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18/12/2012

Frontières de sang

A quoi ressemblerait un meilleur Moyen-Orient ?

Les Frontières internationales ne sont jamais tout à fait justes. Mais le degré d'injustice infligé subis par ceux qu'elles réunit ou qu'elle sépare font une énorme différence, souvent celles entre de l'oppression, de la tolérance et des atrocités, de la loi et du terrorisme et même entre la guerre et la paix.

Les frontières les plus tordues et les plus arbitraires se trouvent en Afrique et au Moyen-Orient. Dessinées par des européens qui avaient eux-mêmes le plus grand mal du monde à définir les leurs, Les frontières de l'Afrique continuent à provoquer la mort de millions d'africains.

Mais les frontières du Moyen-Orient "génèrent plus de problèmes qu'elles ne peuvent en consommer localement" pour citer Winston Churchill. Le Moyen-Orient détient bien plus de problèmes en plus de ses limites territoriales disfonctionnelles, de la stagnation culturelle par une inégalité scandaleuse jusque qu'à l'extrémisme religieux. Le grand tabou qui nous permet d'éviter de comprendre les multiples faillites régionales n'est pas l'Islam mais bien les terribles mais sacro-saintes frontières révérées par nos propres diplomates.

Naturellement aucun ajustement de frontière aussi draconien soit-il ne saurait rendre heureuses toutes les minorités du Moyen-Orient. Dans certains cas, des groupes ethniques et religieux vivent ensemble sans problèmes socialisent et s'inter marient. Ailleurs, des réunions basées sur la loi du sang ou sur les croyances ne sont pas aussi joyeuses que leurs chefs respectifs le souhaitent.

On pourrait tenter de redresser les tricheries frontalières dont ont souffert les groupes de populations les plus significatifs, tels les Kurdes, les Baloutchis et les Arabes chiites sans pour autant tenir une comptabilité adéquate à propos des chrétiens du Moyen-Orient, des Bahaïs, des Ismaéliens, des Soufis et de nombreuses autres minorités numériquement plus faibles.

Un tort qui vous hante, tel les massacres des Arméniens par l'Empire Ottoman moribond, ne pourra jamais se payer d'une cession ou d'un échange de territoire. Toutes ces injustices, sans révisions de frontières majeures, ne trouveront jamais réparation.

Même ceux qui abhorrent l'idée d'altérer les frontières seraient bien inspirés de s'engager dans un exercice qui tenterait de concevoir des amendements aux frontières nationales, plus justes, sinon toujours imparfaits du Bosphore à l'Indus. Le talent des états, à part la guerre, n'a jamais développé des outils très pratiques, pour trouver une solution aux conflits frontaliers.

Un effort mental pour tenter d'appréhender les frontières "organiques" nous aide à cerner l'étendue des difficultés auxquelles nous continuerons à avoir à faire. Il s'agit de difformités colossales, gigantesques façonnées par la main de l'homme qui ne cesseront jamais de générer de la violence et de la haine tant qu'elles ne seront pas corrigées.

Pour ceux qui refusent de penser l'impensable, qui déclarent que les frontières ne doivent pas changer et que tout va bien comme çà, il ne faut pas oublier que les frontières n'ont jamais cessé de changer aux cours des siècles. Elles ne sont jamais restées statiques et de nombreuses d'entre elles du Congo, au Kosovo et dans le Caucase, changent même aujourd'hui (tandis que les ambassadeurs et les envoyés spéciaux se mirent dans le hublot pour vérifier si leur col est bien mis)

Sans oublier un autre petit secret bien sale vieux de 5.000 ans, les travaux de nettoyage ethnique. Pour que les Juifs aient quelque chance de vivre en paix avec ses voisins, ils devraient retourner vers les frontières d'avant 1967, (avec des ajustements nécessaires pour la sécurité locale). Mais la question des territoires entourant Jérusalem, ville tachée de milliers d'années de sang, peut ne pas trouver de réponse pendant plusieurs générations supplémentaires. Tous les partis ont changé leurs dieux en magnat de l'immobilier. Ces batailles tenaces et peu homériques, restent sans rivale face aux gloutonneries pétrolières et aux contredanses et autres passe-pieds ethniques.

Laissons de coté la question trop étudiée des Juifs et des Arabes pour nous intéresser à ce qui est studieusement ignoré. L'injustice la plus frappante dans ces terres notoirement injustes entre les Balkans et l'Himalaya est l'absence d'un état kurde indépendant la population de Kurdes qui vivent dans des régions contiguës du Moyen-Orient est, selon les estimations de 27 à 36 millions (les chiffres sont imprécis parce qu'aucun état n'autorise un recensement honnête.) Plus importante que la population irakienne, même les chiffres les plus bas font des Kurdes le groupe ethnique le plus important au monde, sans un état qui soit le sien. Les Kurdes se sont trouvés opprimés par tous les gouvernements qui contrôlèrent les collines et les montagnes depuis Xénophon.

La coalition et ses partenaires ont raté la glorieuse occasion de corriger cette injustice après la chute de Bagdad et l'Irak serait divisé en trois états immédiatement. A la fois par couarderie et par absence de vision, elle a poussé les Kurdes à supporter le nouveau gouvernement irakien, qu'ils confondent tout de suite avec un quiproquo du à sa bonne volonté. Mais soyez en sur organisez un plébiscite et l'immense majorité des Kurdes voteraient pour l'indépendance.

Comme le feraient les Kurdes de Turquie qui ont si longtemps enduré des décades d'oppression militaire violente à la dévotion de la "montagne turque", dans le but d'éradiquer leur identité. Bien le destin des Kurdes se soit un peu adouci ces dix dernières années, la répression récemment s'est à nouveau intensifié contre le cinquième oriental de la Turquie qui devrait être vu comme un territoire occupé. Les Kurdes de l'Iran, de l'Irak et de la Syrie, eux aussi rejoindraient un état kurde indépendant s'ils le pouvaient. Le refus des démocraties légitimes du globe de se faire les championnes de l'indépendance kurde est un péché d'omission humanitaire bien plus sot que bien d'autres qui excitent nos médias. D'autre part, un Kurdistan libre de Diyarbakir à Tabriz, serait l'état le plus pro-occidental entre la Bulgarie et le Japon.

Un alignement juste dans la région laisserait les trois provinces irakiennes majoritairement sunnites comme une troncature qui pourrait éventuellement choisir de s'unir à une Syrie qui perdrait sa façade maritime dans le Grand Liban. Ce serait la renaissance de la Phénicie. Le sud chiite du vieil Irak deviendrait un état arabe chiite contrôlant une bonne partie du golfe persique, avec quelques expansions aux dépens de l'Arabie Saoudite. Pour sa part, cet état subirait un démantèlement majeur aussi important que le Pakistan

Une des causes de la grande stagnation du monde arabe est le traitement que fait de Médine et de la Mecque la Famille Saoud qui considère les lieux saints comme un fief. Avec les saints reliquaires de l'Islam contrôlés par la police d'état d'une des nations les plus bigotes et les plus oppressives. Un régime qui commande à d'immenses réserves de pétrole enterré. Les Saoudiens se sont trouvés à même de projeter leur vision disciplinariste wahhabite, leur foi intolérante bien loin de leurs frontières.

L'accès de saoudiens à la richesse et par conséquent à l'influence est la pire chose qui soit arrivée au monde musulman depuis l'avènement du Prophète et la pire aux Arabes depuis la conquête (sinon mongole) ottomane

Les non-musulmans ne peuvent en aucune manière effectuer des changements dans les contrôles des cités saintes de l'Islam, mais imaginez, combien le monde musulman serait plus sain si Médine et la Mecque se voyaient gouvernées par un état sacré islamique sous contrôle enrôlé des représentants des plus grandes écoles et des mouvements majeurs, une sorte de super Vatican, ou l'avenir d'une grande foi peut y être débattu plutôt que décrété.

La véritable justice, que sans doute nous ne pourrions trop aimer, donnerait aussi les champs de pétrole côtiers aux Arabes Chiites qui peuplent cette sous-région. Le quadrant sud-est serait dévolu aux Yéménites.Confinés à leurs terres héréditaires, le Territoire Indépendant, autour de Riyad, la Maison des Saoud serait moins à même de jouer à son jeu de dupes envers l'Islam et le reste du monde.

L'Iran, non moins étrangement boutonnée quant à ses frontières perdrait une grande partie du territoire de l'Azerbaïdjan, du Kurdistan Libre, de l'Etat arabe Chiite et du Baloutchistan Libre, mais regagnerait les provinces autour de Herat, actuellement en Afghanistan, région d'anciennes affinités historiques et culturelles avec la Perse. L'Iran redeviendrait, en réalité, un état culturel et ethnique proprement perse, tout en sachant répondre à la question difficile de savoir si l'Iran conserve le port de Bandar Abbas ou le rendrait à l'Etat arabe Chiite.

L'Afghanistan perdrait à l'Ouest mais réunifierait à l'Est les tribus frontalières du Nord-ouest qui se réuniraient aux leurs. (sur la carte, comme ils le veulent et non pas nous).

Le Pakistan, autre état artificiel, perdrait aussi son territoire baloutche au profit du Baloutchistan Libre. Un Pakistan "naturel" s'étendrait à l'Est de l'Indus en plus de la grande voie de Karachi, vers l'Ouest.

Les villes états des émirats garderont leurs convictions habituelles et continueront à faire commerce des charmes de leur foi mélangée. Les cultures puritaines souffrant d'hypocrisie, comprendront et pourront très bien tolérer l'exception toujours si utile, à la règle. Les Arabes Chiites tiendront à conserver leur puissance vis-à-vis de Perses, et verront un moyen d'y arriver par cet expédient. Dubaï, par nécessité se verrait autoriser à conserver ce statut de plaine de jeu pour riches milliardaires débauchés et le Koweït restera dans ses frontières ainsi qu'Oman.

Dans chaque cas, cette redéfinition hypothétique des frontières reflète les affinités ethniques et le communalisme religieux, dans certains cas, les deux. La responsabilité des puissances occidentales, est partout présente dans ces dessins cartographiques, s'ils ne sont pas bons, on y devine au moins leurs intentions dans une région ou les populations se battaient pour émerger des humiliations et des défaites du dix-neuvième siècle.

Corriger les frontières pour refléter la volonté des gens peut sembler impossible. Maintenant, mais dans un temps donné et après bien des combats sanglants, des nouvelles frontières naturelles pourraient voir le jour, Babylone n'est pas tombée qu'une fois.

Pendant ce temps là, nos hommes et nos femmes, aussi, continueront à se battre pour se protéger du terrorisme, pour la perspective de la démocratie e pour l'accès à des ressources pétrolières dans une région destinée à se combattre elle-même.

Les divisions humaines habituelles et le mariage forcé entre Ankara et Karachi additionnées aux blessures que les régions s'auto-infligent, forment un substrat idéal pour l'extrémisme religieux, une culture de la honte et des blâmes et tout le monde peut y recrute des terroristes, là où les hommes et les femmes contemplent passionnément les horizons de leurs frontières tandis qu'ils cherchent du regard, avec enthousiasme, les ennemis.

Si, aux confins du grand Moyen-Orient, personne ne peut amender les frontières afin de rendre aux liens naturels du sang et de la foi, l'espace que la nature leur a offert, croyons alors, que ce sang versé continuera à rester le nôtre.

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28/07/2012

le fluor abaisse le Q.I.

 

Une étude majeure de Harvard, publiée en juin 2012, confirme que le fluor abaisse le Q.I.

Si le lien scientifique entre l'exposition au fluor et la dénotation d'un abaissement du Q.I. fait partie comme certains l'ont affirmé de la théorie de la conspiration alors peut-être que les chercheurs de Harvard, qui viennent de confirmer ce lien devraient être vilipendés par la presse médicale basée sur "l'évidence des faits". Une variété d'études a démontré comment le fluor peut endommager significativement le cerveau et par voie de conséquence le Q.I. Les scientifiques de Harvard ont fait le constat que leurs résultats accrédite la possibilité des effets nocifs de l'exposition au fluor sur le développement neurologique chez l'enfant.

Les mêmes gouvernements qui ont continuellement mis en avant l'assertion que la fluorisation de l'eau soit à la fois parfaitement sure et vienne en aide aux citoyens qui en consomme quotidiennement. Dans le passé, ils ont été forcés d'appeler à un abaissement du taux de fluor dans les eaux alimentaires de distribution puisque les recherches précédentes avaient aussi établit un lien entre l'exposition au fluor comme hote d'effets neurotoxiques. Dans le dernier papier de Harvard, ceci a été rendu encore plus explicite dans ce constat des chercheurs : " Les enfants dans les zones à haut taux de fluor possèdent un Q.I. significativement plus bas." Les patients avec un Q.I. plus bas qu fait du fluor sont davantage sujets au déclenchement de tumeurs. Ce n'est pas une surprise pour ceux qui suivent ces recherches depuis plusieurs années.

Il y a assez longtemps, en 1977, par exemple des études épidémiologiques menées par le directeur de la section de cytochimie de l'Institut National du Cancer américain, le Docteur Dean Burk ont révélé que l'exposition au fluor induit une croissance des tumeurs accrue même à une part par million ( taux accepté dans l'eau alimentaire par le gouvernement des Etats-Unis). En plus de révéler un taux de croissance des tumeurs de 25% dans ses recherches, il a aussi été découvert que cela produisait des tumeurs mélanotiques en transformant des cellules normales en cellules cancéreuses et en augmentant la carcinogenèse d'autres produits chimiques. Le Docteur Burk estimait que la fluorisation avait réellement causé la mort de 10.000 personnes.

Ce n'est donc pas une surprise si l'Agence de Protection de l'Environnement a classifié le fluor comme une substance avec " une évidence substantielle de neurotoxicité developpementale". Un autre commentaire par les auteurs de l'étude explique comment le fluor attaque réellement le cerveau d'enfant à naitre en dirigeant un assaut direct sur son développement neurologique. Le fluor traverse le placenta et sa pénétration dans le cerveau en croissance, beaucoup plus susceptible aux blessures causées par les intoxicants que le cerveau mature peur mener à un dommage de nature permanente." Ceci sera-t-il pris en compte par les organisations de santé qui continuent à affirmer que le fluor est parfaitement sur ou vont-ils changer leur fusil d'épaule ?

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25/03/2012

Gouvernements locaux et délivrance de services

La pauvreté prend de nombreuses formes et demande une réponse d'amplitude. Rendre les services accessibles au pauvres est une partie intégrante de l'effort pour atteindre les objectifs mondiaux. Les services de base du gouvernement doivent permettre aux gens d'être des membres actifs de la société. Dès lors, des fondamentaux tels les routes, la santé et l'éducation primaire sont essentiels pour atteindre les buts proposés. Pour les citoyens qui affrontent l'adversité, la provision de protection sociale est particulièrement importante. Les services gouvernementaux dans les champs du développement économique et de la culture, par exemple, sont aussi destinés à être des biens publics qui apportent des bénéfices aux individus et aux sociétés. Des améliorations substantielles dans le fourbissage des services publics sont une des clés qui permettront d'atteindre les objectifs du millénaire. Ils demandent des ressources financières mais ce n'est pas la panacée universelle. La livraison effective dans les situations spécifiques demandent des mises au points spécifiques qui stimulent les efforts des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux. Chacun de ces acteurs ont aussi besoin de mieux mesurer leurs défis et de déterminer des réponses de services viables et appropriés. De plus, une livraison effective demande un gouvernement intègre et une gestion des performances afin que les fonds soient dirigés en urgences vers les besoins les plus criants et que des stimulants soient proposés pour permettre aux fournisseurs de services de faire un usage optimum des ressources disponibles.

Quels sont les acteurs principaux investis dans la délivrance de services publics?

Le gouvernement national n'est pas le seul acteur, le secteur privé, les communautés et la société civile, tous jouent un rôle important dans la formation de la demande, dans le développement des politiques d'état et dans la délivrance de services. Les relations entre ces acteurs changent quand l'état est solide ou affaibli, la démocratie trouve ses racines et les citoyens deviennent plus exigeants. Durant les décades récentes, les gouvernement ont augmenter le partage de responsabilité pour la provision de services avec les pouvoirs locaux, à l'aide d'une variété d'arrangements publics intergouvernementaux et ainsi tendre à améliorer la réponse et la responsabilité de de la qualité de délivrance de services, quand d'autres stimulent la demande pour une meilleure surveillance par la communauté des services locaux de gouvernement. Plusieurs de ces initiatives paraissent prometteuses.

Comment les gouvernements locaux peuvent-ils rendre effective la délivrance de services?

Partout dans le monde, à la fois dans les pays développés et les pays en développement, il a été observé que la délivrance de services décentralisée pouvaient obtenir des gains en rapidité supérieurs que dans les systèmes centralisés. Il est important de noter que les gouvernement détiennent plus d'une option à cet effet. Dans de nombreux pays, les gouvernements responsable pour la délivrance de services, ont créé des bureaux locaux auxquels ont été dévolus plus de ressources et plus de décisions. En principe, un gouvernement bien décentralisé est à même d'augmenter la ressource totale pour le service du public pauvre et peuvent accorder ces ressources sur le plan national en accord avec les besoins locaux là ou ils sont le plus pressant. Bien que les unités décentralisées aient la possibilité d'adopter des pratiques de gestion plus proches des intervenants locaux, ils n'ont pas la possibilité d'atteindre au même degré de réponse et de contrôle vertical comme c'est le cas dans le secteur public ou les services sont délivrés par des gouvernements locaux élus. L'usage de la dévolution est la forme la plus achevée de décentralisation, quand les gouvernements locaux élus ont le pouvoir, soit par la reconnaissance des leurs compétences générales dans certains domaines d'application ou en transférant la responsabilité de services spécifiques. La tendance globale se dirige vers des formes élues de gouvernements locaux qui combinent responsabilité verticale et service public fort directement responsable devant son public. Si le choix de la dévolution est fait, les autorités centrales retiennent une autorité au niveau local en installant et en supervisant les conventions de livraison mais les gouvernements locaux conservent la responsabilité de fournir le service public. les poids des responsabilités du service public et le degré d'autonomie acquis par les gouvernements locaux varient beaucoup de pays à pays. tout le monde reconnaît que si ils sont bien situés, ils ont aussi besoin de plus de pouvoirs pour mener à bien les objectifs du millénaire. Ces gouvernements sont d'abord urbains, bien établis, possèdent une base de moyens de productions qui est le fer de lance de l'effort. Inversement, les petits gouvernements locaux nouveaux et mal aidés doivent se battre afin de mettre en place des fonctions de service ayant un sens.

Pourquoi les gouvernements locaux ne réalisent-ils pas leur potentiel de réalisation de service publics?

Dans certains cas, les gouvernements nationaux rencontrent des difficultés pour développer et implanter une approche de décentralisation des services publics. Le ministère réformiste peut prendre les mesures adéquates afin de guider les initiatives de décentralisation à l'aide de lois et règlements, mais il n'est pas inhabituel pour tel ou tel secteur ministériel de résister ou de rejeter les réformes. Le résultat de ces résistances se concrétisent par des législations conflictuelles et des implémentations inconsistantes entre les secteurs. La continuation des objectifs du millénaire par les gouvernements locaux est faite de contrats sociaux qui permettent aux responsables locaux de s'engager publiquement sur l'agrément des conventions, sur la fourniture d'informations, sur le règlement des réclamations, sur les indicateurs de performance, sur la bonne fin, sur la valeur des services pour l'argent investi et pour l'implantation de réformes décentralisées saines qui contribuent souvent à des bilans de services qui sont souvent loin d'être ce qu'on peut en attendre. Même quand le gouvernement national est consistent dans sa politique et que son aide est significative, l'introduction d'un système de gouvernement local adéquat se voit confrontée à d'autres épreuves délicates. Les officiels élus des gouvernements locaux manquent souvent d'expérience ou ils sont liés à certains groupes de pression qui manquent de répondre à l'intérêt public. L'avantage de la proximité peut être mis à mal par l'absence de mécanismes de mise en œuvre pour impliquer les citoyens et les organisations communautaires de base. Les gouvernements locaux doivent se battre pour imposer leurs problèmes à l'agenda national. Dans beaucoup de pays, les maigres ressources et les capacités produites par les communautés locales sont fort variables. Ces éléments compromettent considérablement l'analyse effectives des enjeux communs. Ils rendent difficile la communication et la promotion des initiatives nationales de programmation politique qui puissent effectivement renforcer le rôle des gouvernements locaux dans leurs rôles de provision de services. La décentralisation n'est pas une route sans obstacles pour l'amélioration des services publics. C'est une conséquence des actions partielles entreprises mais aussi des facteurs complexes qui influencent la qualité et l'accessibilité des services. En dépit de cette réalité, de notables progrès peuvent noir le jour, en particulier quand la demande et l'offre de services se répondent simultanément. Les schémas nationaux ont inclus des incentifs de performance aux gouvernements locaux qui ont mis en place des processus de gouvernement, particulièrement en gestion financière dans l'attente d'un meilleur niveau de service. Une autre méthode plus directe est de centraliser le contrôle de l'amélioration des services sur la base de la vérification des remboursements des coûts. Des efforts locaux contribuant à réévaluer les procédures d'activité pour les services, spécialement celles des permis de construction, qui parfois, peuvent réduire significativement les périodes d'attente et de documentation. Certains gouvernements locaux ont invité les organisations de la société civile à la table de discussion politique et sont parvenus, dans quelques cas, à établir de véritables arrangements de cogestion. Ils ont aussi aidé ou accepté d'autres initiatives pour assurer une meilleure responsabilité locale tels les budgets participatifs et le traçage des dépenses, le suivi et la surveillance ainsi que les rapports citoyens améliorant ainsi la scrutation par le public des opérations locales. Les gouvernements locaux ont travaillé avec les citoyens pour préparer des protocoles qui spécifient la réponse aux attentes des usages et de la communauté en général.

Comment rendre effectif le potentiel des gouvernements locaux à délivrer du service

Si la position des gouvernements locaux est appropriée, ils sont plus à mémé de gagner la confiance publique que les gouvernements nationaux. Leur légitimité vient de leur visibilité, leur accessibilité et leur responsabilité sont des formes importante du capital social. il est crucial que les gouvernements locaux communiquent et partagent leurs réussites avec les autres gouvernements locaux et le gouvernement national. Il n'est pas certain, aujourd'hui que les gouvernement local correspond à l'amélioration des niveaux de services disponibles. Quand les défis et les circonstances changent, il est nécessaire que les gouvernements locaux disposent des pouvoirs qui leur permettent de s'adapter et de continuer à innover même si la qualité de leur réponse au public demeure la même et que les engagements du public ne changent pas. Il est évident que le cadre gouvernemental est important pour prendre soin du dynamisme au niveau local. La motivation national si elle est mal maniée peut aussi compromettre la motivation locale. Les donateurs et les militants doivent garder à l'esprit que la délivrance de services doit être dirigée à la fois du point de vue national et du point de vue local. De plus en plus, les pouvoirs locaux doivent être pourvus de mandats qui reconnaissent leurs diversités et maximalisent les possibilités d'auto-gouvernement. En combinant attentivement les responsabilités et les obligations avec les pouvoirs discrétionnaires locaux ( par exemple par un cadre législatif graduellement plus permissif), qui permettront aux officiels locaux de se montrer plus flexibles et d'apporter de meilleurs réponses. Quand les gouvernements locaux se voient donner la possibilité d'augmenter les taxes locales, au moins sur un mode marginal, cela leur permet non seulement de financer les services locaux mais aussi de promouvoir l'influence de la population par rapport au secteur public. Et aussi leur capacité à juger l'action des dépenses publiques. Il s'agit d'adapter les meilleures compétences des services à un financement adéquat, par une combinaison de transfert intergouvernemental et de pouvoirs fiscaux locaux, pour assurer au public la provision financière la meilleure possible pour tous les services tandis qu'il adhère aux contraintes budgétaires et montrent de la discipline fiscale.

La discussion sur les objectifs mondiaux

Certaines questions doivent être mise en exergue dans la perspective de renforcer le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la délivrance de services à l'usage du public et accélérer ainsi l'agenda des objectifs du millénaire y compris:

1 Dans quelle mesure les gouvernements sont-ils perçus en tant que protagonistes principaux dan la poursuite des objectifs du millénaire?

2 Quel sont les meilleurs résultats obtenus par les pouvoirs publics dans leur service à l'égard des moins favorisés, sont-ils les principaux prestataires?

3 Le choix de la décentralisation convient-il aux acteurs nationaux en comparaison des autres options possibles dans une discussion plus large sur la décentralisation, la déconcentration, les agences opérationnelles distingues, les organisations communautaires ou les contrats avec les entrepreneurs privés. Sous quelles conditions les pistes poursuivies par les objectifs du millénaire sont-elles mises en œuvre par les pouvoirs locaux rejoignent-elles les buts et les perspectives qu'ils se sont proposer et une dévolution plus étendue porte-t-elle ses fruits?

4 Les pouvoirs locaux ont-ils besoin de plus d'auto-gouvernance afin de mieux adresser les problèmes de services et de trouver des réponses plus créatives et plus appropriées. Comment créer un sens meilleur de l'autonomie locale en termes de structures, de financement, de fonctions et d'administration?

5 Il est préférable de voir les pouvoirs locaux se focaliser sur leur rôle de fournisseurs de services et de reconnaître leur caractère démocratique avec une responsabilité sur la manière par laquelle le délivrance de services est entreprise, c'est à dire les objectifs de redistribution et l'usage du pouvoir d'acquisition afin d'atteindre les fins sociales demandées et aussi d'envisager les ambitions et les perspectives réclamées par ceux-ci.

6 Quels sont les mécanismes de responsabilité, particulièrement à l'égard des citoyens,nécessaires pour permettre aux gouvernements locaux de définir la taille de sa provision de services et comment engagent-ils la délivrance de services avec les parties prenantes tiers?

 

 

 

 

09/12/2011

Nous sommes la crise du capital

L'argument veut que notre réponse à la crise économique global soit de créer des espaces en dehors du capitalisme et non à demander qu'ils nous exploite mieux.

Nous sommes la crise du capital et nous en sommes fiers. arrêtons de dire que nous devons blâmer les capitalistes pour cela. La notion elle-même est dangereuse et fait de nous des victimes.

Le capitalisme est une relation de domination, La crise du capital est une crise de domination, Les dominateurs ne sont plus en mesure de dominer efficacement alors, nous allons dans la rue pour leur dire que c'est de leur faute. Ce que nous leur disons, c'est qu'ils devraient mieux nous exploiter?

La meilleure explication est la plus simple, la relation de domination est en crise, les dominés commencent à  manquer  de prostration, elle n'est plus suffisante, l'inadéquation de notre subordination est la cause de la crise.

Plus vite, plus vite, plus vite

C'est l'argument de Marx dans son analyse de la baisse tendancielle du taux de profit du capital. La loi de la valeur est une règle de vitesse. La valeur d'un bien est déterminé par le temps de travail socialement nécessaire à le fabriquer et il se réduit sans cesse. Pour produire de la valeur, les travailleurs doivent travailler de plus en plus vite, le même effet peut être introduis par l'installation de machines. dans ce cas, les travailleurs doivent aller de plus en plus vite pour pouvoir concurrencer l'amortissement de la machine.

En d'autres mots, si le taux d'exploitation reste constant, le taux de profit aura tendance  à chuter en même temps que la composition organique du capital augmente, identique à l'importance relative de la machinerie dans le processus de production. La seule manière, pour le capital, d'éviter une chute du taux de profit est d'augmenter constamment l'exploitation. On ne peut la considérer considérer comme un phénomène statique. La tendance induit l'augmentation de la vitesse de production, une transformation permanente de ce que le travail capitaliste signifie. L'existence même du capital est un vissage continuel. La crise incarne simplement le fait que la vis n'est pas  serrée vite assez. Quelque part, il y a de la résistance, résistance dans la rue peut-être, résistance organisée peut-être, mais pas nécessairement, c'est peut-être, la résistance de parents qui veulent jouer avec leurs enfants, d'amants qui veulent passer une heure de plus au lit, d'étudiant qui pensent qu'ils peuvent prendre du temps pour critiquer, d'humains qui rêvent qu'ils le sont encore. Nous sommes la crise du capital, nous qui refusons de faire les chiens couchants.

Dans cette situation, il n'y a, en réalité, que deux solutions. La première est de s"excuser, de faire de l'apologie sur notre manque de subordination et demander pour plus d'emploi. Plus de travail, exploitez-nous plus et nous travaillerons plus dur et plus vite, nous subornerons chaque aspect de notre entière existence au capital, nous oublierons ces non sens enfantins tels qu'aimer, jouer et penser.! C'est la logique abstraite du travail, la logique peu efficace du combat par et pour le travail contre le capital. Le problème avec cette solution, c'est que, non seulement, nous perdons notre humanité mais que nous reproduisons aussi le système qui nous détruit. Si nous rencontrons le succès en aidant le capital à surmonter la crise. le "toujours plus vite" va continuer. La subordination de toute vie, humaine et non humaine, aux requêts de la production à valeur ajoutée s'intensifiera. Alors arrivera la crise suivante, ainsi de suite jusqu'à ce que toute vie animale et végétale s'éteigne.

Le refus de courber l'échine

L'alternative est d'abandonner le combat du travail et de déclarer ouvertement que la lutte contre le capital est inévitablement un combat  contre le travail abstrait qui crée le capital, contre la vitesse de la production à valeur ajoutée. Dans ce cas de figure, nous n'avons pas à nous excuser mais plutôt à être fier de notre absence de subordination, à refuser de nous incliner devant la logique de destruction du capitalisme. Nous sommes fiers d'être la crise du système  qui nous détruit. L'autre option est plus difficile. Dans le capitalisme, la survie matérielle dépends de notre soumission à la logique du capital. Si on ne fait pas çà, comment vas-t-on vivre? Sans fondement matériel, l'autonomie vis à vis du capital est difficile. Cela apparaît comme une impossibilité logique, c'est dans cette impossibilité que nous débattons sans cesse. Chaque jour, nous tentons de réconciler notre opposition au capital avec le besoin de survivre. Certains d'entre nous y arrivent plus ou moins confortablement en trouvant des emplois (dans les universités, par exemple) permettent de créer des espaces ou on peut lutter contre le capital en recevant un salaire. D'autres visent des enjeux plus ambitieux( par choix ou par nécessité) en cherchant d'autres formes d'emploi et en  dévouant toute leur énergie et leurs activités à des objectifs qui vont au-delà et contre la logique du capital, survivant du mieux qu'ils peuvent en occupant des terres pour les cultiver ou en vendant des livres anti-capitalistes, en créant des structures matérielles alternatives ou d'autres choses. D'une manière ou d'une autre, toujours de façon contradictoire, nous tentons de créer des failles dans la domination capitaliste, ou nous pouvons vivre notre idéal d'humains. Espaces et instants ou nous pouvons dire au capital: " Non ici, vous n'êtes pas la règle, non, ici, nous vivrons et agirons suivant notre propres décisions, suivant ce que nous considérons comme nécessaire et désirable. Il n'y a rien d'inhabituel à cette position, nous le faisons tous, pas seulement à gauche, tous ceux qui vouent leur énergie à créer des relations sociales sur une base différente, sur la base de l'amour, de l'amitié, de la solidarité, de la collaboration et du plaisir., C'est notre humanité, ce n'est  notre folie, c'est notre santé. Nous réalisons notre existence de cette manière, mais nous sommes toujours au bord du précipice, de l'échec, au bord de l'effondrement. C'est la nature même du combat, nous remontons le courant du capital. Nous ne sommes jamais loin du désespoir mais notre espoir survit, tout  près de l'abandon. C'est un monde sans réponses, un monde de questions, nous marchons dans le monde de l'expérience. La crise nous confronte à deux options, soit nous prenons l'autoroute de la subordination à la logique du capital en sachant clairement qu'il mène directement à l'auto-annihilation de l'humanité ou bien, nous empruntons les sentiers tortueux de l'invention de mondes nouveaux, ici, maintenant par les failles que nous creusons dans la domination capitaliste. En inventant des mondes nouveaux, nos voix claires et fortes s'élèvent et disent que nous sommes la crise du capital, que nous sommes la crise de la race sur le chemin de l'humaine destruction et que nous en sommes fiers.



08/04/2011

La farce caritative

Le spectacle donné par la publicité de la charité est un joli morceau d'exploitation commerciale mise en œuvre, au sommet, par quelques-uns. Pour faire un certain nombre de millions, personne n'hésite à revêtir les oripeaux de la misère et à se balader ainsi dans les rues en pleurant beaucoup. Comme le trône et l'autel jadis, nous voyons aujourd'hui la camarilla international et les profiteurs politiques former un association silencieuse pour l'exploitation commune de la vache à lait démocratique. Si, à la place de donner des millions aux églises, nous en gratifions quelques archevêques en leur permettant de dépenser cet argent à leur gré, le nombre de leurs collaborateurs fondraient rapidement. Ils essaient de garder la plus grande partie de l'argent pour eux-mêmes et sont pressés de nous rendre service. En concentrant administrativement les budgets religieux et caritatifs, nous verrions l'église offrir un soutien sans faille à l'état. Il faut en finir avec ces vieilleries, les petites associations qui reçoivent quelques milliers d'euros, nous sont dévouées corps et âme. Abolissons le contrôle de l'argent donné, en accord avec ce principe strictement chrétien : « que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite ». Cette manie du contrôle devrait se voir comme une offense à l'égard de l'honnête homme. Laissez les se remplir les poches et ils nous foutrons la paix.