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11/04/2012

Religion et sécularisme

L’Europe engagea des guerres dynastiques et politiques sous l'étendard fallacieux de la religion jusqu'à ce que la guerre de 30 ans( 1618-1648) détruise presque ma moitié de la population d'Europe centrale. Le Traité de Westphalie qui mis fin à cette guerre effrayante enterra le modèle politique mis en œuvre par le christianisme depuis Saint Augustin: un empire chrétien universel gardienne de la paix et limitant le pouvoir des rois. Les choses sont moins simples qu'elles ne paraissent. L'interprétation conventionnelle des historiens à propos de la violence théopolitique qui posséda l'ouest. Depuis, nous allons le voir, que les nations états qui s'opposaient à l'empire universel se trouvaient fondés sur un type de foi concurrente, une forme fanatique d'auto célébration nationale dont on n'a pu comprendre la logique interne que par les guerres mondiales et les génocides du vingtième siècle, la fin des croyances et la chute démographique du vingt-et-unième siècle. Quand Thomas Hobbes publie son Léviathan, trois ans après la fin de la guerre de trente ans, il apparaissait vraisemblable que « la papauté n'est rien d'autre que le fantôme du défunt empire romain, assis, couronné, sur une tombe.»

Un élément attractif le la révolution hobbésienne dans la pensée politique, était le pouvoir promis aux intellectuels. Si la politique se réduit aux questions individuelles et matérielles alors, il est possible de manipuler l'individu par l'alternance des circonstances matérielles. Une élite avertie pourrait régler tous les problèmes du monde. Emmanuel Kant trucha, en 1793, qu'il pourrait écrire une constitution de démons, «pour autant qu'ils soient rationnels.» L'Europe ignora sa sentence et s'appliqua à s’autodétruire pendant les guerres napoléoniennes et les deux guerres du siècle derniers. Aujourd'hui, comme à l'époque de Kant, la grande frustration, dans les affaires du monde, est le refus de quelques protagonistes, à agir rationnellement. Il y eu des gains mais plus encore fut perdu dans la révolution hobbésienne de la pensée politique du dix-septième siècle. Voir l'humanité comme des créatures seulement concernées par le pouvoir, la richesse et la sécurité est une approche anthropologique appauvrie. Les outils égarés, ceux que Machiavel et Hobbes ont retiré de la boite à outils, sont exactement ceux dont nous avons besoin pour comprendre et répondre au danger inhérent à l'effondrement général des cultures qui nous fait face aujourd'hui. La réponse du sécularisme, dans toutes ses formes, a échoué vis-à-vis du besoin humain le plus fondamental. Le sociologue Eric Kaufmann, qui célèbre, lui même la fécondité des religions et la stérilité du sécularisme, l'expose de cette façon: «  le maillon faible de ce compte-rendu séculariste est constitué par son refus de prendre en compte le désir puissant des populations à chercher l'immortalité pour eux-mêmes et pour ceux qu'ils aiment.» Les sociétés traditionnelles confrontées à la mortalité infantile, à la faim, la maladie et la guerre étaient trop troublantes, quoiqu'il en soit: « nous ne serons sans doute pas à même de faire disparaître la mort sous le tapis complètement, mais elle devient si peu fréquente qu'on l'oublie facilement». L'est-elle,non, le taux de mortalité reste de 100%. On peut se fourrer les doigts dans les oreilles et chanter « je ne vous entend pas » depuis très longtemps face à la mort. Le religion offre à l'homme les moyens de transcender sa propre condition matérielle et de survivre à la fragilité de son existence. L'homo religiosus se confronte à la mort afin de lui survivre. Mais les différentes grandes religions du monde se distinguent par les différentes approches de leur relation à la mort. On ne peut faire sens du rôle des religions dans le développement démographique, politique et économique et de celui des différentes religions dans l'espace-temps sans comprendre l'expérience existentiel de l'individu religieux. C'est un vrai défi que de se livre à une telle récollection pour l'analyste séculier, c'est un peu comme de tomber amoureux pour la première fois, on n'est pas obliger d’être religieux pour le comprendre mais çà aide beaucoup. Si on ne comprend pas le rôle de la confrontation de l'espèce humaine à la mort face à sa propre moralité religieuse. La science politique est confinée à l'analyse sur la base de l'instinct de survie qui semble soudain manquer à des peuples entiers ni l’intérêt rationnel à une époque ou les nations et les peuples n'agissent en rien d'une manière concertée et rationnel. A la fin d'une irruption d'irrationalité comme la première guerre mondiale, un jeune soldat allemand, en poste dans un obscure endroit de Macédoine jetait ses pensées à propos des mois finaux du conflit sur des cartes postales militaires. Un petit homme bien mis, avec une fine moustache, éduqué pour devenir un des mandarins de l’académie allemande, un philosophe dont le rôle consistait à renforcer la confiance du pays dans sa culture. Juste après s’être retourner vers le judaïsme suivant une presque conversion au christianisme. Alors le le compte des corps augmentait en proportion inverse des espoirs de victoire, le consolations de la philosophie semblaient bien minces. Les philosophes, écrivait-il, étaient comme de petits enfants qui applaudissent en criant «je ne t'entend pas» face à la peur de la mort. «De la mort, de la crainte de la mort, vient notre connaissance du tout» commençait-il. Ce n'était pas la peur individuelles de la mort qui fascinait le jeune soldat mais comment des nations entières répondaient à l'effroi de leur propre mort collective. Il dit : «tout à fait comme l'individu à l'instinct de sa propre mort, les peuples du monde possèdent la vision de leur extinction éventuelle, aussi distante que elle puisse être dans le temps. L'amour des peuples pour leur propre identité est, certainement, empreint de la douce grossesse du pressentiment de la mort. L'amour ne se surpasse, dans sa grâce, que quand il est dirigé vers un objet mortel et le secret de l'éternel douceur n'est défini que par l'amertume de la mort. Ainsi, les peuples prophétisent le temps ou le pays avec ses rivières, ses prairies et ses montagnes gisants sous le ciel, comme aujourd'hui, sera habité par d'autres gens, quand leur langue sera inhumée dans les livres et que leurs lois et leurs coutumes auront perdu tout existence. Son nom, Franz Rosenzweig, comme ses cartes postales deviendront un grand livre: l’Étoile de la Rédemption. La conscience de la mort défini la condition humaine et elle ne peut la porter sans l'espoir de l'immortalité. Ce sens est social, la culture d'une communauté unit les morts et ceux à naître. La mort d'une culture est un événement imprévisible qui efface à la fois le passé et le futur c'est à dire ses espoirs et ses craintes, La sueur et le sacrifice de générations sans nombre dont le souvenir est perdu, quand plus aucun vivant ne chantera leurs chansons et ne racontera leurs histoires . L'épopée de Gilgamesh, premier témoignage de littérature écrite fut rédigé il y a, sans doute, 3.700 ans, raconte la quête des rois de Sumer pour l’immortalité. Après un voyage périlleux et difficile, il est dit à Gilgamesh «La vie que tu cherches, tu ne la trouveras jamais, les dieux ont allouer la mort à l'homme en le créant, mais la vie, ils la retiennent pour eux.» Rosenweig souligne qu'aux ères pré-chrétiennes, les peuples anticipèrent leur extinction. Le narcissisme des nations est gros du pressentiment de la fin. Chaque tribu sait que son temps sur terre est limité, Certaines se battent jusque la mort, d'autres cessent de se reproduire, certaines les deux. Le christianisme leur prêcha la promesse juive de la vie éternelle, Parler de la recherche du sens de la vie rend la question triviale, Ce que veut l'humanité est une direction qui transcende la mort . Cela explique un grand nombre de comportements qui autrement apparaîtraient parfaitement irrationnels. Personne n'a besoin d’être religieux pour appréhender le fait fondamental de la condition humaine, mais la religion y aide, parce que la foi rend explicite le besoin humain d'une moralité transcendante. Les rationalistes séculiers ont beaucoup de peine à s'identifier aux motifs de peuples menacés dans leurs existences, non parce qu'ils manquent de foi mais parce qu'ils l'entretiennent dans le rationalisme lui-même, ils croient avec l'enthousiasme du converti à la capacité de la raison d'expliquer toute l'expérience humaine. Il n'y a pas que les religions, les espoirs communistes les plus athées souhaitent que leur mémoire survivra dans le cœur d'un prolétariat reconnaissant. Même si nous ne croyons pas que nous aurons une place au paradis ni que la chair ressuscitera, nous pensons néanmoins que quelque chose de nous-mêmes subsistera, sous la forme d'une progéniture, de mémoires ou de conséquences des actions, que cette chose continuera à exister aussi longtemps que nos semblables continueront à habiter la terre. L'humanité persévère dans la consolation d'une part immortelle qui transcenderait la mort. Tristement, cette espoir est fragile et souvent vain, Une telle immortalité dépend de gens comme nous, c'est à dire de la continuité culturelle. Si vous croyez véritablement dans une après vie surnaturelle, rien ne peut vraiment vous décevoir. Les humains ne sont pas les seuls animaux qui recèlent le sentiment de la mort, les éléphants pleurent leurs morts et les chiens leurs maîtres. Mais, nous sommes les seuls pour qui le sentiment de la continuité dépend autant de la culture que des gènes Contrairement aux hommes et aux femmes, les animaux montrent un instinct universel d'auto préservation et de propagation de leur espèce. On n'observe jamais des chats décider de ne pas avoir de chatons pour mieux poursuivre leur carrière de chasseur de souris. On ne veut pas suggérer que les différents êtres humains appartiennent à des espèces différentes. Au contraire, le fils d'un hottentot trouvera sa voie si il est élever par un mécanicien écossais et un homme contemporain peut se montrer aussi stupide dans l'état providence que le cueilleur chasseur d'une tribu papoue. Mais la culture joue, pour les hommes, le même rôle que la différenciation des espèces pour les animaux. Un hottentot adulte aura du mal à s'adapter à la société industrielle tout autant qu'un écossais dans le Kalahari. L'impulsion de l'animal vers le futur s'incarne dans la propagation des espèces. Mais l'individu humain projette la culture qui le nourrit, l'entretient et transmet et transmet sa contribution aux générations futures. La culture est le fil du vêtement qui tisse l'espoir de l'immortalité. Pas tellement par la transmission génétique mais par la communication inter-générationnelle. En l'absence de foi, notre culture meurt et notre espoir de transcender plus d'existence physique meurt aussi. Les individus, piégés dans une culture agonisante vivent dans un monde crépusculaire. Ils embrassent la mort par la stérilité. Un chien se traînera dans un trou pour mourir. Les membres de cultures malades ne font rien d'aussi dramatique, mais ils cessent d'avoir des enfants, pervertissent leurs sens par l'alcool et les drogues, ne répondent plus à rient pour la plupart s'abandonnent si ils ne font pas la guerre à la source perçue de leur humiliation. Quand les hommes et les femmes perdent le sens du sacré, ils perdent le désir de vivre. En désespérant de l'immortalité, nous restons étonner devant ce fait que nous connaissons, qu'un jour, nous devrons mourir. C'est aussi vrai pour l'homo sapiens moderne que pour nos ancêtres les plus lointains. On a déterré des cadeaux avec les sites funéraires de Neanderthal. L'homme ne vit pas que pour se reproduire dit Moise sur les rives du Jourdain. Les gens riches peuvent manger tout le pain qu'ils veulent mais ils ont perdu le goût de vivre. Les occidentaux sont mal équiper pour sympathiser avec les angoisses existentiels des autres nations. L’Amérique est la grande exception à l'effondrement démographique qui balaye le monde moderne. Comme nation d'immigrants, elle se régénère. Elle ne porte pas le bagage d'un passé tragique. Le lien qui l'unit sont les concepts communs de la justice et de l'opportunité. C'est une nation propositionnelle. Sa bonne grâce et son optimisme pense que tout le monde est comme elle et elle oublie qu'elle descend de peuples qui ont choisi d'abandonner le dramatique destin de leurs propres nations pour les rivages plus lointains de l'Amérique qu'ils ont choisi. Ils ont appris que sa capacité d'influencer les événements du monde même ne l'absence de la compétition des super puissances, est limitée et que la dissipation de ses ressources peut s'avérer mortelle. Sa pensée stratégique souffre de ne pas prendre en compte les problèmes existentiels des autres nations. Elle pense en catégories géopolitiques étroites mais n'a pas étudié la théopolitique, l'impact puissant des croyances religieuses et les aspirations suggérées par les événements mondiaux. Mme cette Amérique exceptionnelle doit en venir aux mains avec cet effondrement de la foi et de la fécondité, en particulier dans un monde musulman qui décline rapidement et dangereusement, de façon à prévaloir dans un monde ou les fins sont la plupart du temps plus tragiques qu'heureuses

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25/03/2012

Gouvernements locaux et délivrance de services

La pauvreté prend de nombreuses formes et demande une réponse d'amplitude. Rendre les services accessibles au pauvres est une partie intégrante de l'effort pour atteindre les objectifs mondiaux. Les services de base du gouvernement doivent permettre aux gens d'être des membres actifs de la société. Dès lors, des fondamentaux tels les routes, la santé et l'éducation primaire sont essentiels pour atteindre les buts proposés. Pour les citoyens qui affrontent l'adversité, la provision de protection sociale est particulièrement importante. Les services gouvernementaux dans les champs du développement économique et de la culture, par exemple, sont aussi destinés à être des biens publics qui apportent des bénéfices aux individus et aux sociétés. Des améliorations substantielles dans le fourbissage des services publics sont une des clés qui permettront d'atteindre les objectifs du millénaire. Ils demandent des ressources financières mais ce n'est pas la panacée universelle. La livraison effective dans les situations spécifiques demandent des mises au points spécifiques qui stimulent les efforts des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux. Chacun de ces acteurs ont aussi besoin de mieux mesurer leurs défis et de déterminer des réponses de services viables et appropriés. De plus, une livraison effective demande un gouvernement intègre et une gestion des performances afin que les fonds soient dirigés en urgences vers les besoins les plus criants et que des stimulants soient proposés pour permettre aux fournisseurs de services de faire un usage optimum des ressources disponibles.

Quels sont les acteurs principaux investis dans la délivrance de services publics?

Le gouvernement national n'est pas le seul acteur, le secteur privé, les communautés et la société civile, tous jouent un rôle important dans la formation de la demande, dans le développement des politiques d'état et dans la délivrance de services. Les relations entre ces acteurs changent quand l'état est solide ou affaibli, la démocratie trouve ses racines et les citoyens deviennent plus exigeants. Durant les décades récentes, les gouvernement ont augmenter le partage de responsabilité pour la provision de services avec les pouvoirs locaux, à l'aide d'une variété d'arrangements publics intergouvernementaux et ainsi tendre à améliorer la réponse et la responsabilité de de la qualité de délivrance de services, quand d'autres stimulent la demande pour une meilleure surveillance par la communauté des services locaux de gouvernement. Plusieurs de ces initiatives paraissent prometteuses.

Comment les gouvernements locaux peuvent-ils rendre effective la délivrance de services?

Partout dans le monde, à la fois dans les pays développés et les pays en développement, il a été observé que la délivrance de services décentralisée pouvaient obtenir des gains en rapidité supérieurs que dans les systèmes centralisés. Il est important de noter que les gouvernement détiennent plus d'une option à cet effet. Dans de nombreux pays, les gouvernements responsable pour la délivrance de services, ont créé des bureaux locaux auxquels ont été dévolus plus de ressources et plus de décisions. En principe, un gouvernement bien décentralisé est à même d'augmenter la ressource totale pour le service du public pauvre et peuvent accorder ces ressources sur le plan national en accord avec les besoins locaux là ou ils sont le plus pressant. Bien que les unités décentralisées aient la possibilité d'adopter des pratiques de gestion plus proches des intervenants locaux, ils n'ont pas la possibilité d'atteindre au même degré de réponse et de contrôle vertical comme c'est le cas dans le secteur public ou les services sont délivrés par des gouvernements locaux élus. L'usage de la dévolution est la forme la plus achevée de décentralisation, quand les gouvernements locaux élus ont le pouvoir, soit par la reconnaissance des leurs compétences générales dans certains domaines d'application ou en transférant la responsabilité de services spécifiques. La tendance globale se dirige vers des formes élues de gouvernements locaux qui combinent responsabilité verticale et service public fort directement responsable devant son public. Si le choix de la dévolution est fait, les autorités centrales retiennent une autorité au niveau local en installant et en supervisant les conventions de livraison mais les gouvernements locaux conservent la responsabilité de fournir le service public. les poids des responsabilités du service public et le degré d'autonomie acquis par les gouvernements locaux varient beaucoup de pays à pays. tout le monde reconnaît que si ils sont bien situés, ils ont aussi besoin de plus de pouvoirs pour mener à bien les objectifs du millénaire. Ces gouvernements sont d'abord urbains, bien établis, possèdent une base de moyens de productions qui est le fer de lance de l'effort. Inversement, les petits gouvernements locaux nouveaux et mal aidés doivent se battre afin de mettre en place des fonctions de service ayant un sens.

Pourquoi les gouvernements locaux ne réalisent-ils pas leur potentiel de réalisation de service publics?

Dans certains cas, les gouvernements nationaux rencontrent des difficultés pour développer et implanter une approche de décentralisation des services publics. Le ministère réformiste peut prendre les mesures adéquates afin de guider les initiatives de décentralisation à l'aide de lois et règlements, mais il n'est pas inhabituel pour tel ou tel secteur ministériel de résister ou de rejeter les réformes. Le résultat de ces résistances se concrétisent par des législations conflictuelles et des implémentations inconsistantes entre les secteurs. La continuation des objectifs du millénaire par les gouvernements locaux est faite de contrats sociaux qui permettent aux responsables locaux de s'engager publiquement sur l'agrément des conventions, sur la fourniture d'informations, sur le règlement des réclamations, sur les indicateurs de performance, sur la bonne fin, sur la valeur des services pour l'argent investi et pour l'implantation de réformes décentralisées saines qui contribuent souvent à des bilans de services qui sont souvent loin d'être ce qu'on peut en attendre. Même quand le gouvernement national est consistent dans sa politique et que son aide est significative, l'introduction d'un système de gouvernement local adéquat se voit confrontée à d'autres épreuves délicates. Les officiels élus des gouvernements locaux manquent souvent d'expérience ou ils sont liés à certains groupes de pression qui manquent de répondre à l'intérêt public. L'avantage de la proximité peut être mis à mal par l'absence de mécanismes de mise en œuvre pour impliquer les citoyens et les organisations communautaires de base. Les gouvernements locaux doivent se battre pour imposer leurs problèmes à l'agenda national. Dans beaucoup de pays, les maigres ressources et les capacités produites par les communautés locales sont fort variables. Ces éléments compromettent considérablement l'analyse effectives des enjeux communs. Ils rendent difficile la communication et la promotion des initiatives nationales de programmation politique qui puissent effectivement renforcer le rôle des gouvernements locaux dans leurs rôles de provision de services. La décentralisation n'est pas une route sans obstacles pour l'amélioration des services publics. C'est une conséquence des actions partielles entreprises mais aussi des facteurs complexes qui influencent la qualité et l'accessibilité des services. En dépit de cette réalité, de notables progrès peuvent noir le jour, en particulier quand la demande et l'offre de services se répondent simultanément. Les schémas nationaux ont inclus des incentifs de performance aux gouvernements locaux qui ont mis en place des processus de gouvernement, particulièrement en gestion financière dans l'attente d'un meilleur niveau de service. Une autre méthode plus directe est de centraliser le contrôle de l'amélioration des services sur la base de la vérification des remboursements des coûts. Des efforts locaux contribuant à réévaluer les procédures d'activité pour les services, spécialement celles des permis de construction, qui parfois, peuvent réduire significativement les périodes d'attente et de documentation. Certains gouvernements locaux ont invité les organisations de la société civile à la table de discussion politique et sont parvenus, dans quelques cas, à établir de véritables arrangements de cogestion. Ils ont aussi aidé ou accepté d'autres initiatives pour assurer une meilleure responsabilité locale tels les budgets participatifs et le traçage des dépenses, le suivi et la surveillance ainsi que les rapports citoyens améliorant ainsi la scrutation par le public des opérations locales. Les gouvernements locaux ont travaillé avec les citoyens pour préparer des protocoles qui spécifient la réponse aux attentes des usages et de la communauté en général.

Comment rendre effectif le potentiel des gouvernements locaux à délivrer du service

Si la position des gouvernements locaux est appropriée, ils sont plus à mémé de gagner la confiance publique que les gouvernements nationaux. Leur légitimité vient de leur visibilité, leur accessibilité et leur responsabilité sont des formes importante du capital social. il est crucial que les gouvernements locaux communiquent et partagent leurs réussites avec les autres gouvernements locaux et le gouvernement national. Il n'est pas certain, aujourd'hui que les gouvernement local correspond à l'amélioration des niveaux de services disponibles. Quand les défis et les circonstances changent, il est nécessaire que les gouvernements locaux disposent des pouvoirs qui leur permettent de s'adapter et de continuer à innover même si la qualité de leur réponse au public demeure la même et que les engagements du public ne changent pas. Il est évident que le cadre gouvernemental est important pour prendre soin du dynamisme au niveau local. La motivation national si elle est mal maniée peut aussi compromettre la motivation locale. Les donateurs et les militants doivent garder à l'esprit que la délivrance de services doit être dirigée à la fois du point de vue national et du point de vue local. De plus en plus, les pouvoirs locaux doivent être pourvus de mandats qui reconnaissent leurs diversités et maximalisent les possibilités d'auto-gouvernement. En combinant attentivement les responsabilités et les obligations avec les pouvoirs discrétionnaires locaux ( par exemple par un cadre législatif graduellement plus permissif), qui permettront aux officiels locaux de se montrer plus flexibles et d'apporter de meilleurs réponses. Quand les gouvernements locaux se voient donner la possibilité d'augmenter les taxes locales, au moins sur un mode marginal, cela leur permet non seulement de financer les services locaux mais aussi de promouvoir l'influence de la population par rapport au secteur public. Et aussi leur capacité à juger l'action des dépenses publiques. Il s'agit d'adapter les meilleures compétences des services à un financement adéquat, par une combinaison de transfert intergouvernemental et de pouvoirs fiscaux locaux, pour assurer au public la provision financière la meilleure possible pour tous les services tandis qu'il adhère aux contraintes budgétaires et montrent de la discipline fiscale.

La discussion sur les objectifs mondiaux

Certaines questions doivent être mise en exergue dans la perspective de renforcer le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la délivrance de services à l'usage du public et accélérer ainsi l'agenda des objectifs du millénaire y compris:

1 Dans quelle mesure les gouvernements sont-ils perçus en tant que protagonistes principaux dan la poursuite des objectifs du millénaire?

2 Quel sont les meilleurs résultats obtenus par les pouvoirs publics dans leur service à l'égard des moins favorisés, sont-ils les principaux prestataires?

3 Le choix de la décentralisation convient-il aux acteurs nationaux en comparaison des autres options possibles dans une discussion plus large sur la décentralisation, la déconcentration, les agences opérationnelles distingues, les organisations communautaires ou les contrats avec les entrepreneurs privés. Sous quelles conditions les pistes poursuivies par les objectifs du millénaire sont-elles mises en œuvre par les pouvoirs locaux rejoignent-elles les buts et les perspectives qu'ils se sont proposer et une dévolution plus étendue porte-t-elle ses fruits?

4 Les pouvoirs locaux ont-ils besoin de plus d'auto-gouvernance afin de mieux adresser les problèmes de services et de trouver des réponses plus créatives et plus appropriées. Comment créer un sens meilleur de l'autonomie locale en termes de structures, de financement, de fonctions et d'administration?

5 Il est préférable de voir les pouvoirs locaux se focaliser sur leur rôle de fournisseurs de services et de reconnaître leur caractère démocratique avec une responsabilité sur la manière par laquelle le délivrance de services est entreprise, c'est à dire les objectifs de redistribution et l'usage du pouvoir d'acquisition afin d'atteindre les fins sociales demandées et aussi d'envisager les ambitions et les perspectives réclamées par ceux-ci.

6 Quels sont les mécanismes de responsabilité, particulièrement à l'égard des citoyens,nécessaires pour permettre aux gouvernements locaux de définir la taille de sa provision de services et comment engagent-ils la délivrance de services avec les parties prenantes tiers?

 

 

 

 

20/02/2012

Les Noirs de la Confédération

Le 15 février 1862, La Louisiane dissolva toutes ses milices en exécution des nouvelles lois militaires. Parmi ces organisations démembrées figurait une milice unique dans la Confédération, le Premier Régiment de la Garde Indigène. Ce qui le rendait particulier, sa composition, faite d'Afro-Américains. On peut trouver naturel que le seul régiment noir de la Confédération se trouva fondé en Louisiane et plus spécialement à la Nouvelle-Orléans, bruissante de racines françaises, espagnoles et africaines. La cité du Croissant était une métropole cosmopolite, la plus grande du sud d'avant la guerre et possédait en 1860, 168.000 habitants, par comparaison, Charleston, fer de lance du Sud n'en comptait que 40.000. Un groupe distinct qui parlait français, dans une cité diverse s'incarnait dans «les gens de couleur libres» La progéniture d'hommes et de femmes européens de descendance africaine se fit une place dans la société de Louisiane quelque part entre la population blanche et les noirs esclaves d'origine africaine. Leur position héritée trouvait son origine dans les gouvernements maintenus par les Français et les Espagnols sur la Louisiane, qui montraient plus de tolérance pour les métis. En réalité, beaucoup de ces «gens de couleur» étaient propriétaires et possédaient même des esclaves, ils travaillaient à des artisanats spécialisés et a des occupations professionnelles qui embrassaient tous les pièges d'une société respectable. Malgré leur efforts pour gagner le droit de cité comme troisième caste, les «gens de couleur libres» trouvaient beaucoup de blancs hostiles à leur discrètes sinon évidentes hérédités. Si leur position, à bien des égards se trouvait meilleure que celle de la plupart des noirs du sud, ils n'en étaient pas moins, en rien ,égaux aux blancs de la Louisiane. La Garde Indigène encourut l'inimitié raciale durant sa courte existence, en dépit d'une longue tradition de service militaire noir en Louisiane. Des hommes d'origine africaine avaient combattu pour la Louisiane depuis 1727 lorsqu’ils se joignirent aux Français pour battre les indiens Choctaw; ils se battirent pour les espagnols durant leur gouvernement sur la Louisiane, aidant à capturer les forts de Natchez et de Baton-Rouge en 1779. quand les États-Unis prirent le contrôle de la Louisiane en 1803, les «libres gens de couleur» offrirent simplement leur allégeance au nouveau pouvoir, il aidèrent à réprimer la révolte des esclaves en 1811 et plus notablement, sous Andrew Jackson, ils se battirent à la Nouvelle-Orléans à la fin de la guerre de 1812. Sinon, quand les noirs libres de la Nouvelle-Orléans organisèrent le Premier Régiment Indigène au début de la guerre civile, ils ne manquèrent pas de rencontrer des résistances. Bien que le Gouverneur Thomas D. Moore déclara l'unité bonne pour le service le 2 mai 1861 et nomma un colonel blanc, Henry D. Ogden, pour commander les 33 officiers noirs et les 733 hommes enrôlés, l'état refusa de leur fournir des armes et de les équiper. L'unité subsista, parce que beaucoup de Gardes Indigènes refusèrent d'accepter l'augure et s'équipèrent à leurs frais. La question évidente: pourquoi ces officiers et ces hommes voulaient-ils se battre pour la Confédération, alors qu'il existait tant d'hostilité contre eux à l'exception d'une mince venue de journaux applaudissant à leur patriotisme, le Général Benjamin Butler,vainqueur de la place pour l'Union après la capture de la Cité du Croissant en avril 1862, la posa. Les anciens membres de la Garde Indigène lui dirent qu'ils avaient organisé l'unité parce qu'ils voulaient tempérer toute suspicion de déloyauté noire pendant l'hystérie guerrière de 1861. En d'autres mots, ils cherchaient à protéger leurs propriétés et leur position sociale relativement privilégiée dans la hiérarchie raciale louisianaise, en montrant leur patriotisme, réellement ressenti ou non. En dépit de ces gestes de loyauté, les blancs restaient indifférents ou hostiles au Premier Régiment de la Garde Indigène. Il fut permis à l'unité de participer à plusieurs grandes parades militaires de la milice urbaine. Le gouvernement de l'état refusa de les armer et de les équiper pendant toute l'année 1861. Le temps passa et les membres de la Première Garde Indigène réalisa qu'elle n'était rien de plus qu'un instrument de propagande qu'on ne mettait en avant que elle servait l'état mais que jamais, on ne lui donnait de responsabilités ayant un sens. Le coup de tocsin de l'unité se matérialisa par les nouvelles lois sur la milice de 1862, qui limitait le service aux hommes blancs. L'unité sera dissoute formellement un mois plus tard, mais réinstallée le 24 mars 1862 lors que les forces de l'Union menaçait la Nouvelle-Orléans. Bien qu'ayant à faire face à l'invasion, les chefs de la Confédération n'assignèrent jamais un rôle substantiel à la Garde Indigène. On leur donna des vieux mousquets et l'ordre fut de garder l'est du quartier français. Quand les forces confédérées abandonnèrent la Nouvelle-Orléans fin avril 1862, la Garde Indigène fut laissée derrière et elle se débanda pour de bon. Le Premier Régiment de la Garde Indigène devint bientôt un épisode oublié de l'histoire de la Guerre Civile. Son nom sera repris par un régiment de l'Union constitué de gens de couleur libres, avec quelques uns des mêmes hommes dans ses rangs qui avaient essayé de servir la Confédération. Un des premiers héros militaires noirs de la cause de l'Union, André Cailloux, fut tué à la bataille de Port Hudson en mai 1863, avait été officier dans l'unité de la Confédération du début. Manifestement, certains gens de couleur étaient préparer à défendre leur position sociale en combattant pour qui que ce fut qui détienne le pouvoir à la Nouvelle-Orléans. Après une longue obscurité, dans les années récentes, l'unité a trouvé une notoriété grâce aux partisans sudistes ayant souligné l'évidence que que des dizaines et même des centaines de milliers d'Afro-Américains se soient battus pour la Confédération, assertion que les spécialistes de la guerre civile, y compris l'auteur,rejettent fermement. Alors que quelques évidences anecdotiques suggèrent la présence de soldats noirs dans les rangs du Sud, Armer des Afro-Américains se trouvait à l'encontre de la politique confédérée, jusqu'à la défaite finale et, à l'exception du Premier Régiment Indigène de Louisiane, il n'existe aucune preuve d'autres unités confédérées noires. La Garde Indigène elle-même est la meilleure preuve qu'elle ne fut jamais vraiment acceptée et qu'elle fut rapidement démantelée face à l'idéologie suprématiste blanche fondamentale à la Confédération. En réalité le Premier Régiment de la Garde Indigène de Louisiane vint à l'existence pour des raisons liées à la complexité de la hiérarchie raciale dans certaines régions du Sud de l'avant-guerre qui créa des poches d'Afro-Américains relativement privilégiés qui comprirent clairement la vulnérabilité de leur position et firent ce qu'ils purent afin de la protéger. source

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17/02/2012

Reddition sans conditions

A Douvres, dans le nord ouest du Tennessee sur les rives de la rivière Cumberland, trois généraux confédérés se réunissent en conseil de guerre. Leur travail en cette aube du 16 février 1862, grave moment ou se décide le destin de Fort Donelson défendu par 13.000 confédérés qui le défendent depuis quatre jours froids et sanglants. Le courage commençait à manquer, en dépit d'une tentative de sortie menée par le Général John B. Floyd, Commandant incompétent mais politiquement correct qui rend son commandement à son compagnon, le Général Gideon Pillow et part vers le sud. Pillow panique à son tour et se démit devant Simon Bolivar Buckner qui lui, espère négocier les termes de sa reddition dans des conditions raisonnables avec son opposant Ulysses S. Grant, Général de l'Union. Une reddition négociée n'était pas impossible, Buckner et Grant étaient des amis proches avant la guerre et il avait aidé Grant dans son combat particulièrement difficile contre son alcoolisme dans les années 1850. Mais cela comptait peu à l'époque, Buckner reçu un ultimatum de Grant fait pour désespérer et humilier l'Armée Confédérée si il était signer, «aucun termes excepté ceux de réédition inconditionnelle ne peuvent être accepter. Je propose d'occuper immédiatement vos ouvrages.» Privé de ses deux officiers supérieurs qui avaient abandonné la place, Buckner sentit qu'il n'avait d'autre choix que d'accepter. Une chef de Cavalerie Confédéré inconnu, Nathan Bedford Forrest, qui grommela plus tard,« je ne suis pas venu ici pour rendre mon commandement.» s'échappa et devint un des commandants les plus craints des deux cotés de la guerre. Mais, ce matin là, c'est Grant qui choque tout le monde par ses termes rudes et sans compromis. Plus tard dans la journée, Buckner et Grant se rencontrèrent à l’hôtel de Douvres pour planifier les détails de ce qui sera, à ce point, la plus grande reddition militaire de l'histoire américaine. Plus de 12.000 Confédérés eurent à déposer leurs armes sur les rives du Cumberland et aborder des vaisseaux qui les menèrent dans les prisons du nord. Avec la fin de la bataille de Fort Donelson, les villes de Clarksville et Nashville, Tennessee, furent ouvertes à l'invasion et à la capture, c'est, selon toute estimation, un des grands tournants de la Guerre Civile Américaine. Cette bataille est une histoire de géographie autant que celle de la sottise militaire et de la couardise. Après l'invasion du Kentucky, début septembre 1861, par les troupes confédérées, une longue ligne très mince s'étendant au travers du sud du Kentucky du Mississippi à la faille du Cumberland, pour protéger le Tennessee d'une invasion certaine de l’Union. Si les stratèges des deux camps pensaient généralement que c'est par là que l'Union pénétrerait dans l'est du Tennessee – ou des civils unionistes attendaient fébrilement leur délivrance du contrôle de la Confédération. Le Général Unioniste Henry Halleck et le Général Confédéré Albert Sidney Johnston comprirent que la géographie rendait une invasion de l'ouest du centre du Tennessee plus adéquate, l'Est, pays de hautes montagnes pouvant se révéler un piège mortel pour les envahisseurs. Mais si cela se passait dans l'ouest, où et comment exactement? Johnston s'imagina que les troupes de l'Union ferait tête vers Bowling Green, Kentucky, ou le chemin de fer de Louisville et Nashville passe vers la capitale du Tennessee. Mais Halleck et Grant décidèrent qu'un chemin d'invasion plus approprié passerait par les rivières jumelles, la rivière Tennessee qui traverse le Tennessee de l'ouest vers l'Alabama du nord et la Cumberland qui mène tout droit à Nashville. Fort Donelson était la clé qui ouvrait les deux cours. La campagne fut une opération amphibie assez compliquée et nécessita trois garnisons pour couvrir les deux rivières. La plupart des combats se passèrent sur une étroite bande de terre le long de la frontière entre le Kentucky et le Tennessee, ou les rivières parallèles Cumberland et Tennessee ne sont séparées que par 8 kilomètres. Le périmètre était truffé de défenses confédérées, collées à la rivière Tennessee à l'ouest se trouvait Fort Heiman du coté Kentucky et Fort Henry dans le Tennessee. Le 6 février l'officier de marine de l'Union Andrew Foote avec des canonnières en bois et de l'infanterie sous Grant et le Général Charles F. Smith capturent Fort Heiman et persuadent le Brigadier Général Confédéré Lloyd Tilghman à rendre Fort Henry, qui grâce aux pluies diluviennes et à sa situation basse, était presque sous eau. La rivière Tennessee se trouvait ouverte à l'invasion aussi loin que l'Alabama. Mais le prix le plus cher à payer se trouvait sur la Cumberland et ses affluents, très loin, dans le cœur du Tennessee gardé par le bien plus formidable Fort Donelson. De larges glacis et des canons de ligne garnissaient ses épais remparts assis sur un méandre de la rivière. Grant décida d'attaquer le fort par terre mais la piste de 8 kilomètres qui menait de Fort Henry à Fort Donelson démontra qu'elle était bien plus hasardeuse qu'il ne l'avait imaginé. Ses hommes subirent des attaques de cavalerie harassantes sous Forrest tout au long de la marche. Mais la météo qui tourna d'humide et douce à froide et glacée alors que sept centimètres de neige s'abattaient, prit les Yankees, pourtant habitués à l'hiver, par surprise. Pour ajouter aux difficultés, l’assaut naval de Fort Donelson fut facilement repousser. L'infanterie de Grant encercla la partie émergée de Fort Donelson, menaçant de piéger la garnison confédérée. Pour un bref moment, au matin du 15 février, les Confédérés brisèrent l'encerclement, sur une route de fuite en direction de sud-est vers Nashville disponible entre les forces de Grant et la Cumberland. Inexplicablement, sans doute du fait de mauvaises informations sur la position de l'ennemi, le Général Floyd inversa sa trajectoire en pleine échappée et regagna les tranchées encerclées. Plus tard, ce soir là, Floyd se rencontra avec Pillow et Buckner afin de planifier la reddition du fort. Le résultat était prévisible et fut catastrophique pour la Confédération sur le théâtre occidental. Quand la nouvelle de la chute de Fort Donelson arriva à Clarksville et à Nashville, de nombreux habitants paniquèrent et s'enfuirent. Le Fort Defiance de Clarksville leva le drapeau blanc seulement trois jours après la défaite de Fort Donelson, pavant le chemin qui mènera à la capture de Nashville une semaine plus tard. Après la prise de Nashville, Grant continua sa poussée tenace au long de la rivière Tennessee vers l'ouest de l'état, avec, pour objectif le pont de chemin de fer de Corinth dans le Mississippi. Plus loin encore dans l'ouest, les canonnières fédérales poussèrent vers le Mississippi et capturèrent Memphis en juin. En dépit des contre-attaques de Forrest, le centre et l'ouest du Tennessee restera entre les mains de l'Union jusque la fin de la guerre. La route d'invasion vers le sud profond était ouverte pour de bon. Les historiens ont souvent argumenté sur les points de retournement de la Guerre Civile. Des batailles plus importantes et plus fameuses, Gettysburg, Antietam et Chattanooga méritent de droit leurs réputations de inflexions décisives dans ce grand conflit stratégique. Mais aucune bataille, à un stade plus précoce de la guerre n'a eut des conséquences aussi durables que celle de Fort Donelson. En établissant la réputation d'audace de Grant sur le théâtre occidental qui permit la capture de la première capitale d'un état Confédéré, en démontrant l'efficacité de la Marine de l'Union au sud de ce vaste réseau hydrographique, en éliminant l'armée Confédérée du champ de bataille, c'est à dirent 12.000 qui ne seront pas disponibles pour la baille de Shiloh, deux mois plus tard, la bataille de Fort Donelson s'est montrée l'engagement militaire le plus décisif stratégiquement au cours de la première moitié de la guerre

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Sources:  

 

15/02/2012

L'Acte d'Honneur d'un immigrant Mexicain

La guerre d'escarmouche à Picacho Peak entre les Confédérés du Texas et les soldats de l'Union de Californie, le 15 avril 1862. Son souvenir est célébré chaque année. C' est sans doute l' histoire d'honneur la plus exemplaire du combat courageux des immigrants mexicains face à l'occupation de Tucson par les Confédérés. En 1862, le jour de la Saint Valentin, Jefferson Davis désignait le territoire de l'Arizona, en réalité, le sud de l'Arizona, en dessous du trente quatrième parallèle, comme sa capitale la plus occidentale. Il fallut arriver à la fin de la guerre pour reconnaître ce territoire non sans de longs atermoiements faits de déclarations et de requêtes. Pendant que le Congrès Américain se livrait à des atermoiements. Les Confédérés se réunissisaient à Mesilla, au Nouveau Mexique, le 16 mars 1861, déclarèrent qu'ils ne «reconnaîtraient pas l'actuelle administration Républicaine Noire.» Subséquemment, une convention de Tucson élut un délégué au Congrès Confédéré. Le jour ou, les drapeaux confédérés s'érigèrent aux mats de la grand place déserte de Tucson, le bataillon des Confédérés se vit rejoindre par Mark Aldrich, un marchand de l'Illinois, impliqué mais non accusé du meurtre du fondateur des Mormons, Joseph Smith et qui fut aussi Maire. Le reste des marchands de la ville occupée comme le pionnier Sylvester Mowry, se rangea aux cotés des Confédérés. Mowry, Républicain de Rhode Island tira avantage de son esprit d'entreprise en fournissant du plomb de ses mines pour leurs munitions. Un immigrant mexicain prit position pour l'Union. Estevan Ochoa,impeccablement vêtu, déambulait dans les rues de Tucson, en mécène de la version locale de l'Union des Immigrants fondée à New York. Un des entrepreneurs les plus actifs d'avant et d'après la guerre civile, il avait amassé une petite fortune de ses frets et de ses activités de pionnier dans le coton, le bétail sur pied et les mines. Ochoa et Mowry, membres du comité spécial de la convention de 1859 de Las Cruces, Nouveau Mexique, avaient signé la pétition pour l’organisation de l'Arizona comme territoire séparé. Il avait immigré deux ans plus tôt et à 28 ans déjà, un des chefs du nouveau territoire. Le journal hebdomadaire de l'Arizona l'avait décrit avec aménité comme un bel homme auJohnny_Rebel_Book.jpg tempérament joyeux avec un style unique qui requérait de chaque membre du Congrès une travail diligent et énergique pour la bonne cause dans laquelle ils étaient embarqués. Les contemporains, les journalistes et les historiens, tous, en fait lui décernait le titre honorifique de “Don Estevan,” sans doute pour souligner le rôle influent d'Ochoa dans l'élite de l'Arizona, sans cesse grandissante, dominée par les anglo-saxons. Ochoa était né à Chihuahua en 1831, ou sa famille possédait de nombreuses terres et dont les armoiries remontaient à Colomb. Il aurait pu agir en profiteur de guerre et faire de beaux bénéfices an répondant aux demandes de Confédérés pour des trains de convois. Les Texans occupant sa ville, Ochoa avait fait son choix. L'historien Frank Underwood narre l'instant dramatique vu par le capitaine rebelle. «Monsieur Ochoa, vous réalisez que l'union n'existe plus, j'espère, dès lors, que vous céderez aux instances de la Confédération qu'elle ne confisque vos propriétés et ne vous expulse de la ville.» Poliment et sans faiblesse, Don Estevan répondit:«Capitaine Hunter, il est hors de question, pour moi, de prêter allégeance à quelque parti que ce soit qui fut hostile à l'Union, celle à elle que je dois ma joie et ma prospérité. Quand, voulez-vous, Monsieur, que je parte?» On lui permit d'emmener son cheval favori, 20 cartouches et du ravitaillement et il s'en alla, seul pour traverser le pays apache. A la vérité, La Troisième Armée eut plus de difficulté an Arizona que les restes de l'Union et de la force occupante des Confédérés: Les Apaches. Leur menace inquiéta le gouverneur auto-appointé du territoire confédéré de l'Arizona; le Lieutenant-colonel texan John Baylor et il déploya son armée dans le sud ouest. Au printemps de 1862, Baylor franchi un pas de plus dans la barbarie à l'encontre des indiens en écrivant au commandant de la place de Tucson: « Le Congrès des États Confédérés vient de voter une loi permettant l'extermination de tous les indiens hostiles. Tous les moyens amenant les Apaches de n'importe quelle tribu a résipiscence seront employés, quand ils seront réunis, tuez les adultes et vendez les enfants pour défrayer les dépenses des massacres» Cette déclaration lui coûta son poste de gouverneur mais il resta membre du Congrès. Les Confédérés demeurèrent autour de Tucson for peu de temps. En été 1862, Les forces de l'Union de Californie les obligèrent à fuit Tucson. Mowry fut arrêté comme «sympathisant unioniste, espion et traître» et emprisonné brièvement à Yuma. Un déserteur confédéré, Jack Swilling, émigrera vers le nord et fondera Phœnix. Certains proclamèrent qu'Ochoa entrevoyait le destin de l’État, par son départ, « Dès aujourd'hui, je vivrai pour vous voir partie d'ici dans de plus mauvaises conditions que vous me faites»; En effet, il revint dans le vieux pueblo et rétablit ses diverses activités. Finalement, Abraham Lincoln reconnu la légitimité de l'autonomie de l'Arizona le 24 février 1863. Ornée de gages d'oiseaux en bambou, de faisans et de paons, l'hacienda d'Ochoa à Tucson, devint, après la guerre civile, la point de ralliement des familles les plus importantes de Tucson, des visiteurs et des desseins progressistes. Réputé pour la douceur de ses manières, pour sa générosité et sa courtoisie, il aimait à se rouler des cigarettes dans un cornet de mais. Plus tard dans la vie, il se maria et couvrit sa jeune épouse des meilleurs lins et soies, des vêtements les plus élégants que le commerce urbain mexicain pouvait offrir. En 1875, en tant que Maire de Tucson, premier et seul mexicain à l’être, Président du comité scolaire, il combattit une législature territoriale récalcitrante et une évêque catholique dominateur en levant tout seul des fonds, en offrant des terres afin d'y établir la principale école public de Tucson.(Trois ans plus tôt, comme Président du comité pour l'éducation publique, il construisit le premier système d'éducation durable à Tucson après l'échec des premiers essais.). Au printemps de 1876, le Citoyen d'Arizona déclarait: «Ochoa agit constamment pour le bien du public,» et concluait« il est l'ami véritable et utile du pauvre méritant, de l'opprimé et d'un bon gouvernement.» En 1877, Ochoa plaça littéralement la dernière tuile de la pergola de la façade de l'école terminée. Et le journal de commenter «Le zèle et l'énergie que Monsieur Ochoa à porter à l'éducation publique doit lui donner une place importante au rôle d'honneur pour lui permettre d’être plus près encore de ses concitoyens, il a tellement fait pour préparer la jeunesse au combat de la vie.» Le chroniqueur militaire John Bourke, qui servit dans les campagnes des guerres Apache avec le Général George Crook, décrivait Ochoa comme “un des homme les plus aimables et les plus courageux de tout le sud ouest et citait aussi un compagnon pionnier: «c'était l'homme typique de la frontière, entier, agressif, fertile en ressource, se moquant du danger, rarement arrêté par un obstacle, en bref possédant justement ces qualités essentielles à la fondation d'un nouvel état.» Mais c'est la défense de l'Union à Tucson qui restera son plus grand héritage. Cinquante ans plus tard, avec un état en voie d’institutionnalisation, le Quotidien d'Arizona rappelle à ses lecteurs que le pionnier mexicain fut le seul à soutenir l'Union.