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29/05/2010

Le cœur de la religion élisabethaine

1.Le livre des prières communes (1549, 1552, 1559) peut être compris comme une expression fondamentale et formative de la religion élisabethaine(1) autorisée et son usage fut appliqué par un statut du royaume (I Eliz. 1.c.2), le livre affirme l’existence de Dieu, que le monde et tout ce qu’il contient fut créé et ordonné par Dieu, que les hommes par leurs vices (péché et orgueil) sont responsables du désordre d’un monde ordonné, que Jésus-Christ fut envoyé pour être l’agent par lequel cette arrogante impudicité peut être défaite, que les humains, rebelles et désobéissant, seront sauvés des conséquences du péché et de la mort

2. Une telle compréhension de l’ordre, du désordre et de la réorganisation était commune dans l’Angleterre élisabéthaine. Dans l’esprit des élisabethains Thomas Elyot, Edmund Spenser, and Sir Walter Raleigh, l’univers s’incarnait en un tout ordonné, dérangé par le vice et l’orgueil égoïste. L’idéal, c’était l’ordre, l’harmonie, la concorde, la « douce musique ». La réalité était désordre, « musique sûre ». Ils comprenaient ceci, non seulement en termes spécifiques concrets mais comme affectant l’univers. ainsi William Shakespeare dans Troilus and Cressida (1.3) fait dire à Ulysse:
Les cieux eux-mêmes, les planètes et ce centre
Observe degré, priorité et place,
Appui, chemin, proportion, forme,
Offices, habitudes et ordres ainsi alignés...
Ainsi, et l’idée et le barde sont très réels et il décrit sa réalité quand il dit :
Mais, quand les planètes
Dans le  mélange diabolique du désordre errant,
Quelles lèpres et quelles charges, quelle mutinerie,
Quelle mer enragée secouant la terre,
Quelle consternation d’esprit !
Maintenant l’entreprise est corrompue par la maladie qui envahit le genre humain. Ulysse commente :
Ne changes sue le ton, ajuste cette corde,
Regardes quel désordre suit ! Chaque chose se mêle
Dans une joyeuse confusion.
A ce propos, Leo Spitzer écrit, ‘L’ équation ici est distemperamentum = discordia rerum of which repugnantia rerum (Ciceron) and repugnantia naturae (Pline) , elle est covariante.’[2]

3.Quel est le remède ? Dans le sermon présenté au Roi Jacques VI, John Donne parle de Dieu faisant « tout ce monde dans une telle uniformité, une telle correspondance, une telle consubstantialité de ses parties comme un instrument parfaitement accordé.» Mais les cordes aigues sont désaccordées. Dieu dit « Ceux-là qui comprennent le mieux, les anges et les hommeslui ont fait perdre son harmonie. Il ne le dit pas ici, mais ailleurs, il attribue ce désordre à l’arrogance ayant à l’esprit les doctrines bibliques de la chute et du péché originel. Que faire? Dieu rectifia tout à nouveau, en ajoutant une corde, semen mulieris, la graine de la femme, le messie.(3) Et avec le son de cette corde, le désordre trouve sa subversion et l’ordre est restauré. C’est-à-dire, par Christ, sa naissance, son ministère, sa mort et sa résurrection, le peuple se voit éloigné du péché, de la mort et tourné vers le bien et la droiture par l’obéissance  à la volonté divine.. Ils entrent dans la vie éternelle en s’incorporant dans le corps vivant du Fils de Dieu, le verbe éternel.

4. Le livre de prière ordinaire fut manufacturé et son usage appliqué comme moyen de restauration de l’ordre parmi le peuple, l’Eglise et la nation. Une première mouture de ce livre en 1548, nommé « Ordre de la Communion » publié au début du règne d’Edouard VI, pour la communion du peuple à la messe, sous les deux espèces, le pain et le vin, afin de remédier aux désordres causés par la transition du règne de Henry VIII à son fils. Que le terme « ordre » fut nécessairement inclus dans la messe doit être souligné. Premièrement, c’était en anglais alors que tout le reste de la messe était en latin et met le point d’emphase sur la nécessité, pour le fidèle, de recevoir le sacrement, même où il n’était pas de tradition pour les masses de communier. Le mot et le concept de communion inclut la participation personnelle en Christ, sa mort, sa résurrection et son souci pour la salvation et le bien-être des gens de la communauté. Et prend soin de la confession des péchés et de l’amendement de la vie, non pas dans un esprit de contrition humiliant mais en remerciements. Le fidèle se trouvait exhorté « de remercier humblement et de tout son cœur (eucharistique) Dieu le Père, Le Fils et le Saint-Esprit, pour la rédemption du monde par la mort et le passion de notre Sauveur Christ. » En Christ, par le Christ, le fidèle est libéré des liens du péché et de la mort, Le servant (Dieu), en vrai sainteté et avec droiture tous les jours de notre vie(4) C’est l’ordre vrai, l’harmonie véritable, la douce musique restaurée.

5. Ceci advient dans L’Ordinaire des Prières avec le contexte  du Baptême et des Saints Sacrements. Dans sa Défense de la Vraie Doctrine Catholique des Sacrements(1550) Cranmer écrit des sacrements comme d’instruments pour rendre effective la participation du Christ quand nous sommes lavés de nos fautes, héritons de la vie éternelle et vivons en communion avec les autres citoyens responsables. Il souligne le fait que l’usage de l’eau du baptême ainsi que du pain et du vin de la communion, n’était rien autre chose, que ce qu’il devait semblé être. Mais qu’il était, peut-être, le moyen par lequel le travail divin de rédemption s’effectuerait, aidé du lavement dans l’eau du baptême, du pain, du vin, chair et sang du Christ pour les vrais croyants, ils sont ainsi unis au Christ dans sa mort et sa résurrection, nouveau peuple choisis pour  mener propager son œuvre  dans le monde.

6. De telles pensées, Cranmer ( et l’Ordinaire des Prières), ne séparait pas la religion personnelle de la société et de ses crises pas plus que l’avidité de ses propriétaires de la pauvreté des paysans. Dans la Défense il écrit : Ils sont plus cruels et moins raisonnables que des bêtes brutes, on ne peut les convaincre d’être bon avec les leurs et leurs voisins, pour qui le Christ souffrit la mort, quand, par ce sacrement, ils seront mis en face du souvenir de  Christ donnant sa vie à ses ennemis. L’expérience nous montre, chaque jour, qu’ils boivent et mangent tout en se faisant des amis et en continuant leur amitié. La table du Christ, elle, nous apporte bien davantage. On apprivoise les animaux sauvages en leur donnant à boire et à manger, pourquoi le chrétien ne  mêlerait-il pas le gentillesse et la grâce à cette vie céleste de Christ ? Nous serions ainsi tirés à hue et à dia aussi bien par le pain et le vin de ce souper sacré que par les mots de l’Ecriture récités à l’occasion et, malgré ce saint sacrement, la communion et le souper du Christ ne seraient pas assortis d’amour envers tous et ne causeraient pas le désir de s’arracher du cœur, toute envie, haine et malice, et de grandir en toute amitié et concorde. Celui-là se tromperait s’il pense haïr l’esprit du Christ qui l’ habite. (6) Donc la restauration de l’ordre évoque le bien  commun. Le peuple qui compose la paroisse géographique se réunit pour honorer Dieu et pour être formé et reformé par le corps du Christ, l’Eglise, est une entité sociale de gens se souciant les uns des autres, riches comme pauvres en accord avec leur situation dans la vie, une communauté marquée par l’ « amitié, la fraternité et la concorde », une société  bien ordonnée.
7. Richard Hooker dans Les Lois de la Politique Ecclésiastique reflète l’épicentre de la religion élisabéthaine et le livre V le précise dans un traité longuet qui est, en partie du moins, un commentaire de l’Ordinaire des Prières ou une exposition de la signification de la vénération du livre de prière, premier étude et premier examen de l’Ordinaire des Prières et de son sens.(7)

8. D’abord et, dans un sens premièrement, Hooker affirme Dieu le créateur qui retrouve et remplit tout ce qui est dans le ciel et sur la terre. Il l’affirme  en décrivant l’univers des lois toutes procédant de Dieu. Ceci mène à l’affirmation du livre V des Lois : « Dieu hait son influence sur l’essence des choses, sans laquelle  la divinité qui le supporterait jusque son annihilation totale ne pourrait choisir mais seulement suivre... De lui, toutes choses ont reçu, à la fois leur être et leur continuité pour être ce qu’elles sont » (Lois, V: 56.5).Il affirme ainsi l’interdépendance de tout ce qui est en disant dans le Sermon sur l’Orgueil : «Dieu n’a rien créé inutilement, chaque chose possède dans chaque autre un tel intérêt et elles ne peuvent jamais dire: Je n’ai pas besoin de toi » (FLE 5: 333.16-19).[8]. C’était la grande vision, partagée par Aristote et Thomas d’Aquin, qui trouvait ses racines dans les écritures hébraïques et chrétiennes et qui contient des ramifications dans tous les aspects de la vie de l’être et devenir. Dieu est le père de « tout.»

9. Mais, cette vision instillée dans le monde tel que nous le connaissons mais non dans son essentialisme. A la place d’un sentiment de dépendance basé sur l’amour et l’interdépendance divine, le fruit de cet amour dans nos proches, avec ce que Dieu a fait existe, Hooker nous dit, orgueil, « enflure », mère de tout le mal, mal qui nie l’amour de Dieu, jetant l’homme contre l’homme et les familles contre les familles et les nations contre les nations. Dans une phrase longue et magnifique décrit l’orgueil, entre autre « Ils usent de leurs domestiques comme si c’était des bêtes, leurs inférieurs comme s’ils étaient des domestiques, leurs égaux comme des inférieurs et ne reconnaissent rien qui leur soit supérieure. Ils s’admirent comme des sages, puissants, circonspects, vénérables,  généreux et grands en tout de toute façon et que tous les hommes sauf eux, sont de pauvres et sottes créatures, de vils riens(FLE 5: 319.29-320.4). Il existe d’autres formes d’orgueil qui infecte aussi les personnes qui, bien que reconnaissant leurs fautes, se détestent en pensant qu’il sont au delà de toute rédemption, refusent le pardon et se muent en désespoir. En fait, comme Hooker l’enseigne dans le Livre VI que c’est un déni de  Dieu que de se voir comme des dieux déchus. Quelque soit sa forme, l’orgueil est destructeur, maladie qui nous tuent et tuent les autres, détruisant la communauté.

10. La médecine, comme l’affirme l’épître aux Ephésiens, le remède de la fierté égoïste se trouve dans le don par Dieu de son Fils : « Que Dieu habite par la foi qui trouve ses racines et est plantée dans l’amour, » ceci accompli par la plénitude qui procède de Dieu(Eph. 3:17, 19). Dans le sermon sur l’orgueil se réfère à ce passage et insiste sur les mots « Que le Christ habite votre cœur » (FLE 5: 326.19). Il avait ici, à l’esprit « la participation, ce lien intime mutuel par lequel nous appartenons à Christ et qu’il nous appartient comme une précieuse propriété. »  (Lois, V: 56.1), qui nous renouvelle, nous transforme, nous sauve de l’enfer, de l’orgueil insensé et des ses hideuses manifestations. Christ, dans nos cœurs, nous vivifie pour rechercher le but ultime qu’est l’union des uns et des autres avec Dieu et en Dieu. « Sommes nous donc heureux, » écrit Hooker dans le Livre I, «  quand nous bénéficions de Dieu, comme un objet ou tous les pouvoirs de nos  âmes soient satisfait de délices infinis : tel que malgré notre humanité, nous vivrions unis à Dieu.

11. Comment cette transformation s’opère-t-elle ? Par la grâce de Dieu. L’amour abondant de Dieu travaillant par les mots(logos et Logos) et les sacrements contenus dans le corps réel du Christ : l’Eglise. Le ministère des mots et des sacrements vu dans le contexte du livre de prières les moyens de la justification et de la sanctification par la grâce de la repentance qui transforment les êtres orgueilleux dans une vie de nourissement mutuel à l’opposé de l’orgueil égoïste, selon Hooker c’est à dire l’humilité révélée en Jésus Christ et qui trouve son inspiration dans le ministères des mots et des sacrements. Participer à l’esprit de Jésus Christ(Phil. 2:5) c’est vivre son humilité. Vivre dans la conscience constante de la dépendance à Dieu et de notre interdépendance comme créatures au père de tout.

28/05/2010

Quand le vent s’arrête, le revers de la médaille.

 

Les pouvoirs publics semblent prêts à couvrir le pays d’éoliennes géantes. La nature court un risque. L’industrie du vent dispense une propagande généreusement dotée et possède de puissants promoteurs. Virtuellement toutes les machines doivent être doublées si le vent s’arrête, ce qui est assez fréquent, les turbines ne produisent rien. Les longues périodes sans vent se produisent le plus souvent en hiver quand la demande est la plus forte et c’est trivial de dire que l’énergie devra donc venir d’autres sources pour satisfaire les pics de consommation. Durant certaines périodes le doublage devra représenter 100% de la capacité des turbines. L’évaluation dit que 10/20% de la capacité est la seule sur laquelle on puisse compter en continu en demande de pointe. Une assertion affirme qu’avec une bonne dispersion des turbines sur tout le territoire, le rendement peut se stabiliser. Avec un vent de 4 m./sec. , la production est négligeable c’est-à-dire de 15KW et de 255KW et  255 KW à 6 m./sec. Pour une turbine de 2,5 mégawatts. C’est une forfaiture de dire que la dispersion y suppléera. De plus, les parties rendent le débat encore plus confus en parlant d’équilibre et de capacité de crédit, de taux de puissance et de production. Alors la question est simple : sur quoi peut-on compter ? C’est important à considérer pour le doublage du réseau, pour les couts additionnels induits. En considérant un facteur de charge de 29% de la puissance installée, ce qui est inexact puisque la statistique montre seulement 8% de rendement en hiver en demande de pointe avec une stabilité identique à une usine thermique ce qui veut dire qu’en 2020, 8% de 10 térawatts seraient assurés par le renouvelable. L’hiver est généralement plus venteux que l’été, dond la production myenne journalière est plus grande. Mais quand la température est en dessous de 0°C, il n’y a que peu ou pas de vent ce qui correspond à l’anticyclone d’hiver, le risque de voir le rendement tomber en dessous de 10% du rendement maximal théorique est important en période de grosse demande. Si on augmente la production de 20% par turbine. Comme il y a des périodes assez longues sans vent, en été comme en hiver, et que le même schéma peut s’étendre à tous les parcs pour une certaine période de temps, le résultat peut se montrer très bas bien qu’elles soient très dispersées. La production journalière des parcs allemands peut se lire chez REISI sur l’internet ou on peut voir les corrélations hivernales. Les chiffres sont parallèles aux autres pays européens et les productions montrent clairement ces hautes pressions d’hiver. Ce qui n’est pas neuf pour qui possède au moins une compréhension de base de la météorologie. En Europe, en 2007, 19 jours d’hiver n’ont offert aux éoliennes, que 8% de leurs capacités. Certains jour la production était proche de zéro, la production moyenne d’octobre fut de 8%. En Allemagne, sur la 16.368 gigawatts théoriques maximum installés seuls 1,318 gigawatts furent produits soit 7%. On peut donc considérer que 8% comme  pourcentage statistique de confiance de la capacité est très optimiste. Sur cinq mois, en Allemagne la productions a baissé de facon vertigineuse à 2% pendant 11 jours.  Bien que l’analyse se soit focalisée sur l’hiver, des problèmes similaires existent bien sur durant les autres saisons, particulièrement au printemps et en automne, quand les machines ne tournent pas pendant leur maintenance. Pendant que les pouvoirs publics tergiversent, Sarkosy annonce la construction de centrales nucléaires de nouvelle génération et saisit ainsi l’opportunité d’exporter de l’électricité tout en devenant totalement indépendant énergétiquement. Finalement, les gouvernements accepte l’idée d’un facteur de charge de 40%.. Si on sait qu’en réalité il ne dépasse pas 30%, cette déclaration parait absurde et ils peuvent rabattre leurs ambitions de 10%. Espérons que cette article dissipe quelque peu le rideau de fumée de la propagande des intérêts sans perdre de vue que des sociétés et des individus font des bénéfices considérables sur des turbines sur-subsidiées. Ils n’assument aucun des couts incrémentaux requis afin de venir en aide à des sources d’énergie intermittentes et de temps en temps virtuellement non-existantes. Le prix en est supporté par les consommateurs puisque ce sont les payements subsidiés qui rendent les dividendes des turbines si importants. C’est un peu moins que le vol du pauvre sponsorisé par le gouvernement au bénéfice du riche.

 

 

13:45 Écrit par walloween dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : énergie, vent, couts, inconvénients |  Facebook

24/05/2010

Eole et Mercure

Les éoliennes, c’est pas mal pour se faire une tasse de café, mais si vous voyez tout en vert, vous allez devoir en tapisser le pays avec plus qu’il n’en existe dans le monde et il y a encore d’autres manières encore plus sophistiquées pour faire bouillir la marmite. C’est un espoir romantique de penser que les parcs d’éoliennes puissent régler la crise de l’énergie. Pour leurs défenseurs, c’est une solution sans carbone pour les deux grands problèmes de notre époque : changement climatique et déficit énergétique. Pour les autres, c’est une catastrophe qui va détruire nos belles campagnes et couvrir un nombre sans cesse croissant de collines de régiments de moulins blancs. Ils disent que c’est bruyant et que ça tue les oiseaux aussi bien que de jets. Et pire, que ça fonctionne mal. Et cela ne changera rien ni au climat ni à la crise de l’énergie. Alors, qui a raison ? Un officiel disait récemment que de s’opposer aux parcs était aussi irresponsable que de pas mettre sa ceinture de sécurité. Et on joue un peu sur le désir émotionnel de l’idéal de la propreté. Pour se conformer au 20% d’énergie propre stipulé par l’Europe en 2020, ce serait la technique la plus avancée pour y parvenir. Des plans couvrant la taille de petits pays, sont déjà au point pour en couvrir nos plus beaux paysages historiques. Superficiellement, du point de vue du réchauffement, le vent garde-t-il son sens. Mais on produit du CO2 quand on les fabrique et pour les entretenir. Construite 10.000 turbines géantes en acier et en plastique, les installer dans des conditions parfois acrobatiques créera néanmoins une empreinte carbone de dizaine de milliers de tonnes par petit parc. La même chose est vraie pour construite les nombreuses centrales d’une sorte ou d’une autre, dont nous allons avoir besoin ces 20 prochaines années. La meilleure façon de calculer la pollution au CO2, c’est le kilowatt/heure. C’est ce qui garde une bouilloire bouillante pendant 20 minutes. Les ingénieurs ont calculé que l’électricité extraite du charbon coute 900 grammes de CO2 au kilowatt et 445 grammes pour le gaz. L’électricité éolienne ne demandant que 5 grammes pour la même quantité. Le chiffre est sensiblement le même pour le nucléaire. Donc 1-0 pour le vent. À partir d’ici, les arguments deviennent beaucoup plus vaseux. La première idée est la profondeur du déficit énergétique. En Europe occidentale, on utilise à peu près 17 kilowatts par jour et par personne. Ce qui, dit en termes simples représentent 1000 tasses de café par jour pour chacun de nous. C’est beaucoup comme vu comme cela mais on y inclus l’industrie et l’agriculture. Pour l’instant 20% sont fournis par le nucléaire, 40% par le gaz et 33% par le charbon. Le reste par l’électricité importée, un peu d’énergie verte et une fraction produite par les huiles lourdes. Dans le future, l’équation change, la demande augmente rapidement. Dans 30 ans la population aura augmenté de 25 % : 150 tasses de café par jour. On prend en compte l’évolution du transport terrestre vers des moyens plus électriques. En 2050, une proportion significative des engins roulants fonctionneront sur batteries ce qui sollicitera la capacité de génération. On suppute que la demande en énergie sera triplée en 2050 alors que anciennes centrales nucléaires et thermiques continueront à se fermer comme trop polluantes sous la loi de la commission. Ainsi, dans 10 ans, on en aura perdu un tiers, ce qui nous laissera pratiquement dans le noir. Pire, il y a le réchauffement et d’après certains experts ce n’est pas quelques pourcents mais bien 60 ou 70% de changement de sources. Ce qui signifie fermer toutes les centrales à combustible fossile. Alors l’éolien peut-il nous sauver ? Les objecteurs sont-ils dans les limbes ? De toute façon il y a des qui aiment ces grandes structures ? Le problème principal, c’est que les parcs à éoliennes, pour remplir le fossé énergétique, sont désespérément peu économiques. Tenter de le faire ruinerait les campagnes, il faudrait recomposer tout le paysage et le prix imposé aux communautés rural serait exorbitant. Il faudrait en construire une quantité qui prend en compte les fluctuations inévitables du vent sans oublier un doublage hydro-électrique indispensable qui transformerait le pays entier en une gigantesque centrale électrique. Même si le pouvoir parvient à convaincre le public, ce n’est pas une réponse et il existe de nombreux autres problèmes fondamentaux. Globalement, l’énergie éolienne a un rendement de 30%. Du fait que le vent ne souffle pas tout le temps, une collection donnée d’éoliennes produit, en moyenne, un tiers de sa capacité théorique. Ce n’est pas le cas de toutes les sources puisque une centrale nucléaire fonctionne pratiquement à 100% tout le temps. Il y a deux solutions au problème de la fluctuation de la source et aucune n’est bon marché. Une est de la stocker et de l’injecter dans le réseau quand c’est nécessaire. Au Japon, c’est une pratique conventionnelle d’installer une énorme batterie rechargeable dans le parc. C’est très cher et beaucoup d’énergie est perdue parce que les batteries ne sont pas très efficaces mais c’est possible de compenser la charge pour les fluctuations transitoires de rendement. De toute façon, pour traiter les fluctuations dues à l’absence de vent qui peuvent durer des jours et même des semaines, vous avez besoin d’autre chose que des batteries. La meilleur solution est probablement d’utilisé les éventuels surplus provisoires pour faire tourner des moteurs électriques pour pomper l’eau vers le haut du barrage à l’instar de du barrage de Brume tout près de Stoumont. Pour obtenir les quotas nécessaires, il en faudrait des douzaines du genre aux réservoirs gargantuestes et ainsi plomber la campagne encore un peu plus. Une autre idée est d’utiliser des câbles géants pour interconnecter les pics de production en pompant l’eau vers les réservoirs hydroélectriques et en restituant l’énergie quand nécessaire. Ce réseau pour chasser le vent ou il y en a couterait des 10 à 20 milliards d’euros. Le fait que le vent n’est pas ou les gens en ont besoin couterait 8% de la production par les distances parcourues. Le prix de revient installé du mégawatt est de 2 millions d’euros et 2,5 en mer. La consommation annuelle se mesurant en térawatts, faites le compte ! On est autour de 20 Milliars d’euros pour des turbines généralement fabriquées à l’étranger. Sans compter les frais cachés , les accès et les terrassements. Les meilleurs spécialistes pensent que c’est illusoire d’imaginer qu’une part importante des besoins puisse être satisfaite sur ces prémisses à l’égard desquelles le nucléaire commence à apparaitre très bon marché. Finalement, si on observe froidement les chiffres, c’est tout simplement trop cher. Une nouvelle politique de l’énergie signifie une politique du nucléaire basée sur des centrales de nouvelle génération, rapidement et dans peu de temps. Il faut reconnaitre que l’énergie propre est une partie de la solution mais pas la seule comme les romantiques verts l’espèrent. La réponse est confuse, chère, chargée de controverses et de débats et n’est pas portée par le vent.

18:04 Écrit par walloween dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parcs, éoliens, énergie, production |  Facebook

10/05/2010

L'endogamie et ses effets sur les désordres génétiques et mentaux des Musulmans

L'endogamie et ses effets sur les désordres génétiques et mentaux des Musulmans

L'endogamie dans le monde musulman et ses effets dévastateurs sur le patrimoine génétique et mental des populations islamisées a créé une population importante d' handicapés mentaux et physiques, La pratique des mariages intra-familiaux est encore très commune parmi les arabes du fait de la structure sociale, Les arabes sont organisés en tribus basées sur des ancêtres communs, et quand on en vient au mariage, la seule solution est souvent l'endogamie, Cette structure sociale était commune dans le désert arabique qui forment aujourd'hui des nations, La plupart des humains ont appris de l'expérience, il y a plusieurs millénaires, les effets dévastateurs de l'inceste sur la descendance, La question est de savoir pourquoi la persistance de cette pratique, demeure, face aux terribles conséquences génétiques qu'elle implique, Plusieurs facteurs se prennent en compte: la religion, le statut socioéconomique et culturel, Les effets sur le patrimoine génétique, après des siècles de cette pratique, sont effrayantes du point de vue du généticien et de l'hygiéniste: «  L'atrophie musculaire vertébrale et les gènes qui la cause ainsi que d'autres désordres génétiques sévères, sont communs, aujourd'hui, partout dans le monde arabe, puisque 45 % des gens mariés le sont dans un cercle d'endogamie plus ou moins large. L'endogamie, largement répandue dans la péninsule arabique a produit beaucoup de maladies génétiques, y compris, la thalassémie, déficience hémoglobinique potentiellement fatale ainsi que l'anémie falciforme. L'atrophie musculaire vertébrale et le diabète sont aussi très communs, particulièrement dans les régions aux plus anciennes traditions endogamiques. Les liens entre l'endogamie, la surdité et le mutisme, sont démontrés, », On peut arguer qu'il s'agit là d'une pratique arabe indépendante de l'islam, Quoi qu'il en soit, quand on se penche sur les seules données certaines pour les autres musulmans qui ne sont pas tous arabes du pont de vue de la race, qui viennent des pays européens ayant accepter un flux d'immigrants musulmans sans précédent, ils payent aujourd'hui le prix financier, sanitaire et social de cette pratique musulmane. Le problème au sein de la communauté pakistanaise en Grande-Bretagne, au regard, des déficiences graves à la naissance et des pressions sur les ressources est devenu si grave que le gouvernement britannique émet des avertissements à l'intention de la communauté pakistanaise immigrée. « Aujourd'hui, (trop tard peut-être), Le Royaume-Uni a publié une mise en garde officielle à propos de l'endogamie chez les musulmans, (Times, 10 février 2008)La recherche médicale montre que si les pakistanais d'Angleterre sont responsables de 3% des naissances, ils comptent pour un tiers des enfants nés avec une déficience génétique, si vous parlez au personnel de terrain, il vous dira que le niveau de déficiences dans la population pakistanaise est bien plus haut que dans la population générale, Et tout le monde en connait la raison, l'endogamie. Ces maladie génétiques ne se retrouvent pas dans la population indienne(hindouiste) de Grande-Bretagne et si on considère que les indiens et les pakistanais sont de même race ( précédemment de même culture mais encore assez similaire) séparés religieusement depuis les invasions arabes et l'islamisation du sub-continent, il apparaît, en utilisant la logique déductive, que leur seul lien est l'islam. Les musulmans intéressés, souhaitent peut-être aussi faire des recherches sur les effets de l'endogamie sur le quotient et le retard mental. On peut évoquer la question de savoir si l'endogamie est une des clés succès et de la longévité de l'islam. Se pourrait-il, que les maladies mentales et génétiques issues de l'endogamie appartiennent à la nature inquestionnable de l'attitude des musulmans vis-à-vis de la spiritualité, Ce n'est pas tant un problème arabe qu'un problème religieux. La pratique de l'endogamie résulte de la ségrégation des sexes ainsi que l'homosexualité et la pédérastie, largement répandus, principalement chez les populations musulmanes. Les seules exceptions à ces règles de non-contact, sont les membres de l'autre sexe de la même famille. Sous l'islam, on apprend aux femmes et aux hommes à éviter le regard et a rester éloigné des gens de l'autre sexe qui ne sont pas de la famille, L'islam permet le contact physique entre cousins et permet au cousin mâle d'agir en «mahram» à l'égard d'une femme musulmane ( c'est à dire qu'ils peuvent rester seuls ensemble), tandis, qu'en même temps, des restrictions et de dures punitions sont prévues entre les membres de sexe différents qui ne sont pas de la famille. C'est un des grands desseins d'Allah de bénir les mariages entre cousins. Beaucoup de musulmans n'ont pas pris en compte le quotient intellectuel, il est clair que les gens au QI plus bas sont plus à même à devenir musulman et c'est une manière pour le dieu d'assurer un suivisme fidèle. On peut s'étonner du nombre extrêmement faible de prix Nobel comparés aux juifs et si on peut attribuer le phénomène aux effets de l'islam sur le cerveau humain, Ces exemples démontrent une cause plus plausible et plu scientifiquement vérifiable, Que les effets à long terme de l'endogamie sur des populations majoritairement musulmanes se sont révélés continus dans son effet sur l'intelligence des populations musulmanes au cours de ces 1400 dernières années, La conclusion soulève de nouveaux problèmes, Les effets délétères de siècles d'endogamie sur ces populations ne vont pas disparaitre d'un jour à l'autre. Nous sommes les témoins de ce segment de l'espèce humaine, à qui, ce qui précède, est dévolu.

écrit sous la tente de Kartum Tachmukhammet

11:25 Écrit par walloween dans Société - People | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : endogamie, génétique, islam |  Facebook

09/05/2010

Techniques et anthropologie

L'étude de l'humanité est dans son enfance, La plupart de anthropologues peuvent récapituler l'histoire de leur lignage, grosso-modo depuis leur maitre de stage jusque trois ou quatre générations, Trois substitutions m'ont amené jusque Talcott Parsons . Si vous savez qui l'a instruit, s'il vous plait aider moi à compléter ma généalogie, Un siècle! D'autres évènements se sont produits, la balkanisation des peuples indigènes et la mise en réserve des indiens d'Amérique de l'ouest, La science est si jeune, que l'ignorance qu'on en a devrait nous effrayer quand on réalise le réductionnisme absurde entre communication et anthropologie. Choisissez un groupe indigène numériquement faible, avec un niveau de complexité technique assez bas, dans sa période pré-colonial Celles des déserts d'Amérique du nord ou d'Afrique, d'Australie ou d'Asie centrale font l'affaire. Introduisez une technique nouvelle, négligez la première directive, Autour des moyens nouveaux, nous voyons toujours se développer des sceptiques, des innovateurs convaincus, d'autres qui les adoptent tout de suite et le point de fonctionnement de la nouveauté. Les tribus se divisent entre anciens effrayés et une jeunesse ambivalente lors des rencontres importantes tandis que les anthropologues prennent sottement des notes. Compromis, collaboration, la technique est modifiée afin de correspondre au besoin, les tribus sont modifiées comme les nouveaux outils, Ils l'utilisent comme prise de pouvoir, ce n'est pas du pourquoi mais du comment, En somme, un épiphanie, une fois les questions privées réglées, peut apparaître: le contenu tribal est préservé et communiqué de manière adéquate, La vision d'un avenir traditionnel médiatisé, est possible. Les contradictions sur certains points de l'histoire des civilisations premières dans son rapport aux techniques d'information et de communication peuvent soulever bien des questions, Mais il existe des exemples bien plus nuancés de mise en œuvre de la légitimité dans la recherche à travers le monde, qu'elle soit à la mode ou basée sur des observations anthropologiques très importantes du temps présent, Nous marchons cote à cote avec les vivants, La durée, c'est le rythme de la période anthropologique,. En quarante ans, on peut parler d'unité discrète, la technique, à la rencontre d'une autre, les communautés indigènes, L'anthropologue est là pour enregistrer l'appropriation créative et postuler sa signification, Suivez moi, pour quelque siècles, dans le futur, quand l'anthropologie ne pourra plus parler raisonnablement d'individus avec une identité à acquérir ou de racines matérielles et culturelles pré-coloniales, L'hybridation culturelle continuera à un rythme de plus en plus rapide, et en effet, elle évoluera d'hybrides en hybrides, ce sera la matière première des anthropologues de demain, Les disparités d'accès,existeront encore surement, Mais l'ubiquité des communications en matière culturelle, économique et sociale restera. Dans ce monde futur, ou la production narrative personnelle est aussitôt démonétisable du fait de la multiplicité des moyens de communications. Les anthrologues n'auront plus d'exemples, faciles à démonter, de caractères profondément historiques utilisant la fibre de carbone pour la première fois dans un but de puissance et de souveraineté, Non, ce sera simplement une part de la vie de la plupart des gens et toute idée de nouveauté aura disparu, L'anthropologie de la communication, continuera, simplement, mais ce sera beaucoup moins drôle, On entre dans une période historique rapide ou le taux d'inter hybridation culturelle et le rythme de prolifération des techniques activent les schismes culturels et la réforme, Et quand nous regarderons les débuts du siècle 21, ce sera avec tendresse, Nous vivons un monde fascinant et innocent, à la rencontre des techniques et des cultures, C'est une histoire importante à raconter.

18:06 Écrit par walloween dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : techniques, anthropologie |  Facebook