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25/03/2012

Gouvernements locaux et délivrance de services

La pauvreté prend de nombreuses formes et demande une réponse d'amplitude. Rendre les services accessibles au pauvres est une partie intégrante de l'effort pour atteindre les objectifs mondiaux. Les services de base du gouvernement doivent permettre aux gens d'être des membres actifs de la société. Dès lors, des fondamentaux tels les routes, la santé et l'éducation primaire sont essentiels pour atteindre les buts proposés. Pour les citoyens qui affrontent l'adversité, la provision de protection sociale est particulièrement importante. Les services gouvernementaux dans les champs du développement économique et de la culture, par exemple, sont aussi destinés à être des biens publics qui apportent des bénéfices aux individus et aux sociétés. Des améliorations substantielles dans le fourbissage des services publics sont une des clés qui permettront d'atteindre les objectifs du millénaire. Ils demandent des ressources financières mais ce n'est pas la panacée universelle. La livraison effective dans les situations spécifiques demandent des mises au points spécifiques qui stimulent les efforts des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux. Chacun de ces acteurs ont aussi besoin de mieux mesurer leurs défis et de déterminer des réponses de services viables et appropriés. De plus, une livraison effective demande un gouvernement intègre et une gestion des performances afin que les fonds soient dirigés en urgences vers les besoins les plus criants et que des stimulants soient proposés pour permettre aux fournisseurs de services de faire un usage optimum des ressources disponibles.

Quels sont les acteurs principaux investis dans la délivrance de services publics?

Le gouvernement national n'est pas le seul acteur, le secteur privé, les communautés et la société civile, tous jouent un rôle important dans la formation de la demande, dans le développement des politiques d'état et dans la délivrance de services. Les relations entre ces acteurs changent quand l'état est solide ou affaibli, la démocratie trouve ses racines et les citoyens deviennent plus exigeants. Durant les décades récentes, les gouvernement ont augmenter le partage de responsabilité pour la provision de services avec les pouvoirs locaux, à l'aide d'une variété d'arrangements publics intergouvernementaux et ainsi tendre à améliorer la réponse et la responsabilité de de la qualité de délivrance de services, quand d'autres stimulent la demande pour une meilleure surveillance par la communauté des services locaux de gouvernement. Plusieurs de ces initiatives paraissent prometteuses.

Comment les gouvernements locaux peuvent-ils rendre effective la délivrance de services?

Partout dans le monde, à la fois dans les pays développés et les pays en développement, il a été observé que la délivrance de services décentralisée pouvaient obtenir des gains en rapidité supérieurs que dans les systèmes centralisés. Il est important de noter que les gouvernement détiennent plus d'une option à cet effet. Dans de nombreux pays, les gouvernements responsable pour la délivrance de services, ont créé des bureaux locaux auxquels ont été dévolus plus de ressources et plus de décisions. En principe, un gouvernement bien décentralisé est à même d'augmenter la ressource totale pour le service du public pauvre et peuvent accorder ces ressources sur le plan national en accord avec les besoins locaux là ou ils sont le plus pressant. Bien que les unités décentralisées aient la possibilité d'adopter des pratiques de gestion plus proches des intervenants locaux, ils n'ont pas la possibilité d'atteindre au même degré de réponse et de contrôle vertical comme c'est le cas dans le secteur public ou les services sont délivrés par des gouvernements locaux élus. L'usage de la dévolution est la forme la plus achevée de décentralisation, quand les gouvernements locaux élus ont le pouvoir, soit par la reconnaissance des leurs compétences générales dans certains domaines d'application ou en transférant la responsabilité de services spécifiques. La tendance globale se dirige vers des formes élues de gouvernements locaux qui combinent responsabilité verticale et service public fort directement responsable devant son public. Si le choix de la dévolution est fait, les autorités centrales retiennent une autorité au niveau local en installant et en supervisant les conventions de livraison mais les gouvernements locaux conservent la responsabilité de fournir le service public. les poids des responsabilités du service public et le degré d'autonomie acquis par les gouvernements locaux varient beaucoup de pays à pays. tout le monde reconnaît que si ils sont bien situés, ils ont aussi besoin de plus de pouvoirs pour mener à bien les objectifs du millénaire. Ces gouvernements sont d'abord urbains, bien établis, possèdent une base de moyens de productions qui est le fer de lance de l'effort. Inversement, les petits gouvernements locaux nouveaux et mal aidés doivent se battre afin de mettre en place des fonctions de service ayant un sens.

Pourquoi les gouvernements locaux ne réalisent-ils pas leur potentiel de réalisation de service publics?

Dans certains cas, les gouvernements nationaux rencontrent des difficultés pour développer et implanter une approche de décentralisation des services publics. Le ministère réformiste peut prendre les mesures adéquates afin de guider les initiatives de décentralisation à l'aide de lois et règlements, mais il n'est pas inhabituel pour tel ou tel secteur ministériel de résister ou de rejeter les réformes. Le résultat de ces résistances se concrétisent par des législations conflictuelles et des implémentations inconsistantes entre les secteurs. La continuation des objectifs du millénaire par les gouvernements locaux est faite de contrats sociaux qui permettent aux responsables locaux de s'engager publiquement sur l'agrément des conventions, sur la fourniture d'informations, sur le règlement des réclamations, sur les indicateurs de performance, sur la bonne fin, sur la valeur des services pour l'argent investi et pour l'implantation de réformes décentralisées saines qui contribuent souvent à des bilans de services qui sont souvent loin d'être ce qu'on peut en attendre. Même quand le gouvernement national est consistent dans sa politique et que son aide est significative, l'introduction d'un système de gouvernement local adéquat se voit confrontée à d'autres épreuves délicates. Les officiels élus des gouvernements locaux manquent souvent d'expérience ou ils sont liés à certains groupes de pression qui manquent de répondre à l'intérêt public. L'avantage de la proximité peut être mis à mal par l'absence de mécanismes de mise en œuvre pour impliquer les citoyens et les organisations communautaires de base. Les gouvernements locaux doivent se battre pour imposer leurs problèmes à l'agenda national. Dans beaucoup de pays, les maigres ressources et les capacités produites par les communautés locales sont fort variables. Ces éléments compromettent considérablement l'analyse effectives des enjeux communs. Ils rendent difficile la communication et la promotion des initiatives nationales de programmation politique qui puissent effectivement renforcer le rôle des gouvernements locaux dans leurs rôles de provision de services. La décentralisation n'est pas une route sans obstacles pour l'amélioration des services publics. C'est une conséquence des actions partielles entreprises mais aussi des facteurs complexes qui influencent la qualité et l'accessibilité des services. En dépit de cette réalité, de notables progrès peuvent noir le jour, en particulier quand la demande et l'offre de services se répondent simultanément. Les schémas nationaux ont inclus des incentifs de performance aux gouvernements locaux qui ont mis en place des processus de gouvernement, particulièrement en gestion financière dans l'attente d'un meilleur niveau de service. Une autre méthode plus directe est de centraliser le contrôle de l'amélioration des services sur la base de la vérification des remboursements des coûts. Des efforts locaux contribuant à réévaluer les procédures d'activité pour les services, spécialement celles des permis de construction, qui parfois, peuvent réduire significativement les périodes d'attente et de documentation. Certains gouvernements locaux ont invité les organisations de la société civile à la table de discussion politique et sont parvenus, dans quelques cas, à établir de véritables arrangements de cogestion. Ils ont aussi aidé ou accepté d'autres initiatives pour assurer une meilleure responsabilité locale tels les budgets participatifs et le traçage des dépenses, le suivi et la surveillance ainsi que les rapports citoyens améliorant ainsi la scrutation par le public des opérations locales. Les gouvernements locaux ont travaillé avec les citoyens pour préparer des protocoles qui spécifient la réponse aux attentes des usages et de la communauté en général.

Comment rendre effectif le potentiel des gouvernements locaux à délivrer du service

Si la position des gouvernements locaux est appropriée, ils sont plus à mémé de gagner la confiance publique que les gouvernements nationaux. Leur légitimité vient de leur visibilité, leur accessibilité et leur responsabilité sont des formes importante du capital social. il est crucial que les gouvernements locaux communiquent et partagent leurs réussites avec les autres gouvernements locaux et le gouvernement national. Il n'est pas certain, aujourd'hui que les gouvernement local correspond à l'amélioration des niveaux de services disponibles. Quand les défis et les circonstances changent, il est nécessaire que les gouvernements locaux disposent des pouvoirs qui leur permettent de s'adapter et de continuer à innover même si la qualité de leur réponse au public demeure la même et que les engagements du public ne changent pas. Il est évident que le cadre gouvernemental est important pour prendre soin du dynamisme au niveau local. La motivation national si elle est mal maniée peut aussi compromettre la motivation locale. Les donateurs et les militants doivent garder à l'esprit que la délivrance de services doit être dirigée à la fois du point de vue national et du point de vue local. De plus en plus, les pouvoirs locaux doivent être pourvus de mandats qui reconnaissent leurs diversités et maximalisent les possibilités d'auto-gouvernement. En combinant attentivement les responsabilités et les obligations avec les pouvoirs discrétionnaires locaux ( par exemple par un cadre législatif graduellement plus permissif), qui permettront aux officiels locaux de se montrer plus flexibles et d'apporter de meilleurs réponses. Quand les gouvernements locaux se voient donner la possibilité d'augmenter les taxes locales, au moins sur un mode marginal, cela leur permet non seulement de financer les services locaux mais aussi de promouvoir l'influence de la population par rapport au secteur public. Et aussi leur capacité à juger l'action des dépenses publiques. Il s'agit d'adapter les meilleures compétences des services à un financement adéquat, par une combinaison de transfert intergouvernemental et de pouvoirs fiscaux locaux, pour assurer au public la provision financière la meilleure possible pour tous les services tandis qu'il adhère aux contraintes budgétaires et montrent de la discipline fiscale.

La discussion sur les objectifs mondiaux

Certaines questions doivent être mise en exergue dans la perspective de renforcer le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la délivrance de services à l'usage du public et accélérer ainsi l'agenda des objectifs du millénaire y compris:

1 Dans quelle mesure les gouvernements sont-ils perçus en tant que protagonistes principaux dan la poursuite des objectifs du millénaire?

2 Quel sont les meilleurs résultats obtenus par les pouvoirs publics dans leur service à l'égard des moins favorisés, sont-ils les principaux prestataires?

3 Le choix de la décentralisation convient-il aux acteurs nationaux en comparaison des autres options possibles dans une discussion plus large sur la décentralisation, la déconcentration, les agences opérationnelles distingues, les organisations communautaires ou les contrats avec les entrepreneurs privés. Sous quelles conditions les pistes poursuivies par les objectifs du millénaire sont-elles mises en œuvre par les pouvoirs locaux rejoignent-elles les buts et les perspectives qu'ils se sont proposer et une dévolution plus étendue porte-t-elle ses fruits?

4 Les pouvoirs locaux ont-ils besoin de plus d'auto-gouvernance afin de mieux adresser les problèmes de services et de trouver des réponses plus créatives et plus appropriées. Comment créer un sens meilleur de l'autonomie locale en termes de structures, de financement, de fonctions et d'administration?

5 Il est préférable de voir les pouvoirs locaux se focaliser sur leur rôle de fournisseurs de services et de reconnaître leur caractère démocratique avec une responsabilité sur la manière par laquelle le délivrance de services est entreprise, c'est à dire les objectifs de redistribution et l'usage du pouvoir d'acquisition afin d'atteindre les fins sociales demandées et aussi d'envisager les ambitions et les perspectives réclamées par ceux-ci.

6 Quels sont les mécanismes de responsabilité, particulièrement à l'égard des citoyens,nécessaires pour permettre aux gouvernements locaux de définir la taille de sa provision de services et comment engagent-ils la délivrance de services avec les parties prenantes tiers?

 

 

 

 

09/12/2011

Nous sommes la crise du capital

L'argument veut que notre réponse à la crise économique global soit de créer des espaces en dehors du capitalisme et non à demander qu'ils nous exploite mieux.

Nous sommes la crise du capital et nous en sommes fiers. arrêtons de dire que nous devons blâmer les capitalistes pour cela. La notion elle-même est dangereuse et fait de nous des victimes.

Le capitalisme est une relation de domination, La crise du capital est une crise de domination, Les dominateurs ne sont plus en mesure de dominer efficacement alors, nous allons dans la rue pour leur dire que c'est de leur faute. Ce que nous leur disons, c'est qu'ils devraient mieux nous exploiter?

La meilleure explication est la plus simple, la relation de domination est en crise, les dominés commencent à  manquer  de prostration, elle n'est plus suffisante, l'inadéquation de notre subordination est la cause de la crise.

Plus vite, plus vite, plus vite

C'est l'argument de Marx dans son analyse de la baisse tendancielle du taux de profit du capital. La loi de la valeur est une règle de vitesse. La valeur d'un bien est déterminé par le temps de travail socialement nécessaire à le fabriquer et il se réduit sans cesse. Pour produire de la valeur, les travailleurs doivent travailler de plus en plus vite, le même effet peut être introduis par l'installation de machines. dans ce cas, les travailleurs doivent aller de plus en plus vite pour pouvoir concurrencer l'amortissement de la machine.

En d'autres mots, si le taux d'exploitation reste constant, le taux de profit aura tendance  à chuter en même temps que la composition organique du capital augmente, identique à l'importance relative de la machinerie dans le processus de production. La seule manière, pour le capital, d'éviter une chute du taux de profit est d'augmenter constamment l'exploitation. On ne peut la considérer considérer comme un phénomène statique. La tendance induit l'augmentation de la vitesse de production, une transformation permanente de ce que le travail capitaliste signifie. L'existence même du capital est un vissage continuel. La crise incarne simplement le fait que la vis n'est pas  serrée vite assez. Quelque part, il y a de la résistance, résistance dans la rue peut-être, résistance organisée peut-être, mais pas nécessairement, c'est peut-être, la résistance de parents qui veulent jouer avec leurs enfants, d'amants qui veulent passer une heure de plus au lit, d'étudiant qui pensent qu'ils peuvent prendre du temps pour critiquer, d'humains qui rêvent qu'ils le sont encore. Nous sommes la crise du capital, nous qui refusons de faire les chiens couchants.

Dans cette situation, il n'y a, en réalité, que deux solutions. La première est de s"excuser, de faire de l'apologie sur notre manque de subordination et demander pour plus d'emploi. Plus de travail, exploitez-nous plus et nous travaillerons plus dur et plus vite, nous subornerons chaque aspect de notre entière existence au capital, nous oublierons ces non sens enfantins tels qu'aimer, jouer et penser.! C'est la logique abstraite du travail, la logique peu efficace du combat par et pour le travail contre le capital. Le problème avec cette solution, c'est que, non seulement, nous perdons notre humanité mais que nous reproduisons aussi le système qui nous détruit. Si nous rencontrons le succès en aidant le capital à surmonter la crise. le "toujours plus vite" va continuer. La subordination de toute vie, humaine et non humaine, aux requêts de la production à valeur ajoutée s'intensifiera. Alors arrivera la crise suivante, ainsi de suite jusqu'à ce que toute vie animale et végétale s'éteigne.

Le refus de courber l'échine

L'alternative est d'abandonner le combat du travail et de déclarer ouvertement que la lutte contre le capital est inévitablement un combat  contre le travail abstrait qui crée le capital, contre la vitesse de la production à valeur ajoutée. Dans ce cas de figure, nous n'avons pas à nous excuser mais plutôt à être fier de notre absence de subordination, à refuser de nous incliner devant la logique de destruction du capitalisme. Nous sommes fiers d'être la crise du système  qui nous détruit. L'autre option est plus difficile. Dans le capitalisme, la survie matérielle dépends de notre soumission à la logique du capital. Si on ne fait pas çà, comment vas-t-on vivre? Sans fondement matériel, l'autonomie vis à vis du capital est difficile. Cela apparaît comme une impossibilité logique, c'est dans cette impossibilité que nous débattons sans cesse. Chaque jour, nous tentons de réconciler notre opposition au capital avec le besoin de survivre. Certains d'entre nous y arrivent plus ou moins confortablement en trouvant des emplois (dans les universités, par exemple) permettent de créer des espaces ou on peut lutter contre le capital en recevant un salaire. D'autres visent des enjeux plus ambitieux( par choix ou par nécessité) en cherchant d'autres formes d'emploi et en  dévouant toute leur énergie et leurs activités à des objectifs qui vont au-delà et contre la logique du capital, survivant du mieux qu'ils peuvent en occupant des terres pour les cultiver ou en vendant des livres anti-capitalistes, en créant des structures matérielles alternatives ou d'autres choses. D'une manière ou d'une autre, toujours de façon contradictoire, nous tentons de créer des failles dans la domination capitaliste, ou nous pouvons vivre notre idéal d'humains. Espaces et instants ou nous pouvons dire au capital: " Non ici, vous n'êtes pas la règle, non, ici, nous vivrons et agirons suivant notre propres décisions, suivant ce que nous considérons comme nécessaire et désirable. Il n'y a rien d'inhabituel à cette position, nous le faisons tous, pas seulement à gauche, tous ceux qui vouent leur énergie à créer des relations sociales sur une base différente, sur la base de l'amour, de l'amitié, de la solidarité, de la collaboration et du plaisir., C'est notre humanité, ce n'est  notre folie, c'est notre santé. Nous réalisons notre existence de cette manière, mais nous sommes toujours au bord du précipice, de l'échec, au bord de l'effondrement. C'est la nature même du combat, nous remontons le courant du capital. Nous ne sommes jamais loin du désespoir mais notre espoir survit, tout  près de l'abandon. C'est un monde sans réponses, un monde de questions, nous marchons dans le monde de l'expérience. La crise nous confronte à deux options, soit nous prenons l'autoroute de la subordination à la logique du capital en sachant clairement qu'il mène directement à l'auto-annihilation de l'humanité ou bien, nous empruntons les sentiers tortueux de l'invention de mondes nouveaux, ici, maintenant par les failles que nous creusons dans la domination capitaliste. En inventant des mondes nouveaux, nos voix claires et fortes s'élèvent et disent que nous sommes la crise du capital, que nous sommes la crise de la race sur le chemin de l'humaine destruction et que nous en sommes fiers.



12/11/2011

L'économie de la polarisation


Les Américains sont-ils devenus irrationnels? La politique n'a jamais été aussi polarisée depuis les années trente dans un empan qui va du mouvement Tea Party à l'occupation de Wall Street. Pour quelle raison la droite objecte-t-elle avec une telle véhémence aux dépenses gouvernementales? Pourquoi la gauche attaque-t-elle le capital privé d'une passion égale? La raison ne réside pas dans la psyché américaine mais bien dans les statistiques. L' Amérique est engagée dans une guerre de classe mais pas de celle qu'on peut lire dans la grande presse. L'indigent véritable, un jeune homme afro-américain, par exemple, qui sont actuellement, pour la plupart sans emploi, ont peu de choses à voir avec cette guerre, Les grandes corporations commerciales et industrielles ne sont aussi que des spectateurs, elles feront la paix avec leur vainqueur. Il s'agit d'une guerre de survie entre la classe moyenne productive d'une part et les tributaires de l'état de l'autre. Le système Palin et son aversion pour les dépenses gouvernementales est la pure expression rationnelle de l'intérêt personnel comme nous le savons de l'histoire américaine. Comme tout ce qui est neuf, cela attire plus que son lot, un public hétérodoxe ou fantaisiste. C'est un mouvement de la classe moyenne, plus vieille, plus riche et mieux éduquée que l'ensemble, mais ce n'est pas le parti du très riche, qui est toujours absent de l'activisme politique. Ils savent, par expérience, que les taxations détruisent la classe moyenne américaine, Ils approchent, et la masse de leur richesse s'incarne dans la maison de famille, comme la grande majorité des Américains. Le poids de la perception des taxes s'est déplacé drastiquement du gouvernement central vers les états et les localités. Les taxes de propriété porte une part sans cesse croissante de l'ensemble. C'est ce qui tue le marché de la propriété résidentielle. Le revenu des taxes fédérales reste 10% en dessous de son pic avant la crise, mais les taxes des états et les taxes locales ne cessent d'augmenter, en partie parce que les déficits budgétaires sont interdits, contrairement au gouvernement fédéral et ils doivent ajouter des taxes pour couvrir leurs dépenses même quand ils réduisent les dépenses. Les emplois locaux et régionaux ont fondu d'un demi-million depuis 1998 et çà continue. Une partie importante des dépenses locale est liée aux programmes gouvernementaux, spécialement dans la santé publique. Les états reçoivent leur dotation en bloc du gouvernement fédéral et prennent, en retour, la responsabilité de financer la santé publique et d'autres programmes. Les mandats sans financement pousse encore un peu plus loin les difficultés fiscales des états. Comme les revenus et les ventes régressent, il ne reste plus à compter que sur les taxes de propriété. Les perceptions de taxes de propriété continue d'augmenter alors que la valeurs des maisons s'est effondrée. L'appréciation des valeurs immobilières restaient en dessous de leurs valeurs réelles pendant les années fastes, mais ne sont tout de même pas tombée au point de réfléchir un déclin de 40% du prix des maisons. Les taxes de propriété sont devenues tellement importantes qu'un acheteur paye actuellement autant en taxes publiques qu'en intérêts de l'emprunt. Ce n'est pas une petite nouveauté et l'événement est étonnant, dans le passé la charge de l'emprunt valait couramment de deux à trois fois la facture des taxes de propriété. Interprété autrement, les cout combinée de l'intérêt de l'emprunt et des taxes de propriété s'élève à autour d'un trillion de dollars par an maintenant, chiffre a peu près semblable à celui du sommet de la bulle immobilière. L'augmentation des taux de taxation on presque tout a fait ratiboiser l'impact des faibles taux d'intérêt et les prix plus bas des maisons individuelles. Les données sur les taxes de propriété comprends aussi bien les taxes résidentielles que commerciales mais plus des deux tiers des revenus fiscaux de la propriété viennent des foyers. Raison pour laquelle la classe moyenne compare sa révolte à celle des révolutionnaires américains qui jetèrent le thé de la Compagnie des Indes dans l'eau du port de Boston. La modeste richesse contenue dans les titres de propriété et la perspective de la retraite sont en situation de risque. Les activistes de La Tea Party sont des nouveaux venus en politique; Beaucoup ont vécu leur vie sans heurts avant que la crise ne s'installe sur leur paillasson. Beaucoup des causes différents peuvent mobiliser cette partie du spectre politique, mais les taxes les firent sortir de chez eux. A l'opposé, nous avons ceux qui dépendent de l'état. Tous ne sont pas pauvres. On montre que le gouvernement paie de très hauts salaires pour les travailleurs de la construction des projets fondés sur les crédits de relance que ceux qui prévalent sur le marché de l'emploi. La loi a édicté un salaire minimum inspiré par les syndicats et l'administration Obama paient de 30 à 60% plus que le prix du marché, en guise faveur à ses alliés syndicaux. La houle des budgets a créé un nouveau genre de pseudo classe moyenne, celle des ouvriers qui gagnent plus 100.000$ par an avec quelques heures supplémentaires. La générosité des pension d'état est devenue un scandale. En Californie, Plus de 6.000 retraités de la fonction publique reçoivent une pension supérieure à 100.000$ par an, la moitié sont des policiers, des pompiers et des gardiens de prison. Il a été calculé que les obligations légales de la nation en matière de pensions se montent à 2,8 trillions de dollars, au taux actuel du revenu sur investissement. Les syndicats de la fonction publique ont chevauché la bulle immobilière avec les propriétaires de maisons et les gouvernement locaux leur ont offert des concessions intenables sous formes de salaires, de pensions et de soins de santé. Leur pouvoir politique amalgamé à celui du pouvoir d'achat des états et des localités. Aujourd'hui, les syndicats de la fonction publique sont la colonne vertébrale du parti démocrate, ils en dirigent la propagande, équipent les bureaux de vote en personnel,en matériel et, le jour du vote, ils amènent les âmes voter à la ficelle. La perspective du défaut de solvabilité des états fédérés s'est élargie du fait du cout de l'argent. L'Europe a la Grèce, l'Irlande et le Portugal, Les États-Unis a 11 états dont le déficit dépasse les 16% du budget total. Les titres détenus par les états américains et les villes, n'ont jamais, dans l'histoire, jusqu'ici porter un tel risque, leur revenu n'est pas taxé par le gouvernement américain, ainsi le revenu taxé et indexé est de 28% inférieure à celui de valeurs trésuraires comparables. Après ajustement fiscal, le titre municipal à 20 ans payait tout juste 0,35% au dessus du bon du trésor, aujourd'hui, il en paie 2,3 de plus. A l'apex de la crise de la dette, début 2009, la distribution taxatoire ajoutée tournait autour des 4%. Les états américains doivent réduire leur déficit ou le marché refusera de les financer. Les gouvernements locaux et fédérés, tout en ayant épuisé leur base taxatoire ajoutée à l'augmentation continue des taxes de propriété malgré l'effondrement des prix de l'immobilier a gardé son marché plus déprimé que les conditions économiques ne l'indiquent. Plus de contributions portera moins de revenus, En fait, le gouvernement aurait à procéder à la taxation du capital privé en l'expropriant de facto ou de jure, Par exemple, en nationalisant les banques pour leur ordonner de prêter à des projets favorisés politiquement, comme c'était la mode dans les républiques bananières d'Amérique du sud. L'alternative est de renégocier les pensions et les assurances de santé déjà promises au secteur publiques. Dans les deux cas, les familles qui se voyaient en classe moyenne confortable et pensaient à une retraite confortable et sure, se retrouvent sur le bord du précipice. Pendant les années bulle de 1997 à 2007, quand l'Amérique importait six trillions de dollars, la conduite était facile. A l'époque, quand le monde entier débarquait en Amérique avec ses économies, des gens aux talents médiocres et aux habitudes de travail routinières, pouvaient s'offrir de grandes maisons, des vacances chères, et, (aux dépends du contribuable) des pensions généreuses. Les américains espéraient-ils vivre bien indéfiniment sur la largesse des investisseurs étrangers, c'est une question à poser à un psychiatre pas à un économiste. Cette classe moyenne exaspérée par la crise s'est transformée en mouvement politique, nommément, la Tea Party. Ce qui a effacé l'image des syndicats de la fonction publique en tant que défenseurs des causes progressistes tout en exposant les classes moyennes à une «aristocratie du travail» (incise marxienne) qui parasite le revenu publique. Les prémisses inhérents favorisent les républicains et pour beaucoup de démocrates, la dette est le petit nom de la rage taxatoire. C'est devenu le bouton rouge de nombreux démocrates. Cette élection se déroulera de façon plus mauvaise et désespérée, qu'aucune au cours du siècle passé. C'est un combat existentiel, une guerre de survie pour la classe moyenne américaine. Si les syndicats de le fonction publique viennent pour se battre, le parti démocrate de Barack Obama cessera d'exister sous sa forme présente.

(*) un trillion est égal à 10 exposant 12, 1 et 13 zéros, voilà déjà une bonne base de délire comptable

source

20/10/2011

crise des produits dérivés

La crise des produits dérivés qui arrive pourrait détruire le système financier global tout entier

La plupart des gens n'ont pas en tête que la bourse est devenue un gigantesque casino financier Les grandes banques génèrent des dizaines de milliards de dollars par an sur les produits dérivés et personne, dans la profession, n'a envie que la fête se termine L'expression "produits dérivés" sonne compliquée et technique, mais elle n'est pas très difficile à comprendre. C'est simplement la façon élégante de dire qu'un pari a été posé A l'origine, ces paris étaient conçus pour équilibrer les risques marginaux, Mais la méthode a si bien prospéré, qu'elle est devenue une montagne spéculative comme le monde n'en avait jamais vu. Les estimations de la valeur notionnelle du marché mondial des produits dérivés vont de 600 trillions, c'est à dire 600x1018 dollars à 1,5 quadrillions c'est à dire 1,5x1024 ou 1,5x1.000.000 4 dollars. Si on garde à l'esprit que le produit domestique brut du monde entier tourne autour de 65 trillions, les produits dérivés font courir au système financier global un danger si grand que Warren Buffet les a qualifiés d' "armes financières de destructions massives". Pour l'instant, les pouvoirs financiers s'évertuent à garder le casino ouvert, mais inévitablement, tout ce désordre va s'effondrer sur lui-même en implosant. Quand cela arrivera, nous allons avoir à faire à une crise des produits dérivés qui pourrait réellement détruire le système financier global tout entier. La plupart des gens n'en parlent jamais parce qu'ils ne savent pas ce que c'est. Aidons-nous d'une paire de définitions. Chez Bloomberg, on les qualifie d'instruments financiers utilisés pour limiter les risques ou pour spéculer. Ils sont issus soit de réserves, de titres, de prêts, de devises et de matières premières soit liés à des évènements tels le climat ou les taux d'intérêt. Le mot clé est spéculation. Aujourd'hui, les gens de Wall Street spéculent sur à peu près n'importe quoi de tout ce que vous pourriez imaginer. L'explication d'Investopedia est la suivante : Une valeur dont le prix dépend ou dérive d'une ou de plusieurs ressources économiques. Le produit dérivé, lui-même n'est pas plus qu'un contrat entre deux ou plusieurs parties. Sa valeur est déterminée par les fluctuations des ressources sous-jacentes. Celles-Ci, comprennent des titres, des réserves, des matières premières, des biens négociables, des devises, des taux d'intérêt et des index de marché. Ils sont caractérisés, pour la plupart, par un haut potentiel de rentabilité. Au point ou nous en sommes, dans le monde financier, ils sont totalement hors de contrôle. On parie sur tout et les grandes banques en font des tonnes d'argent. Le système est entièrement dérégulé et dominé par les grandes banques internationales. Au cours des décades précédentes, le marché des produits dérivés a beaucoup grossi. Ce n'est pas grave quand les équilibres subsistent mais s'ils se rompent, nous pourrions assister à une réaction en chaîne de déconfitures financières qu'aucun gouvernement sur terre sera à même de contrer. Le volume d'argent que nous évoquons est absolument hallucinant, On peut estimer la valeur notionnelle du marché global des produits dérivés à 1,4 quadrillions soit 1,4x1024 dollars. Si on la met en perspective, la capitalisation totale des titres et obligations de la planète s'élève, grosso modo, à 36 trillions ou 36x1018 dollars. Si on procède de la même manière pour les titres, c'est plus ou moins 72 trillions ou 72x1018 dollars.

La valeur notionnelle des produits dérivés atteint 1,4 quadrillions ou 1,4x1024 dollars soit 40 fois le marché mondial des réserves, 10 fois la valeur de chaque titre et chaque obligationabbie.jpgsur la planète et 23 fois le produit domestique brut mondial. Si vous commencez à compter tout de suite un dollar par seconde, cela vous prendrait 32 millions d'années pour compter un quadrillion. Eh oui, les jeunes gens et les jeunes filles de Wall Street sont totalement et complètement hors de contrôle. Dans un article excellent sur les dérivés, Webster Tarpley décrit le rôle pivot qu'ils jouent maintenant dans le système financier global. Loin d'appartenir à des arcanes ou à une activité marginale, les dérivés financiers représentent l'activité principale de l'oligarchie financière de New York, de Londres, de Francfort et d'autres centres de l'argent.

Un effort concerté des politiciens et de la presse a permis de cacher et de camoufler le rôle central joué par la spéculation dérivative dans les désastres économiques de ces dernières années, Les journalistes et les relations publiques ont fait tout ce qu'il était possible de faire pour éviter ne fusse que de mentionner les produits dérivés, frappant des phrases telles que "produits toxiques", "instruments exotiques". La plupart des gens ne réalisent pas que ce sont les produits dérivés qui sont au centre de la crise de 2008. Ils seront aussi certainement au centre de la prochaine. Pour beaucoup, la sonnette d'alarme a résonné quand la banque nationale américaine a transféré ses investissements chez Merrill Lynch dans ses réserves.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Que le contribuable va payer.

Que l'exposition en produits dérivés des banques européennes d'investissement est actuellement tenue en brèche par les contribuables américains. La banque nationale américaine n'a obtenu aucune acceptation réglementaire pour faire çà, elle a agi à la requête des parties effrayées. Maintenant les responsables financiers américains se demandent si c'était une bonne idée mais elle vaut soulager les holdings bancaires sous forte pression. C'est un transfert de risques au contribuable fait par la banque sans contre partie légale, sans acceptation par les régulateurs institutionnels et sans la décision du public. Et vous n'en avez probablement jamais entendu parler dans la presse. Maintenant la valeur totale des tous les produits dérivés détenus par la Banque d'Amérique s'élève approximativement à 75 trillions de dollars. La valeur notionnelle de Morgan Chase en produits dérivés : autour de 79 trillions de dollars. C'est difficile, ne fusse que d'imaginer ces chiffres. Les banques les plus exposées, tout de suite, sont JPMorgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup, Wells Fargo et HSBC Bank USA. Morgan Stanley c'est encore pire.

Vous avez noté qu'il s'agit là des banques "trop grandes pour sombrer". Elles continuent à croître et à obtenir toujours plus de pouvoir. En 2002, les dix banques américaines les plus puissantes contrôlaient 55% de toutes les ressources bancaires américaines, Aujourd'hui elles en contrôlent 77%. Elles sont devenues si puissantes que si elles chutaient tout le système financier mondial imploserait. Si nous avions pensé bien apprendre notre leçon en 2008, nous aurions fait quelque chose à cet égard, mais, à la place, nous avons permis aux "trop grands pour tomber" de grandir plus que jamais. Et ils font, à peu près, ce qu'ils veulent. Il y a quelque temps, le New York Times publiait un article ayant pour titre " une élite bancaire à secrets mène le négoce des produits dérivés." Il illustre la main de fer que les grandes banques exercent dans les échanges de produits dérivés. En voici quelques extraits : " Le troisième mercredi de chaque mois, les neuf membres d'une société d'élite de Wall Street se réuni au centre de Manhattan. Ils partagent un but commun, protéger les intérêts des grandes banques dans le vaste marché des produits dérivés, un des champs les plus profitables et les plus controversés du monde financier. Ils partagent un secret commun, le détail de leurs rencontres, même leurs identités sont strictement confidentielles. Quelles sont les institutions représentées à ces congrès ? Si on en croit le New York Times, le banques suivantes sont impliquées : JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup.

Pourquoi sont-ce toujours les mêmes ?

Parce que, hélas, elles continuent à déverser un pactole dans les campagnes des politiciens qui les ont sortis de la crise de 2008, elles savent qu'ils feront de même la prochaine fois et que les pouvoirs publics continueront à couvrir tous les contrats dérivés qu'elles signeront. Mais c'est une erreur, la compagnie d'assurances AIG, en 2008, écrasée par la crise immobilière, était du mauvais coté des contrats dérivés. Si son rachat par le gouvernement fédéral n'avait pas eu lieu, Goldman Sachs et les autres se serait retrouvé avec un tas de papier sans valeur. Cà arrivera à nouveau mais à une bien plus grande échelle. Quand la banque est battue, tout le monde perd, les gouvernements du monde pourraient tout racheter. Si le sinistre est total pour les produits dérivés, il n'existe aucun gouvernement avec assez d'argent pour rafistoler les morceaux. Une crise horrible des produits dérivés est à venir, ce n'est qu'une question de temps. Soyez attentifs à n'importe quelle mention des locutions "produits dérivés" ou "crise des produits dérivés" dans la presse. Si la crise des produits dérivés arrive, tout tombera en morceau très rapidement.

 

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19/10/2011

L'incroyable spectacle du chien et du poney

Quelqu'un prend-il encore le couple Merkel-Sarkozy au sérieux ? La gestion perceptive n'est pas une solution

Depuis 18 mois, chaque fois que la réalité menace d'envahir l'Europe, Merkel et Sarkozy se précipitent sur la scène globale et répètent leur exhibition. Les médias à la botte déclarent que c'est un triomphe artistique et la solution de l'insolvabilité de l'Europe. Le fait est qu'on a vu ceci se répéter encore et encore est absent de la presse financière qui n'est jamais lasse de redire que la solution va mettre fin à la crise bancaire européenne ; quelques jours ou quelques mois plus tard, la réalité s'impose à nouveau, l'insolvabilité systémique remontre sa tête hideuse et voilà le duo dynamique du théâtre politiquesyd-on-benji_lg.jpg européen qui ressaute sur scène pour une autre démonstration infatigable de leurs clichés. Peu, parmi la presse institutionnelle s'arrête pour demander si le chien et le poney détiennent le pouvoir de recapitaliser sommairement les banques et de réaliser toutes leurs phrases grandioses. Et moins encore ose observer qu'ils peuvent tout aussi bien demander la séparation des mers, la situation est hors de leur contrôle et leurs mimiques sont toutes au service d'une gestion de la perception, c'est à dire nourrir l'illusion qu'ils détiennent un contrôle sensé sur la situation, ce n'est pas le cas, et qu'elle est gérable par une manipulation de la perception et ce ne l'est pas. Merkel et Sarkozy ont emprunté cette façon de faire directement au scénario à la réserve fédérale, c'est sa théorie ontologique fondatrice : la question, la réponse et le problème ne sont que des affaires de perception. Si ce prolétariat crasseux et les serfs de la dette ressentent que tout va bien, que la sûreté est présente, alors l'état providence mes a mis au lit sans drames. Ils recommenceront et continueront, dès lors et à nouveau, à dépenser et à emprunter sans soucis ni de la réalité ni du futur. C'est l'erreur fondamentale, l'économie globale n'est pas bâtie sur une culture, mais sur la réalité des prix, les bilans comptables et les déclarations de revenus, les vastes concentrations de richesse et de pouvoir, les déséquilibres systémiques précaires, l'exploitation brutale qui commandent à la mauvaise gestion de banques centrales politiques et manipulatrices. L'absurde théâtre de Sarkozy et Merkel sur le thème du plan B, n'est pas crédible, il est incroyable. Pour combien de temps encore le faon des médias financiers globaux va-t-il revenir sur cette même comédie idiote mise en scène par des amateurs hagards. Le jour ou l'audience sera finalement fatiguée du spectacle de foire de la troupe du chien et du poney, les solutions réelles consistant à effacer des milliards d'euros de crédits illusoires ou irrécupérables, le bris d'une euro-zone dysfonctionnelle pourra commencer.

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