UA-7101967-1

20/12/2013

État des incapacités civiles et des exactions subies par les Juifs en Angleterre.

Les membres distingués de la Chambre des Communes,
alors près de fermer le défunt Parlement,
remirent à l'ordre du jour une proposition sur
l'émancipation des Juifs et signifièrent leur
intention de la renouveler . Le bon sens, au
cours de la dernière session, permit néanmoins
un premier pas, ceci malgré une nette opposition
des partis. Pouvoir et, raison, aujourd'hui,
se réconcilient et espérons qu'ils achèvent
conjointement une victoire décisive. Afin de
contribuer au succès de justes principes,
proposons-nous de passer en revue, quelques-uns des
arguments ou quelques-unes des phrases se réclamant
être des arguments, qui furent employés pour
justifier et maintenir un système rempli d'absurdité
et d'injustice. La constitution étant dite
essentiellement chrétienne, ainsi donc, admettre
les juifs aux responsabilités, détruit la constitution.
Non seulement ,le Juif fut-il blessé par son exclusion
de la vie publique, nonobstant qu'il n'eût droit à
quelque pouvoir mais encore, un homme n'a-t-il pas
droit sur ce qu'il possède; un homme a droit à la
sécurité de sa personne. La loi donne ces droits aux
Juifs et les remettre en question. Mais, c'est d'être
admis au pouvoir politique et plaindre justement d'en
être exclus. On ne peut qu'admirer l'innocence de
l'artifice utilisé pour éloigner l'administration de
la preuve, au grand embarras des vrais responsables
et sûrement, aucun chrétien ne peut nier que chaque
être humain possède le droit de se voir allouer les
gratifications qui ne nuisent à personne et de se
voir épargner les mortifications qui ne produisent
de bien pour personne. N'est ce point une
mortification, pour un homme d'être exclus de la
vie publique Si cela est, ils ont d'après les
principes chrétiens, le droit d'être libérés ce ces
mortifications sauf s'il est démontré que leur
exclusion est nécessaire à la prévention d'un plus
grand danger. La présomption est, évidemment, en
faveur de la tolérance. C'est au procureur de
requérir. La démonstration de l'étrange argument
considéré est trop évidente, même pour ceux qui
l'avance. Si personne n'a droit à la puissance
publique alors, ni Juif ni gentil n'ont un tel
droit et le fondement même du gouvernement
disparaît. Mais, si le gouvernement disparaît, la
propriété et les personnes ne sont plus en
sécurité et il est universellement accepté que les
hommes ont droit à leur propriété et à leur
sécurité personnelle. S'il est juste que la
propriété des hommes soit protégée, ce ne peut
être que par les moyens du gouvernement et ainsi
il est juste que le gouvernement existe. Ensuite,
il n'existe aucun gouvernement si personne n'en
partie et donc, il est juste qu'une personne ou
des personnes détiennent la puissance publique.
Ce qui veut dire qu'une personne ou des
personnes doivent détenir un droit sur la puissance
publique. Les hommes n'ont pas l'habitude de
considérer les buts de gouvernement, c'est
pourquoi les incapacités juives et catholiques
existent en souffrance depuis si longtemps et que
l'on parle sans cesse de la cuisine protestante
ou du palefroi catholique. Le gouvernement existe
pour garantir la paix, dans le but de régler nos
disputes par l'arbitrage plutôt que par les coups,
dans le but ,de nous contraindre a suppléer à nos
volontés par l'industrie plutôt que par des rapines.
C'est l'opération pour laquelle la mécanique du
gouvernement est la mieux adaptée, la seule
opération que les gouvernements sages proposent pour
achever leurs desseins. Si quelque catégorie de
gens ne se sentent pas intéressés par la sécurité de
la propriété ou par le maintien de l'ordre, cette
classe ne devrait avoir aucune part dans les
décisions concernant la sécurité de la propriété
ou le maintien de l'ordre. Alors pourquoi un homme
devrait-il être incapable ces pouvoirs parce qu'il
porte une barbe, qu'il ne mange pas de jambon,
parce qu' il va à la synagogue le samedi plutôt
qu'à l'église le dimanche; c'est inconcevable.
Les points de différence entre christianisme et
judaïsme résident souvent dans l'adaptation plus ou
moins bonne des hommes à devenir curé ou rabbin.
Mais ils n'ont pas plus à faire avec la capacité
d'être magistrat, législateur ou ministre des
finances qu'avec celle d'être savetier.
Personne n'a jamais demander à un savetier
pratiquant de faire des déclarations publiques
sur la vrai foi chrétienne et n'importe qui
préférerait voir ses souliers réparés par un
savetier hérétique que par quelqu'un ayant
souscrit aux trente-neuf articles et qui n'a
jamais tenu une alêne. Ainsi les hommes agissent
non par indifférence à l'égard de la religion,
mais parce que ils ne voient pas ce que la
religion peut bien avoir à faire avec la
réparation des chaussures. Bien sûr, la religion
a autant de choses en commun avec le rapetassage
qu'avec le budget ou les estimations militaires.
Nous avons pourtant décelé de nombreux signes,
ces vingt dernières années prouvant qu'un très
bon Chrétien peut faire un détestable chancelier
de l'échiquier Mais il serait monstrueux, disent
les persécuteurs, que des Juifs légifèrent pour
une communauté chrétienne. La fausseté de la
représentation est palpable car ce qui est
proposé ce n'est pas que les Juifs légifèrent à
la place Chrétiens mais bien qu'une législature
composée de Juifs et de Chrétiens légifère pour
une communauté composée de Juifs et de Chrétiens.
Dans la plupart des questions de police, de
finance, de lois civiles et criminelles,
de politique étrangère, le Juif en tant que juif,
n'a pas d'intérêts hostiles à ceux des Chrétiens
ni même à ceux des hommes d’Église. Sur les
questions touchant à l'établissement ecclésiastique
Les Chrétiens et les Juifs diffèrent, sans doute,
mais pas autant que le Catholique et le pasteur
ou l'indépendant et le pasteur. L'idée suivant
laquelle les hommes Église voudraient monopoliser
tout le pouvoir de l'état semble au moins
intelligible, que les Chrétiens veuillent la même
chose n'a aucun sens. Aucunes questions relatives
aux institutions ecclésiastiques ne sont discutées
au Parlement sous le prétexte qu'ils ne peut y
avoir d'oppositions entre Chrétiens aussi grandes
qu'il n'y en aurait entre n'importe quel Chrétien
et n'in1porte quel Juif. En fait les Juifs ne sont
pas exclus de la pouvoir politique. Ils le
possèdent; aussi longtemps qu'on les autorisera à
accumuler de grandes fortunes, ils doivent le
posséder. La distinction parfois faite entre
privilèges civils et pouvoir politique est indifférente.
Privilèges, pouvoir civil et politique sont
synonymes, l'un dérive du latin, l'autre du grec.
il ne s'agit là que de joyeuses turlupinades
verbales. Nous arrêterions-nous un instant aux
faits de 1a cause, nous les verrions
inséparables ou plutôt identiques. Qu'un Juif soit
juge dans un pays chrétien serait choquant mais,
il peut être juré argumenter des faits sans préjudice.
Si il s'essayait à légiférer, cela mettrait fin à
la constitution, il peut s'asseoir dans le prétoire
dans son costume habituel et rendre des verdicts,
alors qu'en robe noire et perruque blanche,
concédant des nouveaux procès, ce serait une
abomination impensable parmi le peuple des baptisés.
La distinction est pour le moins philosophique.
Quel pouvoir dans une société civilisée est-il
plus fort que celui du créditeur sur le débiteur?
Si nous retirons ce pouvoir au Juif, nous lui
retirons du même coup le droit à la sécurité et
à la propriété, si nous le lui laissons, nous
le laisserions avec un pouvoir plus despotique
que celui du roi et de son cabinet. Ce serait
une impiété de laisser le Juif siéger au Parlement.
Mais un Juif pourrait faire de l'argent qui lui
pourrait faire des membres du Parlement. Là ou ils
vivent, ils seraient chez eux pendant qu'un électeur
d'une autre circonscription pourrait demander dix
Livres à Sherlock et seulement neuf à Antonio.
A ceci, on ne fait aucun les objections.
Qu’un Juif possède la substance du pouvoir
législatif, qu'il commande à des voix comme s'il
était le grand duc de Newcastle lui-même, c'est
exactement ainsi que cela devrait se passer.
Mais qu'il passe la barre, s' assoit sur un de
ces mystérieux coussins de cuir vert en criant
"à l'ordre" parle debout et dise ce qu'il pense
alors, c'est une profanation suffisante pour
mener ce pays à la ruine. Que le Juif devienne
le conseiller privé d'un roi chrétien serait
une honte éternelle pour la nation. Mais si
le Juif gouvernait le marché de l'argent et
que l'argent gouvernait le monde, le ministre
des finances ne pourrait clore son budget qu'après
en avoir discuter avec un Juif.
Un congrès de souverains pourrait sommer le Juif
de leur prêter assistance,son paraphe sur un
morceau de papier vaudrait plus que le serment
de trois rois ou que la fierté des républiques
américaines mais s'il devienne parlementaire,
c'est la plus effrayante des calamités nationales.
Quelques politiciens raisonnèrent de cette façon
à propos des Irlandais catholiques,ils ne
devaient exercer aucunes fonctions publiques.
Le soleil d'Angleterre se serait couché à
jamais; donner leur tout ,sauf ça. Ces hommes
sages ne virent point qu'en accordant le reste,
ils leurs donnèrent aussi le pouvoir politique.
Il n'était même plus question de savoir si les
catholiques exerceraient le pouvoir ou non alors
qu'ils tiraient la barbe du parlement et qu'un
agitateur catholique avait infiniment plus de
puissance que le seigneur-Lieutenant. Si c'est
notre devoir de Chrétiens d'exclure les Juifs
du pouvoir politique,ce doit être notre devoir
de le traiter comme l'on fait nos ancêtres, de
la tuer,le bannir et le voler. C'est seulement
de cette manière que nous réellement les priver
de pouvoir. Si nous n'adoptons pas cette méthode,
au moins,ne lâchons pas la proie pour l'ombre.
Nous ferions assez pour les incommoder et les
irriter sans pour autant nous prémunir du danger,
si il existe. Où est la richesse est le pouvoir,
inévitablement. Les Juifs nous dit-on ne sont pas
anglais,ils vivent dan5 certains endroits de
cette île mais vivent politiquement et moralement
en communion avec ceux de leur race répandus
dans le monde. Un Juif anglais regarde un Juif
hollandais ou portugais comme un compatriote
et un Anglais comme un étranger et il est dit
que ce genre d'instinct patriotique le rend
incapable de fonctions politiques. L'argument
a quelque chose de plausible ,mais en
l'examinant de plus près,il montre sa perversité.
Même si les faits allégués sont admis,les juifs
ne sont pas le seul peuple à préférer leur
secte à leur pays. Le sentiment patriotique
qu'une société en bonne santé secrète par une
association naturelle et inévitable,dans l'esprit
de citoyens,qui savent qu'ils doivent leur
confort et leur plaisir aux liens qui les
unit a leur communauté.
Mais, sous un gouvernement oppressif et partial,
ces associations mentales ne peuvent acquérir
la farce qu'elles posséderaient dans une état
de choses plus favorable. Les hommes ont
tendance a rechercher dans leurs partis la
protection qu' ils devraient recevoir de leur
pays et, par une conséquence tout aussi
naturelle transfèrent vers leurs partis
l'affection qu'ils auraient sans cela ressentis
pour leur pays. Les Huguenots français appelèrent
à l'aide l'Angleterre contre les rois catholiques.
Les Catholiques de France? demandèrent l'aide
de l' Espagne contre le roi huguenot. Serait-il
correct se supposer, qu'à présent, les protestants
français souhaiteraient voir leur religion
dominer grâce à l'aide des armées prussiennes
ou anglaise Sûrement pas, alors qu'ils l'ont
voulus et qu'ils ne veulent plus aujourd'hui,
sacrifier l'intérêt de leur pays à celui de
leur religion. La raison en est évidente:
ils furent persécutés alors, ils ne le sont plus
maintenant. Les Puritains anglais sous Charles II,
l'emportèrent sur les Écossais pour envahir
l'Angleterre. Les dissidents protestants de notre
époque vaudraient-ils voir l' Église mise à bas
par une invasion de Calvinistes étrangers. Sinon,
à quoi attribuerions-nous le changement Sûrement
au fait qu'ils sont beaucoup mieux traités qu'au
dix-septième siècle, aujourd'hui. Quelques-uns des
plus illustres hommes publics que l'Angleterre
aie jamais produit se réfugièrent en Amérique pour,
échapper à la tyrannie de Laud. Était-ce l'incapacité
des Indépendants et presbytériens à aimer leur pays?
Mais il est vain de multiplier les exemples.
Que Rien n'est plus offensant pour quelqu'un qui sait
un temps sait peu l' histoire et la nature humaine d'
entendre ceux qui exercent le pouvoir accuser une
secte d'attachements étrangers. S'il est une
proposition universellement vraie en politique,
c'est bien que les accointances étrangères sont le
fruit des dérèglements domestiques. Le truc des bigots
a toujours été de rendre les gens malheureux chez eux
et d'ensuite se plaindre qu'ils regardent dehors,
de diviser la société et de se plaindre qu'elle n'est
pas unie, de gouverner comme si une partie de l'état
était le tout et de sanctionner les autres pour
leurs inclinaisons patriotiques.
Si les Juifs ne se sentirent pas comme des enfants
devant l'Angleterre ,c'est parce qu' elle les traita
comme une belle-mère. Le patriotisme est
certainement le sentiment qui se développe le plus
facilement si le gouvernement est tolérable,
depuis e commencement du monde, il n'y a jamais
eu de nation ou de partie importante de nation qui,
sans être cruellement oppressive fut entièrement
privée de ce sentiment. Créer une base d'accusation
contre une classe d'hommes en affirmant qu'ils ne
sont pas patriotes est un tour de passe-passe
du plus vulgaire sophisme C'est le genre de logique
qu'use le loup avec l'agneau. C'est accuser
l'embouchure d'empoisonner la source. Si les Juifs
anglais haïssaient à ce point l'Angleterre que
dans leurs prières hebdomadaires à la synagogue,
ils suppliaient que toutes les malédictions annoncées
par Ézéchiel sur Tyr et l' Égypte tombassent sur Londres.
Si, dans leurs fêtes solennelles ils bénissaient
tous ceux qui lapideraient les enfants, nous dirions
que leur haine à l'égard de leurs compatriotes n'est
pas plus intense que celle que des sectes de chrétiens
se sont souvent infligées mutuellement . En fait,
les sentiments des Juifs ne sont rien de tel,
c'est pourtant dans la situation Ou, ils se trouvent
placés ce que nous attendrions. Ils sont beaucoup
mieux traités que ne le furent les protestants
franchis au seizième et dix-septième siècles ou les
Puritains au temps de Laud. Ils ressentent donc
aucunes rancœurs contre le gouvernement ou leurs
compatriotes. On ne peut même parier qu'ils ont de
meilleurs relations avec l'état que les fidèles
de Coligny ou de Vane . Mais ils ne sont pas mieux
traités que Angleterre que les sectes chrétiennes
divisées ne le sont . C'est Sur ces prémisses,
et nous le croyons, sur ces prémisses seulement,
qu'ils manifestent un esprit plus particulier.
Nous n' avions pas le droit de conclure qu'ils
ne peuvent devenir anglais avant de mener
l'expérience plus loin. Les hommes d'état qui
les traitent comme des étrangers et les accusent
de ne pas manifester les mêmes sentiments que les
indigènes sont, aussi peu raisonnables que le tyran
qui fit punir ses ancêtres pour avoir fabriquer
des briques sans y mettre de paille. On devrait
souffrir que des dirigeants s'auto-absolvent
de leurs responsabilités solennelles, ce n'est
pas à leurs bouches de dire si une secte est
patriote, mais c'est leur travail
de la rendre patriotique.
L'histoire et la raison en indique clairement
les moyens. Les Juifs anglais sont précisément
devenus ce que le gouvernement en a fait, et,
ce que n'importe quelle classe serait devenu si
elle avait été traitée de la sorte. Si tous les
roux d'Europe avaient été, pendant des siècles
outragés et opprimés, bannis de ceci, emprisonnés
pour cela, privés de leur argent, privés de leurs
dents, convaincus des crimes les plus improbables
et de la plus faible évidence, écartelés par des
chevaux, pendus, torturés, brûlés vivant, si,
quand les mœurs s'adoucirent, ils eurent été sujets
à des restrictions dégradantes et exposés aux
insultes les plus vulgaires, parqués dans des
rues spéciales dans certains pays, dépouillés
et étouffés par la rage des autres, exclus
partout de la magistrature et des honneurs,
que serait le patriotismes de gentilshommes
aux cheveux rouges Et si, dans de telles
circonstances, une proposition était faite
pour admettre les roux dans l'administration,
le discours d'un admirateur de nos anciennes
institutions à propos de cette mesure
révolutionnaire n'en serait que plus frappant:
s'ils se considèrent rarement comme des Anglais,
ils pensent comme les roux français ou les roux
allemands, se sentent plus près d'eux que d'un
brun né dans leur propre paroisse. Si un
souverain étranger patronne les roux, ils
le préfèrent à leur propre roi. ils ne sont
pas Anglais et ne peuvent pas l'être,
la nature l'interdit et l'expérience prouve que
c'est impossible, aucun d'entre eux n'a droit
au pouvoir politique. Laissez les profiter de
leur sécurité personnelle, que leurs biens
soient protégés, mais ils ne peuvent pas
exercer des prérogatives administratives à
l'égard d'une communauté dont ils ne sont que
des demi membres, une communauté dont la
constitution faite principalement de bruns,
répond suivant les mots de nos sages ancêtres:
"nolumus leges Angliae mutari ". Les écritures
déclarent que les Juifs verront la fin de l'exode,
que toute la nation l'espère Ils ne sont donc pas
aussi intéressés que d'autres à la prospérité de
l'Angleterre, ce n'est pas leur foyer, mais
simplement leur lieu de séjour, la maison de
leurs attachements. Cette argument qui fut publié
dans le "Times" et qui attira une attention
davantage due à la réputation du journal qu'à
sa valeur intrinsèque appartient à la classe
de sophismes par lesquelles les persécutions
les plus haïssables se justifient le plus facilement.
Accuser des hommes de conséquences qu'ils nient
manquent d'ingéniosité dans la controverse,
c'est épouvantable en matière de gouvernement.
La doctrine de la prédestination, dans l'opinion
de beaucoup rend ceux qui la professent quelque
peu immoraux. Et certainement, il semblerait que
celui qui croit en que sa destinée éternelle est
irrévocablement fixée est prompt à indulgencier
sans limites ses passions et à négliger ses devoirs
religieux. S'il est l'héritier de la colère ses
tentatives seraient inutiles et s'il est d'une
nature ordonnée, elles seraient superflues.
Serait-il sage de punir tous les tenants des
hautes doctrines calvinistes comme si ils avaient
commis, tous les crimes que l'on sait, des Antinomistes?
Évidemment non. Le fait notable est qu'il existe
de nombreux Calvinistes aussi moraux dans leur
conduite que n'importe quel. Arminien, et beaucoup
d'Arminiens aussi débridés que certains Calvinistes.
C'est généralement impossible de raisonner sur
les opinions par lesquelles un homme explique ses
sentiments ou ses actions, et en fait, personne
n'est sot assez pour raisonner ainsi, excepté
quand on cherche un prétexte pour persécuter
ses voisins. On commande au Chrétien sous la
menace des plus fortes sanctions, d'être juste
dans ses toutes actions. Mais à combien des
trente-quatre millions de chrétiens pratiquants
de ces îles, un homme de bon sens prêterait-il
mille livres sans garanties? Assurément un homme
qui agirait, pour un jour, muni de la supposition
que tous les gens qui l'entourent seraient
influencés par la religion qu'ils professent se
ruinerait avant la nuit et personne n'agit sur
cette base, dans la vie quotidienne quand
il prête, emprunte, achète ou vend.
Mais quand on doit oppresser quelques
une de nos amies créatures, le problème
est différent. Alors, nous représentons
les motifs que nous savons si faibles quand
il s'agit du bien comme étant omnipotents
quand il s'agit du mal, ensuite, nous chargeons
nos victimes de tous les vices et de toutes
les folies vers lesquelles, leurs doctrines,
même de loin, sembleraient tendre. Nous oublions
que la même faiblesse, le même laxisme, la même
disposition A préférer le présent au futur qui
rendent les hommes pire qu'une bonne religion,
les rend aussi meilleurs qu'une mauvaise.
C'est de cette façon que nos ancêtres
raisonnaient et que quelques personnes
raisonnent encore aujourd'hui au sujet des catholiques.
Les papistes croient qu'ils obéissent au Pape,
le Pape, par une bulle a déposé la reine Élisabeth.
Donc chaque papiste voudra traiter le reine comme
une usurpatrice, il s'en suit que chaque papiste
est un traître et qu'il doit être pendu,
noyé ou écartelé. A cette logique, nous devons
les lois les plus détestables qui aient jamais
dégrader notre histoire.
Peut-être la réponse
se trouvent-elle dans les apparences.
L’église de Rome a, peut-être commander de traiter
la reine comme une usurpatrice, mais elle a aussi
commander bien d'autres choses auxquelles
ils n' obéirent jamais. Elle enjoint ses prêtres
à la chasteté, pourtant vous les tancez, sans cesse,
sur leur licence. Elle commande, trop souvent,
à ses fidèles, d'être charitable envers les pauvres,
de ne pas agioter ni de se battre en duel,
d'éviter le théâtre. Obéissent-ils à ces injonctions?
Si c'est un fait, que quelques uns d' entre eux
observent strictement ces principes quand ils
sont opposés à leurs passions et à leurs intérêts,
n'y-il aurait-il aucune loyauté, aucune humanité,
aucun goût du confort, même pas la peur de la
mort ne serait suffisante pour les prévenir
d'exécuter les ordres pervers de l' Église
de Rome contre le souverain d'Angleterre?
Quand on sait que beaucoup de ces gens se foutent
assez de leur religion pour ne même pas éviter
de manger du bœuf le vendredi, pourquoi
penserions-nous qu'ils prendraient le risque
d'être flagellé ou pendu pour elle Les gens
pensent aujourd'hui des Juifs ce qu'ils
pensaient jadis des papistes. La loi inscrite
sur les murs interdit la convoitise, si nous
disons qu'un Juif renoncerait à ses hypothèques
parce que Dieu commande de ne pas convoiter la maison
de son voisin, tous le monde penserait que nous
aurions perdus la tête. L'argument qui consiste à
penser que le Juif n'a pas d'intérêt à la
prospérité du pays dans lequel il vit, qu'il
n'en a aucun soucis, aussi mauvaises que soient
les lois et la police, qu'il soit durement
taxé ou non, qu'il soit asservi ou que l'on se
partage ses dépouilles, parce que Dieu a promis,
que par des moyens indéterminés dans une époque
inconnue, peut-être dans dix mille ans,
les Juifs émigreraient en Palestine. N'est pas
là une profonde ignorance de la nature humaine?
Ne savons nous pas que ce qui est lointain et
peu probable affecte beaucoup moins l'être
humain que ce qui est certain et tout près?
On peut appliquer le raisonnement aussi
certainement aux Chrétiens qu'aux Juifs.
Le Chrétien, comme le Juif croit que dans une
période future l'ordre présent des choses
arrivera à sa fin. De plus, beaucoup de chrétiens
croient que le Messie établira prochainement
son royaume et son règne visible sur tous les
habitants de la terre. quelque soit l'orthodoxie
de la doctrine, le nombre de gens qui y adhère
est infiniment plus grand que tous les Juifs
résidant en Angleterre. Beaucoup de ceux qui
le tiennent se distinguent par leurs rangs,
leurs fortunes ou leurs talents On l'entend
des chaires, à la fois, des Églises anglaises
et écossaises. L'aristocratie et les membres
du Parlement le défendent. en quoi donc diffère
cette doctrine, dans ses tendances politiques,
de celle des Juifs? Si un Juif est incapable
de légiférer pour nous parce qu'il croit que
lui ou ses lointains descendants se retrouveront
un jour en Palestine, pouvons-nous,
en toute sécurité, confier l'ouverture de la
chambre des communes à un homme de la cinquième
monarchie qui s'attend, à ce que, avant que sa
génération ne disparaisse, tous les royaumes
de la terre seront avalés par l' empire divin.
Les Juifs s'engagent-ils avec moins d'entrain
dans les compétitions qui leurs restent ouvertes?
sont-ils moins actifs et réguliers dans leurs
affaires que leurs voisins Meublent-ils mal
leurs maisons parce qu' ils ne font que
séjourner sur ces terres? L'attente de se voir
restaurer sur la terre de leurs ancêtres la
rendent-ils insensibles au cours de la bourse?
Prennent-ils en compte, dans la gestion de leurs
affaires, l'éventualité de migrer vers la Palestine
sinon pourquoi supposons-nous que les attitudes qui
n'influencèrent jamais leurs positions comme
marchands ou comme testataires, acquéraient
une influence sans bornes aussitôt qu'ils
deviendraient magistrats ou législateurs?
Il y a un autre argument, que nous ne voudrions
pas traiter avec légèreté sans savoir comment
le traiter avec sérieux. L’Écriture est pleine
de dénonciations terribles contre les Juifs,
on dit que ce sont des vagabonds,est-ce alors
juste de leur donner un foyer il est naturel
qu'ils soient opprimés, pouvons-nous souffrir
qu'ils dirigent Les admettre aux droit
de cité est manifestement une insulte aux oracles divins.
Falsifier une prophétie inspirée par la sagesse
divine serait le crime le plus atroce mais,
heureusement pour notre fragile espèce,
c'est un crime impossible à commettre.
Si nous admettons les Juifs au Parlement,
en le faisant, nous prouverions que les
prophéties en question, quoi qu'elles veuillent
dire ne signifient pas que les Juifs doivent
être exclus du Parlement. En fait, il est clair
que les prophéties ne contiennent pas le sens
annoncé par les personnes respectables à qui
nous répondons. En France et aux États-Unis,
les Juifs sont déjà admis à tous les droits
civils. Une prophétie qui signifierait que
les Juifs, au cours de leur errance, ne seront
jamais admis à la citoyenneté dans le lieu
de leur séjour, serait fausse. Donc, ce n'est
pas le sens des prophéties de l’Écriture.
Nous contestons la pratique de confondre le
précepte et la prophétie, de clamer des prédictions
souvent obscures contre une moralité, elle,
toujours claire. Si les actions sont justes
et bonnes parce qu'elles ont été prédites,
quelle action est plus louable, que le crime dont
les bigots nous pressent de nous venger
sur les Juifs, qui fit trembler la terre et arracha
le soleil du ciel. Le même argument qui sert
à justifier les incapacités imposées à nos
compatriotes hébreux, justifierait également
le baiser de Judas et le jugement de Pilate.
Comme il est écrit, le fils de l'homme pardonne,
mais maudit l'homme par lequel il a été trahi,
et maudit ceux qui, à n'importe quelle époque,
et dans tous les pays désobéirent à ses généreux
commandements avec la prétention d'accomplir
ses prédictions. Si ces arguments justifient
les lois existantes à l'encontre des Juifs,
elles justifient également toutes les cruautés
furent commises contre eux, les édits généraux
de bannissement et de confiscation, le donjon,
la roue et le feu lent. Comment pouvons-nous nous
excuser plus longtemps de laisser des propriétés
à des gens qui "servent leurs ennemis dans la faim,
la soif, la nudité et dans le besoin de toutes choses,
de donner protection à ces gens qui ont peur du
jour et de la nuit et qui craignent tout"
de ne pas se saisir des enfants d'une race
dont les "fils et les filles doivent être
dispersés parmi tes autres peuples".
Nous n'avons pas encore appris la 1eçon de
celui qui nous commanda d' aimer notre prochain
comme nous-même et qui répondit quand on lui
demanda ce qu'il voulait dire par prochain
choisit comme exemple l'hérétique et l'étranger.
Souvenons-nous que l'année dernière,un écrivain
pieux du journa1 " John Bull'' et par un autre
chrétien également fervent,présentèrent comme
une indécence monstrueuse, que la mesure pour
l'émancipation des juifs soit présentée pendant
la semaine de la passion. Un de ces humoristes
recommanda qu ' elle fut une seconde fois le
Vendredi Saint. Nous n'avons aucune objection,
ni que ce jour ne soit célébré d'une manière
plus adéquate. Nous ne connaissons pas de meilleur
jour pour terminer de longues hostilités et réparer
de cruels impairs, que le jour Où la religion de
la pitié fut fondée, nous ne connaissons pas de
jour plus approprié pour rayer des livres les
dernières traces d 'une alternance que ce lui
pendant lequel l' esprit d’intolérance,
produisit le plus infect des crimes judiciaires
le jour par lequel la liste des victimes de
l'intolérance, cette noble liste, où sont
inscris les noms de Socrate et de Thomas More,
fut glorifié par un nom plus grand encore.
 
 
 
*
Sources: Critical & historical essays: vol. II
Thomas Babington Macau1ay
Dent & sons 1914

 

12/10/2013

Peurs et angoisses de la maison Saoud

Tout personne un peu sensible possédant un cerveau fonctionnel aperçoit la possibilité de la fin des 34 années du mur  de défiance entre entre Washington et Téhéran dans une situation dont les deux nations pourraient tirer parti.

 

En voici quelques-uns des bénéfices:

 

- Le prix des hydrocarbures baisseraient.

- Washington et Téhéran pourraient créer un partenariat afin de combattre les Salafistes Djihadistes ( ils l’avaient d’ailleurs déjà fait directement après 911 ainsi que de coordonner leurs politiques en Afghanistan pour maintenir les Talibans en échec après 2014.

- L’Iran et les États-Unis partagent les mêmes intérêts en Syrie, aucun ne veut ni l’anarchie ni la perspective de la prise de pouvoir par les radicaux islamiques.

- Cette éventualité inciterait l’influence iranienne à favoriser une compromis entre le régime Assad et l’opposition modérée non armée(qui existe mais est actuellement marginalisée).

 

Sans rhétorique sur le changement de régime et sans sanctions, il n’y aurait plus de limites pour plus d’échanges, d’investissements et d’options en matière d’énergie pour l’Ouest, en particulier pour l’Europe, ( L’Iran est la meilleure alternative pour les européens  pour adoucir leur dépendance à l’égard de Gazprom.

Une solution sur le dossier nucléaire permettrait à Téhéran de gérer son nucléaire civil comme alternative industrielle, lui permettent ainsi d’exporter davantage de gaz et de pétrole.


Sur le plan géopolitique, en reconnaissant  la nation iranienne pour ce qu’elle est, c’est à dire, un acteur clé en Asie du sud ouest, les américains pourraient se libérer du dogme stratégique auto- imposé qui consiste à dépendre de l’axe Israel-Arabie Saoudite. Ainsi, l’Amérique pourrait même commencer son pivotement vers l’Asie pour de bon. Et pas seulement avec des moyens militaires.

Aie, voilà ou çà gratte. Tout le monde sait pourquoi l’extrême droite israélienne voudra combattre à tout prix un traité entre les américains et les iraniens qu’elle voit comme une lèpre, puisque l’Iran comme “menace existentielle” est le prétexte idéal pour faire oublier la vraie nature du débat, le régime d’occupation et d’Apartheid  imposé à la Palestine. Tout comme pour la Maison Saoud ou cette perspective n’est rien de moins que l’apocalypse tout de suite.

 

Je ne suis rien d’autre qu’un tueur modéré 

 

Ça  commence en Syrie. aujourd’hui, tout le monde sait que  Bandar Ben Sultan, aka Bandar Bush, tire les ficelles de la guerre ne Syrie depuis que son oncle, le roi Abdallah, l’a nommé directeur de la sécurité national

Bandar ne fait pas de prisonniers. D’abord, il élimine le Qatar, financier principal de la soi disant Armée Syrienne Libre du paysage après avoir aidé à l’auto déposition de l’émir du Qatar le Cheikh Hamad  au profit de son fils Tamin en juin dernier.

 

Fin juillet Bandar rebondit de manière spectaculaire durant son désormais fameux “voyage secret” en Russie pour essayer extorquer l’abandon de la Syrie à Vladimir Putin en le payant.

 

Il est notoire que la « politique » des Saoud à l’égard de la Syrie, c'est le changement de régime, un point c'est tout. Ce n'est pas négociable et il s'agit de porter un coup à ces « apostats » de Téhéran et d'imposer la volonté saoudienne à la Syrie, à l'Irak, en fait, à l'ensemble du levant sunnite, pour la plupart.

 

Fin septembre, le Jaish al-Islam ("Armée de l'Islam") entre en scène, c'est une combinaison de « rebelles » d'une cinquantaine de brigades, appartenant à une nébuleuse qui va des « modérés » à des Salafistes pure jus contrôlés par Liwa al-Islam, appartenait à l'Agence National de Sécurité. Le seigneur de guerre en charge de Jaish al-Islam est Zahran Alloush – son père, Abdallah, est un imam salafiste pur et dur en Arabie Saoudite et les pétrodollars qui le soutiennent sont saoudiens via Bandar et son frère le Prince Salman, ministre saoudien de la défense.

 

Si ceci ressemble à une remise à la mode du « réveil sunnite » en Irak concocté par le Général Petraeus en 2007, c'est, en effet, bien ce que c'est ; la différence dans ce « réveil » financé par les saoudiens, c'est que le but n'est plus de combattre Al-Qaïda mais de changer les régimes.

 

Voilà ce que veut Alloush (en arabe) : une résurrection du Califat Ommayade (Damas est sa capitale) nettoyer la Syrie de ses Sites et des ses Alaouites. Il sont tous considérés comme des incroyants, soit ils se soumettent à l'Islam Salafiste sinon, ils doivent mourir. Qui que ce soit interprétant ces phrases comme modérées sont sûrement des lunatiques.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, même Ayman al-Zawahiri, le chef d' Al-Qaïda a publié une proclamation bannissant le meurtre des Chiites.

 

L'option « modération » est au centre du présent, la campagne de relations publique ramollit les seigneurs de guerre sectaires, tel la gens Alloush pour les rendre acceptables par un maximum de sources de financement dans le Golfe et par ces occidentaux toujours si faciles à rouler.


Le cœur de la question, c'est que Jaish al-Islam ne montre qu'une différence essentiellement chromatique avec l’État Islamique d'Irak et al-Sham (ISIS), parapluie d'

Al-Qaïda, qui est la première force combattante en Syrie constitué des fanatiques armés jusqu'aux dents accrocs à des degrés d'intoxications divers à la méthédrine cristal

 

Le paradis des paranoïaques

 

Pur compliquer les choses, la maison Saoud est en pleine guerre de succession. L'infant, Prince de la Couronne Salman est le dernier fils du Roi Abdul Aziz, fondateur de la dynastie, qui veut faireun tour sur le trône ( et ça ne fait que de s'aggraver avec l'age).

 

Rien ne va plus, avec des hordes de princes, ensablés dans la bataille pour le grand prix.

Ici, nous trouvons personne d'autre que Bandar Bush, qui est pour l'instant, a toutes fins pratiques, l'entité la plus puissante d'Arabie Saoudite après Khalid Twijri, le chef de cabinet du Roi Abdallah, qui, nonagénaire, est près de rejoindre son créateur. Twijri n'est pas membre de la famille royale alors Bandar court contre la montre. Il a besoin d'une victoire en Syrie comme ticket pour la gloire ultime.

 

Quand l'accord entre les russes et les américains sur les armes chimiques en Syrie est intervenu, la Maison des Saoud a pété les plombs non seulement en blâmant les suspects habituels mais aussi la Russie et la Chine et Washington. C'est donc sans étonnement que le Ministre des Affaires Étrangères à perpétuité, le Prince Saud al-Faisal,

a snobé son discours annuel à l'Assemblée Générale de l'ONU. C'est peu ire que personne ne l'a regretté.

 

Le cauchemar de la maison Saoud est amplifié par sa paranoïa. Après toutes ces déclarations, à l'intention de Washington de « couper la tète du serpent (l'Iran) immortalisées par les fuites de Wikileaks. Après toutes ces supplications pour que les américains bombardent la Syrie, pour qu'ils déclarent une interdiction de survol, pour qu'ils arment les « rebelles ». Voilà tout ce que les Saoud obtiennent : Washington et Téhéran sur la route d'un accord aux frais de Riyad.

 

Pas besoin de dire que l'angoisse, l'horreur et la paranoïa règnent, suprêmes. La maison Saoud continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que le Liban ne devienne un producteur de gaz. Elle continuera, sans relâche, à nourrir les flammes du sectarisme dans l’ensemble du spectre.

 

Et l'axe israelo-saoudien continuera à bourgeonner. Peu de monde sait qu'une agence israélienne, expérimentée dans la répression des palestiniens, est en charge de la sécurité à la Mecque. Si cela se savait, la rue, dans les pays arabes, n'y verrait qu'une preuve de plus de l'hypocrisie et de la duplicité, une fois de plus révélée de la couronne saoudienne.

 

Une chose est certaine, c'est que la clique des Saoud, Bandar et les israéliens, tireront

toutes les ficelles pour faire dérailler le train du rapprochement entre Washington et Téhéran.

 

Dans une perspective plus large, la vrai « communauté internationale » peur toujours rêver, qu'un jour, les élites de Washington verront finalement la lumière et qu'elles réaliseront que cette alliance stratégique scellée en 1945 entre Franklin D Roosevelt et le Roi Abdul Aziz ibn Saoud est désormais complètement dénuée de sens.

 

source

 

 

29/09/2013

"Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance."

Nicolas Mosley écrit...

"Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance."

Pour Nicolas Mosley et sa sœur Vivien, le monde venait à la vie, la nuit, dans la nurserie. Côte à côte, au dernier étage de la maison de Smith Square près du parlement où leurs parents étaient tous deux membres travaillistes, les enfants, eux, laissait errer leur fantaisie dans l'ombre. Ils s'imaginaient en orphelins voyageant et traversant l'orage vers des pays étranges, deux enfants sur un radeau trop petit pour les contenir tous deux, s'étreignant comme on étreint la vie. Leur père, Oswald Mosley -" rêveur étrange, caractère idéaliste et dangereux", qui devint plus tard chef fasciste et l'homme le plus haï d'Angleterre. Nicolas Mosley, Lord Ravensdale, né en 1923, produit maladif d'une grossesse traumatique durant laquelle, sa mère, Cynthia Curzon, fille du Vice-Roi des Indes, découvrit la vérité sur les infidélités de son mari. Néanmoins, peu après la naissance de leur fils, le couple s'en alla pour Venise laissant Nicolas dans les bras d'une nourrice humide imbibée du gin tiré du plein casier qu'elle cachait en dessous du lit. Seul, une loyale suivante de la famille, Nancy Hyslop, s'inquiéta assez pour le ramener à la santé. Elle effectua les mêmes devoirs pour sa mère, quand elle était jeune fille, en Inde et resta dans la famille durant cinquante ans. "Elle était tout ce que je connaissais de stable et toutes les certitudes que je possédait étaient basées sur elle. Le monde de mes parents, m' apparaissait traversé d'ambitions et de passions comme celles des dieux du mont Olympe." Une brève période sans attention commença à l'age de cinquante dans une ferme élisabéthaine à douves, dans le Buckinghamshire.

" C'était une vie très gaie, nous pouvions faire ce que nous voulions dans un paysage assez magique. Les grands ne s'occupaient pas de nous et nous pouvions faire ce que nous voulions, je me croyais au Jardin d' Eden."

Mais, rougeoyant aux limites de cette idylle se trouvait un père volatile qui se promenait nu dans la roseraie et qui se transformait d'un instant à l'autre de blagueur plein d'ironie à l'égard de lui-même en bête rugissante. Une fois, ses pensées dérangées par les aboiements, du chien des enfants, dans l'allée, près de sa fenêtre, il se jeta dehors et le tua. A sept ans, Nicolas commençait à s'enfermer dans les cabinets et développa un bégaiement si grave qu'il en arrêta de parler complètement.

" J'étais si coincé que je ne pouvais tout simplement pas prononcé de mots du tout. Mon père incarnait une figure assez effrayante avec cette gigantesque énergie, n'était pas spécialement bon avec ma sœur mais il criait sur moi rarement, je riais à ses plaisanteries et n'importe qui vous aime si vous appréciez ses plaisanteries."



Démoralisée par les aventures de son mari et se relevant de la naissance de son second fils, sa mère souffrait d'une santé et d'un esprit affaibli quand il quitta le foyer pour l'école préparatoire, à l'age de neuf ans.

"Je me sentais très misérable parmi les autres garçons qui trouvait terriblement amusant de me copier. La bonne Nancy m'écrivait chaque jour, ce qui était merveilleux, mais après un mois, elle commença à dire que ma mère était très malade et me dit de prier pour elle. Un jour, nous étions tous dans nos dortoirs quand le responsable arriva et dit, "Nicolas, ta nurse est là pour te voir," et j'en fut très content. Alors, elle dit: "Maman est morte." Je me rappelle avec un clarté parfaite. La terreur de ne pas être capable de le supporter, de devenir fou ou quelque chose. Les jours et les semaines après sa mort " des histoires, des impressions, des atmosphères" commencèrent à s'insinuer dans les chambres des enfants et Mosley fut envahi par la notion difficile qu'une personne pouvait mourir d'absence de tendresse. Il courrait partout, le nez par terre, avec son fusil en tuant des ragondins avec le fils du jardinier et inventa le nouveau sport de couper les oreilles de ses victimes avec des ciseaux. Quand il retourna à l'école, il s'accointa avec les bagarreurs et aida à enterrer dans les bois, d' autres garçons jusqu' au cou.

" A neuf ans, il est très difficile de se détacher du groupe; c'est seulement plus tard qu'on peut prendre la décision morale de ne pas obéir aux ordres. Pendant toute ma vie, j'ai détesté l'idée des groupes de pouvoir. Je n'appartiens à aucune société littéraire. Je n'aime pas les clubs et me sens viscéralement étranger à la Chambre des Lords, qui est un endroit admirable, vraiment. Mais en grandissant, mon père s'en trouvait de plus en plus exclus. Mosley avait douze ans le jour où on l'emmena voir son père mener une réunion de l'Union des Fascistes britanniques. " Il y avait papa qui marchait, de concert, à la tête de ses chemises noires. il n'était pas le même homme qu'à la maison, mais une autre personne, plus étrangère. Je ne comprenais pas ce que ça voulait dire. Et soudain, j'avais besoin de savoir ce que mon père faisait quand il n'était pas à la maison. On enferma son père pour la première fois quand il avait seize ans et bien que les toilettes sans portes d'Eton ne lui offraient aucun refuge, il était blindé contre le ridicule. "Eton était un monde si cloisonné que si le père de quelqu'un était en prison, ça n'avait pas grande importance.

" Ce qui comptait c'était quand on élevait les couleurs de l'école à leurs hampes. Aucun de mes amis ne bougea un cheveu; c'était là toute la sophistication d'Eton."

Dans ses biographies Les règles du jeu, Au delà du pal et Efforts pour la vérité voit son père au travers d'un prisme, le juge plus égaré que monstrueux. C'est un acte généreux de la part d'un premier-né que son père raya de son testament parce qu' il n'était pas son genre de type

il faut le voir pour le croire

12:14 Écrit par walloween dans Images, Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

26/09/2013

Petite Histoire de la Peinture Américaine

Petite Histoire de la Peinture Américaine

12:55 Écrit par walloween dans Culture, Histoire, peinture | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook