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25/12/2012

Les mauvais pères Noël

On connaît Le père Noël qui s'introduit dans la cheminée la nuit
pour apporter des cadeaux aux enfants, mais de nombreuses cultures
possèdent différentes versions du mystérieux visiteur nocturne
et elles sont souvent sinistres. En voici cinq exemples.

Ils se manifestent souvent à l'aube ou au crépuscule, entre deux
mondes, et accréditent l'idée que nous portons tous en nous les traces
de comportements plus anciens et plus primitifs là où nous prenons
ce que nous voulons quand nous le voulons, cette part de nous-mêmes
à laquelle nous devons renoncer.

Le folklore et les traditions orales racontaient à des enfants qui menaient
une existence communautaire des histoires qui devaient faire écho à chacun.
Pour nous, ce qui est devenu important est la vérité "scientifique"
littérale que ces créatures existent ou non en réalité. Mais dans le
passé, les gens croyaient vraiment qu'elles se trouvaient dans les environs.

Islande, Gryla

Gryla est un gnome féminin qui vit bien loin et bien haut dans les montagnes
d'Islande Son histoire remonte aux époques païennes. Dans les siècles récents,
elle est devenue un personnage de Noël. Elle voyage dans les villes et dans
les villages à la recherche de mauvais enfants ensuite elle retourne dans sa grotte
avec son sac plein d'enfants en pleur puis elle les fait bouillir vivant
et les déguste ensuite. Elle a 13 fils, les gars de Yule, qui mettent aussi la main à la pâte
pour harasser les familles icelandaises pendant les treize jours
qui précèdent Noël bien que récemment ils sont devenus un peu
meilleurs puisqu'ils laissent des cadeaux dans les souliers.
Gryla est perpétuellement de mauvaise humeur principalement
parce qu'elle a toujours faim. Et ce ne sont pas uniquement
les enfants qui lui ouvrent l'appétit, ses deux premiers maris
l'ennuyait tellement qu'elle les mangea aussi.

Kenya, les coureurs de la nuit

Les coureurs de la nuit sont des gens ordinaires pendant la journée,
ils peuvent être qui que ce soit dans la communauté.
Mais, la nuit, ils se métamorphosent, leurs cheveux
se dressent sur la tête, leurs yeux encerclés par des anneaux
profonds et noirs et ils se promènent tout nu.
Ils courent partout dans le village en frappant les portes
en lançant des cailloux sur les toits.
Personne ne peut les attraper car ils peuvent voler et disparaître.
Parfois, ils déterrent les morts de leur tombe. S'ils ne se sentent
pas le courage de creuser, leur magie leur permet de faire
sauter les cercueils hors du sol. Alors ils prennent les
os pour la sorcellerie et ils mangent la chair.
Les déranger n'est pas une bonne idée, ils pourraient utiliser
leurs pouvoirs pour mettre la confusion dans votre esprit et vous
forcer à venir avec eux pour les exhumations

Europe du nord, le marchand de sable

Vieille figure du folklore européen, le marchand de sable,
alterne une figure ambivalente du bien et du mal.
Dans certaines histoires, ce caractère fantomatique visitent
les enfants qui refusent d'aller au lit, ils répandent de la poudre
magique ou du sable sur leurs yeux et les envoient au pays des rêves.
Parfois, il se promène avec une paire de parapluies, l'un couvert
d'images délicieuses pour les bons enfants et l'autre, tout noir
afin d'empêcher les mauvais enfants de rêver.
Dans d'autres versions de son histoire, il est bien plus sinistre.
Dans un conte d'Hoffmann, écrit au dix-neuvième siècle, le sable
qu'il jette dans les yeux des enfants les font sortir de leurs orbites,
Il remplit son sac de ces yeux sanglants et retourne sans la lune
pour en nourrir ses enfants aux yeux de hiboux.

Espagne, le coquet

Le coquet est un monstre ombrageux qui aime à manger
les enfants désobéissants.
Il se cache en dessous des lits et dans les garde-robes
des enfants qui refusent de dormir, de manger ou de se
tenir éloigné des endroits dangereux.
Plus le comportement de l'enfant est dégoûtant, plus il a faim.
Une fois attrapée, la victime est dévorée ou disparaît
et on n'en entend jamais plus parler.
Le personnage, à la face changeante, prend de nombreuses formes.
Parfois, on le décrit couvert de cloques, parfois comme un dragon
féminin vindicatif et parfois comme un monstre poilu ou gobelin.
D'habitude, ses yeux sont rouges, les oreilles aussi sont rouges et elles brillent.
On le connaît aussi comme le Coco ou le Cocuy, Certaines histoires racontent
que le monstre, quand il était un enfant, eut à subir de terribles violences
et qu'il est revenu du pays des morts pour terroriser les vivants.

Pays-Bas, le père fouettard

Pierre le noir, est le faire valoir du saint Nicolas hollandais
qui arrive le cinq décembre arrivant de sa maison, en Espagne,
dans un bateau à vapeur nommé Madrid.
Avant le dix-neuvième siècle, saint Nicolas faisait son sale
travail lui-même en apportant des cadeaux aux gentils enfants
et en emmenant les autres dans son sac afin de les rééduquer et de les fesser
Mais, en 1850, l'auteur pour enfants Jan Schenkman dessina saint Nicolas
avec un serviteur noir qui devint connu sous le nom de Pierre le Noir.
C'est devenu son travail de descendre dans la cheminée de distribuer
des cadeaux et d'attraper les enfants méchants et c'est pour çà qu'il
est tout noir. Le personnage est controversé en Hollande du
au fait de peindre une face noire en clown ce que certains trouvent offensants
on a tout essayé, le rouge, le bleu, l'arc-en-ciel, mais çà ne marche pas
ils terrifient les enfants et laissent les adultes perplexes

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18/12/2012

Frontières de sang

A quoi ressemblerait un meilleur Moyen-Orient ?

Les Frontières internationales ne sont jamais tout à fait justes. Mais le degré d'injustice infligé subis par ceux qu'elles réunit ou qu'elle sépare font une énorme différence, souvent celles entre de l'oppression, de la tolérance et des atrocités, de la loi et du terrorisme et même entre la guerre et la paix.

Les frontières les plus tordues et les plus arbitraires se trouvent en Afrique et au Moyen-Orient. Dessinées par des européens qui avaient eux-mêmes le plus grand mal du monde à définir les leurs, Les frontières de l'Afrique continuent à provoquer la mort de millions d'africains.

Mais les frontières du Moyen-Orient "génèrent plus de problèmes qu'elles ne peuvent en consommer localement" pour citer Winston Churchill. Le Moyen-Orient détient bien plus de problèmes en plus de ses limites territoriales disfonctionnelles, de la stagnation culturelle par une inégalité scandaleuse jusque qu'à l'extrémisme religieux. Le grand tabou qui nous permet d'éviter de comprendre les multiples faillites régionales n'est pas l'Islam mais bien les terribles mais sacro-saintes frontières révérées par nos propres diplomates.

Naturellement aucun ajustement de frontière aussi draconien soit-il ne saurait rendre heureuses toutes les minorités du Moyen-Orient. Dans certains cas, des groupes ethniques et religieux vivent ensemble sans problèmes socialisent et s'inter marient. Ailleurs, des réunions basées sur la loi du sang ou sur les croyances ne sont pas aussi joyeuses que leurs chefs respectifs le souhaitent.

On pourrait tenter de redresser les tricheries frontalières dont ont souffert les groupes de populations les plus significatifs, tels les Kurdes, les Baloutchis et les Arabes chiites sans pour autant tenir une comptabilité adéquate à propos des chrétiens du Moyen-Orient, des Bahaïs, des Ismaéliens, des Soufis et de nombreuses autres minorités numériquement plus faibles.

Un tort qui vous hante, tel les massacres des Arméniens par l'Empire Ottoman moribond, ne pourra jamais se payer d'une cession ou d'un échange de territoire. Toutes ces injustices, sans révisions de frontières majeures, ne trouveront jamais réparation.

Même ceux qui abhorrent l'idée d'altérer les frontières seraient bien inspirés de s'engager dans un exercice qui tenterait de concevoir des amendements aux frontières nationales, plus justes, sinon toujours imparfaits du Bosphore à l'Indus. Le talent des états, à part la guerre, n'a jamais développé des outils très pratiques, pour trouver une solution aux conflits frontaliers.

Un effort mental pour tenter d'appréhender les frontières "organiques" nous aide à cerner l'étendue des difficultés auxquelles nous continuerons à avoir à faire. Il s'agit de difformités colossales, gigantesques façonnées par la main de l'homme qui ne cesseront jamais de générer de la violence et de la haine tant qu'elles ne seront pas corrigées.

Pour ceux qui refusent de penser l'impensable, qui déclarent que les frontières ne doivent pas changer et que tout va bien comme çà, il ne faut pas oublier que les frontières n'ont jamais cessé de changer aux cours des siècles. Elles ne sont jamais restées statiques et de nombreuses d'entre elles du Congo, au Kosovo et dans le Caucase, changent même aujourd'hui (tandis que les ambassadeurs et les envoyés spéciaux se mirent dans le hublot pour vérifier si leur col est bien mis)

Sans oublier un autre petit secret bien sale vieux de 5.000 ans, les travaux de nettoyage ethnique. Pour que les Juifs aient quelque chance de vivre en paix avec ses voisins, ils devraient retourner vers les frontières d'avant 1967, (avec des ajustements nécessaires pour la sécurité locale). Mais la question des territoires entourant Jérusalem, ville tachée de milliers d'années de sang, peut ne pas trouver de réponse pendant plusieurs générations supplémentaires. Tous les partis ont changé leurs dieux en magnat de l'immobilier. Ces batailles tenaces et peu homériques, restent sans rivale face aux gloutonneries pétrolières et aux contredanses et autres passe-pieds ethniques.

Laissons de coté la question trop étudiée des Juifs et des Arabes pour nous intéresser à ce qui est studieusement ignoré. L'injustice la plus frappante dans ces terres notoirement injustes entre les Balkans et l'Himalaya est l'absence d'un état kurde indépendant la population de Kurdes qui vivent dans des régions contiguës du Moyen-Orient est, selon les estimations de 27 à 36 millions (les chiffres sont imprécis parce qu'aucun état n'autorise un recensement honnête.) Plus importante que la population irakienne, même les chiffres les plus bas font des Kurdes le groupe ethnique le plus important au monde, sans un état qui soit le sien. Les Kurdes se sont trouvés opprimés par tous les gouvernements qui contrôlèrent les collines et les montagnes depuis Xénophon.

La coalition et ses partenaires ont raté la glorieuse occasion de corriger cette injustice après la chute de Bagdad et l'Irak serait divisé en trois états immédiatement. A la fois par couarderie et par absence de vision, elle a poussé les Kurdes à supporter le nouveau gouvernement irakien, qu'ils confondent tout de suite avec un quiproquo du à sa bonne volonté. Mais soyez en sur organisez un plébiscite et l'immense majorité des Kurdes voteraient pour l'indépendance.

Comme le feraient les Kurdes de Turquie qui ont si longtemps enduré des décades d'oppression militaire violente à la dévotion de la "montagne turque", dans le but d'éradiquer leur identité. Bien le destin des Kurdes se soit un peu adouci ces dix dernières années, la répression récemment s'est à nouveau intensifié contre le cinquième oriental de la Turquie qui devrait être vu comme un territoire occupé. Les Kurdes de l'Iran, de l'Irak et de la Syrie, eux aussi rejoindraient un état kurde indépendant s'ils le pouvaient. Le refus des démocraties légitimes du globe de se faire les championnes de l'indépendance kurde est un péché d'omission humanitaire bien plus sot que bien d'autres qui excitent nos médias. D'autre part, un Kurdistan libre de Diyarbakir à Tabriz, serait l'état le plus pro-occidental entre la Bulgarie et le Japon.

Un alignement juste dans la région laisserait les trois provinces irakiennes majoritairement sunnites comme une troncature qui pourrait éventuellement choisir de s'unir à une Syrie qui perdrait sa façade maritime dans le Grand Liban. Ce serait la renaissance de la Phénicie. Le sud chiite du vieil Irak deviendrait un état arabe chiite contrôlant une bonne partie du golfe persique, avec quelques expansions aux dépens de l'Arabie Saoudite. Pour sa part, cet état subirait un démantèlement majeur aussi important que le Pakistan

Une des causes de la grande stagnation du monde arabe est le traitement que fait de Médine et de la Mecque la Famille Saoud qui considère les lieux saints comme un fief. Avec les saints reliquaires de l'Islam contrôlés par la police d'état d'une des nations les plus bigotes et les plus oppressives. Un régime qui commande à d'immenses réserves de pétrole enterré. Les Saoudiens se sont trouvés à même de projeter leur vision disciplinariste wahhabite, leur foi intolérante bien loin de leurs frontières.

L'accès de saoudiens à la richesse et par conséquent à l'influence est la pire chose qui soit arrivée au monde musulman depuis l'avènement du Prophète et la pire aux Arabes depuis la conquête (sinon mongole) ottomane

Les non-musulmans ne peuvent en aucune manière effectuer des changements dans les contrôles des cités saintes de l'Islam, mais imaginez, combien le monde musulman serait plus sain si Médine et la Mecque se voyaient gouvernées par un état sacré islamique sous contrôle enrôlé des représentants des plus grandes écoles et des mouvements majeurs, une sorte de super Vatican, ou l'avenir d'une grande foi peut y être débattu plutôt que décrété.

La véritable justice, que sans doute nous ne pourrions trop aimer, donnerait aussi les champs de pétrole côtiers aux Arabes Chiites qui peuplent cette sous-région. Le quadrant sud-est serait dévolu aux Yéménites.Confinés à leurs terres héréditaires, le Territoire Indépendant, autour de Riyad, la Maison des Saoud serait moins à même de jouer à son jeu de dupes envers l'Islam et le reste du monde.

L'Iran, non moins étrangement boutonnée quant à ses frontières perdrait une grande partie du territoire de l'Azerbaïdjan, du Kurdistan Libre, de l'Etat arabe Chiite et du Baloutchistan Libre, mais regagnerait les provinces autour de Herat, actuellement en Afghanistan, région d'anciennes affinités historiques et culturelles avec la Perse. L'Iran redeviendrait, en réalité, un état culturel et ethnique proprement perse, tout en sachant répondre à la question difficile de savoir si l'Iran conserve le port de Bandar Abbas ou le rendrait à l'Etat arabe Chiite.

L'Afghanistan perdrait à l'Ouest mais réunifierait à l'Est les tribus frontalières du Nord-ouest qui se réuniraient aux leurs. (sur la carte, comme ils le veulent et non pas nous).

Le Pakistan, autre état artificiel, perdrait aussi son territoire baloutche au profit du Baloutchistan Libre. Un Pakistan "naturel" s'étendrait à l'Est de l'Indus en plus de la grande voie de Karachi, vers l'Ouest.

Les villes états des émirats garderont leurs convictions habituelles et continueront à faire commerce des charmes de leur foi mélangée. Les cultures puritaines souffrant d'hypocrisie, comprendront et pourront très bien tolérer l'exception toujours si utile, à la règle. Les Arabes Chiites tiendront à conserver leur puissance vis-à-vis de Perses, et verront un moyen d'y arriver par cet expédient. Dubaï, par nécessité se verrait autoriser à conserver ce statut de plaine de jeu pour riches milliardaires débauchés et le Koweït restera dans ses frontières ainsi qu'Oman.

Dans chaque cas, cette redéfinition hypothétique des frontières reflète les affinités ethniques et le communalisme religieux, dans certains cas, les deux. La responsabilité des puissances occidentales, est partout présente dans ces dessins cartographiques, s'ils ne sont pas bons, on y devine au moins leurs intentions dans une région ou les populations se battaient pour émerger des humiliations et des défaites du dix-neuvième siècle.

Corriger les frontières pour refléter la volonté des gens peut sembler impossible. Maintenant, mais dans un temps donné et après bien des combats sanglants, des nouvelles frontières naturelles pourraient voir le jour, Babylone n'est pas tombée qu'une fois.

Pendant ce temps là, nos hommes et nos femmes, aussi, continueront à se battre pour se protéger du terrorisme, pour la perspective de la démocratie e pour l'accès à des ressources pétrolières dans une région destinée à se combattre elle-même.

Les divisions humaines habituelles et le mariage forcé entre Ankara et Karachi additionnées aux blessures que les régions s'auto-infligent, forment un substrat idéal pour l'extrémisme religieux, une culture de la honte et des blâmes et tout le monde peut y recrute des terroristes, là où les hommes et les femmes contemplent passionnément les horizons de leurs frontières tandis qu'ils cherchent du regard, avec enthousiasme, les ennemis.

Si, aux confins du grand Moyen-Orient, personne ne peut amender les frontières afin de rendre aux liens naturels du sang et de la foi, l'espace que la nature leur a offert, croyons alors, que ce sang versé continuera à rester le nôtre.

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13/12/2012

Pour Moscou, Le chemin de Damas passe par Groznyï

La politique russe conçernant la Syrie se préoccupe peut-être plus de Groznyï que de Tartous. Les critiques et les analystes, en Occident, ont déjà tout dit sur l'obstruction russe au Conseil de Sécurité relative à la crise humanitaire syrienne pour laquelle il ne semble y avoir aucune lumière au bout du tunnel.

Depuis le début du "soulèvement" armé en Syrie, vingt mois se sont passés, on se demande si le seul intérêt russe à soutenir le régime faiblissant de Bashar al-Assad n'est pas de protéger sa seule base navale, en mer chaude, de Tartous, unique facilité navale de ce genre en dehors de l'ancienne sphère soviétique et fournisseurs essentiels d'armes légères, d'artillerie et autres matériels militaires à la Syrie. Quoi qu'il en soit, ils savent très bien que les dictateurs à la recherche d'armement vont et viennent dans l'histoire de la guerre froide et que les contrats maritimes peuvent toujours se renégocier avec les régimes qui se succèdent.

Ce qui est crucial, pour le gouvernement de Vladimir Poutine, c'est la politique privilégiée des affaires intérieures d'une nation état. Les "Siloviki", sobriquet russe des élites dirigeantes se souviennent du chaos des années 90 et la perte brève mais si douloureuse à leur ego, de ce qui devint un état chètchène quasi-indépendant dans le nord du Caucase.

Boris Ieltsine affaibli, est obliger de négocier en août 1996, avec le chef nationaliste chètchène Aslan Maskhadov et de signer les accords de paix à Khasavyourt au Daguestan. Signature à laquelle il remédiera en lançant la seconde guerre russo-chètchène à l'automne de 1999. Poutine arrivait au pouvoir grâce à cette ré invasion de la chètchènie en exploitant la crise d'autorité de la fédération russe à son immense avantage, il y est toujours aujourd'hui.

Une Russie renouvelée économiquement et politiquement sous le duo rotatif Poutine Medvedev, soutenue par de copieuses ventes d'énergie en Europe et de métaux à la Chine trouvait le moyen de "perdre" Saddam et Kadhafi durant la tenue du duo. Ils se sont dits que la Syrie d'Assad, bon vieux client de la Russie depuis l'ère soviétique, ne serait pas une autre pièce de domino dans l'odieuse machination mise au point par les occidentaux sous les veneurs jumeaux de l'intervention humanitaire et de l'internationalisme libéral, concepts qui rendent les siloviki extrêmement sceptiques.

En dépit des coups significatifs portés par la vengeance des Chètchènes aussi loin au nord qu'à Moscou, secouée périodiquement par des bombardements suicide, le Kremlin est parvenu à prévenir toute intervention extérieure imposée en Chètchènie.

L'approche abstraite des puissances occidentales a laissé les forces terrestres russes et ses alliés chètchènes, pratiquer une politique de terre brûlée y compris la pulvérisation de la capitale Groznyï, ce qui ne manque pas de ressembler à la punition collective infligée par le régime d'Assad dans certains quartiers de Homs, Alep, Idlib et Daraa.

Assad et son frère, le vindicatif Maher ont, sans surprise, utilisé une artillerie russe identique ou similaire à celle utilisée à Groznyï contre la population

Sous Poutine, les Russes et les autorités locales ont supprimé avec succès l'accès de la presse dans la république chètchène, au point ou elle fut largement oubliée par l'Ouest, reléguée au chaos des années 90. Durant la gestion d'ivrogne de Ieltsine en 1994-1996, les journalistes occidentaux passèrent amok et rapportèrent la catastrophe humanitaire librement. Quand Poutine frappa à nouveau les rebelles trois ans plus tard, un de ses soucis principaux fut, après la mauvaise gestion des guerres antérieures, de contrôler l'accès au front des médias à tous les niveaux possibles.

Assad, ayant, au départ le sentiment que les puissances occidentales jouaient contre lui, a laissé deux options à la presse occidentale, fort réminiscente de la partition de Poutine, soit accepter les tours de piste orchestrées par le régime ou risquer la mort en entrant illégalement, avec les bandes erratiques de rebelles, sur son territoire. Poutine et Assad, par leurs tactiques contre insurectionnelles, à la fois anarchiques et brutales obtinrent un résultat similaire. Ils ont miné les commandements des rebelles nationaux et confinés les guerriers islamistes et djihadistes les plus virulents.

Pour éliminer toute évidence visuelle de la démolition de Grosnyi, Moscou s'est lancé dans sa reconstruction à toute vitesse. Mais tandis que le Kremlin y remet la main en sachant qu'il y avait défait l'ensemble de l'insurrection, elle s'est décentralisée, partout, loin, dans toute la région. La Russie s'est attaquée sans répit, avec un effet létal, au nationalisme ethnolinguistique chètchène. Le résultat de cette politique s'incarne dans une insurrection bien plus large qui se donne le nom d'Emirat du Caucase, dirigé par l'ambitieux commandant islamiste appelé "Emir" Doku Umarov. Si le Kremlin a écrasé le rêve d'un état chètchène, il a aussi donné naissance à l'ambition d'un état islamique qui s'étendrait des rives de la Caspienne à celles de la Mer Noire.

En Syrie, aujourd'hui, la rébellion a commencé avec des hommes qui proclamaient leur combat pour une nouvelle Syrie libérée de la dictature bathiste et qui doivent de plus en plus partager le chant de bataille avec des éléments qui prétendent installer un état islamique dans une Syrie traditionnellement pluraliste.

La Russie, après des décades de lutte contre des insurrections islamistes bien financées en Afghanistan et en Chetchènie pense que les faiseurs politiques occidentaux sont naïfs à propos de la dynamique politico-religieuse du monde musulman et que la Russie et l'Occident auront tous deux à faire face l'imprévisibilité des réactionnaires salafistes et djihadistes issus du printemps arabe.

La Russie et la Chine dans leurs empires, essentiellement continentaux, souffrent depuis toujours de périphéries peu sures, constellées de minorités irrédentistes aux mouvements nationalistes récurrents. Ces deux nations n'inclinent en aucune manière à acquiescer aux initiatives d'intervention occidentale, quelle qu'elles soient.

Pour les observateurs, Moscou et Beijing semblent montrer de la solidarité avec leurs pairs en autoritarisme ou craignent simplement la perte d'intérêts économiques établis depuis longtemps, quoi qu'il en soit, ils se voient comme les défenseurs du précepte infaillible de la souveraineté nationale contre la menace perceptible des projets d'intervention international avec un œil sur leurs propres colonies telles la Chètchènie et le Tibet. Préserver le statut quo en Syrie est devenu une de leurs "lignes rouges".

C'est Poutine, le premier gouvernant mondial à avoir téléphoné à George W Bush après les attaques du 9/11/2001 à New York pour manifester ses regrets. Les Russes étaient pressés de donner de la substance à leur intervention contre les séparatistes dans le Caucase, dans la perspective d'une "guerre totale" contre la terreur. Par la suite, les Etats-Unis tempérèrent fortement leurs critiques sur les tactiques brutales de la Russie en Chètchènie en échange de sa coopération avec sa nouvelle guerre globale.

La Russie cherche à interdire toute forme d'intervention militaire, partout, dans son ancienne sphère d'influence, avec actuellement la Syrie comme intérêt principal. La Chine a suivi avec sa position politique de non-intervention en Syrie, indiquant ainsi son anxiété à propos de Taiwan et du Tibet.

Les effets délétères des deux guerres chètchènes se reflètent dans les annonces de ses agences de presse, en Syrie, jusqu'au aujourd'hui, avec des rapports non-vérifiés de la présence de combattants chètchènes sur la ligne de front. Depuis des années, le gouvernement russe propage l'idée des la dangerosité des éléments chètchènes présentés comme les plus dangereux et les plus dispersés des djihadistes transnationaux.


Les généraux pakistanais racontent des histoires de cadavres chètchènes identifiés lors des opérations contre insurrectionnelles au Nord-Waziristan et les Marines américains croient s'être battus contre des nationaux chètchènes dans le gouvernorat d' al-Anbar en Irak, le cliché d'une guerre sans frontières de guerriers chètchènes avides de sang, se répand, maintenant, en Syrie

Ces rapports évitent de mentionner qu'en Syrie, en Irak, en Jordanie et en Turquie, il existe une diaspora Chètchène qui date de l'époque de la conquête tsariste du Caucase qui eut lieu au 19° siècle et poussa les Chètchènes à s'exiler dans l'Empire Ottoman.

Des opérateurs de l'Armée Libre Syrienne sont présents à Antioche, fiers à la fois d'être ethniquement chètchène et de nationalité syrienne, Dans ces régions du Levant, hautement factieuses, ce genre de rencontre n'est pas rare. En dépit des commentaires venus de Syrie du nord, l'archétype de ces djihadistes chètchènes n'auraient pas survécu à son utilité du moment.

Dans la perspective des jeux olympiques d'hiver à Sotchi en 2014, le Kremlin s'évertue, avec de grandes difficultés, à portraiturer la Chètchènie comme un république constituée, stable et revitalisée, dirigée par
Ramzan Kadyrov, l'homme fort de Poutine dans le Caucase, héritier des "bons" chètchènes vantés par le KGB, à l'époque, et par ses successeurs aujourd'hui.

La Russie, littéralement jetée hors d'Irak durant l'invasion anglo-américaine en 2003, avec des pertes financières considérables en termes d'énergie et d'armement, essaie, de se positionner à nouveau en Irak par le biez de sa principale organisation officielle de vente de systèmes d'armement, Rosoboronexport.

Une vente d'armes récente s'élevant à 4,2 milliards de dollars contractée par le gouvernement du Premier Ministre Nouri al-Maliki, est sur la table, ce qui démontre la volonté bien arrêtée, pour Moscou, d'influencer le nouvel ordre arabe. Le 10 novembre, l'agence Reuter rapporte l'histoire de nature très byzantine de la vente Rosoboronexport : le bureau de Maliki postpose sa signature sous des allégations de rétro commissions. En même temps le Ministre de la Défense faisant fonction, Sadoon al-Doulaimi, insiste pour dire que le contrat suit son cours.

Il a déclaré, pendant une conférence de presse, que l'Irak avait besoin de "diversifier ses sources" pour éviter de ne dépendre que d'un seul fournisseur (c. à d. les Etats-Unis) pour miner l'influence, des milices politiques armées, endémique dans le système politique irakien toujours très volatile.

La Syrie est tout à fait dépendante des modèles d'armes hérités de l'Union Soviétique et rien n'indique que Moscou ne continuera pas à en fournir à Damas même éventuellement post Assad comme elle le fait en Irak. Maliki joue sur les deux tableaux entre l'expansionnisme militaire américain au Moyen-Orient et le combat russe pour perpétuer une présence significative dans un monde arabe qui se remet en ordre.

A l'inverse de l'Iran, l'Irak ne peut se tenir entièrement aux cotés d'Assad, parce que Bagdad dépend énormément du complexe militaro-industriel américain. Washington reste le premier fournisseur d'armes de Maliki devant Moscou. Pour la bureaucratie américaine, ces priorités entre humanitarisme idéologique et le froid réalisme militaire entrent éventuellement en collision.

Pendant que le parlement américain stigmatise et sanctionne une entité comme Rosoboronexport parce qu'elle arme les régimes syriens et iraniens. Les prétoriens du Pentagone ne peuvent s'offrirent un tel luxe et ils ont besoin de leurs vieux compères de la guerre froide pour fournir à l'armée de l'air afghane des hélicoptères Mi-17 afin de permettre aux Américains de se dégager. Ce paradoxe très contre productif pose un dilemme embarrassant au Pentagone mais pas au Congrès.

Le système de sécurité actuel, qui date des cendres de la seconde guerre mondiale, montre que le schisme entre le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la France et la Russie(suivie par la Chine) reste ce qu'il est. La guerre en Syrie devient aussi intracable que possible, en attendant d'en arriver à une solution très sanglante.

La situation a aussi la possibilité d'évoluer vers une dimension régionale plus problématique encore, en tirant les voisins de la Syrie tels le Liban et la Turquie, tout aussi fragmentés politiquement, jusqu'à la diffusion de l'insurrection et la recréation d'émirats, sur tout le pourtour, jusqu'au Nord Caucase.

Les activistes djihadistes se firent les courroies de transmission de l'argent wahhabite pour combattre les "infidèles" russes dans les années 1990-2000 et ils font la même chose maintenant. La seule différence importante, c'est que les saoudiens, dorénavant, le font ouvertement, avec l'aide de leur appareil d'état et le consensus des services secrets occidentaux.

Avec l'augmentation des violences sectaires et politiques dans le nord du Liban et dans les gouvernorats de la Bekaa, alors que des tirs sont dirigés vers les provinces méridionales de la Turquie couplés à une importante augmentation de l'activité du PKK dans toute la région, ce scénario effrayant se réalise sans doute déjà sous nos yeux.

                                                                                                                                       source

 

05/12/2012

Mon Oncle Inutile - Satyagit Ray

Le mot inutile s'applique à beaucoup de gens, par exemple, notre domestique Nobokesto. Dans notre enfance, nous entendions, notre mère dire fréquemment, " Nobo, tu es parfaitement inutile. " Mais Nobo était bon travailleur, bien qu'une extrême lenteur se trouvait parmi ses défauts. Les après-midi, il prenait des siestes assez longues et la théière était servie à 4 heures et demi plutôt qu'à 4 heures. Alors Maman le tançait de ce mot. Je ne sais pas si le mot inutile s'applique de façon plus appropriée à qui que ce soit d'autre que Sejokaka. (1) qui avait pour sobriquet Khetu et pour nom complet Khetramohan Sen.  Un des cinq frères de mon père, l'aîné, ensuite suivait Mejo, Sejo, Sona et Choto. A l'exception d'oncle Sejo, tous réussirent dans la vie. Papa, un avocat bien connu, Mejo obtint une maîtrise de littérature et conte,satyagit rayd'histoire et devint un professeur respecté. Sona récolta assez d'argent dans les affaires pour acheter 3 maisons, Choto reçut l'approbation des maîtres musulmans les plus réputés et 36 médailles de gens fortunés pour son excellence en musique classique indienne. Et qu'arriva-t-il à oncle Seko ? Son histoire ne peut se résumer à quelques mots. Il y avait-il eu un tremblement de terre le jour de sa naissance. Pour beaucoup, c'était la cause de sa confusion. La varicelle et la petite vérole, fait partie de l'enfance de chacun, mais lui, il les avait eues toutes les deux. Périodiquement il avait aussi la coqueluche, la diphtérie, la dengue, de l'eczéma et la variole. Enfant, il hurlait à devenir bleu était pris de hoquets, puis perdait connaissance. Arrivé à l'age de 7 ans, son bégaiement se fit apparent, à 9 ans et demi, le hoquet disparut en tombant d'un goyavier. Mais cela lui cassa aussi la cheville et comme le docteur Biswas ne put réparer la cassure adéquatement, après oncle Sejo marcha avec un léger boitillement. Il ne pouvait plus participer aux jeux sportifs. En plus, l'extrémité de ses doigts manquait de sensibilité pour jouer au carrom et son esprit n'était pas équipé pour les cartes et les échecs. A l'école, il passait ses examens trois fois sans réussir. Alors, son père, c'est à dire mon grand-père, mit fin à ses études. Il dit : " Khetu, tu es des plus inutiles, dépenser de l'argent pour ton éducation, c'est jeter de l'argent à la rigole, mais je ne peux te garder pendu autour de mon cou comme un albatros. A partir de maintenant, tu accompagneras Bhombol au marché pour apprendre à acheter des épinards, des légumes, du poisson et de la viande. Après quoi tu feras les courses de la famille. " Bhombol était de la famille lointaine de mon père, il étudia et grandit jusque l'age d'homme chez nous. Assez longtemps, oncle Sejo accompagna Bhombol au marché. Un jour, nous attendions des invités à la maison, Grand-père mit 2 billets d'une roupie dans la poche d'oncle Seko et dit : " Voyons ce que tu vas acheter, aujourd'hui, le fardeau des commissions est sur tes épaules. " Ce fut la dernière qu'il fit le marché de la famille. Avant de le rejoindre, il perdit l'argent par un trou dans la poche de se chemise, qui se mêla à la poussière du chemin. Qui aurait confiance en Sejokaka après sa mésaventure ? Mon premier souvenir de lui quand j'avais trois ans le soir de Kalipuja. Quand je vous l'aurais raconté, vous comprendrez pourquoi je m'en souviens. Oncle Sejo rampe sur le sol de la véranda et je suis sur son dos. Soudain, un pétard jeté d'une maison voisine atterri dans le hamac de la véranda. Oncle Seko crie " Damnation " et en se relevant, il me jette sur le sol pavé. En tombant, je me fais un crin à la tête qui saigne à profusion. Ce jour là, il dut subir les terribles reproches de presque tout le monde à la maison. Mais j'ai eu pitié de lui, personne ne le respectait ni le considérait comme humain. C'est pourquoi, en grandissant, je ressentit de la compassion pour mon oncle. De taille moyenne et de complexion claire, la joie et le chagrin se disputaient son visage. Les hommes peuvent être intelligents, industrieux, et alors quoi ? Quel mal peut bien faire, dans une ville qui s'entrechoque, un homme comme oncle Sejo ? Quand j'en avais l'occasion, je montais dans sa chambre, au premier et m'asseyais près de lui pour lui raconter des histoires. Après un moment, j'ai réalisé l'inutilité de mes narrations puisqu'il ne pouvait garder l'histoire en mémoire jusque la fin. " Et puis, oncle Sejo ? " " Après… Hmm. Après. Attends, uh.. ce qui s'est passé après…après… " Pendant qu'il grommelait, après, il s'essoufflait comme un harmonium se vidant de son air. Abandonnant l'histoire, il se mettait à fredonner faux et à la fin de la chanson, jetait la tête en avant assoiffé, Oubliant l'histoire, il baragouinait encore un peu. Je compris alors qu'il ne pouvait rassembler l'effort de se rappeler l'histoire, je sortis en catimini de la chambre, Oncle Sejo n'appelle plus. Un jour, à 12 ans, je le trouvais dans sa chambre lisant un tome épais avec grand enthousiasme. En réponse à ma question, il réplique, " un livre d'Ayurveda. " " Pourquoi lis-tu ce livre ? " Après un instant de réflexion, il répond gravement, " Si ce n'est pas une maladie, qu'est-ce que c'est ? " " Quoi ? " " Je ne peux rien faire, je ne me souviens de rien, rien n'entre dans ma tête, si ce n'est pas une maladie, qu'est-ce que c'est ? Que pouvais-je dire ? " Ces choses arrivent, oncle Sejo. " " Pourquoi n'y il aurait-il pas de remède ? " Je dis " Tu veux dire que tu vas te soigner toi-même ? " Je savais, pour dire vrai, que personne n'avait jamais songé à le mener chez le docteur pour sa faiblesse d'esprit après ses maladies d'enfance. , Après lesquelles, généralement, il s'était bien porté. Oncle Kaka disait " Sur le chemin de Cox Bazaar, j'ai trouvé ce livre pour 10 annas. Peut-Être, me sera-t-il utile et j'espère qu'il existe une cure ayur-védique même pour ma maladie. " 2 jours plus tard dans l'après-midi, pendant la saison des pluies, comme j'approchais de la maison, je vis qu'il se préparait à sortir, chaussures de toile, conte, satyagit rayson dhoti bien serré entre les jambes, un drap de coton sur la poitrine et une ombrelle à la main. Il dit, " J'ai entendu parlé d'un arbre spécial dans le voisinage, derrière les ruines du temple de Civa, je vaux ses racines et si je les obtiens tous mes problèmes seront réglés. " Oncle Kaka s'en alla, le ciel s'assombrissait, s'il pleuvait, il ne pourrait réaliser son plan. J'errai au rez de chaussée pour une plus ou moins heure, puis, je me rendis en haut dans ma propre chambre. La pluie n'arriva pas et comme le soir arrivait, je le vis revenir, je descendis à temps pour l'accueillir à la porte. " Tu as la racine ? " " Non, j'ai oublié quelque chose, j'aurai du prendre une torche, cet endroit est une jungle bien trop sombre. " " Mais qu'est ce que c'est ? " Pendant qu'il parlait, mes yeux avaient remarqué une tache rouge au milieu de sa chemise. " Tiens, je ne l'ai pas remarqué. " Aussitôt qu'il ouvrit sa chemise, une sangsue apparut, comme Bhima suçant le sang de Duryodhana. Mêlée de son sang, il l'enleva d'une chiquenaude, elle tomba par terre avec un petit bruit mou. Mais qu'est-ce qu'une sangsue pouvait bien faire à l'oncle Sejo ? De son épaule, de son coude,, de ses cuisses, ses genoux, poignets et chevilles, on lui retira 14 sangsues. Pas de doute qu'il perdit 5 ou 6 onces de sang ce jour là. Inutile de dire, que cet incident mit fin à ses études sur l'Ayurveda. Je faisais de bonnes études, après mes préparatoires, je changeais d'université. Troisième aux examens, je voulais étudier les sciences et m'en fut à Calcutta. Je vécus à l'hôtel en apprenant ma maîtrise, Premier de la première classe, je partis pour l'Amérique et devint un scientifique connu. Finalement, à l'université de Chicago, je pris un double poste d'enseignant et de chercheur. Si loin de la maison, mes liens avec oncle Sejo devinrent fort épisodiques. Juste quand je commençais à enseigner, je reçus d'étranges nouvelles, une lettre étrange. Oncle Sejo avait eu la chance de jouer dans un film. Ici, je dois dire de l'apparence d'oncle Sejo présente une certaine ressemblance avec Swami Vivekananda. Non pas en corpulence car il était plus petit mais pour tous il y avait une ressemblance frappante dans la face. Un jour qu'il entendit qu'on allait faire un film à propos de Ramakhrisna Paramhamsa dans lequel apparaîtrait le personnage de Swami Vivekananda, oncle Seko rencontra personnellement le réalisateur et exprima le désir de jouer le rôle Il n'eut aucune difficulté à l'obtenir avec sa ressemblance. Juste une semaine plus tard, dans une autre lettre, j'appris que c'était fini, parce que bien qu'en renfermant dans sa chambre et en annonant ses lignes furieusement, Si Vivekananda répond à Ramakhrisna les lignes de la troisième scène pendant la première. Comment oncle Seko pouvait-il continuer à jouer ? . Même comme acteur, oncle Seko était parvenu à établir qu'il était complètement inutile. L'année de mes 48 ans, je lus une lettre de mon jeune frère, il m'écrivait qu'oncle Seko était parti à Coimbatore pour se faire l'élève d'un sâdhu. L'année dernière, je du me rendre à Calcutta au début de décembre pour le mariage de Kakali la fille d'oncle Choto, Mon épouse et mes deux filles complètement américanisées. Depuis la dernière lette, je n'avais plus eu de nouvelles d'oncle Sejo. On m'apprit qu'il se trouvait justement dans cette ville pour sa santé, j'étais naturellement pressé de le rencontrer. J'avais soixante ans, il devait bien en avoir nonante. J'entendis qu'il habitait sur la route de Fern, chez le fils de sa sœur, qui était docteur. On s'est vu pendant trois mois. Apparemment, il ne pouvait rien entendre à la religion et ses dix années passées à Coimbatore ne lui en avaient pas apporté les secours. Il avait perdu trente kilos. Quand il entendit que je venais, il avait dit à son neveu le docteur, dis à Jhontu qu'il vienne me voir au moins une fois. " Un dimanche soir, j'y allais. On bardait la maison, au second étage, dans la pénombre, éclairé d'une simple chandelle hésitante était assis oncle Sejo, penché sur un lit de camp, un étroit châle en roulé au cou. Je sus, tout de suite, que c'était lui, et je dois dire que pour un homme de son age, il se portait bien. Ses cheveux étaient complètement gris mais en avoir, à cet age, c'est déjà pas mal. Sa bouche s'ouvrit d'un sourire quand il me vit. On y voyait toujours une douzaine de vraies dents. Sa voix s'était affaiblie, il parlait de façon notablement vigoureuse, que je ne lui avais jamais connu. Sans doute, désormais aîné, il n'avait plus à baisser la tête devant ses frères. Son attitude semblait plus digne. " Alors Jhontu " dit oncle Sejo, " Dis moi ce que tu fais en Amérique. " Je décrivis mon travail avec le plus de modestie possible. " Physique, Recherche ? " dit oncle Sejo, " Les gens te respectent-ils ? " Ma tante de septante ans interrompit mes humbles bégaiements et se mit à exposer ma gloire dans un crescendo hyperbolique. " Oh ! Vraiment ? " dit Sejo " As-tu eu le prix Nobel, au moins ? " Je secouais la tête avait un léger sourire " S'il y a bien quelque chose à désirer alors, c'est parfaitement inutile ! " Alors que je commençais à parer ses proclamations théoriques, je disparus sous la surface de la tirade de Sejo. " Tu es parti pour vivre dans un autre pays, quand je pensais que tu trouverais la paix à Calcutta. Tu vas passer les derniers jours de ma vie avec moi. Dis moi ce qui se passe ici, les vautours ont rongé cette ville jusqu'à l'os, 10 heures par jour sans électricité, on ne peut échapper aux brouillards et aux fumées. Tout est cher et l'estomac ne peut se satisfaire d'une si pauvre nourriture. Tout est si… si inutile ! ". Ce jour là je réalisais que mon affection pour oncle Sejo était intacte, L'écouter restait encore un délice, il m'apparut l'esprit que nous avions peut-être tort ensemble, Les dispositions d'oncle Sejo étaient naturellement saines ; que dans cette parfaite création, nous étions les inutiles. Ce n'était pas vraiment exact comme oncle Sejo le prouva quelques jours plus tard. Un matin, je reçus un coup de téléphone de la maison de ma tante me disant qu'oncle Sejo avait quitté ce monde à l'aube. Il fit pour mourir le choix qu'il fit de sa vie. Le soir de ce jour était celui du mariage de mon cousin. 

 

 

 

Notes

- Kaka signifie en Bengali " oncle "

- Mejo et Sejo veulent dire en bengali second et le troisième dans l'ordre de la naissance. Après on peut choisir, Sona signifie Or et Choto le cadet.

Littérature indienne, petites histoires du Bengale vol XXXII n°1 (jan-fev ; 1981)  Khetramohan Sen 

03/12/2012

34 Signes du déclin américain

Les Etats-unis montrent des signes évidents de déclin. Ca fait plaisir à beaucoup de gens partout dans le monde et même en Amérique. L'Amérique n'a jamais été parfaite. Mais l'aventure de Pères Fondateurs a vraiment incarné un phare pour le reste du monde de nombreuses façons au cours de siècles. Hélas, les fondements pourrissent et beaucoup témoignent de l'effondrement qui les environnent. Cet article attire l'attention sur le déclin économique de l'Amérique. Elle n'est plus la nation qu'elle a été. Mais on peut dire aussi beaucoup de choses à propos des questions sociales, politiques et morales et spirituelles. Les Américains sont orgueilleux, égoïstes, arrogants, ingrats, prompts à la trahison et intoxiqués au spectacle et au plaisir. Ils sont tellement les sujets de leurs vices qu'ils ne réalisent pas ce qui se passe autour d'eux. Ils croient simplement a une prospérité infinie parce que c'est ainsi. Malheureusement, c'est faux. Ils ont hérité de l'instrument industriel le plus imposant au monde et ils l'ont cassé, maintenant l'heure douloureuse de la prise de conscience approche. Mais la plupart des gens ne le comprendrons que quand il sera trop tard.

 Les 34 signes qui suivent indiquent ce déclin...

 #1 Suivant la Banque Mondiale, le produit domestique comptait pour 31,8 % pour l'activité économique en 2001. Ce nombre est tombé à 21,6% en 2011. Ce n'est pas juste un déclin, c'est une chute vertigineuse.

#2 suivant The Economist, Les Etats-unis, le meilleur endroit pour naitre en 1988, se traîne aujourd'hui à la seizième place.

#3 Les Etats-Unis perdent de la compétitivité globale depuis quatre années consécutives d'après le Forum Economique Mondial

#4 suivant the Wall Street Journal, la moitié des quarante plus grands investisseurs mondiaux songent à réduire leurs dépenses en capital dans les mois à venir.

#5 Trois fois moins de nouvelles maisons seront vendues aux Etats-Unis en 2012 qu'en 2005.

#6 L'Amérique qui possédait les plus grandes cités manufacturières du monde. Aujourd'hui elles ont dégénérés en trous infernaux. Par exemple, la ville de Detroit est au bord de la chute financière et un juriste de l'Etat a suggéré de considérer sa dissolution comme une option.

#7 En 2007, le taux de chômage des 20 - 29 ans était de 6,5%. Aujourd'hui, il est de 13 %.

#8 En 1950, plus de 80 % de tous les hommes aux Etats-Unis avaient un emploi. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 65 %.

#9 Croyez le ou non, à peu près 25 % des américains gagnent 7,4€ de l'heure ou moins.

#10 60 % des emplois perdus durant cette récession représentaient des salaires moyens, mais 58 % des emplois créés depuis lors représentent des bas salaires.

#11 Le revenu moyen des américains a chuté depuis quatre années consécutives en moyenne de plus de 2.800€ pendant ce temps.

#12 Le déficit commercial américain est aujourd'hui 28 fois plus important qu'il ne l'était en 1990.

#13 Plus de 56.000 manufactures se sont fermés depuis 2001. En 2010, Les installations manufacturières fermaient au rythme de 23 par jour.

#14 En 2005, le prix de l'essence était de moins 0,4€ le litre. En 2012, le prix moyen du litre d'essence est passé à 0,73€.

#15 En 1999, 64.1 % des américains détenaient une assurance santé basée sur leur. Maintenant, ils ne sont plus que 55,1.

#16 En 1971 le revenu moyen comprenait 61%, aujourd'hui 51 %.

#17 20.2 millions d'Américains dépensent plus de la moitié de leurs revenus pour le logement soit une augmentation de 46 % depuis 2001.

#18 Selon le Bureau du Recensement le taux de pauvreté pour les enfants est de plus ou moins 22 %.

#19 En 1983, 95 % de tous les fournisseurs de revenu étaient endettés 45 centimes par euro. En 2007, ce chiffre se montait 1.48€.

#20 La dette d'amortissement des maisons est cinq fois plus grande qu'il y a 20 ans.

#21 La dette totale des cartes de crédit est huit fois plus importante qu'il y a 30 ans.

#22 La valeur du dollar a chuté de 96 % depuis la création de la Réserve Fédérale.

#23 29 % of tous les Américains entre 25 et 34 ans vivent toujours chez leurs parents.

#24 En 1950, 78 % couples vivaient dans leur foyer, aujourd'hui, ils ne sont plus que 48 %.

#25 Selon le Bureau du Recensement, 49 % de tous les Américains qui vivent dans une maison reçoivent des revenus directs du Gouvernement Fédéral, en in 1983, ils étaient moins d'un tiers.

#26 In 1980, les transferts de payement issus du Gouvernement Fédéral représentaient 11.7 % de tous les revenus, c'est 18 % aujourd'hui.

#27 En 2008, 30,8 millions d'américains vivaient de bons alimentaires. , maintenant 47,1 millions.

#28 Pour l'instant, 25% des enfants américains mangent grâce aux tickets d'alimentation.

#29 Le nombre d'américains qui vivent de tickets d'alimentation dépasse les populations combinées de "Alaska, Arkansas, Connecticut, Delaware, District de Columbia, Hawaii, Idaho, Iowa, Kansas, Maine, Mississippi, Montana, Nebraska, Nevada, New Hampshire, Nouveau Mexico, Nord Dakota, Oklahoma, Oregon, Rhode Island, Dakota du sud, Utah, Vermont, Virginia de l'ouest, et Wyoming."

#30 En 1965, 2% des américains étaient inscrits à l'Aide Médicale. Aujourd'hui ils sont 8,3%. L'Obamacare va en ajouter 16 millions.

#31 En 2001, la dette nationale représentait 4,38 x109 €. Aujourd'hui 11,68 x 109 et elle augmente de plus de 73 millions d'euros chaque heure.

#32 La dette nationale américaine est aujourd'hui 23 fois plus importante qu'à l'époque ou Jimmy Carter est arrivé au pouvoir.

#33 Suivant une statistique du Service Public de Radio diffusion, du début de cette année, les foyers américains dont le revenu annuel est de 7.500€ ou moins en dépensent 9 % à la loterie. Est-ce possible ? Les gens sont-ils aussi fous ?

#34 Au fur et à mesure que l'économie décline, Les gens avalent de plus en plus d'antidépresseurs et autres substances sous ordonnance. Ils en dépensaient pour 4,2 milliards d'euros en plus en 2010 qu'en 2005.

Leurs chefs ne font pas grand chose pour contrer ces réalités alarmantes, ils continuent à répéter toujours la même antienne : "tout va bien." En réalité, ils vivent dans un monde très différent du reste de leurs concitoyens. Obama s'est offert 20 jours de vacances à Hawaii. La plupart d'entre eux ne savent pas ce que c'est de vivre de mois en mois sur un chèque de paie. Plus de la moitié des parlementaires sont millionnaires. Hommes riches servant les intérêts d'autres hommes riches. Mais ce n'est pas uniquement le cas du Président et des membres du Congrès. La vérité est que le système politique américain est un gigantesque animal qui continue à grandir quel que soit ceux qui sont au pouvoir. La clientèle politique des deux partis dépend totalement de la bête et ils continueront à la nourrir et à la servir parce qu'elle a été très bonne avec eux. Voici quelques faits percutants. Les partis politiques, Démocrate et Républicain sont faits comme suit :

1)La plupart des titulaires de poste en activité ou retraités dépendent pour leur train de vie et leurs demandes narcissiques de leur lien féodal à leurs partis respectifs et de leurs accès aux largesses du Gouvernement

2) Pour la majorité de l'élite des médias, faiseurs d'opinion et commentateurs, écrivains, personnalités de la télévision basés à Washington et à New York, la promiscuité avec le pouvoir est vitale pour la continuation de leur niveau de vie.

 3) Les gens d'Académie, les nombreux penseurs, les soi-disant organisations non gouvernementales, les organisations, tous ceux qui font métier d'influence sur le gouvernement comptent sur celui-ci, sur l'administration et sur le Parlement pour les emplois, des législations favorables et des gratifications de leurs ego.

4) Les riches contributeurs et les consultants dont l'avenir est irrévocablement lié à la machine politiques des partis.

5) les capitalistes affiliés depuis longtemps, c'est à dire les chefs des communautés d'entreprises et des communautés financières tout autant que les syndicats dont les entités dépendent ou sont soumises à l'attribution des bontés gouvernementales.

Pensez-vous que ce système insidieux sera déraciné un jour ou l'autre ? Bien sur que non.

En continuant sur cette voie, l'Amérique poursuivra son déclin. Si cela fait la joie de certains, ce sera au désespoir d'autres qui pleureront la chute d'une puissante république au rêve perdu. 

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