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10/08/2012

Plus de millions de résidents américains vivent du revenu social

Plus de millions de résidents américains vivent du revenu social

 

Les initiatives gouvernementales sont conçues pour aider le nécessiteux à travers l'Amérique, mais, combien de résidents profitent-ils de ces bénéfices ? Beaucoup plus que vous ne le pensez. Le comité du budget du Parti Républicain a publié ses dernières découvertes et conclut que l'assistanat n'a jamais été si haut dans l'histoire du pays et qu'il ne cesse de croître. certains passages de la présentation du comité expliquent que , maintenant, ils sont presq'un américain sur trois bénéficie de l'assistance du gouvernement. Ils étaient 97 millions à l'inauguration d'Obama et aujourd'hui 107 millions.

Même si le comité de recherche ne tient pas compte de la Sécurité Sociale et de l'aide médicale, le Programme d'Assistance Nutritionnelle Supplémentaire ou les bons de nourriture et d'autres facteurs. Les bénéficiaires de ces ressources ont doublé en moins de dix ans. En 2000, l'aide médicale qui desservait 34 millions de patients, en dessert, à l'heure actuelle 54 millions ; les convives de l'assistance nutritionnelle, eux, sont passés de 17 à 45 millions pour la même période. On estime que la dépenses effectives en bons de nourriture coûtera 800 milliards de dollars au cours des dix prochaines années

 

 

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21/06/2012

Le problème de l'Europe, ce n'est pas la croissance, c'est la richesse

Le Président Barack Obama demandera au groupe des vingt réuni à Mexico, le 18 juin, de présenter "un message unique à propos de l'importance de la croissance" si on en croit Michael Froman, son conseiller pour la sécurité nationale en matière économique. Ce que l'administration Obama veut dire par "croissance" c'est que l'Allemagne continue à garantir l'irresponsabilité de ses voisins de l'Europe méridionale. Cà n'a rien à voir avec de la croissance. Mais bien qui prends les coups quand la richesse illusoire de l'Europe se retrouvera au panier.

L'Europe et l'Amérique sont toutes deux rentrées, en 2008, dans une crise économique avec d'énormes bulles d'actifs. L'Amérique se concentrait sur le prix de l'immobilier résidentiel et sur les amortissements y afférant. L'Europe, sur les dettes publiques et bancaires. La Bulle américaine avait déjà explosé résultant en une perte de valeur papier de six trillions de dollars avec 40% de réduction de valeur pour la famille américaine moyenne pendant que les institutions européennes continuaient à propulser l'inflation des actifs du continent.

Le gouvernement américain fit mauvais usage des subsides via Freddie Mac et Fannie Mae afin de promouvoir l'inflation immobilière et regardait ailleurs tandis que les institutions financières et les agences de notation créaient un château de cartes d'un trillion de dollars afin de garantir les titres d'amortissements immobiliers. Les membres les plus faibles de l'eurozone utilisaient leur pouvoir d'emprunt amélioré à accumuler des dettes publiques et bancaires effarantes.

Derrière la manipulation financière, dans les deux cas, se manifeste une érosion des fondements, de la richesse nationale alors qu'une population vieillissante imprime une pression catastrophique sur les fonds de pension et sur les systèmes médicaux. Dans le cas de l'Europe, le nombre de retraités sera multiplié par deux au cours des quarante prochaines années et la force de travail rétrécira d'un tiers.

Un argument expose que la réduction de la formation de familles en Amérique a aussi réduit la demande immobilière et ainsi induit la crise. La population américaine a cru de 200 à 300 millions depuis les années soixante-dix et le nombre de familles avec des enfants est resté le même qu'à l'époque ou Nixon a pris le pouvoir, c'est à dire 25 millions. En 1973, l'Amérique possédait 36 millions de maisons avec deux chambres ou plus, ce qui signifie que la fourniture de maisons familiales était grosso modo proportionnelle au nombre de familles. En 2005, le nombre de maisons avait doublé pour passer à 72 millions bien que le nombre de familles avec deux enfants n'avait pas changé. Ce qui annihila six milliards de la richesse américaine. Les problèmes démographiques de l'Europe sont bien pires et demande aussi une réduction massive de la richesse privée comme le prix Nobel de l'université de Columbia, Edmund Phelps, dans un article du Financial Times : " Que faire ? , l'Italie, le Portugal et la Grèce doivent opérer, dorénavant, sans les moyens qui rendaient le crédit si bon marché aux états. La valse des notations l'outrageuse exemption, des réquisitions en capital, faite aux banques face aux garanties de dette souveraine. Une autre idée à la mode est la taxe sur la richesse, qui n'a rien à voir avec la vraie valeur de ce que les Italiens sont censés pouvoir produire net des coûts futurs de la main d'œuvre. Et la prochaine fois qu'une économie sera aux prises à la surévaluation des taux de change, çà ne peut que générer, dans l'urgence, des déficits fiscaux. Certaines nations européennes, peuvent mitiger leur décroissance démographique par l'immigration. Après la guerre de trente ans de 1618-1648, qui élimina une grande partie de son peuple, l'Electeur de Brandebourg, Frédéric-Guillaume I, invita des Huguenots français, des Polonais, des Juifs et d'autres à s'installer dans ce qui devint plus tard la Prusse. L'Allemand était une langue minoritaire dans le Berlin du dix-huitième siècle et le sera peut-être à nouveau au cours du vingt et unième siècle si Les plus habiles des grecs et des espagnols décampent pour l'Allemagne à la recherche d'un emploi.

La richesse nominale de l'Europe est intégrée de manière disproportionnée à la dette nationale et au système bancaire, spécialement dans son passif. Réduire la valeur papier tiendrait d'un acte politique général alors que c'est un quasi-phénomène de marché aux Etats-Unis. L'ensemble de la politique européenne, aujourd'hui, tourne autour de la question de savoir quelle richesse il faut taxer. Si on dit aux pensionnés espagnols que leurs pensions seront réduites significativement parce que les banques espagnoles ont offert trop de crédit aux compagnies de construction avec l'assentiment tacite du gouvernement, ils le blâmeront, et ils auront raison. Ce qui risquerait de détruire le réseau fragile de la vie politique espagnol. C'est malheureux mais cela peut être inévitable.

Il existe de nombreuses manières d'évaluer la richesse nominale à des niveaux qui correspondent à la réalité économique. Le plus simple, serait pour l'Espagne, l'Italie etc.. de simplement imposer une taxe sur la richesse. Mais, les riches méridionaux cachent leurs fortunes depuis des générations précisément dans le but d'éviter ce genre d'éventualité. Une autre manière ponctuelle d'imposer l'argent est de dévaluer la devise mais cela rendrait les gens les plus défavorisés plus pauvres encore. En réduisant la responsabilité réelle de débiteurs (surtout le gouvernement). Et encore une autre façon de taxer la richesse est de réduire la valeur d'actifs.

Les Américains ont accepté une réduction générale de la richesse parce que la bulle immobilière, c'était la vente en pyramide du populaire. Les Américains spéculaient sur leur propre maison et ils ont perdu tout comme l'Irlandais, qui peut en contempler les brumeuses perspectives et en accepter les conséquences.

Pas plus que pour l'Espagnol, qui en redirigeant, à l'excès, le crédit vers la construction s'est concentré sur les opérations financières plutôt que sur les prêts aux particuliers. Les institutions financières fournissaient du crédit pour une valeur percutante égale à 109% du produit domestique brut soit trois fois le volume de celui des Etats-Unis. Le secteur de la construction acquit un volume plus important que l'ensemble su système manufacturier, alors qu'il n'en est que le cinquième en Allemagne et le quart aux Etats-Unis.

Les titres, que fournissent massivement les institutions financières constituent, pour une large part, la richesse des espagnols. Ils sont assis sur des fonds de pension et des assurances vie. Réduisez massivement leur valeur et ils devront accepter une réduction des pensions. C'est justement ce qui devrait être fait. Les banques ont perdu toute valeur et leurs dettes supprimée afin de permettre, à des acheteurs extérieurs, de les recapitaliser. Les Espagnols ne vont pas aimer çà, pas plus que les autres européens.

L'alternative est de placer, de facto, une taxe sur la richesse aux européens du Nord frugaux et industrieux, en étirant les bilans allemands et hollandais jusqu'une dévaluation drastique de l'euro, augmentant le prix des importations pour les Allemands. Il est injuste de grever les efforts des allemands afin de maintenir la richesse du reste de l'Europe, et les Allemands n'aimeront pas çà non plus.

En l'absence des ces scenarii, une crise financière incontrôlable n'est pas forcément une éventualité inévitable. C'est le jeu des économistes, pour effrayer les naïfs et impressionnables chefs d'état. C'est tout à fait possible de laisser les banques espagnoles faire faillite, liquider leurs garanties et leurs dettes, puis de racheter les banques françaises, largement investies dans les institutions bancaires espagnoles. Il n'y aura pas de réaction en chaîne parce que la banque centrale européenne peut débrancher un fusible quand elle le veut.

Faire de l'Espagne un horrible exemple est la meilleure alternative, elle s'enfoncera, sans doute, dans le chaos politique, mais les effets globaux en seront plus facilement contenus, Et la misère de l'Espagne persuadera les Italiens que des réformes fondamentales sont bien préférables à la répétition de leur expérience.

Comme disent les Chinois, tuer le poulet et laisser le singe regarder. Si l'Italie, avec ses deux trillions de dollars de dette extérieure fait défaut, la situation deviendrait vraiment glaçante. Mais il n'y a aucune raison que cela se passe ; bine que la dette souveraine de l'Italie soit au-dessus de 100% du produit domestique brut, la dette des particuliers n'atteint que 45% de ce même produit, et l'Italie possèdent des centaines de manufactures de première classe, champions du marché dans leurs domaines respectifs, à l'inverse de l'Espagne qui en possède très peu.

Le nœud gordien doit être coupé quelque part et le meilleur endroit est l'Espagne Les résultats seraient fructueux pour les Espagnols et salutaire pour tout les autres. L'autre possibilité est de récompenser les comportements discutables en les refinancant, pénalisant la frugalité et l'industrie. Nommé ceci une politique de croissance est une forfaiture. Comment nourrir la croissance par des déplacements arbitraires de capitaux d'acteurs plus performants vers d'autres qui le sont moins ?

Robert Mundell, prix Nobel, père de l'euro, déclarait récemment à un organe de presse financier canadien : "L'euro n'est pas le problème, ce sont les déficits publics et les dettes de quelques pays. C'est un échec de la discipline fiscale qui menace la solvabilité des nations couvertes de dettes par la chute de la demande due au ralentissement de l'activité économique. Elles deviendront un problème si ces déficits mène la banque centrale européenne à essayer de les financer et créer ainsi une inflation substantielle afin d'essayer d'annuler leur dette.

Les banques centrales ne peuvent avoir un bilan extensible à l'infini ou le peuvent-elles ? L'économiste du Conseil des Relations Internationales Sebastian Mallaby déclare très sérieusement que les banques centrales sont de vrais géants qui peuvent imprimer autant de billets qu'elles le veulent. En décembre 2008, la Réserve Fédérale Américaine pour financer les marchés en situation d'urgence a augmenté son émission de 1,5 trillions de dollars minorant de plus du double, les 700 millions autorisés par le Congrès. Les banques européennes ont agi avec une égale résolution et une puissance de feu de 440 milliards d'euros. Ensuite, en décembre 2011, la Banque Centrale Européenne a fourni 489 milliards d'euros aux banques défaillantes du continent, le tout, grâce à la magie des offsets. Depuis 2007, la Banque Centrale Européenne a acheté pour 1,7 trillions d'euros d'actifs financiers augmentant son portefeuille de 13 à 30 pour cent du produit domestique brut de la zone euro. Cela veut dire que la Banque Centrale Européenne possède une valeur papier de plus de huit fois supérieure au produit national brut de la Grèce.

Cet acte suprême a, du moins théoriquement évité l'éclatement du système euro. Sans le soutien extraordinaire des banques centrales, les opérateurs de l'Europe entière se seraient battu pour obtenir un crédit qu'ils n'auraient pu obtenir et se seraient effondrés. Dans un futur prévisible peut continuer à propulser ses banques en imprimant des liquidités.

Excepté pour la Grèce qui a déjà baissé les valeurs de ses titres de 50 à 70%, l'Europe n'a pas atténué de beaucoup de sa propre bulle d'actifs. Les 1,3 trillions de la dette financière espagnole restent dans les livres des fonds de pension et des assurances espagnoles, tout comme pour les banques françaises et d'autres. La Banque Centrale Européenne a prêté 1,7 trillions d'euros aux banques privées pour remplacer les dépôts retirés par la clientèle qui craint la faillite. Si, la banque centrale continue à imprimer de l'argent, la valeur de l'euro va plonger et le prix du pétrole et des autres importations vont partie en flèche. L'Europe perdra de l'argent par la dévaluation de la devise et les grands perdants seront les nations européennes prospères qui détiennent des actifs viables, nommément, les Allemands et les Hollandais.

Pénaliser une bonne gestion et récompenser une mauvaise ne correspond en rien à une politique de croissance, quoi qu'en pense l'administration Obama, c'est la formule de la stagnation perpétuelle. C'est aussi triste de voir les pensionnés espagnols moins riches que les fonctionnaires municipaux de San Jose en Californie qui ont du aussi coupé dans leurs pensions pour cause de crise budgétaire. La seule manière de retourner à la croissance est de liquider les valeurs fictives attachées à des institutions insolvables. Quand les banques espagnoles auront liquidé leurs dettes, un acheteur extérieure, la Chine, peut-être ou un fond souverain, pourrait racheter le système et le reconstruire. C'est arrivé en Thaïlande en 1997, après la grande crise financière asiatique.

Une autre position argumente que les pays européens insolvables pourraient se dégager en cédant leur pouvoir à Bruxelles. C'est le plus évoqué des plans qui circule actuellement pour résoudre les problèmes financiers de l'Europe. La liquidation de la dette doit se trouver liée à quelque transfert d'autorité fiscale pour les pays insolvables, sous les auspices de la Commission Européenne et du Conseil de l'Europe pour en assurer l'équité constitutionnelle. Il faut préciser que c'est aussi la position de l'Allemagne bien que l'on puisse suspecter la manière polie de postposer la demande pour l'argent allemand.

On peut supposer que les bureaucrates des Lumières de la Commission Européenne, peut-être avec la connivence du Fond Monétaire International, voudront forcer à la réforme les gouvernements faibles et inefficaces. La férule de Bruxelles pourrait vraiment aider certains pays, sous deux conditions. La première, l'acceptation de la réforme et la seconde le gouvernement par un parti, qui mette en œuvre une politique imposée par les pressions extérieures pour exécuter les réformes qui veulent être adoptées sans qu'il n'existe d'autre alternative.

Cela se passe déjà, en modèle réduit, au Portugal, où la Commission Européenne et le FMI ont imposé de jeunes réformateurs qui vendent des actifs de l'état, réforment les lois du travail et brisent les vieux monopoles.

Le Portugal détient un taux de participation fiscale du travail important comparé à l'activité économique générale contrairement à la Grèce, où l'activité des échanges qui échappent au contrôle de l'état est beaucoup plus importante. Les problèmes du Portugal sont curables, ceux de la Grèce, déjà un peu loin.

A l'exception du Portugal, Les pays méridionaux combinent une hostilité pré moderne au gouvernement central avec une indifférence post moderne pour l'avenir national. Avec juste 1,4 de taux de fertilité, l'Italie et l'Espagne chiffrent parmi les taux les plus bas au monde, ce qui revient à dire que les citoyens ne sont pas près de sacrifier leurs plaisirs et leurs prérogatives à l'avenir de la nation auquel ils ne contribuent pas en n'élevant pas d'enfants.

Aucune des élites nationales ne ressent d'obligation, payer des taxes, c'est jouer eu fou. L'Italie a beaucoup d'épargne privée et peu de dettes, parmi les plus bases du monde développé. Si les Italiens agissaient civilement, ils paieraient leurs impôts. Si les Espagnols et les Italiens traitent leur gouvernement respectif comme une entité hostile dont on ne tire que des frustrations et qui doit être évitée à tout prix, comment vont-ils répondre à un patron fiscal venu de Bruxelles ? La notion de contrôle supra national pour accomplir ce que les gouvernements n'ont pas été capables de faire, quelle idée étrange pour définir une politique publique !

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04:17 Écrit par walloween dans Economie, international, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, inflation, fmi, dette |  Facebook

12/05/2012

Les Frères Musulmans choisissent le Chaos

Les Frères Musulmans ont signalé leur intention d'amener l'Egypte au chaos. Avec des réserves de liquidités atteignant à peine deux mois d'importations et la panique qui gagne l'économie égyptienne, le candidat des Frères Musulmans, Khairat al Shater a prévenu qu'il bloquerait le prêt d'urgence de trois milliards de dollars alloués par le Fond Monétaire International jusqu'à ce que le gouvernement militaire cède le pouvoir. "Nous avons dit au gouvernement qu'il se trouvait devant une alternative, soit de postposer l'emprunt sans chercher à l'obtenir par d'autres moyens et sans notre acceptation, soit d'accélérer la formation d'un nouveau gouvernement" disait-il à un journaliste de Reuter. Il ajoute qu'Al Shater indique que les finances du pays sont précaires et qu'une dévaluation sévère pourrait avoir lieu à la fin de l'année fiscale, qui approche, c'est à dire début mai, et que c'est de la responsabilité du gouvernement de la résoudre. Récemment la Banque Centrale d'Egypte, dans un rapport, énonce que les réserves de change totales ont chuté de quinze milliards de dollars à seulement neuf milliards de dollars, ce qui équivaut à deux mois d'importations. Les projections sur le marché des changes à terme montrent que la Livre pourrait perdre la moitié de sa valeur durant l'année à venir et que les Egyptiens ont répondu en se restreignant sur le diesel, le propane et d'autres nécessités premières. Avec la moitié de la population vivant sur deux dollars par jour ou moins, la dévaluation attendue en une partie significative sous le seuil de nutrition au prix, pour le gouvernement de subsidier l'importation des biens de première nécessité pour une nation qui importe déjà la moitié de sa consommation calorique. Le prêt du Fond Monétaire International permettait donnait un délai à la dévaluation, mais al Shater et les Frères Musulmans refusent ce ballon d'oxygène en arguant du fait qu'il n'est pas logique d'accorder une telle somme à un gouvernement de transition qui durera deux ou trois mois, alors que le prochain gouvernement, lui, permanent, devra le rembourser. Alors que l'Egypte s'achemine vers le chaos, les observateurs occidentaux comment stabiliser l'économie. Il apparaît que la question est mal posée. Pourquoi les Frères Musulmans ne veulent-ils pas permettre à l'occident de stabiliser la position financière de l'Egypte ? La vraie question est : qui bénéficiera de la chute ? A ce stade, les Frères Musulmans apparaissent comme seuls vainqueurs par défaut. Nul autre acteur ne semble avoir le courage et ne sang froid nécessaire pour exploiter la crise à venir. Par contraste, l'Amérique est bloquée dans la défense d'une position qui se détériore et les chefs militaires égyptiens sont plus concernés à s'aménager un nid en exil, comme les généraux iraniens en 1979. Les Frères pensent qu'une famine générale ne peut que renforcer leur position et ils ont probablement raison de le croire. Quand le système tricard et corrompu des subsides alloués par le gouvernement s'effondrera, les chefs islamistes locaux prendront le contrôle de la distribution de nourriture et établiront ainsi une dictature de facto dans les rues. Une fois de plus, les analystes américains se sont égarés dans leurs évaluations en confondant les manifestants de la place Tahrir avec des révolutionnaires. Alors qu'ils n'ont jamais cessé d'être les instruments d'une organisation révolutionnaire construite sur le modèle léniniste ou nazi. Le programme des Frères est en gestation depuis longtemps déjà, a su se substituer, à l'époque de la chute de Moubarak, au manque grandissant de combustible et de nourriture. Le Ministère de la Solidarité et de la Justice Sociale s'est mis à former des "comités révolutionnaires" afin de faire respecter la loi aux boulangers et aux marchands de propane et aux vendeurs de rue qui "font payer plus que le prix prescrit par la loi". D'après le Ministre " des opérateurs contrôlent le prix du pain et du butane et des comités populaires sont nécessaires pour les contrer". Le gouvernement avait déjà réduit l'importation de combustibles et d'autres biens subsidiés à un niveau égale à 35% de la normale. Mais si la patience des gens est mise à l'épreuve, ils n'ont d'autre choix que de l'entretenir tant ils craignent qu'une crise de plus ne compromette la production subsidiée de pain. Avec les semaines qui passent, des queues de milliers d'automobiles s'allongent dans les stations services tout comme celles des piétons du propane. On n'en est pas encore au pain. Que ce soit le gouvernement qui, anticipe la dévaluation en engrangeant des devises fortes ou les particuliers en stockant des vivres. Dans les deux cas, le résultat est le même, L'Egypte manque d'argent et fait face à une dévaluation chaotique. Les acteurs politiques ont renoncé à éviter la crise pour se positionner plutôt que de l'exploiter. La politique américaine se retrouve entièrement démunie face à ce scénario. Depuis le traité de paix avec Israël, en 1979, l'Amérique a versé 75 milliards de dollars aux militaires égyptiens et continue à voir dans le Conseil Suprême des Forces Armées, le seul sanctuaire de stabilité de la politique égyptienne. La posture est bipartisane, les Sénateurs John Mc Cain de l'Arizona et Lindsey Graham de San Francisco ont rencontré les chefs des Frères Musulmans au Caire en mars, évidemment avec l'espoir de persuader les Frères Musulmans de ne pas remettre en question le contrôle des forces armées sur le gouvernement. Mc Cain a clairement déclaré qu'il voulait réduire les tensions entre les Islamistes et le régime des forces armées comme il le dit lors d'un échange avec un journaliste au Caire : " la tension actuelle en le conseil militaire et les Frères Musulmans pourrait aggraver la situation dans le pays, la période à venir qui va élaborer la constitution risque de connaître une escalade des tensions et la possibilité de plus de confrontations et de démonstrations en Egypte. Quoi qu'il en soit, la question la plus importante est de savoir si les Frères Musulmans adoptent une approche modérée ou si certains de ses membres les plus extrémistes dirigent le processus d'élaboration de la constitution et les élections. C'est la position américaine conventionnelle. Depuis, les Frères Musulmans ne se sont pas contentés d'entrer au Parlement, ils ont aussi présenté leur candidat Khairat al Shaker. Organisation révolutionnaire qui vit naître ses premiers succès sous l'influence du département des affaires étrangères de l'Allemagne nazie, elle n'a aucun état d'âme à exacerber la misère économique des égyptiens afin de poursuivre son agenda. La consolidation du pouvoir des Frères Musulmans en arrière plan des dévaluations et du manque de nourriture sont des techniques utilisées par les bolcheviks en 1917 et par les nazis en 1933, La problématique est engagée. Il n'y a aucun moyen de l'éviter et les militaires connaîtront leur défaite quand l'argent étranger cessera de leur parvenir. Les Américains profitèrent de l'opportunité créée par l'arrestation d'agents d'organisations non gouvernementales pour fournir 1,3 milliards de dollars en échange du règlement du contentieux. L'Amérique continue à mettre tous ses œufs dans le même panier militaire comme le montre ses représentations aux militaires et l'affaire des agents. La maison Saoud est en pleine crise d'hystérie contre les Frères Musulmans et reflète l'inquiétude des émirats. Cette importante hypothèque, virtuellement ignorée par les services américains au point qu'en analysant leurs liens, ils ont conclu que les saoudiens avaient gagné une nouvelle influence chez les Frères Musulmans et même chez les Salafistes. Les monarchies du golfe ont de bonnes raisons de craindre les Frères Musulmans opposés au tribalisme monarchique, les Frères remodèlent le radicalisme islamique sous la forme d'un parti totalitaire révolutionnaire moderne. Si l'Egypte a faim, les pleurs viendront du Caire : " Nos frères manquent de pain et la maison corrompue des Saoud dépensent des fortunes en whisky et en putains". Les officiels des états du golfe ont fait part de leurs. L'éditorialiste indépendant égyptien, Sultan al-Qassemi écrit : Dans la vidéo largement distribuée d'un discours récent à Bahrain, le chef de la police de Dubai qui entretient d'excellentes relations avec le Premier Ministre du pays, a prévenu contre les Frères Musulmans constatant que leur menace sur la région était" tout aussi dangereuse que celle de l'Iran. Un conflit potentiel entre les états du golfe et l'Egypte en ajoutera encore aux tendances centrifuges de la région. Ils sont alliés contre l'Iran mais de mortels compétiteurs en puissance. Les efforts des Frères Musulmans pour subtiliser le pouvoir à la famille Assad alliée de Téhéran peuvent pousser le conflit vers une dimension entièrement nouvelle. Une attention insuffisante a été portée au fait que la désintégration de la Syrie puisse inciter Israël à frapper l'Iran. Dans les jours derniers a émis des avertissements à propos des réserves d'armes chimiques syriennes estimées les plus importantes du monde. Comme le dit le Financial Times: " Israël est profondément concerné par le stock gigantesque d'armement que détient la Syrie, y compris, des missiles à longue portée, des armes chimiques et biologiques ne finissent entre les mains de militants radicaux libanais ou d'autres. Ehud Barak, Ministre de la Défense israélien parlant devant le Parlement met en exergue les dangers à court terme posé par l'instabilité en Syrie. "Nous surveillons les évènements de Syrie et tout effort pour transférer de l'armement qui romprait l'équilibre, les incertitudes augmentent et nous devons nous préparer à n'importe quel scénario. Les fonctionnaires israéliens soulignent un risque plus grand encore en cas d'intervention de l'Iran dans les affaires syriennes à l'aide de troupes régulières pour aider le régime d'Assad, sans doute en réponse au soutien réel ou perçu des occidentaux à l'opposition syrienne. Dans ce cas, les Iraniens disposeraient du contrôle des armes chimiques syriennes. Ce qui leur donnerait les moyens de riposter à n'importe quelle frappe sur l'Iran. L'armement chimique syrien est évoqué régulièrement par la presse spécialisée. Mais personne n'évoque ce que devrait être le souci principal. La dissuasion a toujours fonctionné avec le régime d'Assad mais si la Syrie utilisait ses armes chimiques contre Israël, Damas serait vitrifiée. La famille Assad refuse l'émergence de ce scénario mais les Iraniens sont beaucoup moins regardants sur une manière plutôt qu'une autre. D'ailleurs, pour commencer, ils n'ont jamais aimé les Arabes. Si l'Iran obtient un contrôle sur le stock syrien, cela signifie une force de frappe hors de ses frontières ce qu'Israël ne pourra tolérer. La politique américaine marche sur trois jambes, utiliser une combinaison de menaces et de gratifications pour stabiliser la Syrie, faire confiance au Conseil Militaire pour stabiliser l'Egypte. Utiliser le bâton des sanctions et la carotte du nucléaire civil. Ce qu'il se passe c'est que Washington ne marche sur aucune jambe, le Moyen-Orient se dirige vers le chaos du fait de la force politique dominante du pays arabe le plus peuplé. L'Egypte des Frères musulmans croit que le chaos tournera à son avantage. Avec l'échec des outils traditionnels de la diplomatie américaine, l'alternative, pour promouvoir la stabilité consiste à gérer l'instabilité. C'est une action pour laquelle les Américains manquent des qualifications culturelles nécessaires et de l'estomac d'acier assorti. Mais ils vont devoir apprendre vite. Si les frères Musulmans se proposent des gains à partie de la crise économique pour transférer le pouvoir des vieilles institutions civiles vers les organisations révolutionnaires dans la rue. La riposte évidente est d'intensifier la crise qui deviendrait ingérable pour les organisations révolutionnaires et discréditerait les Frères Musulmans accusés de combattre le feu par le feu.

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25/03/2012

Gouvernements locaux et délivrance de services

La pauvreté prend de nombreuses formes et demande une réponse d'amplitude. Rendre les services accessibles au pauvres est une partie intégrante de l'effort pour atteindre les objectifs mondiaux. Les services de base du gouvernement doivent permettre aux gens d'être des membres actifs de la société. Dès lors, des fondamentaux tels les routes, la santé et l'éducation primaire sont essentiels pour atteindre les buts proposés. Pour les citoyens qui affrontent l'adversité, la provision de protection sociale est particulièrement importante. Les services gouvernementaux dans les champs du développement économique et de la culture, par exemple, sont aussi destinés à être des biens publics qui apportent des bénéfices aux individus et aux sociétés. Des améliorations substantielles dans le fourbissage des services publics sont une des clés qui permettront d'atteindre les objectifs du millénaire. Ils demandent des ressources financières mais ce n'est pas la panacée universelle. La livraison effective dans les situations spécifiques demandent des mises au points spécifiques qui stimulent les efforts des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux. Chacun de ces acteurs ont aussi besoin de mieux mesurer leurs défis et de déterminer des réponses de services viables et appropriés. De plus, une livraison effective demande un gouvernement intègre et une gestion des performances afin que les fonds soient dirigés en urgences vers les besoins les plus criants et que des stimulants soient proposés pour permettre aux fournisseurs de services de faire un usage optimum des ressources disponibles.

Quels sont les acteurs principaux investis dans la délivrance de services publics?

Le gouvernement national n'est pas le seul acteur, le secteur privé, les communautés et la société civile, tous jouent un rôle important dans la formation de la demande, dans le développement des politiques d'état et dans la délivrance de services. Les relations entre ces acteurs changent quand l'état est solide ou affaibli, la démocratie trouve ses racines et les citoyens deviennent plus exigeants. Durant les décades récentes, les gouvernement ont augmenter le partage de responsabilité pour la provision de services avec les pouvoirs locaux, à l'aide d'une variété d'arrangements publics intergouvernementaux et ainsi tendre à améliorer la réponse et la responsabilité de de la qualité de délivrance de services, quand d'autres stimulent la demande pour une meilleure surveillance par la communauté des services locaux de gouvernement. Plusieurs de ces initiatives paraissent prometteuses.

Comment les gouvernements locaux peuvent-ils rendre effective la délivrance de services?

Partout dans le monde, à la fois dans les pays développés et les pays en développement, il a été observé que la délivrance de services décentralisée pouvaient obtenir des gains en rapidité supérieurs que dans les systèmes centralisés. Il est important de noter que les gouvernement détiennent plus d'une option à cet effet. Dans de nombreux pays, les gouvernements responsable pour la délivrance de services, ont créé des bureaux locaux auxquels ont été dévolus plus de ressources et plus de décisions. En principe, un gouvernement bien décentralisé est à même d'augmenter la ressource totale pour le service du public pauvre et peuvent accorder ces ressources sur le plan national en accord avec les besoins locaux là ou ils sont le plus pressant. Bien que les unités décentralisées aient la possibilité d'adopter des pratiques de gestion plus proches des intervenants locaux, ils n'ont pas la possibilité d'atteindre au même degré de réponse et de contrôle vertical comme c'est le cas dans le secteur public ou les services sont délivrés par des gouvernements locaux élus. L'usage de la dévolution est la forme la plus achevée de décentralisation, quand les gouvernements locaux élus ont le pouvoir, soit par la reconnaissance des leurs compétences générales dans certains domaines d'application ou en transférant la responsabilité de services spécifiques. La tendance globale se dirige vers des formes élues de gouvernements locaux qui combinent responsabilité verticale et service public fort directement responsable devant son public. Si le choix de la dévolution est fait, les autorités centrales retiennent une autorité au niveau local en installant et en supervisant les conventions de livraison mais les gouvernements locaux conservent la responsabilité de fournir le service public. les poids des responsabilités du service public et le degré d'autonomie acquis par les gouvernements locaux varient beaucoup de pays à pays. tout le monde reconnaît que si ils sont bien situés, ils ont aussi besoin de plus de pouvoirs pour mener à bien les objectifs du millénaire. Ces gouvernements sont d'abord urbains, bien établis, possèdent une base de moyens de productions qui est le fer de lance de l'effort. Inversement, les petits gouvernements locaux nouveaux et mal aidés doivent se battre afin de mettre en place des fonctions de service ayant un sens.

Pourquoi les gouvernements locaux ne réalisent-ils pas leur potentiel de réalisation de service publics?

Dans certains cas, les gouvernements nationaux rencontrent des difficultés pour développer et implanter une approche de décentralisation des services publics. Le ministère réformiste peut prendre les mesures adéquates afin de guider les initiatives de décentralisation à l'aide de lois et règlements, mais il n'est pas inhabituel pour tel ou tel secteur ministériel de résister ou de rejeter les réformes. Le résultat de ces résistances se concrétisent par des législations conflictuelles et des implémentations inconsistantes entre les secteurs. La continuation des objectifs du millénaire par les gouvernements locaux est faite de contrats sociaux qui permettent aux responsables locaux de s'engager publiquement sur l'agrément des conventions, sur la fourniture d'informations, sur le règlement des réclamations, sur les indicateurs de performance, sur la bonne fin, sur la valeur des services pour l'argent investi et pour l'implantation de réformes décentralisées saines qui contribuent souvent à des bilans de services qui sont souvent loin d'être ce qu'on peut en attendre. Même quand le gouvernement national est consistent dans sa politique et que son aide est significative, l'introduction d'un système de gouvernement local adéquat se voit confrontée à d'autres épreuves délicates. Les officiels élus des gouvernements locaux manquent souvent d'expérience ou ils sont liés à certains groupes de pression qui manquent de répondre à l'intérêt public. L'avantage de la proximité peut être mis à mal par l'absence de mécanismes de mise en œuvre pour impliquer les citoyens et les organisations communautaires de base. Les gouvernements locaux doivent se battre pour imposer leurs problèmes à l'agenda national. Dans beaucoup de pays, les maigres ressources et les capacités produites par les communautés locales sont fort variables. Ces éléments compromettent considérablement l'analyse effectives des enjeux communs. Ils rendent difficile la communication et la promotion des initiatives nationales de programmation politique qui puissent effectivement renforcer le rôle des gouvernements locaux dans leurs rôles de provision de services. La décentralisation n'est pas une route sans obstacles pour l'amélioration des services publics. C'est une conséquence des actions partielles entreprises mais aussi des facteurs complexes qui influencent la qualité et l'accessibilité des services. En dépit de cette réalité, de notables progrès peuvent noir le jour, en particulier quand la demande et l'offre de services se répondent simultanément. Les schémas nationaux ont inclus des incentifs de performance aux gouvernements locaux qui ont mis en place des processus de gouvernement, particulièrement en gestion financière dans l'attente d'un meilleur niveau de service. Une autre méthode plus directe est de centraliser le contrôle de l'amélioration des services sur la base de la vérification des remboursements des coûts. Des efforts locaux contribuant à réévaluer les procédures d'activité pour les services, spécialement celles des permis de construction, qui parfois, peuvent réduire significativement les périodes d'attente et de documentation. Certains gouvernements locaux ont invité les organisations de la société civile à la table de discussion politique et sont parvenus, dans quelques cas, à établir de véritables arrangements de cogestion. Ils ont aussi aidé ou accepté d'autres initiatives pour assurer une meilleure responsabilité locale tels les budgets participatifs et le traçage des dépenses, le suivi et la surveillance ainsi que les rapports citoyens améliorant ainsi la scrutation par le public des opérations locales. Les gouvernements locaux ont travaillé avec les citoyens pour préparer des protocoles qui spécifient la réponse aux attentes des usages et de la communauté en général.

Comment rendre effectif le potentiel des gouvernements locaux à délivrer du service

Si la position des gouvernements locaux est appropriée, ils sont plus à mémé de gagner la confiance publique que les gouvernements nationaux. Leur légitimité vient de leur visibilité, leur accessibilité et leur responsabilité sont des formes importante du capital social. il est crucial que les gouvernements locaux communiquent et partagent leurs réussites avec les autres gouvernements locaux et le gouvernement national. Il n'est pas certain, aujourd'hui que les gouvernement local correspond à l'amélioration des niveaux de services disponibles. Quand les défis et les circonstances changent, il est nécessaire que les gouvernements locaux disposent des pouvoirs qui leur permettent de s'adapter et de continuer à innover même si la qualité de leur réponse au public demeure la même et que les engagements du public ne changent pas. Il est évident que le cadre gouvernemental est important pour prendre soin du dynamisme au niveau local. La motivation national si elle est mal maniée peut aussi compromettre la motivation locale. Les donateurs et les militants doivent garder à l'esprit que la délivrance de services doit être dirigée à la fois du point de vue national et du point de vue local. De plus en plus, les pouvoirs locaux doivent être pourvus de mandats qui reconnaissent leurs diversités et maximalisent les possibilités d'auto-gouvernement. En combinant attentivement les responsabilités et les obligations avec les pouvoirs discrétionnaires locaux ( par exemple par un cadre législatif graduellement plus permissif), qui permettront aux officiels locaux de se montrer plus flexibles et d'apporter de meilleurs réponses. Quand les gouvernements locaux se voient donner la possibilité d'augmenter les taxes locales, au moins sur un mode marginal, cela leur permet non seulement de financer les services locaux mais aussi de promouvoir l'influence de la population par rapport au secteur public. Et aussi leur capacité à juger l'action des dépenses publiques. Il s'agit d'adapter les meilleures compétences des services à un financement adéquat, par une combinaison de transfert intergouvernemental et de pouvoirs fiscaux locaux, pour assurer au public la provision financière la meilleure possible pour tous les services tandis qu'il adhère aux contraintes budgétaires et montrent de la discipline fiscale.

La discussion sur les objectifs mondiaux

Certaines questions doivent être mise en exergue dans la perspective de renforcer le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la délivrance de services à l'usage du public et accélérer ainsi l'agenda des objectifs du millénaire y compris:

1 Dans quelle mesure les gouvernements sont-ils perçus en tant que protagonistes principaux dan la poursuite des objectifs du millénaire?

2 Quel sont les meilleurs résultats obtenus par les pouvoirs publics dans leur service à l'égard des moins favorisés, sont-ils les principaux prestataires?

3 Le choix de la décentralisation convient-il aux acteurs nationaux en comparaison des autres options possibles dans une discussion plus large sur la décentralisation, la déconcentration, les agences opérationnelles distingues, les organisations communautaires ou les contrats avec les entrepreneurs privés. Sous quelles conditions les pistes poursuivies par les objectifs du millénaire sont-elles mises en œuvre par les pouvoirs locaux rejoignent-elles les buts et les perspectives qu'ils se sont proposer et une dévolution plus étendue porte-t-elle ses fruits?

4 Les pouvoirs locaux ont-ils besoin de plus d'auto-gouvernance afin de mieux adresser les problèmes de services et de trouver des réponses plus créatives et plus appropriées. Comment créer un sens meilleur de l'autonomie locale en termes de structures, de financement, de fonctions et d'administration?

5 Il est préférable de voir les pouvoirs locaux se focaliser sur leur rôle de fournisseurs de services et de reconnaître leur caractère démocratique avec une responsabilité sur la manière par laquelle le délivrance de services est entreprise, c'est à dire les objectifs de redistribution et l'usage du pouvoir d'acquisition afin d'atteindre les fins sociales demandées et aussi d'envisager les ambitions et les perspectives réclamées par ceux-ci.

6 Quels sont les mécanismes de responsabilité, particulièrement à l'égard des citoyens,nécessaires pour permettre aux gouvernements locaux de définir la taille de sa provision de services et comment engagent-ils la délivrance de services avec les parties prenantes tiers?

 

 

 

 

09/12/2011

Nous sommes la crise du capital

L'argument veut que notre réponse à la crise économique global soit de créer des espaces en dehors du capitalisme et non à demander qu'ils nous exploite mieux.

Nous sommes la crise du capital et nous en sommes fiers. arrêtons de dire que nous devons blâmer les capitalistes pour cela. La notion elle-même est dangereuse et fait de nous des victimes.

Le capitalisme est une relation de domination, La crise du capital est une crise de domination, Les dominateurs ne sont plus en mesure de dominer efficacement alors, nous allons dans la rue pour leur dire que c'est de leur faute. Ce que nous leur disons, c'est qu'ils devraient mieux nous exploiter?

La meilleure explication est la plus simple, la relation de domination est en crise, les dominés commencent à  manquer  de prostration, elle n'est plus suffisante, l'inadéquation de notre subordination est la cause de la crise.

Plus vite, plus vite, plus vite

C'est l'argument de Marx dans son analyse de la baisse tendancielle du taux de profit du capital. La loi de la valeur est une règle de vitesse. La valeur d'un bien est déterminé par le temps de travail socialement nécessaire à le fabriquer et il se réduit sans cesse. Pour produire de la valeur, les travailleurs doivent travailler de plus en plus vite, le même effet peut être introduis par l'installation de machines. dans ce cas, les travailleurs doivent aller de plus en plus vite pour pouvoir concurrencer l'amortissement de la machine.

En d'autres mots, si le taux d'exploitation reste constant, le taux de profit aura tendance  à chuter en même temps que la composition organique du capital augmente, identique à l'importance relative de la machinerie dans le processus de production. La seule manière, pour le capital, d'éviter une chute du taux de profit est d'augmenter constamment l'exploitation. On ne peut la considérer considérer comme un phénomène statique. La tendance induit l'augmentation de la vitesse de production, une transformation permanente de ce que le travail capitaliste signifie. L'existence même du capital est un vissage continuel. La crise incarne simplement le fait que la vis n'est pas  serrée vite assez. Quelque part, il y a de la résistance, résistance dans la rue peut-être, résistance organisée peut-être, mais pas nécessairement, c'est peut-être, la résistance de parents qui veulent jouer avec leurs enfants, d'amants qui veulent passer une heure de plus au lit, d'étudiant qui pensent qu'ils peuvent prendre du temps pour critiquer, d'humains qui rêvent qu'ils le sont encore. Nous sommes la crise du capital, nous qui refusons de faire les chiens couchants.

Dans cette situation, il n'y a, en réalité, que deux solutions. La première est de s"excuser, de faire de l'apologie sur notre manque de subordination et demander pour plus d'emploi. Plus de travail, exploitez-nous plus et nous travaillerons plus dur et plus vite, nous subornerons chaque aspect de notre entière existence au capital, nous oublierons ces non sens enfantins tels qu'aimer, jouer et penser.! C'est la logique abstraite du travail, la logique peu efficace du combat par et pour le travail contre le capital. Le problème avec cette solution, c'est que, non seulement, nous perdons notre humanité mais que nous reproduisons aussi le système qui nous détruit. Si nous rencontrons le succès en aidant le capital à surmonter la crise. le "toujours plus vite" va continuer. La subordination de toute vie, humaine et non humaine, aux requêts de la production à valeur ajoutée s'intensifiera. Alors arrivera la crise suivante, ainsi de suite jusqu'à ce que toute vie animale et végétale s'éteigne.

Le refus de courber l'échine

L'alternative est d'abandonner le combat du travail et de déclarer ouvertement que la lutte contre le capital est inévitablement un combat  contre le travail abstrait qui crée le capital, contre la vitesse de la production à valeur ajoutée. Dans ce cas de figure, nous n'avons pas à nous excuser mais plutôt à être fier de notre absence de subordination, à refuser de nous incliner devant la logique de destruction du capitalisme. Nous sommes fiers d'être la crise du système  qui nous détruit. L'autre option est plus difficile. Dans le capitalisme, la survie matérielle dépends de notre soumission à la logique du capital. Si on ne fait pas çà, comment vas-t-on vivre? Sans fondement matériel, l'autonomie vis à vis du capital est difficile. Cela apparaît comme une impossibilité logique, c'est dans cette impossibilité que nous débattons sans cesse. Chaque jour, nous tentons de réconciler notre opposition au capital avec le besoin de survivre. Certains d'entre nous y arrivent plus ou moins confortablement en trouvant des emplois (dans les universités, par exemple) permettent de créer des espaces ou on peut lutter contre le capital en recevant un salaire. D'autres visent des enjeux plus ambitieux( par choix ou par nécessité) en cherchant d'autres formes d'emploi et en  dévouant toute leur énergie et leurs activités à des objectifs qui vont au-delà et contre la logique du capital, survivant du mieux qu'ils peuvent en occupant des terres pour les cultiver ou en vendant des livres anti-capitalistes, en créant des structures matérielles alternatives ou d'autres choses. D'une manière ou d'une autre, toujours de façon contradictoire, nous tentons de créer des failles dans la domination capitaliste, ou nous pouvons vivre notre idéal d'humains. Espaces et instants ou nous pouvons dire au capital: " Non ici, vous n'êtes pas la règle, non, ici, nous vivrons et agirons suivant notre propres décisions, suivant ce que nous considérons comme nécessaire et désirable. Il n'y a rien d'inhabituel à cette position, nous le faisons tous, pas seulement à gauche, tous ceux qui vouent leur énergie à créer des relations sociales sur une base différente, sur la base de l'amour, de l'amitié, de la solidarité, de la collaboration et du plaisir., C'est notre humanité, ce n'est  notre folie, c'est notre santé. Nous réalisons notre existence de cette manière, mais nous sommes toujours au bord du précipice, de l'échec, au bord de l'effondrement. C'est la nature même du combat, nous remontons le courant du capital. Nous ne sommes jamais loin du désespoir mais notre espoir survit, tout  près de l'abandon. C'est un monde sans réponses, un monde de questions, nous marchons dans le monde de l'expérience. La crise nous confronte à deux options, soit nous prenons l'autoroute de la subordination à la logique du capital en sachant clairement qu'il mène directement à l'auto-annihilation de l'humanité ou bien, nous empruntons les sentiers tortueux de l'invention de mondes nouveaux, ici, maintenant par les failles que nous creusons dans la domination capitaliste. En inventant des mondes nouveaux, nos voix claires et fortes s'élèvent et disent que nous sommes la crise du capital, que nous sommes la crise de la race sur le chemin de l'humaine destruction et que nous en sommes fiers.