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30/11/2012

L'Amérique est prête à une intervention directe en Syrie

Le New York Times rapporte que l'administration Obama est prête pour une intervention directe en Syrie avec les mercenaires de la CIA financés et armés par l'Arabie Saoudite et le Qatar.

Si aucune décision n'a été prise, d'après le Times l'administration considère plusieurs scénarios dont celui de fournir directement des armes à certains groupes de combattants de l'opposition

La porte-parole du Département d'Etat, Victoria Nuland dit que Les Etats-Unis fourniront à la Turquie le système de missiles Patriot. Des officiels de l'OTAN sont actuellement en Turquie afin de déterminer les endroits ou les missiles sol air seront installés

Le Times admet que ces batteries seront utilisées pour abattre les avions syriens qui tentent de déloger les unités de l'Armée Libre Syrienne sur leur territoire et en territoire turc, tout près de la frontière, principalement à partir du camp militaire de réfugiés de Reyhanli, dans la province d'Hatay.

Une autre option consiste à renforcer les liens de la CIA avec l'Armée Libre, groupe de mercenaires dominé par al-Qaeda qui tente de renverser, par la violence le régime Chiite Alawite de Bashar al-Assad en soutenant L'Arabie Saoudite, le Qatar et al-Qaeda tenants du courant fanatique Wahhabite de l'Islam sunnite.

Le Times affirme aussi que l'administration Obama a temporisé toute décision à propos d'une implication

directe dans l'effort pour renverser al-Assad jusqu'après les élections présidentielles américaines. Toujours suivant les Times, la réélection d'Obama, "a incité la Maison Blanche à vouloir prendre des risques. Pour le dire différemment, l'annonce publique a été postposée pour ne pas décevoir les électeurs démocrates anti-guerre. Déjà fort déçus par la politique étrangère néo- conservatrice d'Obama.

Le New York Times démontre, à nouveau, que c'est la propagande de base de l'agenda conservateur au Moyen-orient. Elle caractérise le bilan d'Obama et son intervention dans "le printemps arabe" comme " précautionneuse

" et décrivant aussi l'action en Libye, qui a coûté 30.000 vies comme "humanitaire".

Après les relations publiques désastreuses des invasions de l'Irak et de l'Afghanistan, la puissance américaine a renversé sa méthode pour une autre action plus ancienne et plus sure, l'intervention indirecte par des moyens

secrets en organisant des groupes de mercenaires composés d'anciens ennemis supposés, y compris al-Qaeda tout en mobilisant un consensus pour l'action militaire de l'OTAN et de ses alliés européens.

Dans le cas de la Syrie, le conflit est bien plus complexe qu'en Libye et certains officiels continuent à s'inquiéter des risques d'une intervention trop importants pour justifier une action, à la fois pour les vies américaines et pour l'élargissement du conflit, qui pourrait potentiellement inclure la Turquie.

Ces précautions évoquées jouent contre la version néo-conservatrice qui demande " une démarche plus agressive qui serait justifiée " par la perte de vies humaines en Syrie, le risque que des armes chimiques soient utilisées et l'occasion de porter un coup au seul allié de l'Iran dans la région."

En effet, la Syrie sera la dernière pièce de domino à tomber avant que la puissance américaine ne s'attaque à l'Iran. Après l'attaque et l'affaiblissement de l'Iran, la tache des israéliens sera facilitée pour minimiser l'influence du Hezbollah au Liban et finalement pour détruire le Hamas en Palestine occupée.

Le Scénario idéal de l'élite est de protéger et d'étendre la domination des monarchies fanatiques

Wahhabites au Moyen-orient et minimiser sévèrement ou éliminer entièrement l'influence de l'Islam chiite dans la région.

Les Britanniques ont protégé le Wahhabisme fanatique depuis qu'ils installèrent le régime d'Ibn saoud. Après la défaite de l'Empire ottoman à la fin de la première mondiale avec la mise en œuvre des accords Sykes-Picot et de la déclaration Balfour dépeçant le Moyen-orient. Les Anglais utilisèrent les Wahhabites, secte extrêmement austère, et les Hachémites, notoirement corrompus (en Jordanie et en Irak) pour étendre leur influence politique et leur domination sur l'industrie du pétrole.

"Toute guidance politique du temps dépendait de l'Islam pour sa légitimité et tous les chefs étaient pro-britannique. L'islam, un instrument pour légitimer le pouvoir, la tyrannie et la corruption des chefs arabes. Pour l'Ouest, l'Islam était acceptable, il pouvait et devait l'être, " écrit l'auteur arabe Said K. Aburish dans son ouvrage " une amitié brutale, l'Ouest et les élites arabes".

Une fois de plus, l'Ouest utilise l'Islam pour contrôler et étendre sa sphère d'influence dans une des régions la plus vitale et la plus stratégique de la planète. L'Islam chiite, premièrement en Iran, est en conflit direct avec l'agenda globaliste et doit donc se trouver brider, comme les néo-conservateurs et leur Institut des Etudes Politiques et Stratégiques le conseillent, dans un document politique important, "Une Rupture Claire". Une nouvelle stratégie pour sécuriser l'Empire, considéré, plus tard comme un manifeste néo-conservateur. Ce document, qui date de 1996, préparé pour le Premier ministre israélien de l'époque, Benjamin Netanyahu,

Par une équipe de néo-conservateurs américains comprenant l'ancien Sous-Secrétaire à la Défense, Richard Perle, appelait à se rendre maître de l'Irak, à miner la Syrie et à affaiblir l'influence de l'Iran.

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29/11/2012

Gare au Piège Islamique

Tout en dominant dans le golfe, divers courants Salafistes émergent comme force majeure en Egypte et en Tunisie, deux des pays les plus occidentalisés du monde arabe. Les premières élections parlementaires égyptiennes libres les ont vus capturer plus ou moins 25% des voix pour 40% aux Frères Musulmans. Si on ajoute les votes modérés, çà donne 70% des voix populaires. En soustrayant les votes chrétiens, on voit que les Islamistes ont récolté près de 80% des voix musulmanes. La campagne fut amère, mais quand les Frères émergèrent au premier tour, comme candidat islamiste, ils trouvèrent le soutien le soutien des Salafistes et des autres courants plus modérés. Ils sont, maintenant, engagés dans une lutte sans merci pour tirer les Frères dans leurs directions respectives.

Au train ou vont les choses, les Salafistes sont si puissants, qu'ils regardent de haut ceux qui sont patronnés par la richesse pétrolière saoudienne, prêchent un anti-américanisme virulent. Contrairement aux Frères Musulmans, les Salafistes ne sont ni patients ni pragmatiques. Ils ne se rebellent pas contre les Frères Musulmans, mais ils soutiennent activement les attaques violentes contre les Américains et leurs alliés. Ils se sont aussi trouvés mêler, en Egypte et en Tunisie à des actes violents contre les courants chrétiens et séculiers qu'ils voient comme une menace contre l'Islam.

 

Ces attaques sont aussi conçues pour forcer le conflit entre les régimes de la Fraternité et les courants séculiers dans ces pays occidentalisés. Les nationalités n'y ont pas plus d'influence que la réalité ; La foi assurera le retour de la théocratie sunnite modelée sur l'Arabie du septième siècle. Les Chiites n'y ont aucune place. En attendant, les Salafistes font tout ce qu'ils peuvent pour obliger les sociétés musulmanes à vivre selon la loi islamique. Comparativement, les Frères Musulmans incarnent un libéralisme flamboyant. Il est vital que l'Ouest gardent les Frères sur une voie modérée pour ne pas les pousser dans le camp salafiste.

En retour, les Salafistes s'allient à l'intention djihadiste de nettoyer la société par la violence ? Rien d'autre ne fera l'affaire. Symbolisés par ben Laden et al-Qaeda, les Djihadistes diffèrent du courant principal salafiste de trois manières. D'abord, ils se sont arrogés le droit d'excommunier les chefs musulmans en les déclarant incroyants. La plupart des Salafistes n'accordent le droit d'excommunication qu'à Dieu sauf si des personnes individuelles dénoncent leur foi en Dieu et refusent d'accepter son prophète Mohammed comme son message, deuxièmement, en excommuniant les chefs politiques parce qu'ils collaborent avec les Américains. Les Djihadistes sont aussi exempts de soutenir leurs tyrans et leurs rois comme l'indiquent les écritures coraniques. La rébellion et l'assassinat attendent, finalement ce n'est pas suffisant, pour les Djihadistes d'imposer une loi islamique stricte à la société. De leur point de vue, toutes les sociétés musulmanes sont si corrompues par leur association avec l'Ouest qu'elles doivent être totalement détruites et reconstruites dans un cadre purement islamique. La seule manière d'arriver à cette fin, dans leur perspective, est la violence. Il n''y a aucune perspective de pragmatisme. Ben Laden a disparu et al-Qaeda s'est affaibli, mais les Djihadistes ont simplement éclaté en une nébuleuse multiple de groupes localisés, son intention est la terreur. Quand un groupe est détruit, un autre remplit l'espace laissé.

Pièges et conséquences

L'erreur de voir les principaux courants islamistes en tant que force cohérente prive l'Ouest d'une flexibilité bien nécessaire pour se livrer à une compétition avec les mouvements islamiques qui domineront probablement le Moyen-orient durant la décade à venir. L'Islamisme léger de la Turquie est compatible avec la stabilité et le développement du Moyen-orient, mais les Djihadistes ne le sont pas. Les Frères Musulmans prendront l'un ou l'autre chemin, tandis que les Salafistes, ardents soutiens d'un extrémisme rétrograde sont protégés par leurs liens avec la monarchie saoudienne. On ne peut avoir l'un sans l'autre. Les Djihadistes sont un danger clair et présent pour tout le monde. Ceci fournit, en soi, une base de coopération entre l'Ouest et les courants islamiques plus modérés.

L'illusion de voir les courants islamiques principaux comme unifiés met en scène la croyance que tous les courants islamiques constituent un danger imminent pour les Etats-Unis et ses alliés. Comment pourrait-il en être autrement quand l'islamisme modéré est lui-même peint aux couleurs djihadistes ?

La ligne de front pour un inévitable conflit entre l'Islam et l'Ouest est ainsi dessinée. La panique et l'islamophobie jaillissent. Ainsi que l'anti-américanisme dans le monde islamique. Il ne manque plus que le détonateur.

En retour, la définition des lignes de combat, pose le piège de l'urgence. Quelque chose doit être fait, mais quoi ?

L'Irak et l'Afghanistan ont quelque peu usé le goût de l'Ouest pour la guérilla. Gates, ancien Secrétaire d'Etat à la Défense a ainsi encadré la question :" Tout futur Secrétaire à la Défense qui conseillera au Président d'envoyer, à nouveau, une armée terrestre importante au Moyen-orient ou en Afrique devrait aller se faire examiner la tète". C4était une paraphrase directe du Général Macarthur, cette assertion met en place les prémisses de séries interminables de sanctions, d'actions secrètes, de frappes de drones qui alimentent l'extrémisme, l'anti-américanisme et une nouvelle explosion éventuelle.

Si les sanctions et les actions secrètes ne fonctionnent pas, le piège de penser que les Américains peuvent sauver le monde de la menace islamiste par la force militaire demeure. Les Etats-Unis, seulement, parce que ses alliés sont en train de se tirer tandis que le Japon, la chine et la Russie suivent un agenda contraire à celui des Américains. Les Djihadistes adorent çà, çà leur donne l'opportunité de victoires bon marché sur des militaires américains démoralisés répartis sur des territoires trop vastes qui mettent désormais l'emphase sur l'Asie de l'Est, comme le disent des rimes proverbiales :

Pour manque d'un ongle une chaussure fut perdue.
Par manque d'une chaussure, un cheval fut perdu.
Par manque de cheval, le cavalier fut perdu.
Par manque de cavalier, le message fut perdu.
Par manque de message, la bataille fut perdue.
Par la défaite, le royaume fut perdu.

Par manque de connaissance de la complexité des courants islamiques, le Moyen-orient pourrait être perdu.

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17/09/2012

Une guerre ouverte au Moyen-Orient telle qu'elle se profile

Les diplomates américains contemplent avec horreur la perspective d'une frappe unilatérale d’Israël sur l'Iran.

 Dans un rapport daté du 10 septembre, Anthony Cordesman, du Centre pour les Études internationales et Stratégiques de l'Université de Georgetown, prévient, « Si Israël attaque l'Iran, l'instabilité les conflits et le terrorisme, dans la région, ne feront qu'augmenter et les conséquences pour la sécurité régionale seront catastrophiques. »

 Un groupe d'experts « bi-partisan » mené par Brent Scowcroft , ancien conseiller national à la sécurité constate que « Des coûts sérieux pour les intérêts américains se feront sentir à plus long terme avec des conséquences problématiques pour la stabilité politique et économique, régionale et internationale. Une escalade dynamique faite d'actions et de contre-actions pourrait générer des conséquences inattendues qui coûteront très chers et conduiront potentiellement à une guerre générale dans la région.

 S'il est possible d'exposer une pensée contradictoire, considérons la possibilité que cette guerre soit une éventualité favorable aux intérêts américains, qu'une frappe d’Israël réussisse, même de façon limitée, un délai de deux ans, pour l'Iran, dans l'acquisition de l'arme nucléaire, mettait un point d’arrêt au déclin précipité des États-Unis comme super-puissance.

 Sans frappe israélienne, l'Amérique fait face à : un Iran nucléarisé, au glissement continu de l'Irak vers une alliance avec l'Iran. Un régime généralement hostile en Égypte, ou le régime des Frères Musulmans s'appuiera sur des éléments djihadistes afin de divertir le pays de son effondrement économique, une guerre égyptienne pour le pétrole de la Libye et l'eau du Soudan, un régime sunnite radical contrôlant la plupart du territoire syrien faisant face aux Alaouites alliés des iraniens retranchés dans les montagnes de la cote, une prise de contrôle de jure ou de facto de la Jordanie par les Frères Musulmans. A une campagne de subversion contre les monarchies du golfe encouragée par l'Iran et menée par les Chites de la province de l'est et à l'intérieur par les Frères Musulmans. Un Turquie affaiblie qui peut-être imploserait sous l'agitation de ses minorités avec, comme joker, l’émergence des kurdes syriens. Un Afghanistan dominé par les Talibans et le radicalisation des régimes islamiques en Tunisie et en Libye.

 Si cette configuration l'emporte, c'est l'Arabie Saoudite, la perdante et la Russie la gagnante. L’Europe et le Japon ont déjà conclu que les américains avaient déjà abandonnée leur dédication ancienne à la sécurité des approvisionnements en énergie provenant du golfe persique en retirant son soutien à la monarchie saoudienne. Ils ont donc tranquillement changer leurs plans de ravitaillement en se tournant vers la Russie. On ne lit pas ceci dans la presse mais la réorientation vers la Russie est en route, quoi qu'il arrive.

 Pour l'avantage israélien, le scénario devient pire. Les sanctions économiques sont une nuisance pour l'Iran mais ne remettent pas sérieusement en question ses ambitions nucléaires. Quand le Président de la conférence des Chefs d’État-major américains, le Général Martin Dempsey, déclarait, le 30 août dernier qu'il «  ne voulait pas être le complice » d'une frappe israélienne contre l'Iran, il faisait état publiquement ce que le Pentagone signale à l'Iran depuis six mois. Les États-Unis ne veulent aucune part dans cette frappe.

 La remontrance du Pentagone et le refus du Département d' État d'identifier une « ligne rouge » par laquelle l’Iran provoquerait une action militaire américaine, compte pour un feu vert à l'Iran qui lui permet de construire une bombe atomique d'après les analystes israéliens.

 Et si Israël frappait l'Iran ? Du point de vue technique, il va sans dire qu’Israël pourrait endommager sévèrement le programme nucléaire iranien. Comme, Hans Ruhl, analyste militaire allemand très respecté l'écrivait plus tôt cette année : il existe de 25 à 30 installations que l'Iran a, de manière exclusive ou prédominante, consacré au programme nucléaire, six d’entre elles sont de premier rang : l'usine d'enrichissement de Natanz, les ateliers de conversion d' Ispahan, le réacteur à eau lourde d' Arak, les usines d'armement de de munitions à Parchin, l'unité d'enrichissement à Fordow, et le réacteur à eau de Bushehr.

 Les données sur Natanzare sont certaines. La projet est sous surveillance satellite depuis le début et a été observer par des « touristes » israéliens. En ce moment y tournent plus de 10.000 centrifugeuses dont 6.500 en production. La bombe la plus puissante, la GBU-28 (poids 2,3 tonnes), qui a démontré sa capacité à faire un trou dans sept mètres de béton renforcé et dans 30 mètres de terre, suffirait à briser la structure de Natanz. En cas de doute, deux GBU-28s pourraient être utilisées en séquence, La seconde approfondirait le cratère de la première et réaliserait ainsi l'opération.

 Le truc serait de pousser la seconde bombe directement dans le cratère de la première. Si on en croit Cordesman, la probabilité d'un coup direct à l'aide de la technique des bombes intelligentes est de 50%. une demi douzaine de bombes devraient suffire pour chacun des six sites clé, en supposant qu’Israël, après dix ans de planification de l'opération n'aie rien de mieux sous la main, il est raisonnable de conclure que la force aérienne israélienne pourra accomplir la mission.

 Un autre question, plus profonde est : qu'est-ce qui constitue le succès ?

 Quand Israël bombarda les réacteur irakien Osiris en 1981, on s'attendait à un retard de trois ans pour leur programme, le retard fut de dix ans. Mais ce n'était pas le plus important, ce qui le devint ce fut l'effet subséquent sur toute la région. Ce sont ces effets que le Département d’État craint le plus. La vision partagée par les administrations Bush et Obama, à quelques variantes près, d'un Moyen-Orient parsemé de régimes qui leur seraient favorables éclaterait comme une bulle de savon.

 L'Iran essayera probablement de bloquer le détroit d'Ormuz, porte d'un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et les États-Unis riposteraient en détruisant, par des voies aériennes, les infrastructures et les capacités militaires conventionnelles de la République Islamique. Cela renforcerait l'humiliation de l'Iran et renforcera son opposition domestique.

 L'influence de l'Iran en Irak et en Syrie diminuera bien que ses tenants verseraient beaucoup de sang entre temps.

 Le Hezbollah lâchera presque certainement son arsenal de missiles sur Israël, infligeant quelques centaines de morts d'après les estimations israéliennes. Israël envahira le sud Liban et ne craindra pas, comme en 2006, une intervention syrienne. Le gouvernement Olmert avait restreint la manœuvre des ses troupes pour cette raison mais l'armée syrienne n'est plus à craindre aujourd'hui.

 Il existe bien sur la possibilité que la Syrie lâchent ses têtes chimiques et biologiques contre Israël mais si le gouvernement passade employait ce moyen, Israël riposterait par un bombardement nucléaire. C'est assez dissuasif. L'influence de l'Iran au Liban se trouverait réduite drastiquement.

 Privé du soutien de son allié iranien, le régime alaouite s'effondrerait et la Syrie deviendrait un condominium turco-saoudien. La boucherie ethnique se trouverait engagée pour un certain temps.

L’Égypte verrait son soutien financier par les états du golfe, supprimé, en punition de son ouverture à l'Iran. Les conséquences domestiques seraient assez laides à voir. Le pays n'a presque plus d'argent. Certains de ses fournisseurs de pétrole ont cessé de l'approvisionner en août et les raffinerie égyptiennes n'ont pas de fonds pour en acheter au gouvernement. Le 12 septembre, Al-Ahram rapporte, qu'en haute Égypte, on souffre actuellement de 30% de manque de diesel. Le journal continue en expliquant qu' à la mi septembre, les égyptiens ont commencé à ressentir une autre crise du diesel, les quantités disponibles sont tellement basses que les queues s'allongent dans les stations. Un manque de liquidités a retardé les payements aux raffineries qui ne peuvent plus acheter du brut nécessaire pour produire le diesel. Le marché quotidien est passé de 40 à 33.000 tonnes.

 L’Égypte pourrait bien devenir un état islamique radical , une Corée du Nord sur le Nil, mais les effets d'une telle dévolution seraient limités, l’Iran neutralisé, l’Égypte cesserait d’être une menace pour l'Arabie Saoudite mais en deviendrait une pour la Libye et le Soudan, voilà qui est bien malheureux mais qu'ont fait le Libye et le Soudan pour nous récemment ?

En l'absence de choix clairs en matière d’intérêts stratégiques de l'Amérique dans la région, Israël se trouverait en position de sauver l'Amérique.

 Sur le long terme, il n'y a aucune raison d’être optimiste à propos du monde musulman qui comprend deux types de pays, ceux qui ne peuvent nourrir leurs enfants, comme l’Égypte et ceux qui ne peuvent cesser d'en avoir comme l'Iran, la Turquie, l'Algérie et la Tunisie. Les nations musulmanes semblent passer directement de l'enfance à la sénescence sans passer par l'age adulte, directement du pré au post modernisme.

 Les turcs ont 1,5 enfants par famille comme les européens peu féconds. Les Kurdes eux, en ont quatre ou  cinq par famille, ce qui rend le remaniement de la carte de Turquie inévitable tôt ou tard. Dans une génération L'Iran se retrouvera avec une pyramide d'age inversée comme les pays industrialisés vieillissants, mais sans la richesse pour la soutenir.

 Il n'y a aucune raison que les pays musulmans s'enfoncent tranquillement dans un déclin irréversible. Une guerre générale au Moyen-Orient ne peut que s'en suivre, faut mieux se faire à l'idée.

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03/09/2012

L'iran prépare sa défense

 

L'Iran,sans surprise, a déclaré sa volonté de riposter à une attaque militaire de l'Ouest ou d' Israël, sur ses installations nucléaires militaires ou civiles. « C'est une réaction à l'égard de ceux qui sont discourtois politiquement pour le peuple iranien en disant que toutes les options sont sur la table. » à déclaré le Général Hossein Salami, d'après l'agence de presse officielle iranienne. D'autres déclarations viennent des Gardes Révolutionnaires durant une démonstration de force. Montrant le lancement réussi d'un missile à moyenne portée dans le désert. Si on en croit le Brigadier Général Amir Ali Hajizadeh, l'Iran ne cédera pas si la République devient la victime du pacte anglo-américano- israélien, fauteur de guerre.sans justification. La puissance militaire iranienne a la capacité de frapper les bases américaines, partout dans le golfe, quelques minutes après avoir subi des attaques. Ces paroles fortes viennent après la propagande continue des occidentaux qui entoure les capacités nucléaires de l'Iran et la militarisation du golfe par les États-Unis qui ont déployé plus d'avions de combat d'unités navales antimines, au cas ou l'Iran déciderait de bloquer le détroit d'Ormuz, en réponse à d'autres sanctions injustes. Le Brigadier Général a déclaré à l'agence de presse Fars «  nous avons réfléchi à des mesures pour neutralises ces bases, elles seront toutes détruites par des missiles, seulement quelques minutes après l'attaque. » 35 bases américaines et des cibles en Israël font déjà partie de notre stratégie. » Cette avertissement accompagnait des manœuvres de trois jours nommées « Grand Prophète 7 » mises au point pour préparer les contre-attaques et pour réitérer les capacités de défense. « Ces bases américaines est à la portée de nos missiles, et les territoires occupés (une référence à Israël) sont, pour nous, aussi, de bonnes cibles.» dit Hajizadeh. La Garde Révolutionnaire a montré des douzaines de missiles pendant l’entraînement, y compris le Shahab-3 et le Sejil. « Le message que porte ces manœuvres signifie la détermination, la volonté et la puissance du peuple iranien à défendre ses intérêts nationaux et ses valeurs essentielles. » continue le Général Salami. Contrairement à d'autres pays du Moyen-Orient faites de tribus guerrières et de factions paramilitaires, l'armée iranienne et les Gardes Révolutionnaires sont des institutions avancées et bien équipées qui pourraient rendre à n'importe quel assaillant la monnaie de sa pièce si la République islamique se trouvait l'objet d'une attaque. On peur supposer que c'est du fait de cette réalité que l'Ouest et Israël n'ont pas déjà lancer une attaque mais se sont contenter de passer les années à utiliser une rhétorique et une propagande qui dépeignent l’Iran comme le prochain ennemi tout en assassinant secrètement des cibles dans le pays et en soutenant les groupes d'opposition et des terroristes. La démonstration de force de l'Iran ne fait que souligner à nouveau l'inconséquence des certains traîneurs de sabre américains et des politiciens israéliens Le point faible de l'Iran, c'est la Syrie qui fait face à une guerre civile violente avec l'Ouest à la rescousse des rebelles de l'opposition et des terroristes. Le conflit pourrait assez facilement se répandre dans la République Islamique comme une guerre de proximité L’Iran augmente aussi ses défenses navales pour répondre aux menaces en cours et a envoyé des navires de guerre apponter en Syrie signifiant ainsi que n'importe quelle attaque de la Syrie par l'Ouest signifierait un la mise en œuvre du conflit

La tension demeure.

 

 

 

23:21 Écrit par walloween dans Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guerre, iran |  Facebook

07/08/2012

La Bataille de Bâton Rouge

 

Pendant que la Nouvelle Orléans souffrait sous la férule du Général Benjamin Butler autrement nommé « La Bête », elle évita l'angoisse d'un vrai combat ? Ce ne fut pas le cas se sa voisine en amont Bâton Rouge.

La Marine de l'Union captura la ville en mai 1862, quelques jours après l'occupation de la Nouvelle Orléans, rencontrant peu de résistance tandis que le gouvernement de l’État s'enfuyait Opelousas, quelque cent kilomètres à l’ouest. La ville ne présentait plus aucune menace militaire et fut laissée à elle-même. Mais, quelques semaines plus tard, quand des guérilleros de la Confédération tirèrent sur des marins de l'Union venus faire leur linge sur la rive, Le Commandant de la flotte, David Farragut, se décida à bombarder la cité.baton-rouge.jpg

Sarah Morgan, une jeune fille de Bâton Rouge, prit la fuite avec beaucoup d'autres gens quand les obus commencèrent à s'abattre sur la ville. A posteriori, elle décrit l'exode de masse dans son journal : « on voyait des scènes à briser le cœur, des femmes cherchaient leurs enfants le long de la route ou on les avaient perdus, d'autres, sur le bord de la route, pleurant en se tordant les mains. Nous ne savions pas si Bâton Rouge était en cendre ou au pillage et nous n'avions rien sauvé. » Par miracle, une seule personne trouva la mort dans le bombardement bien que plusieurs autres furent blessées. Un certain nombre d'immeubles furent détruits et beaucoup d'autres endommagés y compris le Capitole et l'église SaintJoseph, chef- d’œuvre néogothique du centre ville. Le Général Thomas Williams atterrit 2.600 soldats de l'Union qui occupèrent la cité ; Mais à l'inverse des tourments imposés à la Nouvelle Orléans sous la main de fer de Butler, le peuple de Bâton Rouge se mirent à respecter Williams parce qu'il ordonnait, de temps en temps, la faction de gardes armés afin de protéger les foyers du pillage. D'autre part, Williams traitait ses propres hommes cruellement en imposant souvent de lourdes punitions même pour les infractions les plus bénignes, on a même dit que ses soldats creusaient des trous cachés tout autour de la ville en espérant que Williams y tombe pendant ses inspections.

L'été,dans Bâton Rouge occupée, se passa sans événement notable, jusque début août, Quand les Confédérés tentèrent de recapturer la ville. Le Général John C. Breckinridge ( Vice-président de James Buchanan et candidat démocrate du Sud en 1860) engagea une petite armée depuis Camp Moore, Louisiane près de la frontière du Mississippi, pour attaquer la ville à partir de l'est. En même temps, la canonnière confédérée Arkansas mettait à la vapeur et descendait le Mississippi afin d'attaquer les bateaux de l'Union sur la rivière. Si tout allait bien pour les rebelles, le Général Williams et ses Yankees seraient pris en tenaille entre entre eux.

Breckinridge attaque au matin brumeux du 5 août et commence à refouler l'ennemi vers la rivière. Mais la mauvaise fortune guette les Confédérés et l'Arkansas n'arriva jamais sur le lieu de la bataille à cause d'un mauvais fonctionnement de ses moteurs. Finalement, les soldats de l'Union prirent une position défensive tout près de ce qui est aujourd'hui le Capitole, et, avec l'aide de trois canonnières forcèrent Breckinridge à la retraite. La Bataille de Bâton Rouge fut une petite bataille comparée aux habitudes de la guerre civile. Les Confédérés perdirent 467 hommes, tués, blessés ou capturés. L'Union : 382. Parmi eux se trouvait le Général Williams, tué au combat(d'après la rumeur, ses propres hommes l'avaient tué) Les deux premiers Confédérés à tomber furent le Lieutenant A. H. Todd et le Brigadier Général Benjamin Hardin Helm, respectivement le demi-frère et le beau-frère de Mary Lincoln. Alors que les Confédérés s'approchaient de Bâton Rouge, avant l'aube, deux unités se tirèrent dessus par erreur. Todd, aide de camp du Général Helms fut touché et tué. Helms eut la jambe déboîtée quand son cheval recula et tomba sur lui.

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Quand l'équipage de l'Arkansas se trouva impuissant à redémarrer les moteurs du bateau, ils décida de détruire le vaisseau plutôt que de permettre à l'ennemi de le capturer. Il y mis le feu et le laissa dériver dans le courant. L’Arkansas explosa et coula.

Symboliquement, la bataille de Bâton Rouge fur dévastatrice. Sarah Morgan, témoin de l'incendie de l' Arkansas, écrit dans son journal : « je n'avais ni mots ni larmes, je ne pouvais que contempler notre seul espoir brûler en s 'en allant et je priais en silence. Quel drame pour nous qui en dépendions. Nous étions cinq filles à le regarder alors que la fumée l'enveloppait, à contempler les flammes fuser de ses ponts et les obus qui explosaient les uns après les autres sous l'eau avec des jets de vapeur. Nous regardions ce spectacle quand une petite foule d'hommes s'avancèrent vers nous par la route. Nous savions que c'était les rescapés de l'Arkansas, les filles envoyèrent des signes de reconnaissance et de pitié. Ils arrivèrent, sales, à demi vêtu, certains ne portant que leur fusil, peu, avec des havresacs sur le dos, haves et fatigués mais riant encore.

A peu près un tiers de Bâton Rouge fut détruit dans la bataille. Principalement parce que les soldats de l'Union brûlèrent et démolirent presque toutes les maisons qui jouxtaient la rivière afin de donner à leurs canonnières un champ de tir clair.

Mais les ennuis de la ville n'étaient pas finis, le 21 août, les Fédéraux la quittèrent non sans l'avoir piller et brûler encore un peu plus

Les Yankees revinrent en Décembre brûlèrent le Capitole et restèrent à Bâton Rouge le reste de la guerre.

illustrations, Bâton Rouge pendant la bataille et Mary Lincoln

 

Sources: