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01/01/2012

Le Fruit Défendu

Même à nos époques progressives, les incertitudes religieuses abondent encore, alors que nous approchons de la saison sainte qui commence le jour de la saint Martin, le 16 janvier et s’étend tout au long du mois de l’Histoire Noire. C’est devenu dramatiquement clair, la semaine dernière au collège tout près d’où je vis, endroit de l’abolition des anciennes vacances chrétiennes et des semaines qui les précèdent pour la bigoterievoie royale qui mène au 16 janvier jour de la fête du héros éponyme, j’ai nommé Martin Luther King. Pendant ce temps, l’institution fait tous les efforts possibles pour commémorer les procès et le martyr de MLK. Considérant la stature, la journée habituelle de commémoration fut jugée inadéquate, cette fois ci, ils se préparent à une semaine de célébration de leur sauveur du vingtième siècle. La semaine sacrée se passera à remémorer la passé raciste de l’Amérique à se demander comment pourrait se liquider ce passé et, plus important que tout,  les sentences de MLK peuvent faire avancer l’agenda des homosexuels et des travestis. ? Quand fut émise la requête de proposer des conférences, un seul membre de la faculté se fendit de répondre, mais depuis qu’il avait  l’impudence et la témérité de questionner la pureté spirituelle de monsieur King, sa proposition s’est trouvée immédiatement rejetée. I l n’y a, certes,  aucune raison de penser que d’autres membres de la faculté soient également irrévérents. Un autre professeur écrivit à ses collègues que les célébrations proposées ne mettaient pas suffisamment l’emphase sur la perversité du sud. Il écrivait aussi que le collège n’en faisait pas assez pour exalter Luther King, cette figure véritablement héroïque qui nous a élevé au-dessus de notre bigoterie. La communauté éducative, donc, se prépare paisiblement, avec révérence jusqu’à ce que quelqu’un émette une suggestion qui donna aux croyants l’impression de recevoir le contenu d’un camion de la voirie sur la tête. Interruption en tout point semblable à la controverse sur la divinité du Christ  qui ravagea le monde paléochrétien. La personne qui créa le drame appartient à la vénérable institution du « Centre pour une Citoyenneté Globale », il avait pris la responsabilité d’aider à planifier un diner international offert à des étudiants étrangers, le jour même, le plus sacré du calendrier liturgique académique. Avec une simplicité enfantine, il proposait d’inclure dans la fête un grand fruit charnu nommé  « w….n ». Sans arrière-pensée, le comité préparait le menu sans se soucier de l’aval de leurs supérieurs religieux, en l’espèce,  une négresse, la Directrice de la Diversité. Auraient-ils agi, par le canal de la chaine de l’autorité désignée, la controverse qui s’en suivit n’aurait probablement pas eu lieu. Le bas clergé aurait su  que cela se s’opposait aux enseignements de l’église du politiquement correct et de sa cheftaine minoritaire, directrice de la diversité. De pareilles contradictions sont, sans doute, à l’origine de la séparation de l’église au seizième siècle, moment sensible de superstitions religieuses éculées ; La directrice de la Diversité prononça emphatiquement l’interdiction à son troupeau de servir des « w….n » le jour de la saint Martin. La prélate explique que le « w….n » est un symbole de l’oppression de tous les noirs, que ce serait raciste d’en servir lors d’un évènement du collège. On peut mettre au crédit que les associés de la «Citoyenneté Globale » retirèrent immédiatement leur menu et ont agis avec contrition depuis lors. Mais, des êtres si obscurs pourraient-ils reconnaitre cette offense pour ce qu’elle est ? Ils avaient routièrement  ignoré qu’une telle interdiction pourrait venir. Durant des mois, la Directrice s’étaient plainte que des fruits défendus étaient servis sur le campus. D’autres choisirent d’ignorer ces cris de désespoir. C’eut été bien si le premier personnage ecclésiastique officiel eut expliqué de manière conclusive l’extension maximale de l’interdiction. Mais, La dame était taciturne et ne s’engagea pas sur la question morale et une signification rituelle d’une telle profondeur. Un clerc, encore aujourd’hui, vaguement associé avec la religion chrétienne désormais égarée, fit appel au Bureau de la Diversité pour obtenir une clarification. Allons-nous voir émerger un scandale politique si le fruit apparait à nouveau sur le campus ? L’avenir du collège inclut, peut-être un pastègate local. Sera-t-il encore permis aux étudiants de consommer du « w….n » à l’intérieur de l’établissement ? Et  qu’en est-il des dortoirs et du grignotage entre les classes ? On pourrait instituer différents degrés d’interdiction, dépendant du fait de savoir si  le public étudiant suit ou non le sentier escarpé de la recherche de la perfection dans le politiquement correct. Peut-être pourrait-on leur permettre de grignoter du fruit en privé, mais pour ceux qui recherchent la  sensibilité absolue alors il sera nécessaire de pratiquer une abstinence totale. Alors, j’ai choisi une voie moyenne, comme je suis profondément intoxiqué au fruit du péché et que j’en achète même en hiver quand ils viennent du Chili, je ne peux pas m’empêcher d’en manger. Mais je peux montrer de la restriction mentale en évitant de mentionner le mot qui  désigne cette chose verte avec une pulpe juteuse et rouge à l’intérieur. C’est le moins que je puisse faire pour exhiber ma solidarité à l’égard de ces vrais croyants. D’autres répercussions sont à craindre, des bagarres pourraient éclater dans la salle à manger si le truc rouge tant craint se retrouvait par hasard dans une salade de fruits alors que les étudiants, restent sans certitudes, face à une telle situation. Doivent-ils jeter le polluant dans la poubelle ou doivent-ils bruler l’objet rouge et pulpeux de craindre de se contaminer avec une substance raciste ? Que fait un praticien laborieux du politiquement correct si le contaminant tombe sur ses chaussures en entrant dans un supermarché ? Doit-on détruite la paire de chaussures polluée par le contact avec le racisme ? Et si je profère accidentellement l’horrible mot au comptoir d’un marchand de fruit ? Il-y-a-t-il une pénalité ? Doit-je répéter, « j’ai eu un rêve » cent fois ou être présent à la réunion mensuelle du comité de diversité du collège. Ceux qui ne sont pas entièrement sensibilisé mendient des instructions.

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09/12/2011

Nous sommes la crise du capital

L'argument veut que notre réponse à la crise économique global soit de créer des espaces en dehors du capitalisme et non à demander qu'ils nous exploite mieux.

Nous sommes la crise du capital et nous en sommes fiers. arrêtons de dire que nous devons blâmer les capitalistes pour cela. La notion elle-même est dangereuse et fait de nous des victimes.

Le capitalisme est une relation de domination, La crise du capital est une crise de domination, Les dominateurs ne sont plus en mesure de dominer efficacement alors, nous allons dans la rue pour leur dire que c'est de leur faute. Ce que nous leur disons, c'est qu'ils devraient mieux nous exploiter?

La meilleure explication est la plus simple, la relation de domination est en crise, les dominés commencent à  manquer  de prostration, elle n'est plus suffisante, l'inadéquation de notre subordination est la cause de la crise.

Plus vite, plus vite, plus vite

C'est l'argument de Marx dans son analyse de la baisse tendancielle du taux de profit du capital. La loi de la valeur est une règle de vitesse. La valeur d'un bien est déterminé par le temps de travail socialement nécessaire à le fabriquer et il se réduit sans cesse. Pour produire de la valeur, les travailleurs doivent travailler de plus en plus vite, le même effet peut être introduis par l'installation de machines. dans ce cas, les travailleurs doivent aller de plus en plus vite pour pouvoir concurrencer l'amortissement de la machine.

En d'autres mots, si le taux d'exploitation reste constant, le taux de profit aura tendance  à chuter en même temps que la composition organique du capital augmente, identique à l'importance relative de la machinerie dans le processus de production. La seule manière, pour le capital, d'éviter une chute du taux de profit est d'augmenter constamment l'exploitation. On ne peut la considérer considérer comme un phénomène statique. La tendance induit l'augmentation de la vitesse de production, une transformation permanente de ce que le travail capitaliste signifie. L'existence même du capital est un vissage continuel. La crise incarne simplement le fait que la vis n'est pas  serrée vite assez. Quelque part, il y a de la résistance, résistance dans la rue peut-être, résistance organisée peut-être, mais pas nécessairement, c'est peut-être, la résistance de parents qui veulent jouer avec leurs enfants, d'amants qui veulent passer une heure de plus au lit, d'étudiant qui pensent qu'ils peuvent prendre du temps pour critiquer, d'humains qui rêvent qu'ils le sont encore. Nous sommes la crise du capital, nous qui refusons de faire les chiens couchants.

Dans cette situation, il n'y a, en réalité, que deux solutions. La première est de s"excuser, de faire de l'apologie sur notre manque de subordination et demander pour plus d'emploi. Plus de travail, exploitez-nous plus et nous travaillerons plus dur et plus vite, nous subornerons chaque aspect de notre entière existence au capital, nous oublierons ces non sens enfantins tels qu'aimer, jouer et penser.! C'est la logique abstraite du travail, la logique peu efficace du combat par et pour le travail contre le capital. Le problème avec cette solution, c'est que, non seulement, nous perdons notre humanité mais que nous reproduisons aussi le système qui nous détruit. Si nous rencontrons le succès en aidant le capital à surmonter la crise. le "toujours plus vite" va continuer. La subordination de toute vie, humaine et non humaine, aux requêts de la production à valeur ajoutée s'intensifiera. Alors arrivera la crise suivante, ainsi de suite jusqu'à ce que toute vie animale et végétale s'éteigne.

Le refus de courber l'échine

L'alternative est d'abandonner le combat du travail et de déclarer ouvertement que la lutte contre le capital est inévitablement un combat  contre le travail abstrait qui crée le capital, contre la vitesse de la production à valeur ajoutée. Dans ce cas de figure, nous n'avons pas à nous excuser mais plutôt à être fier de notre absence de subordination, à refuser de nous incliner devant la logique de destruction du capitalisme. Nous sommes fiers d'être la crise du système  qui nous détruit. L'autre option est plus difficile. Dans le capitalisme, la survie matérielle dépends de notre soumission à la logique du capital. Si on ne fait pas çà, comment vas-t-on vivre? Sans fondement matériel, l'autonomie vis à vis du capital est difficile. Cela apparaît comme une impossibilité logique, c'est dans cette impossibilité que nous débattons sans cesse. Chaque jour, nous tentons de réconciler notre opposition au capital avec le besoin de survivre. Certains d'entre nous y arrivent plus ou moins confortablement en trouvant des emplois (dans les universités, par exemple) permettent de créer des espaces ou on peut lutter contre le capital en recevant un salaire. D'autres visent des enjeux plus ambitieux( par choix ou par nécessité) en cherchant d'autres formes d'emploi et en  dévouant toute leur énergie et leurs activités à des objectifs qui vont au-delà et contre la logique du capital, survivant du mieux qu'ils peuvent en occupant des terres pour les cultiver ou en vendant des livres anti-capitalistes, en créant des structures matérielles alternatives ou d'autres choses. D'une manière ou d'une autre, toujours de façon contradictoire, nous tentons de créer des failles dans la domination capitaliste, ou nous pouvons vivre notre idéal d'humains. Espaces et instants ou nous pouvons dire au capital: " Non ici, vous n'êtes pas la règle, non, ici, nous vivrons et agirons suivant notre propres décisions, suivant ce que nous considérons comme nécessaire et désirable. Il n'y a rien d'inhabituel à cette position, nous le faisons tous, pas seulement à gauche, tous ceux qui vouent leur énergie à créer des relations sociales sur une base différente, sur la base de l'amour, de l'amitié, de la solidarité, de la collaboration et du plaisir., C'est notre humanité, ce n'est  notre folie, c'est notre santé. Nous réalisons notre existence de cette manière, mais nous sommes toujours au bord du précipice, de l'échec, au bord de l'effondrement. C'est la nature même du combat, nous remontons le courant du capital. Nous ne sommes jamais loin du désespoir mais notre espoir survit, tout  près de l'abandon. C'est un monde sans réponses, un monde de questions, nous marchons dans le monde de l'expérience. La crise nous confronte à deux options, soit nous prenons l'autoroute de la subordination à la logique du capital en sachant clairement qu'il mène directement à l'auto-annihilation de l'humanité ou bien, nous empruntons les sentiers tortueux de l'invention de mondes nouveaux, ici, maintenant par les failles que nous creusons dans la domination capitaliste. En inventant des mondes nouveaux, nos voix claires et fortes s'élèvent et disent que nous sommes la crise du capital, que nous sommes la crise de la race sur le chemin de l'humaine destruction et que nous en sommes fiers.



18/11/2011

Lincoln et les Mormons

L'Amérique est folle des Mormons, elle n'en a jamais assez, deux candidats à la présidence le sont, Romney et Huntsman, en plus d'un formidable succès dans une comédie de Broadway. Il y a 150 ans, ils tentaient de s'éloigner de la guerre civile. En réalité Ils fuyaient l'Union depuis longtemps. Pratiquement depuis l'Eglise de Jésus Christ et des Saints des Derniers Jours, fondée en 1830, ses disciples restaient sur l'expectative pour la bonne raison qu'ils eurent à souffrir ici ou là, de la brutalité des uns et des autres. Ils étaient attaqués pour leur religion inhabituelle, pour leurs croyances anthropologiques et sexuelles ( ils proclamaient aussi que les anciens juifs, immigrés de la terre sainte en Amérique du Nord devinrent les naturels américains comme le leur révèle des tablettes d'or écrites découvertes dans le nord de l'état de New York. On les attaquait pour la certitude irritante avec laquelle ils clamaient ces croyances. Ainsi, des séries de migrations vers l'ouest, sorte de version moderne de l'exode les menèrent du nord de l'état de New York vers l'Ohio, le Missouri et Nauvoo, ou le fondateur du mormonisme, Joseph Smith fut exécuter par une bande violente en 1844,. Finalement le reste de la communauté échappa à toute juridiction connue. En 1847, ils arrivèrent dans la vallée du grand lac salé ou Brigham dit : "voilà l'endroit"

L'endroit n'était pas spécialement folichon à l'époque, mais pris une ampleur considérable au cours des décades suivantes. C'était encore une partie dumormons.jpg Mexique qui entra en possession des Etats-Unis avec le traité de Guadalupe Hidalgo en 1848. La découverte de l'or fit augmenter le trafic terrestre. Rapidement les paysages solitaires du Territoire de l'Utah furent parcouru par les messagers du Pony Express et les apprentis millionnaires. Dès leur arrivée, dans l'Utah, les Mormons constituèrent un gouvernement de leur cru sans aucun lien avec les Etats-Unis. L'état fantôme nommé Deseret, présidé par Brigham Young administrait la loi et la moralité à la manière des patriarches bibliques. Comme beaucoup de ces patriarches, ils définissaient le mariage avec une élasticité pratique. Dans ce cas, c'était le droit d'un Mormon craignant Dieu de choisir autant d'épouses qu'il le souhaitait. Autre raison pour laquelle, les Mormons se retrouvaient en conflit avec les fonctionnaires du gouvernement

Mais les Etats-Unis cherchaient à gouverner ces nouveaux territoires, qui gagnaient rapidement en importance, même si 90% de ses habitants étaient des Mormons hautement sceptiques à propos de ces fonctionnaires fédéraux si lointains. En 1858, L'expédition de l'Utah sous le Général Albert Sidney Johnston, fut commandée pour mener le territoire à la soumission, elle fit des centaines de morts, coûta 15 millions de dollars et n'accomplit aucun de ses objectifs. L'histoire moderne des Mormons appellent encore cette période "l'occupation". Un cessez le feu difficile se traîna jusqu'aux élections de 1860 et à l'irruption de la guerre civile. Ces faits ajoutèrent un prédicat supplémentaire, à l'automne de 1861, à la politique d'Abraham Lincoln. La plupart des américains pensaient avant tout au nord et au sud, mais l'ouest aussi inquiétait son esprit. Avec la rébellion qui faisait rage, Lincoln avait besoin d'autant d'alliés qu'il le pouvait. Al a fois le gouvernement de Jefferson Davis et lui-même convoitaient pour ses minéraux et ses accès au Pacifique. Pouvait-il compter sur les Mormons ? La place ne manquait pas pour le doute, Comme les Confédérés ressentaient une profonde aversion pour le contrôle fédéral, ils favorisaient une institution particulière, la polygamie, assimilée dans l'esprit républicain, à un esclavage. Dénoncé par le parti de Lincoln. La plate-forme républicaine ridiculisait spécialement la polygamie et l'esclavage en tant que "reliques jumelles de la barbarie." En attendant, la plupart des Mormons, profondément religieux, venaient des états du nord. Même si leurs croyances contredisaient, d'une certaine manière, le christianisme, raison qui continuaient à animer les attaques contre le mormonisme en tant que culte, ils n'appréciaient guère l'esclavage. Au point de souhaiter la bienvenue à l'arrivée d'un président barbu avec un nom de patriarche biblique. Certains d'entre eux pensèrent que la rébellion signalait le début d'une guerre sainte qui remodèlerait le monde et finirait par le second retour de Jésus Christ. De façon prémonitoire, Joseph Smith prophétisa en 1932, qu'une guerre civile immense transformerait un jour l'Amérique et qu'elle commencerait en Caroline du Sud. Le 20 octobre 1861, la controverse de l'Utah fut neutralisée et la jonction du télégraphe transcontinental s'opéra à Salt Lake City. A cette occasion, tout le monde parla si fort d'union, Brigham Young remarquait, " L'Utah n'a pas fait sécession et tient fermement à la constitution et aux lois de notre heureux pays." Ces mots ne pouvaient que réchauffer le cœur de Lincoln. Deux jours plus tard, autre bonne nouvelle, le Général J. Arlington Bennett lui écrit afin de lui proposer de recruter de 1.000 à 10.000 Mormons et combattre avec l'Union. Le conflit était loin d'être éteint. Le 18 novembre, Lincoln attaqua la question mormon, dans un style bien à lui. En évitant d'ordonner l'invasion, Il demanda des informations à la Bibliothèque du Congrès de lui envoyer une pile se livres traitant de Mormonisme pour qu'ainsi l'agrégateur en chef puisse mieux les comprendre. Elle comprenait " Le Livre de Mormon" dans son édition originale de 1831 et trois autres études sur la secte, couvertes de chapitres choquants sur la polygamie. Pour une raison qu'on ignore, il commanda aussi un volume de Victor Hugo en français, langage qu'il ne connaissait pas. Edifié par ses lectures, Lincoln prit la grande décision de ne rien faire. Ce qui peut être aussi une forme de gouvernement, ce que Churchill appelait " une inactivité magistrale." La tradition raconte que Lincoln prit sa décision, par une parabole, contée à l'émissaire mormon:

"Quand j'étais encore un petit garçon dans une ferme de l'Illinois, la forêt était vaste et nous devions y abattre du bois. A l'occasion, nous rencontrions un tronc tombé. Il était dur à couper, trop humide pour être brûlé et trop lourd à déplacer alors nous avons labouré autour. Vas dire à Brigham Young que s'il me laisse en paix, je ferais de même."

Nous n'avons qu'elle comme explication formelle, mais cela suffit. A sa généreuse réserve de bon sens, nous pouvons aussi ajouter sa mémoire vive de la saignée de Nauvoo en 1844, quand une populace furieuse tua les chefs mormons sous le regard de fonctionnaires impuissants. La place centrale de l'Utah dans la grande vision d'une république transcontinentale, entièrement prise en compte par le premier président avec une vision continentale de l'Amérique.

Les relations entre les Mormons et les Etats-Unis ne furent jamais parfaites. Elle furent mises à l'épreuve tout au long de la guerre civile. Un représentant républicain du Vermont, Justin Morrill, introduisit une législation bannissant la polygamie dans l'Utah en 1862. Lincoln la signa mais dans par un autre signe d'inactivité magistrale, il ne fit rien pour la mettre en œuvre. Des tensions se manifestèrent entre l'armée, stationnée là pour protéger le télégraphe et les diligences, et les habitants de Salt Lake City en 1863.

Les Mormons n'étaient pas exactement des citoyens modèles. Pendant la guerre quand ils évoquaient "le Président" c'était de Brigham Young dont il s'agissait et le peu légal état de Deseret continua ses réunions jusqu'en 1870. Young n'aimait pas les abolitionnistes et les républicains " au cœur noir". Ce ne fut qu'en 1978 que les Afro-américains furent invités à rejoindre l'Eglise de Jésus Christ et des Saints des Derniers jours. Mais finalement, la raison prévalut, pour le bien à la fois des Mormons et des Etats-Unis. En 1869 quand la traverse finale du chemin de fer continental fut posée. Cet acte d'union, favorable, prit place à Promontory, Utah. Lincoln l'avait permis par ses choix, déjà lointains de 1862. Un mormon succédera-t-il à l'héritage de Lincoln. Cette éventualité est peut-être possible avec l'Utah, état patriotique, sur lequel on peut compter, membre entier de la fédération. C'est pourquoi, parmi d'autres raisons, l'Amérique vit encore la présidence d'Abraham Lincoln.

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10/11/2011

Une petite guerre splendide

Une petite guerre splendide

L"Amérique et Israël vont-ils joindre leurs efforts pour frapper l'Iran ?

La Russie et l'Allemagne ont prévenu Israël, que des bombardements contre l'Iran ne seraient pas tolérés. Il y a quelques jours, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu était préparé à attaquer l'Iran. Partout, il est écrit que l'Iran est tout près de créer des armes nucléaires. Des rapports belliqueux étaient publiés un peu avant la publication par l'agence internationale à l'énergie atomique des derniers développements du programme nucléaire iranien. D'après la presse britannique, ce mémorandum est basé à la fois sur le travail des inspecteurs de l'agence et des informations reçues des services secrets. L'utilisation de modelage informatique aurait aussi donné au pays la capacité de construire des têtes nucléaires n'importe quand. La république Islamique rejette ces accusations en proclamant qu'elles sont fabriquées. Les responsables iraniens disent que l'agence est devenue un outil pour mettre la pression sur l'Iran. En même temps, Sergei Lavrov et Guido Westerwelle craignent qu'une attaque de l'Iran ne puisse régler le problème. De plus, les pertes seraient considérables et mettraient en danger la sécurité de la région et du reste du monde. Les ministres pensent qu'il reste des fenêtres diplomatiques pour résoudre le problème du programme nucléaire iranien pacifiquement. Quoi qu'il en soit, les Israéliens, tout comme les Américains et les Britanniques voient les choses autrement. Ils croient que les sanctions, encore en usage, ont omis de produire le résultat requis. Imposer un embargo complet sur les exportations iraniennes de pétrole est impossible à cause de la Chine. Le céleste empire reçoit près d'un tiers de son pétrole de la République Islamique. Et par conséquent les Israéliens, les Américains et les Britanniques pensent qu'il n'existe pratiquement aucune chance d'éviter le scénario militaire afin de solutionner le problème iranien. Ils pensent aussi que la Chine n'est pas en mesure de répondre adéquatement à une action militaire contre l'Iran. La Chine exprimera son souci mais ce sera tout. Israël possède une expérience à succès dans la destruction d'objets nucléaires d'un ennemi potentiel. C'est arrivé avec le réacteur irakien d'Osirak, détruit en 81. Israël a aussi détruit une installation, en Syrie, dans la région de Deir ez-Zur. Mais aujourd'hui, l'état des affaires est très différent avec l'Iran, D'abord et en premier lieu, Israël devra détruire plusieurs sites en même temps. Ensuite, les opérations précédentes furent menées très près de leurs bases. Les installations iraniennes sont bien plus loin et beaucoup d'entre elles sont enterrées profondément dans le sol et très bien protégées. Elles peuvent survivre à des incursions. L'Iran proclame que l'ennemi ne sera pas à même de les détruire. Israël peut détruite-il détruire d'un coup le programme iranien tout seul ? Si l'attaque a lieu, on verra beaucoup de missiles venus de la partie du Liban contrôlée par le Hezbollah et de l'Iran. Techniquement Israël est capable de liquider le programme nucléaire de la République Islamique. Le pays a des douzaines de missiles balistiques Jéricho III. Il est pourtant impossible qu'Israël, seul, attaque l'Iran. Il pourrait le faire bien sur, mais ce n'est constitutionnellement possible que si l'état d'Israël doive faire face à un danger mortel. Ce n'est pas la première fois que les responsables israéliens menacent l'Iran mais les choses restent là où elles ont commencé. Les dernières déclarations de Tel-Aviv semblent donné une impulsion aux Américains pour bombarder l'Iran. Alexandre Khramchikhin, directeur de l'Institut d'Analyse Politique et Militaire de Russie, affirme qu'Israël ne peut attaquer l'Iran seul. Israël n'a pas les moyens de détruire les installations iraniennes uniquement avec des armes conventionnelles, ils ne peuvent rien faire sans l'aide américaine. Ils ont les munitions qu'il faut pour frapper en sous-sol mais ce n'est pas assez quand il s'agit de l'Iran. La tache demande bombes aériennes très puissantes et des bombardiers stratégiques, qu'Israël ne possède pas. C'est ce qu'il s'évertue à répéter aux Américains, que la question reste en suspens et qu'elle doit être résolue maintenant. Les Américains pourront vivre sans le pétrole du golfe persique pour longtemps. La déclaration iranienne quant à sa capacité de repousser une possible agression est une hypothèse difficile à tenir, les forces ne sont égales ni techniquement ni quantitativement. Les Américains s'engageront-ils dans un futur proche, peut-être. La popularité d'Obama a baissé, il lui devient difficile d'espérer une victoire aux prochaines présidentielles. La situation deviendra peut-être meilleure à l'aide d'une splendide petite guerre. Cette guerre résoudrait aussi, les problèmes si difficiles encourus par les présidents américains précédents

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02/11/2011

La Route des Os, la guerre sans fin.

Kohima,1944

CHIANG MAI - Perchée sur une colline la petite ville éloignée de tout de Kohima qui n'était il n'y a que quelques décades qu'un village grandi trop vite, ne ressemble certes pas à une puissante métropole industrielle sur la Volga. Mais Kohima, dans les montagnes du Nord est de l'Inde, fut, à plusieurs égards, le Stalingrad de l'Asie. C'est ici, que l'Armée Impériale Japonaise fut défaite par les Britanniques et les Indo-Britanniques et forcée à se replier sur la Birmanie. Cette retraite est le pivot de la défaite des Japonais sur le théâtre asiatique. Quand les combats cessèrent, le Japon, envahisseur de l'Inde dans une entreprise de conquête impériale, avait vu son armée subir sa pire défaite, des milliers de combattants morts et bien plus encore morts de faim au cours de la retraite catastrophique, vers l'Est, vers la Birmanie, Ils se souviennent de cette bataille dévastatrice comme de "La Route des Os," Le Siège dura de début avril à fin juin 1944. Les combats corps à corps y furent féroces et la ligne de front passait sur le terrain de tennis du résident général britannique. Aujourd'hui, une belle nécropole est érigée, pour ceux qui moururent au cours de ce siège, c'est l'attraction touristique principale de la région. Il y avait des troupes soit disant indigènes dans les deux camps. Les Japonais avait le soutien de Bose et de l'Armée Nationale Indienne. La plupart d'entre eux ne dépassèrent ni Imphal ni Manipur, celle-ci subit des pertes considérables dans la retraite. Les troupes se plaignaient amèrement de servir de porteurs aux Japonais. A part les Réguliers indiens des corps britanniques, des tribus locales telles les Naga prirent part aussi au combat en qualité d'éclaireurs et de combattants dans une guerre de guérilla, faite d'escarmouche, harassante pour les Japonais. Une de ces unités était commandée par l'anthropologue britannique Ursula Graham Bower, tombée amoureuse des Naga dans leurs collines. Pendant la guerre, certains tribaux la prenaient pour la réincarnation de la grande Prêtresse Naga et devinrent ses loyaux fidèles. Le livre fait plus que souligner une guerre presque oubliée, là où un empire en défit un autre, il montre aussi une compréhension remarquable du soldat japonais, qui s'est battu et est mort dans ces collines arides et ces jungles denses, grâce à des conversations étendues avec les survivants et leurs familles. Sans cette victoire, les Britanniques et leurs alliés, les Japonais aurait pu envahir l'Inde et l'Asie se seraient trouvée aujourd'hui, avec une différente allure. L'héritage du siège de Kohima garde son importance dans le contexte contemporain. Beaucoup de Naga ont espéré la récompense de leur combat et l'obtention d'un statut particulier, peut-être même ,l 'indépendance comme le leur promirent les Britanniques. Cela ne devait pas arriver, les Britanniques abdiquèrent de l'Empire en 1947. Lorsque Mountbatten fit la promesse que la Grande-Bretagne n'oubliera jamais, ce n'était pas de la simple rhétorique. Mais dans ces moments de victoire, personne n'imaginait une guerre dans les collines. Le Conseil National Naga déclara l'indépendance des collines le 14 août 1947, un jour avant l'indépendance de l'Inde et la guerre civile éclata au milieu des années cinquante. Les Naga prirent les armes pour défendre leur indépendance en espérant que les alliés allaient les supporter, situation semblable à celle de Karens et des autres minorités ethniques mais guerre de 40 était finie. Les Karen et les Kachin se trouvent parmi les tribus non birmanes qui prirent parti pour les Britanniques contre les Japonais. Et ils se battent encore aujourd'hui, sinon pour la séparation d'avec la Birmanie en tout cas, pour un large degré d'autonomie à l'intérieur de l'union fédéral. Comme les Naga, beaucoup de Karen et de Kachin sont chrétiens, convertis par des missionnaires baptistes au début du siècle dernier. Dans les collines Naga, la situation est similaire. Les rebelles locaux ont combattu l'armée indienne durant des années en espérant l'indépendance en arguant qu'ils ne sont pas indiens. Les Anglais n'avait aucune sympathie pour la cause de l'indépendance Naga et ils n'étaient pas favorables à ce combat Quand les rebelles Naga combattaient avec les Britanniques contre les Japonais au siège de Kohima, le Conseil National Naga, avait à sa tête Angami Zapu Phizo, ancien allié de Boze, plus tard, il s'installa à Londres aidé par les tenants de sa cause. La guerre des collines Naga, première guerre intérieure à laquelle avait à faire face l'Inde après son indépendance en 1947, fut extrêmement sanglante. On ne dispose d'aucune source certaine, mais ont peut estimer que de 20.000 à 100.000 Naga furent tués. Les pertes, résultat de luttes de fractions rivales chez les Naga et, dans les années 90, de la lutte avec la tribu Kuki. Les forces de sécurité indiennes perdirent des milliers d'hommes dans ces combats. On dit souvent que la guerre ne s'est jamais terminée dans les collines du Nord de la Birmanie et du Nord est de l'Inde.

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