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04/02/2016

Propos beat generation

Donc, je chausse mes gros sabots pour vous dire que moi, qui guillemets suis de la beat génération, je n'en connais que ce que je peux vous dire. Si on survole les biographies de la douzaine d'écrivains qui la compose. On remarque sans peine qu'il s'agit de fils de famille plus ou moins fortunés, plus d'ailleurs que moins. Que sont-ils, des anarchistes, voilà. A partir de cette notion. Ceux qui possèdent une connaissance quelque peu étendue des charmes et délires de la culture de leurs parents, tout du moins pour certains d'entre-vous, peuvent commencer, comme on dit dans le milieu, à gamberger. Moi j'en ai une vision prosaïque comme celle de mon existence d'alors. Vous me direz, quand on sort de Spirou, du Juif Errant de Bob Morane, on n'en saisit, pas,sans doute, d'emblée toutes les raretés. Finalement, en s'intéressant un peu à la question, rares, ils le sont comme les productions de leurs esprit. L'anarcho-romantisme, bien vieille chose déjà ou on passerait, dans une chronologie imaginaire des liaisons dangereuses à Delacroix, des trois glorieuses à l’île du Diable. Le train -train prend sa belle courbe de montagne pour se retrouver chez les symbolistes et les néos. Baudelaire, initie ce qui me semble intéressant dans le contexte que je veux avancer, le rapport tragique de l'homme à la masse, de l'homme à la ville. Sa fantaisie trouve une vérité dans ces corps aimants et douloureux, qui se mélangent et qui se tordent poétisés dans un climat d'apocalypse. La plupart sont des marginaux, mais des marginaux de la bourgeoisie, ce qui est très différent, c'est l'homme qui sait tout, qui récupère tout et qui fait commerce du malheurs humains comme de leurs domestiques. Vous, les marginaux auxquelles vous aurez peut-être à faire, d'après la profession que vouschoissirez sont radicalement différents de ces puînés souvent faibles et erratiques, écrasés par la puissance de la famille dont ils sont issus. Mais, ils sont orgueilleux, ils veulent redresser leurs faibles épaules et les offrir au ciel. On n'a pas le temps, ici de faire le catalogue de leurs mérites ou de leurs vices respectifs. Le climat historique que le savant, le curieux ou l'amateur est amener à reconstituer du point de vue esthétique et surtout du point de vue social. C'est tout de suite maintenant, jouissons, profitons sans attendre, le temps n'attends pas. « Anything goes, » rien ne va plus. Tout les espoirs ou tous les désespoirs, a votre goût, étaient, sont ou seront permis. Toutes les horreurs aussi, tous les paradoxes, tout ce que peuvent inventer les hommes pour identifier, ce qui fait la substance, comme on disait plaisamment à l'époque de leur être transcendantal et de leur soi pour soi et en moi d'ailleurs fréquemment munis de bas de soie. Non, soyons sérieux, si vous voulez, moi, c'est moi, je suis un en soi, le monde, c'est çà, est-ce çà moi ou suis-je l'objet en soi et c'est un peu ou suis-je, dans quelle étagère ? ici, la question heideggerienne qui saute sur les tréteaux pour vous rabattre les éternels questions que les anciens se posaient sur le devenir de la conscience historique ou plus brièvement, « qu'est-ce qu'on fout là ?» et surtout pourquoi ? On cherche toujours et c'est là , mon cher Méphisto, que vous intervenez. Les générations se succèdent, le drame humain se perpétue dans son devenir cosmique. Les hommes veulent vivre, ils commencent à naviguer sur l'océan de tous les havres et de tous les écueils. Que trouvent ils à leur proue, que trouvent-ils à leur poupe ? Des merveilles et des démons comme toujours, comme jamais. Je crois nécessaire de souligner l'importance, trop occultée, pour les raisons qu'on peut imaginer, de ce covoiturage,de cette accointance, de cette perpétuelle complicité, entre les monde des représentations et la volonté personnelle, entre l'art et le pouvoir qui sont des données permanentes des hommes face à la nature, à leur pouvoir, au pouvoir. C'est fou ce que les gens sont victimes du dictionnaire et victimes, surtout, de ceux qui savent s'en servir. La séparation dont le mythe fondateur est la maternité, l'avènement de la prise de conscience collective de la séparation des corps conditionne, comme on vous l' a désormais enseigner, un des réflexes intellectuels qui permet la fondation de l’égalité c'est à dire le respect de l'autre comme personne, sans cette condition sine qua non, le cycle des réincarnations imposé par la dialectique du maître et de l'esclave, se perpétuent . Pour le reste, les divagations des cacochymes et des intellectuels éthérés au sexe incertain ne me paraissent pas de nature à bien éclairer votre lanterne. On peut certes, s'interroger sur les particularismes de la perversité narcissique relativement à la projection des lignes picturales. C'est légitime, je le consens. Si vous voulez vous livrer à leur étude, les portes de la coupole vous sont ouvertes. Néanmoins, si vous choisissiez l'école onanistique, la technique est différente sur le plan physiologique, l'impétrant doit présenter certaines caractéristiques organoleptiques et mentales qui ne sont données qu'après un apprentissage long et difficile. La question fondamentale de la discipline est de savoir si un homme, ou une femme, depuis les nouvelles lois, peuvent ou ne peut pas éjaculer mentalement. Question qui paraissait assez grave sur le clip. J'imagine, pour ma part, sans peine, que dans des circonstances appropriées, quelque boutonneux éjacule en voyant une bimbo. Mais enfin, sur le plan esthétique et littéraire, çà n'a pas particulièrement attirer mon attention. Le Festin Nu est souvent le seul livre cité par les auteurs pour commenter le travail de Burroughs alias Riley. Il y a de nombreuses raisons pour cela (pour une part, la difficulté de la langue dans ses derniers romans), mais on parle peu du travail lui-même. Le Festin Nu, publié en 1959, est inévitablement attaché à sa vie de l'époque, à Tanger et bien loin du documentaire. C'est un pastiche d'événements, connus et certains ou d'autres imaginaires et routiniers. Comme un développement des obsessions qu'il avait connu à Harvard dans les années de sa jeunesse , des routines de style, avec un accent avoué sur l'ironie et l’exagération comme méthode comme on le lit dans le roman. Naturellement, les origines, l'atavisme, les particularités liées à chaque individu, l'école, le monde, l'univers, je n'ose penser aux étoiles, des salons fréquentés par ces messieurs, font, en somme, du tirage, un peu comme dans les cheminées et la quantité, je vous jure, ici, on s'y connaît, la fortune aidant. Pour le chapitre corps meurtris, je vous conseille de vous tourner plutôt vers la faculté. Je n'ai pas les détails mais en première intention, je verrais un pulmonaire et un hépatique. Question d’intérêt d'ailleurs, comme thème de recherche, l'art à l’hôpital et l’hôpital dans l'art. Mais, à mon age et depuis le jardin des délices et le petit rhum agricole de Sainte-Marie, ces scènes morbides ne m'ont pas encore effacer le sourire surtout quand il est nerveux. Ah oui, les expériences hallucinogènes et sexuelles. Adressons nous plutôt à Dieu qu'à ses saints, parlons de Baudelaire et des romantiques, parlez moi d'Henri Michaux, d’Antonin Artaud mort d'un cancer de l'anus après l'avoir trouver solaire ou de grande bite malade chez Milf pour ceux qui comprennent moins vite. Naturellement Le thème choisi par la rédaction amène à des questions plus générales à propos d'art picturaux, de littérature, des mœurs du 20ième siècle. Parlons donc de vos grand-pères, dont je fais partie, de vos baby-boomers narcissiques, de ces gros gâtés entourés de jouets dont ils ne veulent plus. Mais l'art et les lettres sont le privilège de l'argent, instruments de plus dans un système qui transforme tout en or même les déchets. Au début de sa carrière, Burroughs reçut des ses parents, une somme mensuelle de 200 dollars pour débuter dans la vie, coquette somme, à l'époque, plus de 2.000€ aujourd'hui qui lui permis, toute sa vie, en réalité, d'en vivre, l'euro millionaire enfin comme on dit, maintenant que j'y pense tiens çà me conviendrais aussi. Je vous épargne les détails notariaux. Toutes ces histoires de sexe, de drogues de ceux qui passent la nuit claire à boire en parlant tu tien et du mien, en ont ou doivent en trouver les moyens.

Et quand Warhol et dit : « Cette naïveté puérile, au goût de chewing-gum, la séduction qui trouve ses racines dans le désespoir, l'oubli de soi adorant l'autre parfait, le chuchotement d'un aura vague et sinistre, voyeur de l'ombre, la présence magique à la voix douce, la peau et les os... ou, il est toujours temps de changer les choses mais il faut les changer vous-même ou encore, une fille m'a dit, j'ai su qu'il m'aimait quand il ne m'est pas venu en bouche. Il était le fils certains disent d'un mineur d'autres d'un ouvrier de la construction et d'une brodeuse aux origines vues plus haut. Le sérieux catholique byzantin des ouvriers et des artisans lemko a opéré son œuvre bienfaisante dans le cœur de ce fils pieux en permettant de faire des études sérieuses donnant l'accès à la profession suivant la délicate locution de la jurisprudence belge Il commence comme artiste commercial, toujours ce sentier ouvrier, artisan, artiste. Je lisais hier qu'en France, 30 % des enfants de la classe ouvrière sont désormais cadre ou cadre supérieur, ce chiffre m'a rasséréné. C'est cet exemple que je vois d'abord en lui et le sentiment que l'artiste d'entreprise, en chef de service responsable, taquine, tance, met le doigt sur les sottises et les faiblesses, sur les mystères et sur les charmes de ces petites écervelées de cousettes, de brodeuses, de lingères, d'habilleuses, de mannequins, de maquilleuses et d'apprenties starlettes en tout genre. C'était la sagesse de l'ouvrier byzantin et respectons la.

 

 

12:05 Écrit par walloween dans Culture, humeur, Images, Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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