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31/07/2014

Trois poèmes anglais

 

Petit agneau, qui te fit, le sais-tu " tu broutes et tu donnes ta vie, près du ruisseau ou dans le pré, tu donnes ton vêtement exquis, le plus doux, le plus laineux et le plus brillant et de ta tendre voix, la vallée s'émerveille. Petit agneau, qui te fit, le sais-tu, je vais te le dire, on t'appelle de mon nom, car c'est lui l'agneau, il est humble, patient et il est doux, il devint un petit enfant, moi un enfant et toi un agneau, nous portons son nom Que Dieu te bénisse, petit agneau! Que Dieu te bénisse !

                                   William Blake, chansons d'innocence, 1719

Vais-je te comparer à un ciel d'été, es-tu plus aimable, es-tu plus douce? Vents arides qui secouent les bourgeons de mai, les flâneries de l'été sont bien courtes. Parfois trop chaud, l'œil brille dans les cieux, dans son or disparaît la beauté, comme 1a beauté parfois disparaît, par hasard, comme la nature change de cours, sans fards. Mais l'éternel été ne s'évanouira pas et gardera la possession de ta beauté Pas plus que la mort n'emportera ton errance dans son ombre, tu grandiras dans les lignes du temps; tant que les hommes peuvent respiré tant que les yeux peuvent voir, que vive ce poème, et qu'il te donne la vie.

                                   Shakespeare Sonnet XVIII

J'ai entendu parler de la grise Lucie et quand je traverserai la forêt, verrai-je peut-être dans une trouée du jour, l'enfant solitaire, qui vit dans un grand marais et ne connaît personne, chose la plus douce qui naquit au milieu de nous, tu peux observer le faon qui joue, le lièvre sur l'arbre, mais tu ne verras jamais le doux visage de la grise Lucie. "Ce soir, viendra l'orage et tu dois partir à la ville, prends une lanterne, mon enfant, pour éclairer ta mère dans la neige", " Je le ferai volontiers, Père: c'est l'après-midi, la cloche du pasteur vient de sonner deux heures et la lune est loin" Le père prit son crochet, attrapa un fagot et le plia, Lucie agrippa d'une main 1a lanterne. Nulle lumière dans la montagne, d'un pied badin, elle disperse la neige poudreuse qui s'élève comme une fumée. L'orage vint avant son temps: elle erra de haut en bas et grimpa bien des collines mais ne rejoignit jamais la ville.

                          Wordworth Poésie

04:33 Écrit par walloween dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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