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16/03/2013

Le Pape et la Chine

François I est un Jésuite, comme François Xavier, le missionnaire qui prit part aux efforts presque réussis de conversion de la Chine, qui est aujourd’hui la seul ouverture véritable pour perpétuer son expansion en Asie. Peur-être que François I et le Président Xi Jinping, élus a quelques heures l’un de l’autre trouverons un point d’entente afin de réduire le manque de confiance entre Beijing et le Saint-Siège.

 

Le noms des Papes est une déclaration d’intention du gouvernement de l’Eglise Catholique et ce n’est pas par hasard si le nouveau pontife a choisi de s’appeler François, le nom du saint d'Assise au douzième siècle mais aussi celui du grand Jésuite François Xavier qui partit en mission en Asie et  en Chine au seizième siècle? C’est lui qui envoya en Chine le fameux missionnaire Matteo Ricci, le seul homme qui parvint presque à convertie le Chine, si ses effort n’avaient pas été contrariés par Rome.

 

Le Chine, concernés par le concept de pouvoir d’influence paye une grande attention à l’Eglise puisqu’elle est l’ authentique “armée du Pape” Le Catholicisme Romain est la religion la plus importante au monde et possède, de loin, l’appareil spirituel le plus influent. Chaque semaine, les 1,3 milliards de baptisée catholiques ( population égale à celle de la Chine) répètent le rite d’adhésion à leur foi et à leur église en assistant à la messe. Le Vatican peut aussi compter sur des millions de volontaires, des centaines de millier de prêtres, de diacres et d’officiels de genres variés ainsi que des milliers d’Évêques dans tout les coins de la planète.

 

Le Pape exerce une influence sur des centaines de millions de protestant et sur un petit nombre significatif de Chrétiens Orthodoxes, bien qu’il aient été élevés et qu’ils ont grandi dans la méfiance à l’égard de Rome. Il impose aussi le respect aux pays musulmans divisé en milliers de mosquées et de mollahs, on peu estimer que son empan s’étend sur 1,5 milliards de suiveurs. Naturellement, aujourd’hui plus que jamais, craignant les signes nombreux, directs et indirects de rupture et de schismes,pas seulement sur des questions de théologie. Ce sont des questions spirituelles mais aussi tout à fait pratiques et le Saint Siège est prévenu des deux éléments.

 

Après tout, c’est une religion qui s’est appliquée é recueillir les dépouilles de la dernière phase de l’Empire Romain en le sacralisant. Beijing connait l’étendue de son pouvoir. Et paradoxalement, les nombreux problèmes globaux de l’Eglise Catholique amène le Vatican a s’intéresser davantage à la Chine, comme nous allons le voir.

 

Le premier gros problème qui pèse sur la primature  qui commence, c’est la pédophilie. C’est une question profonde liée à la moralité et qui met en jeu l’ensemble de la crédibilité du travail d’évangélisation, mais surtout à des soucis  financiers bien terrestres. l’Eglise Américaine, la plus assiégée par les allégations, fournit plus ou moins 40% des fonds pour le Vatican, alors qu’elle n’est la patrie de moins de 5% de l’ensemble des Catholiques.

 

Dans les années récentes, l’administration de Barack Obama a menacé de supprimer les limites de temps imparties pour poursuivre pénalement les paroisses et les diocèses coupables de couvrir les mauvais traitements aux enfants. En fait, dans le cas d’allégations de harassement sexuel, le diocèse a toujours choisi de payer le prix nécessaire afin d’éviter des procès publics qui pourraient humilier l’Eglise.

 

Si ces limites temporelles sont supprimées, les victimes entre la fin des années soixante jusqu’en l’an 2.000 pourraient virtuellement impliquer tous les diocèses américains et causer la banqueroute physique et spirituelle du Catholicisme aux Etats-Unis? Les Catholiques n’auraient plus d’églises ou prier et ne paieraient plus un dollar à Rome, préparant ainsi la ruine de l’Eglise Catholique dans le monde entier. Aujourd’hui, comme jamais auparavant, la question des déviances sexuelles à donner à l’administration américaine des moyens de pression sans précédent.. La crise est similaire en Europe, ou les églises sont vides, donc privées de collectes, contrairement à l’Amérique ou les églises sont encore pleines.

 

Pour échapper à ce chantage aussi vite que possible, l’Eglise doit développer des “marchés alternatifs”, Ce qui est un défi, sur le court comme sur le long terme. L’Afrique, l’Amérique Latine et l’Asie en particulier. L’Amérique, avec ses nombreuses colonies des ultra-catholiques Espagne et Portugal, est infiltrée par les Evangélistes, qui opèrent beaucoup de conversions dans des régions, qui furent, jadis, la chasse gardée des Catholiques. Pour certains Catholiques, cette évangélisation est l’autre face de l’ancienne conspiration des Protestants Américains pour enflammer la controverse des comportements inappropriés et ainsi réduire le troupeau catholique globalement. Dans ce cas, moins de fidèles se traduit par moins d’argent.

 

Les choses vont un petit peu mieux en Afrique sub-saharienne, continent ou le Catholicisme croit le plus rapidement, avec plus de 170 millions de membres. Mais même ici, les problèmes sont énormes, Les contributions de l’Afrique, pauvre aujourd’hui et dans un futur prévisible,est loin de pouvoir remplacer la baisse des donations américaines et européennes. De plus, l’Eglise, en Afrique, qui a essaimé dans des régions profondément animistes, se retrouve aussi avec tout un éventail de problèmes, de prêtres souvent pariés avec des enfants et de genre de prêtres sorciers.

 

Les relations avec le monde musulman sont meilleurs qu’elles ne l’ont été depuis les siècles passés. Il n’y a pas d’opposition frontale ne de guerre sainte. Néanmoins, les Chrétiens sont souvent dérangés dans leurs pratiques presque jusqu’au nettoyage religieux. Pendant que  riches cheiks et mollahs financent des mosquées en Europe et aux Etats-Unis, faisant de nouveaux adeptes, aidant les immigrants en Europe comme en Amérique et répandant des vues islamiques dans des régions jusque là exclusivement chrétiennes.Que faire avec ce défi duel de l’Islam est une question pressante pour Rome. Ce qui nous ramène à l’Asie, ou les problèmes se posent aussi à court et à long terme? Les économies asiatiques fonctionnent mieux que partout ailleurs, 60% de la population planétaire vivent dans la région et produira bientôt la plupart de la richesse de la planète. la présence des Catholiques en Asie, mise à mal dans les autres parties du monde, pourrait signifier la différence entre rester significative et glisser vers un rapide déclin.en Asie, l’Eglise est faible et doit faire face à des oppositions plus importantes qu’ailleurs sous le forme de l’Hindouisme, de l’Islam, du Bouddhisme. D'autant plus que les gouvernements locaux n’expriment aucune réelle révérence au trône de Pierre. Les Chiffres sont beaucoup plus bas, moins de 5% des populations locales, proportion faussée par le fait que la moitié des Catholiques asiatiques se trouvent déjà aux Philippines, Sans sa contribution le pourcentage tomberait à 2%.

 

Sur le continent, d’après Yan Kin Sheung Chiaretto dans la revue Chine et Perspectives pour une Nouvelle Evangélisation, il est difficile de faire des plans pour pour mettre en œuvre un programme rapide d’évangélisation. La seule ouverture est la Chine, en dépit des proclamations officielles, elles laisse plus de libertés religieuses qu’autre part, Le Bouddhisme y est très faible et les Chinois ont faim de nouvelles religions. Les Protestant l’ont prouvé puisque sans effort spécial, ils ont capturé environ 10% de la population en une décade.  Par ailleurs, les Catholiques ne représente certainement moins qu’1% peut-être 0,5 et ce nombre est très divisé. La Chine est la seconde économie mondiale, n’a pas de problèmes avec les inconduites sexuelles, mais elle est concernée par un monde musulman similaire à celui de l’Eglise, et c’est peut-être une solution réelle pour l’avenir indéfini du Catholicisme. La chine a besoin de comprendre le monde et d’être comprise par les étrangers. Rome, pourrait se créer un rôle sans égal en intégrant ce vaste pays dans un monde dominé par les Etats-Unis et l’Europe, En un mot, sans la Chine, l’Eglise doit se défendre de tout part et verrait ses problèmes se multiplier.

 

Pour l’Eglise, jadis la ligne de défense générale se trouvait à Lépante, maintenant, elle est à Beijing. Sans Rome, la Chine est moins bien perçue parmi les autres nations. Ce qui pourrait créer un tandem. Mais les grands motifs fonctionnent rarement quand l’attention se portent sur des petits détails et la foule des détails est souvent considérée théologiquement comme l’œuvré du diable, un œuvre de séparation.

 

Peut-être que le premier Jésuite à accéder à la fonction sera à même de combler le fossé et que le nouveau Président Xi Ping, élu quelques heures avant le Pape, verrait dans la coïncidence le yuanfen, la destinée, menant les deux parties cote à cote.

 

 

 

 

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