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29/09/2013

"Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance."

Nicolas Mosley écrit...

"Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance."

Pour Nicolas Mosley et sa sœur Vivien, le monde venait à la vie, la nuit, dans la nurserie. Côte à côte, au dernier étage de la maison de Smith Square près du parlement où leurs parents étaient tous deux membres travaillistes, les enfants, eux, laissait errer leur fantaisie dans l'ombre. Ils s'imaginaient en orphelins voyageant et traversant l'orage vers des pays étranges, deux enfants sur un radeau trop petit pour les contenir tous deux, s'étreignant comme on étreint la vie. Leur père, Oswald Mosley -" rêveur étrange, caractère idéaliste et dangereux", qui devint plus tard chef fasciste et l'homme le plus haï d'Angleterre. Nicolas Mosley, Lord Ravensdale, né en 1923, produit maladif d'une grossesse traumatique durant laquelle, sa mère, Cynthia Curzon, fille du Vice-Roi des Indes, découvrit la vérité sur les infidélités de son mari. Néanmoins, peu après la naissance de leur fils, le couple s'en alla pour Venise laissant Nicolas dans les bras d'une nourrice humide imbibée du gin tiré du plein casier qu'elle cachait en dessous du lit. Seul, une loyale suivante de la famille, Nancy Hyslop, s'inquiéta assez pour le ramener à la santé. Elle effectua les mêmes devoirs pour sa mère, quand elle était jeune fille, en Inde et resta dans la famille durant cinquante ans. "Elle était tout ce que je connaissais de stable et toutes les certitudes que je possédait étaient basées sur elle. Le monde de mes parents, m' apparaissait traversé d'ambitions et de passions comme celles des dieux du mont Olympe." Une brève période sans attention commença à l'age de cinquante dans une ferme élisabéthaine à douves, dans le Buckinghamshire.

" C'était une vie très gaie, nous pouvions faire ce que nous voulions dans un paysage assez magique. Les grands ne s'occupaient pas de nous et nous pouvions faire ce que nous voulions, je me croyais au Jardin d' Eden."

Mais, rougeoyant aux limites de cette idylle se trouvait un père volatile qui se promenait nu dans la roseraie et qui se transformait d'un instant à l'autre de blagueur plein d'ironie à l'égard de lui-même en bête rugissante. Une fois, ses pensées dérangées par les aboiements, du chien des enfants, dans l'allée, près de sa fenêtre, il se jeta dehors et le tua. A sept ans, Nicolas commençait à s'enfermer dans les cabinets et développa un bégaiement si grave qu'il en arrêta de parler complètement.

" J'étais si coincé que je ne pouvais tout simplement pas prononcé de mots du tout. Mon père incarnait une figure assez effrayante avec cette gigantesque énergie, n'était pas spécialement bon avec ma sœur mais il criait sur moi rarement, je riais à ses plaisanteries et n'importe qui vous aime si vous appréciez ses plaisanteries."



Démoralisée par les aventures de son mari et se relevant de la naissance de son second fils, sa mère souffrait d'une santé et d'un esprit affaibli quand il quitta le foyer pour l'école préparatoire, à l'age de neuf ans.

"Je me sentais très misérable parmi les autres garçons qui trouvait terriblement amusant de me copier. La bonne Nancy m'écrivait chaque jour, ce qui était merveilleux, mais après un mois, elle commença à dire que ma mère était très malade et me dit de prier pour elle. Un jour, nous étions tous dans nos dortoirs quand le responsable arriva et dit, "Nicolas, ta nurse est là pour te voir," et j'en fut très content. Alors, elle dit: "Maman est morte." Je me rappelle avec un clarté parfaite. La terreur de ne pas être capable de le supporter, de devenir fou ou quelque chose. Les jours et les semaines après sa mort " des histoires, des impressions, des atmosphères" commencèrent à s'insinuer dans les chambres des enfants et Mosley fut envahi par la notion difficile qu'une personne pouvait mourir d'absence de tendresse. Il courrait partout, le nez par terre, avec son fusil en tuant des ragondins avec le fils du jardinier et inventa le nouveau sport de couper les oreilles de ses victimes avec des ciseaux. Quand il retourna à l'école, il s'accointa avec les bagarreurs et aida à enterrer dans les bois, d' autres garçons jusqu' au cou.

" A neuf ans, il est très difficile de se détacher du groupe; c'est seulement plus tard qu'on peut prendre la décision morale de ne pas obéir aux ordres. Pendant toute ma vie, j'ai détesté l'idée des groupes de pouvoir. Je n'appartiens à aucune société littéraire. Je n'aime pas les clubs et me sens viscéralement étranger à la Chambre des Lords, qui est un endroit admirable, vraiment. Mais en grandissant, mon père s'en trouvait de plus en plus exclus. Mosley avait douze ans le jour où on l'emmena voir son père mener une réunion de l'Union des Fascistes britanniques. " Il y avait papa qui marchait, de concert, à la tête de ses chemises noires. il n'était pas le même homme qu'à la maison, mais une autre personne, plus étrangère. Je ne comprenais pas ce que ça voulait dire. Et soudain, j'avais besoin de savoir ce que mon père faisait quand il n'était pas à la maison. On enferma son père pour la première fois quand il avait seize ans et bien que les toilettes sans portes d'Eton ne lui offraient aucun refuge, il était blindé contre le ridicule. "Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance.

" Ce qui comptait c'était quand on élevait les couleurs de l'école à leurs hampes. Aucun de mes amis ne bougea un cheveu; c'était là toute la sophistication d'Eton."

Dans ses biographies Les règles du jeu, Au delà du pal et Efforts pour la vérité voit son père au travers d'un prisme, le juge plus égaré que monstrueux. C'est un acte généreux de la part d'un premier-né que son père raya de son testament parce qu' il n'était pas son genre de type

11/04/2012

Religion et sécularisme

L’Europe engagea des guerres dynastiques et politiques sous l'étendard fallacieux de la religion jusqu'à ce que la guerre de 30 ans( 1618-1648) détruise presque ma moitié de la population d'Europe centrale. Le Traité de Westphalie qui mis fin à cette guerre effrayante enterra le modèle politique mis en œuvre par le christianisme depuis Saint Augustin: un empire chrétien universel gardienne de la paix et limitant le pouvoir des rois. Les choses sont moins simples qu'elles ne paraissent. L'interprétation conventionnelle des historiens à propos de la violence théopolitique qui posséda l'ouest. Depuis, nous allons le voir, que les nations états qui s'opposaient à l'empire universel se trouvaient fondés sur un type de foi concurrente, une forme fanatique d'auto célébration nationale dont on n'a pu comprendre la logique interne que par les guerres mondiales et les génocides du vingtième siècle, la fin des croyances et la chute démographique du vingt-et-unième siècle. Quand Thomas Hobbes publie son Léviathan, trois ans après la fin de la guerre de trente ans, il apparaissait vraisemblable que « la papauté n'est rien d'autre que le fantôme du défunt empire romain, assis, couronné, sur une tombe.»

Un élément attractif le la révolution hobbésienne dans la pensée politique, était le pouvoir promis aux intellectuels. Si la politique se réduit aux questions individuelles et matérielles alors, il est possible de manipuler l'individu par l'alternance des circonstances matérielles. Une élite avertie pourrait régler tous les problèmes du monde. Emmanuel Kant trucha, en 1793, qu'il pourrait écrire une constitution de démons, «pour autant qu'ils soient rationnels.» L'Europe ignora sa sentence et s'appliqua à s’autodétruire pendant les guerres napoléoniennes et les deux guerres du siècle derniers. Aujourd'hui, comme à l'époque de Kant, la grande frustration, dans les affaires du monde, est le refus de quelques protagonistes, à agir rationnellement. Il y eu des gains mais plus encore fut perdu dans la révolution hobbésienne de la pensée politique du dix-septième siècle. Voir l'humanité comme des créatures seulement concernées par le pouvoir, la richesse et la sécurité est une approche anthropologique appauvrie. Les outils égarés, ceux que Machiavel et Hobbes ont retiré de la boite à outils, sont exactement ceux dont nous avons besoin pour comprendre et répondre au danger inhérent à l'effondrement général des cultures qui nous fait face aujourd'hui. La réponse du sécularisme, dans toutes ses formes, a échoué vis-à-vis du besoin humain le plus fondamental. Le sociologue Eric Kaufmann, qui célèbre, lui même la fécondité des religions et la stérilité du sécularisme, l'expose de cette façon: «  le maillon faible de ce compte-rendu séculariste est constitué par son refus de prendre en compte le désir puissant des populations à chercher l'immortalité pour eux-mêmes et pour ceux qu'ils aiment.» Les sociétés traditionnelles confrontées à la mortalité infantile, à la faim, la maladie et la guerre étaient trop troublantes, quoiqu'il en soit: « nous ne serons sans doute pas à même de faire disparaître la mort sous le tapis complètement, mais elle devient si peu fréquente qu'on l'oublie facilement». L'est-elle,non, le taux de mortalité reste de 100%. On peut se fourrer les doigts dans les oreilles et chanter « je ne vous entend pas » depuis très longtemps face à la mort. Le religion offre à l'homme les moyens de transcender sa propre condition matérielle et de survivre à la fragilité de son existence. L'homo religiosus se confronte à la mort afin de lui survivre. Mais les différentes grandes religions du monde se distinguent par les différentes approches de leur relation à la mort. On ne peut faire sens du rôle des religions dans le développement démographique, politique et économique et de celui des différentes religions dans l'espace-temps sans comprendre l'expérience existentiel de l'individu religieux. C'est un vrai défi que de se livre à une telle récollection pour l'analyste séculier, c'est un peu comme de tomber amoureux pour la première fois, on n'est pas obliger d’être religieux pour le comprendre mais çà aide beaucoup. Si on ne comprend pas le rôle de la confrontation de l'espèce humaine à la mort face à sa propre moralité religieuse. La science politique est confinée à l'analyse sur la base de l'instinct de survie qui semble soudain manquer à des peuples entiers ni l’intérêt rationnel à une époque ou les nations et les peuples n'agissent en rien d'une manière concertée et rationnel. A la fin d'une irruption d'irrationalité comme la première guerre mondiale, un jeune soldat allemand, en poste dans un obscure endroit de Macédoine jetait ses pensées à propos des mois finaux du conflit sur des cartes postales militaires. Un petit homme bien mis, avec une fine moustache, éduqué pour devenir un des mandarins de l’académie allemande, un philosophe dont le rôle consistait à renforcer la confiance du pays dans sa culture. Juste après s’être retourner vers le judaïsme suivant une presque conversion au christianisme. Alors le le compte des corps augmentait en proportion inverse des espoirs de victoire, le consolations de la philosophie semblaient bien minces. Les philosophes, écrivait-il, étaient comme de petits enfants qui applaudissent en criant «je ne t'entend pas» face à la peur de la mort. «De la mort, de la crainte de la mort, vient notre connaissance du tout» commençait-il. Ce n'était pas la peur individuelles de la mort qui fascinait le jeune soldat mais comment des nations entières répondaient à l'effroi de leur propre mort collective. Il dit : «tout à fait comme l'individu à l'instinct de sa propre mort, les peuples du monde possèdent la vision de leur extinction éventuelle, aussi distante que elle puisse être dans le temps. L'amour des peuples pour leur propre identité est, certainement, empreint de la douce grossesse du pressentiment de la mort. L'amour ne se surpasse, dans sa grâce, que quand il est dirigé vers un objet mortel et le secret de l'éternel douceur n'est défini que par l'amertume de la mort. Ainsi, les peuples prophétisent le temps ou le pays avec ses rivières, ses prairies et ses montagnes gisants sous le ciel, comme aujourd'hui, sera habité par d'autres gens, quand leur langue sera inhumée dans les livres et que leurs lois et leurs coutumes auront perdu tout existence. Son nom, Franz Rosenzweig, comme ses cartes postales deviendront un grand livre: l’Étoile de la Rédemption. La conscience de la mort défini la condition humaine et elle ne peut la porter sans l'espoir de l'immortalité. Ce sens est social, la culture d'une communauté unit les morts et ceux à naître. La mort d'une culture est un événement imprévisible qui efface à la fois le passé et le futur c'est à dire ses espoirs et ses craintes, La sueur et le sacrifice de générations sans nombre dont le souvenir est perdu, quand plus aucun vivant ne chantera leurs chansons et ne racontera leurs histoires . L'épopée de Gilgamesh, premier témoignage de littérature écrite fut rédigé il y a, sans doute, 3.700 ans, raconte la quête des rois de Sumer pour l’immortalité. Après un voyage périlleux et difficile, il est dit à Gilgamesh «La vie que tu cherches, tu ne la trouveras jamais, les dieux ont allouer la mort à l'homme en le créant, mais la vie, ils la retiennent pour eux.» Rosenweig souligne qu'aux ères pré-chrétiennes, les peuples anticipèrent leur extinction. Le narcissisme des nations est gros du pressentiment de la fin. Chaque tribu sait que son temps sur terre est limité, Certaines se battent jusque la mort, d'autres cessent de se reproduire, certaines les deux. Le christianisme leur prêcha la promesse juive de la vie éternelle, Parler de la recherche du sens de la vie rend la question triviale, Ce que veut l'humanité est une direction qui transcende la mort . Cela explique un grand nombre de comportements qui autrement apparaîtraient parfaitement irrationnels. Personne n'a besoin d’être religieux pour appréhender le fait fondamental de la condition humaine, mais la religion y aide, parce que la foi rend explicite le besoin humain d'une moralité transcendante. Les rationalistes séculiers ont beaucoup de peine à s'identifier aux motifs de peuples menacés dans leurs existences, non parce qu'ils manquent de foi mais parce qu'ils l'entretiennent dans le rationalisme lui-même, ils croient avec l'enthousiasme du converti à la capacité de la raison d'expliquer toute l'expérience humaine. Il n'y a pas que les religions, les espoirs communistes les plus athées souhaitent que leur mémoire survivra dans le cœur d'un prolétariat reconnaissant. Même si nous ne croyons pas que nous aurons une place au paradis ni que la chair ressuscitera, nous pensons néanmoins que quelque chose de nous-mêmes subsistera, sous la forme d'une progéniture, de mémoires ou de conséquences des actions, que cette chose continuera à exister aussi longtemps que nos semblables continueront à habiter la terre. L'humanité persévère dans la consolation d'une part immortelle qui transcenderait la mort. Tristement, cette espoir est fragile et souvent vain, Une telle immortalité dépend de gens comme nous, c'est à dire de la continuité culturelle. Si vous croyez véritablement dans une après vie surnaturelle, rien ne peut vraiment vous décevoir. Les humains ne sont pas les seuls animaux qui recèlent le sentiment de la mort, les éléphants pleurent leurs morts et les chiens leurs maîtres. Mais, nous sommes les seuls pour qui le sentiment de la continuité dépend autant de la culture que des gènes Contrairement aux hommes et aux femmes, les animaux montrent un instinct universel d'auto préservation et de propagation de leur espèce. On n'observe jamais des chats décider de ne pas avoir de chatons pour mieux poursuivre leur carrière de chasseur de souris. On ne veut pas suggérer que les différents êtres humains appartiennent à des espèces différentes. Au contraire, le fils d'un hottentot trouvera sa voie si il est élever par un mécanicien écossais et un homme contemporain peut se montrer aussi stupide dans l'état providence que le cueilleur chasseur d'une tribu papoue. Mais la culture joue, pour les hommes, le même rôle que la différenciation des espèces pour les animaux. Un hottentot adulte aura du mal à s'adapter à la société industrielle tout autant qu'un écossais dans le Kalahari. L'impulsion de l'animal vers le futur s'incarne dans la propagation des espèces. Mais l'individu humain projette la culture qui le nourrit, l'entretient et transmet et transmet sa contribution aux générations futures. La culture est le fil du vêtement qui tisse l'espoir de l'immortalité. Pas tellement par la transmission génétique mais par la communication inter-générationnelle. En l'absence de foi, notre culture meurt et notre espoir de transcender plus d'existence physique meurt aussi. Les individus, piégés dans une culture agonisante vivent dans un monde crépusculaire. Ils embrassent la mort par la stérilité. Un chien se traînera dans un trou pour mourir. Les membres de cultures malades ne font rien d'aussi dramatique, mais ils cessent d'avoir des enfants, pervertissent leurs sens par l'alcool et les drogues, ne répondent plus à rient pour la plupart s'abandonnent si ils ne font pas la guerre à la source perçue de leur humiliation. Quand les hommes et les femmes perdent le sens du sacré, ils perdent le désir de vivre. En désespérant de l'immortalité, nous restons étonner devant ce fait que nous connaissons, qu'un jour, nous devrons mourir. C'est aussi vrai pour l'homo sapiens moderne que pour nos ancêtres les plus lointains. On a déterré des cadeaux avec les sites funéraires de Neanderthal. L'homme ne vit pas que pour se reproduire dit Moise sur les rives du Jourdain. Les gens riches peuvent manger tout le pain qu'ils veulent mais ils ont perdu le goût de vivre. Les occidentaux sont mal équiper pour sympathiser avec les angoisses existentiels des autres nations. L’Amérique est la grande exception à l'effondrement démographique qui balaye le monde moderne. Comme nation d'immigrants, elle se régénère. Elle ne porte pas le bagage d'un passé tragique. Le lien qui l'unit sont les concepts communs de la justice et de l'opportunité. C'est une nation propositionnelle. Sa bonne grâce et son optimisme pense que tout le monde est comme elle et elle oublie qu'elle descend de peuples qui ont choisi d'abandonner le dramatique destin de leurs propres nations pour les rivages plus lointains de l'Amérique qu'ils ont choisi. Ils ont appris que sa capacité d'influencer les événements du monde même ne l'absence de la compétition des super puissances, est limitée et que la dissipation de ses ressources peut s'avérer mortelle. Sa pensée stratégique souffre de ne pas prendre en compte les problèmes existentiels des autres nations. Elle pense en catégories géopolitiques étroites mais n'a pas étudié la théopolitique, l'impact puissant des croyances religieuses et les aspirations suggérées par les événements mondiaux. Mme cette Amérique exceptionnelle doit en venir aux mains avec cet effondrement de la foi et de la fécondité, en particulier dans un monde musulman qui décline rapidement et dangereusement, de façon à prévaloir dans un monde ou les fins sont la plupart du temps plus tragiques qu'heureuses

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15/02/2012

L'Acte d'Honneur d'un immigrant Mexicain

La guerre d'escarmouche à Picacho Peak entre les Confédérés du Texas et les soldats de l'Union de Californie, le 15 avril 1862. Son souvenir est célébré chaque année. C' est sans doute l' histoire d'honneur la plus exemplaire du combat courageux des immigrants mexicains face à l'occupation de Tucson par les Confédérés. En 1862, le jour de la Saint Valentin, Jefferson Davis désignait le territoire de l'Arizona, en réalité, le sud de l'Arizona, en dessous du trente quatrième parallèle, comme sa capitale la plus occidentale. Il fallut arriver à la fin de la guerre pour reconnaître ce territoire non sans de longs atermoiements faits de déclarations et de requêtes. Pendant que le Congrès Américain se livrait à des atermoiements. Les Confédérés se réunissisaient à Mesilla, au Nouveau Mexique, le 16 mars 1861, déclarèrent qu'ils ne «reconnaîtraient pas l'actuelle administration Républicaine Noire.» Subséquemment, une convention de Tucson élut un délégué au Congrès Confédéré. Le jour ou, les drapeaux confédérés s'érigèrent aux mats de la grand place déserte de Tucson, le bataillon des Confédérés se vit rejoindre par Mark Aldrich, un marchand de l'Illinois, impliqué mais non accusé du meurtre du fondateur des Mormons, Joseph Smith et qui fut aussi Maire. Le reste des marchands de la ville occupée comme le pionnier Sylvester Mowry, se rangea aux cotés des Confédérés. Mowry, Républicain de Rhode Island tira avantage de son esprit d'entreprise en fournissant du plomb de ses mines pour leurs munitions. Un immigrant mexicain prit position pour l'Union. Estevan Ochoa,impeccablement vêtu, déambulait dans les rues de Tucson, en mécène de la version locale de l'Union des Immigrants fondée à New York. Un des entrepreneurs les plus actifs d'avant et d'après la guerre civile, il avait amassé une petite fortune de ses frets et de ses activités de pionnier dans le coton, le bétail sur pied et les mines. Ochoa et Mowry, membres du comité spécial de la convention de 1859 de Las Cruces, Nouveau Mexique, avaient signé la pétition pour l’organisation de l'Arizona comme territoire séparé. Il avait immigré deux ans plus tôt et à 28 ans déjà, un des chefs du nouveau territoire. Le journal hebdomadaire de l'Arizona l'avait décrit avec aménité comme un bel homme auJohnny_Rebel_Book.jpg tempérament joyeux avec un style unique qui requérait de chaque membre du Congrès une travail diligent et énergique pour la bonne cause dans laquelle ils étaient embarqués. Les contemporains, les journalistes et les historiens, tous, en fait lui décernait le titre honorifique de “Don Estevan,” sans doute pour souligner le rôle influent d'Ochoa dans l'élite de l'Arizona, sans cesse grandissante, dominée par les anglo-saxons. Ochoa était né à Chihuahua en 1831, ou sa famille possédait de nombreuses terres et dont les armoiries remontaient à Colomb. Il aurait pu agir en profiteur de guerre et faire de beaux bénéfices an répondant aux demandes de Confédérés pour des trains de convois. Les Texans occupant sa ville, Ochoa avait fait son choix. L'historien Frank Underwood narre l'instant dramatique vu par le capitaine rebelle. «Monsieur Ochoa, vous réalisez que l'union n'existe plus, j'espère, dès lors, que vous céderez aux instances de la Confédération qu'elle ne confisque vos propriétés et ne vous expulse de la ville.» Poliment et sans faiblesse, Don Estevan répondit:«Capitaine Hunter, il est hors de question, pour moi, de prêter allégeance à quelque parti que ce soit qui fut hostile à l'Union, celle à elle que je dois ma joie et ma prospérité. Quand, voulez-vous, Monsieur, que je parte?» On lui permit d'emmener son cheval favori, 20 cartouches et du ravitaillement et il s'en alla, seul pour traverser le pays apache. A la vérité, La Troisième Armée eut plus de difficulté an Arizona que les restes de l'Union et de la force occupante des Confédérés: Les Apaches. Leur menace inquiéta le gouverneur auto-appointé du territoire confédéré de l'Arizona; le Lieutenant-colonel texan John Baylor et il déploya son armée dans le sud ouest. Au printemps de 1862, Baylor franchi un pas de plus dans la barbarie à l'encontre des indiens en écrivant au commandant de la place de Tucson: « Le Congrès des États Confédérés vient de voter une loi permettant l'extermination de tous les indiens hostiles. Tous les moyens amenant les Apaches de n'importe quelle tribu a résipiscence seront employés, quand ils seront réunis, tuez les adultes et vendez les enfants pour défrayer les dépenses des massacres» Cette déclaration lui coûta son poste de gouverneur mais il resta membre du Congrès. Les Confédérés demeurèrent autour de Tucson for peu de temps. En été 1862, Les forces de l'Union de Californie les obligèrent à fuit Tucson. Mowry fut arrêté comme «sympathisant unioniste, espion et traître» et emprisonné brièvement à Yuma. Un déserteur confédéré, Jack Swilling, émigrera vers le nord et fondera Phœnix. Certains proclamèrent qu'Ochoa entrevoyait le destin de l’État, par son départ, « Dès aujourd'hui, je vivrai pour vous voir partie d'ici dans de plus mauvaises conditions que vous me faites»; En effet, il revint dans le vieux pueblo et rétablit ses diverses activités. Finalement, Abraham Lincoln reconnu la légitimité de l'autonomie de l'Arizona le 24 février 1863. Ornée de gages d'oiseaux en bambou, de faisans et de paons, l'hacienda d'Ochoa à Tucson, devint, après la guerre civile, la point de ralliement des familles les plus importantes de Tucson, des visiteurs et des desseins progressistes. Réputé pour la douceur de ses manières, pour sa générosité et sa courtoisie, il aimait à se rouler des cigarettes dans un cornet de mais. Plus tard dans la vie, il se maria et couvrit sa jeune épouse des meilleurs lins et soies, des vêtements les plus élégants que le commerce urbain mexicain pouvait offrir. En 1875, en tant que Maire de Tucson, premier et seul mexicain à l’être, Président du comité scolaire, il combattit une législature territoriale récalcitrante et une évêque catholique dominateur en levant tout seul des fonds, en offrant des terres afin d'y établir la principale école public de Tucson.(Trois ans plus tôt, comme Président du comité pour l'éducation publique, il construisit le premier système d'éducation durable à Tucson après l'échec des premiers essais.). Au printemps de 1876, le Citoyen d'Arizona déclarait: «Ochoa agit constamment pour le bien du public,» et concluait« il est l'ami véritable et utile du pauvre méritant, de l'opprimé et d'un bon gouvernement.» En 1877, Ochoa plaça littéralement la dernière tuile de la pergola de la façade de l'école terminée. Et le journal de commenter «Le zèle et l'énergie que Monsieur Ochoa à porter à l'éducation publique doit lui donner une place importante au rôle d'honneur pour lui permettre d’être plus près encore de ses concitoyens, il a tellement fait pour préparer la jeunesse au combat de la vie.» Le chroniqueur militaire John Bourke, qui servit dans les campagnes des guerres Apache avec le Général George Crook, décrivait Ochoa comme “un des homme les plus aimables et les plus courageux de tout le sud ouest et citait aussi un compagnon pionnier: «c'était l'homme typique de la frontière, entier, agressif, fertile en ressource, se moquant du danger, rarement arrêté par un obstacle, en bref possédant justement ces qualités essentielles à la fondation d'un nouvel état.» Mais c'est la défense de l'Union à Tucson qui restera son plus grand héritage. Cinquante ans plus tard, avec un état en voie d’institutionnalisation, le Quotidien d'Arizona rappelle à ses lecteurs que le pionnier mexicain fut le seul à soutenir l'Union.

06/01/2012

Les idées de l'Inde dans le monde gréco-romain

Il est courant de parler des idéologies des civilisations, mais existent-elles ? Par exemple, les doshas de l'Âyurveda sont une classification trinitaire basée sur le système cognitif védique. Platon introduit un système similaire : les trois humeurs, dans la médecine grecque ou la respiration tient un rôle central(pneuma en grec). Mais la place centrale de la respiration (prana en sanskrit) est déjà représentée dans la pensée védique ancienne. Donc, admettons avec Filliozat (1970) que Platon ait emprunté les notions de vent, de glaire et de bile de la théorie primitive tridosha et que cette transmission s'est opérée par l'empire perse ? D'autre proclament que les similarités entre les systèmes médicaux grecs et indiens doivent être le résultat d'un héritage indo-européen partagé et ce qui peut apparaître indien est en fait indo-européens. La démonstration de Dumézil sur les catégories tripartites fonctionnant aussi ailleurs dan le monde indo-européen, confirme ce point de vue. Dumézil argue que les religions indo-européennes possèdent trois fonctions hiérarchiques : la souveraineté sacrée, la force et la fécondité représentées par les catégories de Brahman, Rajan (ou Kshatra) et Vish. La souveraineté religieuse et politique est conçue sur le mode dualiste : le roi magicien et le juge prètre. En Inde, cette dualité est incarnée par le rôle du Rajan et du Brahman ; à Rome, par Rex et Flamen. Même les noms sont similaires ! Dumézil dans son Mitra Varuna en 1948, montre que le roi magicien (Varuna en Inde ou Romulus à Rome) initie l'ordre social par la violence alors que le juge prêtre (Mitra en Inde ou Numa à Rome) le développe par la paix. La souveraineté magique procède par les moyens du crédit et des dettes et la souveraineté juridictionnelle utilise les pactes et la croyance. Ce schéma est invariant dans le temps : le culte christique montre un fils sauveur et intercesseur juxtaposé un père vengeur qui punit. D'autres ressemblances entre les religions indiennes et grecques telles la société esquissée dans le Mahabharata et les poèmes homériques. La métempsycose est connue des deux cotés. L'imagerie d'un monde ovoïde, si centrale à la pensée védique est réécrite plus tard dans les légendes orphiques. Selon Rawlinson (1975), " la ressemblance entre les deux légendes est trop évidente que pour être accidentelle ". Ces parallèles sont soit le résultat d'une même origine, de la migration ou de la diffusion culturelle et sans doute, d'une combinaison des trois. En elles-mêmes, elles ne peuvent nous aider à déterminer l'histoire du système, mais l'articulation du schéma de base possèdent différentes caractéristiques dans des régions distinctes. C'est ce style, cette articulation qui représente l'idée de civilisation. Une représentation plus claire se trouve dans l'art, la peinture, la musique et la littérature. Considérons la notion de l'ego dans les dialogues des Upanisad, c'est l'essence du Veda, son savoir secret. Une emphase similaire sur la connaissance de soi est introduite dans le monde grec par les pythagoriciens et les orphiques. Correspondant aux trois gunas : Sattva, Rajas et Tamas, Platon parle de trois catégories : logistikon, thumos et epithumia et utilisait aussi une classification en trois parts de la société. Selon Lomperis (1984), " Platon, par les pythagoriciens et les orphiques subit l'influence de la pensée indienne sans peut-être savoir qu'elle venait d'Inde " Indépendamment de l'origine de ces idées, il est clair qu'ils existaient d'importants parallèles culturels, à leur époque, entre la Grèce et l'Inde. Mais ce sont aussi ces différences significatives qui font l'originalité des civilisations. L'amplification des idées du moi et de la société apparurent de manières différentes dans les deux civilisations. La communauté d'intentions entre les idées védiques et la philosophie de Platon n'est pas si importante que la forme de l'exposition, avec ses saveurs diverses qu'on peut appeler indienne ou grecque. On peut se demander s'il est possible de remonter avant les philosophes grecs et observer l'évidence d'idées transculturelles avant qu'elle ne s'assimile. Les innovations en art et en connaissances scientifiques, épaulées par l'archéologie et les matériaux textuels, peuvent aider à délinéer les processus sur la base pivotante des transformations culturelles. L'intrusion des peuples de l'Inde, et, sans doute, de leurs idées, au Moyen-Orient est bien connue. Un élément indien faisait partie des Mitanni qui, vers le quinzième siècle av.J.C., répandirent leur pouvoir des rives de la Méditerranée aux montagnes de Zagros. Dans un traité avec les Hittites, le roi des Mitanni jure par les dieux indiens Mitra, Varuna, Indra et Nasatya. D'autres documents Mitanni, découverts dans les archives de Bogâzköy (Hittite) et d'El Amarna (Égypte) met clairement en évidence les influences indiennes. Les textes hittites sur l'entraînement des chevaux et sur le charroi utilisent des chiffres en sanskrit. Un texte hourrite se sert du sanskrit pour décrire la couleur des chevaux. Les Kassites ou Hourrites qui régnèrent en Mésopotamie durant plusieurs siècles au second millénaire avant Jésus-Christ possédaient un élément indien représenté, là comme ailleurs dans la région, par une aristocratie gouvernante. Il a peut-être joué un rôle dans le développement des représentations culturelles de l'Égypte et du Moyen-Orient au second millénaire av.J.C. Le début de cette invasion spécifique se situe autour de 1.800 av.J.C. Vers 1.650, un peuple indien occupa le delta du Nil pour un siècle, il est désigné sous le nom d'Hyksos, " Les princes étrangers ". Les nouvelles visions eschatologiques et les innovations mythologiques sont prises comme preuve de cette présence, séquence logique de leur présence en Asie de l'Ouest. Une invasion antécédente des idées de l' " orient " en Égypte a été supposée par la lecture des " textes de pyramides " vers 2.600 av. J.C. L'activité militaire du roi des Hittites, Hattusilis est considérée comme le moteur de ce processus. Mais cette période ancienne ne nous concerne pas ici. Le souvenir de la suprématie de la région indo-iranienne dans les idées religieuses et concomitamment artistiques est préservé dans un texte ancien Pahlavi. Le monde est divisé en trois régions : l'Ouest (Rome avec des riches ; Le nord et l'est(Turkestan et les déserts) à la turbulence martiale, le sud (Iran et Inde) avec "la religion, la loi en plus de la royauté suprême ".(Dumézil 1973). Le Moyen-Orient a-t-il servi de conduit aux idées indiennes ? " Dans ce texte, nous tracerons le passage de certaines idées indiennes en art et en astronomie vers le monde gréco-romain. Nous montrerons comment cela nous aide à comprendre l'antique interaction entre l'Inde et l'occident en phase avec les découvertes récentes des archéologues. Le Langage du Mythe Le langage du mythe représente la connaissance astronomique et spirituelle. Santillana et von Dechend, dans leur " Moulin d'Hamlet " (1969) montrent les similarités structurelles de nombreux mythes de l'ancien monde. Ils lisent ces mythes comme la narration des cadres perpétuellement mouvants d'une précession. Les mythes exposent aussi les transformations qui se déroulent dans les mentalités. Ce sens dual peut fournir une imagerie spécifique rendant son compte rendu possible. Considérons Venus, planète, déesse romaine de la productivité naturelle et aussi de l'amour et de la beauté. Les Grecs l'appelaient Aphrodite et aussi Eosphoros ou " celle qui apporte la lumière, quand elle apparaît l'étoile du matin et Hesperos quand elle apparaît comme l'étoile du soir. On croit qu'au début les Grecs ne savaient pas si c'était la même étoile mais à l'époque des pythagoriciens, son identité était connue. La Venus romaine dérive, par ses caractéristiques de l'Aphrodite grecque qui en retour semble l'héritière de l'Ishtar babylonienne. On attribue, dans la légende grecque d'Aphrodite, sa naissance à Kupris ou Chypre ; Kupris, déesse féminine est dérivée du masculin Kupros. En Inde, l'attestation du Rigveda (10.123) nomme Vena la planète Venus et Shukra dans es textes ultérieurs. Nous avons alors une affinité linguistique entre ces noms Venus et Vena, Kupros et Shukra. Le Rigveda décrit deux aspects de Venus : la première, comme Gandharva patronne du chant et des arts et l'autre, fils est fils du soleil et d'un asura. Ces conceptions conjuguées avec la signification de Vena : " appartenir " et " amour " mène aux mythologies plus tardives trouvée en Inde ainsi qu'en Asie de l'Ouest. Alvarez en 1978 a suggéré que les représentations des déesses en Mésopotamie et plus tard subirent l'influence des idées indiennes. Une évocation des premières conceptualisations de la déesse peut nous aider à établir une chronologie des idées en Inde. Aphrodite, comme Lakshmi, est née de la mer Mais l'histoire indienne est techniquement plus convaincante Puisque la naissance est obtenue par barattage, comme on fait du beurre avec du lait alors que la circonstance de la naissance d'Aphrodite n'est pas décrite. Ishtar ne peut précéder Vena, car elle n'est qu'un des nombreux éléments de l'hymne du Rigveda 10.123. Vena connaît le secret de l'immortalité ; ce qui fait, sans doute, référence au fait que Venus émerge à nouveau après avoir été obscurcie par le soleil. Dans les gloses puraniques, Shiva avale Shukra, et est, plus tard, vomi sous forme sperme. C'est un jeu sur l'étymologie de Shukra comme " brillant "Les Puranas nous enseignent comment Les dieux apprenent le secret de l'immortalité de Shudra par subterfuge. Il y a un autre souvenir de l'immortalité de Venus dans le mythe du phénix homonyme de Vena, il ressuscite, réchauffé par les rayons du soleil. Les sources indiennes nommément le Rigveda et les Puranas, explique toute la base du mythe du Vena-Shukra mythe à plusieurs niveaux. En Mésopotamie, en Grèce et à Rome, il n'y a que des suggestions éparses pour mener à la conclusion que ces idées voyagèrent d'Inde en Europe par la Mésopotamie. Les spécialistes de la mythologie comparative mirent en évidence d'autres parallèles. Dumézil (1970, 1983) a comparé les épisodes épiques des Puranas avec les mythes d'une variété de peuples européens et a pu détailler des similarités cruciales. Dumézil évoque les racines trinitaires de la pensée indo-européenne pour expliquer cette similarité, il est plus probable que des histoires se sont transmises telles que celles, tardives, des fables indiennes et des Jatakas. Les histoires indiennes s'accordent à leur propre logique et les auteurs encyclopédiques des Puranas n'eurent aucune peine à en produire en grandes quantités. L'exposition des mythes dans les textes indiens est complète et explicative ce qui n'est pas le cas pour ceux des européens qui sont plus hétérogènes. Nicholas Kazanas (1998) montre que le Rigveda contient une portion nettement plus importante de l'héritage mythologique indo-européen commun. En fait, à peine un motif majeur commun à deux ou plus des autres branches qui ne se trouvent pas dans le Rigveda, c'est encore plus vrai dans la littérature Purana Astronomie Durant de nombreuses années le point de vue conventionnel voulait que l'astronomie indienne soit essentiellement dérivée des sources grecques et mésopotamiennes. Parce, qu'à l'époque, on croyait que les Indiens ne possédaient pas la tradition d'un empirisme raisonnable. Roger Billard (1971) a prouvé, grâce à l'utilisation de l'analyse informatique, que c'était faux et que les paramètres de la période Siddhantique étaient exacts pour la date des textes établissant ainsi qu'ils ne pouvaient être empruntés à d'autres vieilles sources à l'extérieur du pays. Pendant ce temps, notre compréhension de l'astronomie a complètement changé. Un code astronomique, découvert, dans l'organisation des livres védiques. L'astronomie des autels de feu, védiques est aussi mieux comprise (Kak 1994, 1995, 1996a,b). Ces découvertes indiquent une longue tradition d'observation astronomique en Inde. L'origine des mathématiques indiennes est aussi beaucoup plus ancienne qu'on ne le pensait jusque là. Remontons plus en amont des débuts de l'histoire de l'Inde qui remontent à 40.000 ans, par l'art rupestre trouvé dans de nombreux sites du sub continent (Wakankar 1992). Il est presque certain de l'étude du ciel, existe depuis longtemps si on en croit les peintures rupestres. Un sceau amulette de Rehman Dheri (2400 av.J.C.) indique que le système du nakshatra est très ancien. Le sceau montre une paire de scorpions au recto et deux antilopes au verso. L'argument (Ashfaque 1989) que le sceau représente l'opposition entre Orion (Mrigashiras ou tête d'antilope) et le Scorpion (Rohini) nakshatras. Il existe une autre relation entre Orion et Rohini, c'est le nom d'alpha Tauri, Aldebaran. Le fameux mythe védique de Prajapati en Orion, personnification de l'année, désirant sa fille (Rohini) (par ex : Aitareya Br. 3.33) représente l'époque quand le début de l'année passe d'Orion à Rohini. Pour cette " transgression " Rudra (Sirius, Mrgavyadha) coupe la tête de Prajapati. On a suggéré qu'une des antilopes représente la décapitation d'Orion, ce qui semble être une représentation très raisonnable de l'iconographie du sceau. On a de bonnes raisons de penser que de nombreuses constellations furent nommées au troisième millénaire avant l'ère chrétienne. Ce qui expliquerait les appellations données par le Rigveda à celles-ci, telles les Rikshas (La Petite Ourse et la Grande Ourse), Les deux chiens divins(Le Grand Chien et le Petit Chien, les Gémeaux (dans le Cancer), La Chèvre (Capricorne) (Canis Major et Canis Minor), les gémeaux (dans le Cancer), et le vaisseau d'Argos sont les mêmes en Europe. D'autres constellations évoquent des événements mythologiques similaires : Prajapati en Orion présentant sa décapitation, Osiris comme Orion quand Seth le tue. Le Vedanga Jyotisha de Lagadha (1300 av.J.C.) est un des textes védiques subsidiaires et son contenu doit être considéré grosso modo sur un plan comparable avec celui des Brahmanes et autres textes post védiques ainsi que le Vedanga Jyotisha qui arrive à une période bien ultérieure. Les Puranas contiennent aussi un grand nombre de matériel très ancien et leur astronomie apparaît, sous tous les angles, bien antérieure à l'Aryabhata et ainsi nous procurent des indices sur l'évolution de la pensée astronomique. On a longtemps considéré que l'astronomie siddhantique de l'Aryabhata trouvait son origine principalement dans les idées mathématiques de la Grèce et de Babylone. Vue inspirée, d'une part, par le fait que deux des cinq Siddhantas dans le Panchasiddhantika du Varahamihira nommément Romaka et Paulisha, paraissent être liés À l'ouest par les noms Rome et Paul. Mais le modèle planétaire des premiers Siddhantas est, élémentairement, l'extension de la théorie des orbites du soleil et de la lune dans le Vedanga Jyotisha. De plus, la compilation des cinq Siddhantas pré-Aryabhique dans le Panchasiddhantika (PS) du Varahamihira pose la question du développement graduel des idées à laquelle on en peut répondre, en l'examinant, que difficilement. L'affirmation d'absence de traditions d'observations astronomiques chez les Indiens, continue à se répéter par des auteurs peu attentifs. Mais Billard (1971) a montré que les paramètres des différents Siddhantas se trouvaient ajustés à leur temps. L'idée d'évaluer le diamètre du soleil à cinq cent fois le diamètre de la terre, venait-elle des uns ou des autres. Kak (1998) a montré récemment que cette distance est présente dans le Panchavimsha Brahmana, précède l'astronomie grecque dans toutes ses évidences. il a présenté les détails techniques du corpus ailleurs (ex : Kak 1998c). La conclusion principale de ces découvertes est que l'astronomie indienne la plus ancienne précède celle de la Mésopotamie. La trace des certaines idées indiennes se trouvent en Mésopotamie au cours du second et du premier siècle avant l'ère chrétienne. Elles furent, subséquemment transmises en Grèce. Art Sur les bases de l'évidence donnée ci-dessus, il n'est pas surprenant que les thèmes et les motifs de la sculpture et des derniers sceaux d'Harappa. dont l'un d'entre eux, est l'image du héros, la figure de Gilgamesh, se répètent au Proche-Orient et en Grèce (Kak 1998a). Ce qui rend vraisemblable l'idée d'une interaction entre l'inde et les régions occidentales autour du troisième millénaire avant l'ère chrétienne. Jetons un coup d'œil sur quelques formes comparatives spécifiques. Héros, Sacrifice Le Kirttimukha, un gardien de la marge, est daté assez tardivement dans l'art indien, en adéquation avec la tradition mythologique. Zimmer (1946) tente de démontrer que l'image de la gorgone doit être vue comme une interprétation grecque ludique du Kirttimukha assimilé à une légende différente. Napier (1986, 1982) appuie cette thèse en suggérant les que marques du front de la Gorgone et que l'œil unique des cyclopes sont des éléments indiens, production proto sociale de l'interaction avec les fantassins indiens qui combattaient dans les armées perses. Mais, la Grèce, aussi, accueillait des marchands indiens. Le fait que le nom de la cité mycénienne grecque de Tiryns, L'endroit ou se trouve les monuments les plus anciens de la Grèce, est le même que celui du peuple de marins le plus puissant de l'Inde appelé Tirayniens (Krishna 1980). Napier a montré que l'histoire de Persée et de la Gorgone convergeait avec des éléments indiens, plus particulièrement en relation avec les mythes de Lycie. " Ce royaume ancien prend sa place, principalement, dans la mythologie grecque comme une localisation de l'exotisme : là-bas se trouve l'ivoire, les paons, les " vaches aux yeux innombrables ", on s'y amuse et on l'assimile à l'esprit pré classique qui trouve tout exotique. Au British Museum, nous trouvons une construction lycienne, avec son toit, descendant clairement d'un ancien style sud asiatique. La démonstration de cette hypothèse ne se limite pas à ce qui pourrait sembler être une similarité superficielle, ni des nombreuses références auxquelles la Lycie est associée, mais dans le nom même de la structure qui date du milieu du quatrième siècle av.J.C. : la tombe gréco-indienne, s'il y en avait une, de Payava. Et qui étaient les Tirayniens, sinon les ancêtres des plus fameux clans indiens, les Pallavas et les Cholas ? " (Napier 1998). Art Funéraire La mythologie indienne possède de riches descriptions de la cité d'Indra, le paradis, avec ses nénuphars et ses jardins. Octavio Alvarez (1978) suggère que ces thèmes védiques, de l'au-delà, sont croqués sur les tombes étrusques. Il suit la transmission de ces thèmes via l'Égypte ou les âmes n'étaient plus reçues par la tragique déesse de la mort Osiris, mais par Athor, l'enchanteresse, déesse de la joie et de l'amour comme dans la conception primitive gréco-romaine ou les âmes étaient supposées vivre " sans diaphragme ", c'est à dire, privées de nourriture et de sexe. Mais finalement, l'idée du paradis védique, quand, dans la cité d'Indra, tout est jeunesse et plaisir, déplace ces vues plus anciennes et Alvarez est à même de démontrer les nouveaux symboles de résurrection utilisée dans l'art étrusque et l'art funéraire plus tardif. Il établit la relation entre les nénuphars dans la mythologie gréco-romaine et les apsarases of the de la mythologie védique. Prenons note du fait que l'interprétation occidentale de l'au-delà védique fonctionne comme un rendu littéral de la métaphore. Le paradis védique transcende l'espace et le temps et représente l'absorption dans le Brahmâ. Et il est fascinant que la notion de paradis comme jardin de plaisir fut adopté plus tard par l'Islam. Alvarez peut expliquer l'iconographie des sarcophages marins étrusques, de manière très convaincante en usant des parallèles indiens. Il décrit huit éléments de base : 1. La scène de l'océan céleste, refuge des âmes disparues qui ressemble au paradis d'Indra. 2. Les femmes sont les apsarases, nymphes des eaux. Sur les sarcophages anciens, l'imagerie sépulcrale revêt la coiffure et les pendants d'oreille, mais sont, sinon, nus conformément aux modèles indiens. Ils sont vus intentionnellement avec des ventres proéminents et de gros postérieurs, drapés à la manière indienne 3. Les bébés sont les âmes du disparu qui réaparait au paradis, réapparition semblable à une résurrection. 4. Les fleurs sont les véhicules naturels de la résurrection comme celle qui vient du lotus. 5. L'allaitement des âmes enfants montre la réception et le nourrissement par les ôtes célestes 6. Les centaures de la mer sont les gandharvas, contrepartie males et amants des asparses. Ils ont des nageoires et des queues de poisson pour les différencier des centaures gréco-romains. 7. Les amorini qui remplissent l'atmosphère des symboles méditerranéens et dénote l'océan céleste, si brillamment décrit dans l'eschatologie indienne 8. Le portrait du décédé montré dans un coquillage, sans doute pour indiquer la renaissance dans " l'Océan Céleste " D'autres éléments indiens sont présents dans l'iconographie telles passementeries et noix de bétel Le Chaudron de Gundestrup Considérons le cas du chaudron de Gundestrup, découvert au Danemark, il y a une centaine d'années, Ce vase d'argent, daté autour du milieu du deuxième siècle av.J.C.. Ses flancs sont garnis de scènes variées de guerre et de sacrifice, divinités luttant avec des animaux, déesse flanquée d'éléphants, une figure méditative portant une ramure de cerf. Le parallèle est suggéré par les éléphants, complètement hors de contexte en Europe et par la déesse à la pose yogique. Si on en croit l'historien de l'art Timothy Taylor (1992), " Une tradition technique et picturale partagée s'est étendue de l'Inde à la Thrace ou le chaudron fut fait, pour se retrouver au Danemark. Les rituels yogi, par exemple, peuvent s'inférer des poses montrant l'homme portant la ramure sur le chaudron et d'une figure à tête de taureau sur une matrice de sceau du Mohenjo-Daro. Trois autres liens indiens : les bains rituels des déesses avec les éléphants( la déesse indienne est Lakshmi) ; les dieux à figure circulaire (Vishnou) ; La déesse aux cheveux tressés avec des couples doiseaux(Hariti) ". Taylor se demande si ce ne sont pas des classes d'artisans itinérants indiens, un peu semblables aux gitans en Europe, eux aussi originaire de l'Inde, étaient, peut-être, les créateurs du chaudron. Terres cuites égyptiennes Harle (1992) les a examinées découvertes par Petrie à Memphis en Égypte et il les croit indiennes, elle date de l période gréco-romaine et il est convenu qu'une colonie indienne existait à Memphis à partie du cinquième siècle avant l'ère chrétienne. Renouvellant l'évidence, Harle conclut que les figurines furent fabriquées par des colons indiens. Il souligne que la pose, dans les deux cas sont lalitasana et rajalilasana. Il ajoute : " La sensation plastique, quoi qu'il en soit, difficile à définir, est aussi indienne " il y a d'autres formes qui évoquent aussi certaines figures indiennes : la corpulence, un genre de dhoti comme vétement d'en bas rt dans un cas, un petit bras à droite et un foulard sur l'épaule gauche, toutes ces formes ramènent au Pancika (Kubera) indien de Gandhara et des sculptures Panchika et Hariti du musée de Peshawar''. Les figures comprennent aussi celle qu'on a traditionnellement pour Harpocrate, le fils d'Isis et d'Osiris. Mais il est possible que pour les colons indiens la figure représente Krishna-Vasudeva comme l'enfant dieu. Deux bronzes de cet enfant dieu ont été trouvés à Begram et Taxila. Le contexte archéologique En étudiant l'interaction entre l'Inde et l'Europe, on doit noter que les dernières découvertes archéologiques placent les indo-aryens, fondateurs de la tradition littéraire indienne, dans l'Inde même (Feuerstein et Al 1995). Les antécédents de la civilisation d'Harappa remontent en inde à 8.000 ans avant l'ère chrétienne. On ne sait pas si cette tradition dérive ou de la tradition de l'art des roches(40,000 av.J.C.). Mais on ne peut lire aucune évidence de discontinuité dans les minutes archéologiques, les seules ruptures sont dues à des facteurs écologiques. Suivant Shaffer et Lichtenstein (1998), qui sont contre le modèle invasion/immigration, " alors que les données s'accumulent pour étayer la continuité culturelle dans les périodes préhistoriques et historiques, une restructuration considérable des paradigmes interprétatifs doit s'opérer, nous rejetons vivement les interprétations historiques simplistes, qui datent du dix huitième siècle et qui continuent à s'imposer à l'histoire culturelle de l'Asie du sud. Ces interprétations se trouvent significativement diminuées par l'ethnocentrisme européen et son héritage colonialiste et raciste ". La littérature indienne se souvient d'évènements qui remontent au quatrième ou au cinquième millénaire av.J.C. La présence de l'élément indien au Proche Orient au second millénaire av.J.C. devrait se lire comme une invasion de l'Inde ou de groupes indianisés culturellement. L'assèchement de la Sarasvatî autour de 1.900 av.J.C. qui induisit une relocalisation majeur de la population centrée sur les vallées du Sindhu et de la Sarasvatî, serait aussi un événement qui aurait contribué à l'immigration vers l'ouest. C'est peu après, que l'influence indienne apparaît partout en Asie de l'ouest, en Égypte et en Grèce. Dans ce texte nous avons révisé quelques éléments de l'astronomie indienne en Grèce, une étude sur l'art nous a montré l'évidence d'une présence indienne dans le monde gréco-romain comme dans le cas de la Gorgone, du sarcophage marin de Rome, des figures yogique et autres déités sur le chaudron de Gundestrup et des figures de Memphis, en argile cuite. Nous pensons que l'ancienne Eurasie entretenait des interactions et un commerce considérable à l'intérieur de ses régions. Processus complexe dont les migrations faisaient, sans aucun doute, partie. La diffusion des idées étant un élément important du commerce, nous avons vu ici, quelques exemples d'idées artistiques et astronomiques qui voyagèrent d'est en ouest et vice et versa.


Bibliographie

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12/12/2011

les maniaques sexuels à la conquète du monde

la médecins des États-unis et d'Europe ont du admettre que la sexomanie, mot encore récemment utilisé à des fins humoristiques est, en réalité, une maladie sérieuse comparable à la dépendance aux drogues et à l'alcoolisme. La vie contemporaine nous défie par ses tensions quotidiennes et certains ne peuvent passer le test. les rangs discordants des malades mentaux sont renforcés par ceux, qui hier encore étaient parfaitement normaux. Il existe une grande variété de dépressions, en dehors des différents désordres sexuels, elles sont particulièrement nombreuses chez ceux que l'on nomme les sexomaniaques. En 2007, Un rapport officiel a été rédigé par un groupe de savants influents de l'université du Minnesota après de nombreuses recherches et expérimentations. A la suite de la reconnaissance officielle de l'existence de telles affections, des sociétés ouvertes ou anonymes de ceux qui en souffrent se sont répandues à travers le globe. Valery Zaleski, psychosexologue nous parle des détails des dernières variantes de ces maladies. D'après cette étude, pas plus de 3 à 5 % de la population générale en souffre, gens menés par le désire spontané d'accomplir des actes sexuels, ce qui leur crée un gros problème. La plupart professe une orientation sexuel traditionnelle ou homosexuelle et développe un délire compulsif et le  désir irraisonnables d'avoir des relations sexuelles à n'importe quel prix. Ces gens peuvent abandonner la nourriture, l'eau et d'autres joies de la vie au profit de plaisirs charnels.

"Le symptôme principal de ce désordre mental est un désir inexplicable pour le sexe, parfois, ces patients ne veulent expliquer ce qui leur arrive."  Ils feraient n'importe quoi pour satisfaire leur désir charnel, aux limites de la pathologie. Dans le but de se satisfaire, ces malades sont prêts à tout et usent même d'objets inanimés. La manifestation la plus commune et la mieux documentée, au Canada, par exemple, c'est celle d' hétérosexuels mâles qui s'introduissent dans les consultations gynécologiques, déguisés en médecin pour  essayer d'inspecter l'appareil génital des femmes. "Dans ma pratique," dit Zaleski, "cela n'existait pas, Quoi qu'il en soit, l'usage de  jouets sexuels en public est assez fréquent, au travail, au théâtre, au cinéma, dans les restaurants. Dans la plupart des cas, les protagonistes exercent ce qu'on appelle des professions créatives, ils blâment leurs désirs refoulés afin d'exercer leurs besoins charnels par des explosions d'énergie, de la décharge émotionnelle, à la recherche d'idées créatives."

Le Belarus, dans le traitement de nouvelles maladies de masse ou de désordres mentaux, apparaît à l'extérieur de cet univers en restant intact. La grippe porcine et la grippe aviaire, tous les degrés de la malaria n'ont absolument rien a voir avec ce pays. La maniaco dépression invasive, ici, n'existent  pas. Mais qu'en est-ils des désordres sexuels non contagieux?
Contrairement aux États-Unis, au Canada, en Australie et à  quelques pays européens, la sexomanie ainsi qu'un bon nombre de déviations sexuelles ne sont pas reconnues officiellement par les médecins. La plupart des patients souffrant de ces symptômes, sont classés comme souffrants d'autres désordres de type psychosexuel, comme par exemple, les problèmes d'érection.

Aujourd'hui, le remède le plus couramment utilisé est un groupe d'antidépresseurs qui supprime le désir sexuel et réduit la sensibilité à l'orgasme. Cette méthode, est utilisée par un grand nombre de spécialistes au Canada et aux États-Unis. En Belarus, les médecins n'utilisent pas ces médicaments. Si un patient ressent un désir sexuel de nature inexplicable, il est préférable qu'il voit d'abord un psychologue qui vous aidera individuellement à développer un programme de thérapie intensive. Zaleski, déguisé en maniaque sexuel, a cherché longuement sur l'internet et les réseaux sociaux après les sociétés de maniques sexuels censées exister en Europe. Ils existent derrière des portes fermées et ce n'est pas la fonction de ces organisations de traiter la maladie, ce sont de simples réunions de gens aux intérêts intimes communs. "On connaît peu la sexomanie cybernétique, nouvelle sous espèce de désordre psychosexuel dont la représentation principale est le désir obsessionnel de se faire plaisir ou la promotion de l'acte sexuel  à l'aide des matériels de nature sexuelle mis en vente sur la toile. En option, vous pouvez louer une maîtresse virtuelle qui veut obtenir du plaisir charnel à distance." La plupart des client ont de 17 à 25 et de 40 à 50 ans d'âge. Si on en croit la société américaine pour l'avancement de la santé sexuelle, on ne connaît pas le nombre de patients souffrant de sexomanie cybernétique. Mis la lecture des sources de données donne à penser qu'ils sont plus de neuf millions. De plus, en quelques années le nombre de psychiatres sexologues spécialisés est passé de moins de 200 à plusieurs milliers, et chaque grande ville dispose dorénavant, d'un centre spécialisé. il est intéressant de constater, qu'au cours de ces dix dernières années, les adolescent et les vieillards ont remplacés les hommes d'entre deux âge comme clientèle. Beaucoup se sont faits"attrapés" et envoyés dans des centres médicaux parce que leur parentèle avait vu le grand-père qui regardait sur porno sur internet ou qu'elle avait trouvé des messages de nature sexuelle sur le téléphone de leur enfant de 12 ans.

Les experts pensent qu'il s'agit du même type d'intoxication que celles des drogues et de l'alcool. Ce genre de patient doit toujours maintenir un haut taux de dopamine dans leur corps,  substance qui stimule l'aire du cerveau responsable du plaisir