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12/10/2013

Peurs et angoisses de la maison Saoud

Tout personne un peu sensible possédant un cerveau fonctionnel aperçoit la possibilité de la fin des 34 années du mur  de défiance entre entre Washington et Téhéran dans une situation dont les deux nations pourraient tirer parti.

 

En voici quelques-uns des bénéfices:

 

- Le prix des hydrocarbures baisseraient.

- Washington et Téhéran pourraient créer un partenariat afin de combattre les Salafistes Djihadistes ( ils l’avaient d’ailleurs déjà fait directement après 911 ainsi que de coordonner leurs politiques en Afghanistan pour maintenir les Talibans en échec après 2014.

- L’Iran et les États-Unis partagent les mêmes intérêts en Syrie, aucun ne veut ni l’anarchie ni la perspective de la prise de pouvoir par les radicaux islamiques.

- Cette éventualité inciterait l’influence iranienne à favoriser une compromis entre le régime Assad et l’opposition modérée non armée(qui existe mais est actuellement marginalisée).

 

Sans rhétorique sur le changement de régime et sans sanctions, il n’y aurait plus de limites pour plus d’échanges, d’investissements et d’options en matière d’énergie pour l’Ouest, en particulier pour l’Europe, ( L’Iran est la meilleure alternative pour les européens  pour adoucir leur dépendance à l’égard de Gazprom.

Une solution sur le dossier nucléaire permettrait à Téhéran de gérer son nucléaire civil comme alternative industrielle, lui permettent ainsi d’exporter davantage de gaz et de pétrole.


Sur le plan géopolitique, en reconnaissant  la nation iranienne pour ce qu’elle est, c’est à dire, un acteur clé en Asie du sud ouest, les américains pourraient se libérer du dogme stratégique auto- imposé qui consiste à dépendre de l’axe Israel-Arabie Saoudite. Ainsi, l’Amérique pourrait même commencer son pivotement vers l’Asie pour de bon. Et pas seulement avec des moyens militaires.

Aie, voilà ou çà gratte. Tout le monde sait pourquoi l’extrême droite israélienne voudra combattre à tout prix un traité entre les américains et les iraniens qu’elle voit comme une lèpre, puisque l’Iran comme “menace existentielle” est le prétexte idéal pour faire oublier la vraie nature du débat, le régime d’occupation et d’Apartheid  imposé à la Palestine. Tout comme pour la Maison Saoud ou cette perspective n’est rien de moins que l’apocalypse tout de suite.

 

Je ne suis rien d’autre qu’un tueur modéré 

 

Ça  commence en Syrie. aujourd’hui, tout le monde sait que  Bandar Ben Sultan, aka Bandar Bush, tire les ficelles de la guerre ne Syrie depuis que son oncle, le roi Abdallah, l’a nommé directeur de la sécurité national

Bandar ne fait pas de prisonniers. D’abord, il élimine le Qatar, financier principal de la soi disant Armée Syrienne Libre du paysage après avoir aidé à l’auto déposition de l’émir du Qatar le Cheikh Hamad  au profit de son fils Tamin en juin dernier.

 

Fin juillet Bandar rebondit de manière spectaculaire durant son désormais fameux “voyage secret” en Russie pour essayer extorquer l’abandon de la Syrie à Vladimir Putin en le payant.

 

Il est notoire que la « politique » des Saoud à l’égard de la Syrie, c'est le changement de régime, un point c'est tout. Ce n'est pas négociable et il s'agit de porter un coup à ces « apostats » de Téhéran et d'imposer la volonté saoudienne à la Syrie, à l'Irak, en fait, à l'ensemble du levant sunnite, pour la plupart.

 

Fin septembre, le Jaish al-Islam ("Armée de l'Islam") entre en scène, c'est une combinaison de « rebelles » d'une cinquantaine de brigades, appartenant à une nébuleuse qui va des « modérés » à des Salafistes pure jus contrôlés par Liwa al-Islam, appartenait à l'Agence National de Sécurité. Le seigneur de guerre en charge de Jaish al-Islam est Zahran Alloush – son père, Abdallah, est un imam salafiste pur et dur en Arabie Saoudite et les pétrodollars qui le soutiennent sont saoudiens via Bandar et son frère le Prince Salman, ministre saoudien de la défense.

 

Si ceci ressemble à une remise à la mode du « réveil sunnite » en Irak concocté par le Général Petraeus en 2007, c'est, en effet, bien ce que c'est ; la différence dans ce « réveil » financé par les saoudiens, c'est que le but n'est plus de combattre Al-Qaïda mais de changer les régimes.

 

Voilà ce que veut Alloush (en arabe) : une résurrection du Califat Ommayade (Damas est sa capitale) nettoyer la Syrie de ses Sites et des ses Alaouites. Il sont tous considérés comme des incroyants, soit ils se soumettent à l'Islam Salafiste sinon, ils doivent mourir. Qui que ce soit interprétant ces phrases comme modérées sont sûrement des lunatiques.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, même Ayman al-Zawahiri, le chef d' Al-Qaïda a publié une proclamation bannissant le meurtre des Chiites.

 

L'option « modération » est au centre du présent, la campagne de relations publique ramollit les seigneurs de guerre sectaires, tel la gens Alloush pour les rendre acceptables par un maximum de sources de financement dans le Golfe et par ces occidentaux toujours si faciles à rouler.


Le cœur de la question, c'est que Jaish al-Islam ne montre qu'une différence essentiellement chromatique avec l’État Islamique d'Irak et al-Sham (ISIS), parapluie d'

Al-Qaïda, qui est la première force combattante en Syrie constitué des fanatiques armés jusqu'aux dents accrocs à des degrés d'intoxications divers à la méthédrine cristal

 

Le paradis des paranoïaques

 

Pur compliquer les choses, la maison Saoud est en pleine guerre de succession. L'infant, Prince de la Couronne Salman est le dernier fils du Roi Abdul Aziz, fondateur de la dynastie, qui veut faireun tour sur le trône ( et ça ne fait que de s'aggraver avec l'age).

 

Rien ne va plus, avec des hordes de princes, ensablés dans la bataille pour le grand prix.

Ici, nous trouvons personne d'autre que Bandar Bush, qui est pour l'instant, a toutes fins pratiques, l'entité la plus puissante d'Arabie Saoudite après Khalid Twijri, le chef de cabinet du Roi Abdallah, qui, nonagénaire, est près de rejoindre son créateur. Twijri n'est pas membre de la famille royale alors Bandar court contre la montre. Il a besoin d'une victoire en Syrie comme ticket pour la gloire ultime.

 

Quand l'accord entre les russes et les américains sur les armes chimiques en Syrie est intervenu, la Maison des Saoud a pété les plombs non seulement en blâmant les suspects habituels mais aussi la Russie et la Chine et Washington. C'est donc sans étonnement que le Ministre des Affaires Étrangères à perpétuité, le Prince Saud al-Faisal,

a snobé son discours annuel à l'Assemblée Générale de l'ONU. C'est peu ire que personne ne l'a regretté.

 

Le cauchemar de la maison Saoud est amplifié par sa paranoïa. Après toutes ces déclarations, à l'intention de Washington de « couper la tète du serpent (l'Iran) immortalisées par les fuites de Wikileaks. Après toutes ces supplications pour que les américains bombardent la Syrie, pour qu'ils déclarent une interdiction de survol, pour qu'ils arment les « rebelles ». Voilà tout ce que les Saoud obtiennent : Washington et Téhéran sur la route d'un accord aux frais de Riyad.

 

Pas besoin de dire que l'angoisse, l'horreur et la paranoïa règnent, suprêmes. La maison Saoud continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que le Liban ne devienne un producteur de gaz. Elle continuera, sans relâche, à nourrir les flammes du sectarisme dans l’ensemble du spectre.

 

Et l'axe israelo-saoudien continuera à bourgeonner. Peu de monde sait qu'une agence israélienne, expérimentée dans la répression des palestiniens, est en charge de la sécurité à la Mecque. Si cela se savait, la rue, dans les pays arabes, n'y verrait qu'une preuve de plus de l'hypocrisie et de la duplicité, une fois de plus révélée de la couronne saoudienne.

 

Une chose est certaine, c'est que la clique des Saoud, Bandar et les israéliens, tireront

toutes les ficelles pour faire dérailler le train du rapprochement entre Washington et Téhéran.

 

Dans une perspective plus large, la vrai « communauté internationale » peur toujours rêver, qu'un jour, les élites de Washington verront finalement la lumière et qu'elles réaliseront que cette alliance stratégique scellée en 1945 entre Franklin D Roosevelt et le Roi Abdul Aziz ibn Saoud est désormais complètement dénuée de sens.

 

source

 

 

29/09/2013

"Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance."

Nicolas Mosley écrit...

"Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance."

Pour Nicolas Mosley et sa sœur Vivien, le monde venait à la vie, la nuit, dans la nurserie. Côte à côte, au dernier étage de la maison de Smith Square près du parlement où leurs parents étaient tous deux membres travaillistes, les enfants, eux, laissait errer leur fantaisie dans l'ombre. Ils s'imaginaient en orphelins voyageant et traversant l'orage vers des pays étranges, deux enfants sur un radeau trop petit pour les contenir tous deux, s'étreignant comme on étreint la vie. Leur père, Oswald Mosley -" rêveur étrange, caractère idéaliste et dangereux", qui devint plus tard chef fasciste et l'homme le plus haï d'Angleterre. Nicolas Mosley, Lord Ravensdale, né en 1923, produit maladif d'une grossesse traumatique durant laquelle, sa mère, Cynthia Curzon, fille du Vice-Roi des Indes, découvrit la vérité sur les infidélités de son mari. Néanmoins, peu après la naissance de leur fils, le couple s'en alla pour Venise laissant Nicolas dans les bras d'une nourrice humide imbibée du gin tiré du plein casier qu'elle cachait en dessous du lit. Seul, une loyale suivante de la famille, Nancy Hyslop, s'inquiéta assez pour le ramener à la santé. Elle effectua les mêmes devoirs pour sa mère, quand elle était jeune fille, en Inde et resta dans la famille durant cinquante ans. "Elle était tout ce que je connaissais de stable et toutes les certitudes que je possédait étaient basées sur elle. Le monde de mes parents, m' apparaissait traversé d'ambitions et de passions comme celles des dieux du mont Olympe." Une brève période sans attention commença à l'age de cinquante dans une ferme élisabéthaine à douves, dans le Buckinghamshire.

" C'était une vie très gaie, nous pouvions faire ce que nous voulions dans un paysage assez magique. Les grands ne s'occupaient pas de nous et nous pouvions faire ce que nous voulions, je me croyais au Jardin d' Eden."

Mais, rougeoyant aux limites de cette idylle se trouvait un père volatile qui se promenait nu dans la roseraie et qui se transformait d'un instant à l'autre de blagueur plein d'ironie à l'égard de lui-même en bête rugissante. Une fois, ses pensées dérangées par les aboiements, du chien des enfants, dans l'allée, près de sa fenêtre, il se jeta dehors et le tua. A sept ans, Nicolas commençait à s'enfermer dans les cabinets et développa un bégaiement si grave qu'il en arrêta de parler complètement.

" J'étais si coincé que je ne pouvais tout simplement pas prononcé de mots du tout. Mon père incarnait une figure assez effrayante avec cette gigantesque énergie, n'était pas spécialement bon avec ma sœur mais il criait sur moi rarement, je riais à ses plaisanteries et n'importe qui vous aime si vous appréciez ses plaisanteries."



Démoralisée par les aventures de son mari et se relevant de la naissance de son second fils, sa mère souffrait d'une santé et d'un esprit affaibli quand il quitta le foyer pour l'école préparatoire, à l'age de neuf ans.

"Je me sentais très misérable parmi les autres garçons qui trouvait terriblement amusant de me copier. La bonne Nancy m'écrivait chaque jour, ce qui était merveilleux, mais après un mois, elle commença à dire que ma mère était très malade et me dit de prier pour elle. Un jour, nous étions tous dans nos dortoirs quand le responsable arriva et dit, "Nicolas, ta nurse est là pour te voir," et j'en fut très content. Alors, elle dit: "Maman est morte." Je me rappelle avec un clarté parfaite. La terreur de ne pas être capable de le supporter, de devenir fou ou quelque chose. Les jours et les semaines après sa mort " des histoires, des impressions, des atmosphères" commencèrent à s'insinuer dans les chambres des enfants et Mosley fut envahi par la notion difficile qu'une personne pouvait mourir d'absence de tendresse. Il courrait partout, le nez par terre, avec son fusil en tuant des ragondins avec le fils du jardinier et inventa le nouveau sport de couper les oreilles de ses victimes avec des ciseaux. Quand il retourna à l'école, il s'accointa avec les bagarreurs et aida à enterrer dans les bois, d' autres garçons jusqu' au cou.

" A neuf ans, il est très difficile de se détacher du groupe; c'est seulement plus tard qu'on peut prendre la décision morale de ne pas obéir aux ordres. Pendant toute ma vie, j'ai détesté l'idée des groupes de pouvoir. Je n'appartiens à aucune société littéraire. Je n'aime pas les clubs et me sens viscéralement étranger à la Chambre des Lords, qui est un endroit admirable, vraiment. Mais en grandissant, mon père s'en trouvait de plus en plus exclus. Mosley avait douze ans le jour où on l'emmena voir son père mener une réunion de l'Union des Fascistes britanniques. " Il y avait papa qui marchait, de concert, à la tête de ses chemises noires. il n'était pas le même homme qu'à la maison, mais une autre personne, plus étrangère. Je ne comprenais pas ce que ça voulait dire. Et soudain, j'avais besoin de savoir ce que mon père faisait quand il n'était pas à la maison. On enferma son père pour la première fois quand il avait seize ans et bien que les toilettes sans portes d'Eton ne lui offraient aucun refuge, il était blindé contre le ridicule. "Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance.

" Ce qui comptait c'était quand on élevait les couleurs de l'école à leurs hampes. Aucun de mes amis ne bougea un cheveu; c'était là toute la sophistication d'Eton."

Dans ses biographies Les règles du jeu, Au delà du pal et Efforts pour la vérité voit son père au travers d'un prisme, le juge plus égaré que monstrueux. C'est un acte généreux de la part d'un premier-né que son père raya de son testament parce qu' il n'était pas son genre de type

24/07/2013

La guerre contre l'Iran, l'Irak et la Syrie?

Le bruissement incessant de la jungle de Washington à propos d'une aventure militaire possible de l'administration Obama en Syrie. D'entre les feuilles de nouvelles informations apparaissent, jolis messages du monde des adductions pétrolières.

Le Ministre du pétrole irakien Abdelkarim al-Luaybi, le Ministre du pétrole syrien Sufian Allaw et le Ministre iranien du pétrole Mohammad Aliabadi se rencontrent au port d' Assalouyeh en Iran méridional afin de signer un mémorandum d'agrément sur la construction d'un gazoduc Iran-Irak-Syrie, rien de moins.

 C'est un bonne raison pour une guerre de proximité ne Syrie. Contre les intérêts de Washington, pour qui l'intégration de l'Iran ressemble à un anathème. La parcours du gaz évite deux acteurs cruciaux, le Qatar, premier fournisseur d'arme aux terroristes syriens, comme producteur de gaz et la Turquie, support logistique des « rebelles » qui se déclare premier partenaire privilégié et carrefour des transferts d'énergie entre l'est et l'ouest.

 Il est prévu, que cet oléoduc, d'une longueur de 6.000 kilomètres et qui coûte dix milliard de dollars, partira du champ gazier de Pars ( le plus grand au monde, partagé avec le Qatar) et courra via l'Irak, la Syrie et finalement le Liban, pour ensuite , peut-être, arriver en Grèce par voie sous-marine et même plus loin, se trouver joint au gazoduc arabe.

 Avant fin août, trois groupes de travail discuteront les aspects techniques, financiers et légaux extrêmement complexes impliqués. Si l'aspect financier est réglé, ce qui est loin d’être certain, si on considère la guerre de proximité en Syrie, ce gazoduc sera en production en 2018. Téhéran espère que les accords finaux seront signés avant la fin de l'année.

 Le plan de travail iranien suppose que Téhéran pourrait exporter 250 millions de mètres cube quotidiennement ) partie de 2016. Une fois terminé, il sera à même de pomper 100 millions de mètres cube par jour. Pour le moment, l'Irak a besoin de 15 millions de mètres cube par jour, à l'horizon 2020 ; la Syrie aura besoin de 20 millions de mètres cube par jour et le Liban jusque 7 millions, çà laisse encore beaucoup de gaz à exporter vers l'Europe.

 Les européens, qui se lamentent sans fin d’être les otages de Gazprom, devraient sauter de joie. Eh bien non, à la place, une fois de plus, ils tirent une balle dans leur gros pied.

 Pour qui veut la guerre, voici les tarifs

 Avant de nous en prendre au dernier fiasco européen, tentons d'identifier les derniers développements de « l'oléoducistan » avec la nouvelle « découverte » du Pentagone, par l'intermédiaire du Directeur des Renseignements de la Défense US, David Shedd, pour qui, si on l'en croit une guerre de proximité américaine avec la Syrie durerait de « nombreuses années ». Si ceci arrive, adieu les oléoducs !

 On se demande ce que les magiciens du renseignement font, vu qu'il prédisent la chute d'Assad pour la semaine prochaine depuis 2011. Maintenant, ils ont « découvert » que les djihadistes de Jabhat al-Nusra et d' al-Qaeda in Iraq (AQI) mène leur triste bal sur le théâtre syrien. Shedd admet aussi que 1.200 factions ou groupes disparates de « rebelles » , la plupart insignifiants, traînent leurs bottes en Syrie.

 Si on atteste de la moyenne effarante des QI, parties prenantes du débat dans le grand Washington. Même cette information s'est retrouvée triturée pour justifier, une autre aventure militaire à l'horizon. Spécialement après le « Assad doit partir » d'Obama. Il autorise aussi de l'armement léger pour les « bons rebelles » seulement. Comme si les lois impitoyables de la guerre obéissaient à une bonne fée grand-mère quelque part, là-bas, haut dans le ciel.

 Dans ce cercle, évolue le Général Martin Dempsey, Président de la Conférence des Chefs d’État Major. Exactement le même jour, tandis que Téhéran, Damas et Bagdad discutaient énergie, Dempsey écrit une lettre à la variété McCain

des va-t-en guerre que pour l'Amérique une autre guerre, aurait des conséquences imprévues.

 Il écrit aussi que d'armer et d 'entraîner les « bons » rebelles, en supposant en la CIA ait le moindre indice de qui ils sont, coûterait initialement un demi milliard de dollars par an et demanderait l'envoi de centaines ou de milliers de militaires, risquerait aussi d'armer des djihadistes style al-Qaeda en plongeant les Pentagonains dans une association par inadvertance avec les crimes de guerre dus aux difficultés pendantes.

 Dans le cas ou l'administration Obama caverait avec l'option favorite des foudres de guerre, l'embargo aérien, Dempsey dit alors que des frappes « limitées » demanderaient « des centaines d'avions, de bateaux, de sous-marins et autres lanceurs » à un coût s'élevant à des centaines de milliards de dollars. » en ayant pour tout résultat «  qu'une dégradation significative des capacités du régime et à un nombre croissant de désertions ».

 Dempsey, s'est montré franc, au moins ; car contrairement à la Libye de Khadafi, les forces de Bashar al-Assad ne céderont pas à cause de la zone d'interdiction de vol parce que le régime syrien « compte principalement sur le feu de surface, les mortiers, l'artillerie et les missiles ». Même une zone d'interdiction de vol limitée coûterait un milliard de dollars par moi, et qui payerait pour cela, la Chine, peut-être ?

 Que Dempsey joue le flic de Dieu en portant la voix de la raison, c'est déjà assez étonnant en soi, quoi qu'il en soit, il est allé en Irak et a vu, de première main, la fessée infligée par de bandes de turbans munis de Kalachnikovs d'occasion, à l'heure ou les initiés se régalent encore du débat interne de l'administration Obama à propos de la « sagesse », d'une autre guerre.

Liquider tous les djihadistes Prada

 Tandis que le débat sur la « sagesse » continue, l'Union Européenne a décidé d'agir, en imitant la pression des américains et des israéliens, tout en subissant celle des hollandais et des anglais : mettre sur la liste noire l'aile armée du Hezbollah en tant qu'organisation terroriste.

 Le prétexte, l'explosion d'un bus transportant des israéliens, en Bulgarie, en 2012. Le Hezbollah dit qu'il n'a rien avoir avec cet événement, les enquêteurs bulgares disent peut-être bien que oui peut-être bien que non et ils admettent que les preuves circonstancielles demeurent douteuses.

 Le prétexte est contestable, c'est l'Europe qui, après son comportement inqualifiable lors de la crise de l'avion présidentiel bolivien, joue, une fois de plus, au caniche avec les anglais et les hollandais qui essaient d'affaiblir le Hezbollah, juste au moment ou il joue son rôle à la frontière libano-syrienne et qu'ils combattent effectivement les djihadistes de Jabhat al-Nusra et leur suite

 Comme illustration de l'absence d'intuition, qu'on pourrait appeler stupidité de la part de l'Europe, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la France, suivies par les autres, ont seulement jetés l'ostracisme sur l'organisation qui combat les terroristes au sol aux frontières du Liban et de la Syrie, pendant que ceux-ci sont passés au bleu.Triste arrogance, triste ignorance européennes.

 Qu'est-ce qui se passe ensuite ? Il n'y a pas besoin d'aller chercher très loin pour imaginer l'Europe oubliant un gazoduc qui bénéficierait grandement à ses citoyens et, sous la pression des américains, décréter l'Iran,l'Irak et la Syrie comme axe terroriste, obtenir une interdiction de vol pour les trois pays, recruter des djihadistes partout dans le monde pour une guerre sainte contre l'axe avec l'aide de la propagande du Cheikh Yusuf al-Qaradawi. Pour cela , il lui faudrait la permission de Washington, ce qu'elle pourrait, en fait très bien obtenir.

 

 

source

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17/07/2013

Comment devenir une super puissance fourbe et farceuse

c'est même difficile de réaliser ce qui arrive, qu'arrive-t-il réellement ?

Snowden, un employé du privé qui travaille pour l'état décolle avec une quantité de documents inconnue qui tient dans deux disques durs de portables et une clé USB, part pour Hong Kong afin d'exposer le système de surveillance d'après 911 en distribue une partie au Guardian et au Washington Post.

La réponse est sans précédent, on parle de chasse à l'homme internationale, faite par une presse de courtisans à la solde, non d'Interpol ou des Nations-Unies mais bien par la seule super puissance de la planète, celle-là même que « le siffleur », enfin celui qui « pousse de l'air dans un sifflet » s'applique à dénoncer.

Et ce ne sont que les apéritifs, ajoutons un autre facteur, le jeune homme en question ne publie que les informations qu'il juge nécessaire pour réveiller la conscience américaine sans ceux qui pourrait cause des désagréments d'autre part. Il connaît pourtant quelles peuvent être les réactions de son gouvernement, Tous les fichiers qu'il possède sont encryptés et cacher là ou les officiels ne peuvent les atteindre, donc il contrôle leur accès. Il n'est pas difficile de penser que si les services l'interceptent, ces documents auraient spontanément tendance à montrer plus facilement leur tête. En sachant cela, l'administration Obama et les représentants de notre monde secret se mettent à courir après un homme immédiatement médiatisé planétairement d'une manière jamais vue auparavant. Ce n'est pas cette éventualité qui les retient mais bien les éventuels ressentiments créés par la révélation de leur comportement à l'égard de leurs alliés et d'autres gouvernements étrangers, auraient-ils fait marche arrière ?

Comme résultat on a droit à un spectacle global et à un débat mondial à propos des pratiques d'espionnage de l'Amérique et de ses alliés, durant toutes ces semaines, Washington s'est montré déterminé, implacable et prêt à la vengeance. Les américains ont menacé de tordre le bras à des puissances grandes et petites en insistant sur le fait que l'employé Snowden ne sera plus jamais en sécurité sur cette planète pour le restant de ses jours et à cette heure, phénomène extrêmement visible, la plus grande puissance mondiale se voit incapable de lui mettre la main dessus, rate le bonhomme et fait face à la défaite globale de sa bataille pour gagner l'opinion publique à sa cause.

Alors qu'au vingtième siècle, le jeu des transfuges et des dissidents se soldaient la plupart du temps par une solution dans un sens ou dans un autre. Un sicle plus tard, ne voilà-t-il pas que l'autre superpuissance restante lui signifie un avis de non recevoir.

Après tout rien ne dit que s'il trouve l'asile dans un des trois pays d'Amérique latine qui le lui ont offert, l'administration Obama ne va pas envoyé une équipe de ses sbires pour le mettre à la merci de l'administration de son pays. Il a bien été montré que le système ne recule devant aucun moyen pour arriver à ses fins dans la poursuite de ses définitions en matière de « sécurité », torture, abus, enlèvements, « sites noirs », prisons, enlèvements de suspects dans les rues ( y compris des gens qui n'avaient rien avoir là dedans) de grandes ville tout comme dans les arrière-cours de la planète. En plus de la présentation des chambres de torture des amis et alliés y compris la surveillance de n'importe qui n'importe ou. C'est sans doute difficile pour Washington d'envoyer ses pandores à Moscou ou en Chine, mais partout ailleurs, ils n'hésiteraient pas.

En tout cas, Snowden a prouvé une chose, c'est qu 'en 2013, la planère Terre n'est pas grande assez pour protéger la version américaine de la « dissidence ». A la place, elle ressemble plutôt à une prison géante avec ses policiers, ses juges et ses matons implacables.

Dans le temps, les grandes puissances pouvaient encore lancer toutes sortes de menaces ou jouer à des jeux d'espions, à la stratégie de la destruction mutuellement assurée, aux asiles réciproques, afin ce que tout les papy- boomers se sont vus asséner pendant quarante ans tout en permettant à tous les roussins de la terre de s'engraisser, eux et leurs familles et commensaux aux dépends des précédents. En tout cas, la perspective de se brûler mutuellement la gueule les a retenu de faire preuve de trop d’enthousiasme.

L'ensemble, englouti par le temps, a du trouver du remplacement en créant le premier état policier global et à rechercher ce qui dans leurs bureaucraties labyrinthiques pourraient dire des vérités que tout le monde a le droit de connaître.

Dans l'administration Obama, c'est devenu légendaire, elle a embauché trois millions d'employés encouragés à n'importe quelle délation, pour traquer ceux qui pourraient révéler leur système en les livrant à des traitements vindicatifs et abusifs, en les jetant en prison et en se livrant à des expéditions dans les téléphones et les courriers de la presse et de ces personnes. Ils criminalisent des murmures tout en suggérant aux journalistes qu'il n'est pas très sain d'en parler. Assange et Manning en sont les exemples historiques les plus connus, Maintenant nous avons donc, Le « brave » Snowden est une nouveauté, ici les américains exploitent une stratégie innovante de chasse mondiale.

Le message indique clairement que personne n'est à l'abri si des secrets de la divine sont révélés. A cet égard, l'incident Morales, chef d'état régulièrement élu est le précédent d'un « enlèvement impérialiste »

Les services ont persuadé le bureau de crise que Snowden se trouvait dans l'avion de Morales, on l'a baladé dans quatre pays européens, la France , l'Espagne, le Portugal et l'Italie avec un arrêt pour faire le plein en Autriche, et pfuit pas de Snowden, belle démonstration de la prosternation des féaux européens. A Washington, pour la presse, l'incident n'a jamais existé. Ont-ils persuadé ces nations de laisser les services secrets inspecter l'avion, on ne le sait pas!

19:57 Écrit par walloween dans Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

16/03/2013

Une géopolitique du secret

Qu’est-ce  qui intéresse les compagnies de télécommunication en transmettant avec une telle prolixité les détails de choix du nouveau Pape ? A quoi servent les millions de dollars dépensés dans les transmissions sans interruption jusqu'à l'arrivée de la fumée blanche ? De quel côté sont  ces intérêts ?  le Vatican a-t-il des intérêts  dans ces transmissions ? 

Adital(*) Après les premières heures de l’élection du Cardinal Bergoglio de Buenos Aires, après les premiers émois d'avoir un Pape d'Amérique latine, à l’ expression aimable et cordiale, la vie actuelle nous invite à réfléchir.  Malgré sa valeur, les médias ont également le pouvoir d'amortir les esprits, d’empêcher les questions critiques et les  gens de penser. Au cours de deux derniers jours qui ont précédé l'élection papale, beaucoup Brésiliens, au Brésil  et dans le monde ont vu et écouté les émissions directes de Rome. Un tel évènement historique  ne se répète pas tous les mois, sans  doute !

 

Ces questions peut-être inutiles pour beaucoup, mais restent importantes pour certains groupes préoccupés par la croissance de la conscience humaniste de beaucoup d'entre nous.  Dans une large mesure les entreprises de télécommunications sont chargées de maintenir le secret dans la politique électorale du Vatican. Les serments secrets et les sanctions pour non respect,  font partie intégrante de l'entreprise. Créer un impact et faire de nouvelles. Ce n'est pas une vieille tradition sans conséquences sur la vie du monde, mais des comportements qui finalement exclut la poursuite du dialogue entre les groupes d'un dialogue nécessaire. Aucune critique de ce système pervers qui continue à l'aide de l'Esprit Saint au maintien de postures ultraconservatrices enduites d’ allures de religiosité,de soumission et de bon cœur. Aucun espace pour d’autres voix ne  peut d’ouvrir au risque de lapidation, sur le formalisme des transmissions. Si on remarque une petite pointe de critique qui s'esquisse, elle est bientôt noyée par le « statu quo » imposé par l'idéologie dominante. Le nouveau pape, dit Francis qui utilise les transports en commun, est  proche des pauvres, se nourrit de vos aliments en plus du choix de ce nom semblable au Grand Saint d'assise. Il a été immédiatement salué comme une figure simple, chaleureuse et sympathique. La presse catholique ne dit  rien  des soupçons de beaucoup au sujet de sa posture à l'époque de la dictature militaire, sa posture politique actuelle, à l'encontre du mariage égalitaire, ou même contre la légalisation de l'avortement. Personne n'a parlé de sa critique connue de la théologie de la libération et de son détachement par la théologie féministe.

 

Le genre et la figure sans ostentation, élu par les cardinaux assistée par l'Esprit Saint dans l'ombre de l'homme réel avec ses nombreuses contradictions. Les journaux (Folha de São Paulo, O Estado de São Paulo) a souligné aujourd'hui les différents profils du nouveau Pape, et nous avons une perception plus réaliste de sa biographie. En outre, il est possible d'imaginer que son élection appartient, sans aucun doute, aux intérêt géopolitiques divisés, à l'équilibre difficile  du monde catholique. Un article de c. de Julio Gambina de Argenpress publié  hier par internet (13 mars 2013), ainsi que d'autres informations soumises par les groupes alternatifs du Nicaragua, du Venezuela, du Brésil et en particulier de l'Argentine a confirmé mes soupçons. La Siège de Pierre et de l'état du Vatican devraient déplacer les lignes liées aux échecs du monde afin d'encourager les forces de projets politiques du Nord et leurs alliés du Sud. Le Sud a été quelque peu coopté par le Nord. Un dirigeant politique de l'église, venant du Sud tentera d’équilibrer les échecs des années passées, il est très préoccupé, ces dernières années par les gouvernements populaires d'Amérique latine populaire et par les luttes de nombreux mouvements, y compris les mouvements féministes du continent et leurs revendications qui affligent le Vatican.

 

Si c'est dans le sud que quelque chose de nouveau  se passe sur le plan politique, rien de mieux qu'un pape, une Amérique latine face à cette nouvelle conjoncture politique et de préserver les traditions de la famille et de la propriété intacte. Sans aucun doute une déclaration de cette nature casse un peu le charme de l'élection, la curiosité  de voir la foule à la place Saint-Pierre, éclatant en applaudissements et les mimiques de joie sur la figure du pape. Beaucoup diront que ces critiques enlèvent la beauté d'un évènement aussi passionnant que l'élection d'un pape. Peut-être, mais je pense à ces critiques.  La préservation  soulignée  de l'évangélisation comme une priorité de l'Église ressemble plus à la la préservation d'un ordre hiérarchique du monde où s'appliquent des élites et des gens applaudissent  sur la  place publique, en priant et en chantant pour obtenir  la bénédiction divine sur la tête des nouveaux dirigeants politico-religieux. Le catéchisme même s’en mêle, avec quelques variantes mises à jour. Il n'y a pas de réflexion, pas réveille des consciences, pas d'appels à la pensée, mais ils continuent en  conservant le style d’une doctrine presque magique. D'une part, la société du spectacle qui nous envahit, qui nous incite à la discipline de l'ordre/désordre contemporain avec une certaine dose de romantisme et une société paternaliste identifiés à l'évangélisation. Sortir dans les rues pour nourrir les pauvres et prier avec les détenus alors  ne résout pas le problème de l'exclusion sociale dans de nombreux pays du monde.  Écrire au sujet de la “ géopolitique du secret ”, à l'époque des médias euphoriques, gâche la fête des marchands du temple heureux avec leurs tentes pleines de chapelets, de scapulaires, d’ eau bénite, de  grandes et petites images de nombreux saints. Le problème est que si nous révélons le secret,  le charme de la fumée blanche est rompu, ça casse le suspense d'un conclave secret  fermé au peuple catholique, par l'accès à l'information, nous sommes en droit, de trouver la substance de ces histoires tordues. 

 

Exposer le secret  révèle la fausseté du système politico-religieux qui régit l'Eglise catholique romaine. Arracher le masque pour  ouvrir nos coeurs à la véritable interdépendance et la responsabilité entre nous tous. Les jeux de pouvoir sont pleins de trucs, d’ illusions et même de bonne foi. Nous sommes capables de nous impressionner avec un geste public d'affection ou de sympathie sans nous interroger sur ce qui était en fait l'histoire de cette personne. Ne nous  posons pas de questions sur les actions de son passé, son présent et son avenir. C'est seulement  le temps de l’apparition de la figure sympathique, vêtue de blanc qui nous impressionne. Nous sommes capables d'émotion face à un affectueux "Buena serra"(good night) papale et nous sommes allés au lit comme des enfants bien éduqués, bénis par le père aimable. Nous ne sommes pas orphelins puisque l'abandon paternel dans une société patriarcale est insupportable, même pour quelques jours.  Nous sommes complices du maintien de ces pouvoirs horribles qui nous enchantent et nous oppriment en même temps. Nous, en particulier, ceux qui analysent avec plus de lucidité  les processus politiques et religieux, nous sommes responsables de l'illusion que ces pouvoirs créent dans la vie de milliers de personnes, principalement véhiculée par les médias. Nous sommes en mesure de nous en amuser à un  tel point que nous oublions les jeux de pouvoir, les manipulations invisibles de l'art théâtral, si cultivé et si important en ces occasions.  Nous ne pouvons pas faire des prédictions sur la direction de la future gouvernance de l'église catholique romaine. Mais à première vue il ne ressemble pas, comme on pouvait  s'y attendre à de grands changements dans les structures et les politiques actuelles. Des changements significatifs viendront si les communautés chrétiennes catholiques assument la direction actuelle du christianisme, c'est-à-dire s'ils sont en mesure de parler à partir de la réalité de leur vie comme l'Évangile de Jésus peut être traduit et vécu dans nos vies aujourd'hui.  La géopolitique du secret a des intérêts très élevés à défendre. Elle fait partie d'un projet global où les forces de l'ordre sont menacés par des révolutions sociales et culturelles .  Le secret, c’est qu'il existe des forces supérieures aux forces historiques et que ce sont les plus décisives. Ces indications donnent un sens à notre combat collectif pour la dignité, le pain,  la justice et la miséricorde au milieu des nombreux revers. La   tristesse qui nous gagnent à mi-chemin.  Je termine cette brève réflexion dans l'espoir que nous ne pouvons pas effacer la lumière de la liberté qui vit en nous et nous poursuivons les sources de nos rêves de dignité et lucidité, sans nous impressionner avec des surprises qui peuvent sembler de grandes nouvelles. Ce n’est, après tout, qu’ un autre Pape qui inscrit son nom dans cette institution qui, malgré son histoire de hauts et de bas, doit être transformée et repensée à ce jour.  Les changements peuvent toujours arriver et vous devez être ouvert aux petites lueurs d'espoir qui éclatent partout, même les institutions plus anachroniques de notre monde.

 

 

 

()L'Agencia de información Fray Tito para América latina a été créée en l'an 2000 par des personnalités et des associations catholiques. Le nom "Fray Tito" a été choisi en hommage à Tito de Alencar Lima, un moine dominicain figure de la résistance à la dictature brésilienne.

 

 film  du  martyr de Fray Tito(2007)

 

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