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Histoire - Page 4

  • Mœurs et coutumes de l'Angleterre saxonne

    L'éducation consiste principalement à l'apprentissage d'un peu de latin mais on passait bien vite aux exercices athlétiques, Les fils de nobles servent à la cour du roi comme pages et entreprennent même quelques occupations mineures. Le sport c'est à dire la chasse au cerf, sanglier, blaireau, loup etc... occupe beaucoup l'attention ainsi que la chasse au faucon et à l'épervier entraînés à la capture de proies en vol. Les chiens d'Angleterre possèdent la meilleure des réputation. Comme armes de jet, on utilise non seulement l'arc et la flèche mais aussi la lance et les pierres, un vieux croquis montre trois oiseaux touchés simultanément par un caillou. Le Roi Alfred se trouve mené à cultiver la lecture mais il apparaît que ses frères ne parviennent pas à acquérir ce genre de connaissance. Il est évident que la culture littéraire ne s'étend qu'à très peu de monde excepté les moines. Les amusements communs, «  l’appât aux ours », la danse de l'ours, la musique et la danse, les chants de joie, la jonglerie, la bouffonnerie , les foires, les veillées et les fêtes de mariage. Ces festivités se prolongent pour plusieurs jours, un mariage se célèbre par une semaine entière de débauche tandis que les invités rivalisent à qui boira le plus d'hydromel. C'est lors d'une de ces occasions que le Roi Edmond est assassiné par le hors-la-loi Leof qui tire avantage de l'ivresse des serviteurs du Roi (946) ainsi aussi meurt Hardicanute (1042). Edgard cherche à restreindre ce vice en ordonnant que les coupes soient marquées par des lignes horizontales indiquant la taille de la gorgée à ne pas dépasser. Les textes du temps indiquent aussi la nécessité de réduire les rivalités entre les institutions monastiques. Les veillées et foires trouvent leurs origines dans les jeux célébrés lors des jours chômés ou les gens se rendaient par plaisir et pour y régler leurs affaires. Les Saxons sont réputés pour leur hospitalité; ils observent les coutumes particulières de l'est ainsi d'offrir de l'eau à l'entrée du visiteur dans la demeure, ils offrent aussi, parfois, des bains chauds. Il est curieux de constater que les soldats danois recrutés par les Saxons comme mercenaires à l'époque d'Ethelred II sont accusés d'actes de violence et de luxure parce qu'ils « se peignent les cheveux une fois jour, se baignent une fois par semaine et changent de vêtements fréquemment. » faits constatés comme provocation qui mène à leur massacre (1002). On donne le bain froid comme punition chez les Saxons car leurs amour de l'eau n'est pas excessif. Ils se lèvent très tôt, on dit qu'ils prennent leurs repas à 9 heures, à 3 heures et au coucher du soleil ? Le denier nommé livrée est généralement servi dans la chambre à coucher. Les ustensiles de cuisine consistent en récipients de cuir, pour bouillir l'eau, fabriqués par le sceo-wyrtha ou cordonnier, en chaudrons mis au feu sur un trépied et en fours de cuisson. La viande rôtie est servie sur une broche à chaque convive qui peut en découper autant qu'il en veut. Les maisons n'ont qu'un étage, la salle commune est la pièce principale ; Á l'heure du repas, elle devient un lieu de loisir public ou les voyageurs et autres peuvent avoir accès. L'invité est censé s'annoncer aux domestiques par un coup de trombe qui sert de sonnette ou de marteau de porte postée dans une partie visible de l'entrée. Si il porte une arme, il la dépose près de la porte avec ses vêtements de voyage avant de se présenter dans le corridor et se trouvait confiné dans la partie basse de la pièce principale attendant qu'on lui accorde une place accordement à son rang soit par terre soit sur la plate-forme. Les personnages d'un rang supérieur sont accueillis par l’hôte dans l'entrée et traités avec beaucoup de cérémonie. Une multitude de mendiants et d'oisifs encombrent les prémisses en dardant des regards concupiscents pas très contents d'attendre leur tour jusque la fin du repas pour nettoyer les restes. Parfois ils saisissent violemment la viande que portent les serviteurs. Il devient nécessaire de brider cette foule sans règles. Pour maintenir l'ordre, des gardiens, dotés de solides gourdins, sont postés dans l'entrée. Les murs de la salle sont garnis de trophées de chasse et de guerre, des massages des plus beaux gibiers, d'étendards, de boucliers et d'armes ramassées sur le champ de bataille. Venant de la salle, le coin des dames, en général, la chambre privée de la gente féminine de la famille. Il semble que les hommes dorment, couchés dans la salle, comme des soldats au bivouac, couchés sur le sol. L'estime dans laquelle se trouve tenue les femmes contribue de manière décisive à l'élévation des mœurs anglo-saxonnes. Elles sont présentes au début des repas, bien que les tables soient grossièrement taillées, les raffinement des couverts et des étoffes s'y trouvent observés et s'étendent aussi jusqu'au flanc des invités Elles excellent à de nombreuses activités viriles sans négliger leurs devoirs domestiques tout en trouvant le temps d'étudier, principalement les écritures saintes, les historiens latins, la poésie, la musique en plus de filer, de tisser, de broder et d'enfiler des perles. Il semble que même les femmes les plus pauvres ne sont réduites aux travaux des champs ou à des taches dégradantes. Les femmes enflamment l'esprit de leurs chefs pour des entreprises martiales, viennent en aide aux vaincus et veillent attentivement aux blessés et aux mourants avec l'avantage d'une connaissance considérable de l'art de guérir. Même à l'époque britonne, des exemples de reines braves et audacieuses, telle Boadicée qui refuse d'incarner une source d'inspiration pour les chansons ou de se trouver l'objet d'une admiration galante. Seaxburgha maintient son autorité de reine après le décès de son mari Conwealth. Ethelburga, la Reine des Ina est célèbre pour avoir mis fin à une insurrection, capturer une forteresse, durant l'absence de son mari. Les reines sont couronnées et sont assisses dans le Witenagemot (assemblée de justice) ou restent aussi d'autres dames de haut rang. Les Dames sont aussi présentes au Shiregemot (assemblée du comtat). Elles peuvent y exercer une influence avec succès, comme le montre l'exemple de Bertha, qui prévaut, avec Ethelbert de Kent , pour la reconnaissance et l'établissement du christianisme aussi dans l'Essex, la Mercie, la Nordtumbrie et l'Angleterre de l'est. Les deux rois les plus distingués, Alfred et Athelsan devaient entièrement leur culture à leurs mères, Osburge et Ethelfleda. D'influentes alliances matrimoniales contribuent à ce sentiment de respect. Les quatre filles d'Athelsan épousent des princes considérables. L'un d'entre eux, Hugues Capet établit la dynastie capétienne en France, une autre, Othon le Grand, Empereur d'Allemagne. Mais ce qui crée plus qu'autre chose leur suprématie, c'est la pureté et la dignité chrétienne de leur vie. Généralement dévotes et vierges vertueuses, épouses fidèles attentives aux sollicitations domestiques. Les mariages se contractent ou se dissolvent au bon plaisir des parties sans autres contraintes et La sainteté du mariage, jalousement préservées d'influences extérieures par des lois sévères. Une loi d'Alfred punit d'une amende et d’épousailles obligées, un homme qui déçoit par de fausses promesses de mariage une femme non fiancée. Les femmes possèdent le droit de propriété que ce soit en terres, en châteaux ou en esclaves. Les seules transactions à caractère pécuniaire des propriétés relatives aux fiançailles demandent compensation si le mariage n'est pas consommé. Ce pouvoir, à lui seul, contribue largement à une déférence respectueuse. La tare principale de la période se manifeste par le commerce d'esclaves librement pratiqué. Un père, pauvre, peut vendre ses enfants. Le Pape Grégoire note l'existence de ces enfants sur un marché romain. En 668, une loi limite la période de servitude à sept ans. Plus tard, la vente d'esclaves à des juifs ou à des païens est interdite. Ensuite, il est indiqué que seuls les criminels peuvent se vendre en dehors du pays. Même à l'époque de Guillaume de Malmesbury, au douzième siècle, la coutume de vendre des relations proches continue à prévaloir dans la Nordthumbrie. Dans l'histoire de son temps rédigée par Wulfstan, l'Évêque de Worcester raconte comment il stigmatise les habitants de Bristol pur ce trafic avec l'Irlande. Les voyagent s'entreprennent avec beaucoup de précautions, car, entre les bandits de grand chemin infestant les forêts et les seigneurs guerriers locaux qui arrêtent ceux qui se trouvent les chemins sur ses terres comme des voleurs s'ils ne préviennent de leur présence par des cris ou des sons d'oliphan. La sécurité n'existait qu'en compagnie. Un voleur, attrapé, est mis à mort sans autre évidence si ses amis ou son maître ne viennent pas le secourir. Sous le règne d'Ethelred, on paye beaucoup d'attention aux règles commerciales tout comme à la taxation des importations et des exportations. Des navires de commerce arrivent de Rouen amenant du vin et du poisson mais aussi de Flandre, de Normandie, de Liège et de France. Le bateau est taxé à un demi- sous et à un sous si il porte une voile. Les Flamands exportent probablement de la laine et ramènent des vêtements dont ils sont les principaux producteurs. On parle peu d'exportation durant cette période, à l'exception des bijoux d'or et d'argent qui semblent abondants et finement travaillés. A une époque aussi ancienne que le huitième siècle, au temps d'Offa, Charlemagne écrit pour se plaindre des pèlerins professionnels de la terre sainte qui passent sur son territoire et qui abusent des exemptions accordées aux pèlerins, pour faire de la contrebande en Europe sans être taxés. Athelsan stimule le commerce en ennoblissant les marchands les plus chanceux.



    Source: Reed's manual of systematic history,Jarrold & Sons, 12 Paternoster Row, London 1871











  • Guy Fawkes

    Guy Fawkes aka Guido Fawkes (13 avril 1570 – 31 janvier 1606) anglais catholique de province, officier espagnol, spécialement engagé par les Jésuites afin de  réaliser la Conspiration des Poudres en 1605. Il fut livré à la torture  pour lui faire révéler les noms de ses associés.

    En prenant les armes pour se défendre, ils avouèrent. Fawkes fut exécuté en compagnie de nombreux complices. Il adopta le nom de Guido à l’époque ou il combattait pour les espagnols dans les Pays-Bas. Il sauta de l’échafaud et se cassa les cou ce qui lui évita l’agonie longue

    et douloureuse de la roue et du démembrement. Fawkes devint le synonyme de la Conspiration des Poudres et de son échec.  Chaque année depuis le 5 novembre 1605, l’Angleterre commémore cet évènement. Guy Fawkes est brulé en effigie dans un feu de joie généralement accompagné d’un feu d’artifice.


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  • Le Pape et la Chine

    François I est un Jésuite, comme François Xavier, le missionnaire qui prit part aux efforts presque réussis de conversion de la Chine, qui est aujourd’hui la seul ouverture véritable pour perpétuer son expansion en Asie. Peur-être que François I et le Président Xi Jinping, élus a quelques heures l’un de l’autre trouverons un point d’entente afin de réduire le manque de confiance entre Beijing et le Saint-Siège.

     

    Le noms des Papes est une déclaration d’intention du gouvernement de l’Eglise Catholique et ce n’est pas par hasard si le nouveau pontife a choisi de s’appeler François, le nom du saint d'Assise au douzième siècle mais aussi celui du grand Jésuite François Xavier qui partit en mission en Asie et  en Chine au seizième siècle? C’est lui qui envoya en Chine le fameux missionnaire Matteo Ricci, le seul homme qui parvint presque à convertie le Chine, si ses effort n’avaient pas été contrariés par Rome.

     

    Le Chine, concernés par le concept de pouvoir d’influence paye une grande attention à l’Eglise puisqu’elle est l’ authentique “armée du Pape” Le Catholicisme Romain est la religion la plus importante au monde et possède, de loin, l’appareil spirituel le plus influent. Chaque semaine, les 1,3 milliards de baptisée catholiques ( population égale à celle de la Chine) répètent le rite d’adhésion à leur foi et à leur église en assistant à la messe. Le Vatican peut aussi compter sur des millions de volontaires, des centaines de millier de prêtres, de diacres et d’officiels de genres variés ainsi que des milliers d’Évêques dans tout les coins de la planète.

     

    Le Pape exerce une influence sur des centaines de millions de protestant et sur un petit nombre significatif de Chrétiens Orthodoxes, bien qu’il aient été élevés et qu’ils ont grandi dans la méfiance à l’égard de Rome. Il impose aussi le respect aux pays musulmans divisé en milliers de mosquées et de mollahs, on peu estimer que son empan s’étend sur 1,5 milliards de suiveurs. Naturellement, aujourd’hui plus que jamais, craignant les signes nombreux, directs et indirects de rupture et de schismes,pas seulement sur des questions de théologie. Ce sont des questions spirituelles mais aussi tout à fait pratiques et le Saint Siège est prévenu des deux éléments.

     

    Après tout, c’est une religion qui s’est appliquée é recueillir les dépouilles de la dernière phase de l’Empire Romain en le sacralisant. Beijing connait l’étendue de son pouvoir. Et paradoxalement, les nombreux problèmes globaux de l’Eglise Catholique amène le Vatican a s’intéresser davantage à la Chine, comme nous allons le voir.

     

    Le premier gros problème qui pèse sur la primature  qui commence, c’est la pédophilie. C’est une question profonde liée à la moralité et qui met en jeu l’ensemble de la crédibilité du travail d’évangélisation, mais surtout à des soucis  financiers bien terrestres. l’Eglise Américaine, la plus assiégée par les allégations, fournit plus ou moins 40% des fonds pour le Vatican, alors qu’elle n’est la patrie de moins de 5% de l’ensemble des Catholiques.

     

    Dans les années récentes, l’administration de Barack Obama a menacé de supprimer les limites de temps imparties pour poursuivre pénalement les paroisses et les diocèses coupables de couvrir les mauvais traitements aux enfants. En fait, dans le cas d’allégations de harassement sexuel, le diocèse a toujours choisi de payer le prix nécessaire afin d’éviter des procès publics qui pourraient humilier l’Eglise.

     

    Si ces limites temporelles sont supprimées, les victimes entre la fin des années soixante jusqu’en l’an 2.000 pourraient virtuellement impliquer tous les diocèses américains et causer la banqueroute physique et spirituelle du Catholicisme aux Etats-Unis? Les Catholiques n’auraient plus d’églises ou prier et ne paieraient plus un dollar à Rome, préparant ainsi la ruine de l’Eglise Catholique dans le monde entier. Aujourd’hui, comme jamais auparavant, la question des déviances sexuelles à donner à l’administration américaine des moyens de pression sans précédent.. La crise est similaire en Europe, ou les églises sont vides, donc privées de collectes, contrairement à l’Amérique ou les églises sont encore pleines.

     

    Pour échapper à ce chantage aussi vite que possible, l’Eglise doit développer des “marchés alternatifs”, Ce qui est un défi, sur le court comme sur le long terme. L’Afrique, l’Amérique Latine et l’Asie en particulier. L’Amérique, avec ses nombreuses colonies des ultra-catholiques Espagne et Portugal, est infiltrée par les Evangélistes, qui opèrent beaucoup de conversions dans des régions, qui furent, jadis, la chasse gardée des Catholiques. Pour certains Catholiques, cette évangélisation est l’autre face de l’ancienne conspiration des Protestants Américains pour enflammer la controverse des comportements inappropriés et ainsi réduire le troupeau catholique globalement. Dans ce cas, moins de fidèles se traduit par moins d’argent.

     

    Les choses vont un petit peu mieux en Afrique sub-saharienne, continent ou le Catholicisme croit le plus rapidement, avec plus de 170 millions de membres. Mais même ici, les problèmes sont énormes, Les contributions de l’Afrique, pauvre aujourd’hui et dans un futur prévisible,est loin de pouvoir remplacer la baisse des donations américaines et européennes. De plus, l’Eglise, en Afrique, qui a essaimé dans des régions profondément animistes, se retrouve aussi avec tout un éventail de problèmes, de prêtres souvent pariés avec des enfants et de genre de prêtres sorciers.

     

    Les relations avec le monde musulman sont meilleurs qu’elles ne l’ont été depuis les siècles passés. Il n’y a pas d’opposition frontale ne de guerre sainte. Néanmoins, les Chrétiens sont souvent dérangés dans leurs pratiques presque jusqu’au nettoyage religieux. Pendant que  riches cheiks et mollahs financent des mosquées en Europe et aux Etats-Unis, faisant de nouveaux adeptes, aidant les immigrants en Europe comme en Amérique et répandant des vues islamiques dans des régions jusque là exclusivement chrétiennes.Que faire avec ce défi duel de l’Islam est une question pressante pour Rome. Ce qui nous ramène à l’Asie, ou les problèmes se posent aussi à court et à long terme? Les économies asiatiques fonctionnent mieux que partout ailleurs, 60% de la population planétaire vivent dans la région et produira bientôt la plupart de la richesse de la planète. la présence des Catholiques en Asie, mise à mal dans les autres parties du monde, pourrait signifier la différence entre rester significative et glisser vers un rapide déclin.en Asie, l’Eglise est faible et doit faire face à des oppositions plus importantes qu’ailleurs sous le forme de l’Hindouisme, de l’Islam, du Bouddhisme. D'autant plus que les gouvernements locaux n’expriment aucune réelle révérence au trône de Pierre. Les Chiffres sont beaucoup plus bas, moins de 5% des populations locales, proportion faussée par le fait que la moitié des Catholiques asiatiques se trouvent déjà aux Philippines, Sans sa contribution le pourcentage tomberait à 2%.

     

    Sur le continent, d’après Yan Kin Sheung Chiaretto dans la revue Chine et Perspectives pour une Nouvelle Evangélisation, il est difficile de faire des plans pour pour mettre en œuvre un programme rapide d’évangélisation. La seule ouverture est la Chine, en dépit des proclamations officielles, elles laisse plus de libertés religieuses qu’autre part, Le Bouddhisme y est très faible et les Chinois ont faim de nouvelles religions. Les Protestant l’ont prouvé puisque sans effort spécial, ils ont capturé environ 10% de la population en une décade.  Par ailleurs, les Catholiques ne représente certainement moins qu’1% peut-être 0,5 et ce nombre est très divisé. La Chine est la seconde économie mondiale, n’a pas de problèmes avec les inconduites sexuelles, mais elle est concernée par un monde musulman similaire à celui de l’Eglise, et c’est peut-être une solution réelle pour l’avenir indéfini du Catholicisme. La chine a besoin de comprendre le monde et d’être comprise par les étrangers. Rome, pourrait se créer un rôle sans égal en intégrant ce vaste pays dans un monde dominé par les Etats-Unis et l’Europe, En un mot, sans la Chine, l’Eglise doit se défendre de tout part et verrait ses problèmes se multiplier.

     

    Pour l’Eglise, jadis la ligne de défense générale se trouvait à Lépante, maintenant, elle est à Beijing. Sans Rome, la Chine est moins bien perçue parmi les autres nations. Ce qui pourrait créer un tandem. Mais les grands motifs fonctionnent rarement quand l’attention se portent sur des petits détails et la foule des détails est souvent considérée théologiquement comme l’œuvré du diable, un œuvre de séparation.

     

    Peut-être que le premier Jésuite à accéder à la fonction sera à même de combler le fossé et que le nouveau Président Xi Ping, élu quelques heures avant le Pape, verrait dans la coïncidence le yuanfen, la destinée, menant les deux parties cote à cote.

     

     

     

     

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  • Les secrets de Bergoglio et de Massera

     

    Jorge Mario Bergoglio, cardinal de Buenos Aires fait nommer l'Amiral Cero comme docteur honoris causa.

    Au fond de la vaste atmosphère de la cathédrale métropolitaine, au-dessous d'une grande tapisserie de la Vierge, le cardinal hermétique Jorge Mario Bergoglio se réfugie dans le silence. Il ne prie pas et ne donne pas de messe : il fait une déclaration comme témoin de la grande cause de l' Esma (Ecole Supérieure Militaire de l'Aviation). Le déclarant s'est abrité derrière ses droits écclésiastiques pour éviter l' estrade de Commodore Py, parce que les juges du Tribunal Oral Fédéral Numéro 5 ont dû se déplacer ce lundi à la Cathédrale pour écouter pendant quatre heures les réponses évasives du grand référant de l'Église argentine.

    Il ne s'agit pas de révéler de mystère de la foi, mais d'expliquer devant la justice terrestre un secret inavouable : le chapelet invisible qui a uni les propriétaires ténébreux de la vie et de la mort dans les cachots de l'Esma : l'amiral Emilio Eduardo Massera.

    Le hasard l'a joué mauvaise l'année passée au cardinal : au même instant ou il se perdait dans des balbutiements labyrinthiques en face des magistrats l'amiral décérébré expirait dans la pièce 602 de l'Hôpital Naval. Un arrêt cardiaque a scellé les lèvres du marin qui a emporté dans la tombe les secrets inavouables que Bergoglio s'obstine à préserver.

    La perte de mémoire du cardinal s'étend sûrement sur un événement arrivé le 25 novembre 1977 quand il composait une grande page de l'Université du Salvador. Ce jour, l'Usal (université de Buenos aires ) en octroyant au chef de la Marine de guerre, Emilio Eduardo Massera, le titre de “docteur honoris causa”, pendant une cérémonie publique. Les données de cette distinction ont fait disparaître mystérieusement l'Amiral Cero des fichiers de l'Université parce que s'y trouvaient les signatures de ceux qui l'ont proposé et les raisons pour lesquelles étaient motivées la délivrance d'un doctorat à un génocidaire. Mais, le cardinal ne se rappelle pas aujourd'hui les motifs de cet hommage au grand manitou de la Marine.

    Cette après-midi, Bergoglio a écouté Massera prononcer un discours ampoulé dans l'indifférence des jeunes officiers, l'amour dissolu, des drogues hallucinogènes et de la “dérive prévisible”, “l' escalade sensorielle” dans “le frisson de la foi terroriste”. Avec un sourire sur les lèvres, le patron propriétaire et monsieur de l'Esma ont aussi assuré que l'Université était “le meilleur instrument pour commencer la contre-offensive” de l'Occident.

    Bien qu'il applaudît avec ferveur, discret, le Bergoglio n'est pas monté sur l’estrade. mais ses fidèles disciples de la Garde Fer, la puissante organisation paramilitaire dans laquelle Bergoglio milita dès 1972 et qui est intervenue par la suite dans l'appropriation des biens des disparus, l'ont fait.

    La garde de Fer était, à cette époque, la meilleure école de cadres militaires, son directeur était un péroniste. Alejandro Galicien Álvarez, il commandait 15.000 militants formés sous une discipline de fer et endoctrinés par l'orthodoxie ultra des montaneros. L'organisation s'est officiellement auto dissoute en 1974, mais elle a continué d'agir et grâce aux bons offices de Bergoglio, entre autres, elle avait d'excellentes relations avec Massera.

    Le 31 juillet 1973, Bergoglio a été nommé provincial ce qui est le sommet de la hiérarchie dans la Compagnie de Jésus,ordre caractérisé par une obéissance et une discipline quasi militaire.

    Un rapport de la Side spécialisée dans le suivi des sujets et des acteurs ecclésiastiques de l'époque, conservé dans un fichier de la Chancellerie, soutient que Bergoglio se proposait de nettoyer la Compagnie des “jésuites de gauche”.

    L'une de ses premières décisions comme Provincial fut de remettre l'Université du Salvador à une association civile formée par des laïques militant à la Garde de Fer avec lui. Vers la fin de 1974, le cardinal a remis l'Usal à deux dirigeants de la Garde de Fer : Francisco Cacho Piñón, qui a été nommé recteur, et Walter Romero, chef de l'État-Major d'un groupe politique puissant, tout deux opérateurs occultes de l'Université.

    Dans ce sens, la nomination de Massera comme docteur “honoris causa” de l'Usal s'est produite presque exactement un mois après que les prêtres Orlando Yorio et Francisco Jalics ont été trouvés drogués et semi nus sur un champ de Cañuelas. Les deux curés qui s'occupaient de travail pastoral dans une ville de Las Flores, étaient restés, presque six mois, séquestrés par l'Esma.

    Pendant le jugement aux Assemblées réalisé en juillet 1985, le prêtre Orlando Yorio – qui a été captif de l'Esma entre mai et octobre 1976 – a déclaré : “Bergoglio ne nous a jamais averti du danger que nous courrions. Je suis sûr que lui même a fourni le listing avec nos noms aux marins”.

    Le religieux,qui est décédé en août 2000 – a réitéré ses déclarations dans plus d'une occasion : “Je n'ai pas d'indices pour penser que Bergoglio nous a libérés, au contraire. Il est prévenu mes frères que je serais fusillé, je ne sais pas s'il l'a dit comme chose possible ou sûre, pour qu'ils y préparent ma mère.

    Le père Yorio soutenait que Bergoglio était présent à l’École de Mécanique de la Marine dans laquelle ils avaient passés quelques mois après être sorti de l'Esma. “Une fois ils nous ont dit que nous avions une visite importante. Un groupe de gens est venu que nous n'avons pas pu voir parce que nous avions les yeux bandés, mais Francisco Jalics a senti que l'un d'entre était Bergoglio”, a affirmé le prêtre.

    Le père Yorio ne s'est pas basé sur les perceptions sensorielles de son collègue de captivité. Bergoglio a reconnu devant d'autres parents avoir vu Yorio et Jalics pendant leur séquestration et il en a donné des détails exacts.

    Dans son livre l'Église et une dictature, édité en 1986, quand Bergoglio n'était pas encore connu en dehors du monde ecclésiastique, Emilio Mignone l'a mentionné comme exemple de “la complicité ecclésiastique ”avec les militaires, qui “se sont chargés d'accomplir le sale travail de nettoyer la cour intérieure de l'Église, avec l'acquiescement des prélats”. Selon le fondateur du Centre d'Études Légales et Sociales, “dans quelques occasions le feu vert a été donné par les mêmes évêques”.

    Une source des Gardes de Fer, l'organisation qui est devenue plus tard le bras politique du masserismo, soutient que Bergoglio a intercédé devant Massera pour les deux prêtres et que la distinction académique de l'Université du Salvador constituait le tribu de Bergoglio au marin.

    Cependant, les témoignages d'Yorio et de Jalics démentent cette théorie. Ils ont toujours assuré avoir été libérés grâce à l'intervention d'un militant chrétien des droits de l'homme, par l'ex-président du Cels, Emilio Mignone, et par le cardinal Eduardo Pironio.

    Le père Yorio avait si peur de Bergoglio qu'en 1992, quand Antonio Quarracino l'a nommé évêque auxiliaire, il est parti pour l'Uruguay, où il a résidé jusqu'à sa mort.

    La controverse porte sur le rôle vitreux que Bergoglio a joué dans la séquestration des deux prêtres et sur les conséquences de son comportement. 1979 a marqué un autre chapitre mystérieux dans la vie de Bergoglio. l'histoire officielle assure le cardinal terminait sa thèse en Allemagne, d'autres sources suggèrent qu'il était claustré, comme châtiment, dans un couvent jésuite quelque part en Europe.

    Vers le milieu de 1988 ils l'ont confiné à une paroisse de la province de Cordoue, où il donnait seulement la messe et la confession.

    L'autre des points obscurs autour de la vie de Bergoglio consiste en ce qu'il n'a jamais voulu se présenter devant la Justice. Quand le jugement a été porté aux Assemblées, Yorio a demandé qu'il comparût. Il a été cité mais a refusé de se présenter, en argumentant qui était malade à Cordoue. Cette attitude de Bergoglio explique les raisons personnelles pour lesquelles il a fait porter tout le poids de l'Église contre la révision judiciaire des crimes commis pendant la dictature militaire.

    Mais cette assignation à résidence a été abruptement interrompue en 1992 par l'appel providentiel de Quarracino qui l'a nommé coadjuteur et héritier cardinalice.

    Dispensez-moi, Monsieur de porter la main sur votre saint chrême”, il était, et c'est la phrase finale, ce berger machiavélique de l'Église qui a trahi ses frères et il qui les a remis à la Junte militaire, les vouant à la disparition et à la torture en l'honneur d'une ambition insatiable de pouvoir.

     

     

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  • Le Commandant a quitté l'immeuble

    Voilà de quoi faire un film,l'histoire d'un homme du peuple qui, contre tout attente devient le Johnny de l’Amérique latine. Plus grand que Johnny, en réalité, un président qui a remporté 13 des 14 élections nationale. Peu de chances qu'on puisse voir un tel film gagner un Oscar.

    Il est assez révélateur d'observer les réactions des politiciens autour de la planète à la mort d' El Commandante Hugo Chavez du Venezuela. Le Président Jose Mujica  d'Uruguay, un homme qui n'accepte que 10% de son salaire et qui pense que c'est plus que suffisant pour couvrir ses besoins rappelle une fois de plus qu'il qualifiait Chavez d'homme le plus généreux qu'il aille jamais connu tout en saluant la « forteresse de démocratie » dont il était le constructeur.

    Comparé la déclaration copier/coller, d'Obama sans doute rédigée par un interne somnolent de la Maison Blanche, réaffirmant les soutien de l'Amérique au « peuple vénézuélien » celui-là même qui a réélu Chavez sans discontinuer depuis la fin des années 90, ou bien parlait-il du « peuple » qui échange des Martinis à Miami en le traitant de communiste démoniaque ? El Commandante a peut-être quitté l'immeuble, le corps défait par le cancer, mais la démonisation post-mortem continuera pour toujours. Une raison clé qui apparaît. La Venezuela détient une des plus importantes réserves de pétrole au monde. Washington et cette citadelle kafkaïenne ne train de s'effriter aussi connue sous l'expression Union européenne chantent des chansons d'amour aux monarchies pétrolières féodales du Golfe, pas tellement à leurs peuples, en échange de pétrole.

    Contrairement, au Venezuela, El Commandante à mis à l'honneur l'idée subversive d'utiliser l'argent du pétrole, pour au moins essayer de soulager les problèmes d'une partie importante de son peuple. Le capitalisme turbo des occidentaux, c'est bien connu, ne fait pas dans la redistribution de richesses ni dans la mise en œuvre de valeurs communautaristes.D'après le Ministère des Affaires Étrangères, le Vice-Président Nicolas Maduro,et non pas le Président de l'Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, près proche des milieux militaires restera provisoirement le Chef de l’État avant les nouvelles élections qui doivent se tenir dans les 30 jours Maduro est sur le chemin de les gagner; l'opposition politique vénézuélienne est parfaitement fragmentée. Ce qui s'épelle le Chavisme sans Chavez au grand dam de l'industrie du dénigrement pan américain et pan européen.

    Ce n'est pas par hasard que le Commandant soit devenu si populaire parmi « le peuple » non seulement chez de nombreux sud-américains mais aussi sur la scène global des pays du sud. Ces « gens », pas dans le sens d'Obama, ont clairement vu la corrélation directe entre le néolibéralisme et l'augmentation de la pauvreté ( aujourd'hui, des millions d'européens en ont aussi le goût en bouche). Particulièrement en Amérique du Sud, c'est une réaction populaire contre le néolibéralisme qui, par le biez d'élections démocratiques à mener au pouvoir une vague de gouvernements de gauche depuis une décade, au Venezuela, en Bolivie, en Équateur et en Uruguay.

    L'administration Bush, pour dire le moins abhorrait ces situations nouvelles, elle n'a rien pu faire pour Lula au Brésil, opérateur astucieux revêtu d' oripeaux néo libéraux (Wall Street l'adorait) qui su rester un progressiste du fond du cœur. Washington, incapable de s'en débarrasser après les réflexes putschistes des années 60 et 70, a pensé que Chavez constituait le maillon faible. Ce qui amena à la tentative d'avril 2002 dirigé par une faction militaire, prête à donner le pouvoir à un riche entrepreneur. Ce putsch soutenu par les États-Unis dura moins de 48 heures, Le pouvoir de Chavez fut rapidement restaurer, avec l'aide du peuple (le vrai truc) et de la plupart des militaires.

    Donc, il n'y a rien d'inattendu à l'annonce de Maduro quelques heures avant le décès de Chavez, d'expulser deux employés d'ambassade dans les 24 heures, l'Attaché de l'Air David Delmonaco, et l'assistant Devlin Costal. Delmonaco était accusé de fomenter, avec quelques factions militaires, quoi d'autre, un nouveau coup. Ces gringos n'apprennent jamais rien. L'immense soupçon parmi les Chavistes qu' El Commandante  aurait pu être empoisonné, comme la aurait pu l’être Yasser Arafat en 2004 fait partie d'une éventualité. Du polonium 210 hautement radioactif, la CIA grande amie d'Hollywood a peut-être des idées la-dessus.
     
    L'appel au verdict est ouvert, de quel genre de était-il exactement ? Il louait chacun dans le panthéon révolutionnaire de Mao au Che. Il incarnait certainement un chef populaire très habile avec une vision géopolitique bien ajustée pour identifier les schémas de subjugation séculaires du monde latino américain. Comme le montarit ses références constantes à la tradition révolutionnaire de Bolivar à José Marti. Son mantra voulait que la seule voie pour l'Amérique Latine se dirige vers une meilleur intégration, raison pour laquelle il soutenait un maesltrom de mécanismes institutionnelles tels l'ALBA (l'alliance bolivarienne), Petrocaribe, la Banco del Sur (la Banque du Sud) et l'UNASUR (Union des Pays d'Amérique du Sud).
     
    Tout comme son « socialisme du 21ième siècle », qui au delà de toute camisole de force idéologique fait plus pour explorer le véritable esprit de valeurs communes comme antidote aux charges du capitalisme financier que des tonnes d'analyses académiques néo marxistes. Il ne faut donc pas s'étonner que la bande Goldman Sachs et ses cohortes le trouvait pire que la peste noire. Le Venezuela s'était muni de chasseurs  Sukhoi, entretenait des relations stratégiques avec les russes et les chinois, membres du BRICS, sans parler d'autres acteurs globaux du sud ; maintenant plus de 30.000 médecins cubains qui pratiquent la médecine préventive et vivent dans les communautés pauvres et qui ont suscité une augmentation considérables de jeunes vénézuéliens étudiant la médecine.

    Des chiffres forts qui disent l'histoire ont besoin d’être connus. Le déficit public atteint 7,4% et la dette publique atteint 51,3% du produit domestique, beaucoup moins que la moyenne de l'Union Européenne. Le secteur publique, défiant les accusations apocalyptiques de « communisme » compte seulement pour 18,4% de l'économie, moins que la France aux orientations étatistes et même que toute la Scandinavie, les quotas d'exportation sont établis par l'OPEC; le Venezuela exporte donc moins vers les États-Unis( et de plus en plus vers son partenaire stratégique, la Chine).

    Et voilà l'argument conclusif ; la pauvreté comptait pour 71% des citoyens vénézuéliens en 1996 et il a été réduit à 21% en 2010. Il y a des années Garcia Marquez parlait du secret d' El Commandante, celui d'un grand communicateur, il était du peuple, il était l'un d'eux de l'apparence physique au maniérisme, de l'attitude convivial au langage, constat qui s'applique aussi à Lula dans sa relation à la plupart des brésiliens, on attend qu'un autre Garcia Marquez élève Chavez au Walhalla romanesque.

    Une chose est certaine, c'est qu'en termes de mythologie du sud, l'histoire se souviendra que si le Commandant a quitté l'immeuble,l'immeuble ne sera plus jamais le même.

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