UA-7101967-1

02/11/2011

La Route des Os, la guerre sans fin.

Kohima,1944

CHIANG MAI - Perchée sur une colline la petite ville éloignée de tout de Kohima qui n'était il n'y a que quelques décades qu'un village grandi trop vite, ne ressemble certes pas à une puissante métropole industrielle sur la Volga. Mais Kohima, dans les montagnes du Nord est de l'Inde, fut, à plusieurs égards, le Stalingrad de l'Asie. C'est ici, que l'Armée Impériale Japonaise fut défaite par les Britanniques et les Indo-Britanniques et forcée à se replier sur la Birmanie. Cette retraite est le pivot de la défaite des Japonais sur le théâtre asiatique. Quand les combats cessèrent, le Japon, envahisseur de l'Inde dans une entreprise de conquête impériale, avait vu son armée subir sa pire défaite, des milliers de combattants morts et bien plus encore morts de faim au cours de la retraite catastrophique, vers l'Est, vers la Birmanie, Ils se souviennent de cette bataille dévastatrice comme de "La Route des Os," Le Siège dura de début avril à fin juin 1944. Les combats corps à corps y furent féroces et la ligne de front passait sur le terrain de tennis du résident général britannique. Aujourd'hui, une belle nécropole est érigée, pour ceux qui moururent au cours de ce siège, c'est l'attraction touristique principale de la région. Il y avait des troupes soit disant indigènes dans les deux camps. Les Japonais avait le soutien de Bose et de l'Armée Nationale Indienne. La plupart d'entre eux ne dépassèrent ni Imphal ni Manipur, celle-ci subit des pertes considérables dans la retraite. Les troupes se plaignaient amèrement de servir de porteurs aux Japonais. A part les Réguliers indiens des corps britanniques, des tribus locales telles les Naga prirent part aussi au combat en qualité d'éclaireurs et de combattants dans une guerre de guérilla, faite d'escarmouche, harassante pour les Japonais. Une de ces unités était commandée par l'anthropologue britannique Ursula Graham Bower, tombée amoureuse des Naga dans leurs collines. Pendant la guerre, certains tribaux la prenaient pour la réincarnation de la grande Prêtresse Naga et devinrent ses loyaux fidèles. Le livre fait plus que souligner une guerre presque oubliée, là où un empire en défit un autre, il montre aussi une compréhension remarquable du soldat japonais, qui s'est battu et est mort dans ces collines arides et ces jungles denses, grâce à des conversations étendues avec les survivants et leurs familles. Sans cette victoire, les Britanniques et leurs alliés, les Japonais aurait pu envahir l'Inde et l'Asie se seraient trouvée aujourd'hui, avec une différente allure. L'héritage du siège de Kohima garde son importance dans le contexte contemporain. Beaucoup de Naga ont espéré la récompense de leur combat et l'obtention d'un statut particulier, peut-être même ,l 'indépendance comme le leur promirent les Britanniques. Cela ne devait pas arriver, les Britanniques abdiquèrent de l'Empire en 1947. Lorsque Mountbatten fit la promesse que la Grande-Bretagne n'oubliera jamais, ce n'était pas de la simple rhétorique. Mais dans ces moments de victoire, personne n'imaginait une guerre dans les collines. Le Conseil National Naga déclara l'indépendance des collines le 14 août 1947, un jour avant l'indépendance de l'Inde et la guerre civile éclata au milieu des années cinquante. Les Naga prirent les armes pour défendre leur indépendance en espérant que les alliés allaient les supporter, situation semblable à celle de Karens et des autres minorités ethniques mais guerre de 40 était finie. Les Karen et les Kachin se trouvent parmi les tribus non birmanes qui prirent parti pour les Britanniques contre les Japonais. Et ils se battent encore aujourd'hui, sinon pour la séparation d'avec la Birmanie en tout cas, pour un large degré d'autonomie à l'intérieur de l'union fédéral. Comme les Naga, beaucoup de Karen et de Kachin sont chrétiens, convertis par des missionnaires baptistes au début du siècle dernier. Dans les collines Naga, la situation est similaire. Les rebelles locaux ont combattu l'armée indienne durant des années en espérant l'indépendance en arguant qu'ils ne sont pas indiens. Les Anglais n'avait aucune sympathie pour la cause de l'indépendance Naga et ils n'étaient pas favorables à ce combat Quand les rebelles Naga combattaient avec les Britanniques contre les Japonais au siège de Kohima, le Conseil National Naga, avait à sa tête Angami Zapu Phizo, ancien allié de Boze, plus tard, il s'installa à Londres aidé par les tenants de sa cause. La guerre des collines Naga, première guerre intérieure à laquelle avait à faire face l'Inde après son indépendance en 1947, fut extrêmement sanglante. On ne dispose d'aucune source certaine, mais ont peut estimer que de 20.000 à 100.000 Naga furent tués. Les pertes, résultat de luttes de fractions rivales chez les Naga et, dans les années 90, de la lutte avec la tribu Kuki. Les forces de sécurité indiennes perdirent des milliers d'hommes dans ces combats. On dit souvent que la guerre ne s'est jamais terminée dans les collines du Nord de la Birmanie et du Nord est de l'Inde.

Source

27/10/2011

Libye, les dépouilles du Roi Sarko

Tel Lawrence d'Arabie. Le Grand Libérateur Gaulois de la Libye (et tout autre arabe facile à duper aux alentours) Le Président français néo-bonapartiste, Nicolas Sarkozy et son équipier le Premier Ministre anglais, David d'Arabie Cameron célébrèrent galamment le succès de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, entourés d'un cordon de militaires sur l'aéroport de Tripoli en chantant La Vie en Rose afin de célébrer les sept mois de bombardements et les 40.000 missiles qui ont mené la Libye à la "démocratie". Dans le décor, on pouvait voir le "nouveau philosophe" autoproclamé Bernard-Henri Lévy et son tronc pérenne révélé sous une chemise impeccablement pressée, celui-là même qui a "vendu", d'un coup de téléphone une guerre au Grand Libérateur Gaulois, pressé de toutes parts (comme si le Roi Sarko allait refuser quoi que ce soit qui puisse l'agrandir). Pas besoin d'évoquer des métaphores impériales romaines comme "l'aile de la victoire" ou les "lauriers" ou "au vainqueur, les dépouilles" (de la guerre), parce que c'était exactement de çà qu'il s'agissait. Le Roi Sarko et le Petit Dave nesarko-cameron.jpg ressemblent pas fort à la délicieuse dame d'Angola tout juste couronnée Miss Univers, mais ils n'en étaient pas moins sur le mode " sentez-vous libres de vous prosterner devant notre auréole". Les ailes de la victoire à la périphérie d'un empire, même si vous n'êtes qu'un proconsul sans importance, c'est certainement mieux que l'impuissance face à la débâcle économique européenne qui frappe sans pitié. Au son des Apaches qui patrouillent en Méditerranée et escorté par des douzaines de policiers anti-émeute, le Roi Sarko a ressenti le besoin de préciser à un monde candide," Nous l'avons fait pour des raisons humanitaires, il n'y a pas d'agenda caché." Juste en cas, alors que les deux hôtels de Tripoli sont occupés par une foule d'hommes d'affaires et de vautours, le Président d'un Conseil National de Transition fragile, Mustapha Abdul Jalil, a du épeler l'agenda : " Les alliés et les amis auront la priorité dans un cadre transparent" pour partager le butin. Tellement de contrats juteux à cuisiner, eau, gaz, pétrole, uranium, reconstruction et si peu de temps. En écho au Roi Sarko, le P'tit David a proclamé en bombant : " le Printemps arabe pourrait devenir un été." C'est le code de l'OTAN, pour bombarder plus de dictateurs jusqu'à l'oubli. Aussi longtemps qu'il y aura des "rebelles" opportunistes prêts à faire appel à la cavalerie (européenne) en exhibant leur crédit démocratique vrai ou faux. Roi Sarko a même souligné la prochaine étape, le chemin de Damas. Cher Bashar, il est temps de réserver un aller simple.

.

Les règles somaliennes

.

Le tour éclair de Tripoli de Roi Sarko et Petit David a été soigneusement minuté pour éclipser la visite du Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Parce que tant qu'il s'agit de l'âme du printemps arabe, l'Egypte, Recep est l'homme de la situation, pas les bombardiers anglo-français de l'OTAN. Et rien que penser que les britanniques et les services français, qui étaient si heureux au lit, hier encore, avec l'appareil sécuritaire de l'état libyen, c'est triste de voir qu'ils ne purent profiter de plus de bon temps avec le commandant militaire de Tripoli Abdelhakim Belhaj, ancien émir du groupe de combat libyen, ancienne valeur d'al Qaeda, victime des tortures de la CIA mais heureusement pour lui, éternel ennemi de Kadhafi. Pour sa part, Belhaj a perdu la belle opportunité de demander à Petit David, en absence des américains, des excuses officiels des anglais pour avoir passé six ans en prison et connu la torture, peut-être fera-t-il appel à la Cour de Justice Internationale. L'Otan a conquis, essentiellement des longueurs de route parsemées de quelques cités. Personne ne sait réellement ce qui se passe dans le désert. Le véritable agenda de l'OTAN est d'attendre et voir si les groupes se réarment, si des guérillas se développent au Niger et dans le sud de l'Algérie. Ce sera l'excuse excellente pour s'incruster, comme en Afghanistan. Il y a aussi des centaines, sinon des milliers, d'africains du sud du Sahara, inquiétés, menacés et tués par les "rebelles" de l'OTAN, ce qui ne fera que renforcer leur volonté de se battre. Dans cette perspective de continuation de la fête, les amoureux des anglo-français, ne pourraient pas s'en foutre davantage de la promesse de leur hôte Jalil de jeter l'état séculier à la poubelle puisque la Charia devient la "source principale de la loi". Raison de plus pour l'ouest de rester vigilant, il y a de la castagne dans l'air. L'homme à surveiller est Ali as-Salabi, islamiste de fond allié avec le Cheikh Yusuf al-Qaradawi. Il est déjà en train de lancer le conflit contre le Premier Ministre du Conseil Provisoire Mahmoud Jibril, porte-parole médiatique des rebelles de l'OTAN. As-Salabi définit Jibril et ses cohortes comme des sécularistes extrémistes qui conduisent la Libye vers "une ère nouvelle de tyrannie et de dictature". Belhaj l'homme d'al-Qaeda qui commande à des milliers de rebelles armés jusqu'au dents, se trouve être un allié très proche d'as-Salabi. Aucune évidence ne laisse supposer que le Conseil soit assez fort pour désarmer l'enfer des milices courantes, qui opèrent, déjà dans le style irakien à Tripoli et ailleurs. Si le Conseil ne peut le faire, l'OTAN se fera un plaisir et un devoir de lui rendre service. On peut parier que ce ne sera pas un Afghanistan 2.0 ou un Irak 2.0, mais plutôt une Somalie 2.0. Tilt, on envoie les Marines, on transforme Tripoli en Fallujah. Barack Obama pourrait même gagner les élections de 2012 sur celle-ci. On parie, les jeux tragiques et amusants ne font que commencer. Voyons le temps que prennent Roi Sarko et Petit David pour rejouer leurs ailes de la victoire et dans quelle Tripoli ils atterriront. Kaboul, Bagdad or Mogadiscio ?

source

 

20/10/2011

crise des produits dérivés

La crise des produits dérivés qui arrive pourrait détruire le système financier global tout entier

La plupart des gens n'ont pas en tête que la bourse est devenue un gigantesque casino financier Les grandes banques génèrent des dizaines de milliards de dollars par an sur les produits dérivés et personne, dans la profession, n'a envie que la fête se termine L'expression "produits dérivés" sonne compliquée et technique, mais elle n'est pas très difficile à comprendre. C'est simplement la façon élégante de dire qu'un pari a été posé A l'origine, ces paris étaient conçus pour équilibrer les risques marginaux, Mais la méthode a si bien prospéré, qu'elle est devenue une montagne spéculative comme le monde n'en avait jamais vu. Les estimations de la valeur notionnelle du marché mondial des produits dérivés vont de 600 trillions, c'est à dire 600x1018 dollars à 1,5 quadrillions c'est à dire 1,5x1024 ou 1,5x1.000.000 4 dollars. Si on garde à l'esprit que le produit domestique brut du monde entier tourne autour de 65 trillions, les produits dérivés font courir au système financier global un danger si grand que Warren Buffet les a qualifiés d' "armes financières de destructions massives". Pour l'instant, les pouvoirs financiers s'évertuent à garder le casino ouvert, mais inévitablement, tout ce désordre va s'effondrer sur lui-même en implosant. Quand cela arrivera, nous allons avoir à faire à une crise des produits dérivés qui pourrait réellement détruire le système financier global tout entier. La plupart des gens n'en parlent jamais parce qu'ils ne savent pas ce que c'est. Aidons-nous d'une paire de définitions. Chez Bloomberg, on les qualifie d'instruments financiers utilisés pour limiter les risques ou pour spéculer. Ils sont issus soit de réserves, de titres, de prêts, de devises et de matières premières soit liés à des évènements tels le climat ou les taux d'intérêt. Le mot clé est spéculation. Aujourd'hui, les gens de Wall Street spéculent sur à peu près n'importe quoi de tout ce que vous pourriez imaginer. L'explication d'Investopedia est la suivante : Une valeur dont le prix dépend ou dérive d'une ou de plusieurs ressources économiques. Le produit dérivé, lui-même n'est pas plus qu'un contrat entre deux ou plusieurs parties. Sa valeur est déterminée par les fluctuations des ressources sous-jacentes. Celles-Ci, comprennent des titres, des réserves, des matières premières, des biens négociables, des devises, des taux d'intérêt et des index de marché. Ils sont caractérisés, pour la plupart, par un haut potentiel de rentabilité. Au point ou nous en sommes, dans le monde financier, ils sont totalement hors de contrôle. On parie sur tout et les grandes banques en font des tonnes d'argent. Le système est entièrement dérégulé et dominé par les grandes banques internationales. Au cours des décades précédentes, le marché des produits dérivés a beaucoup grossi. Ce n'est pas grave quand les équilibres subsistent mais s'ils se rompent, nous pourrions assister à une réaction en chaîne de déconfitures financières qu'aucun gouvernement sur terre sera à même de contrer. Le volume d'argent que nous évoquons est absolument hallucinant, On peut estimer la valeur notionnelle du marché global des produits dérivés à 1,4 quadrillions soit 1,4x1024 dollars. Si on la met en perspective, la capitalisation totale des titres et obligations de la planète s'élève, grosso modo, à 36 trillions ou 36x1018 dollars. Si on procède de la même manière pour les titres, c'est plus ou moins 72 trillions ou 72x1018 dollars.

La valeur notionnelle des produits dérivés atteint 1,4 quadrillions ou 1,4x1024 dollars soit 40 fois le marché mondial des réserves, 10 fois la valeur de chaque titre et chaque obligationabbie.jpgsur la planète et 23 fois le produit domestique brut mondial. Si vous commencez à compter tout de suite un dollar par seconde, cela vous prendrait 32 millions d'années pour compter un quadrillion. Eh oui, les jeunes gens et les jeunes filles de Wall Street sont totalement et complètement hors de contrôle. Dans un article excellent sur les dérivés, Webster Tarpley décrit le rôle pivot qu'ils jouent maintenant dans le système financier global. Loin d'appartenir à des arcanes ou à une activité marginale, les dérivés financiers représentent l'activité principale de l'oligarchie financière de New York, de Londres, de Francfort et d'autres centres de l'argent.

Un effort concerté des politiciens et de la presse a permis de cacher et de camoufler le rôle central joué par la spéculation dérivative dans les désastres économiques de ces dernières années, Les journalistes et les relations publiques ont fait tout ce qu'il était possible de faire pour éviter ne fusse que de mentionner les produits dérivés, frappant des phrases telles que "produits toxiques", "instruments exotiques". La plupart des gens ne réalisent pas que ce sont les produits dérivés qui sont au centre de la crise de 2008. Ils seront aussi certainement au centre de la prochaine. Pour beaucoup, la sonnette d'alarme a résonné quand la banque nationale américaine a transféré ses investissements chez Merrill Lynch dans ses réserves.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Que le contribuable va payer.

Que l'exposition en produits dérivés des banques européennes d'investissement est actuellement tenue en brèche par les contribuables américains. La banque nationale américaine n'a obtenu aucune acceptation réglementaire pour faire çà, elle a agi à la requête des parties effrayées. Maintenant les responsables financiers américains se demandent si c'était une bonne idée mais elle vaut soulager les holdings bancaires sous forte pression. C'est un transfert de risques au contribuable fait par la banque sans contre partie légale, sans acceptation par les régulateurs institutionnels et sans la décision du public. Et vous n'en avez probablement jamais entendu parler dans la presse. Maintenant la valeur totale des tous les produits dérivés détenus par la Banque d'Amérique s'élève approximativement à 75 trillions de dollars. La valeur notionnelle de Morgan Chase en produits dérivés : autour de 79 trillions de dollars. C'est difficile, ne fusse que d'imaginer ces chiffres. Les banques les plus exposées, tout de suite, sont JPMorgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup, Wells Fargo et HSBC Bank USA. Morgan Stanley c'est encore pire.

Vous avez noté qu'il s'agit là des banques "trop grandes pour sombrer". Elles continuent à croître et à obtenir toujours plus de pouvoir. En 2002, les dix banques américaines les plus puissantes contrôlaient 55% de toutes les ressources bancaires américaines, Aujourd'hui elles en contrôlent 77%. Elles sont devenues si puissantes que si elles chutaient tout le système financier mondial imploserait. Si nous avions pensé bien apprendre notre leçon en 2008, nous aurions fait quelque chose à cet égard, mais, à la place, nous avons permis aux "trop grands pour tomber" de grandir plus que jamais. Et ils font, à peu près, ce qu'ils veulent. Il y a quelque temps, le New York Times publiait un article ayant pour titre " une élite bancaire à secrets mène le négoce des produits dérivés." Il illustre la main de fer que les grandes banques exercent dans les échanges de produits dérivés. En voici quelques extraits : " Le troisième mercredi de chaque mois, les neuf membres d'une société d'élite de Wall Street se réuni au centre de Manhattan. Ils partagent un but commun, protéger les intérêts des grandes banques dans le vaste marché des produits dérivés, un des champs les plus profitables et les plus controversés du monde financier. Ils partagent un secret commun, le détail de leurs rencontres, même leurs identités sont strictement confidentielles. Quelles sont les institutions représentées à ces congrès ? Si on en croit le New York Times, le banques suivantes sont impliquées : JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup.

Pourquoi sont-ce toujours les mêmes ?

Parce que, hélas, elles continuent à déverser un pactole dans les campagnes des politiciens qui les ont sortis de la crise de 2008, elles savent qu'ils feront de même la prochaine fois et que les pouvoirs publics continueront à couvrir tous les contrats dérivés qu'elles signeront. Mais c'est une erreur, la compagnie d'assurances AIG, en 2008, écrasée par la crise immobilière, était du mauvais coté des contrats dérivés. Si son rachat par le gouvernement fédéral n'avait pas eu lieu, Goldman Sachs et les autres se serait retrouvé avec un tas de papier sans valeur. Cà arrivera à nouveau mais à une bien plus grande échelle. Quand la banque est battue, tout le monde perd, les gouvernements du monde pourraient tout racheter. Si le sinistre est total pour les produits dérivés, il n'existe aucun gouvernement avec assez d'argent pour rafistoler les morceaux. Une crise horrible des produits dérivés est à venir, ce n'est qu'une question de temps. Soyez attentifs à n'importe quelle mention des locutions "produits dérivés" ou "crise des produits dérivés" dans la presse. Si la crise des produits dérivés arrive, tout tombera en morceau très rapidement.

 

source

 

19/10/2011

L'incroyable spectacle du chien et du poney

Quelqu'un prend-il encore le couple Merkel-Sarkozy au sérieux ? La gestion perceptive n'est pas une solution

Depuis 18 mois, chaque fois que la réalité menace d'envahir l'Europe, Merkel et Sarkozy se précipitent sur la scène globale et répètent leur exhibition. Les médias à la botte déclarent que c'est un triomphe artistique et la solution de l'insolvabilité de l'Europe. Le fait est qu'on a vu ceci se répéter encore et encore est absent de la presse financière qui n'est jamais lasse de redire que la solution va mettre fin à la crise bancaire européenne ; quelques jours ou quelques mois plus tard, la réalité s'impose à nouveau, l'insolvabilité systémique remontre sa tête hideuse et voilà le duo dynamique du théâtre politiquesyd-on-benji_lg.jpg européen qui ressaute sur scène pour une autre démonstration infatigable de leurs clichés. Peu, parmi la presse institutionnelle s'arrête pour demander si le chien et le poney détiennent le pouvoir de recapitaliser sommairement les banques et de réaliser toutes leurs phrases grandioses. Et moins encore ose observer qu'ils peuvent tout aussi bien demander la séparation des mers, la situation est hors de leur contrôle et leurs mimiques sont toutes au service d'une gestion de la perception, c'est à dire nourrir l'illusion qu'ils détiennent un contrôle sensé sur la situation, ce n'est pas le cas, et qu'elle est gérable par une manipulation de la perception et ce ne l'est pas. Merkel et Sarkozy ont emprunté cette façon de faire directement au scénario à la réserve fédérale, c'est sa théorie ontologique fondatrice : la question, la réponse et le problème ne sont que des affaires de perception. Si ce prolétariat crasseux et les serfs de la dette ressentent que tout va bien, que la sûreté est présente, alors l'état providence mes a mis au lit sans drames. Ils recommenceront et continueront, dès lors et à nouveau, à dépenser et à emprunter sans soucis ni de la réalité ni du futur. C'est l'erreur fondamentale, l'économie globale n'est pas bâtie sur une culture, mais sur la réalité des prix, les bilans comptables et les déclarations de revenus, les vastes concentrations de richesse et de pouvoir, les déséquilibres systémiques précaires, l'exploitation brutale qui commandent à la mauvaise gestion de banques centrales politiques et manipulatrices. L'absurde théâtre de Sarkozy et Merkel sur le thème du plan B, n'est pas crédible, il est incroyable. Pour combien de temps encore le faon des médias financiers globaux va-t-il revenir sur cette même comédie idiote mise en scène par des amateurs hagards. Le jour ou l'audience sera finalement fatiguée du spectacle de foire de la troupe du chien et du poney, les solutions réelles consistant à effacer des milliards d'euros de crédits illusoires ou irrécupérables, le bris d'une euro-zone dysfonctionnelle pourra commencer.

 source

01/10/2011

La gériatrie allemande peut-elle sauver l'Europe ?

Alors que la Grèce fait du funambulisme sur le fil de sa dette, qui pourrait bien faire tomber les banques qui nous entourent et nous précipiter dans la panique, un consensus se construit autour de  la seule voie de sortie que nos génies imaginent :  raboter la dette grecque, lui faire une coupe structurée et compenser en fourguant des euro-obligations à la moitié de leur valeur faciale des titres grecs, garanti par la banque centrale européenne, ensuite, un nouveau grand plan de stabilisation européenne afin de recapitaliser à coups de trillions d'euros les banques européennes menacées comme celles du Portugal, de l'Espagne, de l'Irlande et de l'Italie en admettant que le privé fuit leurs titres. Une telle solution, quoi qu'il en soit, ne peut venir que de l'Allemagne, nation la plus riche d'Europe, et cela ne lui plait guère que de prêter de l'argent à des squelettes du club Med dont les états providences sont plus généreux que le sien. Politiquement, cela ne va pas être possible de cajoler ou de faire pression sur les Allemands très longtemps encore pour qu'ils soulagent l'euro-zone de la chute qui pourrait amener la dépression et faire disparaître l'Europe. L'autre raison pour elle  s'accrocher à cette démographie et à ce populisme de bonnets c'est, qu'à chaque nouvelle décade de ce siècle, l'Allemagne sera de moins en moins capable de soutenir son dynamisme, alors, vous comprenez, soutenir le continent ! Si on s'attache à observer les statistiques de population, on se rend compte que les gens qui sont censés ramener l'Europe à la solvabilité deviennent de plus en plus vieux et de moins en moins nombreux. En 2010 avec 82 millions d'allemands, 26% ont plus de 60 ans, 20% avec 65 ans ou plus et 5% sont âgés de 80 ans ou plus.. Faisons une incursion en 2050. Entre 2010 et le milieu du siècle, 12 millions d'allemands mourront et l'Allemagne sera une nation de 70 millions d'habitants ou l'age moyen sera passé de 44 à 51 ans et l'espérance de vie des allemands passera de 80 ans aujourd'hui à 84 ans. Ils vivront 4 ans de plus, certes mais cela signifie aussi 4 ans de plus en soins payés par un public qui lui-même rétrécit. Aux environs de 2050 les Allemands de plus de 60 ans passeront de 26 à 40% et ceux de plus de 65 ans de 20 à 32,5%. Quant à ceux de 80 ans et plus, ils passeront de 5 à 14% de la population. En 2050, un allemand sur trois auras plus de 65 ans et un sur sept plus que quatre-vingt. C'est un poids important pour les travailleurs dont le nombre se sera vu  réduit drastiquement. De plus, le pourcentage de femmes allemandes en age d'être gravide entre 15 et 46 ans sera tombé de 45 à 34%,  garantissant ainsi un déclin continu jusque la fin du siècle. Il n'y aura pas eu une seule année entre 1970 et 2050 durant laquelle l'Allemagne, ait approcher le taux de remplacement de 2,1% par femme. Au milieu du siècle, et pour 80 années consécutives, elle  aura connu une décroissance continue. Comme si cette nation prenait lentement congé du monde.  Tout en venant en aide au club Méditerranée, une force de travail allemande, qui ne cesse de rétrécir devra transporter une cohorte toujours grandissante des gens âgés et retraités tout comme en Europe du sud, percluse de dettes. Si on observe une nation comme la Grèce En 1950, près de la moitié de la population avait 24 ans ou moins. En 2050, moins de 25% aura 24 ans ou moins. Aujourd'hui un quart des grecs ont 60 ans ou plus ; en 2050, ils seront 38%. Et si maintenant, 4% des grecs ont 80 ans ou plus, dans quarante ans, ils auront triplé. L'Italie, peuplée de 60 millions d'habitants en perdront 3 millions sur 40 ans et les Italiens de plus de 65 ans, s'ils sont 20 % de nos jours, ils seront un tiers eu milieu du siècle. Ceux de plus de 80 ans passeront de 6 à 13% et leur espérance de vie augmentera de 4 ans. Aucune nation d'Europe n'a un taux de naissance suffisant pour remplacer les indigènes. Le partage se manifeste par une masse de travail en pleine régression et par une éligibilité toujours plus importante aux fonds garantis par l'état, aux soins de santé et à la sécurité sociale, secteurs en pleine croissance. Ce sont les Allemands qui mènent l'Europe vers des maisons de repos et les hospices. L'Europe a besoin de plus de jeunes pour maintenir le dynamisme du continent et maintenir les promesses faites à ses peuples. Au sud, les populations musulmanes du Maghreb et du moyen orient, en pleine explosion démographique, semblent prêtes à venir aider. La fin du mode ne s'exprime plus par la promesse de l'apocalypse mais par des couches culottes.