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04/02/2016

sur la génération du rythme

Si on me demande qui c'est Burroughs ou Warhol, qui suis de la génération censée admirer ces deux personnages. Moi qui ne m'intéresse pour la plupart du temps qu'à l'histoire et aux techniques. Mes premières pensées vont de la machine à calculer jusqu'au barbouilleur catholique tchèque, Tous deux tayloristes, en somme, l'un à démolir l’oeuvre de Papa par des excès de la «conscience » agrémentés de thèmes sulfureux, bien sur, quoi d'autre à propos de « queer » et de « junkies, termes fort défectifs en Anglais. Tu dirais « cette tapette est au cheval », pardon, excusez moi, « Ce gay à un léger problème d'addiction » que ce serait pareil. C'est sur qu'avec l'argent de Papa, çà devait être de la bonne. Enfin, la triste saga des puînés qui s'ennuient n'a pas encore finie. Admirable exemple pour les pauvres garçons qu'on rencontre à moitié morts dans la rue. Tandis que l'autre reproduit des starlettes et des boites de soupe à la chaîne, d’où son père sortait sans doute, attends, je vais voir. Oui, fils de mineur, immigré de la première génération d'une petite ville non pas allemande mais slovaque, produit d'un monde qui nous intéresse particulièrement aujourd'hui, dans ces régions, qui ont repris l'histoire que la papauté et l'orthodoxie leur avait apprise de façon si sanglante par les Habsbourg et les Tsars. Pas catholique romain comme je l'avais cru jusque là mais bien catholique byzantin de rite orientale. Il reconnaissent Rome, en somme, après s’être fait niquer par les Habsbourg et par un peu tout le voisinage car ils sont peu nombreux, on appelle cette formation à la fois ethnique, langagière et religieuse, les Lemko, qui parle russien. Il en reste plus ou moins 65.000 en Slovaquie, en Pologne et en Ukraine. Enfin voilà deux origines multimillionnaire et prolétarienne, le Taylorisme même dans leur représentation, qui se font littéralement des lèches sur la place publique. Moi ce genre, c'est pas mon truc. Toute cette complaisance, cette facilité, cette moquerie de la vie comme système ont finalement par ricochet, fait bien des victimes « culturelles » de leur vanités et de leurs vices. Cet algèbre du besoin tourne vite à la salle de bain par laquelle ils sont entrés et sortis, amertume d'un devenir, échec d'un destin. Tout ce qu'un étudiant de Harvard peut tirer de sa fantaisie, dans les années 30, par des moments expressionnistes hérités du délire des parnassiens et des symbolistes auquel bien sur, on s'identifie. Et les doutes qu'on a sur soi finissent par déteindre sur les autres. A Harvard, les pieds dans les chaussons, c'est possible aussi. Parles moi de Faulkner ou d'Hemingway, mais moi, ces compliqués de la braguette m'emmerde. Voilà ce qui restera,entre autres, dans les annales de la littérature américaine, comme des avatars séculaires des romantiques.


Si tu souhaites une version plus consensuelle, je m’évertuerais. Merci

Propos beat generation

Donc, je chausse mes gros sabots pour vous dire que moi, qui guillemets suis de la beat génération, je n'en connais que ce que je peux vous dire. Si on survole les biographies de la douzaine d'écrivains qui la compose. On remarque sans peine qu'il s'agit de fils de famille plus ou moins fortunés, plus d'ailleurs que moins. Que sont-ils, des anarchistes, voilà. A partir de cette notion. Ceux qui possèdent une connaissance quelque peu étendue des charmes et délires de la culture de leurs parents, tout du moins pour certains d'entre-vous, peuvent commencer, comme on dit dans le milieu, à gamberger. Moi j'en ai une vision prosaïque comme celle de mon existence d'alors. Vous me direz, quand on sort de Spirou, du Juif Errant de Bob Morane, on n'en saisit, pas,sans doute, d'emblée toutes les raretés. Finalement, en s'intéressant un peu à la question, rares, ils le sont comme les productions de leurs esprit. L'anarcho-romantisme, bien vieille chose déjà ou on passerait, dans une chronologie imaginaire des liaisons dangereuses à Delacroix, des trois glorieuses à l’île du Diable. Le train -train prend sa belle courbe de montagne pour se retrouver chez les symbolistes et les néos. Baudelaire, initie ce qui me semble intéressant dans le contexte que je veux avancer, le rapport tragique de l'homme à la masse, de l'homme à la ville. Sa fantaisie trouve une vérité dans ces corps aimants et douloureux, qui se mélangent et qui se tordent poétisés dans un climat d'apocalypse. La plupart sont des marginaux, mais des marginaux de la bourgeoisie, ce qui est très différent, c'est l'homme qui sait tout, qui récupère tout et qui fait commerce du malheurs humains comme de leurs domestiques. Vous, les marginaux auxquelles vous aurez peut-être à faire, d'après la profession que vouschoissirez sont radicalement différents de ces puînés souvent faibles et erratiques, écrasés par la puissance de la famille dont ils sont issus. Mais, ils sont orgueilleux, ils veulent redresser leurs faibles épaules et les offrir au ciel. On n'a pas le temps, ici de faire le catalogue de leurs mérites ou de leurs vices respectifs. Le climat historique que le savant, le curieux ou l'amateur est amener à reconstituer du point de vue esthétique et surtout du point de vue social. C'est tout de suite maintenant, jouissons, profitons sans attendre, le temps n'attends pas. « Anything goes, » rien ne va plus. Tout les espoirs ou tous les désespoirs, a votre goût, étaient, sont ou seront permis. Toutes les horreurs aussi, tous les paradoxes, tout ce que peuvent inventer les hommes pour identifier, ce qui fait la substance, comme on disait plaisamment à l'époque de leur être transcendantal et de leur soi pour soi et en moi d'ailleurs fréquemment munis de bas de soie. Non, soyons sérieux, si vous voulez, moi, c'est moi, je suis un en soi, le monde, c'est çà, est-ce çà moi ou suis-je l'objet en soi et c'est un peu ou suis-je, dans quelle étagère ? ici, la question heideggerienne qui saute sur les tréteaux pour vous rabattre les éternels questions que les anciens se posaient sur le devenir de la conscience historique ou plus brièvement, « qu'est-ce qu'on fout là ?» et surtout pourquoi ? On cherche toujours et c'est là , mon cher Méphisto, que vous intervenez. Les générations se succèdent, le drame humain se perpétue dans son devenir cosmique. Les hommes veulent vivre, ils commencent à naviguer sur l'océan de tous les havres et de tous les écueils. Que trouvent ils à leur proue, que trouvent-ils à leur poupe ? Des merveilles et des démons comme toujours, comme jamais. Je crois nécessaire de souligner l'importance, trop occultée, pour les raisons qu'on peut imaginer, de ce covoiturage,de cette accointance, de cette perpétuelle complicité, entre les monde des représentations et la volonté personnelle, entre l'art et le pouvoir qui sont des données permanentes des hommes face à la nature, à leur pouvoir, au pouvoir. C'est fou ce que les gens sont victimes du dictionnaire et victimes, surtout, de ceux qui savent s'en servir. La séparation dont le mythe fondateur est la maternité, l'avènement de la prise de conscience collective de la séparation des corps conditionne, comme on vous l' a désormais enseigner, un des réflexes intellectuels qui permet la fondation de l’égalité c'est à dire le respect de l'autre comme personne, sans cette condition sine qua non, le cycle des réincarnations imposé par la dialectique du maître et de l'esclave, se perpétuent . Pour le reste, les divagations des cacochymes et des intellectuels éthérés au sexe incertain ne me paraissent pas de nature à bien éclairer votre lanterne. On peut certes, s'interroger sur les particularismes de la perversité narcissique relativement à la projection des lignes picturales. C'est légitime, je le consens. Si vous voulez vous livrer à leur étude, les portes de la coupole vous sont ouvertes. Néanmoins, si vous choisissiez l'école onanistique, la technique est différente sur le plan physiologique, l'impétrant doit présenter certaines caractéristiques organoleptiques et mentales qui ne sont données qu'après un apprentissage long et difficile. La question fondamentale de la discipline est de savoir si un homme, ou une femme, depuis les nouvelles lois, peuvent ou ne peut pas éjaculer mentalement. Question qui paraissait assez grave sur le clip. J'imagine, pour ma part, sans peine, que dans des circonstances appropriées, quelque boutonneux éjacule en voyant une bimbo. Mais enfin, sur le plan esthétique et littéraire, çà n'a pas particulièrement attirer mon attention. Le Festin Nu est souvent le seul livre cité par les auteurs pour commenter le travail de Burroughs alias Riley. Il y a de nombreuses raisons pour cela (pour une part, la difficulté de la langue dans ses derniers romans), mais on parle peu du travail lui-même. Le Festin Nu, publié en 1959, est inévitablement attaché à sa vie de l'époque, à Tanger et bien loin du documentaire. C'est un pastiche d'événements, connus et certains ou d'autres imaginaires et routiniers. Comme un développement des obsessions qu'il avait connu à Harvard dans les années de sa jeunesse , des routines de style, avec un accent avoué sur l'ironie et l’exagération comme méthode comme on le lit dans le roman. Naturellement, les origines, l'atavisme, les particularités liées à chaque individu, l'école, le monde, l'univers, je n'ose penser aux étoiles, des salons fréquentés par ces messieurs, font, en somme, du tirage, un peu comme dans les cheminées et la quantité, je vous jure, ici, on s'y connaît, la fortune aidant. Pour le chapitre corps meurtris, je vous conseille de vous tourner plutôt vers la faculté. Je n'ai pas les détails mais en première intention, je verrais un pulmonaire et un hépatique. Question d’intérêt d'ailleurs, comme thème de recherche, l'art à l’hôpital et l’hôpital dans l'art. Mais, à mon age et depuis le jardin des délices et le petit rhum agricole de Sainte-Marie, ces scènes morbides ne m'ont pas encore effacer le sourire surtout quand il est nerveux. Ah oui, les expériences hallucinogènes et sexuelles. Adressons nous plutôt à Dieu qu'à ses saints, parlons de Baudelaire et des romantiques, parlez moi d'Henri Michaux, d’Antonin Artaud mort d'un cancer de l'anus après l'avoir trouver solaire ou de grande bite malade chez Milf pour ceux qui comprennent moins vite. Naturellement Le thème choisi par la rédaction amène à des questions plus générales à propos d'art picturaux, de littérature, des mœurs du 20ième siècle. Parlons donc de vos grand-pères, dont je fais partie, de vos baby-boomers narcissiques, de ces gros gâtés entourés de jouets dont ils ne veulent plus. Mais l'art et les lettres sont le privilège de l'argent, instruments de plus dans un système qui transforme tout en or même les déchets. Au début de sa carrière, Burroughs reçut des ses parents, une somme mensuelle de 200 dollars pour débuter dans la vie, coquette somme, à l'époque, plus de 2.000€ aujourd'hui qui lui permis, toute sa vie, en réalité, d'en vivre, l'euro millionaire enfin comme on dit, maintenant que j'y pense tiens çà me conviendrais aussi. Je vous épargne les détails notariaux. Toutes ces histoires de sexe, de drogues de ceux qui passent la nuit claire à boire en parlant tu tien et du mien, en ont ou doivent en trouver les moyens.

Et quand Warhol et dit : « Cette naïveté puérile, au goût de chewing-gum, la séduction qui trouve ses racines dans le désespoir, l'oubli de soi adorant l'autre parfait, le chuchotement d'un aura vague et sinistre, voyeur de l'ombre, la présence magique à la voix douce, la peau et les os... ou, il est toujours temps de changer les choses mais il faut les changer vous-même ou encore, une fille m'a dit, j'ai su qu'il m'aimait quand il ne m'est pas venu en bouche. Il était le fils certains disent d'un mineur d'autres d'un ouvrier de la construction et d'une brodeuse aux origines vues plus haut. Le sérieux catholique byzantin des ouvriers et des artisans lemko a opéré son œuvre bienfaisante dans le cœur de ce fils pieux en permettant de faire des études sérieuses donnant l'accès à la profession suivant la délicate locution de la jurisprudence belge Il commence comme artiste commercial, toujours ce sentier ouvrier, artisan, artiste. Je lisais hier qu'en France, 30 % des enfants de la classe ouvrière sont désormais cadre ou cadre supérieur, ce chiffre m'a rasséréné. C'est cet exemple que je vois d'abord en lui et le sentiment que l'artiste d'entreprise, en chef de service responsable, taquine, tance, met le doigt sur les sottises et les faiblesses, sur les mystères et sur les charmes de ces petites écervelées de cousettes, de brodeuses, de lingères, d'habilleuses, de mannequins, de maquilleuses et d'apprenties starlettes en tout genre. C'était la sagesse de l'ouvrier byzantin et respectons la.

 

 

12:05 Écrit par walloween dans Culture, humeur, Images, Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

08/07/2014

Henri James et Walter Besant

Récemment, nous profitions du plaisir singulier d’entendre le détail des opinions de Messieurs Walter Besant et Henri James, à propos de l’art qu’ils pratiquent. Deux hommes, certainement, d’un calibre très différent Monsieur James, à l’approche si précise, à la passe si subtile et si scrupuleux pour finir, et Monsieur Besant, si génial, si amical, si persuasif, et d’une veine humoristique si personnelle : Monsieur James est le vrai type de l’artiste construit, Monsieur Besant, l’incarnation d’une bonne nature. Que de tels médecins soient différents, ne surprend pas. Mais un point sur lequel ils agréent me remplit, je le confesse, d’émerveillement. Bien sûr, Ils sont tous les deux contents de parler fiction et Monsieur Besant nous peint sa position avec emphase en opposant l’art de la fiction et l’art de la poésie. Par art de la poésie il ne signifie rien autre que versification, artisanat que l’on ne peut comparer qu’avec la prose. C’est son élévation et la chaleur d’une émotion saine que nous nommons poésie, cette qualité est vagabonde et libertine ; présente partout, toujours, n’importe où, dans n’importe quel art, mais le plus souvent absente de tous, trop rare dans le roman, trop souvent absente des odes et des pièces épiques. La fiction est dans le même cas ; ce n’est pas un art substantiel, mais un élément qui entre largement dans tous les arts sauf l’architecture. Hume, Wordsworth, Phidias, Hogarth et Salvinia, pour ne mentionner qu’eux, tous jouent avec la fiction et ses perspectives comme le font monsieur Besant par sa lecture si intéressante et comme le font les charmants essais de monsieur James Et si on essaie de définir l’art de la fiction, le cadre devient à la fois ample et insuffisant. Laissez moi suggérer une autre définition. Ce que messieurs James et Besant avaient en vue n’était ni plus ni moins l’art de la narration. Mais monsieur Besant semble anxieux d’être le seul à parler du roman anglais moderne,la position et le gagne-pain de monsieur Maudie est chez l’auteur d’un roman de cette mouture plutôt plaisante, Toutes sortes d’hommes et de Conditions, le désir semble assez naturel. J’en déduis qu’il propose deux additions et qu’il faut lire : l’art de fiction narrative en prose. Le fait de l’existence du roman anglais moderne, ne peut être nier ; matériellement, avec ses trois volumes, ses contre types de plomb et ses lettrines enluminées, il est possible de le distinguer parmi les autres formes de littérature. Pour parler utilement d’une branche de l’art, il est nécessaire de construire nos définitions sur des bases plus fondamentales. Pourquoi nous demande-t-on d’ajouter en prose ? L’Odyssée m’apparait comme le meilleur des romans ; La Dame du Lac tient sa place au second rang ; Les Légendes et les Prologues de Chaucer qui contiennent plus d’art et de matière du roman anglais moderne, que tout le trésor de Monsieur Maudie. Ecris en vers blancs ou en stances spencériennes, pendant la longue période de Gibbon ou dans la phrase ouvragée de Charles Reade, les principes de l’art de la narration doivent être également observés. Le choix d’un style prosaïque noble et redondant affecte la question de la narration d’une manière équivalente, sinon à un degré identique, que le choix de vers métrique ; tous deux impliquent une synthèse plus précise des évènements, un ton plus adéquat dans les conversations, des options de mots plus judicieuses et plus synthétiques. Si vous refusez Don Juan, pourquoi accepter Zanoni ? Et pour opposer des travaux de valeur différente La Lettre Écarlate. Quelle discrimination vous fait ouvrir vos portes au Progrès du Pèlerin alors que vous les fermez à La Reine des Fées? Approchons-nous de monsieur Besant en lui proposant un imbroglio. Une narration du nom de Paradis Perdu fut écrite en Anglais et en vers par un certain John Milton ; Qu’était-ce alors ? Puis, Chateaubriand la traduisit en français et en prose; Qu’était-ce alors ? Finalement un mien compatriote la récrivit sous forme de roman en plein anglais. Alors, au nom de la clarté, qu’était-ce donc ? Mais, une fois de plus, pourquoi devrions nous rajouter « fictif », la raison en est évidente et une dialectique raisonnée des contraires quand elle s’oppose à ce qui précède ne justifie pas de la prétention de ses arguments. L’art de la narration, en fait, est le même qu’il soit appliqué à la sélection et à l’illustration des séries réelles ou imaginaires d’évènements. La Vie de Johnson de Boswell à l’art subtil et inimitable doit son succès à des manœuvres techniques similaires a celles, pour dire quelque chose, de Tom Jones. ; la conception claire de certains caractères humains, le choix et la présentation de certains incidents parmi le grand nombre offert et l’invention, et oui, l’invention et la préservation de certaines clés de dialogue. Où peut-on les découvrir avec plus de naturel et de vérité, c’est au lecteur de le décider. Boswell est, vraiment un cas spécial, presque générique, mais ce n’est pas que dans Boswell, chaque biographie écrite avec inspiration en contient. Dans toutes les histoires où on présente les hommes et les évènements de préférence aux idées, chez Tacite, chez Carlyle, chez Michelet et chez Macaulay, le romancier trouvera le catalogue méticuleux et adroit de ses propres méthodes. Il découvre, en outre, que lui aussi est libre et qu’il a le droit d’inventer ou de dérober un incident égaré et le droit plus précieux encore d’une omission totale ; mais il est fréquemment défais et, avec tous ses avantages, ne laisse que l’impression d’une réalité et d’une passion moins forte. Monsieur James dévoue sa foi à une ferveur adventice dans le sacrement de la vérité donné au romancier. Un examen plus attentif de la vérité nous montre une propriété d’une origine plus discutable non seulement pour ses travaux mais aussi pour ceux de l’historien. L’art ne peut rivaliser avec la vie, pour employer l’expression hardie de monsieur James et celui qui l’espère est condamné à mourir montibus aviis.La vie, aux variations infinies, nous précède, attendue par les plus différents et les plus surprenants des météores ; attirant l’œil, l’oreille, l’esprit, et, siège de merveille, le toucher, d’une délicatesse si exquise, le ventre si impérieux, quand il est affamé. Il combine et emploie dans ses manifestations, les méthodes matérielles, non plus d’un seul art, mais de tous. Qu’est la musique ? Sinon un refrain arbitraire, écho des cœurs majestueux de la nature ; la peinture n’est que l’ombre d’une scène paysanne faite de lumière et de couleurs. La littérature ne fait qu’indiquer sèchement une foule d’évènements, d’obligations morales, de vices, de vertus, d’actions, de captures et d’agonie dans lesquels elle se dissout, afin de combattre pour la vie. Qui possède le soleil que nous que nous ne dominons pas? Quelles sont les passions qui font de nous des infirmes, de pauvres égarés sacrifiés ? Pour rivaliser avec le parfum du vin, la beauté de l’aube, la danse du feu, l’amertume de la mort et de la séparation, Ici, voici une ascension prévue vers l’Empyrée. Les voici, les travaux d’Hercule en manteau et armé d’une plume et d’un dictionnaire, armé d’un gros tube de blanc de zinc de première qualité afin de peindre le portrait de ce soleil qu’on ne peut souffrir. Dans ce sens, l’art n’est rien, rien ne se compare à la vie, ni l’histoire bâtie sur des faits indiscutables qui ne lui restituent jamais la moindre parcelle d’immanence, à un point tel que le sac d’une cité ou la chute d’un empire n’éveille notre admiration que par le talent que nous permet d’admirer l’auteur si nous ressentons quelque émotion à sa lecture. Remarquons pour faire une dernière différence, que cette accélération du pouls est, dans la plupart des cas, purement agréable ; que ces reproductions fantomatiques de l’expérience, même les plus graves, convoient du plaisir. Alors que l’expérience elle-même, dans l’arène de la vie, peut torturer et abattre. Quel est donc l’objet ? Quelles sont les méthodes de l’art ? Quelle est la source de ses pouvoirs ? Le vrai secret est que l’art ne peut rivaliser avec la vie. Les méthodes imaginées et raisonnées des hommes les aveuglent face à la vie, confuse et imprévisible. Leurs arts, l’arithmétique et la géométrie quittent du regard la nature massive, colorée et mobile, à nos pieds et préfèrent contempler une certaine abstraction. La géométrie nous parle du cercle, chose inconnue dans la nature, si c’est un cercle vert ou un cercle de fer, alors elle met ses mains devant sa bouche. Il en est ainsi aussi pour les arts. La peinture vite comparée aux rayons de soleil ou à la blancheur des flocons, donne de la vérité à la couleur, comme elle lui avait déjà donné du relief et du mouvement. Elle n’envie pas la nature mais harmonise ses teintes. La littérature exprime sa tendance la plus typique, son humeur narrative qui s’évade de la confrontation immédiate en poursuivant un but créatif indépendant. Elle n’imite rien, si ce n’est la parole, rien des faits de la destinée humaine, mais magnifie les emphases et les omissions que l’acteur leur dicte. Les seul art réel qui incarna la vie directement fut celui des conteurs qui racontaient leurs histoires autour du feu. Notre art s’occupe davantage de pittoresque que de vérité, non en capturant les linéaments de chaque fait mais en les organisant à une fin commune. Le Maelström des impressions, toutes inévitables et discrètes, qu’offre la vie, substitue des séries artificielles de perceptions faiblement représentées, tout tendu vers le même effet, de toutes les mêmes idées éloquentes, vibrant tout ensemble comme des notes consonantes ou comme les teintes graduées d’une bonne peinture. De tous ses chapitres, de toutes ses pages, de toutes ses phrases, le roman bien écris répercute en échos concentriques sa pensée créative et contrôlée, chaque incident et chaque caractère y contribue ; le style doit s’accorder à l’unisson ; et s’il y a, où que ce soit, un mot qui regarde ailleurs, le livre en serait amélioré et clarifié et connaitrait, si j’ose dire, plus de plénitude, sans lui. La vie est monstrueuse, infinie, illogique, abrupte et poignante ; en comparaison, une œuvre d’art est finie, limitée, rationnelle, flottante et castrée. La vie s’impose par une énergie brute, comme le tonnerre inarticulé ; l’art interpelle l’oreille au milieu des autres sons, bien plus bruyants de l’existence, comme un air inventé par un musicien discret. Un théorème de géométrie ne peut concourir avec la vie bien qu’il soit un parallèle lumineux et équitable pour une œuvre d’art. Tous deux sont raisonnables mais n’en restent pas moins faux jusqu’au détail, ils sont inhérents à la nature mais aucun ne la représente. L’œuvre d’art qui s’appelle un roman existe, non par sa ressemblance à la vie, qui est forcée et matérielle. Comme une chaussure qui doit être faite de cuir et sa forme définie et significative qui met, entre elle et la vie, une distance immesurable de méthodes et de sens du travail. La vie d’un homme n’est pas un sujet de roman, mais le magazine inépuisable où on choisit des sujets; leurs noms sont indénombrables. Pour chaque nouveau sujet, et ici ma position diffère franchement de celle de monsieur James, l’artiste vrai variera sa méthode et changera son point d’attaque et ce qui deviendra une marque d’excellence chez l’un ne fera que de mettre en abime les faiblesses d’un autre. De quoi est faite la fabrication d’un livre, voilà une question qui risque d’attirer des interprétations impertinentes ou sottes. Premièrement, chaque roman, existe seul, ensuite chaque classe de romans coexiste, indépendante. Prenons, par exemple trois classes principales assez distinctes : d’abord, le roman d’aventure qui en appelle aux tendances illogiques et sensuelles de la nature humaine, ensuite, le roman psychologique, qui demande une appréciation intellectuelle des faiblesses de l’homme confronté et mêlé à des motifs inconstants et finalement, le drame qui gère la même matière que le théâtre classique qui suscite le jugement moral et excite notre nature émotionnelle. D’abord, monsieur James soutient une position singulièrement généreuse pour le roman épique, cherche dans un petit livre le trésor caché et laisse tomber quelques mots sensationnels. Dans ce livre, il lui manque ce qu’il nomme le luxe immense de pouvoir se quereller avec l’auteur. Le luxe, pour la plupart d’entre nous, est un substrat de notre jugement près de tomber sur le billot de la légende, puis la lucidité nous réveille et commence à distinguer et à trouver les fautes quand le volume est terminé et rangé. Monsieur James avance une raison encore plus remarquable. Il ne peut pas critiquer l’auteur dans son cheminement en le comparant à une autre œuvre, parce que, dit-il, enfant, je ne suis jamais parti à la chasse au trésor. En voici un paradoxe prémédité, car s’il n’est jamais parti à la chasse au trésor, il peut être aussi démontré que jamais il ne fut un enfant. Il n’y eut aucun enfant (jusqu’à Maître James) qui ne devint chercheur d’or ou pirate, chef militaire ou bandit des montagnes, ni combattu et souffert, connu le naufrage et la prison, qui n’ont trempé leurs petites mains dans le sang. Aucun qui ne quitta avec élégance le champ de la défaite et qui jamais ne protégea l’innocence et la beauté. Ailleurs, dans son essai, monsieur James, avec raison, proteste contre une conception trop étroite de l’expérience car l’artiste né métamorphose les indices les plus ténus de l’existence et les convertit en révélations ; c’est vrai, je pense, dans la majorité des cas, l’artiste écrit avec plus de gout et d’effet à propos de ce qu’il souhaite plutôt que de la réalité. Le désir est un télescope merveilleux, et Pisgah le meilleur observatoire. Et s’il est sans doute vrai que ni l’auteur ni monsieur James ne sont jamais partis à la chasse au trésor, au sens matériel de la chose, probablement ont-ils imaginé les détails d’une telle existence dans leurs rêveries adolescentes. Et benoitement, l’auteur, honte soit sur son petit calcul, s’approprie cette catégorie d’intérêt en sachant pertinemment qu’il accèdera, par ces sentiers battus, à la sympathie du lecteur, nécessaire à son négoce et se voue ainsi à la construction et à l’instanciation de rêves de garçonnet. La psychologie est opaque à la compréhension d’un adolescent ; pour lui, un pirate est une barbe, une paire de larges pantalons garnie de deux beaux pistolets. L’auteur, parce qu’il a un peu grandi, pour sauver l’argument, admet du tempérament, dans certaines limites, à ses personnages. Les caractères ont-ils été conçus pour un autre rôle ? Dans une toute autre intention ? Pour ce roman d’aventure élémentaire, les caractères n’ont besoin que d’une qualité : guerrière et formidable. Et si leur action au combat se montre insidieuse et fatal, alors, le but est atteint. Le danger est la matière de cette classe de romans, la peur son principal ressort et les caractères ne sont portraiturés que pour réaliser le sens du danger et provoquer la sympathie pour la peur. Pour ajouter plus de traits, pour être plus astucieux, pour lâcher la bride de la curiosité morale ou intellectuelle quand nous courrons le lièvre de la curiosité matérielle, non pour enrichir votre conte mais pour le ridiculiser. Le lecteur sot s’en offenserait et le lecteur clairvoyant perdrait le fil. Le roman psychologique diffère des autres parce qu‘il requiert une cohérence de dessein, et pour cette raison, comme dans le cas de Gil Blas, on l’appelle parfois roman d’aventure. Il tourne autour des rumeurs sur les personnes représentées; ils sont, pour plus de sureté, impliqués dans les évènements, mieux, ce sont les évènements eux-mêmes, qui, tributaires, n‘ont pas besoin de suivre une ligne de progression et peuvent s‘incarner statiquement. Comme ils sont entrés, ils peuvent sortir. Comme ils n’évoluent pas, ils doivent être consistants. Monsieur James reconnaitra le ton de la plupart de ses écrits: il traite pour la plus grande part de la statique psychologique, l’étudiant en nature morte, parfois légèrement déplacée et, avec son instinct artistique délicat et juste, il évite les passions excessives qui déformeraient les attitudes qu’il aime étudier. Il change les rôles de ses protagonistes. ils passent d’humoristes de la vie quotidienne à l’expression brutale et aux types sans apprêt d’autres moments émotionnels. Dans son récent L‘Auteur de Beltraffio, si bien conçu, si agencé, si net dans la conception, on y trouve, aussi, l’usage de fortes passions sans pour autant les exhiber. Le travail de la passion est évincé, même chez l’héroïne; et le grand combat, la vraie tragédie, La Scène à Faire (en français dans le texte) passe inaperçue derrière les lourds panneaux de la porte fermée. L‘invention délectable du jeune visiteur, est introduite, consciemment ou non dans ce but : ainsi monsieur James, fidèle à sa méthode, peut faire l’impasse sur la scène de la passion. Que le lecteur ne pense surtout pas que je sous estime ce petit chef d’œuvre. Je veux simplement dire qu’il appartient à une classe déjà définie et qu’il se serait vu, conçu et traité d’une manière tout autre pour peu qu’il eût appartenu à une autre catégorie, que je vais évoquer maintenant. Je prends plaisir à nommer un drame de ce nom parce qu’il me permet de soulever une fausse conception étrange, particulière et anglaise. On suppose parfois que le drame se compose d’incidents, de passions qui donnent à l’acteur son moment de bravoure et qui doivent s’amplifier, car sans quoi, pendant le déroulement de la pièce, il n’aurait plus les moyens de recréer de l’intérêt jusque la fin. Une bonne pièce sérieuse doit donc être entièrement fondée sur les carrefours des passions où le devoir et les affinités viennent noblement la rescousse ; et c’est aussi vrai pour ce que j’appelle, pour cette raison, le drame. Je vais citer quelques spécimens qui en valent la peine : Rhoda Fleming de Meredith, ce livre merveilleux et douloureux, qui n’est plus sous presse et que l’on connait, chez les bouquinistes, comme le loup blanc. Une Paire d’Yeux Bleus de Thomas Hardy et deux livres de Charles Read : La Déconfiture de Griffith et Le Double Mariage d’abord nommé Mensonges Blancs et fondé, par un accident favorable à ma nomenclature, sur une pièce de Maquet, partenaire du grand Dumas. Dans ce genre de roman, la porte close de L’Auteur de Beltraffio doit s’ouvrir toute grande ; la passion doit apparaitre sur la scène et prononcer son dernier mot ; c’est elle est tout et la fin de tout, le problème et la solution, à la fois protagoniste et Deus Ex Machina. Les personnages peuvent arriver n’importe comment sur scène, on s’en fiche. L’important, avant qu’ils ne s’en aillent, c’est la transfiguration et l’assomption que la passion leur arrache. C’est peut-être une part de l’intention de décrire en détail, de dérouler les personnages sur toute leur longueur et de les maintenir, rougeoyants et changeants dans le fourneau des émotions. Mais, il n’y a aucune obligation ; de bons portraits ne sont pas requis et nous nous contentons de types plus abstraits si leur facture est franche, forte et sincère. Ce genre de roman peut posséder de l’ampleur sans contenir d’individualisation, il peut en posséder parce qu’il montre le travail d’un cœur perturbé et l’exercice impersonnel des passions. Chez l’artiste de second ordre, il peut grandir encore, quand l’intrigue le conduit à focaliser toute la force de son imagination et à la diriger sur la passion seule. L’astuce, à nouveau qui possède son pré carré dans le roman de caractère est exclue des entrées de théâtres plus solennels. Un motif, pêché un peu loin, une ingénieuse digression nous éloignant du sujet, une tournure plus spirituelle que passionnée, nous offense comme un manque de sincérité. Tout devrait être d’un seul tenant, sans détours jusque la fin. Voilà ce qui soulève les ressentiments du lecteur, ses motifs sont trop vagues, ses façons trop équivoques pour le poids et la force de ce qui l’environne. Balzac, dans La Duchesse de Langeais, commence par une forte passion et l’éteint par une panne de montre du héros. De tels personnages et de tels incidents appartiennent au roman de caractère ; ils sont déplacés dans la bonne société des passions. Quand toute la puissance des passions fait son irruption dans l’art, nous voulons les voir, non pas bouffies et agitées d’impuissance comme dans la vie, mais gouvernant par-dessus les circonstances, et faute de foi, jouer de substitutions. J’imagine, ici, monsieur James. Intervenant, avec sa lucidité habituelle en éveil. Il fera sans doute l’ingénu pour ceci et acquiescera impatiemment pour cela. C’est sans doute vrai, mais ce n’est pas ce qu’il désire dire ou entendre. Il parle de l’ensemble quand il est terminé. Moi, des brosses, de la palette et de l’étoile polaire. Il distille ses vues dans le ton et pour les oreilles de la bonne société et moi avec les emphases et les mécanismes d’un étudiant obstructionnistes. L’argument n’est pas là pour amuser le public mais pour tenter d’offrir un avis utile au jeune écrivain. Et la description minimale d’un art dans sa méthode la plus élémentaire est, à cet égard, plus utile que les descriptions évasives, idéales, d’images transcendantes auxquelles nous aspirons. Ce qu’on peut lui dire de mieux c’est de choisir le motif quelle que soit la passion, de construire attentivement son intrigue et de faire en sorte que chaque incident illustre le motif. Que chaque propriété utilisée s’harmonise le mieux possible en matière de congruité et de contraste; d’éviter les actions secondaires. Pourtant, Shakespeare en emploie, comme contre-champ, en inversion de l’action principale. Ne pas souffrir de voir le style trainer sur l’argument ; saisir le ton de la conversation, non par la première pensée entendue au café, mais avec l’œil fixé sur la passion qui s’exprime, éviter systématiquement d’introduire, dans le cours de l’ouvrage, aucun propos ou aucune situation qui pourrait distraire du déroulement de la narration, intervenir sur son caractère ou, proférer des phrases qui ne font pas du tout partie de l’activité mise en œuvre, par le thème romanesque abordé, dans une histoire faite de discussions sur les problèmes impliqués. Ne le laissons pas regretter son livre ainsi raccourci c’est mieux ainsi. Ajouter des commentaires sans importance sert plus à mettre en pièce qu’à encourager. Pardonnons-lui de rater mille interprétations, s’il conserve, inaltérées, celles choisies. Ne lui en voulons pas de rater le ton de la conversation, le détail piquant, âcre ou mordant que suscitent les manières du jour, ni d’oublier la reproduction de l’atmosphère et de l’environnement. Ces éléments ne sont pas essentiels : un roman peut atteindre à l’excellence et n’en posséder aucuns : une passion ou un tempérament sont des tendances mieux décrites si elles émergent, clairement, des circonstances matérielles. En cet âge de particularisme, rappelons-lui les âges d’abstraction, ceux des grands livres du passé, souvenons-nous des hommes braves qui vécurent avant Shakespeare et Balzac. Comme racine de toute l’affaire, gardons-lui à l’esprit que le roman n’est pas une transcription de la vie à juger sur son exactitude. La simplification de certains de ses aspects ou de situations particulières est l’alchimie propre au roman, Cette simplicité le fera exister ou disparaitre. Nous observons et admirons, chez les grands hommes que travaillent de grands motifs, cette complexité qui ne nuit pas à la netteté des apparences et conserve la vérité intacte : cette simplification fut leur méthode et cette simplicité leur excellence.

R.L.Stevenson, Souvenirs et Portraits,

Chatto & Windus, Ballantine Press, London, 1917

23:13 Écrit par walloween dans humeur, Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

28/12/2013

un regard candide sur les illuminatis

lettre au fils de mon marchand de primeur syrien

Mon cher Momo
 
 
les mystiques contemporaines sont les héritières d'autres,  bien plus nombreuses et bien plus anciennes.
 
Dans l'Inde gangétique, il y a 250 ans , les sâdhus se réclamant du Tantra  constituaient des groupes qui finissaient par former des armées, ils investissaient les villes par leur  influence mentale,  par la force brute et par la puissance libidinale, en posant parfois bien des problèmes au Maharadja local qui, soit devait les expulser de son territoire en les tuant à l'aide de son armée soit les prendre à son service. toutes choses étant égales, il  n'en est pas autrement dans à différentes époques de l'histoire de l'Europe. Nous avons bien affaire à des moines armés libidineux, à des princes qui les craignent et les utilisent.

Les juifs, tel les rois mages, sont les messagers de l'orient,  et en particulier de la Syrie, dont on pense qu'elle est à l'origine des civilisations urbaines, il y a sept ou huit mille ans, elle  est aussi  l'interface géographique entre le monde aryen et le monde sémitique, le point de convergence des anciennes routes de la soie. De là, l'importance d'Alep, à cet égard. Les mythes venus de l'Inde par Bagdad et par l'oasis de Palmyre sont réinterprétés par les royaumes du Proche-Orient qui possèdent déjà une culture d'expression et d'analyse pour ajouter, en somme, des cordes à leurs arcs (avant notre ère) auxquelles vient se juxtaposer, plus tard la grande tradition du Mazdéisme et de son couronnement dans l'ordre de l'esprit, le Zoroastrisme, dont les textes sont le fondement de ce que nous comprenons encore aujourd'hui en matière de morale c'est à dire d'esthétique, il faut lire les Gathas, qui sont fondateurs.
 
Les juifs, les grecs, les romains les chrétiens, les musulmans et les maçons sont chronologiquement et  intellectuellement, les héritiers de cette double articulation intellectuelle issue , des Mazdéens (qui forment l'aria), de la tradition sémitique et d'autres traditions descriptives et esthétiques issues du monde gangétique. Si les francs-maçons et la bourgeoisie; qui aiment pour des raisons d'intérêt et de prestige à se parer de dépouilles glorieuses et d'ancêtres qui ne le sont pas moins, se sont réclamés de l'orient qu'ils comprennent comme l'orient de la gloire c'est parce qu' à la renaissance et à l'époque moderne on disposait déjà d'assez de moyens de connaissance pour remonter avec plus ou moins, à la fois, d'intuition et de "certitudes" scientifiques, aux sources textuelles de ces origines. Badauds, badins  et bons garçons,, ils s'en sont simplement fait les clients culturelles dans un monde ou on ne pense qu'en termes de fournitures et de clientèle
 
C'est sur ces bases que ce fondent les mécanismes symboliques de l'occident. L'ancien testament, le nouveau, le coran tentent, renouvellent, ces traditions symboliques avec, souvent, une maladresse évidente, maladresse qui est le fait de l'enfance, ce sont les écritures ultérieures qui permettront  d'un peu sortir de cette bouteille à l'encre.

 
finalement, la notion d'illuminati', est tout à fait incidente, en réalité, c'est un abus de langage du mossieur ci-dessous, dont j'ai de la peine à épeler le nom,  Weinhaupt, je crois, ah oui, c'est çà Weinhaupt, comme pourrait traduire par "encéphale vineux" ou bien "pleurs de tète" en bas-allemand. Sans doute que notre monsieur, pleurant et à la tète avinée trouvait qu'il n'avait pas l'éclat qu'il méritait s'est mis à vendre la nouvelle petite doctrine concoctée au coin du bar inventée par le buveur toujours friand sz contrepètrie ou par un glissement de la langue
 
 
 on doit parler d'illuminisme, c'est la tradition exacte, issue anciennement du culte d' Orphée qui se perpétuera  chez dans la première église seule authentique que l'on nomme aujourd'hui l'orthodoxie, ensuite une bonne partie du moyen âge chrétien, sa résurgence importante à l'époque moderne se retrouve dans l'Espagne impériale du 16° siècle et dans son ultime avatar cité classiquement, dans l'Angleterre du 18° siècle. En fait de quoi s'agit, le signe  universellement connu du fait illuministe est l'auréole des saints, c'est à dire l'aura comme les indous l'appellent, qu'est-ce?, c'est la puissance vitale du saint ou du sâdhu ou de ce qu'on voudra, c'est sa puissance un peu comme le roi des taureaux ou la reine des vaches, si c'est un testard, il l'a porte autour de la tète Rock Siffredi, lui la porte autour de la bite.
  
le fondateur des illuminatis
 
il faut réaliser le fait que dans la culture générale, les mots et les choses, c'est ce dont on abuse le plus, les mots pour les choses et vis et versa sont les vecteurs et les déterminants de la puissance politique, de puis que, dans l'antiquité, l'usage du discours est d'abord utilisé à des fin sacrées ou de domination, on abuse sans cesse et de de la lettre et de l'esprit de la chose dite afin somme toute de se créer une clientèle d'esclaves et de femmes. L'assertion fondatrice qui définit, ceci, à l'origine est une expression très connue chez les chrétiens qui dit "le Verbe s'est fait chair" ( verbe avec un v majuscule). Quand on pense à l'influence du discours on évoque la les notons de persuasion et de séduction, et on dit que  la séduction irréalisée se résout dans le meurtre, si la possession de la proie c'est à dire pour le chasseur l'acquisition de la proie et par extension la subornation du corps de la femme ne peut pour un certain nombre de raison, se réaliser, l'homme primitif se retrouve donc en état de mort virtuelle. Sur ces bases anthropologiques se construit le discours de la puissance.
 
Toutes les subtilités religieuses ou guerrières exprimées par des phrases ne concourent qu'à réaliser les deux fonctions primordiales de l'existence tuer (pour manger) et se reproduire. Le meurtre n'est pas un fin en soi, sauf chez les pervertis, ses usages premiers est la prise de butin et le viol. Les variations de formes de la culture au cours des âges ne sont que les déclinaisons successives des mémés anthropologiques. Sigmund Freud trouve les explications de sa théorie par une des phrases fondatrices de l'ensemble de son travail d'abord qui consiste à dire que " l'état est fondé sur le meurtre" (celui d'Abel par Caïn) et par le titre d'un de ses ouvrages "Totems et Tabous". Totem signifiant l'adoration de la force (puisqu'elle peut vous tuer) et les tabous qui vous empêchent, par la contrainte social d'accéder à la liberté totale, que serait, la licence sexuelle. Ce sont les bases des relations entre maitre et  l'esclave. Partout dans l'histoire de l'art, depuis les époques les plus reculées, les représentations martiales et sexuelles sont omniprésentes. Ce sont les images du sacré. 
 
Donc le buzz "illuminati", incarne, sans plus, la prise de conscience de groupes minoritaires qui finissent par en avoir marre de se faire niquer par les gens de pouvoir qui brillent sans illuminer, d'ailleurs, que ces groupes qualifient donc d'illuminati, mais les minoritaires sont font avoir depuis bien plus longtemps que çà comme on le lit au-dessus. qu'elle est l'expression de leur lutte, aux usa par exemple ce lui que je préfère pour son sens de l'abattage Jesse Ventura
 
il y a toute une série de personnage qui défendent ce qu'on appelle là-bas "la troisième voie", ni démocrate ni républicain,  le centrisme dans un régime farouchement bipartisan, le plus sérieux et le plus respecté, homme de cœur, de conviction et de  talent, Ron Paul, son fils aussi, ce sont des hommes qui peuvent tenir la tribune pendant 13 heures d'affilée
 
en espérant ne pas t'avoir trop cassé les pieds, je t'en envoie quelques autres qui étudient la question sans salades, s'il y en a , tout le jeu c'est de les détecter. çà nécessite des connaissances générales qui peuvent s'apprendre comme une langue
 
 
mais s'intéresser aux hommes et aux relations de pouvoir  est une histoire sans fin
 
 
one evil 
An Introduction to the Gathas of Zarathushtra
LA DOCTRINE SECRÈTE DES TEMPLIERS
Internet Medieval Sourcebook
apologetics index
 
 

20:45 Écrit par walloween dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook