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15/01/2010

Göel Ratzon, le messie au harem arrêté à Tel Aviv

3348946035_ed168cbf91.jpgMonsieur Ratzon a déclaré :

«  Je suis parfait,  j’ai toutes les qualités que les femmes désirent »


Les habitants d’Hakitva, quartier tranquille de Tel Aviv furent assez choqué de découvrir parmi leurs voisins un sage juif auto-proclamé vivant avec un harem de trente femmes gardées comme  «esclaves» dans des appartements sordides. Göel Ratzon, 60 ans, est accusé d'être le père de 37 enfants depuis 1993 avec ses femmes et ses filles. Monsieur Ratzon taxé, par les médias locaux, de «Josef  Fritzl d’Israel» a été incarcéré sous l’inculpation d’inceste et d’abus sexuel. «Le procès verbal montre que le suspect contrôlait ses femmes d’une main ferme y compris leur argent et leurs possessions » Monsieur Ratzon avait même rédigé une liste de commandements pour s’assurer que les femmes demeurent dans des « conditions similaires à l’esclavage » déclare la police. En plus de lui ristourner tous leurs salaires, il leur était interdit de téléphoner ou de parler à un autre homme que lui, Si elles enfreignaient ces règles, elles devaient payer une amende ou recevoir une punition physique. Mickey Rosenfeld, le porte-parole de la police israélienne dit que Monsieur Ratzon parvenait à convaincre ses victimes de son statut semblable à Dieu. «  Les femmes ne comprenaient pas vraiment leur situation, elles ne comprenaient pas ce que signifie la liberté. ». Dans un cas, la police investit un appartement de trois chambres ou se trouvait 10 femmes et 17 enfants vivant dans d’ « horribles conditions ». Les femmes portaient des vêtements orthodoxes conservateurs couvrant tout le corps avec un tatouage du faciès et du nom de leur bourreau. Il était marié à 17 femmes mais on ne sait pas le nombre de celles avec qui il avait des relations. Tous ses rejetons portent des noms qui sont des variations du sien « Göel », « celui qui rachète » en hébreu. La famille Ratzon est  connue du public israélien depuis l’année dernière quand il apparut à la télévision avec plusieurs femmes, dans un documentaire ou elles informaient le spectateur de la messianité de Monsieur Ratzon et ou on peut les voir le peigner et lui donner de la nourriture tout en déclarant : « Il est le Messie dont tout le monde parle…le jour ou il décidera à se  révéler, la terre tremblera. ». Monsieur Ratzon n’a jamais proclamé sa divinité  mais bien «  Je suis parfait,  j’ai toutes les qualités que les femmes désirent » Quand on l’interroge sur ses commandements, il répond : «  c’est comme un état, je dois tenir mes principes, mes ordres et mes lois. » Les voisins ont recueilli quelques détails sur la vie de Monsieur Ratzon, l’un dit qu’il a appris l’hypnotisme en Inde et qu’il utilisait cette technique pour subjuguer les femmes. « Nous ne les avons jamais entendus, ils ne faisaient pas de bruit du tout » dit l’autre, un troisième dit au Jerusalem Post « Les femmes gagnaient leur vie en faisant des ménages mais elles ne pouvaient pas travailler pour des hommes. ». Un autre voisin : « je pouvais voir les enfants n’importe quand, ils étaient tranquilles, parfois on pouvait en entendre un pleurer. » La police a déclaré qu’elle avait temporisé son arrestation, en dépit de l’évidence des abus exposés dans le documentaire, parce qu’ils avaient des rapports leur indiquant que les femmes se livreraient à un suicide collectif. Monsieur Ratzon expose clairement dans le film ce que les femmes doivent faire après sa mort ou s’il est emmené. « Quand je mourrai…vous mènerez une vie paisible et réglée. Mais si l’état me fait du mal, vous devez les frapper le plus durement possible autant que vous pourrez, meme au prix de votre sang. » dit-il à une des femmes. La police dit qu’il se livrait à sa prédation sur des jeunes femmes vulnérables venant de familles divisées s’il était désolé de les voir s’automutiler avec des rasoirs ou des briquets. Elles étaient toutes enregistrées comme mère célibataire rendant impossible de les poursuivre sous la loi israélienne. Mais une loi récente contre le trafic d'êtres humains a permis aux procureurs de requérir contre Monsieur Ratzon. Plusieurs femmes se sont plaident de mauvais traitements. Deux des « épouses » de Monsieur Ratzon sont soupçonnées d’avoir faciliter ses crimes. Les autres femmes et enfants ont été remis aux services sociaux. Ratzon sera défendu par une avocate, Shlomtzion Gabai qui a déclaré que « pour ce qui le concerne aucun crime sexuel n’a été commis, toutes les femmes étant consentantes. Le documentaire montrait le rituel nocturne de Monsieur Ratzon, « Veux-tu venir avec moi ? » demandait-il à une femme sur ses 25 ans. « Oui » disait-elle en le caressant et en l’embrassant. Les autres femmes apparaissaient dévastées.

Les règles de Ratzon

1 aucune femme ne se mariera ou n’attaquera une autre, soit verbalement, soit physiquement.

amende 2,000 shekels (€400) dans la tirelire familiale.

2 aucune femme ne devra questionner l’autre à propos  des questions personnelles

amende 100 shekels (€20)

3 aucune conversation n’est permise ailleurs que dans le salon, le non-sens est interdit.

amende 200 shekels (€40)

4 aucune femme ne devra resté sans rien faire si la vaisselle est à faire, le nettoyage ou si les enfants sont à surveiller etc.

amende 2.000 shekels (€400)

5 si deux femmes sont prises à se battre, elles seront également punies.

amende 2.000 shekels (€400)

6 il est absolument interdit de questionner Ratzon sur son comportement ou sur ses intentions

amende 400 shekels (€80)

7 il est permis de demander de l’accompagner, mais un refus sera accepté sans appel

amende 300 shekels (€600)

8 aucune femme ne peut interrompre Ratzon ni intervenir dans des affaires qui ne la concerne pas

amende 500 shekels (€100)

9 Tous les ordres sont obeis immédiatement

amende 300 shekels (€60)

10 aucune femme ne pourra travailler dans une maison ou se trouve un homme de plus de douze ans d'âge

amende 300 shekels (€60)

 

 

 

 

Sheera Frenkel à  Jérusalem pour le Times

 

 

 

 

 

 

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