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12/11/2011

L'économie de la polarisation


Les Américains sont-ils devenus irrationnels? La politique n'a jamais été aussi polarisée depuis les années trente dans un empan qui va du mouvement Tea Party à l'occupation de Wall Street. Pour quelle raison la droite objecte-t-elle avec une telle véhémence aux dépenses gouvernementales? Pourquoi la gauche attaque-t-elle le capital privé d'une passion égale? La raison ne réside pas dans la psyché américaine mais bien dans les statistiques. L' Amérique est engagée dans une guerre de classe mais pas de celle qu'on peut lire dans la grande presse. L'indigent véritable, un jeune homme afro-américain, par exemple, qui sont actuellement, pour la plupart sans emploi, ont peu de choses à voir avec cette guerre, Les grandes corporations commerciales et industrielles ne sont aussi que des spectateurs, elles feront la paix avec leur vainqueur. Il s'agit d'une guerre de survie entre la classe moyenne productive d'une part et les tributaires de l'état de l'autre. Le système Palin et son aversion pour les dépenses gouvernementales est la pure expression rationnelle de l'intérêt personnel comme nous le savons de l'histoire américaine. Comme tout ce qui est neuf, cela attire plus que son lot, un public hétérodoxe ou fantaisiste. C'est un mouvement de la classe moyenne, plus vieille, plus riche et mieux éduquée que l'ensemble, mais ce n'est pas le parti du très riche, qui est toujours absent de l'activisme politique. Ils savent, par expérience, que les taxations détruisent la classe moyenne américaine, Ils approchent, et la masse de leur richesse s'incarne dans la maison de famille, comme la grande majorité des Américains. Le poids de la perception des taxes s'est déplacé drastiquement du gouvernement central vers les états et les localités. Les taxes de propriété porte une part sans cesse croissante de l'ensemble. C'est ce qui tue le marché de la propriété résidentielle. Le revenu des taxes fédérales reste 10% en dessous de son pic avant la crise, mais les taxes des états et les taxes locales ne cessent d'augmenter, en partie parce que les déficits budgétaires sont interdits, contrairement au gouvernement fédéral et ils doivent ajouter des taxes pour couvrir leurs dépenses même quand ils réduisent les dépenses. Les emplois locaux et régionaux ont fondu d'un demi-million depuis 1998 et çà continue. Une partie importante des dépenses locale est liée aux programmes gouvernementaux, spécialement dans la santé publique. Les états reçoivent leur dotation en bloc du gouvernement fédéral et prennent, en retour, la responsabilité de financer la santé publique et d'autres programmes. Les mandats sans financement pousse encore un peu plus loin les difficultés fiscales des états. Comme les revenus et les ventes régressent, il ne reste plus à compter que sur les taxes de propriété. Les perceptions de taxes de propriété continue d'augmenter alors que la valeurs des maisons s'est effondrée. L'appréciation des valeurs immobilières restaient en dessous de leurs valeurs réelles pendant les années fastes, mais ne sont tout de même pas tombée au point de réfléchir un déclin de 40% du prix des maisons. Les taxes de propriété sont devenues tellement importantes qu'un acheteur paye actuellement autant en taxes publiques qu'en intérêts de l'emprunt. Ce n'est pas une petite nouveauté et l'événement est étonnant, dans le passé la charge de l'emprunt valait couramment de deux à trois fois la facture des taxes de propriété. Interprété autrement, les cout combinée de l'intérêt de l'emprunt et des taxes de propriété s'élève à autour d'un trillion de dollars par an maintenant, chiffre a peu près semblable à celui du sommet de la bulle immobilière. L'augmentation des taux de taxation on presque tout a fait ratiboiser l'impact des faibles taux d'intérêt et les prix plus bas des maisons individuelles. Les données sur les taxes de propriété comprends aussi bien les taxes résidentielles que commerciales mais plus des deux tiers des revenus fiscaux de la propriété viennent des foyers. Raison pour laquelle la classe moyenne compare sa révolte à celle des révolutionnaires américains qui jetèrent le thé de la Compagnie des Indes dans l'eau du port de Boston. La modeste richesse contenue dans les titres de propriété et la perspective de la retraite sont en situation de risque. Les activistes de La Tea Party sont des nouveaux venus en politique; Beaucoup ont vécu leur vie sans heurts avant que la crise ne s'installe sur leur paillasson. Beaucoup des causes différents peuvent mobiliser cette partie du spectre politique, mais les taxes les firent sortir de chez eux. A l'opposé, nous avons ceux qui dépendent de l'état. Tous ne sont pas pauvres. On montre que le gouvernement paie de très hauts salaires pour les travailleurs de la construction des projets fondés sur les crédits de relance que ceux qui prévalent sur le marché de l'emploi. La loi a édicté un salaire minimum inspiré par les syndicats et l'administration Obama paient de 30 à 60% plus que le prix du marché, en guise faveur à ses alliés syndicaux. La houle des budgets a créé un nouveau genre de pseudo classe moyenne, celle des ouvriers qui gagnent plus 100.000$ par an avec quelques heures supplémentaires. La générosité des pension d'état est devenue un scandale. En Californie, Plus de 6.000 retraités de la fonction publique reçoivent une pension supérieure à 100.000$ par an, la moitié sont des policiers, des pompiers et des gardiens de prison. Il a été calculé que les obligations légales de la nation en matière de pensions se montent à 2,8 trillions de dollars, au taux actuel du revenu sur investissement. Les syndicats de la fonction publique ont chevauché la bulle immobilière avec les propriétaires de maisons et les gouvernement locaux leur ont offert des concessions intenables sous formes de salaires, de pensions et de soins de santé. Leur pouvoir politique amalgamé à celui du pouvoir d'achat des états et des localités. Aujourd'hui, les syndicats de la fonction publique sont la colonne vertébrale du parti démocrate, ils en dirigent la propagande, équipent les bureaux de vote en personnel,en matériel et, le jour du vote, ils amènent les âmes voter à la ficelle. La perspective du défaut de solvabilité des états fédérés s'est élargie du fait du cout de l'argent. L'Europe a la Grèce, l'Irlande et le Portugal, Les États-Unis a 11 états dont le déficit dépasse les 16% du budget total. Les titres détenus par les états américains et les villes, n'ont jamais, dans l'histoire, jusqu'ici porter un tel risque, leur revenu n'est pas taxé par le gouvernement américain, ainsi le revenu taxé et indexé est de 28% inférieure à celui de valeurs trésuraires comparables. Après ajustement fiscal, le titre municipal à 20 ans payait tout juste 0,35% au dessus du bon du trésor, aujourd'hui, il en paie 2,3 de plus. A l'apex de la crise de la dette, début 2009, la distribution taxatoire ajoutée tournait autour des 4%. Les états américains doivent réduire leur déficit ou le marché refusera de les financer. Les gouvernements locaux et fédérés, tout en ayant épuisé leur base taxatoire ajoutée à l'augmentation continue des taxes de propriété malgré l'effondrement des prix de l'immobilier a gardé son marché plus déprimé que les conditions économiques ne l'indiquent. Plus de contributions portera moins de revenus, En fait, le gouvernement aurait à procéder à la taxation du capital privé en l'expropriant de facto ou de jure, Par exemple, en nationalisant les banques pour leur ordonner de prêter à des projets favorisés politiquement, comme c'était la mode dans les républiques bananières d'Amérique du sud. L'alternative est de renégocier les pensions et les assurances de santé déjà promises au secteur publiques. Dans les deux cas, les familles qui se voyaient en classe moyenne confortable et pensaient à une retraite confortable et sure, se retrouvent sur le bord du précipice. Pendant les années bulle de 1997 à 2007, quand l'Amérique importait six trillions de dollars, la conduite était facile. A l'époque, quand le monde entier débarquait en Amérique avec ses économies, des gens aux talents médiocres et aux habitudes de travail routinières, pouvaient s'offrir de grandes maisons, des vacances chères, et, (aux dépends du contribuable) des pensions généreuses. Les américains espéraient-ils vivre bien indéfiniment sur la largesse des investisseurs étrangers, c'est une question à poser à un psychiatre pas à un économiste. Cette classe moyenne exaspérée par la crise s'est transformée en mouvement politique, nommément, la Tea Party. Ce qui a effacé l'image des syndicats de la fonction publique en tant que défenseurs des causes progressistes tout en exposant les classes moyennes à une «aristocratie du travail» (incise marxienne) qui parasite le revenu publique. Les prémisses inhérents favorisent les républicains et pour beaucoup de démocrates, la dette est le petit nom de la rage taxatoire. C'est devenu le bouton rouge de nombreux démocrates. Cette élection se déroulera de façon plus mauvaise et désespérée, qu'aucune au cours du siècle passé. C'est un combat existentiel, une guerre de survie pour la classe moyenne américaine. Si les syndicats de le fonction publique viennent pour se battre, le parti démocrate de Barack Obama cessera d'exister sous sa forme présente.

(*) un trillion est égal à 10 exposant 12, 1 et 13 zéros, voilà déjà une bonne base de délire comptable

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20/10/2011

crise des produits dérivés

La crise des produits dérivés qui arrive pourrait détruire le système financier global tout entier

La plupart des gens n'ont pas en tête que la bourse est devenue un gigantesque casino financier Les grandes banques génèrent des dizaines de milliards de dollars par an sur les produits dérivés et personne, dans la profession, n'a envie que la fête se termine L'expression "produits dérivés" sonne compliquée et technique, mais elle n'est pas très difficile à comprendre. C'est simplement la façon élégante de dire qu'un pari a été posé A l'origine, ces paris étaient conçus pour équilibrer les risques marginaux, Mais la méthode a si bien prospéré, qu'elle est devenue une montagne spéculative comme le monde n'en avait jamais vu. Les estimations de la valeur notionnelle du marché mondial des produits dérivés vont de 600 trillions, c'est à dire 600x1018 dollars à 1,5 quadrillions c'est à dire 1,5x1024 ou 1,5x1.000.000 4 dollars. Si on garde à l'esprit que le produit domestique brut du monde entier tourne autour de 65 trillions, les produits dérivés font courir au système financier global un danger si grand que Warren Buffet les a qualifiés d' "armes financières de destructions massives". Pour l'instant, les pouvoirs financiers s'évertuent à garder le casino ouvert, mais inévitablement, tout ce désordre va s'effondrer sur lui-même en implosant. Quand cela arrivera, nous allons avoir à faire à une crise des produits dérivés qui pourrait réellement détruire le système financier global tout entier. La plupart des gens n'en parlent jamais parce qu'ils ne savent pas ce que c'est. Aidons-nous d'une paire de définitions. Chez Bloomberg, on les qualifie d'instruments financiers utilisés pour limiter les risques ou pour spéculer. Ils sont issus soit de réserves, de titres, de prêts, de devises et de matières premières soit liés à des évènements tels le climat ou les taux d'intérêt. Le mot clé est spéculation. Aujourd'hui, les gens de Wall Street spéculent sur à peu près n'importe quoi de tout ce que vous pourriez imaginer. L'explication d'Investopedia est la suivante : Une valeur dont le prix dépend ou dérive d'une ou de plusieurs ressources économiques. Le produit dérivé, lui-même n'est pas plus qu'un contrat entre deux ou plusieurs parties. Sa valeur est déterminée par les fluctuations des ressources sous-jacentes. Celles-Ci, comprennent des titres, des réserves, des matières premières, des biens négociables, des devises, des taux d'intérêt et des index de marché. Ils sont caractérisés, pour la plupart, par un haut potentiel de rentabilité. Au point ou nous en sommes, dans le monde financier, ils sont totalement hors de contrôle. On parie sur tout et les grandes banques en font des tonnes d'argent. Le système est entièrement dérégulé et dominé par les grandes banques internationales. Au cours des décades précédentes, le marché des produits dérivés a beaucoup grossi. Ce n'est pas grave quand les équilibres subsistent mais s'ils se rompent, nous pourrions assister à une réaction en chaîne de déconfitures financières qu'aucun gouvernement sur terre sera à même de contrer. Le volume d'argent que nous évoquons est absolument hallucinant, On peut estimer la valeur notionnelle du marché global des produits dérivés à 1,4 quadrillions soit 1,4x1024 dollars. Si on la met en perspective, la capitalisation totale des titres et obligations de la planète s'élève, grosso modo, à 36 trillions ou 36x1018 dollars. Si on procède de la même manière pour les titres, c'est plus ou moins 72 trillions ou 72x1018 dollars.

La valeur notionnelle des produits dérivés atteint 1,4 quadrillions ou 1,4x1024 dollars soit 40 fois le marché mondial des réserves, 10 fois la valeur de chaque titre et chaque obligationabbie.jpgsur la planète et 23 fois le produit domestique brut mondial. Si vous commencez à compter tout de suite un dollar par seconde, cela vous prendrait 32 millions d'années pour compter un quadrillion. Eh oui, les jeunes gens et les jeunes filles de Wall Street sont totalement et complètement hors de contrôle. Dans un article excellent sur les dérivés, Webster Tarpley décrit le rôle pivot qu'ils jouent maintenant dans le système financier global. Loin d'appartenir à des arcanes ou à une activité marginale, les dérivés financiers représentent l'activité principale de l'oligarchie financière de New York, de Londres, de Francfort et d'autres centres de l'argent.

Un effort concerté des politiciens et de la presse a permis de cacher et de camoufler le rôle central joué par la spéculation dérivative dans les désastres économiques de ces dernières années, Les journalistes et les relations publiques ont fait tout ce qu'il était possible de faire pour éviter ne fusse que de mentionner les produits dérivés, frappant des phrases telles que "produits toxiques", "instruments exotiques". La plupart des gens ne réalisent pas que ce sont les produits dérivés qui sont au centre de la crise de 2008. Ils seront aussi certainement au centre de la prochaine. Pour beaucoup, la sonnette d'alarme a résonné quand la banque nationale américaine a transféré ses investissements chez Merrill Lynch dans ses réserves.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Que le contribuable va payer.

Que l'exposition en produits dérivés des banques européennes d'investissement est actuellement tenue en brèche par les contribuables américains. La banque nationale américaine n'a obtenu aucune acceptation réglementaire pour faire çà, elle a agi à la requête des parties effrayées. Maintenant les responsables financiers américains se demandent si c'était une bonne idée mais elle vaut soulager les holdings bancaires sous forte pression. C'est un transfert de risques au contribuable fait par la banque sans contre partie légale, sans acceptation par les régulateurs institutionnels et sans la décision du public. Et vous n'en avez probablement jamais entendu parler dans la presse. Maintenant la valeur totale des tous les produits dérivés détenus par la Banque d'Amérique s'élève approximativement à 75 trillions de dollars. La valeur notionnelle de Morgan Chase en produits dérivés : autour de 79 trillions de dollars. C'est difficile, ne fusse que d'imaginer ces chiffres. Les banques les plus exposées, tout de suite, sont JPMorgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup, Wells Fargo et HSBC Bank USA. Morgan Stanley c'est encore pire.

Vous avez noté qu'il s'agit là des banques "trop grandes pour sombrer". Elles continuent à croître et à obtenir toujours plus de pouvoir. En 2002, les dix banques américaines les plus puissantes contrôlaient 55% de toutes les ressources bancaires américaines, Aujourd'hui elles en contrôlent 77%. Elles sont devenues si puissantes que si elles chutaient tout le système financier mondial imploserait. Si nous avions pensé bien apprendre notre leçon en 2008, nous aurions fait quelque chose à cet égard, mais, à la place, nous avons permis aux "trop grands pour tomber" de grandir plus que jamais. Et ils font, à peu près, ce qu'ils veulent. Il y a quelque temps, le New York Times publiait un article ayant pour titre " une élite bancaire à secrets mène le négoce des produits dérivés." Il illustre la main de fer que les grandes banques exercent dans les échanges de produits dérivés. En voici quelques extraits : " Le troisième mercredi de chaque mois, les neuf membres d'une société d'élite de Wall Street se réuni au centre de Manhattan. Ils partagent un but commun, protéger les intérêts des grandes banques dans le vaste marché des produits dérivés, un des champs les plus profitables et les plus controversés du monde financier. Ils partagent un secret commun, le détail de leurs rencontres, même leurs identités sont strictement confidentielles. Quelles sont les institutions représentées à ces congrès ? Si on en croit le New York Times, le banques suivantes sont impliquées : JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup.

Pourquoi sont-ce toujours les mêmes ?

Parce que, hélas, elles continuent à déverser un pactole dans les campagnes des politiciens qui les ont sortis de la crise de 2008, elles savent qu'ils feront de même la prochaine fois et que les pouvoirs publics continueront à couvrir tous les contrats dérivés qu'elles signeront. Mais c'est une erreur, la compagnie d'assurances AIG, en 2008, écrasée par la crise immobilière, était du mauvais coté des contrats dérivés. Si son rachat par le gouvernement fédéral n'avait pas eu lieu, Goldman Sachs et les autres se serait retrouvé avec un tas de papier sans valeur. Cà arrivera à nouveau mais à une bien plus grande échelle. Quand la banque est battue, tout le monde perd, les gouvernements du monde pourraient tout racheter. Si le sinistre est total pour les produits dérivés, il n'existe aucun gouvernement avec assez d'argent pour rafistoler les morceaux. Une crise horrible des produits dérivés est à venir, ce n'est qu'une question de temps. Soyez attentifs à n'importe quelle mention des locutions "produits dérivés" ou "crise des produits dérivés" dans la presse. Si la crise des produits dérivés arrive, tout tombera en morceau très rapidement.

 

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19/10/2011

L'incroyable spectacle du chien et du poney

Quelqu'un prend-il encore le couple Merkel-Sarkozy au sérieux ? La gestion perceptive n'est pas une solution

Depuis 18 mois, chaque fois que la réalité menace d'envahir l'Europe, Merkel et Sarkozy se précipitent sur la scène globale et répètent leur exhibition. Les médias à la botte déclarent que c'est un triomphe artistique et la solution de l'insolvabilité de l'Europe. Le fait est qu'on a vu ceci se répéter encore et encore est absent de la presse financière qui n'est jamais lasse de redire que la solution va mettre fin à la crise bancaire européenne ; quelques jours ou quelques mois plus tard, la réalité s'impose à nouveau, l'insolvabilité systémique remontre sa tête hideuse et voilà le duo dynamique du théâtre politiquesyd-on-benji_lg.jpg européen qui ressaute sur scène pour une autre démonstration infatigable de leurs clichés. Peu, parmi la presse institutionnelle s'arrête pour demander si le chien et le poney détiennent le pouvoir de recapitaliser sommairement les banques et de réaliser toutes leurs phrases grandioses. Et moins encore ose observer qu'ils peuvent tout aussi bien demander la séparation des mers, la situation est hors de leur contrôle et leurs mimiques sont toutes au service d'une gestion de la perception, c'est à dire nourrir l'illusion qu'ils détiennent un contrôle sensé sur la situation, ce n'est pas le cas, et qu'elle est gérable par une manipulation de la perception et ce ne l'est pas. Merkel et Sarkozy ont emprunté cette façon de faire directement au scénario à la réserve fédérale, c'est sa théorie ontologique fondatrice : la question, la réponse et le problème ne sont que des affaires de perception. Si ce prolétariat crasseux et les serfs de la dette ressentent que tout va bien, que la sûreté est présente, alors l'état providence mes a mis au lit sans drames. Ils recommenceront et continueront, dès lors et à nouveau, à dépenser et à emprunter sans soucis ni de la réalité ni du futur. C'est l'erreur fondamentale, l'économie globale n'est pas bâtie sur une culture, mais sur la réalité des prix, les bilans comptables et les déclarations de revenus, les vastes concentrations de richesse et de pouvoir, les déséquilibres systémiques précaires, l'exploitation brutale qui commandent à la mauvaise gestion de banques centrales politiques et manipulatrices. L'absurde théâtre de Sarkozy et Merkel sur le thème du plan B, n'est pas crédible, il est incroyable. Pour combien de temps encore le faon des médias financiers globaux va-t-il revenir sur cette même comédie idiote mise en scène par des amateurs hagards. Le jour ou l'audience sera finalement fatiguée du spectacle de foire de la troupe du chien et du poney, les solutions réelles consistant à effacer des milliards d'euros de crédits illusoires ou irrécupérables, le bris d'une euro-zone dysfonctionnelle pourra commencer.

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01/10/2011

La gériatrie allemande peut-elle sauver l'Europe ?

Alors que la Grèce fait du funambulisme sur le fil de sa dette, qui pourrait bien faire tomber les banques qui nous entourent et nous précipiter dans la panique, un consensus se construit autour de  la seule voie de sortie que nos génies imaginent :  raboter la dette grecque, lui faire une coupe structurée et compenser en fourguant des euro-obligations à la moitié de leur valeur faciale des titres grecs, garanti par la banque centrale européenne, ensuite, un nouveau grand plan de stabilisation européenne afin de recapitaliser à coups de trillions d'euros les banques européennes menacées comme celles du Portugal, de l'Espagne, de l'Irlande et de l'Italie en admettant que le privé fuit leurs titres. Une telle solution, quoi qu'il en soit, ne peut venir que de l'Allemagne, nation la plus riche d'Europe, et cela ne lui plait guère que de prêter de l'argent à des squelettes du club Med dont les états providences sont plus généreux que le sien. Politiquement, cela ne va pas être possible de cajoler ou de faire pression sur les Allemands très longtemps encore pour qu'ils soulagent l'euro-zone de la chute qui pourrait amener la dépression et faire disparaître l'Europe. L'autre raison pour elle  s'accrocher à cette démographie et à ce populisme de bonnets c'est, qu'à chaque nouvelle décade de ce siècle, l'Allemagne sera de moins en moins capable de soutenir son dynamisme, alors, vous comprenez, soutenir le continent ! Si on s'attache à observer les statistiques de population, on se rend compte que les gens qui sont censés ramener l'Europe à la solvabilité deviennent de plus en plus vieux et de moins en moins nombreux. En 2010 avec 82 millions d'allemands, 26% ont plus de 60 ans, 20% avec 65 ans ou plus et 5% sont âgés de 80 ans ou plus.. Faisons une incursion en 2050. Entre 2010 et le milieu du siècle, 12 millions d'allemands mourront et l'Allemagne sera une nation de 70 millions d'habitants ou l'age moyen sera passé de 44 à 51 ans et l'espérance de vie des allemands passera de 80 ans aujourd'hui à 84 ans. Ils vivront 4 ans de plus, certes mais cela signifie aussi 4 ans de plus en soins payés par un public qui lui-même rétrécit. Aux environs de 2050 les Allemands de plus de 60 ans passeront de 26 à 40% et ceux de plus de 65 ans de 20 à 32,5%. Quant à ceux de 80 ans et plus, ils passeront de 5 à 14% de la population. En 2050, un allemand sur trois auras plus de 65 ans et un sur sept plus que quatre-vingt. C'est un poids important pour les travailleurs dont le nombre se sera vu  réduit drastiquement. De plus, le pourcentage de femmes allemandes en age d'être gravide entre 15 et 46 ans sera tombé de 45 à 34%,  garantissant ainsi un déclin continu jusque la fin du siècle. Il n'y aura pas eu une seule année entre 1970 et 2050 durant laquelle l'Allemagne, ait approcher le taux de remplacement de 2,1% par femme. Au milieu du siècle, et pour 80 années consécutives, elle  aura connu une décroissance continue. Comme si cette nation prenait lentement congé du monde.  Tout en venant en aide au club Méditerranée, une force de travail allemande, qui ne cesse de rétrécir devra transporter une cohorte toujours grandissante des gens âgés et retraités tout comme en Europe du sud, percluse de dettes. Si on observe une nation comme la Grèce En 1950, près de la moitié de la population avait 24 ans ou moins. En 2050, moins de 25% aura 24 ans ou moins. Aujourd'hui un quart des grecs ont 60 ans ou plus ; en 2050, ils seront 38%. Et si maintenant, 4% des grecs ont 80 ans ou plus, dans quarante ans, ils auront triplé. L'Italie, peuplée de 60 millions d'habitants en perdront 3 millions sur 40 ans et les Italiens de plus de 65 ans, s'ils sont 20 % de nos jours, ils seront un tiers eu milieu du siècle. Ceux de plus de 80 ans passeront de 6 à 13% et leur espérance de vie augmentera de 4 ans. Aucune nation d'Europe n'a un taux de naissance suffisant pour remplacer les indigènes. Le partage se manifeste par une masse de travail en pleine régression et par une éligibilité toujours plus importante aux fonds garantis par l'état, aux soins de santé et à la sécurité sociale, secteurs en pleine croissance. Ce sont les Allemands qui mènent l'Europe vers des maisons de repos et les hospices. L'Europe a besoin de plus de jeunes pour maintenir le dynamisme du continent et maintenir les promesses faites à ses peuples. Au sud, les populations musulmanes du Maghreb et du moyen orient, en pleine explosion démographique, semblent prêtes à venir aider. La fin du mode ne s'exprime plus par la promesse de l'apocalypse mais par des couches culottes.         

13/04/2011

Israël vainqueur des révoltes arabes

Les victimes civiles sont la devise de la diplomatie du moyen-orient, La question militaire n'est pas de savoir si Israël peut battre ses opposants mais si la permission lui est octroyée. L' Iran et la Syrie ont fourni 50,000 missiles à Hezbollah, pour la plupart capables d'atteindre n'importe quelle cible en Israël avec précision. Beaucoup sont cachés sous les maisons, les écoles et les hôpitaux.

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