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05/02/2010

La mouche immortelle est fatiguée

Il y avait une mouche qui s'appellait Mathiass et elle était immortelle. La plupart des mouches ne vivent que quelques jours, Mais Mathiass s'était vue octroyé l'immortalité et pour longtemps, elle s'en trouva bien mais perdit son enthousiame après un certain temps. Elle avait, croyait-elle, perdu trop d'amis et son cœur était lourd. Elle avait cette sensation depuis longtemps et jusqu'à présent ne faisait pas le rapport, c'est çà, lourd, elle avait le cœur lourd. Si lourd, qu'elle croyait voler avec un piano ou un poèle. Elle est immortelle depuis 16 ans et elle a connu, peut-ètre, 1250 compagnes mouches, aujourd'hui disparues. Francisco, Davida, Gunther, Marc, toutes parties. Avec les années le rythme s'est ralenti. Après avoir perdu plus ou moins 600 amies, elle du passer plus de temps toute seule, étendit ses relations, elle ne pouvait plus endurer ce taux d'une morte par jour. Cindy, Jacques, Anna, Emir, tous partis. Mais qui, dans ces compagnons d'un jour, pouvait connaître son secret ? Personne ! Jamais ! La plupart des mouches ne savent meme pas qu'elles vont mourir, elles ne possèdent pas une telle perspective. Elles passent le ou les jours de leurs vies à voler, à atterrir sur des choses, à explorer les surfaces de verre  qu'elles peuvent trouver. On n'imagine pas l'exquise sensation d'antennes sur du verre. Finalement, elles trouvent un pot de fleurs ou un fond de jus d'orange qui trainait par-là, se retournent sur le ventre et c'est fait ! Et pour 16 ans, Mathiass a du voir ceci plus de 1000 fois, passant du choc, de la révulsion à l'empathie. Maintenant, elle est fatiguée, fatiguée de la vie, de la mort, de voir, de savoir et de respirer. C'est pourquoi, elle volera, un de ces jours, dans votre bouche ou votre nombril, c'est la seule façon d'en finir pour une mouche immortelle. S'il vous plait, accueillez la, pardonnez, aidez la a passer le seuil qui mène dans l'au-dela. Ne pas tousser ou macher.

Dave Eggers

 

10:31 Écrit par walloween dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mouche, fatigue, histoire courte |  Facebook

01/10/2009

Le Symbole Perdu par Dan Brown

Le Symbole Perdu par Dan Brown
Si ce n’était pour les machinations barbares du vilain, autre carcasse mortifiée et unidimensionnelle qui vous donnent des frissons dans la moelle épinière ou la conspiration genre enjeu oedipien. Non, le plus terrifiant à propos  du Symbole Perdu est que Brown n’a pas flanché quand le Vatican a condamné le Code Da Vinci et à protester  contre le tournage du film Anges et Démons à Rome, à le croire, clairement hanté par la secte puissante et secrète des Maçons.
Son livre ressemble à une tentative désespérée de s’intégrer à la Maçonnerie plutôt qu’à une interprétation des étranges rites et symboles qui illuminent comme dans –illuminati!- comment le club ultime et privé de la bande des garçons a conspiré pour donner forme à la capitale de la nation et à la civilisation occidentale depuis que Georges Washington inaugura la pierre d'angle de l’immeuble du Capitole avec le rituel et  vêtu du costume de Maçon complet avec un délicieux petit tablier de satin  assorti. Si les Maçons intimident plus que le Vatican, Si Brown et devenu une part de leur rideau de fumée sémiotique, alors, tout ce que je peux dire c’est : que Dieu nous aide tous !
Pendant ses cinq ans de recherche, a-t-il commencé à croire ces histoires sensationnelles qui racontent que les Maçons vous coupent le cou quand vous révélez leurs secrets, a-t-il découvert que les Maçons ne sont pas seulement des vieux mecs dans un drôle de costume qui profitent d’une bonne soirée loin de leurs femmes ? Pourraient-ils vraiment être comme se le demandait un documentaire récent de Channel Discovery des  conspirateurs athées liés par un pacte de mort qui infiltrent les institutions et mènent le monde ?
A-t-il décrypté les documents codés enfermés dans un coffre de la CIA, fondée par un ancien Maçon, Harry Truman. Et  ces légendes sauvages étaient-elles vrai ?, que Jack l’éventreur était Maçon et que son identité fut couverte par le commissaire, Maçon lui-même ? Que Salieri et d’autres assassinèrent Mozart après qu’il révéla quelques-uns uns des secrets maçonniques dans dans la Flûte Enchantée ?
En s’intéressant plus avant aux excavations de Brown sur le pouvoir mystique de Washington, les anciens portails, les passages secrets et les mondes d’ombre. Pour les natifs qui ont aimé ces monuments depuis leur enfance, le temple du Rite Écossais avec ses deux sphinx, seizième rue, le Capitole brillamment éclairé, peuvent se montrer curieux d’en savoir plus sur ces vénérables temples de marbre et enfin accéder à la sagesse secrète des âges. Ils  s'entendraient rapidement avec Robert Langdon, pseudo de l’auteur, traître en tweed et éviteraient l’ennui de penser  que le symbologiste de Harward porte encore sa montre Mickey Mouse, qu’il moût à la main ses grains de café de Sumatra et refuse de comprendre quand une mignonne  avec un cerveau se matérialise pour l’aider à démêler les secrets anciens.
Le personnage de Katherine Solomon, mince, aux yeux gris experte en sciences  noétiques, l’étude « des potentialités inexploitées de l’esprit humain ». Brown voudrait peut-être aussi explorer les potentiels inexplorés du corps humain, depuis que l'héroïne a la cinquantaine, ce qui a du sûrement faire sursauter les cocktails dans les bureaux de Hollywood, quelques années plus âgée que Langdon, sans doute allusion à son épouse et muse, Blythe, qui a douze ans de plus  que lui et l'aida à rédiger 187 hommes à éviter : Un Guide de Survie pour les Femmes frustrée de leur romantisme.
Les émotions sont le genre de choses que Brown semble avoir de la difficulté à déchiffrer. Ses scènes de sexe sont cryptées, Katherine et Langdon agissent en camarades puisqu’elle sait même le poids des âmes, leurs scènes de sexe les plus torrides s’expriment par un regard ou une expression amicale de Robert.
Les nouvelles de Brown semblent évidemment inspirées par Indiana Jones et les Conquérants de l’Arche Perdue. Mais il ne peut qu’imiter la narration galopante et la fascination des archétypes mythologiques, pyramides, saint graals, carte du trésor et codes secrets, Il n’accède pas au coté sexy et ludique de l’héritage Spielberg-Lucas.
Ses métaphores se répandent sur la page. Inoue Sato, un fonctionnaire des renseignements enquête sur une main sans corps portant une bague maçonnique et les tatouages iconiques qu’on peut voir dans la rotonde du Capitole, naviguait dans les eaux profondes de la CIA comme un leviathan émergeant seulement pour dévorer sa proie ou alors, çà la frappa de plein fouet ou la révélation s’écrasa sur Langdon comme une vague. Et juste au moment ou le héros pense qu’il peut retourner dans l’eau sans danger, une autre mauvaise métaphore l’emmène comme une vague : Maintenant, sa tête lui faisait mal comme un torrent tumultueux de pensées intimes connectées.
On peut pratiquement entendre la musique féerique d’un orgue si Mal’akh, le vilain de la fable, aux yeux qui brillent d’une férocité animale, apparaît parfois parodie d’un mauvais de Bond : tu n’es qu’une toute petite pièce dans une grande machine ou de Woody Allen :  le corps soupire quand le corps soupire. Brown n’en garnit pas moins l’ouvrage de ces expressions : revêtu seulement d’un pagne entourant ses fesses et son organe sexuel au repos, Mal’akh commença ses préparations, et  Pendu en dessous de l’arche, son organe, massif portait les symboles tatoués de sa destinée. Dans une autre vie, ce lourd axe de chair était sa source de plaisir charnel. Mais plus maintenant. Brown a toujours écrit des scénarii déguisés en nouvelles, mais maintenant il coule aussi dans le bronze. Warren Bellamy, L’architecte maçonnique du Capitole, est décrit comme un ancien afro-américain, aux cheveux coupés de près, énonçant ses mots avec une précision croquante : Bellamy était léger et détendu érigé droit, le regard percant exprimant la confiance d’un homme qui contrôle ce qui l’environne. On dirait Dieudonné qui téléphone à Thierry Lhermitte. Le caractère de Bellamy offre à Brown une autre opportunité pour faire mousser le Maçon, quand l’architecte dit à Langdon : l’art de la franc-maconnerie, m’a donné un profond respect pour ce qui transcende la compréhension humaine. J’ai appris à ne jamais me fermer l’esprit à une idée simplement parce qu’elle serait miraculeuse.
L’auteur est devenu riche et fameux sans jamais atteindre la subtilité. Un caractère ne plonge pas seulement dans le noir, encore doit-il être d’encre. Un caractère n’écoute jamais en état de choc mais bien doublement choqué.
Et considérez ce monologue intérieur bancal du chef de la police du Capitole : Le Chef Anderson se demandait ou tout cela finirait. Une main dans la Rotonde ? Un mausolée, un mort, dans ma cave ? Des gravures bizarres sur une pyramide de pierre. Soudainement, son petit jeu avec les Redskins sembla perdre toute signification.
Tout le monde a entendu dire que dans le temps les Maçons n’étaient pas les bienvenus chez les Catholiques et qu’ils étaient considéres comme étant tellement anti-catholiques que ceux d’entre eux qui les rejoindraient se verraient excommuniés. Aujourd’hui, les désaveux de l'Église ont mis la sourdine eux toujours si exclusifs quand il s’agit de rites secrets, de rituels de sang et d’exclusion des femmes. Mais Langdon suggère aux étudiants de Harward que les Maçons sont d’une ouverture d’esprit rafraîchissante et ne pratiquent aucune sorte de discrimination. A un étudiant qui proteste que la Maçonnerie à l’air d’un culte fantomatique, Langdon répond que c’est un système moral et il note :  La Franc-maçonnerie n’est pas  une société secrète, c’est une société avec des secrets. Il débusque des histoires de pères fondateurs, supposés introduire un pentacle satanique et le compas et le carré  des Maçons dans le dessin des rues de la capitale en rajoutant que si on dessine suffisamment de lignes d’intersection sur une carte, vous allez trouver toutes sortes de formes. Les Maçons sont représentés par la personnalité attrayante de Peter Solomon, frère aîné de Katherine, bel homme, riche historien et philanthrope qui dirige le Smithsonian Institute et inspira au jeune  Langdon son intérêt pour les symboles.
Dans une interview, Brown a dit avoir été tenté de rejoindre les Maçons, appelant leur philosophie Une belle étape pour la spiritualité humaine.  Dans le prochain opus, on verra probablement, Langdon revêtu d’un fez de pèlerin avec un châle Burberry et un tweed de chez Rampon.
Dans ce livre, l’aide de Langdon permet d'empêcher le vilain de publier une  vidéo sur YouTube, qu’il a enregistré secrètement pendant ses rites d’initiation maçonnique. Le gagoulé boit, dans un crane, des vins rouge sang avec une dague pressée sur sa poitrine nue ; il doit prendre part au procès-verbal de son propre meurtre, il y avait des coups simulés sur sa tète, y compris l’empreinte d’un marteau rituel, on y entendait une référence biblique au sacrifice humain, la soumission d’Abraham à l’Etre Suprême, au sacrifice d’Isaac, son premier né.
Ce sont, en partie des avertissements pour ceux qui laissent sourdre les secrets de l’ordre, avertissements que Dan Brown a clairement pris à cœur. Langdon pouvait dire d’avance que la  vidéo était une pièce de propagande injuste, écrit Brown, ajoutant que le symbologue pense pour lui-même que la vérité sera indécice, comme toujours dans la Franc-maçonnerie.
Brown ne  donne pas ce qu’on attend, des tuyaux sur qui sont les Maçons chez les politiciens d’aujourd’hui et sur quelle usine à gaz ils fonctionnent. On a laissé le travail à Eamon Javers de Politico, qui a mis à jour une liste des Franc-maçons au Congrès qui se lit comme une vaste conspiration de droite.  Joe “Vous mentez!” Wilson est un membre de la loge Sinclair de Washington. Le député Eric Cantor de Virginie, président de la minorité de la Chambre, qui essaie de suffoquer le plan santé d’Obama est un membre de la loge de Richmond tput comme son père et son oncle. Charles E. Grassley de l’Iowa, qui proteste contre le plan supposé d’élimination des vieux, pressa Javers en lui disant   : Ne nous jugez pas par les drôles de chapeaux que nous portons. Comble d’humiliation, le président Obama a quitté soudainement la Maison Blanche, un soir, récemment et se rendit au Monument Washington, dans l’obélisque qui figure dans le climax de Brown, y resta 20 minutes. Si on ajoute les 13 minutes probablement nécessaires pour atteindre la limousine, s’y faire conduire jusqu’à la Maison Blanche et retourner à sa résidence, vous obtenez le nombre maçonnique magique de 33.
Finalement comme dans le  Code  Da Vinci, Il n’y a pas de rachat. Brown devrait arrêter de se soucier de pyramides non terminées et se préoccuper de nouvelles inachevées.  Spielberg et Lucas nous donnèrent, au moins, un arc et des tourbillons, des humains qui se dissolvent. Ainsi on n’obtient aucune ancienne sagesse qui changera profondément le monde tel que nous le connaissons, tout juste un lot de pudding New Age sur que comment qu’on est les dieux que nous attendions, je vous épargne la lutte père fils pour la domination globale, on en a déjà eu assez avec les Bush
On s’en fout, hein Dan !

04/06/2009

plaire à mort

Certaines personnes pensent que cinq jours à Maui sont une période de vacances. Elles se tromperaient. Le jour, quant l'avocat Storm Kayama arrive à Kahului pour aider Lara Farrell pour l'ouverture de sa nouvelle boutique de plongée, quelqu'un a bombardé un restaurant. Puis tout a dégénéré.

Certains prédateurs s'attardent au paradis, et ils ne sont pas tous cachés dans les eaux azur. Lorsqu'un des employés de Lara tua une de ses filles avant de se suicider. Storm a commencé à se poser des questions et à faire des découvertes que Lara n'aurait jamais voulu connaître.

" Les hommes les aiment très jeunes, vous savez. Ils appellent çà vendre du printemps, dit le gérant de Lara à Storm. Le regard de Stella vacilla vers la mince Keiko qui réapprovisionne les tiroirs de fichiers.

" Comment en avez-vous débarrasser Keiko? " Murmure Storm. Il ne le demandait seulement pour Keiko, et Stella le savait.

Storm, recoupant des informations sur les femmes terrifiées, trouve que les faits pointent sur le sombre Yakuza, un des cultes criminel le plus efficace du monde. A leur aise, dans les diverses cultures insulaires, les tentacules du groupe enserrent les entreprises locales, immobilières et politiques.

Storm se trouve face à un ennemi mortel et sans visage, dans un endroit où l'élimination de la victime est aussi facile que de la jeter dans les eaux infestées de requins. Mais qui chasse ? Storm est pris dans une lutte à mort et commence à réaliser que survivre ne signifie pas toujours rester vivant. Pour certains, les fantômes du passé peuvent être plus douloureux que l'angoisse du présent...

21:51 Écrit par walloween dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maui |  Facebook