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25/03/2011

La Chine profite de la Libye pour engager une guerre de propagande

BEIJING - - Une conspiration afin de s'emparer du pétrole de Libye. Un avertissement au monde que l'Ouest veut assurer sa domination. Une démonstration flagrante d'hypocrisie sur la question des droits de l'Homme. Le Parti Communiste, au pouvoir, à propos les frappes aériennes contre la Libye, par sa presse et sa télévision inonde d'un torrent de critiques la coalition occidentale et développe une campagne de propagande pour détourner le public d'imiter les insurrections arabes contre les gouvernements autoritaires. L'atmosphère médiatique montres les chefs chinois nerveux sur ce qui pourrait remettre leur pouvoir en question, en particulier lors de commentaires télévisés posant une action occidentale en Libye répondant à l'application des conventions internationales des droits de l'homme,dit Li Datong, ancien chef de rédaction du journal d'un parti chinois. «Le Parti Communiste Chinois voit d'un très mauvais œil l'éventualité que les droits de l'homme et les demandes démocratiques puissent peser sur la souveraineté de l'état. Ils agiront contre,» dit Li, expulsé de son emploi pour avoir dénoncé la censure. Bien avant le début des combats en Libye, le gouvernement chinois attaquait avec véhémence la «Révolution de Jasmin». Les rassemblements pour demander le changement démocratique inspirés par les mouvements populaires tunisiens et égyptiens, se sont trouvés noyer par la censure et une opération sécuritaire d'envergure. Depuis le début des frappes, La Chine dit au public que l'attitude de l'ouest montre qu'on ne peut lui faire confiance et que ses intérêts passe avant ses principes. «Ces jours derniers, certains sites internet ont émis l'idée l'étrange idée que les droits de l'homme sont plus importants que la souveraineté,» disait, Mercredi, un journal du soir à grand tirage. La campagne aérienne donne le signal politique international: «Dans ce monde, c'est l'Ouest qui dégaine,» dit le journal. Le Quotidien du Peuple, organe du Parti Communiste Chinois, déclare que «la Libye comme l'Irak ont été attaqués pour leur pétrole.» Ceci reflète le non interventionnisme traditionnel de l'état chinois et son inquiétude sur l'évolution des courants politiques à l'intérieur, il compte sur la Libye pour riposter. « les appels de la Révolution de Jasmin étaient rien moins qu'une plaisanterie virtuelle» mais c'est pourtant ce qui les a rendu si nerveux. Les médias s'auto-contrôlent par leur compétition féroce et le gouvernement obtient en priorité toutes les statistiques d'opinion et dicte sa stance,la réponse des Chinois correspond à ces besoins politiques. L'hebdomadaire militaire publié par l'Armée Populaire de Libération de la Chine écrit: «derrière ces frappes, il n'y a que l'intérêt.» Ce n'est pas nouveau pour la Chine. En 1999, elle dénonçait la campagne du Kosovo comme un amalgame dénué de sens et la critique devint fièvreuse quand les américains bombardèrent l'ambassade de Chine à Belgrade, tuant trois personnes. Elle dénonça également la guerre menée par les américains en Afghanistan comme étant la démonstration de l'hypocrisie et de la vénalité de l'Ouest. Aujourd'hui, les officiels chinois sont confrontés à un internet qui, en dépit d'une censure extensive, continue de grandir, encore plus activement qu'à l'époque, dit Zhan Jiang, professeur d'étude des médias à l'Université de Beijing pour les Études Étrangères. Le Président Hu Jintao est soucieux de contrôler les 453 millions d'usagers d'internet. Dans une allocution, le mois dernier, il a insisté pour «établir des mécanismes qui permettent de guider l'opinion publique en ligne.» « La réactivité est un peu semblable à celle de la guerre du Kosovo, mais l'internet a bien plus fort et il y a bien plus de prise de position en ligne sur les idées démocratiques,» dit Zhan.

Asahi.com

13:19 Écrit par walloween dans international, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : beijing, libye, propagande |  Facebook

23/03/2011

Les «optiques» de l'aube de l'odyssée

L'aube de l'odyssée est, du moins, pour le moment, si on excepte le débarquement de Somalie, la première guerre américaine en Afrique. Le Pentagone, par le truchement du Vice-Amiral Bill Gortney, n'a guère laissé de doute en soulignant que la tète de frappe est américaine. C'est le Général Carter Ham qui joue Homère, à partir de sont état-major de Stuttgart ( aucun pays africain ne s'étant soucié d'accueillir l' Africom) Et Ulysse, dans ce qui ressemble plus à une iliade qu'à une odyssée, le Commandant de la force d'action unifiée de l'aube de l'odyssée, Amiral Sam Locklear, à bord de l'USS Mount Whitney, quelque part en Méditerranée. Les planificateurs de la Maison Blanche et du Pentagone ont parié sur la seule capacité d'un petit mesclun de la guerre d'Irak type « choc et terreur ». Le problème est que le Colonel n'a l'air ni choqué ni terrorisé, mais fâché, sans doute, comme sur la photo de l'autre jour dans son complexe de Bab al-Aziziya, mais il ne s'est pas décomposé. Et le régime riposte sans se révolter contre le Colonel. Quoi qu'il en soit, Washington projette publiquement l'illusion d'être au désespoir de se débarrasser de cette guerre vendue comme une «mission limitée». Mais les communications sont brouillées. Et comme les maitres de la guerre connaissent aussi des temps difficiles, dans le jargon du Pentagone cela devient : « une transition vers le commandement de la coalition ». Washington aurait du évaluer les perspectives avant d'évoquer Homère. Oubliez les erreurs qui se passent à l'instant, le feu ami (il viendra), les dommages collatéraux( on en a), l'axe du mal ( vieille rengaine appréciée) ; le nouveau néologisme général, c'est optique, l'optique comme dans la phraséologie des militaires et de leurs fidèles scribouillards: «l' optique émotionnelle des missiles de croisière additionnés des conférences de la coalition rappelle à tout le monde la guerre d'Iraq en 2003 ou des craintes assez répandues à propos de «l'optique d'engager la guerre», encore une fois, dans un autre pays musulman.


Atimes

11:16 Écrit par walloween dans Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guerre, libye |  Facebook

13/03/2011

à Kazan

cherche quelqu'un ou qu'une de sobre pour visiter kiev et kazan en camionette à frais partagés, c'est pas plus loin que Séville, et on peut nager dans le Dniepr

Kremenets (oblast de Ternopil).

Kremenets.jpg

10:17 Écrit par walloween dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lviv, kiev, kazan |  Facebook

08/03/2011

carnaval Maastricht 2011

03/03/2011

L’Europe sur sa berge

Le monde, pas trop loin de nos cotes, semble entrer dans une dangereuse zone d’instabilité. Dans cinq ans nous regarderons, peut-être , les décades 1980-2010 comme une époque de tranquilité bénie, une époque ou, des autocrates, sans imagination mais habiles tels les Moubarak, les Gaddafi, les Ben Ali, les Saleh au Yemen et les monarchies du golf gardaient leur population proliférante sous un boisseau utilement suppressif. L’agitation dans ces région est une bien mauvaise nouvelle, pas seulement pour le prix du carburant. Une implosion sociale réelle dans le monde arabo-mulsuman pourrait générer de grands mouvements de population et poser de gros problèmes éthiques et sociaux pour l’Europe et Les Etats-Unis. On sait déjà que des réfugiés tunisiens, par milliers, débarquent sur le territoire italien, que les Libyens fuient vers l’Egypte et La Tunisie, mais qu’ils veulent se rendre en Europe la trouvant beaucoup plus attractive. Les bureaucrates européens sont très perplexes quant à la façon de réagir devant ce nouveau scénario du camp des saints. Le monde arabo-musulman n’est sans doute pas le plus gros problème potentiel. L’Egypte, la Libye, la Tunisie, et le Yémen possèdent ensemble un taux de fertilité de 3,01, 3,01, 1,71, et 4,81 par femme respectivement. De l’autre coté du Sahara vous avez le Soudan à 4,93, le Tchad à 5,18, L’Ethiopie à 6.07, le Mali à 6,54, et le Niger, un sensationnel 7,68. Chez ces nations subsahariennes. Avec des populations en train de ballonner, la pression sur les ressources s’accélère et les choses ne peuvent que s’aggraver. On peut spéculer sur l’utilité de l’aide des nations occidentales, mais si la récession s’aggrave et se prolonge, comme on peut le penser, on va voir ce qu’on va voir. Ces nations qui grondent depuis quelques semaines sont la digue des de ces centaines de millions de nécessiteux, qui, plus au sud, victimes aussi de gouvernements dis fonctionnels, voient leurs rations diminuer. Les nations de la ceinturent saharienne, sont à la remorque des nations nordiques depuis des décades. 15 à 20 % de la population libyenne est déjà subsaharienne et elle voudrait bien émigrer vers l’Europe. Gaddafi a déjà empoché des milliards en pot-de-vin pour les en empêcher. Le payement par l’Italie d’une somme de 5 milliards de dollars, officiellement au nom des réparations de guerre, durant une campagne électorale durant laquelle Berlusconi promettait de combattre l’immigration clandestine se trouve au cœur du pacte d’amitié Rome Tripoli. Si le désordre continu coïncide avec la récession, nous entrerons dans un cycle ou pour la première fois depuis le moyen age, l’histoire sera menée par de grands mouvements de peuples primitifs. Si on a de la chance, ces mouvements seront sans chefs et désordonnés. Si un Attila ou un Tamerlan se mettent à avoir des idées, tout ceci peut tourner très mal. D’abord, ce sera le problème des Européens. Les libéraux observent le camp des saints tout en se livrant à des querelles éthiques sur la façon de gérer des millions de désespérés, d’après leurs affiliations politiques. Les plaintes méridionales ne feront que de s’exacerber, l’enlèvement et la piraterie qui hantent ces rivages depuis des siècles. Un auteur écrit : "  L’effet, sur les populations côtières européennes fut dramatique, des régions entières furent dépeuplées, la culture de l’Italie baroque, se trouva déterminée, en partie, par le besoin de se tourner vers soi-même face aux terreurs de la vie côtière, par cette peur de l’horizon dont souffraient les régions victimes des menées esclavagistes et qu’il existe encore aujourd’hui, une expression de la Sicile dialectale exprimant le fait d’être pris par surprise ‘pigliato dai turchi’, être pris par les Turcs. La détresse des oubliés, laissés à l’arrière reste douloureuse à lire. " Avec un GPS bon marché, on peut traverser l’Atlantique et les Américains ont déjà reçu leurs premiers réfugiés dérivants, ils ne seront pas les derniers. C’est aussi une question lancinante qui se pose aux parlementaires australiens et géographiquement nous ne somme pas plus loin du désespoir du tiers-monde qu’eux. Comme la technique et l’information rétrécissent toutes les limites, l’idée du lointain ou de l’inaccessible devient aussi toute petite et les aujourd’hui de Canberra seront peut-etre nos lendemains. Il est temps de réfléchir, les ordinateurs y servent comme autant de mines, mais l’argent, qui est intelligent, dit non.

Taki’s magazine