UA-7101967-1

20/10/2011

crise des produits dérivés

La crise des produits dérivés qui arrive pourrait détruire le système financier global tout entier

La plupart des gens n'ont pas en tête que la bourse est devenue un gigantesque casino financier Les grandes banques génèrent des dizaines de milliards de dollars par an sur les produits dérivés et personne, dans la profession, n'a envie que la fête se termine L'expression "produits dérivés" sonne compliquée et technique, mais elle n'est pas très difficile à comprendre. C'est simplement la façon élégante de dire qu'un pari a été posé A l'origine, ces paris étaient conçus pour équilibrer les risques marginaux, Mais la méthode a si bien prospéré, qu'elle est devenue une montagne spéculative comme le monde n'en avait jamais vu. Les estimations de la valeur notionnelle du marché mondial des produits dérivés vont de 600 trillions, c'est à dire 600x1018 dollars à 1,5 quadrillions c'est à dire 1,5x1024 ou 1,5x1.000.000 4 dollars. Si on garde à l'esprit que le produit domestique brut du monde entier tourne autour de 65 trillions, les produits dérivés font courir au système financier global un danger si grand que Warren Buffet les a qualifiés d' "armes financières de destructions massives". Pour l'instant, les pouvoirs financiers s'évertuent à garder le casino ouvert, mais inévitablement, tout ce désordre va s'effondrer sur lui-même en implosant. Quand cela arrivera, nous allons avoir à faire à une crise des produits dérivés qui pourrait réellement détruire le système financier global tout entier. La plupart des gens n'en parlent jamais parce qu'ils ne savent pas ce que c'est. Aidons-nous d'une paire de définitions. Chez Bloomberg, on les qualifie d'instruments financiers utilisés pour limiter les risques ou pour spéculer. Ils sont issus soit de réserves, de titres, de prêts, de devises et de matières premières soit liés à des évènements tels le climat ou les taux d'intérêt. Le mot clé est spéculation. Aujourd'hui, les gens de Wall Street spéculent sur à peu près n'importe quoi de tout ce que vous pourriez imaginer. L'explication d'Investopedia est la suivante : Une valeur dont le prix dépend ou dérive d'une ou de plusieurs ressources économiques. Le produit dérivé, lui-même n'est pas plus qu'un contrat entre deux ou plusieurs parties. Sa valeur est déterminée par les fluctuations des ressources sous-jacentes. Celles-Ci, comprennent des titres, des réserves, des matières premières, des biens négociables, des devises, des taux d'intérêt et des index de marché. Ils sont caractérisés, pour la plupart, par un haut potentiel de rentabilité. Au point ou nous en sommes, dans le monde financier, ils sont totalement hors de contrôle. On parie sur tout et les grandes banques en font des tonnes d'argent. Le système est entièrement dérégulé et dominé par les grandes banques internationales. Au cours des décades précédentes, le marché des produits dérivés a beaucoup grossi. Ce n'est pas grave quand les équilibres subsistent mais s'ils se rompent, nous pourrions assister à une réaction en chaîne de déconfitures financières qu'aucun gouvernement sur terre sera à même de contrer. Le volume d'argent que nous évoquons est absolument hallucinant, On peut estimer la valeur notionnelle du marché global des produits dérivés à 1,4 quadrillions soit 1,4x1024 dollars. Si on la met en perspective, la capitalisation totale des titres et obligations de la planète s'élève, grosso modo, à 36 trillions ou 36x1018 dollars. Si on procède de la même manière pour les titres, c'est plus ou moins 72 trillions ou 72x1018 dollars.

La valeur notionnelle des produits dérivés atteint 1,4 quadrillions ou 1,4x1024 dollars soit 40 fois le marché mondial des réserves, 10 fois la valeur de chaque titre et chaque obligationabbie.jpgsur la planète et 23 fois le produit domestique brut mondial. Si vous commencez à compter tout de suite un dollar par seconde, cela vous prendrait 32 millions d'années pour compter un quadrillion. Eh oui, les jeunes gens et les jeunes filles de Wall Street sont totalement et complètement hors de contrôle. Dans un article excellent sur les dérivés, Webster Tarpley décrit le rôle pivot qu'ils jouent maintenant dans le système financier global. Loin d'appartenir à des arcanes ou à une activité marginale, les dérivés financiers représentent l'activité principale de l'oligarchie financière de New York, de Londres, de Francfort et d'autres centres de l'argent.

Un effort concerté des politiciens et de la presse a permis de cacher et de camoufler le rôle central joué par la spéculation dérivative dans les désastres économiques de ces dernières années, Les journalistes et les relations publiques ont fait tout ce qu'il était possible de faire pour éviter ne fusse que de mentionner les produits dérivés, frappant des phrases telles que "produits toxiques", "instruments exotiques". La plupart des gens ne réalisent pas que ce sont les produits dérivés qui sont au centre de la crise de 2008. Ils seront aussi certainement au centre de la prochaine. Pour beaucoup, la sonnette d'alarme a résonné quand la banque nationale américaine a transféré ses investissements chez Merrill Lynch dans ses réserves.

Qu'est-ce que cela veut dire ?

Que le contribuable va payer.

Que l'exposition en produits dérivés des banques européennes d'investissement est actuellement tenue en brèche par les contribuables américains. La banque nationale américaine n'a obtenu aucune acceptation réglementaire pour faire çà, elle a agi à la requête des parties effrayées. Maintenant les responsables financiers américains se demandent si c'était une bonne idée mais elle vaut soulager les holdings bancaires sous forte pression. C'est un transfert de risques au contribuable fait par la banque sans contre partie légale, sans acceptation par les régulateurs institutionnels et sans la décision du public. Et vous n'en avez probablement jamais entendu parler dans la presse. Maintenant la valeur totale des tous les produits dérivés détenus par la Banque d'Amérique s'élève approximativement à 75 trillions de dollars. La valeur notionnelle de Morgan Chase en produits dérivés : autour de 79 trillions de dollars. C'est difficile, ne fusse que d'imaginer ces chiffres. Les banques les plus exposées, tout de suite, sont JPMorgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup, Wells Fargo et HSBC Bank USA. Morgan Stanley c'est encore pire.

Vous avez noté qu'il s'agit là des banques "trop grandes pour sombrer". Elles continuent à croître et à obtenir toujours plus de pouvoir. En 2002, les dix banques américaines les plus puissantes contrôlaient 55% de toutes les ressources bancaires américaines, Aujourd'hui elles en contrôlent 77%. Elles sont devenues si puissantes que si elles chutaient tout le système financier mondial imploserait. Si nous avions pensé bien apprendre notre leçon en 2008, nous aurions fait quelque chose à cet égard, mais, à la place, nous avons permis aux "trop grands pour tomber" de grandir plus que jamais. Et ils font, à peu près, ce qu'ils veulent. Il y a quelque temps, le New York Times publiait un article ayant pour titre " une élite bancaire à secrets mène le négoce des produits dérivés." Il illustre la main de fer que les grandes banques exercent dans les échanges de produits dérivés. En voici quelques extraits : " Le troisième mercredi de chaque mois, les neuf membres d'une société d'élite de Wall Street se réuni au centre de Manhattan. Ils partagent un but commun, protéger les intérêts des grandes banques dans le vaste marché des produits dérivés, un des champs les plus profitables et les plus controversés du monde financier. Ils partagent un secret commun, le détail de leurs rencontres, même leurs identités sont strictement confidentielles. Quelles sont les institutions représentées à ces congrès ? Si on en croit le New York Times, le banques suivantes sont impliquées : JPMorgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup.

Pourquoi sont-ce toujours les mêmes ?

Parce que, hélas, elles continuent à déverser un pactole dans les campagnes des politiciens qui les ont sortis de la crise de 2008, elles savent qu'ils feront de même la prochaine fois et que les pouvoirs publics continueront à couvrir tous les contrats dérivés qu'elles signeront. Mais c'est une erreur, la compagnie d'assurances AIG, en 2008, écrasée par la crise immobilière, était du mauvais coté des contrats dérivés. Si son rachat par le gouvernement fédéral n'avait pas eu lieu, Goldman Sachs et les autres se serait retrouvé avec un tas de papier sans valeur. Cà arrivera à nouveau mais à une bien plus grande échelle. Quand la banque est battue, tout le monde perd, les gouvernements du monde pourraient tout racheter. Si le sinistre est total pour les produits dérivés, il n'existe aucun gouvernement avec assez d'argent pour rafistoler les morceaux. Une crise horrible des produits dérivés est à venir, ce n'est qu'une question de temps. Soyez attentifs à n'importe quelle mention des locutions "produits dérivés" ou "crise des produits dérivés" dans la presse. Si la crise des produits dérivés arrive, tout tombera en morceau très rapidement.

 

source

 

19/10/2011

L'incroyable spectacle du chien et du poney

Quelqu'un prend-il encore le couple Merkel-Sarkozy au sérieux ? La gestion perceptive n'est pas une solution

Depuis 18 mois, chaque fois que la réalité menace d'envahir l'Europe, Merkel et Sarkozy se précipitent sur la scène globale et répètent leur exhibition. Les médias à la botte déclarent que c'est un triomphe artistique et la solution de l'insolvabilité de l'Europe. Le fait est qu'on a vu ceci se répéter encore et encore est absent de la presse financière qui n'est jamais lasse de redire que la solution va mettre fin à la crise bancaire européenne ; quelques jours ou quelques mois plus tard, la réalité s'impose à nouveau, l'insolvabilité systémique remontre sa tête hideuse et voilà le duo dynamique du théâtre politiquesyd-on-benji_lg.jpg européen qui ressaute sur scène pour une autre démonstration infatigable de leurs clichés. Peu, parmi la presse institutionnelle s'arrête pour demander si le chien et le poney détiennent le pouvoir de recapitaliser sommairement les banques et de réaliser toutes leurs phrases grandioses. Et moins encore ose observer qu'ils peuvent tout aussi bien demander la séparation des mers, la situation est hors de leur contrôle et leurs mimiques sont toutes au service d'une gestion de la perception, c'est à dire nourrir l'illusion qu'ils détiennent un contrôle sensé sur la situation, ce n'est pas le cas, et qu'elle est gérable par une manipulation de la perception et ce ne l'est pas. Merkel et Sarkozy ont emprunté cette façon de faire directement au scénario à la réserve fédérale, c'est sa théorie ontologique fondatrice : la question, la réponse et le problème ne sont que des affaires de perception. Si ce prolétariat crasseux et les serfs de la dette ressentent que tout va bien, que la sûreté est présente, alors l'état providence mes a mis au lit sans drames. Ils recommenceront et continueront, dès lors et à nouveau, à dépenser et à emprunter sans soucis ni de la réalité ni du futur. C'est l'erreur fondamentale, l'économie globale n'est pas bâtie sur une culture, mais sur la réalité des prix, les bilans comptables et les déclarations de revenus, les vastes concentrations de richesse et de pouvoir, les déséquilibres systémiques précaires, l'exploitation brutale qui commandent à la mauvaise gestion de banques centrales politiques et manipulatrices. L'absurde théâtre de Sarkozy et Merkel sur le thème du plan B, n'est pas crédible, il est incroyable. Pour combien de temps encore le faon des médias financiers globaux va-t-il revenir sur cette même comédie idiote mise en scène par des amateurs hagards. Le jour ou l'audience sera finalement fatiguée du spectacle de foire de la troupe du chien et du poney, les solutions réelles consistant à effacer des milliards d'euros de crédits illusoires ou irrécupérables, le bris d'une euro-zone dysfonctionnelle pourra commencer.

 source

01/10/2011

La gériatrie allemande peut-elle sauver l'Europe ?

Alors que la Grèce fait du funambulisme sur le fil de sa dette, qui pourrait bien faire tomber les banques qui nous entourent et nous précipiter dans la panique, un consensus se construit autour de  la seule voie de sortie que nos génies imaginent :  raboter la dette grecque, lui faire une coupe structurée et compenser en fourguant des euro-obligations à la moitié de leur valeur faciale des titres grecs, garanti par la banque centrale européenne, ensuite, un nouveau grand plan de stabilisation européenne afin de recapitaliser à coups de trillions d'euros les banques européennes menacées comme celles du Portugal, de l'Espagne, de l'Irlande et de l'Italie en admettant que le privé fuit leurs titres. Une telle solution, quoi qu'il en soit, ne peut venir que de l'Allemagne, nation la plus riche d'Europe, et cela ne lui plait guère que de prêter de l'argent à des squelettes du club Med dont les états providences sont plus généreux que le sien. Politiquement, cela ne va pas être possible de cajoler ou de faire pression sur les Allemands très longtemps encore pour qu'ils soulagent l'euro-zone de la chute qui pourrait amener la dépression et faire disparaître l'Europe. L'autre raison pour elle  s'accrocher à cette démographie et à ce populisme de bonnets c'est, qu'à chaque nouvelle décade de ce siècle, l'Allemagne sera de moins en moins capable de soutenir son dynamisme, alors, vous comprenez, soutenir le continent ! Si on s'attache à observer les statistiques de population, on se rend compte que les gens qui sont censés ramener l'Europe à la solvabilité deviennent de plus en plus vieux et de moins en moins nombreux. En 2010 avec 82 millions d'allemands, 26% ont plus de 60 ans, 20% avec 65 ans ou plus et 5% sont âgés de 80 ans ou plus.. Faisons une incursion en 2050. Entre 2010 et le milieu du siècle, 12 millions d'allemands mourront et l'Allemagne sera une nation de 70 millions d'habitants ou l'age moyen sera passé de 44 à 51 ans et l'espérance de vie des allemands passera de 80 ans aujourd'hui à 84 ans. Ils vivront 4 ans de plus, certes mais cela signifie aussi 4 ans de plus en soins payés par un public qui lui-même rétrécit. Aux environs de 2050 les Allemands de plus de 60 ans passeront de 26 à 40% et ceux de plus de 65 ans de 20 à 32,5%. Quant à ceux de 80 ans et plus, ils passeront de 5 à 14% de la population. En 2050, un allemand sur trois auras plus de 65 ans et un sur sept plus que quatre-vingt. C'est un poids important pour les travailleurs dont le nombre se sera vu  réduit drastiquement. De plus, le pourcentage de femmes allemandes en age d'être gravide entre 15 et 46 ans sera tombé de 45 à 34%,  garantissant ainsi un déclin continu jusque la fin du siècle. Il n'y aura pas eu une seule année entre 1970 et 2050 durant laquelle l'Allemagne, ait approcher le taux de remplacement de 2,1% par femme. Au milieu du siècle, et pour 80 années consécutives, elle  aura connu une décroissance continue. Comme si cette nation prenait lentement congé du monde.  Tout en venant en aide au club Méditerranée, une force de travail allemande, qui ne cesse de rétrécir devra transporter une cohorte toujours grandissante des gens âgés et retraités tout comme en Europe du sud, percluse de dettes. Si on observe une nation comme la Grèce En 1950, près de la moitié de la population avait 24 ans ou moins. En 2050, moins de 25% aura 24 ans ou moins. Aujourd'hui un quart des grecs ont 60 ans ou plus ; en 2050, ils seront 38%. Et si maintenant, 4% des grecs ont 80 ans ou plus, dans quarante ans, ils auront triplé. L'Italie, peuplée de 60 millions d'habitants en perdront 3 millions sur 40 ans et les Italiens de plus de 65 ans, s'ils sont 20 % de nos jours, ils seront un tiers eu milieu du siècle. Ceux de plus de 80 ans passeront de 6 à 13% et leur espérance de vie augmentera de 4 ans. Aucune nation d'Europe n'a un taux de naissance suffisant pour remplacer les indigènes. Le partage se manifeste par une masse de travail en pleine régression et par une éligibilité toujours plus importante aux fonds garantis par l'état, aux soins de santé et à la sécurité sociale, secteurs en pleine croissance. Ce sont les Allemands qui mènent l'Europe vers des maisons de repos et les hospices. L'Europe a besoin de plus de jeunes pour maintenir le dynamisme du continent et maintenir les promesses faites à ses peuples. Au sud, les populations musulmanes du Maghreb et du moyen orient, en pleine explosion démographique, semblent prêtes à venir aider. La fin du mode ne s'exprime plus par la promesse de l'apocalypse mais par des couches culottes.         

21/09/2011

Sodomie et Soufisme en Afghanistan

Les sociologues attachés au deuxième bataillon de Marines en Afghanistan ont fait circuler, l'année dernière, un document interpellant à propos de la sociologie pashtun, sous la forme d'un rapport de terrain sur la sexualité des hommes parmi les alliés afghans de Américains. Le document, rendu disponible par des sources militaires, n'est pas classifié et simplement dérangeant. Ne rien demander et ne rien dire ne fait rien pour qualifier le problème. Ce sont des choses que vous ne voudriez pas connaître et que vous regrettez d'avoir entendu. Les Marines gagnent leur pitance avec l'aide de leurs adjoints sur le terrain, mais le rapport s'interroge sur le fait de savoir si la pédophilie masculine possède une dimension religieuse et culturelle, Tentons d'expliquer pourquoi. La plupart des Pashtuns, indique le rapport, sont engagés sexuellement avec d'autres hommes, des garçons, en fait. En fait, la majorité de leurs contacts sexuels se déroulent avec des hommes. Une sexualité contrainte culturellement, bien qu'elle ne soit pas perçue ainsi par leurs pratiquants paraît affecter une tranche de population beaucoup plus importante que certains chercheurs attribuent habituellement à une inclinaison naturelle. Certaines des raisons évoquées trouvent leur origine dans une ségrégation sévère des femmes, le coût prohibitif du mariage relatif aux codes tribaux et la situation de dépression économique dans laquelle se trouvent placés les jeunes Pashtuns. L'équipe de terrain répondait aux interactions scandaleuses entre les combattants pashtuns et les troupes de l'OTAN dont certaines sont contées sur le mode hilare par la presse, par exemple : "A Bagram, les commandos britanniques revenant d'opérations lointaines dans la montagne, ont parlé d'une nouvelle menace alarmante : se faire draguer par des bandes entières de fermiers locaux homosexuels. James Fletcher, soldat écossais dit : " ils étaient plus terrifiants qu'al-Qaeda, un mec aux ongles des doigts de pied nous offrit de vernir les nôtres. Ils errent dans le village, la main dans la main. Lors de l'opération Condor, des douzaines d'hommes des villages qu'ils devaient sécuriser leur firent des propositions. Un autre témoin, de vint ans : "C'était l'enfer, dans chaque village ou nous nous rendions, nous avions droit à un groupe d'hommes maquillés qui se présentaient à nous, qui touchaient nos cheveux et nos joues en émettant des bruits de baisers." Le problème, écrivent les chercheurs c'est que la société pashtun souffre d'un accès aux femmes extrêmement limité en citant un jeune Pashtun interrogé par l'enquête : "je n'ai eu des relations sexuelles qu'avec des hommes, j'aime bien les garçons mais je préfère les filles, mais on ne peut même pas les voir pour savoir su elles sont belles, mais les garçons, on peut les voir et savoir s'ils nous plaisent." Beaucoup de Pashtuns disent que l'homosexualité est, en réalité, interdite par l'Islam, c'est une garantie de honte et de condamnation. Si l'homosexualité est définie spécifiquement et étroitement comme l'amour d'un autre homme. Aimer un homme serait donc inacceptable et un péché capital dans cette interprétation culturelle de l'Islam. Mais utiliser un autre homme afin de gratification sexuelle serait considérée une option indésirable mais toutefois préférable à des relations sexuelles avec une femme inappropriée, qui, dans le contexte de l'honneur pashtun aurait des bonnes chances de se terminer en revanches et en crimes d'honneur. Quel est la prévalence des relations homosexuelles chez les Pashtuns ? Les chercheurs ont noté que les médecins ont du traité une épidémie de gonorrhée parmi les interprètes locaux de leur camp ? Une douzaine se trouvaient atteints de la maladie sur vingt jeunes hommes interprètes, la plupart par voie anale, C'est plutôt anecdotique et l'échantillon est trop faible pour en tirer des généralisations sur la prévalence de l'activité homosexuelle dans l'ensemble de la région mais vu la difficulté à obtenir de telles informations, elles peuvent servir d'indicateur. Par la nouvelle "le coureur au cerf-volant" publiée en 2003, Khaled Hosseini, les occidentaux ont eu une impression de ce que l'équipe de chercheurs appelle " : une tradition culturelle ouvertement célébrée, depuis les temps anciens, la tradition poétique et artistique de Kandahar adore le imberbes pré pubères comme des icônes de beauté physique. De plus, la vie musicale nocturne renaissante des villes du sud afghan adule les chanteurs males pré pubères dont le statut ne demeure que tant qu'ils n'ont pas mué. Les Pashtuns de Kandahar détiennent une notoriété pour leur homosexualité depuis des siècles, en particulier pour leur passion pour les jeunes garçons naïfs. En 1994, avant l'arrivée des Talibans, les rues étaient pleines d'ados se pavanant, accompagnés de leur papy en sucre. On a appelé Kandahar la capitale homosexuelle de l'Asie du sud. Les Pashtuns sont tellement obsédés par la sodomie que les habitants vous racontent qu'ici, les oiseaux ne volent que d'une aile et que l'autre leur sert à couvrir leur postérieur et que le viol des jeunes garçons par les seigneurs de guerre fut un des facteurs clé dans les mobilisations des Talibans par le Mollah Omar, ajoute le rapport. Et bien que les Talibans découragent l'exhibition, on ne doit pas voir çà indépendamment de la culture et de la tradition d'homosexualité du monde pashtun dont ils font partie, ajoute l'auteur. L'homme qui prend un halekon ( jeune amant male) essayent souvent de l'intégrer à la famille en le mariant à une de ses filles quand le gosse n'est plus jeune assez pour jouer le rôle de l'imberbe. Cela permet de maintenir la relation amoureuse entre le père et le beau-fils, ce qui rend inévitablement l'établissement d'une relation normale avec l'épouse, comme l'explique l'équipe de terrain. Ses résultats sont étonnants mais elle met trop l'emphase sur l'étrangeté de la tradition pashtun sans porter assez d'attention au rôle plus large de l'homosexualité dans la culture islamique, en particulier soufie. Ce que les universitaires considèrent aujourd'hui comme l'age d'or de la poésie amoureuse islamique, le haut moyen age persan, fit de la pédérastie homosexuelle un mode amoureux normatif. A l'époque ou Dante et Pétrarque languissaient pour Béatrice et Laura, leurs vis-à-vis, dans le canon de la poésie islamique, Hafez et Roumi, décrivirent leur infatuation pour les jeunes garçons. Le poète soufi afghan de référence, Abdul Rahman Baba, barde du dix-septième siècle, dont on connaît peu de choses, sinon sa fuite avec un jeune garçon nommé Mujnoon. On le portraiture généralement comme un enfant fleur prématuré voué à la paix et à l'amour, c'est sans doute ce que les Talibans pensent aussi puisqu'ils ont fait sauter sa tombe en 2009. La critique de son art est rare mais ses poèmes sont très voisins du style persan de Roumi. La prévalence de la pédophilie homosexuelle dans la poésie islamique classique aussi bien persane que pashtun, suggère que l'équipe ait raté une dimension importante de la question, son aspect religieux. L'argument est le suivant : La pédophilie soufie ne peut pas être écartée comme une rémanence des vieilles pratiques tribales que l'Islam incorpore souvent. Par exemples, les mutilations génitales féminines. La mutilation génitale est une pratique préislamique inconnue dans l'occident ancien comme nouveau. Même si certaines autorités musulmanes la défendent sur la base du Hadith, aucun n'a jamais proclamé qu'elle menait à l'illumination. On trouve, hélas, des pédophiles partout. De par ses origines, le Soufisme fait d'une pratique, considérée comme étant criminelle en occident, une expérience spirituelle définitive. Mais la pédérastie comme exercice spirituel n'est pas, par son caractère, essentiellement différente des pratiques furtives de pervers occidentaux. Comme l'explique les psychologues, c'est là l'expression d'un narcissisme, l'amour d'une image de soi jeune, idéalisée. Toutes formes de mysticisme contemplatif court le danger que l'objet de l'adoration dans lequel se dissout la personnalité ne se termine par soi-même. Cà sonne bien de chercher Dieu dans tout, c'est à dire nulle part en particulier. Le soi devient le tout, l'ensemble se réalise dans un genre d'onanisme narcissique. L'amant ne peut plus se distinguer du tout. Le soi et le tout s'identifient. Il n'y a rien d'autre dans le Soufisme sinon votre propre ego contemplant le miroir carnavalesque de la mystique. L'adepte ne prie plus Dieu qui est entièrement autre, ni le Dieu de la bible ni le Christ des évangiles, mais bien une version plus jeune et plus jolie que lui-même. Dans ce sens, la pédophilie en Afghanistan peut avoir une motivation religieuse distincte.

31/08/2011

Voilà pourquoi vous ne trouverez pas le sens de la vie


On peut admirer la notion bien inadéquate de l'homme qui cherche un sens à l'existence comme on pourrait admirer le neurologue autrichien défunt Viktor Frankl qui interpréta d'une manière clinique l'horrible expérience d'Auschwitz. Et qu'en est-il de l'homme qui se qualifie à rechercher un sens, quelle qu'il soit ? Le dramaturge allemand Bertolt Brecht nous a prévenus dans l'Opéra de Quatre Sous
Ja, renne nach dem Gluck
Doch renne nicht zu sehr
Denn alle rennen nach dem Gluck
Das Gluck lauft hinterher.

(Oui, cours derrière la joie, mais ne cours pas trop vite, parce que tandis que tout le monde lui cours après, elle traîne en suivant quelque part derrière eux). Brecht (1898-1956) était le genre de type à dire du mal du nihilisme, c'est certain mais il avait un bon argument. Il y a quelque chose de pervers à chercher, c'est que nous n'aimons notre vie et que nous voudrions connaître quelque de différent. C'est çà, pour commencer, nous n'aimons pas la vie, nous voilà bien embêtés. Soren Kierkegaard, philosophe, théologien et auteur religieux danois portraiturait son chevalier de la foi comme le genre de gars qui appréciait le bœuf en daube du dimanche. Substituez y ce que vous voudrez, mais si on n'est pas content avec çà, alors… qu'aviez vous donc dans la tête ? Les gens ont de bonnes raisons de regarder la vie de travers car elle contient une belle grosse fuite bien luisante c'est que nous allons tous mourir et que nous deviendrons vieux, malades et fragiles avant d'y passer et tout le bric-à-brac que nous avons accumulé notre vie durant échoira à d'autres gens, si cela ne passe pas directement à la poubelle, et que toutes ces touches de décor dont nous avons joliment cru devoir ajouter à nos personnalités disparaîtront aussi, le numéro de bravoure, l'art du macramé, notre talent pour le ukulélé et la familiarité avec la filmographie de Marcel Carné. Naturellement, ces exemples rendent le problème trivial mais quand nous cherchons sérieusement, nous voilà en train d'inventer d'héroïques effort pour inventer notre identité. C'était un des passe-temps favoris des intellectuels du XX° siècle.

Jean-Paul Sartre, le sage et l'auto caricature éventuelle de l'Existentialisme, enseigna que l'existence de l'homme précède son essence et que dès lors, il peut l'inventer, cette existence, un peu comme çà lui plait. L'argument ne manque pas de sottise mais il a une profonde influence. Il réagissait au conseil de Martin Heidegger ( l'existentialiste allemand chez qui Sartre puisa le plus gros de sa métaphysique). Heidegger nous disait que notre "Etre" est en réalité un "être à la mort". Notre vie va finir et est formée par cette certitude. Franz Kafka le dit plus clairement " le sens de la vie, c'est qu'elle finit". Heidegger (1889-1976) pensait que le seul sens authentique c'est de s'immerger dans les conditions spécifiques de l'époque, ce qui signifiait rejoindre le parti nazi, çà n'a pas trop bien marché et après la guerre, chacun devint existentialiste uniquement pour soi et trouva la chance de s'inventer une identité en accord avec ses goûts. Peu d'entre nous lisons Sartre de nos jours et peut-être, pour la plupart le regrettons-nous ? Et moins encore l'impénétrable Heidegger. Mais la plupart restent encore, sans conteste, les esclaves intellectuels de l'existentialisme du XX° siècle. Nous voulons inventer nos propres identités ce qui implique de faire quelque chose l'unique. Conséquences cataclysmiques pour les arts. Pour etre spécial, un artiste doit créer un style unique cela veut dire autant de styles que d'artistes. Jadis, ils étaient éduqués dans leurs cultures respectives, ainsi des milliers d'artistes, peintres et musiciens illustrèrent les autels et composèrent de la musique pour la messe du dimanche et pour l'édification des croyants ordinaires. De ces cultures, subsistèrent quelques artistes tels Raphaël ou Bach. Aujourd'hui, les artistes sérieux s'inscrivent de manière à valider leurs propres inventions tout en infligeant aux étudiants la même sorte de misère. Quand ils arrivent vers le milieu de leur age, ils commencent à comprendre qu'ils n'ont pas trouvé le sens de la vie. En fait, ils n'aiment même pas ce qu'ils font, mais leur manque de crédit professionnel les empêchent de faire autre chose alors ils continuent à le faire. Le grand art de la Renaissance et du Baroque centré sur les églises et le théâtre a disparu. On ne peut demander au plus grand nombre d'assimiler un style nouveau pour chaque artiste ( ni de les critiquer, mais ils le prétendent quand même). Le genre qui parle à tout le monde est celui de la culture populaire, ce n'est pas ce qu'il y a de pire. Beaucoup de gens font des efforts héroïques pour atteindre à un but pour le quel ils n'étaient pas destinés et finissent par se contenter de leurs petites joies kierkegaardiennes du dimanche. Par exemple d'une tenure universitaire. Mais aucune destinée n'est plus déprimante, pour un artiste, qui travaille vraiment à inventer un style nouveau et à obtenir sa reconnaissance. Il se souvient du Roi de Nemi, le prêtre de Diane à Nemi, qui si on en croit Ovide, obtint son office par le meurtre de son prédécesseur et qui, à son tour, sera tué par son éventuel successeur. L'inventeur d'un véritable nouveau style s'est couper du passé et sera retranché du futur par les nouveaux protagonistes inventeurs d'un style unique et individuel. Une chose pire encore que de chercher en vain le sens de la vie, au vingtième siècle, est de l'avoir trouver, surtout pour l'acteur. Jeune rebelle déjà âgé. Comme ils ne sont pas arrivé à mourir jeune, rebelles de l'avenir et du passé, par les merveilles de la découverte, ce qui peut leur arriver de mieux, c'est de disparaître. Ils sont dans la posture du prêtre de Diane, qui dort, un œil ouvert et l'épée à la main, en attendant le compétiteur qui viendra lui faire ce qu'il avait fait à l'autre gars qui l'avait précédé dans le boulot. Et si dans ce cas nous n'avons pas encore trouvé le sens de la vie, il faut bien dire qu'il nous est donner. La tradition, par elle-même, n'est pas une garantie de viabilité culturelle. La moitié de 6.700 langues parlées aujourd'hui le sont par des petites tribus de Nouvelle-Guinée, leur taux d'extinction est effrayant. La fragmentation des sociétés néolithiques peut disparaître en quelques années au contact de la modernité. Mais il existe des traditions qui ont survécu aux siècles et qui, souhaitons le, y survireront encore. Depuis l'épître de Gilgamesh, il y a 5.000 ans, notre quête n'est pas pour le sens mais pour l'immortalité. Comme le disent les dieux à Gilgamesh, tu ne peux trouver l'immortalité en la cherchant. Il faudra bien se contenter de la poule au pot. ./..