UA-7101967-1

29/07/2012

La guerre sainte en Syrie et le cours de l'histoire

 

 

Washington est clairement indisposé à la fois par intransigeance de Pékin et de Moscou, leur positions sur la crise syrienne et leur absence de volonté à justifier une frappe directe sur le Président Bashar al-Assad avec un blanc-seing de l'ONU. Les représentants américains à l'ONU qui décrivent de manière si vivante la brutalité du régime d'Assad en faisant appel à la fibre morale de la communauté internationale, en particulier, naturellement, à celles de la Chine et de la Russie. Les gouvernements des deux pays ne sont pas convaincus pour un certain nombre de raisons. L'une d'entre elles est que l'indignation morale de Washington passe difficilement le test de l'histoire puisque l'Amérique fut une amie de Joseph Staline, d'Augusto Pinochet et du Shah d'Iran. Cette nation a démontré que quand il s'agit de négocier des programmes politiques urgents, elle le peut avec des dictateurs de droite comme de gauche. Elle n'a non plus rien fait pendant les massacres génocidaires, de l'holocauste juif au génocide rwandais. En même temps, il ne serait pas logique d'accepter l'idée que Washington n'a aucuns amis étrangers dans son affaire syrienne. Il en a un, imprévisible Le Centre Kavkaz, le véhicule Internet des djihadistes du Nord-Caucasse. Récemment, Moscou a intensifié ses efforts pour mettre ce site hors ligne, mais il continue à fonctionner sous forme de blog c'est à dire à défier le Kremlin. Ses contributeurs encensent l'opposition syrienne comme des amis de coeur et encourage implicitement ses tentatives pour se débarrasser du régime d'Assad

Cette occurrence n'est pas isolée, Les autorités irakiennes ont informé le monde qu'un courant continu de djihadistes arrive en Syrie pour se joindre au combat contre Assad, elles n'ont pas seulement demandé des pressions de la part des américains mais aussi un engagement militaire direct dans les affaires syriennes, c'est à dire, implicitement, à une rupture directe avec l'Iran. Évidemment, une confrontation avec l'Iran en serait le résultat final. Mais bien qu'ils encouragent l'engagement direct, ils sont pourtant loin d'être des amis de Washington.

Après le 11 septembre 2001 les Centre Kavkaz présentait les Américains comme d'affreux zombies infidèles qui méritaient leur destinée, il affirmait que des centaines de milliers d'américains étaient morts et rendait hommage à ceux qui avaient démontré combien il était facile d'égarer l'Amérique grâce à quelques héros du djihad intelligents et sans égoïsme.

On peut supposer que cette attitude des djihadistes, y compris ceux engagés en Syrie ne soit pas un secret, pour Washington, spécialement pour les conservateurs si pressés de s'engager dans le conflit. Ce n'est pas, bien sur, du à un désir de sauver des vies. En réalité, ils font de leur mieux pour détruire les plans sociaux et médicaux prônés par les démocrates, indépendamment du fait que plusieurs milliers d'américains meurent chaque année par manque de traitement médical. Ici, le but majeur est d'affaiblir l'Iran, le problème géopolitique majeur des États-Unis au Moyen-Orient.

Ou pourrait mener une mésalliance si étrange ? Les analystes de Washington pensent qu'ils peuvent rouler leurs adversaires avec un genre de jeu byzantin. Quoi qu'il en soit, pour comprendre le résultat assez probable d'une telle stratégie, ils devraient se tourner vers le lieu de naissance du byzantinisme moderne, la Russie, et étudier le déroulement d'événements similaires, il y a presque un siècle.

Lénine, marxiste radical qui trouva sa maturation politique au début du siècle dernier, était convaincu que les masses satisfaites ne se lèveraient pas pour rejeter l'ordre capitaliste global, et que les Bolcheviques, son parti, étaient trop faibles pour s'engager contre le régime tsariste dont la chute aurait mené à une révolution mondiale et ou les masses établiraient un socialisme idéal global et plus tard une société communisme. Société qui rappelle un peu le califat général, but des djihadistes. Les Bolcheviques, groupe minuscule au début du vingtième siècle ne pouvait réussir que si les impérialistes s'autodétruisaient. Peu ami du Kaiser, il rêvait d'une confrontation générale entre Moscou et Berlin, en fait d'une guerre globale.

Aucune guerre générale européenne ne se montrait à l'horizon ; les dernières guerres, celles de Napoléon, vieilles de presque cent ans. Tout suggérait si on présumait de la santé mentale des plus grands chefs européens, qu'une telle guerre serait improbable. Les armes étaient devenues si destructives, les forces s'équilibraient et l'intégration européenne si avancée économiquement et politiquement, seul un fou comme Friedrich Nietzsche prédisait un énorme bain de sang dans le futur, que les Européens s'engageraient dans un conflit continental majeur.

Lénine le comprit et fit part de sa frustration à Maxime Gorky, le fameux écrivain radical russe. "Cher Alexis Maximovich," écrivait-il en 1912," la grande guerre européenne serait un bénéfice pour la révolution, hélas, ni le Tsar ou le Kaiser, ne nous procureront un tel plaisir". Lénine, et il n'était pas le seul, surestimait l'Empereur d'Allemagne et ses conseillers. Ils croyaient, comme les conservateurs américains, que ce serait une guerre éclair, il profitèrent de leur "11 septembre" le meurtre de l'Archiduc François-Joseph, comme un prétexte pour lancer la première guerre mondiale. La guerre n'obéit point au scénario allemand, et les évènements furent un peu similaire à ceux du Moyen-orient un siècle plus tard. La guerre éclair se tourna en guerre d'usure bien sale, les ressources allemandes commencèrent à s'épuiser dans sa propre version de la "séquestration" du budget militaire américain aujourd'hui attendue.

Tandis que les Européens mourraient par millions, Lénine se trouvait en extase, pour les grandes souffrances des masses renforcées des frustrations séculaires, qui rendaient la révolution russe possible. L'Empire Allemand en notant Lénine et ses suivants, comme Washington aujourd'hui au Moyen-Orient, qu'il pourrait utiliser les radicaux russes pour déstabiliser la situation en Russie et mener l'Allemagne à la victoire. Raison pour laquelle Berlin fournit des fonds à Lénine afin de lui permettre de voyager en Russie dans des "trains scellés" quand le Gouvernement Provisoire libéral qui émergea après février/mars 1917 l'autorisa à rentrer. Les Bolcheviques, menèrent la Russie à une seconde révolution, signèrent l'armistice avec l'Allemagne par comme disait Lénine "l'obscène traité" de Brest-Litovsk.

Berlin ne profita pas très longtemps des fruits de son stratagème. Les germes de la révolution se répandirent en Allemagne et menèrent à la chute de la monarchie allemande. Une génération plus tard, les fils spirituels et politiques de Lénine entrèrent avec leurs chars à Berlin.

Naturellement, l'histoire ne se répéta pas mot à mot, mais dessina quand même un nombre de ressemblances significatives. Les djihadistes du Nord Caucase au Moyen-Orient, croient que la chute d'Assad, mieux, une guerre avec l'Iran accomplira ce que la guerre des Américains avec l'Irak n'a pas su faire c'est à dire initier le chaos, non seulement au Moyen-Orient, mais avec un peu de chance globalement, ce qui permettrait aux djihadistes d'émerger.

Si cela arrive, le courant de marée du terrorisme ne touchera pas seulement Moscou et Beijing, les ennemis de Washington mais aussi Jérusalem. C'est la raison pour laquelle on entend à peine la voix du Premier Ministre Benjamin Netanyahu qui n'est guère excité par une chute brutale du régime d'Assad. Néanmoins, les Américains entendent avec difficulté les voix sobres de Jérusalem, non seulement parce qu'ils pourraient les jeter facilement comme ils l'ont fait, malgré toutes les assurances, avec Moubarak en Egypte, pas seulement pas qu'ils pensent que les Israéliens seraient peu affectés par le chaos et les vagues de terreur, mais aussi à cause des changements fondamentaux de leur politique.

Comme les problèmes économiques sont devenus trop évidents pour rester ignorés, les élites américaines ressentent que ce n'est pas seulement leur prédominance économique qui commence à faiblir mais aussi leur influence géopolitique qui commence à leur échapper des mains à grande vitesse. L'Amérique est une femme qui ne vieillit pas très bien sans se préparer à l'avenir. Dans ce cas, le nouvel ordre mondial et son privilège économique, son niveau de vie et son influence seront beaucoup plus modestes.

Obama et ses thuriféraires continuent à proclamer qu'ils ne font que rebondir pour mieux sauter. Et que, pour cette raison "elle" peut s'engager dans des actions stupides dont ne profitera que son amant djihadiste vigoureux et charismatique, préparé, par la persévérance, la planification à long terme et le sens du sacrifice, qualités aujourd'hui bien peu américaines

Alors, l'histoire pourrait bien se diriger vers une direction entièrement nouvelle, comme elle l'a fait en 1914, quand bien peu de gens connaissaient Lénine et bien moins encore Staline, Adolphe Hitler et Benito Mussolini, et que pratiquement personne pouvait prévoir ce qu'ils feraient dans le futur.

Comme Hegel le signalait avec raison, " La chouette de Minerve n'étend ses ailes qu'au crépuscule " ce qui veut dire que le sens des évènements ne peut être compris que rétrospectivement.

 

source

12/05/2012

Les Frères Musulmans choisissent le Chaos

Les Frères Musulmans ont signalé leur intention d'amener l'Egypte au chaos. Avec des réserves de liquidités atteignant à peine deux mois d'importations et la panique qui gagne l'économie égyptienne, le candidat des Frères Musulmans, Khairat al Shater a prévenu qu'il bloquerait le prêt d'urgence de trois milliards de dollars alloués par le Fond Monétaire International jusqu'à ce que le gouvernement militaire cède le pouvoir. "Nous avons dit au gouvernement qu'il se trouvait devant une alternative, soit de postposer l'emprunt sans chercher à l'obtenir par d'autres moyens et sans notre acceptation, soit d'accélérer la formation d'un nouveau gouvernement" disait-il à un journaliste de Reuter. Il ajoute qu'Al Shater indique que les finances du pays sont précaires et qu'une dévaluation sévère pourrait avoir lieu à la fin de l'année fiscale, qui approche, c'est à dire début mai, et que c'est de la responsabilité du gouvernement de la résoudre. Récemment la Banque Centrale d'Egypte, dans un rapport, énonce que les réserves de change totales ont chuté de quinze milliards de dollars à seulement neuf milliards de dollars, ce qui équivaut à deux mois d'importations. Les projections sur le marché des changes à terme montrent que la Livre pourrait perdre la moitié de sa valeur durant l'année à venir et que les Egyptiens ont répondu en se restreignant sur le diesel, le propane et d'autres nécessités premières. Avec la moitié de la population vivant sur deux dollars par jour ou moins, la dévaluation attendue en une partie significative sous le seuil de nutrition au prix, pour le gouvernement de subsidier l'importation des biens de première nécessité pour une nation qui importe déjà la moitié de sa consommation calorique. Le prêt du Fond Monétaire International permettait donnait un délai à la dévaluation, mais al Shater et les Frères Musulmans refusent ce ballon d'oxygène en arguant du fait qu'il n'est pas logique d'accorder une telle somme à un gouvernement de transition qui durera deux ou trois mois, alors que le prochain gouvernement, lui, permanent, devra le rembourser. Alors que l'Egypte s'achemine vers le chaos, les observateurs occidentaux comment stabiliser l'économie. Il apparaît que la question est mal posée. Pourquoi les Frères Musulmans ne veulent-ils pas permettre à l'occident de stabiliser la position financière de l'Egypte ? La vraie question est : qui bénéficiera de la chute ? A ce stade, les Frères Musulmans apparaissent comme seuls vainqueurs par défaut. Nul autre acteur ne semble avoir le courage et ne sang froid nécessaire pour exploiter la crise à venir. Par contraste, l'Amérique est bloquée dans la défense d'une position qui se détériore et les chefs militaires égyptiens sont plus concernés à s'aménager un nid en exil, comme les généraux iraniens en 1979. Les Frères pensent qu'une famine générale ne peut que renforcer leur position et ils ont probablement raison de le croire. Quand le système tricard et corrompu des subsides alloués par le gouvernement s'effondrera, les chefs islamistes locaux prendront le contrôle de la distribution de nourriture et établiront ainsi une dictature de facto dans les rues. Une fois de plus, les analystes américains se sont égarés dans leurs évaluations en confondant les manifestants de la place Tahrir avec des révolutionnaires. Alors qu'ils n'ont jamais cessé d'être les instruments d'une organisation révolutionnaire construite sur le modèle léniniste ou nazi. Le programme des Frères est en gestation depuis longtemps déjà, a su se substituer, à l'époque de la chute de Moubarak, au manque grandissant de combustible et de nourriture. Le Ministère de la Solidarité et de la Justice Sociale s'est mis à former des "comités révolutionnaires" afin de faire respecter la loi aux boulangers et aux marchands de propane et aux vendeurs de rue qui "font payer plus que le prix prescrit par la loi". D'après le Ministre " des opérateurs contrôlent le prix du pain et du butane et des comités populaires sont nécessaires pour les contrer". Le gouvernement avait déjà réduit l'importation de combustibles et d'autres biens subsidiés à un niveau égale à 35% de la normale. Mais si la patience des gens est mise à l'épreuve, ils n'ont d'autre choix que de l'entretenir tant ils craignent qu'une crise de plus ne compromette la production subsidiée de pain. Avec les semaines qui passent, des queues de milliers d'automobiles s'allongent dans les stations services tout comme celles des piétons du propane. On n'en est pas encore au pain. Que ce soit le gouvernement qui, anticipe la dévaluation en engrangeant des devises fortes ou les particuliers en stockant des vivres. Dans les deux cas, le résultat est le même, L'Egypte manque d'argent et fait face à une dévaluation chaotique. Les acteurs politiques ont renoncé à éviter la crise pour se positionner plutôt que de l'exploiter. La politique américaine se retrouve entièrement démunie face à ce scénario. Depuis le traité de paix avec Israël, en 1979, l'Amérique a versé 75 milliards de dollars aux militaires égyptiens et continue à voir dans le Conseil Suprême des Forces Armées, le seul sanctuaire de stabilité de la politique égyptienne. La posture est bipartisane, les Sénateurs John Mc Cain de l'Arizona et Lindsey Graham de San Francisco ont rencontré les chefs des Frères Musulmans au Caire en mars, évidemment avec l'espoir de persuader les Frères Musulmans de ne pas remettre en question le contrôle des forces armées sur le gouvernement. Mc Cain a clairement déclaré qu'il voulait réduire les tensions entre les Islamistes et le régime des forces armées comme il le dit lors d'un échange avec un journaliste au Caire : " la tension actuelle en le conseil militaire et les Frères Musulmans pourrait aggraver la situation dans le pays, la période à venir qui va élaborer la constitution risque de connaître une escalade des tensions et la possibilité de plus de confrontations et de démonstrations en Egypte. Quoi qu'il en soit, la question la plus importante est de savoir si les Frères Musulmans adoptent une approche modérée ou si certains de ses membres les plus extrémistes dirigent le processus d'élaboration de la constitution et les élections. C'est la position américaine conventionnelle. Depuis, les Frères Musulmans ne se sont pas contentés d'entrer au Parlement, ils ont aussi présenté leur candidat Khairat al Shaker. Organisation révolutionnaire qui vit naître ses premiers succès sous l'influence du département des affaires étrangères de l'Allemagne nazie, elle n'a aucun état d'âme à exacerber la misère économique des égyptiens afin de poursuivre son agenda. La consolidation du pouvoir des Frères Musulmans en arrière plan des dévaluations et du manque de nourriture sont des techniques utilisées par les bolcheviks en 1917 et par les nazis en 1933, La problématique est engagée. Il n'y a aucun moyen de l'éviter et les militaires connaîtront leur défaite quand l'argent étranger cessera de leur parvenir. Les Américains profitèrent de l'opportunité créée par l'arrestation d'agents d'organisations non gouvernementales pour fournir 1,3 milliards de dollars en échange du règlement du contentieux. L'Amérique continue à mettre tous ses œufs dans le même panier militaire comme le montre ses représentations aux militaires et l'affaire des agents. La maison Saoud est en pleine crise d'hystérie contre les Frères Musulmans et reflète l'inquiétude des émirats. Cette importante hypothèque, virtuellement ignorée par les services américains au point qu'en analysant leurs liens, ils ont conclu que les saoudiens avaient gagné une nouvelle influence chez les Frères Musulmans et même chez les Salafistes. Les monarchies du golfe ont de bonnes raisons de craindre les Frères Musulmans opposés au tribalisme monarchique, les Frères remodèlent le radicalisme islamique sous la forme d'un parti totalitaire révolutionnaire moderne. Si l'Egypte a faim, les pleurs viendront du Caire : " Nos frères manquent de pain et la maison corrompue des Saoud dépensent des fortunes en whisky et en putains". Les officiels des états du golfe ont fait part de leurs. L'éditorialiste indépendant égyptien, Sultan al-Qassemi écrit : Dans la vidéo largement distribuée d'un discours récent à Bahrain, le chef de la police de Dubai qui entretient d'excellentes relations avec le Premier Ministre du pays, a prévenu contre les Frères Musulmans constatant que leur menace sur la région était" tout aussi dangereuse que celle de l'Iran. Un conflit potentiel entre les états du golfe et l'Egypte en ajoutera encore aux tendances centrifuges de la région. Ils sont alliés contre l'Iran mais de mortels compétiteurs en puissance. Les efforts des Frères Musulmans pour subtiliser le pouvoir à la famille Assad alliée de Téhéran peuvent pousser le conflit vers une dimension entièrement nouvelle. Une attention insuffisante a été portée au fait que la désintégration de la Syrie puisse inciter Israël à frapper l'Iran. Dans les jours derniers a émis des avertissements à propos des réserves d'armes chimiques syriennes estimées les plus importantes du monde. Comme le dit le Financial Times: " Israël est profondément concerné par le stock gigantesque d'armement que détient la Syrie, y compris, des missiles à longue portée, des armes chimiques et biologiques ne finissent entre les mains de militants radicaux libanais ou d'autres. Ehud Barak, Ministre de la Défense israélien parlant devant le Parlement met en exergue les dangers à court terme posé par l'instabilité en Syrie. "Nous surveillons les évènements de Syrie et tout effort pour transférer de l'armement qui romprait l'équilibre, les incertitudes augmentent et nous devons nous préparer à n'importe quel scénario. Les fonctionnaires israéliens soulignent un risque plus grand encore en cas d'intervention de l'Iran dans les affaires syriennes à l'aide de troupes régulières pour aider le régime d'Assad, sans doute en réponse au soutien réel ou perçu des occidentaux à l'opposition syrienne. Dans ce cas, les Iraniens disposeraient du contrôle des armes chimiques syriennes. Ce qui leur donnerait les moyens de riposter à n'importe quelle frappe sur l'Iran. L'armement chimique syrien est évoqué régulièrement par la presse spécialisée. Mais personne n'évoque ce que devrait être le souci principal. La dissuasion a toujours fonctionné avec le régime d'Assad mais si la Syrie utilisait ses armes chimiques contre Israël, Damas serait vitrifiée. La famille Assad refuse l'émergence de ce scénario mais les Iraniens sont beaucoup moins regardants sur une manière plutôt qu'une autre. D'ailleurs, pour commencer, ils n'ont jamais aimé les Arabes. Si l'Iran obtient un contrôle sur le stock syrien, cela signifie une force de frappe hors de ses frontières ce qu'Israël ne pourra tolérer. La politique américaine marche sur trois jambes, utiliser une combinaison de menaces et de gratifications pour stabiliser la Syrie, faire confiance au Conseil Militaire pour stabiliser l'Egypte. Utiliser le bâton des sanctions et la carotte du nucléaire civil. Ce qu'il se passe c'est que Washington ne marche sur aucune jambe, le Moyen-Orient se dirige vers le chaos du fait de la force politique dominante du pays arabe le plus peuplé. L'Egypte des Frères musulmans croit que le chaos tournera à son avantage. Avec l'échec des outils traditionnels de la diplomatie américaine, l'alternative, pour promouvoir la stabilité consiste à gérer l'instabilité. C'est une action pour laquelle les Américains manquent des qualifications culturelles nécessaires et de l'estomac d'acier assorti. Mais ils vont devoir apprendre vite. Si les frères Musulmans se proposent des gains à partie de la crise économique pour transférer le pouvoir des vieilles institutions civiles vers les organisations révolutionnaires dans la rue. La riposte évidente est d'intensifier la crise qui deviendrait ingérable pour les organisations révolutionnaires et discréditerait les Frères Musulmans accusés de combattre le feu par le feu.

source

01/05/2012

Le Sud, la guerre et l'esclavage chrétien

Dans l'esprit de nombreux sudistes, la capture de la Nouvelle-Orléans, le 25 avril 1862 par les forces de l'Union représentait d'avantage qu'une défaite militaire troublante. Elle mit aussi en évidence la possibilité dérangeante d'une punition divine infligée à une Confédération pécheresse égarée spirituellement. La perte de la ville et du port le plus important suivait celle de Fort Henri et Fort Donelson, ouvrages du Tennessee, en février et la retraite ignominieuse de Shiloh début avril. Ces retraites, après les succès pratiquement ininterrompus de 1861, poussèrent les Confédérés à se demander comme l'exprime les mots de la nouvelliste de Caroline du Sud Pauline De Caradeuc Heyward, si « ces revers et ces terribles humiliations venaient de Lui pour rendre nos cœurs humbles et nous rappeler que nous sommes impuissants sans Son aide ». Ce genre de pensée incarnait une réflexion typique de l'Amérique du dix-neuvième siècle. Avec différents degrés de sophistication et de conviction, les américains pensaient que les croyances des individus et des nations se déroulaient accordement à un plan divin intangible, tous les événements, grands et petits, réfléchissaient la volonté de Dieu étaient l'expression soir de sa faveur, de son épreuve ou de son jugement. Bien sur, certains tel le confédéré Edward Porter Alexander écrira du conflit que la «  Providence s'en fichait comme de colin tampon ».Mais la plupart des des nordistes et des sudistes, luttèrent tout au long de la guerre pour discerner les buts et les intentions de leur Dieu. Alors que les masses innombrables des deux bords dépendaient des narrations théologiques pour les soutenir, une vision providentielle de l'histoire influença particulièrement la manière de réagir des sudistes et leur interprétation des événements de la guerre.

Après tout, le préambule de la constitution confédérée, contrairement à la constitution fédérale invoquait explicitement « la faveur et la guidance du Dieu Tout-Puissant ». Les sudistes se pensaient peuple choisi par Dieu pour manifester Sa Volonté sur terre. « Nous réalisons une grande pensée divine », déclarait le théologien épiscopalien James Warley Miles, « c'est à dire un développent humain supérieur par la capacité de sa liberté constitutionnelle ». Il se faisait le héraut d'un mandat divin s'étendant bien au delà de la simple interprétation confédérée sur le droit des états et que les sudistes liés par la bible pour chercher davantage qu'une indépendance égoïste. La Confédération doit « montrer au monde un effort suprême de l'humanité » afin de créer et de défendre une société construite sur l’obéissance aux prescriptions bibliques en regard de l'esclavage, une société « sanctifiée par l'esprit divin du Christianisme ». En résumé, comme l’Église Épiscopale de Virginie en fit état un peu après le début de la guerre civile, les sudistes combattaient pour « une révolution aussi bien ecclésiale que civile ». qui établirait, rien de moins,dans les mots d'une femme de Géorgie que  « l'établissement final et universel de la civilisation de l’Évangile ». Cette « civilisation de l’Évangile » beaucoup pensaient qu'elle ne faisait pas que permettre l'esclavage mais aussi qu'il était requis et les chrétiens, partout dans la Confédération, se trouvaient convaincus qu'ils étaient appelés non seulement à perpétuer l'esclavage mais aussi à le « perfectionner ». ils trouvèrent dans la bible les guidances morales pour justifier leur pratique. Les patriarches de l'ancien testament possédaient des esclaves, la loi juive le permettait et les lettres du nouveau testament de l’apôtre Paul obligeaient les esclaves à l'obéissance à leurs maîtres. De plus, les sudistes ne se fatiguaient jamais de souligner leurs griefs contre l'abolition et les évangiles n'enregistrent nulle part la condamnation de la pratique par Jésus Christ. En conséquence apparaît un paradoxe fascinant sinon incertain dans l'effort des maîtres d'esclaves pour remplir ce qu'il considéraient comme des devoirs imposés par la divinité à l'égard des esclaves. Les chrétiens du sud croyaient que la bible imposaient aux maîtres toute une quantité d'obligations pour leurs esclaves. Fondamentalement, les maîtres devaient regarder leurs esclaves comme des membres à part entière de leur propres maisonnées et comme des frères et des sœurs dans le Seigneur. Comme le déclarait la Conférence Méthodiste de Caroline du Sud avant la guerre, les maîtres pèchent contre leurs esclaves par «  un travail excessif, des punitions extrêmes, la rétention de la nourriture et des vêtements nécessaires, la négligence de la maladie et du grand age etc... » De plus, les maîtres ne pouvaient pas laisser des considérations économiques gouverner le traitement de leurs esclaves. Les chefs religieux imploraient des maîtres d'esclave la reconnaissance du mariage et de la famille comme une prescription divine et qu'en conséquence, ils ne pouvaient séparer les époux ni les parents de leurs enfants même quand il était avantageux financièrement de le faire. Presque' aucune loi ne résulta de ces plaidoyers, seule, la force de la conscience déterminait si ces prescriptions bibliques se trouvaient honorées. Beaucoup de protestants du sud se firent les avocats de l’abolition des lois qui prohibaient l'alphabétisation des esclaves pour qu'ils puissent lire la bible comme moyen de leur salut éternel. Avant la guerre, ces pratiques étaient d'abord justifiées par les mandats bibliques. Non sans coïncidence mises en œuvre afin de s'assurer d'esclaves plus heureux et plus productifs et pour déterrer les objections religieuses à la pratique de l'esclavage lui-même. Au début du printemps de 1862 et se perpétuant bien après la guerre, la signification théologique de l'esclavage chrétien se modifia. Les pasteurs et les théologiens sudistes combinèrent une vision providentiel de l'histoire avec la compréhension de ce qui était requis bibliquement des maîtres d'esclaves pour conclure à l'échec global de l'engagement dans l'esclavage chrétien et qu'il s'agissait là de la cause principale de la faveur divine retirée à l'authentique peuple de Dieu. En d'autres termes, ils blâmèrent les excès des propriétaires d'esclaves pour la chute de la Nouvelle-Orléans mais jamais l'esclavage en soi. Pour s'en assurer, ce n'étaient pas seulement les seuls péchés qui amenèrent la Confédération à cette rétribution mais aussi le blasphème, la rupture du Sabbat, l’égoïsme. L’Église Luthérienne de Caroline du Sud déclara que la punition divine amènerait aussi l'échec sur les champs de bataille ainsi que l'avarice, la sécheresse du cœur, l'incroyance et d'autres maux. C'était bien sur le catalogue des péchés, bien éprouvé,distillés par les prêcheurs du nord et du sud depuis des décades. Mais les combats continuèrent et la fortune de la Confédération s'assombrissait. Les sudistes s’effrayèrent de plus en plus de l'éventualité que leur traitement des esclaves les avaient rendus adversaires de Dieu. Par exemple, même quand il fut convaincu que finalement Dieu ferait tomber sa colère sur la Confédération, le ministre baptiste Isaac Taylor Tichenor s'exprima pour de nombreux sudistes quand il s'adressa à l'Assemblée Générale de l'Alabama en 1863 en ces mots «  la réalisation de nos devoirs à l'égard des esclaves est un échec », il ajoutait « Le mariage est une institution divine, pourtant il n'existe que dépendant de la volonté des maîtres » pervertissant ainsi le commandement divin en le rendant sujet à la passion, à l'avarice ou au caprice des maîtres ». De manière similaire, le théologien et président d'université John Leadley Dagg vit les reculs de la Confédération comme «  un châtiment paternel conçu pour notre profit ». Néanmoins, il insista pour dire, pendant toute la guerre, que l'échec de la protection du mariage des esclaves n'était qu'une partie du mal général. » Nous n'avons pas travaillé de toutes nos forces, à promouvoir le bien-être, dans les temps et pour l'éternité de la population des esclaves en tant qu'immortels dépendants et sans défense que Dieu ont placés en notre puissance et notre pitié ». En septembre 1862, l’Évêque Stephen Elliott prévint les sudistes que «  la grande révolution par laquelle nous passons, certainement, tourne autour de la question de l'esclavage, et notre destinée future lui est liée. Notre prospérité ou notre souffrance dépendra de la manière dont nous la traiterons ». Une année après la fin de la guerre Dagg insistera sur le fait que la défaite de la Confédération trouve son origine dans l'échec des blancs du sud à prendre soin de façon adéquate de leurs devoirs à l'égard des noirs. La guerre était le « fléau de Dieu » infligé à la Confédération pour son échec à respecter le mariage et la protection des familles dus aux esclaves comme le dit l’Évêque John McGill de Richmond en Virginie. Tous les sudistes n'étaient pas de cet avis. Certains tel Louis Blanding, écarta simplement tout effort pour justifier les raison divines qui permirent la destruction du sud comme «  de vagues jeux théologiques, sûrement appropriés à des fins de partie mais sans réalité matérielle ». D'autres comme la journaliste du Tennessee Belize Fain se trouvait clairement mystifiée que Dieu puisse permettre la fin de l'esclavage alors que la bible le justifiait clairement, en concluant, «  nous ne pouvons savoir, mais Il le sait et c'est tout ce que nous méritons de connaître ».

Finalement, beaucoup de sudistes, se firent les interprètes de leur histoire telle que suggérée par Elliott et expliquée par le révérend J.C. Mitchell qui les admonesta «  Lisez les annales des autres nations et voyez ce qui les détruit, ce ne fut point une force étrangère mais leur propre mal ». Après la guerre, pour d'innombrables sudistes blancs, chrétiens vertueux, le mal qui provoqua la colère divine et la fin de la Confédération s'incarnait dans les myriades de torts contre les esclaves dont ils étaient les gardiens. Quelques uns, seulement se demandèrent si le vrai péché n'était pas de posséder ceux que la bible appelle leurs frères et sœurs en Christ.

source

 



13:55 Écrit par walloween dans Histoire, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sud, guerre, esclavage |  Facebook

25/03/2012

Gouvernements locaux et délivrance de services

La pauvreté prend de nombreuses formes et demande une réponse d'amplitude. Rendre les services accessibles au pauvres est une partie intégrante de l'effort pour atteindre les objectifs mondiaux. Les services de base du gouvernement doivent permettre aux gens d'être des membres actifs de la société. Dès lors, des fondamentaux tels les routes, la santé et l'éducation primaire sont essentiels pour atteindre les buts proposés. Pour les citoyens qui affrontent l'adversité, la provision de protection sociale est particulièrement importante. Les services gouvernementaux dans les champs du développement économique et de la culture, par exemple, sont aussi destinés à être des biens publics qui apportent des bénéfices aux individus et aux sociétés. Des améliorations substantielles dans le fourbissage des services publics sont une des clés qui permettront d'atteindre les objectifs du millénaire. Ils demandent des ressources financières mais ce n'est pas la panacée universelle. La livraison effective dans les situations spécifiques demandent des mises au points spécifiques qui stimulent les efforts des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux. Chacun de ces acteurs ont aussi besoin de mieux mesurer leurs défis et de déterminer des réponses de services viables et appropriés. De plus, une livraison effective demande un gouvernement intègre et une gestion des performances afin que les fonds soient dirigés en urgences vers les besoins les plus criants et que des stimulants soient proposés pour permettre aux fournisseurs de services de faire un usage optimum des ressources disponibles.

Quels sont les acteurs principaux investis dans la délivrance de services publics?

Le gouvernement national n'est pas le seul acteur, le secteur privé, les communautés et la société civile, tous jouent un rôle important dans la formation de la demande, dans le développement des politiques d'état et dans la délivrance de services. Les relations entre ces acteurs changent quand l'état est solide ou affaibli, la démocratie trouve ses racines et les citoyens deviennent plus exigeants. Durant les décades récentes, les gouvernement ont augmenter le partage de responsabilité pour la provision de services avec les pouvoirs locaux, à l'aide d'une variété d'arrangements publics intergouvernementaux et ainsi tendre à améliorer la réponse et la responsabilité de de la qualité de délivrance de services, quand d'autres stimulent la demande pour une meilleure surveillance par la communauté des services locaux de gouvernement. Plusieurs de ces initiatives paraissent prometteuses.

Comment les gouvernements locaux peuvent-ils rendre effective la délivrance de services?

Partout dans le monde, à la fois dans les pays développés et les pays en développement, il a été observé que la délivrance de services décentralisée pouvaient obtenir des gains en rapidité supérieurs que dans les systèmes centralisés. Il est important de noter que les gouvernement détiennent plus d'une option à cet effet. Dans de nombreux pays, les gouvernements responsable pour la délivrance de services, ont créé des bureaux locaux auxquels ont été dévolus plus de ressources et plus de décisions. En principe, un gouvernement bien décentralisé est à même d'augmenter la ressource totale pour le service du public pauvre et peuvent accorder ces ressources sur le plan national en accord avec les besoins locaux là ou ils sont le plus pressant. Bien que les unités décentralisées aient la possibilité d'adopter des pratiques de gestion plus proches des intervenants locaux, ils n'ont pas la possibilité d'atteindre au même degré de réponse et de contrôle vertical comme c'est le cas dans le secteur public ou les services sont délivrés par des gouvernements locaux élus. L'usage de la dévolution est la forme la plus achevée de décentralisation, quand les gouvernements locaux élus ont le pouvoir, soit par la reconnaissance des leurs compétences générales dans certains domaines d'application ou en transférant la responsabilité de services spécifiques. La tendance globale se dirige vers des formes élues de gouvernements locaux qui combinent responsabilité verticale et service public fort directement responsable devant son public. Si le choix de la dévolution est fait, les autorités centrales retiennent une autorité au niveau local en installant et en supervisant les conventions de livraison mais les gouvernements locaux conservent la responsabilité de fournir le service public. les poids des responsabilités du service public et le degré d'autonomie acquis par les gouvernements locaux varient beaucoup de pays à pays. tout le monde reconnaît que si ils sont bien situés, ils ont aussi besoin de plus de pouvoirs pour mener à bien les objectifs du millénaire. Ces gouvernements sont d'abord urbains, bien établis, possèdent une base de moyens de productions qui est le fer de lance de l'effort. Inversement, les petits gouvernements locaux nouveaux et mal aidés doivent se battre afin de mettre en place des fonctions de service ayant un sens.

Pourquoi les gouvernements locaux ne réalisent-ils pas leur potentiel de réalisation de service publics?

Dans certains cas, les gouvernements nationaux rencontrent des difficultés pour développer et implanter une approche de décentralisation des services publics. Le ministère réformiste peut prendre les mesures adéquates afin de guider les initiatives de décentralisation à l'aide de lois et règlements, mais il n'est pas inhabituel pour tel ou tel secteur ministériel de résister ou de rejeter les réformes. Le résultat de ces résistances se concrétisent par des législations conflictuelles et des implémentations inconsistantes entre les secteurs. La continuation des objectifs du millénaire par les gouvernements locaux est faite de contrats sociaux qui permettent aux responsables locaux de s'engager publiquement sur l'agrément des conventions, sur la fourniture d'informations, sur le règlement des réclamations, sur les indicateurs de performance, sur la bonne fin, sur la valeur des services pour l'argent investi et pour l'implantation de réformes décentralisées saines qui contribuent souvent à des bilans de services qui sont souvent loin d'être ce qu'on peut en attendre. Même quand le gouvernement national est consistent dans sa politique et que son aide est significative, l'introduction d'un système de gouvernement local adéquat se voit confrontée à d'autres épreuves délicates. Les officiels élus des gouvernements locaux manquent souvent d'expérience ou ils sont liés à certains groupes de pression qui manquent de répondre à l'intérêt public. L'avantage de la proximité peut être mis à mal par l'absence de mécanismes de mise en œuvre pour impliquer les citoyens et les organisations communautaires de base. Les gouvernements locaux doivent se battre pour imposer leurs problèmes à l'agenda national. Dans beaucoup de pays, les maigres ressources et les capacités produites par les communautés locales sont fort variables. Ces éléments compromettent considérablement l'analyse effectives des enjeux communs. Ils rendent difficile la communication et la promotion des initiatives nationales de programmation politique qui puissent effectivement renforcer le rôle des gouvernements locaux dans leurs rôles de provision de services. La décentralisation n'est pas une route sans obstacles pour l'amélioration des services publics. C'est une conséquence des actions partielles entreprises mais aussi des facteurs complexes qui influencent la qualité et l'accessibilité des services. En dépit de cette réalité, de notables progrès peuvent noir le jour, en particulier quand la demande et l'offre de services se répondent simultanément. Les schémas nationaux ont inclus des incentifs de performance aux gouvernements locaux qui ont mis en place des processus de gouvernement, particulièrement en gestion financière dans l'attente d'un meilleur niveau de service. Une autre méthode plus directe est de centraliser le contrôle de l'amélioration des services sur la base de la vérification des remboursements des coûts. Des efforts locaux contribuant à réévaluer les procédures d'activité pour les services, spécialement celles des permis de construction, qui parfois, peuvent réduire significativement les périodes d'attente et de documentation. Certains gouvernements locaux ont invité les organisations de la société civile à la table de discussion politique et sont parvenus, dans quelques cas, à établir de véritables arrangements de cogestion. Ils ont aussi aidé ou accepté d'autres initiatives pour assurer une meilleure responsabilité locale tels les budgets participatifs et le traçage des dépenses, le suivi et la surveillance ainsi que les rapports citoyens améliorant ainsi la scrutation par le public des opérations locales. Les gouvernements locaux ont travaillé avec les citoyens pour préparer des protocoles qui spécifient la réponse aux attentes des usages et de la communauté en général.

Comment rendre effectif le potentiel des gouvernements locaux à délivrer du service

Si la position des gouvernements locaux est appropriée, ils sont plus à mémé de gagner la confiance publique que les gouvernements nationaux. Leur légitimité vient de leur visibilité, leur accessibilité et leur responsabilité sont des formes importante du capital social. il est crucial que les gouvernements locaux communiquent et partagent leurs réussites avec les autres gouvernements locaux et le gouvernement national. Il n'est pas certain, aujourd'hui que les gouvernement local correspond à l'amélioration des niveaux de services disponibles. Quand les défis et les circonstances changent, il est nécessaire que les gouvernements locaux disposent des pouvoirs qui leur permettent de s'adapter et de continuer à innover même si la qualité de leur réponse au public demeure la même et que les engagements du public ne changent pas. Il est évident que le cadre gouvernemental est important pour prendre soin du dynamisme au niveau local. La motivation national si elle est mal maniée peut aussi compromettre la motivation locale. Les donateurs et les militants doivent garder à l'esprit que la délivrance de services doit être dirigée à la fois du point de vue national et du point de vue local. De plus en plus, les pouvoirs locaux doivent être pourvus de mandats qui reconnaissent leurs diversités et maximalisent les possibilités d'auto-gouvernement. En combinant attentivement les responsabilités et les obligations avec les pouvoirs discrétionnaires locaux ( par exemple par un cadre législatif graduellement plus permissif), qui permettront aux officiels locaux de se montrer plus flexibles et d'apporter de meilleurs réponses. Quand les gouvernements locaux se voient donner la possibilité d'augmenter les taxes locales, au moins sur un mode marginal, cela leur permet non seulement de financer les services locaux mais aussi de promouvoir l'influence de la population par rapport au secteur public. Et aussi leur capacité à juger l'action des dépenses publiques. Il s'agit d'adapter les meilleures compétences des services à un financement adéquat, par une combinaison de transfert intergouvernemental et de pouvoirs fiscaux locaux, pour assurer au public la provision financière la meilleure possible pour tous les services tandis qu'il adhère aux contraintes budgétaires et montrent de la discipline fiscale.

La discussion sur les objectifs mondiaux

Certaines questions doivent être mise en exergue dans la perspective de renforcer le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la délivrance de services à l'usage du public et accélérer ainsi l'agenda des objectifs du millénaire y compris:

1 Dans quelle mesure les gouvernements sont-ils perçus en tant que protagonistes principaux dan la poursuite des objectifs du millénaire?

2 Quel sont les meilleurs résultats obtenus par les pouvoirs publics dans leur service à l'égard des moins favorisés, sont-ils les principaux prestataires?

3 Le choix de la décentralisation convient-il aux acteurs nationaux en comparaison des autres options possibles dans une discussion plus large sur la décentralisation, la déconcentration, les agences opérationnelles distingues, les organisations communautaires ou les contrats avec les entrepreneurs privés. Sous quelles conditions les pistes poursuivies par les objectifs du millénaire sont-elles mises en œuvre par les pouvoirs locaux rejoignent-elles les buts et les perspectives qu'ils se sont proposer et une dévolution plus étendue porte-t-elle ses fruits?

4 Les pouvoirs locaux ont-ils besoin de plus d'auto-gouvernance afin de mieux adresser les problèmes de services et de trouver des réponses plus créatives et plus appropriées. Comment créer un sens meilleur de l'autonomie locale en termes de structures, de financement, de fonctions et d'administration?

5 Il est préférable de voir les pouvoirs locaux se focaliser sur leur rôle de fournisseurs de services et de reconnaître leur caractère démocratique avec une responsabilité sur la manière par laquelle le délivrance de services est entreprise, c'est à dire les objectifs de redistribution et l'usage du pouvoir d'acquisition afin d'atteindre les fins sociales demandées et aussi d'envisager les ambitions et les perspectives réclamées par ceux-ci.

6 Quels sont les mécanismes de responsabilité, particulièrement à l'égard des citoyens,nécessaires pour permettre aux gouvernements locaux de définir la taille de sa provision de services et comment engagent-ils la délivrance de services avec les parties prenantes tiers?

 

 

 

 

04/03/2012

poésies et chansons

Quand personne ne te veut

Quand personne ne t'aime, quand tous t'oublie, reviens ou je reste, tu reviendras comme beaucoup, l’âme brisée, chercher dans mes bras un peu de foi. Quand il ne te restera pas une goutte d' orgueil et que la lumière de tes yeux commencera à s'éteindre, alors nous parlerons de notre amour, de mes baisers que tu méprises tant, ils te feront pleurer. Quand le destin implacable voudra voir ta fin, je serais sur le chemin ou tu m'as laissé avec mes bras ouverts à l'amour immortel. Je n'ai pas de rancune, ma mère m'a appris à pardonner. Quand tu connaîtras la tristesse de mes amours, même si tu ne veux pas et personne ne le veut, tu auras à m'adorer.
Le Chien Noir

De l'autre coté du pont de la piété vivait Gilbert le vaillant, toujours avec un chien noir, son noble gardien. Il voulait vivre avec Marie, la fiancée de Jean, un homme très riche qui avait l'habitude de commander, qui savait son désir et voulait le tuer. Un jour que le chien n'était pas là, il est arrivé pour chercher son rival, Gilbert dormait. Il n'était pas encore éveillé qu'un... hurlement se fit entendre. C'était le brave chien noir, le chien de malheur qui avait tué Jean. Le corps est resté là, Marie n'a pas pleuré. Elle a coupé les fleurs les plus jolies comme pour faire un autel et les a porté sur une tombe du cimetière municipal(*),là le chien était couché sans manger et sans dormir, peu lui importait la vie, il voulait voir son propriétaire. Le chien noir est mort ainsi, l'énorme gardien qui aimait tant Gilbert et qui tua Jean.

La prochaine fois

Tu pars parce que je veux que tu partes.Je t'arreterai quand je veux. tu as besoin de moi que tu le veuilles ou non parce que je suis. Vas-t-en par le monde. Connais d'autres gens, je veux que d'autres lèvres t'embrassent, pour que tu me compares a toi comme toujours. Tu trouveras un amour qui te comprenne et t'aime plus que personne. Alors, je t'envelopperais de mes bras et je m'en irais avec le soleil quand meurt l'après-midi. Vas-t-en parce que je veux que tu partes.
(*) Les Mexicains avec leur humour aussi délicat que ravageur appellent
le cimetière, " le panthéon municipal"

03:03 Écrit par walloween dans Culture, Lettres, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jose alfredo jimenez |  Facebook