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04/02/2016

Burroughs Warhol, Extrait

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Burroughs : Cocteau faisait durer cette fête . Il s'allongerait, enlevait ses vêtements et éjaculait spontanément. Même au cours de ses années cinquante. Il était couché là, sa bite commençait à secouer et il partait. Genre truc de film qu'il avait.

Bockris : Comment il a fait çà ? As-tu déjà éjaculer seulement à partir du mental ?

Burroughs : Oh, plusieurs fois. C'est juste une question de recevoir une image sexuelle assez convaincante.

Warhol : Quel âge avait-tu quand tu as eu tes premiers rapports sexuels ?

Burroughs : Seize. Au pensionnat à Los Alamos, à l'École de Ranch où ils ont fait plus tard la bombe atomique.

Warhol : Avec qui ?

Burroughs : Avec ce garçon dans la couchette suivante.

Warhol : qu'a-t-il fait ?

Burroughs : masturbation réciproque. Mais pendant la guerre cette école, qui était en haut sur la mesa là 50 kilomètres au nord de Santa Fe, a été reprise par l'armée. C'est où ils ont fait la bombe atomique. Oppenheimer était parti là-bas pour sa santé et il descendait dans un ranch typique de cet endroit et a dit, “Bien, c'est l'endroit idéal.” Cela semble si juste et approprié d'une manière ou d'une autre que je devrais être allé à l'école là. Los Alamos l'École de Ranch était un de ces pensionnats où chacun était obligé de chevaucher. Maudits chevaux, je les déteste. J'avais le problème de sinus et j'étais allé à Nouveau-Mexique pour ma santé pendant les vacances d'été et ensuite ma famille a contacté le directeur, A. J. Connell, qui était un Unitarien et croyait beaucoup à la réflexion positive et je suis rester là, deux ans. C'est survenu dans le dormant d’une véranda en 1929.

Warhol: C’était comment! Était-ce vraiment comme une explosion ?

Burroughs : je ne m'en souviens pas depuis si longtemps.

Warhol : je crois que j'avais vingt-cinq ans où j'ai d'abord eu des rapports sexuels, mais la première fois que j'ai été au courant du sexe était sous les escaliers dans Northside, Pittsburgh. Un garçon bizarre en suçant un autre. Je n'ai jamais compris ce que çà signifiait

Burroughs : Quoi ?

Warhol : T’étais assis là à regarder et comment c’est arrivé ?

Burroughs : Oh je ne sais pas, beaucoup de mots ça et là …


(*) Le médiateur est Victor Bockris, biographe d’artiste.

Warhol lui avait dit ce que vous me disiez Christiane : “Andy nous avait dit à propos des interviews: N’ayez jamais de questions à l’avance, comportez vous comme dans un cocktail ”

Propos beat generation

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Donc, je chausse mes gros sabots pour vous dire que moi, qui guillemets suis de la beat génération, je n'en connais que ce que je peux vous dire. Si on survole les biographies de la douzaine d'écrivains qui la compose. On remarque sans peine qu'il s'agit de fils de famille plus ou moins fortunés, plus d'ailleurs que moins. Que sont-ils, des anarchistes, voilà. A partir de cette notion. Ceux qui possèdent une connaissance quelque peu étendue des charmes et délires de la culture de leurs parents, tout du moins pour certains d'entre-vous, peuvent commencer, comme on dit dans le milieu, à gamberger. Moi j'en ai une vision prosaïque comme celle de mon existence d'alors. Vous me direz, quand on sort de Spirou, du Juif Errant de Bob Morane, on n'en saisit, pas,sans doute, d'emblée toutes les raretés. Finalement, en s'intéressant un peu à la question, rares, ils le sont comme les productions de leurs esprit. L'anarcho-romantisme, bien vieille chose déjà ou on passerait, dans une chronologie imaginaire des liaisons dangereuses à Delacroix, des trois glorieuses à l’île du Diable. Le train -train prend sa belle courbe de montagne pour se retrouver chez les symbolistes et les néos. Baudelaire, initie ce qui me semble intéressant dans le contexte que je veux avancer, le rapport tragique de l'homme à la masse, de l'homme à la ville. Sa fantaisie trouve une vérité dans ces corps aimants et douloureux, qui se mélangent et qui se tordent poétisés dans un climat d'apocalypse. La plupart sont des marginaux, mais des marginaux de la bourgeoisie, ce qui est très différent, c'est l'homme qui sait tout, qui récupère tout et qui fait commerce du malheurs humains comme de leurs domestiques. Vous, les marginaux auxquelles vous aurez peut-être à faire, d'après la profession que vouschoissirez sont radicalement différents de ces puînés souvent faibles et erratiques, écrasés par la puissance de la famille dont ils sont issus. Mais, ils sont orgueilleux, ils veulent redresser leurs faibles épaules et les offrir au ciel. On n'a pas le temps, ici de faire le catalogue de leurs mérites ou de leurs vices respectifs. Le climat historique que le savant, le curieux ou l'amateur est amener à reconstituer du point de vue esthétique et surtout du point de vue social. C'est tout de suite maintenant, jouissons, profitons sans attendre, le temps n'attends pas. « Anything goes, » rien ne va plus. Tout les espoirs ou tous les désespoirs, a votre goût, étaient, sont ou seront permis. Toutes les horreurs aussi, tous les paradoxes, tout ce que peuvent inventer les hommes pour identifier, ce qui fait la substance, comme on disait plaisamment à l'époque de leur être transcendantal et de leur soi pour soi et en moi d'ailleurs fréquemment munis de bas de soie. Non, soyons sérieux, si vous voulez, moi, c'est moi, je suis un en soi, le monde, c'est çà, est-ce çà moi ou suis-je l'objet en soi et c'est un peu ou suis-je, dans quelle étagère ? ici, la question heideggerienne qui saute sur les tréteaux pour vous rabattre les éternels questions que les anciens se posaient sur le devenir de la conscience historique ou plus brièvement, « qu'est-ce qu'on fout là ?» et surtout pourquoi ? On cherche toujours et c'est là , mon cher Méphisto, que vous intervenez. Les générations se succèdent, le drame humain se perpétue dans son devenir cosmique. Les hommes veulent vivre, ils commencent à naviguer sur l'océan de tous les havres et de tous les écueils. Que trouvent ils à leur proue, que trouvent-ils à leur poupe ? Des merveilles et des démons comme toujours, comme jamais. Je crois nécessaire de souligner l'importance, trop occultée, pour les raisons qu'on peut imaginer, de ce covoiturage,de cette accointance, de cette perpétuelle complicité, entre les monde des représentations et la volonté personnelle, entre l'art et le pouvoir qui sont des données permanentes des hommes face à la nature, à leur pouvoir, au pouvoir. C'est fou ce que les gens sont victimes du dictionnaire et victimes, surtout, de ceux qui savent s'en servir. La séparation dont le mythe fondateur est la maternité, l'avènement de la prise de conscience collective de la séparation des corps conditionne, comme on vous l' a désormais enseigner, un des réflexes intellectuels qui permet la fondation de l’égalité c'est à dire le respect de l'autre comme personne, sans cette condition sine qua non, le cycle des réincarnations imposé par la dialectique du maître et de l'esclave, se perpétuent . Pour le reste, les divagations des cacochymes et des intellectuels éthérés au sexe incertain ne me paraissent pas de nature à bien éclairer votre lanterne. On peut certes, s'interroger sur les particularismes de la perversité narcissique relativement à la projection des lignes picturales. C'est légitime, je le consens. Si vous voulez vous livrer à leur étude, les portes de la coupole vous sont ouvertes. Néanmoins, si vous choisissiez l'école onanistique, la technique est différente sur le plan physiologique, l'impétrant doit présenter certaines caractéristiques organoleptiques et mentales qui ne sont données qu'après un apprentissage long et difficile. La question fondamentale de la discipline est de savoir si un homme, ou une femme, depuis les nouvelles lois, peuvent ou ne peut pas éjaculer mentalement. Question qui paraissait assez grave sur le clip. J'imagine, pour ma part, sans peine, que dans des circonstances appropriées, quelque boutonneux éjacule en voyant une bimbo. Mais enfin, sur le plan esthétique et littéraire, çà n'a pas particulièrement attirer mon attention. Le Festin Nu est souvent le seul livre cité par les auteurs pour commenter le travail de Burroughs alias Riley. Il y a de nombreuses raisons pour cela (pour une part, la difficulté de la langue dans ses derniers romans), mais on parle peu du travail lui-même. Le Festin Nu, publié en 1959, est inévitablement attaché à sa vie de l'époque, à Tanger et bien loin du documentaire. C'est un pastiche d'événements, connus et certains ou d'autres imaginaires et routiniers. Comme un développement des obsessions qu'il avait connu à Harvard dans les années de sa jeunesse , des routines de style, avec un accent avoué sur l'ironie et l’exagération comme méthode comme on le lit dans le roman. Naturellement, les origines, l'atavisme, les particularités liées à chaque individu, l'école, le monde, l'univers, je n'ose penser aux étoiles, des salons fréquentés par ces messieurs, font, en somme, du tirage, un peu comme dans les cheminées et la quantité, je vous jure, ici, on s'y connaît, la fortune aidant. Pour le chapitre corps meurtris, je vous conseille de vous tourner plutôt vers la faculté. Je n'ai pas les détails mais en première intention, je verrais un pulmonaire et un hépatique. Question d’intérêt d'ailleurs, comme thème de recherche, l'art à l’hôpital et l’hôpital dans l'art. Mais, à mon age et depuis le jardin des délices et le petit rhum agricole de Sainte-Marie, ces scènes morbides ne m'ont pas encore effacer le sourire surtout quand il est nerveux. Ah oui, les expériences hallucinogènes et sexuelles. Adressons nous plutôt à Dieu qu'à ses saints, parlons de Baudelaire et des romantiques, parlez moi d'Henri Michaux, d’Antonin Artaud mort d'un cancer de l'anus après l'avoir trouver solaire ou de grande bite malade chez Milf pour ceux qui comprennent moins vite. Naturellement Le thème choisi par la rédaction amène à des questions plus générales à propos d'art picturaux, de littérature, des mœurs du 20ième siècle. Parlons donc de vos grand-pères, dont je fais partie, de vos baby-boomers narcissiques, de ces gros gâtés entourés de jouets dont ils ne veulent plus. Mais l'art et les lettres sont le privilège de l'argent, instruments de plus dans un système qui transforme tout en or même les déchets. Au début de sa carrière, Burroughs reçut des ses parents, une somme mensuelle de 200 dollars pour débuter dans la vie, coquette somme, à l'époque, plus de 2.000€ aujourd'hui qui lui permis, toute sa vie, en réalité, d'en vivre, l'euro millionaire enfin comme on dit, maintenant que j'y pense tiens çà me conviendrais aussi. Je vous épargne les détails notariaux. Toutes ces histoires de sexe, de drogues de ceux qui passent la nuit claire à boire en parlant tu tien et du mien, en ont ou doivent en trouver les moyens.

Et quand Warhol et dit : « Cette naïveté puérile, au goût de chewing-gum, la séduction qui trouve ses racines dans le désespoir, l'oubli de soi adorant l'autre parfait, le chuchotement d'un aura vague et sinistre, voyeur de l'ombre, la présence magique à la voix douce, la peau et les os... ou, il est toujours temps de changer les choses mais il faut les changer vous-même ou encore, une fille m'a dit, j'ai su qu'il m'aimait quand il ne m'est pas venu en bouche. Il était le fils certains disent d'un mineur d'autres d'un ouvrier de la construction et d'une brodeuse aux origines vues plus haut. Le sérieux catholique byzantin des ouvriers et des artisans lemko a opéré son œuvre bienfaisante dans le cœur de ce fils pieux en permettant de faire des études sérieuses donnant l'accès à la profession suivant la délicate locution de la jurisprudence belge Il commence comme artiste commercial, toujours ce sentier ouvrier, artisan, artiste. Je lisais hier qu'en France, 30 % des enfants de la classe ouvrière sont désormais cadre ou cadre supérieur, ce chiffre m'a rasséréné. C'est cet exemple que je vois d'abord en lui et le sentiment que l'artiste d'entreprise, en chef de service responsable, taquine, tance, met le doigt sur les sottises et les faiblesses, sur les mystères et sur les charmes de ces petites écervelées de cousettes, de brodeuses, de lingères, d'habilleuses, de mannequins, de maquilleuses et d'apprenties starlettes en tout genre. C'était la sagesse de l'ouvrier byzantin et respectons la.

 

 

12:05 Écrit par walloween dans Culture, humeur, Images, Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

19/11/2014

Oiseaux ou Chardonneret ?

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Pour ceux d'entre nous qui ne peuvent nommer dix étoiles dans le ciel, une chant en est un autre : citril Finch, serin, Linotte mélodieuse, Chardonneret, Bouvreuil, pinson du Nord, vert, trompettiste, accordéons, croisières ou Chardonneret. Maintenant, nous voulons, sans sous-estimer les autres questions c’est à dire, la connaissance et l’amour, poser la question fondamentale : qu’est vraiment un chardonneret ? Le problème est résolu et coïncide avec le manuel de zoologie tautologique: c'est Carduelis Carduelis, poids15 grammes, longueur 15 cm. Aimons ce chardonneret aux habitudes alimentaires acrobatiques à qui elles donnent son nom En effet, comme vous pouvez le voir, en deux fois. Ce serait une grave erreur de considérer la double locution comme un nom et un prénom. Premièrement , mais c'est moins important, car il existe douze sous-espèces de Carduelis carduelis (Carduelis Carduelis parva, ou Carduelis Carduelis britannica et ainsi de suite), mais surtout parce que, comme vous pouvez l'imaginer, il n'y a pas un Chardonneret qui ressemble à un autre. Pour dire, un chardonneret qui meurt, n'égale pas un chardonneret que vous avez enregistré. Et puis, connaissant un chardonneret que vous appelleriez Antoine, vous pourriez le nommer Antoine Carduelis carduelis (et si le Chardonneret était anglais avec Antoine pour petit nom: Carduelis Carduelis britannica Antony). Mais malgré cela, il y a encore beaucoup de familles portant le même patronyme : des frères andalous, les grappes de Provence, de la masse, un maure tunisien ou la ville Sorrente. Sans compter que, bien sûr, qu’il y a maure et maure. Bref, dire « Chardonneret » (ou “Chardonneret”, “chardonneret”, jilguero ou stieglitz ') n'est pas satisfaisant car annoncer, dans un aéroport, « M. homo sapiens est demande au téléphone. » Vous comprendrez que nous ne pouvons pas demander à la zoologie de telles distinctions. Ils peuvent dire au contraire que le Chardonneret jaune est à la tête de tous les « européens », ou, si vous préférez, la véritable « européen ». Mais cet « Européen », il y en a beaucoup, beaucoup d'autres. Pour les zoologistes dire que, par exemple, Carduelis chloris (le vert), Carduelis sernus (la Linotte), Carduelis spinus (un chardonneret), appartiennent au même « genre ». Tous ces oiseaux sont les principaux représentants de la « puissante » famille des fringillidés, qui compte 83 genres et 289 espèces (plus de 500 formes différentes si l'on considère également la variété). les pères, les maîtres, les chefs, ce sont les pinsons dont la seule en-tête est carduelis (donc aussi des chardonnerets. il y a aussi, bien sûr, le pinson des arbres (Fringilla coelebs), mais ajoutons immédiatement qu'aucun de ces oiseaux ne pourraient s'offusquer de s’'appeler « Moineau », parce qu'en réalité les pinsons, les chardonnerets et avec eux beaucoup d'autres oiseaux, sont « moineaux », ce sont les plus nombreux dans le monde dont le prototype seul peut se vanter du nom exigeant de « passereau, fragile tout comme l’hirondelle urbaine (qui l’eut cru?). Sur le sentier de la distinction les zoologistes ont mis tout leur coeur. Il est vrai, que leur libération fait écho aux discours trompeurs et inextricables des taxonomies et pièges linguistiques ; mais se constituent des « relations connexes aux mots et aux noms de la poésie », rendant justice à tous ces animaux volants et aux chanteurs qui pensent normalement s'appeler du nom d’oiseaux et c'est tout. Ou « uccelluzzi », comme cela arrive malheureusement. Le Chardonneret qui est entre les doigts de la Vierge appelé « l'uccelluzzo » et son légendaire jaune pour représenter cette beau Loriot dans le sujet d’ Antoine dans la cathédrale de Syracuse. Cette compréhension taxonomique a affaibli le pouvoir de guérison de la peinture, pour être honnête, il n'apparaît plus. Et pourtant, dans ce rôle, le Chardonneret, se sent trahi par cette hâte insensible et ingrate à transformer, à supprimer, ces mots, sans recours.

19:58 Écrit par walloween dans Nature, ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

04/10/2014

Leur propre affaire

Charlottenburg est un haut lieu pour de nombreuses galeries renommées. Mais ces nobles institutions ne font plus frissonner les maisons ni les ateliers, tout le monde reste bien tranquillement chez soi, ce qui a pour conséquence une production meilleure de la part de la communauté artistique, plus de force et d'ouverture pour inscrire son influence. Chaque sensibilité détermine son propre territoire artistique derrière les institutions officielles et les coulisses des arts visuels, mais il est sans doute utile d'y jeter un second coup d ' œil. Les anciens ateliers Ufer à Charlottenburg sont peu connus, sinon des habitants et des flâneurs du canal. De l'extérieur, les anciens établissement Hélio-Watt ressemblent à une vilaine bâtisse de pierres grises, mais des ateliers, on découvre l' architecture industrielle de Berlin jusque Moabit. La fabrique est, pour le moment, du ressort de la directrice de département: madame Wissel, amoureuse de l'art, et après des cercles de discussion au niveau de l'administration, il semble clair que tout le monde s'est engagé à stabiliser la nouvelle institution et qu'une telle expression univoque offre une bonne garantie de durée permettant au monde de la couleur de trouver sa place. Cette réunion de peintres et de graphistes berlinois, par ses propres moyens, s'est installée des atelier-bureaux sur deux étages et comprend vingt artistes. D'autres, n'ont pas cette opportunité, le comité des fêtes tache de les fédérer et de trouver pour tous une place dans les nouveaux groupes de travail. Leur force se trouve dans leurs nombreuses sources d'inspiration, leurs techniques particulières et leurs signatures artistiques. A l'étage en dessous, se trouvent deux cinéastes expérimentales Claudia Schilling et Kara Schlegelmilch qui jonglent avec les médias, les vidéos et les installations. Kara installe l'atmosphère par le truchement de ses vidéos tournées vers une expression de la nature qui situe les individus dans une perspective extérieure prise par son ouverture qui nous même sur la lune par de fortes coupes insolites et aventureuses. Au troisième étage de la fabrique, se trouve Mechthild Weisser, sa voisine. Avec ses objets surréels et quotidiens, ses petits tableaux pendus au parpaing, rassemblent un monde matériel grotesquement déformé, en des rainettes pris d'esprit, quand même, qui réunit des gants de caoutchouc et des morceaux de plâtre pour illustrer la force de ses souvenirs ou les choses prosaïques tendent à l'harmonie plastique. L'harmonie, Matthäus Thoma, lui aussi, y aspire par ses objets d'atelier aux nombreuses perspectives géométriques. Comme un cristal évidé, des trous à huit coins ou un voile chanceux de Styrolène, un tissage, un trame laineuse, que l'artiste façonne, pleine de présence dans la pièce qu'elle occupe. Sa quête, entre ses grandes images brisées et la sculpture s'exprime aussi par les couleurs. Au quatrième étage, campent porte à porte Le peintre métaphysique macédonien Ranko Dakik ou les images poétiques content des fables mystiques brillamment colorées En grands à plats chargés d'abstraction, le travail de Gisela Schattenburg , Harald Gnades Köpfe tire des cimaises un effet esthétique que crée des couleurs massives, qui frappent par leur santé. Heryum Kim et ses natures mortes toujours plus poétiques naturalistes. Le schéma qui habite l'intimité de ses portraits, authentifié par la fluidité du dessin exprime, en traits délicats, la terre de sa Corée natale . Walter Heinrich, en peintre qui musarde, garde son plein de secrets et accueille avec de grands formats traités de manière réaliste.Bien sûr, on peut aussi acheter. Et nous pouvons ainsi profiter avec plaisir de l'art privé grâce à de véritables artistes, comme Mechthild Weisser, aussi sensible comme spectatrice, avec qui la complicité s'installe. Souvent amenés à collaborer les uns avec les autres, dans leurs travaux, un sentiment d'unité s'est emparé de la compagnie et ils se sentent tous très concernés par les situations particulières de ce jeu collectif. C'est un vrai sens des réa1ités associé à une forte volonté de participation. Naturellement les relations publiques finissent par amener beaucoup de monde et il faut assumer ce choix. Une vision nette des étapes futures et l'ouverture à d'autres ateliers et à d'autres artistes qui prennent ainsi racine dans l'environnement convivial de Kreutzberg. Les artistes titulaires sont déjà bien installés et se rencontrent régulièrement avec un programme et on peut voir les installations de sable d'Elfi Fröhlich au Goethe institut, il existe d'autres exemples connus. Une petite société d'artiste est parvenue à s'imposer parmi les marchands de la place et c'est un grand succès pour sa réputation et pour sa carrière future. Et voilà, pour les initiateurs de l 'art au travail, l'art est près et attire le public. On épargne les frais de galerie, de curateur, d'accrochage, de manutention, d'assurance etc... La nouvelle bande opte décidément pour une libre gestion du temps loin de ces cauchemars. " Parfois, nous ne sommes pas aussi perfec1ionnistes que nous le pourrions, après tant de succès, maintenant, nous nous en rendons pleinement compte."

 

L'art au travail in Berlin Magazin

 

21:29 Écrit par walloween dans Loisirs, peinture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

17/08/2014

Le Zéro

Aryabhata, né à Kusumapura près de Patna en 476 après Jésus Christ y est mort en 550, fils du Bihar, astronome et mathématicien indien . Il découvrit le zéro et il affirmait déjà que la terre tourne autour du soleil , Il orna la cour de Chandragupta Vikramaditya et écrivit un ouvrage de mathématiques en vers que l'on nomme Ayabhatiya.

On accepte généralement l'idée que la notion de zéro telle qu'elle est aujourd'hui trouve son origine dans deux cultures séparées géographiquement, chez les Mayas ou il apparaît au début de notre ère et en Inde. Il s'emploie comme séparateur ou comme indicateur de direction.

Le zéro égyptien, ou phonogramme nfr signifie cœur, bronches et poumons, le logogramme soit beau remonte à plus de 4.000 ans, mais ses voyelles sont inconnues. Reproduit trois fois, il incarne la beauté et la bonté. Le même signe s'utilise sous la treizième dynastie du moyen-empire, vers 1770 avant notre ère. Ici, il révèle un mode de comptabilité en partie double ou comme dans le bilan moderne la balance doit s'établir à zéro lors des échéances.

Si zéro incarne un positionnement, alors il est présent à Babylone, en tant que numération positionnelle avant la première occurrence du zéro indien. Si c'est un espace vide, un tel zéro, dans un espace numérique bien défini se trouve présent dans les mathématiques chinoises avant le commencement de l'ère commune. La dissémination vers l'ouest du zéro indien est une part intégrale de la numérotation indienne et son histoire, bien connue, est un des épisodes les plus remarquables de l'histoire des mathématiques.

Pour mieux appréhender ces apparitions premières, il est nécessaire de les replacer dans les contextes sociaux qui les constituent. Menninger indique que la valeur des positions est unique pour les trois sources et, qu'en aucun cas, elles n'étaient perçues comme une valeur, que ce soit par les grecs, les aztèques ou les égyptiens. Un zéro comme nombre leur auraient paru superflus dans les trois cas.

Il est difficile de développer, sur si peu de place, des détails qui possèdent chacun leur importance. Procédons de manière anecdotique. C'est une des joies de l'ingénieur que ce zéro, ce centre, ce barycentre, ce point d'inertie, centre de la sphère, du cercle, centre de la bobine du moteur, le centre de l'axe Chaque volume matériel, qu'il soit régulier ou non, possède un centre de gravité, le barycentre d'un objet irrégulier ne peut de résoudre que par des séries linéaires paramétriques à condition de connaître sa topographie ce qui s'est trouvé extraordinairement facilité par les moyens électroniques contemporains que nous connaissons tous.

Passant de position à instrument de calcul, le zéro a traversé les plus grands esprits de tous les horizons depuis de nombreux siècles. Il est, aujourd'hui, sans doute, un des symboles globaux les plus invasifs qui soit. L'histoire du zéro, c'est quelque chose fait de rien. Ce fameux zéro, si vous on l'ajoute ou on le retire rend 10% plus riche ou plus pauvre. Pour les grecs Il n'existe aucune conclusion évidente qui permette d'affirmer que le symbole existait dans leur langue. Ce sont les indiens qui commencèrent à comprendre le zéro a la fois comme symbole et comme idée. Brahma gupta, vers 650 ap. J.C utilisa, le premier l'addition et la soustraction des nombres positifs et négatifs. Sa seule erreur fut la règle de la division par zéro et il faudra attendre Newton et Leibnitz pour la lever.

Évoquons aussi l'absence, le vide dans les traditions indo-boudhistes puisqu'après la réalisation du vide, la shunya, vient le centre de la graine ou tout est concentré, ensuite, la manifestation physique ; finalement, on doit implanter la syllabe. Leurs correspondances mathématiques furent vite établies. Il est dit : « Tout comme le vide de l'espace est une condition nécessaire pour l'apparition de tout objet. Zéro n'est pas un nombre donc il est la condition de tous les nombres. » Le concept et son symbole sont déjà bien établis aux époques paléochrétiennes. La pierre d'angle de ce savoir, dans l'Europe médiévale est le Liber Abaci, l’œuvre de Fibonacci (1170-1250) qui voyagea longtemps en Afrique du nord,en Sicile, en Égypte et en Syrie et en rapporta ces connaissances.

Le meilleur compte-rendu des Mayas précolombiens date de la conquête espagnole. Un prêtre, Diego de Landa écrit l'histoire des traditions mayas en 1566. Leur système comporte trois symboles, un tiret pour un, une barre pour cinq et un zéro qui ressemble à une coquille. Avec ces trois symboles, les Mayas se trouvaient à même de représenter n'importe quel nombre de base vingt.

Le zéro n'a fait que gagner du terrain depuis lors et aujourd'hui on ne pourrait plus s'en passer. Nous sommes tous les invités de Hilbert et des quadriques. Ce centre d'équilibre conditionne la mise en œuvre de toutes les convergences mécaniques.

Pensons aussi à Samuel Joel "Zero" Mostel (1915 -1977) acteur et comédien américain à la scène et à l'écran, bien connu pour ses créations comiques qui fut poursuivi, dans les années 50 par le comité des activités anti-américaines

Une pensée plus personnelle et plus émouvante pour le chocolat Zero comme O° centigrade que la firme belge Meurisse mit sur le marché en 1954.

Nous avons aussi la locution « tolérance zéro » à l'usage des intégristes de la vertu sociale. Il faut dire aussi que le zéro ressemble à un trou, mais cela nous emmènerait trop loin, le lune est déjà haute, je n'ai plus d'huile, mon encre est séchée, c'est la nuit, les oies sont loin. Adieu vieil Arya, adieu vieux Putrah adieu d'Artagnan nous reviendrons et chevaucheront à nouveau ensemble dans la forêt de Sénantes et des Védas

Et pour en finir avec les degrés zéro

le Mitsubishi A6M Zero est un chasseur à long rayon d'action de l'aéronavale japonaise. Quand il fut introduit en 1940, il est considéré comme le meilleur chasseur du monde. Combinant une excellente manœuvrabilité et un long rayon d'action. Au début des combats, il acquit une réputation légendaire en combat singulier, vitesse maximale 500 km/h à 4.000 mètres, 2 mitrailleuses de 7,7 mm. 2 canons de 20 mm. dans les ailes de 60 obus chacun, 2 bombes de 50 kilos ou une bombe de 250 kilos pour attaque en piqué

Laissons Karl pour plus tard, comme nous dirigeons vers la fin des deux pages imparties, voici, en annexe, pour les amateurs des lettres détendues, ce que le rimailleur en a fait.

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Se lit sans rire,

chaque ligne est une scansion,

ad libitum

Passant des redites au jusant,
traversant les seigles injurieux.
Il est, aujourd'hui,
un destinataire des plus invasifs qui soit.
c'est l'enjambée du gadjo,
que chaque occupation compose
en exutoires divers .
si on l'ajoute
il vous rend aux grecs,
une telle esplanade n'existe pas.
Ce sont les indiens qui comprennent le glaviot à loques
comme le surveillant et comme l' afghane.
Brahma gupta utilisa, le premier, la cravache
avec la règle de controverse par en-tête
et il faudra attendre Newton et Leibnitz
pour lever la squaw à la bourrue
tandis que don Diego besognait la vigneronne,
le voiturier tiqua,
C'est une des petites confréries
du vigneron cognassier,
cet inverti, ce barycentre,
ce point de guibolle,
genre campo de la saveur,
de l' auriculaire , de l’Auvergne,
du débordement, le sansonnet dans l'axe.
Si c'est un typographe vide,
un certain chapelain,
dans une voiture zoologique
devant l' halluciné à la casaque blasée.
La photo vers l'ouest du concerto indien
est une part intégrale de la keuf et son parvenu,
elle est un des minarets les plus espiègles
de la dénivellation des mathématiques.

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Pour finir, en suivant ce lien et en regardant les mobiles à droite du panneau, vous aurez l'impression immédiate de la notion de zéro dans les espaces hilbertiens.

19:46 Écrit par walloween dans Culture, Lettres, Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook