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18/11/2011

Lincoln et les Mormons

L'Amérique est folle des Mormons, elle n'en a jamais assez, deux candidats à la présidence le sont, Romney et Huntsman, en plus d'un formidable succès dans une comédie de Broadway. Il y a 150 ans, ils tentaient de s'éloigner de la guerre civile. En réalité Ils fuyaient l'Union depuis longtemps. Pratiquement depuis l'Eglise de Jésus Christ et des Saints des Derniers Jours, fondée en 1830, ses disciples restaient sur l'expectative pour la bonne raison qu'ils eurent à souffrir ici ou là, de la brutalité des uns et des autres. Ils étaient attaqués pour leur religion inhabituelle, pour leurs croyances anthropologiques et sexuelles ( ils proclamaient aussi que les anciens juifs, immigrés de la terre sainte en Amérique du Nord devinrent les naturels américains comme le leur révèle des tablettes d'or écrites découvertes dans le nord de l'état de New York. On les attaquait pour la certitude irritante avec laquelle ils clamaient ces croyances. Ainsi, des séries de migrations vers l'ouest, sorte de version moderne de l'exode les menèrent du nord de l'état de New York vers l'Ohio, le Missouri et Nauvoo, ou le fondateur du mormonisme, Joseph Smith fut exécuter par une bande violente en 1844,. Finalement le reste de la communauté échappa à toute juridiction connue. En 1847, ils arrivèrent dans la vallée du grand lac salé ou Brigham dit : "voilà l'endroit"

L'endroit n'était pas spécialement folichon à l'époque, mais pris une ampleur considérable au cours des décades suivantes. C'était encore une partie dumormons.jpg Mexique qui entra en possession des Etats-Unis avec le traité de Guadalupe Hidalgo en 1848. La découverte de l'or fit augmenter le trafic terrestre. Rapidement les paysages solitaires du Territoire de l'Utah furent parcouru par les messagers du Pony Express et les apprentis millionnaires. Dès leur arrivée, dans l'Utah, les Mormons constituèrent un gouvernement de leur cru sans aucun lien avec les Etats-Unis. L'état fantôme nommé Deseret, présidé par Brigham Young administrait la loi et la moralité à la manière des patriarches bibliques. Comme beaucoup de ces patriarches, ils définissaient le mariage avec une élasticité pratique. Dans ce cas, c'était le droit d'un Mormon craignant Dieu de choisir autant d'épouses qu'il le souhaitait. Autre raison pour laquelle, les Mormons se retrouvaient en conflit avec les fonctionnaires du gouvernement

Mais les Etats-Unis cherchaient à gouverner ces nouveaux territoires, qui gagnaient rapidement en importance, même si 90% de ses habitants étaient des Mormons hautement sceptiques à propos de ces fonctionnaires fédéraux si lointains. En 1858, L'expédition de l'Utah sous le Général Albert Sidney Johnston, fut commandée pour mener le territoire à la soumission, elle fit des centaines de morts, coûta 15 millions de dollars et n'accomplit aucun de ses objectifs. L'histoire moderne des Mormons appellent encore cette période "l'occupation". Un cessez le feu difficile se traîna jusqu'aux élections de 1860 et à l'irruption de la guerre civile. Ces faits ajoutèrent un prédicat supplémentaire, à l'automne de 1861, à la politique d'Abraham Lincoln. La plupart des américains pensaient avant tout au nord et au sud, mais l'ouest aussi inquiétait son esprit. Avec la rébellion qui faisait rage, Lincoln avait besoin d'autant d'alliés qu'il le pouvait. Al a fois le gouvernement de Jefferson Davis et lui-même convoitaient pour ses minéraux et ses accès au Pacifique. Pouvait-il compter sur les Mormons ? La place ne manquait pas pour le doute, Comme les Confédérés ressentaient une profonde aversion pour le contrôle fédéral, ils favorisaient une institution particulière, la polygamie, assimilée dans l'esprit républicain, à un esclavage. Dénoncé par le parti de Lincoln. La plate-forme républicaine ridiculisait spécialement la polygamie et l'esclavage en tant que "reliques jumelles de la barbarie." En attendant, la plupart des Mormons, profondément religieux, venaient des états du nord. Même si leurs croyances contredisaient, d'une certaine manière, le christianisme, raison qui continuaient à animer les attaques contre le mormonisme en tant que culte, ils n'appréciaient guère l'esclavage. Au point de souhaiter la bienvenue à l'arrivée d'un président barbu avec un nom de patriarche biblique. Certains d'entre eux pensèrent que la rébellion signalait le début d'une guerre sainte qui remodèlerait le monde et finirait par le second retour de Jésus Christ. De façon prémonitoire, Joseph Smith prophétisa en 1932, qu'une guerre civile immense transformerait un jour l'Amérique et qu'elle commencerait en Caroline du Sud. Le 20 octobre 1861, la controverse de l'Utah fut neutralisée et la jonction du télégraphe transcontinental s'opéra à Salt Lake City. A cette occasion, tout le monde parla si fort d'union, Brigham Young remarquait, " L'Utah n'a pas fait sécession et tient fermement à la constitution et aux lois de notre heureux pays." Ces mots ne pouvaient que réchauffer le cœur de Lincoln. Deux jours plus tard, autre bonne nouvelle, le Général J. Arlington Bennett lui écrit afin de lui proposer de recruter de 1.000 à 10.000 Mormons et combattre avec l'Union. Le conflit était loin d'être éteint. Le 18 novembre, Lincoln attaqua la question mormon, dans un style bien à lui. En évitant d'ordonner l'invasion, Il demanda des informations à la Bibliothèque du Congrès de lui envoyer une pile se livres traitant de Mormonisme pour qu'ainsi l'agrégateur en chef puisse mieux les comprendre. Elle comprenait " Le Livre de Mormon" dans son édition originale de 1831 et trois autres études sur la secte, couvertes de chapitres choquants sur la polygamie. Pour une raison qu'on ignore, il commanda aussi un volume de Victor Hugo en français, langage qu'il ne connaissait pas. Edifié par ses lectures, Lincoln prit la grande décision de ne rien faire. Ce qui peut être aussi une forme de gouvernement, ce que Churchill appelait " une inactivité magistrale." La tradition raconte que Lincoln prit sa décision, par une parabole, contée à l'émissaire mormon:

"Quand j'étais encore un petit garçon dans une ferme de l'Illinois, la forêt était vaste et nous devions y abattre du bois. A l'occasion, nous rencontrions un tronc tombé. Il était dur à couper, trop humide pour être brûlé et trop lourd à déplacer alors nous avons labouré autour. Vas dire à Brigham Young que s'il me laisse en paix, je ferais de même."

Nous n'avons qu'elle comme explication formelle, mais cela suffit. A sa généreuse réserve de bon sens, nous pouvons aussi ajouter sa mémoire vive de la saignée de Nauvoo en 1844, quand une populace furieuse tua les chefs mormons sous le regard de fonctionnaires impuissants. La place centrale de l'Utah dans la grande vision d'une république transcontinentale, entièrement prise en compte par le premier président avec une vision continentale de l'Amérique.

Les relations entre les Mormons et les Etats-Unis ne furent jamais parfaites. Elle furent mises à l'épreuve tout au long de la guerre civile. Un représentant républicain du Vermont, Justin Morrill, introduisit une législation bannissant la polygamie dans l'Utah en 1862. Lincoln la signa mais dans par un autre signe d'inactivité magistrale, il ne fit rien pour la mettre en œuvre. Des tensions se manifestèrent entre l'armée, stationnée là pour protéger le télégraphe et les diligences, et les habitants de Salt Lake City en 1863.

Les Mormons n'étaient pas exactement des citoyens modèles. Pendant la guerre quand ils évoquaient "le Président" c'était de Brigham Young dont il s'agissait et le peu légal état de Deseret continua ses réunions jusqu'en 1870. Young n'aimait pas les abolitionnistes et les républicains " au cœur noir". Ce ne fut qu'en 1978 que les Afro-américains furent invités à rejoindre l'Eglise de Jésus Christ et des Saints des Derniers jours. Mais finalement, la raison prévalut, pour le bien à la fois des Mormons et des Etats-Unis. En 1869 quand la traverse finale du chemin de fer continental fut posée. Cet acte d'union, favorable, prit place à Promontory, Utah. Lincoln l'avait permis par ses choix, déjà lointains de 1862. Un mormon succédera-t-il à l'héritage de Lincoln. Cette éventualité est peut-être possible avec l'Utah, état patriotique, sur lequel on peut compter, membre entier de la fédération. C'est pourquoi, parmi d'autres raisons, l'Amérique vit encore la présidence d'Abraham Lincoln.

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12/11/2011

L'économie de la polarisation


Les Américains sont-ils devenus irrationnels? La politique n'a jamais été aussi polarisée depuis les années trente dans un empan qui va du mouvement Tea Party à l'occupation de Wall Street. Pour quelle raison la droite objecte-t-elle avec une telle véhémence aux dépenses gouvernementales? Pourquoi la gauche attaque-t-elle le capital privé d'une passion égale? La raison ne réside pas dans la psyché américaine mais bien dans les statistiques. L' Amérique est engagée dans une guerre de classe mais pas de celle qu'on peut lire dans la grande presse. L'indigent véritable, un jeune homme afro-américain, par exemple, qui sont actuellement, pour la plupart sans emploi, ont peu de choses à voir avec cette guerre, Les grandes corporations commerciales et industrielles ne sont aussi que des spectateurs, elles feront la paix avec leur vainqueur. Il s'agit d'une guerre de survie entre la classe moyenne productive d'une part et les tributaires de l'état de l'autre. Le système Palin et son aversion pour les dépenses gouvernementales est la pure expression rationnelle de l'intérêt personnel comme nous le savons de l'histoire américaine. Comme tout ce qui est neuf, cela attire plus que son lot, un public hétérodoxe ou fantaisiste. C'est un mouvement de la classe moyenne, plus vieille, plus riche et mieux éduquée que l'ensemble, mais ce n'est pas le parti du très riche, qui est toujours absent de l'activisme politique. Ils savent, par expérience, que les taxations détruisent la classe moyenne américaine, Ils approchent, et la masse de leur richesse s'incarne dans la maison de famille, comme la grande majorité des Américains. Le poids de la perception des taxes s'est déplacé drastiquement du gouvernement central vers les états et les localités. Les taxes de propriété porte une part sans cesse croissante de l'ensemble. C'est ce qui tue le marché de la propriété résidentielle. Le revenu des taxes fédérales reste 10% en dessous de son pic avant la crise, mais les taxes des états et les taxes locales ne cessent d'augmenter, en partie parce que les déficits budgétaires sont interdits, contrairement au gouvernement fédéral et ils doivent ajouter des taxes pour couvrir leurs dépenses même quand ils réduisent les dépenses. Les emplois locaux et régionaux ont fondu d'un demi-million depuis 1998 et çà continue. Une partie importante des dépenses locale est liée aux programmes gouvernementaux, spécialement dans la santé publique. Les états reçoivent leur dotation en bloc du gouvernement fédéral et prennent, en retour, la responsabilité de financer la santé publique et d'autres programmes. Les mandats sans financement pousse encore un peu plus loin les difficultés fiscales des états. Comme les revenus et les ventes régressent, il ne reste plus à compter que sur les taxes de propriété. Les perceptions de taxes de propriété continue d'augmenter alors que la valeurs des maisons s'est effondrée. L'appréciation des valeurs immobilières restaient en dessous de leurs valeurs réelles pendant les années fastes, mais ne sont tout de même pas tombée au point de réfléchir un déclin de 40% du prix des maisons. Les taxes de propriété sont devenues tellement importantes qu'un acheteur paye actuellement autant en taxes publiques qu'en intérêts de l'emprunt. Ce n'est pas une petite nouveauté et l'événement est étonnant, dans le passé la charge de l'emprunt valait couramment de deux à trois fois la facture des taxes de propriété. Interprété autrement, les cout combinée de l'intérêt de l'emprunt et des taxes de propriété s'élève à autour d'un trillion de dollars par an maintenant, chiffre a peu près semblable à celui du sommet de la bulle immobilière. L'augmentation des taux de taxation on presque tout a fait ratiboiser l'impact des faibles taux d'intérêt et les prix plus bas des maisons individuelles. Les données sur les taxes de propriété comprends aussi bien les taxes résidentielles que commerciales mais plus des deux tiers des revenus fiscaux de la propriété viennent des foyers. Raison pour laquelle la classe moyenne compare sa révolte à celle des révolutionnaires américains qui jetèrent le thé de la Compagnie des Indes dans l'eau du port de Boston. La modeste richesse contenue dans les titres de propriété et la perspective de la retraite sont en situation de risque. Les activistes de La Tea Party sont des nouveaux venus en politique; Beaucoup ont vécu leur vie sans heurts avant que la crise ne s'installe sur leur paillasson. Beaucoup des causes différents peuvent mobiliser cette partie du spectre politique, mais les taxes les firent sortir de chez eux. A l'opposé, nous avons ceux qui dépendent de l'état. Tous ne sont pas pauvres. On montre que le gouvernement paie de très hauts salaires pour les travailleurs de la construction des projets fondés sur les crédits de relance que ceux qui prévalent sur le marché de l'emploi. La loi a édicté un salaire minimum inspiré par les syndicats et l'administration Obama paient de 30 à 60% plus que le prix du marché, en guise faveur à ses alliés syndicaux. La houle des budgets a créé un nouveau genre de pseudo classe moyenne, celle des ouvriers qui gagnent plus 100.000$ par an avec quelques heures supplémentaires. La générosité des pension d'état est devenue un scandale. En Californie, Plus de 6.000 retraités de la fonction publique reçoivent une pension supérieure à 100.000$ par an, la moitié sont des policiers, des pompiers et des gardiens de prison. Il a été calculé que les obligations légales de la nation en matière de pensions se montent à 2,8 trillions de dollars, au taux actuel du revenu sur investissement. Les syndicats de la fonction publique ont chevauché la bulle immobilière avec les propriétaires de maisons et les gouvernement locaux leur ont offert des concessions intenables sous formes de salaires, de pensions et de soins de santé. Leur pouvoir politique amalgamé à celui du pouvoir d'achat des états et des localités. Aujourd'hui, les syndicats de la fonction publique sont la colonne vertébrale du parti démocrate, ils en dirigent la propagande, équipent les bureaux de vote en personnel,en matériel et, le jour du vote, ils amènent les âmes voter à la ficelle. La perspective du défaut de solvabilité des états fédérés s'est élargie du fait du cout de l'argent. L'Europe a la Grèce, l'Irlande et le Portugal, Les États-Unis a 11 états dont le déficit dépasse les 16% du budget total. Les titres détenus par les états américains et les villes, n'ont jamais, dans l'histoire, jusqu'ici porter un tel risque, leur revenu n'est pas taxé par le gouvernement américain, ainsi le revenu taxé et indexé est de 28% inférieure à celui de valeurs trésuraires comparables. Après ajustement fiscal, le titre municipal à 20 ans payait tout juste 0,35% au dessus du bon du trésor, aujourd'hui, il en paie 2,3 de plus. A l'apex de la crise de la dette, début 2009, la distribution taxatoire ajoutée tournait autour des 4%. Les états américains doivent réduire leur déficit ou le marché refusera de les financer. Les gouvernements locaux et fédérés, tout en ayant épuisé leur base taxatoire ajoutée à l'augmentation continue des taxes de propriété malgré l'effondrement des prix de l'immobilier a gardé son marché plus déprimé que les conditions économiques ne l'indiquent. Plus de contributions portera moins de revenus, En fait, le gouvernement aurait à procéder à la taxation du capital privé en l'expropriant de facto ou de jure, Par exemple, en nationalisant les banques pour leur ordonner de prêter à des projets favorisés politiquement, comme c'était la mode dans les républiques bananières d'Amérique du sud. L'alternative est de renégocier les pensions et les assurances de santé déjà promises au secteur publiques. Dans les deux cas, les familles qui se voyaient en classe moyenne confortable et pensaient à une retraite confortable et sure, se retrouvent sur le bord du précipice. Pendant les années bulle de 1997 à 2007, quand l'Amérique importait six trillions de dollars, la conduite était facile. A l'époque, quand le monde entier débarquait en Amérique avec ses économies, des gens aux talents médiocres et aux habitudes de travail routinières, pouvaient s'offrir de grandes maisons, des vacances chères, et, (aux dépends du contribuable) des pensions généreuses. Les américains espéraient-ils vivre bien indéfiniment sur la largesse des investisseurs étrangers, c'est une question à poser à un psychiatre pas à un économiste. Cette classe moyenne exaspérée par la crise s'est transformée en mouvement politique, nommément, la Tea Party. Ce qui a effacé l'image des syndicats de la fonction publique en tant que défenseurs des causes progressistes tout en exposant les classes moyennes à une «aristocratie du travail» (incise marxienne) qui parasite le revenu publique. Les prémisses inhérents favorisent les républicains et pour beaucoup de démocrates, la dette est le petit nom de la rage taxatoire. C'est devenu le bouton rouge de nombreux démocrates. Cette élection se déroulera de façon plus mauvaise et désespérée, qu'aucune au cours du siècle passé. C'est un combat existentiel, une guerre de survie pour la classe moyenne américaine. Si les syndicats de le fonction publique viennent pour se battre, le parti démocrate de Barack Obama cessera d'exister sous sa forme présente.

(*) un trillion est égal à 10 exposant 12, 1 et 13 zéros, voilà déjà une bonne base de délire comptable

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10/11/2011

Une petite guerre splendide

Une petite guerre splendide

L"Amérique et Israël vont-ils joindre leurs efforts pour frapper l'Iran ?

La Russie et l'Allemagne ont prévenu Israël, que des bombardements contre l'Iran ne seraient pas tolérés. Il y a quelques jours, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu était préparé à attaquer l'Iran. Partout, il est écrit que l'Iran est tout près de créer des armes nucléaires. Des rapports belliqueux étaient publiés un peu avant la publication par l'agence internationale à l'énergie atomique des derniers développements du programme nucléaire iranien. D'après la presse britannique, ce mémorandum est basé à la fois sur le travail des inspecteurs de l'agence et des informations reçues des services secrets. L'utilisation de modelage informatique aurait aussi donné au pays la capacité de construire des têtes nucléaires n'importe quand. La république Islamique rejette ces accusations en proclamant qu'elles sont fabriquées. Les responsables iraniens disent que l'agence est devenue un outil pour mettre la pression sur l'Iran. En même temps, Sergei Lavrov et Guido Westerwelle craignent qu'une attaque de l'Iran ne puisse régler le problème. De plus, les pertes seraient considérables et mettraient en danger la sécurité de la région et du reste du monde. Les ministres pensent qu'il reste des fenêtres diplomatiques pour résoudre le problème du programme nucléaire iranien pacifiquement. Quoi qu'il en soit, les Israéliens, tout comme les Américains et les Britanniques voient les choses autrement. Ils croient que les sanctions, encore en usage, ont omis de produire le résultat requis. Imposer un embargo complet sur les exportations iraniennes de pétrole est impossible à cause de la Chine. Le céleste empire reçoit près d'un tiers de son pétrole de la République Islamique. Et par conséquent les Israéliens, les Américains et les Britanniques pensent qu'il n'existe pratiquement aucune chance d'éviter le scénario militaire afin de solutionner le problème iranien. Ils pensent aussi que la Chine n'est pas en mesure de répondre adéquatement à une action militaire contre l'Iran. La Chine exprimera son souci mais ce sera tout. Israël possède une expérience à succès dans la destruction d'objets nucléaires d'un ennemi potentiel. C'est arrivé avec le réacteur irakien d'Osirak, détruit en 81. Israël a aussi détruit une installation, en Syrie, dans la région de Deir ez-Zur. Mais aujourd'hui, l'état des affaires est très différent avec l'Iran, D'abord et en premier lieu, Israël devra détruire plusieurs sites en même temps. Ensuite, les opérations précédentes furent menées très près de leurs bases. Les installations iraniennes sont bien plus loin et beaucoup d'entre elles sont enterrées profondément dans le sol et très bien protégées. Elles peuvent survivre à des incursions. L'Iran proclame que l'ennemi ne sera pas à même de les détruire. Israël peut détruite-il détruire d'un coup le programme iranien tout seul ? Si l'attaque a lieu, on verra beaucoup de missiles venus de la partie du Liban contrôlée par le Hezbollah et de l'Iran. Techniquement Israël est capable de liquider le programme nucléaire de la République Islamique. Le pays a des douzaines de missiles balistiques Jéricho III. Il est pourtant impossible qu'Israël, seul, attaque l'Iran. Il pourrait le faire bien sur, mais ce n'est constitutionnellement possible que si l'état d'Israël doive faire face à un danger mortel. Ce n'est pas la première fois que les responsables israéliens menacent l'Iran mais les choses restent là où elles ont commencé. Les dernières déclarations de Tel-Aviv semblent donné une impulsion aux Américains pour bombarder l'Iran. Alexandre Khramchikhin, directeur de l'Institut d'Analyse Politique et Militaire de Russie, affirme qu'Israël ne peut attaquer l'Iran seul. Israël n'a pas les moyens de détruire les installations iraniennes uniquement avec des armes conventionnelles, ils ne peuvent rien faire sans l'aide américaine. Ils ont les munitions qu'il faut pour frapper en sous-sol mais ce n'est pas assez quand il s'agit de l'Iran. La tache demande bombes aériennes très puissantes et des bombardiers stratégiques, qu'Israël ne possède pas. C'est ce qu'il s'évertue à répéter aux Américains, que la question reste en suspens et qu'elle doit être résolue maintenant. Les Américains pourront vivre sans le pétrole du golfe persique pour longtemps. La déclaration iranienne quant à sa capacité de repousser une possible agression est une hypothèse difficile à tenir, les forces ne sont égales ni techniquement ni quantitativement. Les Américains s'engageront-ils dans un futur proche, peut-être. La popularité d'Obama a baissé, il lui devient difficile d'espérer une victoire aux prochaines présidentielles. La situation deviendra peut-être meilleure à l'aide d'une splendide petite guerre. Cette guerre résoudrait aussi, les problèmes si difficiles encourus par les présidents américains précédents

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02/11/2011

La Route des Os, la guerre sans fin.

Kohima,1944

CHIANG MAI - Perchée sur une colline la petite ville éloignée de tout de Kohima qui n'était il n'y a que quelques décades qu'un village grandi trop vite, ne ressemble certes pas à une puissante métropole industrielle sur la Volga. Mais Kohima, dans les montagnes du Nord est de l'Inde, fut, à plusieurs égards, le Stalingrad de l'Asie. C'est ici, que l'Armée Impériale Japonaise fut défaite par les Britanniques et les Indo-Britanniques et forcée à se replier sur la Birmanie. Cette retraite est le pivot de la défaite des Japonais sur le théâtre asiatique. Quand les combats cessèrent, le Japon, envahisseur de l'Inde dans une entreprise de conquête impériale, avait vu son armée subir sa pire défaite, des milliers de combattants morts et bien plus encore morts de faim au cours de la retraite catastrophique, vers l'Est, vers la Birmanie, Ils se souviennent de cette bataille dévastatrice comme de "La Route des Os," Le Siège dura de début avril à fin juin 1944. Les combats corps à corps y furent féroces et la ligne de front passait sur le terrain de tennis du résident général britannique. Aujourd'hui, une belle nécropole est érigée, pour ceux qui moururent au cours de ce siège, c'est l'attraction touristique principale de la région. Il y avait des troupes soit disant indigènes dans les deux camps. Les Japonais avait le soutien de Bose et de l'Armée Nationale Indienne. La plupart d'entre eux ne dépassèrent ni Imphal ni Manipur, celle-ci subit des pertes considérables dans la retraite. Les troupes se plaignaient amèrement de servir de porteurs aux Japonais. A part les Réguliers indiens des corps britanniques, des tribus locales telles les Naga prirent part aussi au combat en qualité d'éclaireurs et de combattants dans une guerre de guérilla, faite d'escarmouche, harassante pour les Japonais. Une de ces unités était commandée par l'anthropologue britannique Ursula Graham Bower, tombée amoureuse des Naga dans leurs collines. Pendant la guerre, certains tribaux la prenaient pour la réincarnation de la grande Prêtresse Naga et devinrent ses loyaux fidèles. Le livre fait plus que souligner une guerre presque oubliée, là où un empire en défit un autre, il montre aussi une compréhension remarquable du soldat japonais, qui s'est battu et est mort dans ces collines arides et ces jungles denses, grâce à des conversations étendues avec les survivants et leurs familles. Sans cette victoire, les Britanniques et leurs alliés, les Japonais aurait pu envahir l'Inde et l'Asie se seraient trouvée aujourd'hui, avec une différente allure. L'héritage du siège de Kohima garde son importance dans le contexte contemporain. Beaucoup de Naga ont espéré la récompense de leur combat et l'obtention d'un statut particulier, peut-être même ,l 'indépendance comme le leur promirent les Britanniques. Cela ne devait pas arriver, les Britanniques abdiquèrent de l'Empire en 1947. Lorsque Mountbatten fit la promesse que la Grande-Bretagne n'oubliera jamais, ce n'était pas de la simple rhétorique. Mais dans ces moments de victoire, personne n'imaginait une guerre dans les collines. Le Conseil National Naga déclara l'indépendance des collines le 14 août 1947, un jour avant l'indépendance de l'Inde et la guerre civile éclata au milieu des années cinquante. Les Naga prirent les armes pour défendre leur indépendance en espérant que les alliés allaient les supporter, situation semblable à celle de Karens et des autres minorités ethniques mais guerre de 40 était finie. Les Karen et les Kachin se trouvent parmi les tribus non birmanes qui prirent parti pour les Britanniques contre les Japonais. Et ils se battent encore aujourd'hui, sinon pour la séparation d'avec la Birmanie en tout cas, pour un large degré d'autonomie à l'intérieur de l'union fédéral. Comme les Naga, beaucoup de Karen et de Kachin sont chrétiens, convertis par des missionnaires baptistes au début du siècle dernier. Dans les collines Naga, la situation est similaire. Les rebelles locaux ont combattu l'armée indienne durant des années en espérant l'indépendance en arguant qu'ils ne sont pas indiens. Les Anglais n'avait aucune sympathie pour la cause de l'indépendance Naga et ils n'étaient pas favorables à ce combat Quand les rebelles Naga combattaient avec les Britanniques contre les Japonais au siège de Kohima, le Conseil National Naga, avait à sa tête Angami Zapu Phizo, ancien allié de Boze, plus tard, il s'installa à Londres aidé par les tenants de sa cause. La guerre des collines Naga, première guerre intérieure à laquelle avait à faire face l'Inde après son indépendance en 1947, fut extrêmement sanglante. On ne dispose d'aucune source certaine, mais ont peut estimer que de 20.000 à 100.000 Naga furent tués. Les pertes, résultat de luttes de fractions rivales chez les Naga et, dans les années 90, de la lutte avec la tribu Kuki. Les forces de sécurité indiennes perdirent des milliers d'hommes dans ces combats. On dit souvent que la guerre ne s'est jamais terminée dans les collines du Nord de la Birmanie et du Nord est de l'Inde.

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