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25/12/2012

Les mauvais pères Noël

On connaît Le père Noël qui s'introduit dans la cheminée la nuit
pour apporter des cadeaux aux enfants, mais de nombreuses cultures
possèdent différentes versions du mystérieux visiteur nocturne
et elles sont souvent sinistres. En voici cinq exemples.

Ils se manifestent souvent à l'aube ou au crépuscule, entre deux
mondes, et accréditent l'idée que nous portons tous en nous les traces
de comportements plus anciens et plus primitifs là où nous prenons
ce que nous voulons quand nous le voulons, cette part de nous-mêmes
à laquelle nous devons renoncer.

Le folklore et les traditions orales racontaient à des enfants qui menaient
une existence communautaire des histoires qui devaient faire écho à chacun.
Pour nous, ce qui est devenu important est la vérité "scientifique"
littérale que ces créatures existent ou non en réalité. Mais dans le
passé, les gens croyaient vraiment qu'elles se trouvaient dans les environs.

Islande, Gryla

Gryla est un gnome féminin qui vit bien loin et bien haut dans les montagnes
d'Islande Son histoire remonte aux époques païennes. Dans les siècles récents,
elle est devenue un personnage de Noël. Elle voyage dans les villes et dans
les villages à la recherche de mauvais enfants ensuite elle retourne dans sa grotte
avec son sac plein d'enfants en pleur puis elle les fait bouillir vivant
et les déguste ensuite. Elle a 13 fils, les gars de Yule, qui mettent aussi la main à la pâte
pour harasser les familles icelandaises pendant les treize jours
qui précèdent Noël bien que récemment ils sont devenus un peu
meilleurs puisqu'ils laissent des cadeaux dans les souliers.
Gryla est perpétuellement de mauvaise humeur principalement
parce qu'elle a toujours faim. Et ce ne sont pas uniquement
les enfants qui lui ouvrent l'appétit, ses deux premiers maris
l'ennuyait tellement qu'elle les mangea aussi.

Kenya, les coureurs de la nuit

Les coureurs de la nuit sont des gens ordinaires pendant la journée,
ils peuvent être qui que ce soit dans la communauté.
Mais, la nuit, ils se métamorphosent, leurs cheveux
se dressent sur la tête, leurs yeux encerclés par des anneaux
profonds et noirs et ils se promènent tout nu.
Ils courent partout dans le village en frappant les portes
en lançant des cailloux sur les toits.
Personne ne peut les attraper car ils peuvent voler et disparaître.
Parfois, ils déterrent les morts de leur tombe. S'ils ne se sentent
pas le courage de creuser, leur magie leur permet de faire
sauter les cercueils hors du sol. Alors ils prennent les
os pour la sorcellerie et ils mangent la chair.
Les déranger n'est pas une bonne idée, ils pourraient utiliser
leurs pouvoirs pour mettre la confusion dans votre esprit et vous
forcer à venir avec eux pour les exhumations

Europe du nord, le marchand de sable

Vieille figure du folklore européen, le marchand de sable,
alterne une figure ambivalente du bien et du mal.
Dans certaines histoires, ce caractère fantomatique visitent
les enfants qui refusent d'aller au lit, ils répandent de la poudre
magique ou du sable sur leurs yeux et les envoient au pays des rêves.
Parfois, il se promène avec une paire de parapluies, l'un couvert
d'images délicieuses pour les bons enfants et l'autre, tout noir
afin d'empêcher les mauvais enfants de rêver.
Dans d'autres versions de son histoire, il est bien plus sinistre.
Dans un conte d'Hoffmann, écrit au dix-neuvième siècle, le sable
qu'il jette dans les yeux des enfants les font sortir de leurs orbites,
Il remplit son sac de ces yeux sanglants et retourne sans la lune
pour en nourrir ses enfants aux yeux de hiboux.

Espagne, le coquet

Le coquet est un monstre ombrageux qui aime à manger
les enfants désobéissants.
Il se cache en dessous des lits et dans les garde-robes
des enfants qui refusent de dormir, de manger ou de se
tenir éloigné des endroits dangereux.
Plus le comportement de l'enfant est dégoûtant, plus il a faim.
Une fois attrapée, la victime est dévorée ou disparaît
et on n'en entend jamais plus parler.
Le personnage, à la face changeante, prend de nombreuses formes.
Parfois, on le décrit couvert de cloques, parfois comme un dragon
féminin vindicatif et parfois comme un monstre poilu ou gobelin.
D'habitude, ses yeux sont rouges, les oreilles aussi sont rouges et elles brillent.
On le connaît aussi comme le Coco ou le Cocuy, Certaines histoires racontent
que le monstre, quand il était un enfant, eut à subir de terribles violences
et qu'il est revenu du pays des morts pour terroriser les vivants.

Pays-Bas, le père fouettard

Pierre le noir, est le faire valoir du saint Nicolas hollandais
qui arrive le cinq décembre arrivant de sa maison, en Espagne,
dans un bateau à vapeur nommé Madrid.
Avant le dix-neuvième siècle, saint Nicolas faisait son sale
travail lui-même en apportant des cadeaux aux gentils enfants
et en emmenant les autres dans son sac afin de les rééduquer et de les fesser
Mais, en 1850, l'auteur pour enfants Jan Schenkman dessina saint Nicolas
avec un serviteur noir qui devint connu sous le nom de Pierre le Noir.
C'est devenu son travail de descendre dans la cheminée de distribuer
des cadeaux et d'attraper les enfants méchants et c'est pour çà qu'il
est tout noir. Le personnage est controversé en Hollande du
au fait de peindre une face noire en clown ce que certains trouvent offensants
on a tout essayé, le rouge, le bleu, l'arc-en-ciel, mais çà ne marche pas
ils terrifient les enfants et laissent les adultes perplexes

source

05/12/2012

Mon Oncle Inutile - Satyagit Ray

Le mot inutile s'applique à beaucoup de gens, par exemple, notre domestique Nobokesto. Dans notre enfance, nous entendions, notre mère dire fréquemment, " Nobo, tu es parfaitement inutile. " Mais Nobo était bon travailleur, bien qu'une extrême lenteur se trouvait parmi ses défauts. Les après-midi, il prenait des siestes assez longues et la théière était servie à 4 heures et demi plutôt qu'à 4 heures. Alors Maman le tançait de ce mot. Je ne sais pas si le mot inutile s'applique de façon plus appropriée à qui que ce soit d'autre que Sejokaka. (1) qui avait pour sobriquet Khetu et pour nom complet Khetramohan Sen.  Un des cinq frères de mon père, l'aîné, ensuite suivait Mejo, Sejo, Sona et Choto. A l'exception d'oncle Sejo, tous réussirent dans la vie. Papa, un avocat bien connu, Mejo obtint une maîtrise de littérature et conte,satyagit rayd'histoire et devint un professeur respecté. Sona récolta assez d'argent dans les affaires pour acheter 3 maisons, Choto reçut l'approbation des maîtres musulmans les plus réputés et 36 médailles de gens fortunés pour son excellence en musique classique indienne. Et qu'arriva-t-il à oncle Seko ? Son histoire ne peut se résumer à quelques mots. Il y avait-il eu un tremblement de terre le jour de sa naissance. Pour beaucoup, c'était la cause de sa confusion. La varicelle et la petite vérole, fait partie de l'enfance de chacun, mais lui, il les avait eues toutes les deux. Périodiquement il avait aussi la coqueluche, la diphtérie, la dengue, de l'eczéma et la variole. Enfant, il hurlait à devenir bleu était pris de hoquets, puis perdait connaissance. Arrivé à l'age de 7 ans, son bégaiement se fit apparent, à 9 ans et demi, le hoquet disparut en tombant d'un goyavier. Mais cela lui cassa aussi la cheville et comme le docteur Biswas ne put réparer la cassure adéquatement, après oncle Sejo marcha avec un léger boitillement. Il ne pouvait plus participer aux jeux sportifs. En plus, l'extrémité de ses doigts manquait de sensibilité pour jouer au carrom et son esprit n'était pas équipé pour les cartes et les échecs. A l'école, il passait ses examens trois fois sans réussir. Alors, son père, c'est à dire mon grand-père, mit fin à ses études. Il dit : " Khetu, tu es des plus inutiles, dépenser de l'argent pour ton éducation, c'est jeter de l'argent à la rigole, mais je ne peux te garder pendu autour de mon cou comme un albatros. A partir de maintenant, tu accompagneras Bhombol au marché pour apprendre à acheter des épinards, des légumes, du poisson et de la viande. Après quoi tu feras les courses de la famille. " Bhombol était de la famille lointaine de mon père, il étudia et grandit jusque l'age d'homme chez nous. Assez longtemps, oncle Sejo accompagna Bhombol au marché. Un jour, nous attendions des invités à la maison, Grand-père mit 2 billets d'une roupie dans la poche d'oncle Seko et dit : " Voyons ce que tu vas acheter, aujourd'hui, le fardeau des commissions est sur tes épaules. " Ce fut la dernière qu'il fit le marché de la famille. Avant de le rejoindre, il perdit l'argent par un trou dans la poche de se chemise, qui se mêla à la poussière du chemin. Qui aurait confiance en Sejokaka après sa mésaventure ? Mon premier souvenir de lui quand j'avais trois ans le soir de Kalipuja. Quand je vous l'aurais raconté, vous comprendrez pourquoi je m'en souviens. Oncle Sejo rampe sur le sol de la véranda et je suis sur son dos. Soudain, un pétard jeté d'une maison voisine atterri dans le hamac de la véranda. Oncle Seko crie " Damnation " et en se relevant, il me jette sur le sol pavé. En tombant, je me fais un crin à la tête qui saigne à profusion. Ce jour là, il dut subir les terribles reproches de presque tout le monde à la maison. Mais j'ai eu pitié de lui, personne ne le respectait ni le considérait comme humain. C'est pourquoi, en grandissant, je ressentit de la compassion pour mon oncle. De taille moyenne et de complexion claire, la joie et le chagrin se disputaient son visage. Les hommes peuvent être intelligents, industrieux, et alors quoi ? Quel mal peut bien faire, dans une ville qui s'entrechoque, un homme comme oncle Sejo ? Quand j'en avais l'occasion, je montais dans sa chambre, au premier et m'asseyais près de lui pour lui raconter des histoires. Après un moment, j'ai réalisé l'inutilité de mes narrations puisqu'il ne pouvait garder l'histoire en mémoire jusque la fin. " Et puis, oncle Sejo ? " " Après… Hmm. Après. Attends, uh.. ce qui s'est passé après…après… " Pendant qu'il grommelait, après, il s'essoufflait comme un harmonium se vidant de son air. Abandonnant l'histoire, il se mettait à fredonner faux et à la fin de la chanson, jetait la tête en avant assoiffé, Oubliant l'histoire, il baragouinait encore un peu. Je compris alors qu'il ne pouvait rassembler l'effort de se rappeler l'histoire, je sortis en catimini de la chambre, Oncle Sejo n'appelle plus. Un jour, à 12 ans, je le trouvais dans sa chambre lisant un tome épais avec grand enthousiasme. En réponse à ma question, il réplique, " un livre d'Ayurveda. " " Pourquoi lis-tu ce livre ? " Après un instant de réflexion, il répond gravement, " Si ce n'est pas une maladie, qu'est-ce que c'est ? " " Quoi ? " " Je ne peux rien faire, je ne me souviens de rien, rien n'entre dans ma tête, si ce n'est pas une maladie, qu'est-ce que c'est ? Que pouvais-je dire ? " Ces choses arrivent, oncle Sejo. " " Pourquoi n'y il aurait-il pas de remède ? " Je dis " Tu veux dire que tu vas te soigner toi-même ? " Je savais, pour dire vrai, que personne n'avait jamais songé à le mener chez le docteur pour sa faiblesse d'esprit après ses maladies d'enfance. , Après lesquelles, généralement, il s'était bien porté. Oncle Kaka disait " Sur le chemin de Cox Bazaar, j'ai trouvé ce livre pour 10 annas. Peut-Être, me sera-t-il utile et j'espère qu'il existe une cure ayur-védique même pour ma maladie. " 2 jours plus tard dans l'après-midi, pendant la saison des pluies, comme j'approchais de la maison, je vis qu'il se préparait à sortir, chaussures de toile, conte, satyagit rayson dhoti bien serré entre les jambes, un drap de coton sur la poitrine et une ombrelle à la main. Il dit, " J'ai entendu parlé d'un arbre spécial dans le voisinage, derrière les ruines du temple de Civa, je vaux ses racines et si je les obtiens tous mes problèmes seront réglés. " Oncle Kaka s'en alla, le ciel s'assombrissait, s'il pleuvait, il ne pourrait réaliser son plan. J'errai au rez de chaussée pour une plus ou moins heure, puis, je me rendis en haut dans ma propre chambre. La pluie n'arriva pas et comme le soir arrivait, je le vis revenir, je descendis à temps pour l'accueillir à la porte. " Tu as la racine ? " " Non, j'ai oublié quelque chose, j'aurai du prendre une torche, cet endroit est une jungle bien trop sombre. " " Mais qu'est ce que c'est ? " Pendant qu'il parlait, mes yeux avaient remarqué une tache rouge au milieu de sa chemise. " Tiens, je ne l'ai pas remarqué. " Aussitôt qu'il ouvrit sa chemise, une sangsue apparut, comme Bhima suçant le sang de Duryodhana. Mêlée de son sang, il l'enleva d'une chiquenaude, elle tomba par terre avec un petit bruit mou. Mais qu'est-ce qu'une sangsue pouvait bien faire à l'oncle Sejo ? De son épaule, de son coude,, de ses cuisses, ses genoux, poignets et chevilles, on lui retira 14 sangsues. Pas de doute qu'il perdit 5 ou 6 onces de sang ce jour là. Inutile de dire, que cet incident mit fin à ses études sur l'Ayurveda. Je faisais de bonnes études, après mes préparatoires, je changeais d'université. Troisième aux examens, je voulais étudier les sciences et m'en fut à Calcutta. Je vécus à l'hôtel en apprenant ma maîtrise, Premier de la première classe, je partis pour l'Amérique et devint un scientifique connu. Finalement, à l'université de Chicago, je pris un double poste d'enseignant et de chercheur. Si loin de la maison, mes liens avec oncle Sejo devinrent fort épisodiques. Juste quand je commençais à enseigner, je reçus d'étranges nouvelles, une lettre étrange. Oncle Sejo avait eu la chance de jouer dans un film. Ici, je dois dire de l'apparence d'oncle Sejo présente une certaine ressemblance avec Swami Vivekananda. Non pas en corpulence car il était plus petit mais pour tous il y avait une ressemblance frappante dans la face. Un jour qu'il entendit qu'on allait faire un film à propos de Ramakhrisna Paramhamsa dans lequel apparaîtrait le personnage de Swami Vivekananda, oncle Seko rencontra personnellement le réalisateur et exprima le désir de jouer le rôle Il n'eut aucune difficulté à l'obtenir avec sa ressemblance. Juste une semaine plus tard, dans une autre lettre, j'appris que c'était fini, parce que bien qu'en renfermant dans sa chambre et en annonant ses lignes furieusement, Si Vivekananda répond à Ramakhrisna les lignes de la troisième scène pendant la première. Comment oncle Seko pouvait-il continuer à jouer ? . Même comme acteur, oncle Seko était parvenu à établir qu'il était complètement inutile. L'année de mes 48 ans, je lus une lettre de mon jeune frère, il m'écrivait qu'oncle Seko était parti à Coimbatore pour se faire l'élève d'un sâdhu. L'année dernière, je du me rendre à Calcutta au début de décembre pour le mariage de Kakali la fille d'oncle Choto, Mon épouse et mes deux filles complètement américanisées. Depuis la dernière lette, je n'avais plus eu de nouvelles d'oncle Sejo. On m'apprit qu'il se trouvait justement dans cette ville pour sa santé, j'étais naturellement pressé de le rencontrer. J'avais soixante ans, il devait bien en avoir nonante. J'entendis qu'il habitait sur la route de Fern, chez le fils de sa sœur, qui était docteur. On s'est vu pendant trois mois. Apparemment, il ne pouvait rien entendre à la religion et ses dix années passées à Coimbatore ne lui en avaient pas apporté les secours. Il avait perdu trente kilos. Quand il entendit que je venais, il avait dit à son neveu le docteur, dis à Jhontu qu'il vienne me voir au moins une fois. " Un dimanche soir, j'y allais. On bardait la maison, au second étage, dans la pénombre, éclairé d'une simple chandelle hésitante était assis oncle Sejo, penché sur un lit de camp, un étroit châle en roulé au cou. Je sus, tout de suite, que c'était lui, et je dois dire que pour un homme de son age, il se portait bien. Ses cheveux étaient complètement gris mais en avoir, à cet age, c'est déjà pas mal. Sa bouche s'ouvrit d'un sourire quand il me vit. On y voyait toujours une douzaine de vraies dents. Sa voix s'était affaiblie, il parlait de façon notablement vigoureuse, que je ne lui avais jamais connu. Sans doute, désormais aîné, il n'avait plus à baisser la tête devant ses frères. Son attitude semblait plus digne. " Alors Jhontu " dit oncle Sejo, " Dis moi ce que tu fais en Amérique. " Je décrivis mon travail avec le plus de modestie possible. " Physique, Recherche ? " dit oncle Sejo, " Les gens te respectent-ils ? " Ma tante de septante ans interrompit mes humbles bégaiements et se mit à exposer ma gloire dans un crescendo hyperbolique. " Oh ! Vraiment ? " dit Sejo " As-tu eu le prix Nobel, au moins ? " Je secouais la tête avait un léger sourire " S'il y a bien quelque chose à désirer alors, c'est parfaitement inutile ! " Alors que je commençais à parer ses proclamations théoriques, je disparus sous la surface de la tirade de Sejo. " Tu es parti pour vivre dans un autre pays, quand je pensais que tu trouverais la paix à Calcutta. Tu vas passer les derniers jours de ma vie avec moi. Dis moi ce qui se passe ici, les vautours ont rongé cette ville jusqu'à l'os, 10 heures par jour sans électricité, on ne peut échapper aux brouillards et aux fumées. Tout est cher et l'estomac ne peut se satisfaire d'une si pauvre nourriture. Tout est si… si inutile ! ". Ce jour là je réalisais que mon affection pour oncle Sejo était intacte, L'écouter restait encore un délice, il m'apparut l'esprit que nous avions peut-être tort ensemble, Les dispositions d'oncle Sejo étaient naturellement saines ; que dans cette parfaite création, nous étions les inutiles. Ce n'était pas vraiment exact comme oncle Sejo le prouva quelques jours plus tard. Un matin, je reçus un coup de téléphone de la maison de ma tante me disant qu'oncle Sejo avait quitté ce monde à l'aube. Il fit pour mourir le choix qu'il fit de sa vie. Le soir de ce jour était celui du mariage de mon cousin. 

 

 

 

Notes

- Kaka signifie en Bengali " oncle "

- Mejo et Sejo veulent dire en bengali second et le troisième dans l'ordre de la naissance. Après on peut choisir, Sona signifie Or et Choto le cadet.

Littérature indienne, petites histoires du Bengale vol XXXII n°1 (jan-fev ; 1981)  Khetramohan Sen 

20/03/2012

Sympathie pour le diable

Permettez-moi de me présenter, je suis  un homme riche aux gouts raffinés, je me promène par ici depuis très longtemps, j'ai volé l'âme et la foi de beaucoup d'hommes, j'étais là quand Jésus eu son moment de doute et de douleur et je me suis arrangé pour que Pilate s'en lave les mains et scelle son destin. Je suis ravi de vous rencontrer et j'espère que vous devinerez mon nom. Ce qui vous taquine, c'est la nature de mon jeu. J'étais à Saint Peterbourg, quand j'ai compris que les temps changeaient. J'ai tué le Tsar et ses ministres tandis qu'Anastasia hurlait en vain. Je commandais un char, je prenais rang parmi les généraux quand la guerre éclair faisait rage et que les corps puaient. Je contemplais, émerveillé, vos rois et vos reines se battre cent ans pour des dieux qu'ils avaient créé. J'ai crié "qui a tué les Kennedy?" Après tout, c'était vous et moi. J'ai posé des pièges aux troubadours avant qu'ils n'arrivent à Bombay. Tous les flics sont des criminels et tous les pécheurs des saints, comme les têtes sont les queues, appelez moi simplement Lucifer. J'ai besoin de discipline alors, si vous me rencontrez, soyez courtois, montrez-moi de la sympathie, soyez chic, montrez moi votre politesse si bien apprise ou je perdrais votre âme. Dis moi, chérie, te souviens tu de mon nom? je te l'ai dis une fois, tu n'as que toi à blamer!

09:58 Écrit par walloween dans Culture, Lettres, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dick halligan |  Facebook

04/03/2012

poésies et chansons

Quand personne ne te veut

Quand personne ne t'aime, quand tous t'oublie, reviens ou je reste, tu reviendras comme beaucoup, l’âme brisée, chercher dans mes bras un peu de foi. Quand il ne te restera pas une goutte d' orgueil et que la lumière de tes yeux commencera à s'éteindre, alors nous parlerons de notre amour, de mes baisers que tu méprises tant, ils te feront pleurer. Quand le destin implacable voudra voir ta fin, je serais sur le chemin ou tu m'as laissé avec mes bras ouverts à l'amour immortel. Je n'ai pas de rancune, ma mère m'a appris à pardonner. Quand tu connaîtras la tristesse de mes amours, même si tu ne veux pas et personne ne le veut, tu auras à m'adorer.
Le Chien Noir

De l'autre coté du pont de la piété vivait Gilbert le vaillant, toujours avec un chien noir, son noble gardien. Il voulait vivre avec Marie, la fiancée de Jean, un homme très riche qui avait l'habitude de commander, qui savait son désir et voulait le tuer. Un jour que le chien n'était pas là, il est arrivé pour chercher son rival, Gilbert dormait. Il n'était pas encore éveillé qu'un... hurlement se fit entendre. C'était le brave chien noir, le chien de malheur qui avait tué Jean. Le corps est resté là, Marie n'a pas pleuré. Elle a coupé les fleurs les plus jolies comme pour faire un autel et les a porté sur une tombe du cimetière municipal(*),là le chien était couché sans manger et sans dormir, peu lui importait la vie, il voulait voir son propriétaire. Le chien noir est mort ainsi, l'énorme gardien qui aimait tant Gilbert et qui tua Jean.

La prochaine fois

Tu pars parce que je veux que tu partes.Je t'arreterai quand je veux. tu as besoin de moi que tu le veuilles ou non parce que je suis. Vas-t-en par le monde. Connais d'autres gens, je veux que d'autres lèvres t'embrassent, pour que tu me compares a toi comme toujours. Tu trouveras un amour qui te comprenne et t'aime plus que personne. Alors, je t'envelopperais de mes bras et je m'en irais avec le soleil quand meurt l'après-midi. Vas-t-en parce que je veux que tu partes.
(*) Les Mexicains avec leur humour aussi délicat que ravageur appellent
le cimetière, " le panthéon municipal"

03:03 Écrit par walloween dans Culture, Lettres, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jose alfredo jimenez |  Facebook

01/03/2012

Le fils du peuple

J'ai cassé les rennes

J'ai perdu la force de ma main gauche et je vais laisser le monde pour vous seul, comme le cheval blanc, j'ai cassé les rennes et qui peut très bien se perdre là ou il va. Et quand ils ont fini par comprendre ton bel amour, mes baisers vont te manquer dans leurs propres bras,vous avez envie de pleurer sans pouvoir verser de larmes alors que vous vouliez me regarder si triste à mes yeux, vous l'aviez voulu une fois. Lorsque vous voulez vous forcer à vous dépasser et tout abandonner, c'est comme si vous apportiez votre âme sur le balcon et vous pouviez également perdre si vous partiez.

Le fils du peuple

C'est mon orgueil être né dans ce pauvre quartier
loin du bruit et de la fausse société.
Je suis heureux d’être un fils du peuple
et je vis parmi des gens sans fausseté.
Mon destin est le mémé, je le veux pour demain
Supportant ma tristesse ou vivant d'une illusion
Je vis heureux avec ma pauvreté
Et si je n'ai pas d'argent, j'ai un grand cœur
Descendant de Cuautemoc et Mexicain par hasard,
malheureux en amour, je suis ivrogne et troubadour.
Mais combien de millionnaires ne voudraient vivre ma vie
pour ainsi chanter la pauvreté sans souffrir.
Voilà mon orgueil, mon pauvre quartier
loin du bruit, je compose mes chansons.
Et le jour ou ce peuple m'échoiera
Ce jour là, je vais pleurer


Jose Alfredo Jimenez

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23:58 Écrit par walloween dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, chansons, mexique |  Facebook