor de Virginie, président de la minorité de la Chambre, qui essaie de suffoquer le plan santé d’Obama est un membre de la loge de Richmond tput comme son père et son oncle. Charles E. Grassley de l’Iowa, qui proteste contre le plan supposé d’élimination des vieux, pressa Javers en lui disant   : Ne nous jugez pas par les drôles de chapeaux que nous portons. Comble d’humiliation, le président Obama a quitté soudainement la Maison Blanche, un soir, récemment et se rendit au Monument Washington, dans l’obélisque qui figure dans le climax de Brown, y resta 20 minutes. Si on ajoute les 13 minutes probablement nécessaires pour atteindre la limousine, s’y faire conduire jusqu’à la Maison Blanche et retourner à sa résidence, vous obtenez le nombre maçonnique magique de 33.
Finalement comme dans le  Code  Da Vinci, Il n’y a pas de rachat. Brown devrait arrêter de se soucier de pyramides non terminées et se préoccuper de nouvelles inachevées.  Spielberg et Lucas nous donnèrent, au moins, un arc et des tourbillons, des humains qui se dissolvent. Ainsi on n’obtient aucune ancienne sagesse qui changera profondément le monde tel que nous le connaissons, tout juste un lot de pudding New Age sur que comment qu’on est les dieux que nous attendions, je vous épargne la lutte père fils pour la domination globale, on en a déjà eu assez avec les Bush
On s’en fout, hein Dan !