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25/09/2013

Chickamauga

Un après midi d'automne ensoleillé, l'enfant s'en allait, errant, loin de la maison rustique vers un petit champ, il entra dans une forêt sans être vu, il ressentait de la joie ainsi libéré de tout contrôle, heureux de l'exploration et de l'aventure. Pour l'esprit de cet enfant, les corps de ses ancêtres, qui avaient depuis mille ans la pratique de ces mémorables découvertes et de ces conquêtes, de ces victoires, de ces batailles pour lesquelles les siècles sont les moments critiques et ou le camp des vainqueurs s'installait dans des villes en pierre de taille. Du berceau de leur race, ils avaient fait leur chemin à travers deux continents, passés la grande mer et pénétrés l'autre. Là-bas, ils naquirent à la guerre et à la domination. Ce fut leur héritage.

L'enfant, de quelque six ans, fils d'un pauvre planteur qui dans sa jeunesse était soldat, s'était battu contre des sauvages nus en suivant le drapeau de son pays vers la capitale d'une race civilisée, bien loin au sud. Le feu du guerrier, qui, allumé ne s'éteint jamais, survivait dans l'existence paisible du planteur. L'homme aimait les ouvrages et les images militaires et le garçon en comprit assez pour se fabriquer une épée de bois même si l’œil du père aurait pu difficilement la discerner pour ce qu'elle était. Muni de cette arme qu'il brandissait avec bravoure, comme s'il devenait le fils d'une race héroïque, il posait dans les clairières ensoleillées de la forêt en exagérant les postures agressives et défensives que lui avait appris l'art du graveur. Rendu idiot par son talent à battre des ennemis invisibles, il commit l'erreur militaire assez commune de pousser la poursuite jusqu'une dangereuse extrémité et se retrouva à la marge d'un ruisseau large mais peu profond dont les eaux rapides lui barrait une avance directe vers les ennemis qui s'enfuyaient en le traversant avec une facilité imprévisible. Mais, le vainqueur intrépide ne s'en trouvait pas rebuté, l'esprit de la race qui passa la grande mer inconquise brûlait, sans rien nier, dans cette petite poitrine. Il trouva, à passer à gué plus loin, dans le lit du ruisseau. Et il put, à nouveau, se lancer sur les traces de son ennemi imaginaire en misant tout sur l'épée. Maintenant, la victoire acquise, la prudence demandait qu'il se retire sur ses bases d'opération. Hélas, tel de nombreux conquérants, parmi les plus puissants, il ne put brider la passion de la guerre ni apprendre que la foi tentée quittera son étoile. Avançant le long de la berge, il se trouva soudain confronté à un nouvel ennemi plus formidable, sur le sentier, qu'il suivait, debout, trépignant, les oreilles dressées, c'est un lapin! L'enfant poussa un cri alarmé, se retourna et s'enfuit, il ne savait pas dans quelle direction, appelait sa mère avec des sons informes en pleurant, tremblant, sa tendre peau cruellement griffée par les broussailles, son petit cœur accélérait de terreur, à bout de souffle, aveuglé par les larmes, perdu dans la forêt!

Alors, pour plus d'une heure, il erra, les pieds douloureux, dans les jeunes pousses rugueuses, jusqu'au moment ou, vaincu par la fatigue, il se coucha, dans l'espace étroit entre deux rochers, à quelques mètres du ruisseau, étreignant toujours son épée de bois, non plus comme une arme désormais mais comme une amie. Il s'endormit en sanglotant. Les oiseaux du bois chantaient joyeusement; les écureuils lustrant bravement leurs queues, courraient en criant d'arbre en arbre, inconscient du malheur qui se déroulait sous eux. Quelque part, dans le lointain, un étrange tonnerre étouffé, les perdrix célébraient la victoire de la nature sur le fils de leurs maîtres immémoriaux.

Dans la petite plantation, ou les hommes blancs et noirs alertés, cherchaient les champs et les abords, le cœur brisé d'une mère attendait son enfant égaré. Les heures passèrent, et le petit dormeur se leva. La fraîcheur du crépuscule dans les jambes, la crainte de la brume dans son cœur, reposé, il ne pleurait plus. Avec cet instinct aveugle qui pousse à l'action, il luttait contre les broussailles qui l'entouraient et se retrouva en terrain plus ouvert, sur sa droite, le ruisseau, une pente douce à gauche parsemée d'arbres rares, envahie d'une auréole crépusculaire. Une brume fine et fantomatique se leva tout au long de l'eau. Elle l'effraya et le faisait reculer, à la place de retraverser, dans la direction d’où il venait, il lui tourna le dos et s'en alla tout droit vers le bois sombre et enfermé. Soudain, il vit devant lui un étrange objet mouvant qu'il prit pour un grand animal, un chien, un cochon, il ne le savait pas, un ours, peut-être. Il avait vu des images d'ours, mais ne savait rien qui puissent les discréditer et il avait vaguement souhaiter d'en rencontrer un. Mais, quelque chose dans la forme ou le mouvement de l'objet, quelque chose dans la maladresse de son approche, lui indiquait qu'il ne s'agissait pas d'un ours. La peur l'emporta sur la curiosité. Il demeura immobile et comme cela arrivait lentement, il regagna courage à chaque instant quand il vit, qu'au moins, çà n'avait pas les longues oreilles menaçantes du lapin. Son esprit impressionnable prit, sans doute conscience d'une familiarité de la démarche. Avant qu'il ne se trouva assez près pour pouvoir résoudre ses doutes, il vit qu'un autre le suivait et d'autres encore. A gauche comme à droite, il y en avait de plus en plus. L'espace ouvert autour de lui en était rempli, tous marchant vers le ruisseau.

C'était des hommes, Ils rampaient sur leurs mains et leurs genoux ou n'usaient que de leurs mains, traînant leurs jambes. Ils n'utilisaient que leurs genoux, leurs bras pendants inutiles, de chaque coté de leurs troncs. Ils essayaient de se mettre debout mais directement ils retombaient. Ils n'agissaient ni naturellement ni normalement, sinon d'avancer pas à pas dans la même direction. Seuls ou par pairs traversant le brouillard, certains s’arrêtaient ou repartaient, les autres se glissant entre eux , ils reprenaient leur chemin. Ils venaient par dizaines puis par centaines, de chaque coté, aussi loin qu'ont pouvait voir dans la brume qui s'épaississait et le bois sombre derrière eux paraissait inépuisable. Le sol lui-même semblait en mouvement vers les rives. Occasionnellement, l'un ou l'autre, qui s'était arrêter ne repartait pas mais restait couché, immobile. Il était mort. Certains,sans bouger, faisaient des gestes étranges avec leurs mains, levaient les bras, les abaissaient à nouveau, dodelinaient de la tète, levaient leurs paumes vers le haut, comme on voit les hommes, parfois le faire dans la prière publique.

L'enfant ne voyait pas tout, c'est ce dont l'observateur prit note, il voyait peu de choses sinon qu'ils étaient des hommes, maintenant recroquevillés comme des bébés. Étant des hommes, ils n'étaient pas si terribles bien qu’harnachés de manière peu familière. Il se déplaçait parmi eux librement, allant de l'un à l'autre scrutant leurs faces d'une curiosité enfantine. Tous ces visages, singulièrement blancs, certains strillés d'un rouge qui s'égouttait. Quelque chose, peut-être dans leurs mouvements et leurs attitudes grotesques lui rappela le clown peint vu l'été dernier au cirque. Il riait en les regardant. Mais, sans cesse, ces hommes mutilés et saignants, avançaient, aussi insensibles que lui au contraste dramatique de son rire et de leurs mines graves. Pour lui le spectacle n'était pas sans gaieté. Il avait vu les nègres de son père marcher à quatre pattes pour son amusement. Ils les enfourchait même en prétendant les traiter comme ses montures. Il s'approcha, par derrière, d'une de ces créatures rampantes et, d'un mouvement agile la chevaucha. L'homme s'effondra sur sa poitrine, se reprit, jeta l'enfant sur le sol, comme un étalon non dressé l'aurait fait. Il tourna vers lui un visage auquel manquait la mâchoire inférieure, des dents de dessus jusqu'à la gorge se trouvait un grand trou rouge garni de morceaux de chair et d'éclats d'os. La proéminence peu naturelle du nez, l'absence de menton, les yeux farouches, donnait à l'homme, l'apparence d'un gigantesque oiseau de proie au jabot et au tronc rendus écarlates par le sang de sa proie. L'homme se mit à genoux, l'enfant sur ses pieds. Il lança son poing vers l'enfant, qui finalement terrifié, courut vers un arbre tout près, se cacha derrière et prit conscience de la gravité de la situation. Pendant que la stupide multitude se traînait lentement et douloureusement, pantomime hideuse, avançait , descendant la pente comme une troupe de gros scarabées noirs, sans aucun son, dans un silence profond, absolu. Plutôt que de s'assombrir, le paysage hanté commença à s'éclairer. Tout autour de la ceinture d'arbres, au delà de la courbe du ruisseau, une étrange lumière rouge, les branches et les troncs dessinaient en silhouette, un entrelac noir. Elle frappa les figures déformées et leur donna des ombres monstrueuses qui caricaturaient leur mouvement, sur l'herbe dressée. Elle tombe sur leurs faces, touchant leur blancheur de stries rudes, accentuant les taches desquelles beaucoup d'entre étaient souillés, Elle brillait sur les boutons et les morceaux de métal de leurs vêtements.

Instinctivement l'enfant se tourna vers la splendeur grandissante et descendit la pente avec ses horribles compagnons; quelques moments plus tard, il passa le plus gros de la troupe, ce n'était pas un grand exploit considérant ses avantages. De lui-même, il se plaça à sa tête, l'épée de bois toujours à la main et dirigea solennellement la marche, formant ses pas dans les leurs en se retournant à l'occasion comme pour voir si ses forces ne l’abandonnaient pas. Sûrement qu'un chef, jamais, n'avait eu une telle suite. Dispersés sur le sol rendu étroit par le déroulement de cette horrible marche vers l'eau, où certains objets, que le guide n’associait à rien, ici, quelque couverture bien serrée, roulée dans sa longueur, doublée à ses extrémités d'une ficelle, là, un lourd havresac, plus loin, un fusil brisé, enfin tout ce qui reste à l'arrière des troupes en retraite, la trace d'hommes qui fuient leurs chasseurs. Partout, près de la crique, sur la marge des terre basses, le sol transformée en boue par les pieds des hommes et des chevaux. Un observateur, avec un meilleur usage de ses yeux aurait noté que ces empreintes pointaient dans deux directions, le sol foulé deux fois par l'avance et la retraite. Quelques heures plus tôt, ces hommes éreintés et désespérés en compagnie de leurs camarades plus fortunés, maintenant lointains, pénétraient la forêt par milliers. Leurs bataillons, divisés en bandes et reformant leurs lignes, passaient l'enfant endormi, presqu'en le piétinant. Le bruit et les murmures de leur marche ne l'avait pas éveillé. A un jet de pierre d'où il couchait, ils combattirent mais il n'entendit ni le ronflement de la mousqueterie ni le choc des canons, ni le tonnerre des capitaines ni les tirs. Il avait dormi tout le temps, serrant sa petite épée de bois avec, peut-être une étreinte plus forte dans sa sympathie inconsciente pour cet environnement martial, mais sans connaissance de taille du combat, comme le cadavre qui en fait la gloire.

L'incendie, derrière la ceinture boisée, du côté le plus éloigné de la crique, réfléchissait la terre par la canopée de sa propre fumée, perfusant tout le paysage. Il avait transformé la ligne sinueuse de la brume en vapeur d'or. L'eau rougeoyait, les pierres aussi qui dépassaient de la surface. C'était le sang des blessés les moins graves qui en avait taché le passage ; eux aussi, l'enfant les dépassa d’un pas décidé, il montait au feu. Une fois sur l'autre berge, il se retourna pour regarder les compagnons de sa marche, ils étaient arrivés à la crique. Les plus forts, déjà immergés près du bord plongeaient leurs faces dans le flot. Quelques uns qui couchés, immobiles, semblaient n'avoir plus de têtes. L'enfant resta émerveillé devant un phénomène tellement vif que même sa sympathie ne pouvait le comprendre. Après avoir étanché leur soif, ces hommes n'avaient plus la force de sortir de l'eau, ni d'en sortir la tête, ils s'étaient noyés. Derrière cette scène, les espaces ouverts de la forêt montraient au chef les figures informes de son triste commandement, il n'y en avait plus autant en marche qu'au début, Il agita sa casquette en guise d'encouragement et avec un sourire, pointait de son arme la lumière qui le guidait, pilier de feu de cet étrange exode.

Confiant dans ses forces, il entrait maintenant le cercle forestier, le passant aisément dans la lumière écarlate, grimpa sur une clôture, courut à travers champ, tournant sans cesse pour jouer avec son ombre qui lui répondait et approcha la ruine en feu d'une demeure. La désolation, partout. Dans cet immense halo, rien de vivant n'était visible. Il s'en fichait, le spectacle lui plaisait et il dansait de joie en imitant les vagues enflammées. Il courut çà de là, en essayant de récolter du butin, mais il était trop lourd pour lui et trop près de la chaleur qui limitait son approche. Désespéré il jeta son épée, réédition aux forces supérieures de la nature. Sa carrière militaire était finie. Changeant de position, ses yeux tombèrent sur des constructions qui lui semblait curieusement familières comme s'il les avait rêvées. Il les regarda, étonné, quand soudainement, toute la plantation et le bois avoisinant pivotèrent. Son petit monde tourna sur lui-même, les points cardinaux inversés. Il reconnu dans l'immeuble en feu, sa propre maison. Pour un instant il demeura stupéfait par le pouvoir de la révélation, puis courut, les pieds hésitants jusqu'à l'entour des ruines, et affiché dans la lumière de la conflagration, tomba sur le corps couché d'une femme morte à la face blanche tournée vers le ciel, les mains levées, serrant de l'herbe, les vêtements défaits, les longs cheveux noirs décoiffés et plein de sang coagulé. Presque tout le front arraché, du trou, le cerveau sortait et remplissant le couronnement, une masse grisâtre garnie de bulles mauves, le travail d'un obus !

L'enfant agita ses petites mains, aux gestes sauvages et incertains. Il émit une série de pleurs inarticulés et indescriptibles entre le hurlement du singe et le glouglou de la dinde, un cri remarquable et sans âme, un son terrestre, le langage du diable. L'enfant était sourd-muet.

Alors, il demeura, immobile, les lèvres tremblantes à regarder le désastre.

Ambrose Bierce

 

 

13:47 Écrit par walloween dans Culture, Fiction, Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

25/12/2012

Les mauvais pères Noël

On connaît Le père Noël qui s'introduit dans la cheminée la nuit
pour apporter des cadeaux aux enfants, mais de nombreuses cultures
possèdent différentes versions du mystérieux visiteur nocturne
et elles sont souvent sinistres. En voici cinq exemples.

Ils se manifestent souvent à l'aube ou au crépuscule, entre deux
mondes, et accréditent l'idée que nous portons tous en nous les traces
de comportements plus anciens et plus primitifs là où nous prenons
ce que nous voulons quand nous le voulons, cette part de nous-mêmes
à laquelle nous devons renoncer.

Le folklore et les traditions orales racontaient à des enfants qui menaient
une existence communautaire des histoires qui devaient faire écho à chacun.
Pour nous, ce qui est devenu important est la vérité "scientifique"
littérale que ces créatures existent ou non en réalité. Mais dans le
passé, les gens croyaient vraiment qu'elles se trouvaient dans les environs.

Islande, Gryla

Gryla est un gnome féminin qui vit bien loin et bien haut dans les montagnes
d'Islande Son histoire remonte aux époques païennes. Dans les siècles récents,
elle est devenue un personnage de Noël. Elle voyage dans les villes et dans
les villages à la recherche de mauvais enfants ensuite elle retourne dans sa grotte
avec son sac plein d'enfants en pleur puis elle les fait bouillir vivant
et les déguste ensuite. Elle a 13 fils, les gars de Yule, qui mettent aussi la main à la pâte
pour harasser les familles icelandaises pendant les treize jours
qui précèdent Noël bien que récemment ils sont devenus un peu
meilleurs puisqu'ils laissent des cadeaux dans les souliers.
Gryla est perpétuellement de mauvaise humeur principalement
parce qu'elle a toujours faim. Et ce ne sont pas uniquement
les enfants qui lui ouvrent l'appétit, ses deux premiers maris
l'ennuyait tellement qu'elle les mangea aussi.

Kenya, les coureurs de la nuit

Les coureurs de la nuit sont des gens ordinaires pendant la journée,
ils peuvent être qui que ce soit dans la communauté.
Mais, la nuit, ils se métamorphosent, leurs cheveux
se dressent sur la tête, leurs yeux encerclés par des anneaux
profonds et noirs et ils se promènent tout nu.
Ils courent partout dans le village en frappant les portes
en lançant des cailloux sur les toits.
Personne ne peut les attraper car ils peuvent voler et disparaître.
Parfois, ils déterrent les morts de leur tombe. S'ils ne se sentent
pas le courage de creuser, leur magie leur permet de faire
sauter les cercueils hors du sol. Alors ils prennent les
os pour la sorcellerie et ils mangent la chair.
Les déranger n'est pas une bonne idée, ils pourraient utiliser
leurs pouvoirs pour mettre la confusion dans votre esprit et vous
forcer à venir avec eux pour les exhumations

Europe du nord, le marchand de sable

Vieille figure du folklore européen, le marchand de sable,
alterne une figure ambivalente du bien et du mal.
Dans certaines histoires, ce caractère fantomatique visitent
les enfants qui refusent d'aller au lit, ils répandent de la poudre
magique ou du sable sur leurs yeux et les envoient au pays des rêves.
Parfois, il se promène avec une paire de parapluies, l'un couvert
d'images délicieuses pour les bons enfants et l'autre, tout noir
afin d'empêcher les mauvais enfants de rêver.
Dans d'autres versions de son histoire, il est bien plus sinistre.
Dans un conte d'Hoffmann, écrit au dix-neuvième siècle, le sable
qu'il jette dans les yeux des enfants les font sortir de leurs orbites,
Il remplit son sac de ces yeux sanglants et retourne sans la lune
pour en nourrir ses enfants aux yeux de hiboux.

Espagne, le coquet

Le coquet est un monstre ombrageux qui aime à manger
les enfants désobéissants.
Il se cache en dessous des lits et dans les garde-robes
des enfants qui refusent de dormir, de manger ou de se
tenir éloigné des endroits dangereux.
Plus le comportement de l'enfant est dégoûtant, plus il a faim.
Une fois attrapée, la victime est dévorée ou disparaît
et on n'en entend jamais plus parler.
Le personnage, à la face changeante, prend de nombreuses formes.
Parfois, on le décrit couvert de cloques, parfois comme un dragon
féminin vindicatif et parfois comme un monstre poilu ou gobelin.
D'habitude, ses yeux sont rouges, les oreilles aussi sont rouges et elles brillent.
On le connaît aussi comme le Coco ou le Cocuy, Certaines histoires racontent
que le monstre, quand il était un enfant, eut à subir de terribles violences
et qu'il est revenu du pays des morts pour terroriser les vivants.

Pays-Bas, le père fouettard

Pierre le noir, est le faire valoir du saint Nicolas hollandais
qui arrive le cinq décembre arrivant de sa maison, en Espagne,
dans un bateau à vapeur nommé Madrid.
Avant le dix-neuvième siècle, saint Nicolas faisait son sale
travail lui-même en apportant des cadeaux aux gentils enfants
et en emmenant les autres dans son sac afin de les rééduquer et de les fesser
Mais, en 1850, l'auteur pour enfants Jan Schenkman dessina saint Nicolas
avec un serviteur noir qui devint connu sous le nom de Pierre le Noir.
C'est devenu son travail de descendre dans la cheminée de distribuer
des cadeaux et d'attraper les enfants méchants et c'est pour çà qu'il
est tout noir. Le personnage est controversé en Hollande du
au fait de peindre une face noire en clown ce que certains trouvent offensants
on a tout essayé, le rouge, le bleu, l'arc-en-ciel, mais çà ne marche pas
ils terrifient les enfants et laissent les adultes perplexes

source

05/12/2012

Mon Oncle Inutile - Satyagit Ray

Le mot inutile s'applique à beaucoup de gens, par exemple, notre domestique Nobokesto. Dans notre enfance, nous entendions, notre mère dire fréquemment, " Nobo, tu es parfaitement inutile. " Mais Nobo était bon travailleur, bien qu'une extrême lenteur se trouvait parmi ses défauts. Les après-midi, il prenait des siestes assez longues et la théière était servie à 4 heures et demi plutôt qu'à 4 heures. Alors Maman le tançait de ce mot. Je ne sais pas si le mot inutile s'applique de façon plus appropriée à qui que ce soit d'autre que Sejokaka. (1) qui avait pour sobriquet Khetu et pour nom complet Khetramohan Sen.  Un des cinq frères de mon père, l'aîné, ensuite suivait Mejo, Sejo, Sona et Choto. A l'exception d'oncle Sejo, tous réussirent dans la vie. Papa, un avocat bien connu, Mejo obtint une maîtrise de littérature et conte,satyagit rayd'histoire et devint un professeur respecté. Sona récolta assez d'argent dans les affaires pour acheter 3 maisons, Choto reçut l'approbation des maîtres musulmans les plus réputés et 36 médailles de gens fortunés pour son excellence en musique classique indienne. Et qu'arriva-t-il à oncle Seko ? Son histoire ne peut se résumer à quelques mots. Il y avait-il eu un tremblement de terre le jour de sa naissance. Pour beaucoup, c'était la cause de sa confusion. La varicelle et la petite vérole, fait partie de l'enfance de chacun, mais lui, il les avait eues toutes les deux. Périodiquement il avait aussi la coqueluche, la diphtérie, la dengue, de l'eczéma et la variole. Enfant, il hurlait à devenir bleu était pris de hoquets, puis perdait connaissance. Arrivé à l'age de 7 ans, son bégaiement se fit apparent, à 9 ans et demi, le hoquet disparut en tombant d'un goyavier. Mais cela lui cassa aussi la cheville et comme le docteur Biswas ne put réparer la cassure adéquatement, après oncle Sejo marcha avec un léger boitillement. Il ne pouvait plus participer aux jeux sportifs. En plus, l'extrémité de ses doigts manquait de sensibilité pour jouer au carrom et son esprit n'était pas équipé pour les cartes et les échecs. A l'école, il passait ses examens trois fois sans réussir. Alors, son père, c'est à dire mon grand-père, mit fin à ses études. Il dit : " Khetu, tu es des plus inutiles, dépenser de l'argent pour ton éducation, c'est jeter de l'argent à la rigole, mais je ne peux te garder pendu autour de mon cou comme un albatros. A partir de maintenant, tu accompagneras Bhombol au marché pour apprendre à acheter des épinards, des légumes, du poisson et de la viande. Après quoi tu feras les courses de la famille. " Bhombol était de la famille lointaine de mon père, il étudia et grandit jusque l'age d'homme chez nous. Assez longtemps, oncle Sejo accompagna Bhombol au marché. Un jour, nous attendions des invités à la maison, Grand-père mit 2 billets d'une roupie dans la poche d'oncle Seko et dit : " Voyons ce que tu vas acheter, aujourd'hui, le fardeau des commissions est sur tes épaules. " Ce fut la dernière qu'il fit le marché de la famille. Avant de le rejoindre, il perdit l'argent par un trou dans la poche de se chemise, qui se mêla à la poussière du chemin. Qui aurait confiance en Sejokaka après sa mésaventure ? Mon premier souvenir de lui quand j'avais trois ans le soir de Kalipuja. Quand je vous l'aurais raconté, vous comprendrez pourquoi je m'en souviens. Oncle Sejo rampe sur le sol de la véranda et je suis sur son dos. Soudain, un pétard jeté d'une maison voisine atterri dans le hamac de la véranda. Oncle Seko crie " Damnation " et en se relevant, il me jette sur le sol pavé. En tombant, je me fais un crin à la tête qui saigne à profusion. Ce jour là, il dut subir les terribles reproches de presque tout le monde à la maison. Mais j'ai eu pitié de lui, personne ne le respectait ni le considérait comme humain. C'est pourquoi, en grandissant, je ressentit de la compassion pour mon oncle. De taille moyenne et de complexion claire, la joie et le chagrin se disputaient son visage. Les hommes peuvent être intelligents, industrieux, et alors quoi ? Quel mal peut bien faire, dans une ville qui s'entrechoque, un homme comme oncle Sejo ? Quand j'en avais l'occasion, je montais dans sa chambre, au premier et m'asseyais près de lui pour lui raconter des histoires. Après un moment, j'ai réalisé l'inutilité de mes narrations puisqu'il ne pouvait garder l'histoire en mémoire jusque la fin. " Et puis, oncle Sejo ? " " Après… Hmm. Après. Attends, uh.. ce qui s'est passé après…après… " Pendant qu'il grommelait, après, il s'essoufflait comme un harmonium se vidant de son air. Abandonnant l'histoire, il se mettait à fredonner faux et à la fin de la chanson, jetait la tête en avant assoiffé, Oubliant l'histoire, il baragouinait encore un peu. Je compris alors qu'il ne pouvait rassembler l'effort de se rappeler l'histoire, je sortis en catimini de la chambre, Oncle Sejo n'appelle plus. Un jour, à 12 ans, je le trouvais dans sa chambre lisant un tome épais avec grand enthousiasme. En réponse à ma question, il réplique, " un livre d'Ayurveda. " " Pourquoi lis-tu ce livre ? " Après un instant de réflexion, il répond gravement, " Si ce n'est pas une maladie, qu'est-ce que c'est ? " " Quoi ? " " Je ne peux rien faire, je ne me souviens de rien, rien n'entre dans ma tête, si ce n'est pas une maladie, qu'est-ce que c'est ? Que pouvais-je dire ? " Ces choses arrivent, oncle Sejo. " " Pourquoi n'y il aurait-il pas de remède ? " Je dis " Tu veux dire que tu vas te soigner toi-même ? " Je savais, pour dire vrai, que personne n'avait jamais songé à le mener chez le docteur pour sa faiblesse d'esprit après ses maladies d'enfance. , Après lesquelles, généralement, il s'était bien porté. Oncle Kaka disait " Sur le chemin de Cox Bazaar, j'ai trouvé ce livre pour 10 annas. Peut-Être, me sera-t-il utile et j'espère qu'il existe une cure ayur-védique même pour ma maladie. " 2 jours plus tard dans l'après-midi, pendant la saison des pluies, comme j'approchais de la maison, je vis qu'il se préparait à sortir, chaussures de toile, conte, satyagit rayson dhoti bien serré entre les jambes, un drap de coton sur la poitrine et une ombrelle à la main. Il dit, " J'ai entendu parlé d'un arbre spécial dans le voisinage, derrière les ruines du temple de Civa, je vaux ses racines et si je les obtiens tous mes problèmes seront réglés. " Oncle Kaka s'en alla, le ciel s'assombrissait, s'il pleuvait, il ne pourrait réaliser son plan. J'errai au rez de chaussée pour une plus ou moins heure, puis, je me rendis en haut dans ma propre chambre. La pluie n'arriva pas et comme le soir arrivait, je le vis revenir, je descendis à temps pour l'accueillir à la porte. " Tu as la racine ? " " Non, j'ai oublié quelque chose, j'aurai du prendre une torche, cet endroit est une jungle bien trop sombre. " " Mais qu'est ce que c'est ? " Pendant qu'il parlait, mes yeux avaient remarqué une tache rouge au milieu de sa chemise. " Tiens, je ne l'ai pas remarqué. " Aussitôt qu'il ouvrit sa chemise, une sangsue apparut, comme Bhima suçant le sang de Duryodhana. Mêlée de son sang, il l'enleva d'une chiquenaude, elle tomba par terre avec un petit bruit mou. Mais qu'est-ce qu'une sangsue pouvait bien faire à l'oncle Sejo ? De son épaule, de son coude,, de ses cuisses, ses genoux, poignets et chevilles, on lui retira 14 sangsues. Pas de doute qu'il perdit 5 ou 6 onces de sang ce jour là. Inutile de dire, que cet incident mit fin à ses études sur l'Ayurveda. Je faisais de bonnes études, après mes préparatoires, je changeais d'université. Troisième aux examens, je voulais étudier les sciences et m'en fut à Calcutta. Je vécus à l'hôtel en apprenant ma maîtrise, Premier de la première classe, je partis pour l'Amérique et devint un scientifique connu. Finalement, à l'université de Chicago, je pris un double poste d'enseignant et de chercheur. Si loin de la maison, mes liens avec oncle Sejo devinrent fort épisodiques. Juste quand je commençais à enseigner, je reçus d'étranges nouvelles, une lettre étrange. Oncle Sejo avait eu la chance de jouer dans un film. Ici, je dois dire de l'apparence d'oncle Sejo présente une certaine ressemblance avec Swami Vivekananda. Non pas en corpulence car il était plus petit mais pour tous il y avait une ressemblance frappante dans la face. Un jour qu'il entendit qu'on allait faire un film à propos de Ramakhrisna Paramhamsa dans lequel apparaîtrait le personnage de Swami Vivekananda, oncle Seko rencontra personnellement le réalisateur et exprima le désir de jouer le rôle Il n'eut aucune difficulté à l'obtenir avec sa ressemblance. Juste une semaine plus tard, dans une autre lettre, j'appris que c'était fini, parce que bien qu'en renfermant dans sa chambre et en annonant ses lignes furieusement, Si Vivekananda répond à Ramakhrisna les lignes de la troisième scène pendant la première. Comment oncle Seko pouvait-il continuer à jouer ? . Même comme acteur, oncle Seko était parvenu à établir qu'il était complètement inutile. L'année de mes 48 ans, je lus une lettre de mon jeune frère, il m'écrivait qu'oncle Seko était parti à Coimbatore pour se faire l'élève d'un sâdhu. L'année dernière, je du me rendre à Calcutta au début de décembre pour le mariage de Kakali la fille d'oncle Choto, Mon épouse et mes deux filles complètement américanisées. Depuis la dernière lette, je n'avais plus eu de nouvelles d'oncle Sejo. On m'apprit qu'il se trouvait justement dans cette ville pour sa santé, j'étais naturellement pressé de le rencontrer. J'avais soixante ans, il devait bien en avoir nonante. J'entendis qu'il habitait sur la route de Fern, chez le fils de sa sœur, qui était docteur. On s'est vu pendant trois mois. Apparemment, il ne pouvait rien entendre à la religion et ses dix années passées à Coimbatore ne lui en avaient pas apporté les secours. Il avait perdu trente kilos. Quand il entendit que je venais, il avait dit à son neveu le docteur, dis à Jhontu qu'il vienne me voir au moins une fois. " Un dimanche soir, j'y allais. On bardait la maison, au second étage, dans la pénombre, éclairé d'une simple chandelle hésitante était assis oncle Sejo, penché sur un lit de camp, un étroit châle en roulé au cou. Je sus, tout de suite, que c'était lui, et je dois dire que pour un homme de son age, il se portait bien. Ses cheveux étaient complètement gris mais en avoir, à cet age, c'est déjà pas mal. Sa bouche s'ouvrit d'un sourire quand il me vit. On y voyait toujours une douzaine de vraies dents. Sa voix s'était affaiblie, il parlait de façon notablement vigoureuse, que je ne lui avais jamais connu. Sans doute, désormais aîné, il n'avait plus à baisser la tête devant ses frères. Son attitude semblait plus digne. " Alors Jhontu " dit oncle Sejo, " Dis moi ce que tu fais en Amérique. " Je décrivis mon travail avec le plus de modestie possible. " Physique, Recherche ? " dit oncle Sejo, " Les gens te respectent-ils ? " Ma tante de septante ans interrompit mes humbles bégaiements et se mit à exposer ma gloire dans un crescendo hyperbolique. " Oh ! Vraiment ? " dit Sejo " As-tu eu le prix Nobel, au moins ? " Je secouais la tête avait un léger sourire " S'il y a bien quelque chose à désirer alors, c'est parfaitement inutile ! " Alors que je commençais à parer ses proclamations théoriques, je disparus sous la surface de la tirade de Sejo. " Tu es parti pour vivre dans un autre pays, quand je pensais que tu trouverais la paix à Calcutta. Tu vas passer les derniers jours de ma vie avec moi. Dis moi ce qui se passe ici, les vautours ont rongé cette ville jusqu'à l'os, 10 heures par jour sans électricité, on ne peut échapper aux brouillards et aux fumées. Tout est cher et l'estomac ne peut se satisfaire d'une si pauvre nourriture. Tout est si… si inutile ! ". Ce jour là je réalisais que mon affection pour oncle Sejo était intacte, L'écouter restait encore un délice, il m'apparut l'esprit que nous avions peut-être tort ensemble, Les dispositions d'oncle Sejo étaient naturellement saines ; que dans cette parfaite création, nous étions les inutiles. Ce n'était pas vraiment exact comme oncle Sejo le prouva quelques jours plus tard. Un matin, je reçus un coup de téléphone de la maison de ma tante me disant qu'oncle Sejo avait quitté ce monde à l'aube. Il fit pour mourir le choix qu'il fit de sa vie. Le soir de ce jour était celui du mariage de mon cousin. 

 

 

 

Notes

- Kaka signifie en Bengali " oncle "

- Mejo et Sejo veulent dire en bengali second et le troisième dans l'ordre de la naissance. Après on peut choisir, Sona signifie Or et Choto le cadet.

Littérature indienne, petites histoires du Bengale vol XXXII n°1 (jan-fev ; 1981)  Khetramohan Sen 

20/03/2012

Sympathie pour le diable

Permettez-moi de me présenter, je suis  un homme riche aux gouts raffinés, je me promène par ici depuis très longtemps, j'ai volé l'âme et la foi de beaucoup d'hommes, j'étais là quand Jésus eu son moment de doute et de douleur et je me suis arrangé pour que Pilate s'en lave les mains et scelle son destin. Je suis ravi de vous rencontrer et j'espère que vous devinerez mon nom. Ce qui vous taquine, c'est la nature de mon jeu. J'étais à Saint Peterbourg, quand j'ai compris que les temps changeaient. J'ai tué le Tsar et ses ministres tandis qu'Anastasia hurlait en vain. Je commandais un char, je prenais rang parmi les généraux quand la guerre éclair faisait rage et que les corps puaient. Je contemplais, émerveillé, vos rois et vos reines se battre cent ans pour des dieux qu'ils avaient créé. J'ai crié "qui a tué les Kennedy?" Après tout, c'était vous et moi. J'ai posé des pièges aux troubadours avant qu'ils n'arrivent à Bombay. Tous les flics sont des criminels et tous les pécheurs des saints, comme les têtes sont les queues, appelez moi simplement Lucifer. J'ai besoin de discipline alors, si vous me rencontrez, soyez courtois, montrez-moi de la sympathie, soyez chic, montrez moi votre politesse si bien apprise ou je perdrais votre âme. Dis moi, chérie, te souviens tu de mon nom? je te l'ai dis une fois, tu n'as que toi à blamer!

09:58 Écrit par walloween dans Culture, Lettres, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dick halligan |  Facebook

04/03/2012

poésies et chansons

Quand personne ne te veut

Quand personne ne t'aime, quand tous t'oublie, reviens ou je reste, tu reviendras comme beaucoup, l’âme brisée, chercher dans mes bras un peu de foi. Quand il ne te restera pas une goutte d' orgueil et que la lumière de tes yeux commencera à s'éteindre, alors nous parlerons de notre amour, de mes baisers que tu méprises tant, ils te feront pleurer. Quand le destin implacable voudra voir ta fin, je serais sur le chemin ou tu m'as laissé avec mes bras ouverts à l'amour immortel. Je n'ai pas de rancune, ma mère m'a appris à pardonner. Quand tu connaîtras la tristesse de mes amours, même si tu ne veux pas et personne ne le veut, tu auras à m'adorer.
Le Chien Noir

De l'autre coté du pont de la piété vivait Gilbert le vaillant, toujours avec un chien noir, son noble gardien. Il voulait vivre avec Marie, la fiancée de Jean, un homme très riche qui avait l'habitude de commander, qui savait son désir et voulait le tuer. Un jour que le chien n'était pas là, il est arrivé pour chercher son rival, Gilbert dormait. Il n'était pas encore éveillé qu'un... hurlement se fit entendre. C'était le brave chien noir, le chien de malheur qui avait tué Jean. Le corps est resté là, Marie n'a pas pleuré. Elle a coupé les fleurs les plus jolies comme pour faire un autel et les a porté sur une tombe du cimetière municipal(*),là le chien était couché sans manger et sans dormir, peu lui importait la vie, il voulait voir son propriétaire. Le chien noir est mort ainsi, l'énorme gardien qui aimait tant Gilbert et qui tua Jean.

La prochaine fois

Tu pars parce que je veux que tu partes.Je t'arreterai quand je veux. tu as besoin de moi que tu le veuilles ou non parce que je suis. Vas-t-en par le monde. Connais d'autres gens, je veux que d'autres lèvres t'embrassent, pour que tu me compares a toi comme toujours. Tu trouveras un amour qui te comprenne et t'aime plus que personne. Alors, je t'envelopperais de mes bras et je m'en irais avec le soleil quand meurt l'après-midi. Vas-t-en parce que je veux que tu partes.
(*) Les Mexicains avec leur humour aussi délicat que ravageur appellent
le cimetière, " le panthéon municipal"

03:03 Écrit par walloween dans Culture, Lettres, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jose alfredo jimenez |  Facebook