UA-7101967-1

04/02/2016

sur la génération du rythme

Si on me demande qui c'est Burroughs ou Warhol, qui suis de la génération censée admirer ces deux personnages. Moi qui ne m'intéresse pour la plupart du temps qu'à l'histoire et aux techniques. Mes premières pensées vont de la machine à calculer jusqu'au barbouilleur catholique tchèque, Tous deux tayloristes, en somme, l'un à démolir l’oeuvre de Papa par des excès de la «conscience » agrémentés de thèmes sulfureux, bien sur, quoi d'autre à propos de « queer » et de « junkies, termes fort défectifs en Anglais. Tu dirais « cette tapette est au cheval », pardon, excusez moi, « Ce gay à un léger problème d'addiction » que ce serait pareil. C'est sur qu'avec l'argent de Papa, çà devait être de la bonne. Enfin, la triste saga des puînés qui s'ennuient n'a pas encore finie. Admirable exemple pour les pauvres garçons qu'on rencontre à moitié morts dans la rue. Tandis que l'autre reproduit des starlettes et des boites de soupe à la chaîne, d’où son père sortait sans doute, attends, je vais voir. Oui, fils de mineur, immigré de la première génération d'une petite ville non pas allemande mais slovaque, produit d'un monde qui nous intéresse particulièrement aujourd'hui, dans ces régions, qui ont repris l'histoire que la papauté et l'orthodoxie leur avait apprise de façon si sanglante par les Habsbourg et les Tsars. Pas catholique romain comme je l'avais cru jusque là mais bien catholique byzantin de rite orientale. Il reconnaissent Rome, en somme, après s’être fait niquer par les Habsbourg et par un peu tout le voisinage car ils sont peu nombreux, on appelle cette formation à la fois ethnique, langagière et religieuse, les Lemko, qui parle russien. Il en reste plus ou moins 65.000 en Slovaquie, en Pologne et en Ukraine. Enfin voilà deux origines multimillionnaire et prolétarienne, le Taylorisme même dans leur représentation, qui se font littéralement des lèches sur la place publique. Moi ce genre, c'est pas mon truc. Toute cette complaisance, cette facilité, cette moquerie de la vie comme système ont finalement par ricochet, fait bien des victimes « culturelles » de leur vanités et de leurs vices. Cet algèbre du besoin tourne vite à la salle de bain par laquelle ils sont entrés et sortis, amertume d'un devenir, échec d'un destin. Tout ce qu'un étudiant de Harvard peut tirer de sa fantaisie, dans les années 30, par des moments expressionnistes hérités du délire des parnassiens et des symbolistes auquel bien sur, on s'identifie. Et les doutes qu'on a sur soi finissent par déteindre sur les autres. A Harvard, les pieds dans les chaussons, c'est possible aussi. Parles moi de Faulkner ou d'Hemingway, mais moi, ces compliqués de la braguette m'emmerde. Voilà ce qui restera,entre autres, dans les annales de la littérature américaine, comme des avatars séculaires des romantiques.


Si tu souhaites une version plus consensuelle, je m’évertuerais. Merci

Propos beat generation

Donc, je chausse mes gros sabots pour vous dire que moi, qui guillemets suis de la beat génération, je n'en connais que ce que je peux vous dire. Si on survole les biographies de la douzaine d'écrivains qui la compose. On remarque sans peine qu'il s'agit de fils de famille plus ou moins fortunés, plus d'ailleurs que moins. Que sont-ils, des anarchistes, voilà. A partir de cette notion. Ceux qui possèdent une connaissance quelque peu étendue des charmes et délires de la culture de leurs parents, tout du moins pour certains d'entre-vous, peuvent commencer, comme on dit dans le milieu, à gamberger. Moi j'en ai une vision prosaïque comme celle de mon existence d'alors. Vous me direz, quand on sort de Spirou, du Juif Errant de Bob Morane, on n'en saisit, pas,sans doute, d'emblée toutes les raretés. Finalement, en s'intéressant un peu à la question, rares, ils le sont comme les productions de leurs esprit. L'anarcho-romantisme, bien vieille chose déjà ou on passerait, dans une chronologie imaginaire des liaisons dangereuses à Delacroix, des trois glorieuses à l’île du Diable. Le train -train prend sa belle courbe de montagne pour se retrouver chez les symbolistes et les néos. Baudelaire, initie ce qui me semble intéressant dans le contexte que je veux avancer, le rapport tragique de l'homme à la masse, de l'homme à la ville. Sa fantaisie trouve une vérité dans ces corps aimants et douloureux, qui se mélangent et qui se tordent poétisés dans un climat d'apocalypse. La plupart sont des marginaux, mais des marginaux de la bourgeoisie, ce qui est très différent, c'est l'homme qui sait tout, qui récupère tout et qui fait commerce du malheurs humains comme de leurs domestiques. Vous, les marginaux auxquelles vous aurez peut-être à faire, d'après la profession que vouschoissirez sont radicalement différents de ces puînés souvent faibles et erratiques, écrasés par la puissance de la famille dont ils sont issus. Mais, ils sont orgueilleux, ils veulent redresser leurs faibles épaules et les offrir au ciel. On n'a pas le temps, ici de faire le catalogue de leurs mérites ou de leurs vices respectifs. Le climat historique que le savant, le curieux ou l'amateur est amener à reconstituer du point de vue esthétique et surtout du point de vue social. C'est tout de suite maintenant, jouissons, profitons sans attendre, le temps n'attends pas. « Anything goes, » rien ne va plus. Tout les espoirs ou tous les désespoirs, a votre goût, étaient, sont ou seront permis. Toutes les horreurs aussi, tous les paradoxes, tout ce que peuvent inventer les hommes pour identifier, ce qui fait la substance, comme on disait plaisamment à l'époque de leur être transcendantal et de leur soi pour soi et en moi d'ailleurs fréquemment munis de bas de soie. Non, soyons sérieux, si vous voulez, moi, c'est moi, je suis un en soi, le monde, c'est çà, est-ce çà moi ou suis-je l'objet en soi et c'est un peu ou suis-je, dans quelle étagère ? ici, la question heideggerienne qui saute sur les tréteaux pour vous rabattre les éternels questions que les anciens se posaient sur le devenir de la conscience historique ou plus brièvement, « qu'est-ce qu'on fout là ?» et surtout pourquoi ? On cherche toujours et c'est là , mon cher Méphisto, que vous intervenez. Les générations se succèdent, le drame humain se perpétue dans son devenir cosmique. Les hommes veulent vivre, ils commencent à naviguer sur l'océan de tous les havres et de tous les écueils. Que trouvent ils à leur proue, que trouvent-ils à leur poupe ? Des merveilles et des démons comme toujours, comme jamais. Je crois nécessaire de souligner l'importance, trop occultée, pour les raisons qu'on peut imaginer, de ce covoiturage,de cette accointance, de cette perpétuelle complicité, entre les monde des représentations et la volonté personnelle, entre l'art et le pouvoir qui sont des données permanentes des hommes face à la nature, à leur pouvoir, au pouvoir. C'est fou ce que les gens sont victimes du dictionnaire et victimes, surtout, de ceux qui savent s'en servir. La séparation dont le mythe fondateur est la maternité, l'avènement de la prise de conscience collective de la séparation des corps conditionne, comme on vous l' a désormais enseigner, un des réflexes intellectuels qui permet la fondation de l’égalité c'est à dire le respect de l'autre comme personne, sans cette condition sine qua non, le cycle des réincarnations imposé par la dialectique du maître et de l'esclave, se perpétuent . Pour le reste, les divagations des cacochymes et des intellectuels éthérés au sexe incertain ne me paraissent pas de nature à bien éclairer votre lanterne. On peut certes, s'interroger sur les particularismes de la perversité narcissique relativement à la projection des lignes picturales. C'est légitime, je le consens. Si vous voulez vous livrer à leur étude, les portes de la coupole vous sont ouvertes. Néanmoins, si vous choisissiez l'école onanistique, la technique est différente sur le plan physiologique, l'impétrant doit présenter certaines caractéristiques organoleptiques et mentales qui ne sont données qu'après un apprentissage long et difficile. La question fondamentale de la discipline est de savoir si un homme, ou une femme, depuis les nouvelles lois, peuvent ou ne peut pas éjaculer mentalement. Question qui paraissait assez grave sur le clip. J'imagine, pour ma part, sans peine, que dans des circonstances appropriées, quelque boutonneux éjacule en voyant une bimbo. Mais enfin, sur le plan esthétique et littéraire, çà n'a pas particulièrement attirer mon attention. Le Festin Nu est souvent le seul livre cité par les auteurs pour commenter le travail de Burroughs alias Riley. Il y a de nombreuses raisons pour cela (pour une part, la difficulté de la langue dans ses derniers romans), mais on parle peu du travail lui-même. Le Festin Nu, publié en 1959, est inévitablement attaché à sa vie de l'époque, à Tanger et bien loin du documentaire. C'est un pastiche d'événements, connus et certains ou d'autres imaginaires et routiniers. Comme un développement des obsessions qu'il avait connu à Harvard dans les années de sa jeunesse , des routines de style, avec un accent avoué sur l'ironie et l’exagération comme méthode comme on le lit dans le roman. Naturellement, les origines, l'atavisme, les particularités liées à chaque individu, l'école, le monde, l'univers, je n'ose penser aux étoiles, des salons fréquentés par ces messieurs, font, en somme, du tirage, un peu comme dans les cheminées et la quantité, je vous jure, ici, on s'y connaît, la fortune aidant. Pour le chapitre corps meurtris, je vous conseille de vous tourner plutôt vers la faculté. Je n'ai pas les détails mais en première intention, je verrais un pulmonaire et un hépatique. Question d’intérêt d'ailleurs, comme thème de recherche, l'art à l’hôpital et l’hôpital dans l'art. Mais, à mon age et depuis le jardin des délices et le petit rhum agricole de Sainte-Marie, ces scènes morbides ne m'ont pas encore effacer le sourire surtout quand il est nerveux. Ah oui, les expériences hallucinogènes et sexuelles. Adressons nous plutôt à Dieu qu'à ses saints, parlons de Baudelaire et des romantiques, parlez moi d'Henri Michaux, d’Antonin Artaud mort d'un cancer de l'anus après l'avoir trouver solaire ou de grande bite malade chez Milf pour ceux qui comprennent moins vite. Naturellement Le thème choisi par la rédaction amène à des questions plus générales à propos d'art picturaux, de littérature, des mœurs du 20ième siècle. Parlons donc de vos grand-pères, dont je fais partie, de vos baby-boomers narcissiques, de ces gros gâtés entourés de jouets dont ils ne veulent plus. Mais l'art et les lettres sont le privilège de l'argent, instruments de plus dans un système qui transforme tout en or même les déchets. Au début de sa carrière, Burroughs reçut des ses parents, une somme mensuelle de 200 dollars pour débuter dans la vie, coquette somme, à l'époque, plus de 2.000€ aujourd'hui qui lui permis, toute sa vie, en réalité, d'en vivre, l'euro millionaire enfin comme on dit, maintenant que j'y pense tiens çà me conviendrais aussi. Je vous épargne les détails notariaux. Toutes ces histoires de sexe, de drogues de ceux qui passent la nuit claire à boire en parlant tu tien et du mien, en ont ou doivent en trouver les moyens.

Et quand Warhol et dit : « Cette naïveté puérile, au goût de chewing-gum, la séduction qui trouve ses racines dans le désespoir, l'oubli de soi adorant l'autre parfait, le chuchotement d'un aura vague et sinistre, voyeur de l'ombre, la présence magique à la voix douce, la peau et les os... ou, il est toujours temps de changer les choses mais il faut les changer vous-même ou encore, une fille m'a dit, j'ai su qu'il m'aimait quand il ne m'est pas venu en bouche. Il était le fils certains disent d'un mineur d'autres d'un ouvrier de la construction et d'une brodeuse aux origines vues plus haut. Le sérieux catholique byzantin des ouvriers et des artisans lemko a opéré son œuvre bienfaisante dans le cœur de ce fils pieux en permettant de faire des études sérieuses donnant l'accès à la profession suivant la délicate locution de la jurisprudence belge Il commence comme artiste commercial, toujours ce sentier ouvrier, artisan, artiste. Je lisais hier qu'en France, 30 % des enfants de la classe ouvrière sont désormais cadre ou cadre supérieur, ce chiffre m'a rasséréné. C'est cet exemple que je vois d'abord en lui et le sentiment que l'artiste d'entreprise, en chef de service responsable, taquine, tance, met le doigt sur les sottises et les faiblesses, sur les mystères et sur les charmes de ces petites écervelées de cousettes, de brodeuses, de lingères, d'habilleuses, de mannequins, de maquilleuses et d'apprenties starlettes en tout genre. C'était la sagesse de l'ouvrier byzantin et respectons la.

 

 

12:05 Écrit par walloween dans Culture, humeur, Images, Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

29/09/2013

il faut le voir pour le croire

12:14 Écrit par walloween dans Images, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

31/08/2011

Voilà pourquoi vous ne trouverez pas le sens de la vie


On peut admirer la notion bien inadéquate de l'homme qui cherche un sens à l'existence comme on pourrait admirer le neurologue autrichien défunt Viktor Frankl qui interpréta d'une manière clinique l'horrible expérience d'Auschwitz. Et qu'en est-il de l'homme qui se qualifie à rechercher un sens, quelle qu'il soit ? Le dramaturge allemand Bertolt Brecht nous a prévenus dans l'Opéra de Quatre Sous
Ja, renne nach dem Gluck
Doch renne nicht zu sehr
Denn alle rennen nach dem Gluck
Das Gluck lauft hinterher.

(Oui, cours derrière la joie, mais ne cours pas trop vite, parce que tandis que tout le monde lui cours après, elle traîne en suivant quelque part derrière eux). Brecht (1898-1956) était le genre de type à dire du mal du nihilisme, c'est certain mais il avait un bon argument. Il y a quelque chose de pervers à chercher, c'est que nous n'aimons notre vie et que nous voudrions connaître quelque de différent. C'est çà, pour commencer, nous n'aimons pas la vie, nous voilà bien embêtés. Soren Kierkegaard, philosophe, théologien et auteur religieux danois portraiturait son chevalier de la foi comme le genre de gars qui appréciait le bœuf en daube du dimanche. Substituez y ce que vous voudrez, mais si on n'est pas content avec çà, alors… qu'aviez vous donc dans la tête ? Les gens ont de bonnes raisons de regarder la vie de travers car elle contient une belle grosse fuite bien luisante c'est que nous allons tous mourir et que nous deviendrons vieux, malades et fragiles avant d'y passer et tout le bric-à-brac que nous avons accumulé notre vie durant échoira à d'autres gens, si cela ne passe pas directement à la poubelle, et que toutes ces touches de décor dont nous avons joliment cru devoir ajouter à nos personnalités disparaîtront aussi, le numéro de bravoure, l'art du macramé, notre talent pour le ukulélé et la familiarité avec la filmographie de Marcel Carné. Naturellement, ces exemples rendent le problème trivial mais quand nous cherchons sérieusement, nous voilà en train d'inventer d'héroïques effort pour inventer notre identité. C'était un des passe-temps favoris des intellectuels du XX° siècle.

Jean-Paul Sartre, le sage et l'auto caricature éventuelle de l'Existentialisme, enseigna que l'existence de l'homme précède son essence et que dès lors, il peut l'inventer, cette existence, un peu comme çà lui plait. L'argument ne manque pas de sottise mais il a une profonde influence. Il réagissait au conseil de Martin Heidegger ( l'existentialiste allemand chez qui Sartre puisa le plus gros de sa métaphysique). Heidegger nous disait que notre "Etre" est en réalité un "être à la mort". Notre vie va finir et est formée par cette certitude. Franz Kafka le dit plus clairement " le sens de la vie, c'est qu'elle finit". Heidegger (1889-1976) pensait que le seul sens authentique c'est de s'immerger dans les conditions spécifiques de l'époque, ce qui signifiait rejoindre le parti nazi, çà n'a pas trop bien marché et après la guerre, chacun devint existentialiste uniquement pour soi et trouva la chance de s'inventer une identité en accord avec ses goûts. Peu d'entre nous lisons Sartre de nos jours et peut-être, pour la plupart le regrettons-nous ? Et moins encore l'impénétrable Heidegger. Mais la plupart restent encore, sans conteste, les esclaves intellectuels de l'existentialisme du XX° siècle. Nous voulons inventer nos propres identités ce qui implique de faire quelque chose l'unique. Conséquences cataclysmiques pour les arts. Pour etre spécial, un artiste doit créer un style unique cela veut dire autant de styles que d'artistes. Jadis, ils étaient éduqués dans leurs cultures respectives, ainsi des milliers d'artistes, peintres et musiciens illustrèrent les autels et composèrent de la musique pour la messe du dimanche et pour l'édification des croyants ordinaires. De ces cultures, subsistèrent quelques artistes tels Raphaël ou Bach. Aujourd'hui, les artistes sérieux s'inscrivent de manière à valider leurs propres inventions tout en infligeant aux étudiants la même sorte de misère. Quand ils arrivent vers le milieu de leur age, ils commencent à comprendre qu'ils n'ont pas trouvé le sens de la vie. En fait, ils n'aiment même pas ce qu'ils font, mais leur manque de crédit professionnel les empêchent de faire autre chose alors ils continuent à le faire. Le grand art de la Renaissance et du Baroque centré sur les églises et le théâtre a disparu. On ne peut demander au plus grand nombre d'assimiler un style nouveau pour chaque artiste ( ni de les critiquer, mais ils le prétendent quand même). Le genre qui parle à tout le monde est celui de la culture populaire, ce n'est pas ce qu'il y a de pire. Beaucoup de gens font des efforts héroïques pour atteindre à un but pour le quel ils n'étaient pas destinés et finissent par se contenter de leurs petites joies kierkegaardiennes du dimanche. Par exemple d'une tenure universitaire. Mais aucune destinée n'est plus déprimante, pour un artiste, qui travaille vraiment à inventer un style nouveau et à obtenir sa reconnaissance. Il se souvient du Roi de Nemi, le prêtre de Diane à Nemi, qui si on en croit Ovide, obtint son office par le meurtre de son prédécesseur et qui, à son tour, sera tué par son éventuel successeur. L'inventeur d'un véritable nouveau style s'est couper du passé et sera retranché du futur par les nouveaux protagonistes inventeurs d'un style unique et individuel. Une chose pire encore que de chercher en vain le sens de la vie, au vingtième siècle, est de l'avoir trouver, surtout pour l'acteur. Jeune rebelle déjà âgé. Comme ils ne sont pas arrivé à mourir jeune, rebelles de l'avenir et du passé, par les merveilles de la découverte, ce qui peut leur arriver de mieux, c'est de disparaître. Ils sont dans la posture du prêtre de Diane, qui dort, un œil ouvert et l'épée à la main, en attendant le compétiteur qui viendra lui faire ce qu'il avait fait à l'autre gars qui l'avait précédé dans le boulot. Et si dans ce cas nous n'avons pas encore trouvé le sens de la vie, il faut bien dire qu'il nous est donner. La tradition, par elle-même, n'est pas une garantie de viabilité culturelle. La moitié de 6.700 langues parlées aujourd'hui le sont par des petites tribus de Nouvelle-Guinée, leur taux d'extinction est effrayant. La fragmentation des sociétés néolithiques peut disparaître en quelques années au contact de la modernité. Mais il existe des traditions qui ont survécu aux siècles et qui, souhaitons le, y survireront encore. Depuis l'épître de Gilgamesh, il y a 5.000 ans, notre quête n'est pas pour le sens mais pour l'immortalité. Comme le disent les dieux à Gilgamesh, tu ne peux trouver l'immortalité en la cherchant. Il faudra bien se contenter de la poule au pot. ./..