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17/07/2013

Comment devenir une super puissance fourbe et farceuse

c'est même difficile de réaliser ce qui arrive, qu'arrive-t-il réellement ?

Snowden, un employé du privé qui travaille pour l'état décolle avec une quantité de documents inconnue qui tient dans deux disques durs de portables et une clé USB, part pour Hong Kong afin d'exposer le système de surveillance d'après 911 en distribue une partie au Guardian et au Washington Post.

La réponse est sans précédent, on parle de chasse à l'homme internationale, faite par une presse de courtisans à la solde, non d'Interpol ou des Nations-Unies mais bien par la seule super puissance de la planète, celle-là même que « le siffleur », enfin celui qui « pousse de l'air dans un sifflet » s'applique à dénoncer.

Et ce ne sont que les apéritifs, ajoutons un autre facteur, le jeune homme en question ne publie que les informations qu'il juge nécessaire pour réveiller la conscience américaine sans ceux qui pourrait cause des désagréments d'autre part. Il connaît pourtant quelles peuvent être les réactions de son gouvernement, Tous les fichiers qu'il possède sont encryptés et cacher là ou les officiels ne peuvent les atteindre, donc il contrôle leur accès. Il n'est pas difficile de penser que si les services l'interceptent, ces documents auraient spontanément tendance à montrer plus facilement leur tête. En sachant cela, l'administration Obama et les représentants de notre monde secret se mettent à courir après un homme immédiatement médiatisé planétairement d'une manière jamais vue auparavant. Ce n'est pas cette éventualité qui les retient mais bien les éventuels ressentiments créés par la révélation de leur comportement à l'égard de leurs alliés et d'autres gouvernements étrangers, auraient-ils fait marche arrière ?

Comme résultat on a droit à un spectacle global et à un débat mondial à propos des pratiques d'espionnage de l'Amérique et de ses alliés, durant toutes ces semaines, Washington s'est montré déterminé, implacable et prêt à la vengeance. Les américains ont menacé de tordre le bras à des puissances grandes et petites en insistant sur le fait que l'employé Snowden ne sera plus jamais en sécurité sur cette planète pour le restant de ses jours et à cette heure, phénomène extrêmement visible, la plus grande puissance mondiale se voit incapable de lui mettre la main dessus, rate le bonhomme et fait face à la défaite globale de sa bataille pour gagner l'opinion publique à sa cause.

Alors qu'au vingtième siècle, le jeu des transfuges et des dissidents se soldaient la plupart du temps par une solution dans un sens ou dans un autre. Un sicle plus tard, ne voilà-t-il pas que l'autre superpuissance restante lui signifie un avis de non recevoir.

Après tout rien ne dit que s'il trouve l'asile dans un des trois pays d'Amérique latine qui le lui ont offert, l'administration Obama ne va pas envoyé une équipe de ses sbires pour le mettre à la merci de l'administration de son pays. Il a bien été montré que le système ne recule devant aucun moyen pour arriver à ses fins dans la poursuite de ses définitions en matière de « sécurité », torture, abus, enlèvements, « sites noirs », prisons, enlèvements de suspects dans les rues ( y compris des gens qui n'avaient rien avoir là dedans) de grandes ville tout comme dans les arrière-cours de la planète. En plus de la présentation des chambres de torture des amis et alliés y compris la surveillance de n'importe qui n'importe ou. C'est sans doute difficile pour Washington d'envoyer ses pandores à Moscou ou en Chine, mais partout ailleurs, ils n'hésiteraient pas.

En tout cas, Snowden a prouvé une chose, c'est qu 'en 2013, la planère Terre n'est pas grande assez pour protéger la version américaine de la « dissidence ». A la place, elle ressemble plutôt à une prison géante avec ses policiers, ses juges et ses matons implacables.

Dans le temps, les grandes puissances pouvaient encore lancer toutes sortes de menaces ou jouer à des jeux d'espions, à la stratégie de la destruction mutuellement assurée, aux asiles réciproques, afin ce que tout les papy- boomers se sont vus asséner pendant quarante ans tout en permettant à tous les roussins de la terre de s'engraisser, eux et leurs familles et commensaux aux dépends des précédents. En tout cas, la perspective de se brûler mutuellement la gueule les a retenu de faire preuve de trop d’enthousiasme.

L'ensemble, englouti par le temps, a du trouver du remplacement en créant le premier état policier global et à rechercher ce qui dans leurs bureaucraties labyrinthiques pourraient dire des vérités que tout le monde a le droit de connaître.

Dans l'administration Obama, c'est devenu légendaire, elle a embauché trois millions d'employés encouragés à n'importe quelle délation, pour traquer ceux qui pourraient révéler leur système en les livrant à des traitements vindicatifs et abusifs, en les jetant en prison et en se livrant à des expéditions dans les téléphones et les courriers de la presse et de ces personnes. Ils criminalisent des murmures tout en suggérant aux journalistes qu'il n'est pas très sain d'en parler. Assange et Manning en sont les exemples historiques les plus connus, Maintenant nous avons donc, Le « brave » Snowden est une nouveauté, ici les américains exploitent une stratégie innovante de chasse mondiale.

Le message indique clairement que personne n'est à l'abri si des secrets de la divine sont révélés. A cet égard, l'incident Morales, chef d'état régulièrement élu est le précédent d'un « enlèvement impérialiste »

Les services ont persuadé le bureau de crise que Snowden se trouvait dans l'avion de Morales, on l'a baladé dans quatre pays européens, la France , l'Espagne, le Portugal et l'Italie avec un arrêt pour faire le plein en Autriche, et pfuit pas de Snowden, belle démonstration de la prosternation des féaux européens. A Washington, pour la presse, l'incident n'a jamais existé. Ont-ils persuadé ces nations de laisser les services secrets inspecter l'avion, on ne le sait pas!

19:57 Écrit par walloween dans Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

14/07/2013

Le mélodiste universel

J'ai découvert un recueil des 400 chansons les plus populaires de la première moitié du 19ième siècle. Ce cadeau gratuit d'internet pour l'amateur de mélodies qui vous écrit s'intitule «  livre universel de mélodies », ces mélodies de toutes les nations adaptée pour le violon et la flûte en clé de sol sur une seule ligne, publié à Glasgow en 1853, recèle de vrais trésors dont les élèves comme les arrangeurs pourraient s'inspirer. Pas de texte mais des portées bien titrées et rangées de la manière la plus naturelle et la plus simple. Les chansons les plus anciennes datent de la fin du dix-huitième siècle. Ces 400 titres nous guident sur les sentiers peu connus de la culture et de la présence sociale de ceux qui les dansèrent et qui les composèrent durant plus de soixante années. Ces titres, évocateurs des raisons qu'on peut avoir pour danser ou non, qui sonnent comme des avertissements et des leçons de choses donnent une impression des mentalités, des problèmes, des questions, des mœurs et des amours des populations de l'Empire Britannique en pleine expansion inspirées par Macaulay et gouvernées par Palmerston. La plupart des mélodies sont naturellement anglaises, écossaises, irlandaises et galloises, mais déjà une culture européenne se dessine par la présence d'Auber, de Rossini, de Mozart, des français, comme les thèmes de « la charmante Gabrielle ». et de « seule dans un bois ».Que nous disent ces titres, ou se mêlent chants de marins, chants d'église, complaintes paysannes, britonnes, gaéliques, irlandaises, hymnes patriotiques, mélodies allemandes de l'Angleterre des Hanovre et des premiers patriotes allemands, étudiants inspirés, qui combattirent Bonaparte. Quelles interprétations culturelles et historiques peut-on en extraire ?

Tournons nous vers ces braves allemands qui voulaient qu'on leur apporte « le sang de la vieille vigne », voyaient « le frère couché sur la croix », qui dansaient « la valse de Darmstadt », écoutaient « le chanteur alpin », appelaient « au secours mon père » sur « la célèbre marche militaire de Beethoven ».

Le suisse, lui, toutefois, bien que rare n'est pas absent par sa « ballade du berger » et sa « poupée jouet » qui contemple «  la rose de Lucerne ».

Avec les britanniques, « parcourons les plaines durant les nuits d'été ». prions le « guerrier, reposes-toi, guerrier,reposes-toi ». Goûtons « le bœuf rôti de la vieille Angleterre, passons « le samedi soir en mer » pour connaître, peut-être, plus tard, la « félicité rurale » quand, pour un instant «  une vaguelette s'écoule autour de son cotillon », « un doux matin de mai » sans « Sylvie pour la honte. » ni la voix de basse de l'opéra du docteur Arnold qui chante « Ne me parles pas de tes sales hectares ». « Le soldat fatigué », « le soldat qui danse », » le pauvre soldat » qui boit dans « un cruchon brun » et ses arguments sonores : « Nous serons tout malheureux ensemble », «  confiance à personne » tout en faisant «  retour chez le changeur ». Ils dansent « la contrefaite », « le chant des berceaux » et le docteur Arnold nous convie «  flotter sur ce délicieux courant écarlate ». Naturellement « elle me quitta parce que je n'avais pas d'or » , «  l'espoir me conta cette parabole flatteuse » mais « comment nous abstenir de whisky » quand « un rayon glorieux se reflète sur l'océan » et qu'elle me dit « vas-t-en Georges, je ne peux plus te supporter ». Heureusement, « les bonnes épouses acceptent l'étranger », « les vieilles femmes charmantes » aussi, «  les vierges honteuses de quinze ans » peut-être. Et tout à l'avenant, « le gros coq proclame l'aube », « La veuve de la frontière se lamente », « relève ta visière », « galon d'amour », « gentille jeunesse, ah, dis moi pourquoi », » la lavandière irlandaise » et «  qu'elle est gaie la vie à la campagne » ou « cœurs de chêne », «  l'adieu d'un écossais à l'Irlande », « un écossais qui embrasse sa mère », « jetez les méchants dehors ». « L'amour est la cause de mon chagrin », «  la gavotine »,(air français). Pour le gallois, «  nombreux sont les cris et hurlements du malheur ». Pour les marches, nous avons celle de Barbe-bleue, des marseillais de Guillaume Tell, de Pierre l'Ermite, de Tancrède. « la dernière rose de l'été », « langueur d'amour », « le passereau », «  maître Cupidon ». Pour Purcell, « nymphes et bergers s'éloignent »

 Tous ces titres se chantaient dans l’île, européenne déjà. Il y en a bien d'autres, mais j'arrive à la fin de la page, adieu chère Molly, adieu chère Peggy et à ma prochaine fantaisie.

 

Source : Universal tune-book, melodies of all nations, W.Hamilton, music printer, Clasgow 1853.

 

12:32 Écrit par walloween dans Culture, Histoire, Humour, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

20/06/2013

Mœurs et coutumes de l'Angleterre sous les Stuart

Cette période, se distingue pour la beauté et l'abondance de son ameublement domestique. Pour le goût, l'élaboration de ses gravures et sa décoration somptueuse, elle reste inégalée. L'architecture privée ne change guère, si ce n'est par ses nombreux incendies, tel celui de Londres en qui incite à construire en pierre et en briques en abandonnant le plus possible le bois (1610). Cette modification voit graduellement disparaître les projections et les colombages. Les hobereaux ruraux occupent de vastes immeubles qui gardent l'apparence de châteaux et ils continuent à, fièrement, s'entourer d'une foule de domestiques. Jacques I dépense 100.000 £, annuellement, pour l'entretien de sa maison, seulement. Dans les districts des comtés, le vieux cérémonial d'état est préservé. L'influence des mœurs françaises, si dommageable à la cour, y est peu ressentie. Les gaietés, l' extravagance et l'indulgence charnelle tentent un grand nombre de jeunes nobles, ils s'expatrient à la ville et négligent leurs propriétés campagnardes. Ce qui réduit grandement leurs revenus. Plus les puritains se montrent rigides en s’élevant contre l'efféminisation du temps, plus les chevaliers et courtisans se précipitent en des extravagances de n'importe quel type. La rudesse des manières caractérise les deux sexes, L’ivrognerie et la dissipation prévalent à la cour. Les dames se mettent au maquillage, portent des visières pour cacher leurs visages. La mascarade et l'échange de robes sont partout très communs. Rochester et Buckingham donnent le ton de tels travestissements, la grossièreté et le jeu ruinent les réalisations en manière de politesse et les dame de qualités prennent rang dans les tavernes, souvent théâtres des désordres et des bagarres les plus sauvages. A l'exception de l'élégant costume Vandyke (comme le peintre), qui est celui d'un cavalier espagnol, la vesture de la période se trouve en accord avec la licence et l'anarchie des mœurs, en particulier sous Charles II. Les dames trouvent leurs délices dans les fards et les hautes coiffures des temps élisabéthains. Les broderies, lisières et garnitures suggèrent l'immodestie. Elles poudrent leurs cheveux, s'affublent de perruques à la mode des hommes et de hauts chapeaux coniques. Les hommes portent des gilets croisés matelassés, des culottes pareilles qui ressemblent à des pantalons noués de lacets aux genoux. La chemise est entièrement exposée par dessus. La restauration se débarrasse des contraintes imposées par les puritains. Non seulement les théâtres rouvrent, mais les actrices sont introduites, contrairement aux coutumes précédentes, les gens de scène n'ont plus besoin des nobles pour patronner leur entretien. La cour semble instituée afin d'encourager les passe-temps et les loisirs. Les courtisans et les rivalités divise son attention, pas de sports assez cruels ou grossiers pour se trouver remis à l'honneur, même les combats de chevaux et de mâtins. Un age sans religion est celui des superstitions, deux d'entre-elles, en particulier, le toucher du mal par le souverain et la persécution des sorcières. On appointe régulièrement des chasseurs de sorcières et l'un d'entre eux, Hopkins, voyage dans tout le pays et teste toute accusée par l'antique épreuve de l'eau. Si elles flottent, elles sont coupables, donc exécutées et si elles se noient, leurs innocence est déclarée.

L'éducation est négligée, peu de choses a part le latin et le grec. Les étudiants aux universités sont largement infectés par la dissolution des mœurs. Un signe de progrès apparaît néanmoins par l'établissement de libraires ambulantes. La sûreté publique est mise en péril par le caractère batailleur des gens de club, par les apprentis des villes et par les routiers qui errent sur les chemins. Les membres de ces bandes doivent jurer de s'aider mutuellement au premier appel. Les querelles entre partis sont si fréquentes qu'elles appellent l'intervention militaire. S'il est hasardeux de s'aventurer dans la rue durant la journée, la nuit est réellement dangereuse, même armé. Les grandes rues de Londres ne sont éclairées que du crépuscule à neuf heures du soir par des lanternes personnelles accrochées à chaque porte des citoyens (1415). Les enfants sont couramment enlevés dans la rue et vendus comme esclaves pour l'agriculture. Les crimes de tous ordres grandement facilités par l'état des rues, étroites, sombres et pleines de rebuts. L'usage de la rapière et de la dague qui prend la place des vieilles armes de tournoi des temps féodaux, mènent à de fréquentes querelles, d'après la mode du duello à l'italienne, s'exécutent sur place devant la foule. La familiarité avec la France produit l'égarement des valeurs morales,tandis que les relations avec la Hollande permettent d'importantes améliorations de l'agriculture et des jardins. Les marais sont drainés. Beaucoup de fruits (1530,1540,1548,1553,1563) et de légumes, auparavant importés,croissent désormais en Angleterre. Le pain de blé s'obtient plus facilement. La viande fraîche devient plus abondante. Le café et le thé (1641,1660) remplacent, comme boissons, la bière et le vin à chaque repas.

Le transport commercial est aux mains du hollandais, son intention : faire d'Amsterdam, la plus grande réserve d'importation de l'Europe. C'est à cette époque que commence le négoce de l'Inde sous la Compagnie des Indes, son stock s'évalue à 203% en 1617. La pèche à la baleine du Groenland est florissante et le commerce de charbon occupe 400 bateaux en plus des vaisseaux étrangers. Les importations représentent un vingtième de ce qu'elles sont en 1871. De nouvelles lignes de commerce naissent de la colonisation de l'Amérique, en particulier dans le domaine du tabac (1565). En 1638, l'Angleterre est assurée du commerce de Venise et d'une grande portion de celui de l'Espagne et du Portugal, qui fournit ces pays et d'autres en produits étrangers et domestiques. Une idée de l'état du pays peut s'exprimer par les faits que les hardes de cerfs errent dans le voisinage immédiat de Londres. Parmi les animaux sauvages tels l'ours, le loup, le taureau, le blaireau , la martre et le daim continuent à exister à l'état endémique. Tout comme l'aigle et l' épervier, en grande abondance.

L'attouchement pour le « mal du Roi », coutume qui date d’Édouard le Confesseur, se perpétue jusqu'en 1714, repose sur la supposition que les rois légitimes d'Angleterre détiennent le pouvoir miraculeux de guérir la scrofule. Il est dit que Charles II imposa les mains à 92.107 malades, lesquels furent presque tout guéris, d'après le témoignage du médecin royal. La reine Anne publie aussi l' intention de sa présence à la même cérémonie (1712). Á l'époque de Charles II, les patients sont menés au trône de White-hall par le médecin de cour où ils s'agenouillent devant le souverain qui leur touche la face tandis que le prieur répète les mots : «  Il a porté ses mains sur eux, ils sont guéris » Une pièce d'or, appelée « ange » suspendue à un ruban blanc est placée au cou de chacun d'eux par le roi, qui prononce les mots, «  C'est la vraie lumière venue au monde ». Le service se termine par un épître et des prières aux malades.Les foules se précipitaient pour obtenir un ticket d'admission Lors d'une de ces occasions, plusieurs personnes furent écrasées et moururent.



Source: Reed's manual of systematic history,Jarrold & Sons, 12 Paternoster Row, London 1871





 

22:20 Écrit par walloween dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

18/06/2013

Mœurs et coutumes de l'Angleterre sous les Tudor

Le luxe et la richesse augmentent chez les marchands de cette période et mènent des changements sociaux considérables, notamment, l'avènement de classes moyennes puissantes. Les nobles décimés par les guerres civiles et leurs propriétés, dans une large mesure, se trouvent confisquées, divisées ou aliénées. La pairie spirituelle, sera destinée à être humiliée par la Réforme, quand l’Église est dépouillée de sa richesse et de son indépendance. Dans cet état, le propriétaire terrien est pauvrement logé dans des bâtiments de bois et de branches plâtrées, occasionnellement on peut voir une cheminée, sinon, autrement il n'y a pas de place pour quelque confort que ce soit. Ils dorment sur de la paille recouverte de drap grossier avec une bûche comme oreiller. Ils utilisent des couteaux et des cuillères de bois. Le pain de blé est une gourmandise pour personnes de rang, l'orge et le pain de seigle comme les fèves et le gruau constituent l'ordinaire du fermier et ses domestiques. Les femmes entreprennent leurs propres travaux ainsi que ceux des hommes, au dedans comme au dehors. Même sous le règne de Henri VIII, les loyers doublent et les tenanciers des petites fermes ne peuvent plus se maintenir. La valeur augmentée de la terre mène à la clôture de tout ce qui peut l’être y compris les terres sans valeur agricole, qui servaient jusque là de pâtures aux pauvres gens. De nombreux fermiers sont réduits à la condition de salariés. Les gentilshommes ne sont plus capables de maintenir la tenure de leurs ancêtres. Leurs grandes maisons sont désertées pour la vie en ville. Les terres arables sont transformés en pâturages puisque la laine est la plus demandée. On n' attend toutefois pas longtemps pour que toutes les classes ressentent une amélioration. Les fermiers sont mieux nourris, logés dans de substantielles maisons en pierre, ils possèdent des crachoirs et de la vaisselle d'argent, de luxueux lits de plume et ils détiennent plusieurs années de loyer. Les mécaniciens se retrouvent, à cette époque, à même de «  garnir leurs tables de plats et de belles nappes,leurs lits de tapisseries et leurs pieds de bas en soie. Les jardins s'enrichissent de nouvelles et nombreuses variétés de plantes. Des villes manufacturières s'élèvent un peu partout, dépeuplant les vieilles cités en attirant le monde agricole, donnant de l'emploi à la multitude d'oisifs improductifs démissionnés des couvents. L'abolition des institutions monastiques restitue 50.000 individus à la société et celle des vœux de célibat, 100.000. La rapacité et la spéculation, pour la circulation des biens, sont extrêmement répandus. Les méthodes du commerce sont très élémentaires. La législation procède entièrement de l'idée que le commerce n'est avantageux que dans l'échange monétaire, elle bat le troc en brèche, L'usure est dénoncée pour le prêt à intérêt, parfois totalement interdite et de temps en temps permise à taux fixe.

Les découvertes maritimes ouvrent le commerce d'Angleterre et les échanges se développent avec des pays lointains. Mais les étrangers sont plus avertis que les Anglais. Ils installent leurs agences et s'enrichissent immensément, parmi les londoniens, à leur grand dam. En 1517, une conspiration importante est mise en œuvre pour massacrer tous les étrangers. 300 complices sont pendus pour la participation à cette affaire connue pour longtemps sous le nom de «  le mai du mal » bien que la seule victime fut Lincoln le carillonneur. La perte de Calais constitue un désastre pour le commerce britannique. Cette cité qui resta longtemps l'étape principale du transfert de marchandises anglaises. Le trafic est redirigé vers Bruges qui le partage avec Anvers aux lisières du commerce espagnol de l'Inde, jusque la capture et le sac de la ville fameuse par le Prince de Parme en 1585. Le commerce d'Anvers est dispersé. La Hollande y gagne son commerce de poissons, Leyde ses lainières, Harlem et Amsterdam ses commerces de tissu. Un tiers de ses manufacturiers et de ses marchands se transportent en Angleterre, ils donnent une telle impulsion à la manufacture anglaise et on peut dire que ses branches les plus importantes datent de cette époque (1553,1555,1571,1588 etc...). Les foires sont les étapes annuelles les plus importantes pour le gros, le demi-gros comme le détail, celle de Bartholomew, tenue à Smithfield est la plus considérable. La sidérurgie et la ferronnerie du Kent, du Sussex et du Surrey expérimentent des changements importants dus à la rareté croissante du bois et par la découverte de minerai de fer dans les districts charbonniers des comtés du nord. En 1584 toute construction de sidérurgie nouvelle est interdite dans le sud. Avec l'amélioration du commerce, celle des routes devient nécessaire. En 1566, des messagers voyagent jour et nuit pour porter les missives des évêques au Gouvernement, ce qui demande 40 heures pour 100 kilomètres. Les rues défoncées de Londres sont pavées mais continuent à rester « incommodantes, incertaines et dangereuses » pour de nombreuses années. A l'époque de Marie, des surveillants sont préposés à chaque paroisse, afin d'assurer la réparation des routes. Six actes, à ce sujet, sont passés durant son règne et dix-neuf sous le règne d’Élisabeth. Les demeures domestiques des Tudor et de la période élisabéthaine, en particulier, sont remarquables pour leur élégance sans cesse améliorée. Elles abondent de fenêtres pittoresques et spacieuses, de poivrières et de colombages, de dômes au style italien, de chenets ornementés, de parpaings ainsi que des nombreuses formes de l'architecture lombardo-vénitienne introduites par Jean de Padoue. Les fenêtres sont fixes de la plupart de ces immeubles et la ventilation y est inconnue. Les cheminées restent des éléments de luxe plutôt que de nécessité.

Le vêtement de l'époque se distingue par des manches à lacet et à tube. Le costume de guerre par le casque de guerre à la forme du crane. Les dames adoptent le col raide ou fraise d'une taille énorme. Les processions royales sont la cause de terribles difficultés pour la noblesse et ses ressources ruineusement taxées afin de maintenir exactement le nombre de ses commensaux. La reine Élisabeth, commande 24.000 chevaux, en une fois, pour son transport et celui de sa suite. On pense que de telles faveurs sont accordées aux sujets que la richesse rend dangereux ou trop indépendants. A l'approche de la Couronne, le peuple tombe à genoux et les courtisans observent la solennité cérémonielle du prêtre à l'autel, quand ils mettent la vaisselle à la table royale ou l'offre à la reine Élisabeth. Les citoyens riches se moquent de la royauté accompagnés de leurs apprentis armés de gourdins portant des lanternes. Élisabeth et Henri VIII, tous deux apprécient les pages, les spectacles,les mascarades et la pantomime, On parie sur les taureaux, les ours, les combats et les chants de coqs sont populaires, plus particulièrement le dimanche. Relativement aux punitions barbares de la torture et du bûcher, alors si communs. Le volume du bol alimentaire diminue, il est plus raffiné, associé à des occupations sédentaires. On prend les repas à huit, douze et six heures du soir. Quand le maître et ses invités ont dîné, leurs commensaux prennent leurs places et ce qui reste est distribué aux pauvres qui attendent à la porte de l'homme riche. On se nourrit à l'aide de couteaux, de cuillères et avec les doigts, les fourchettes sont inconnues.

Les tavernes se multiplient à l'excès et les habitudes d'ivrogne prévalent tristement. L'habitude de fumer s'installe ainsi que les courses de chevaux. Les jurons deviennent très communs dans toutes les classes. Le gouvernement parental est sévère et patriarcal. Les enfants se s'aventurent pas à parler ou à s'asseoir en présence de leurs parents si on ne les sollicitent pas. Ils regardent leurs parent avec plus de crainte que d'affection. Les mariages sont contractés dès l'enfance sans aucune option possible de la part des enfants.

Des festivités telles le jour de noël, l’Épiphanie, le jour de la charrue (premier lundi après l’Épiphanie), qui marque le début de l'année agricole, le premier mai et ses vierges laitières, les danseurs folkloriques dont les nombreux aspects sont trop longs à évoquer ici. Les nuits d'été, sont dûment observées. D'abord, les laboureurs cherchent un bénéfice en levant des contributions. La bûche est brûlée le soir de noël, c'est un présage favorable si elle se consume jusque la fin du jour de noël. Le jour de mai célèbre la déesse Flora. Les danseurs sont affublés de clochettes de tailles diverses. Le solstice est célébré la veille de la fête de Saint Jean l’Évangéliste. On entretient les feux jusque l'aube. Le Dimanche des Palmes, célébré avant la Réforme représente l'entrée du Christ à Jérusalem. On traîne un âne de bois à roulettes hors de l'église, monté par un homme censé représenté le Sauveur, devant lequel les prêtres et les gens se prosternent en lançant des branches et des fleurs. Le jour de l'an, les cadeaux sont librement échangés, le soir, un punch fait de bière ou de cidre épicé est mené porte à porte par les filles que chacun puisse en goûter. Le Jeudi-Saint est le jour ou le riche professe son humilité en lavant les pieds de certains pauvres, à la manière du Sauveur. Lors de la Saint Valentin, s'exprime la célébration coutumière de quelque dieu de l'amour. Elle fut rechristianisée par l'église de Rome. Les jeunes filles et les jeunes hommes dessinent sur des bouts de papier sur lesquelles sont écrits le nom de chaque parti, appariés ,ils anticipent des chances à former des couples pour l'année à venir. La première personne célibataire vue, ce matin là, montre la voie du destin.

Les bières d'église, les bières de Pâques, celles de Pentecôte sont les moyens qui permettent d'obtenir de l'argent pour réparer l'église. Le prêtre confectionne une bière appréciée vendue dans la cour de l'église et dans l'église elle-même. Ce qui ne manque pas d'encourager les excès sous l'excuse de l'indulgence dont bénéficient les causes saintes. Les veillées, qui trouvent leurs origines dans la consécration des églises ou lors de la célébration d'un saint, quand c'était la coutume de garder vigile toute la nuit. De telles pratiques, telle la messe de minuit dégénèrent en usage profane et deviennent l'occasion de débauches.

La mendicité systématique de cette époque montre à quel point la grande misère fraie avec la plus grande des prospérités, spécialement pendant les révolutions sociales. Leurs curieuses coutumes qui se rencontrent partout ailleurs, jusque aujourd'hui, sont l'expression de notre propre société et d'autres plus lointaines. On mentionne, à plusieurs reprises, l'interdiction faite aux étudiants anglais de mendier, excepté avec l'autorisation de leur chancelier. Les mendiants assemblés en grand nombre errent sur le pays en créant la terreur et les gens se trouvent impuissants à résister à leurs demandes. Les punitions étaient par voie de conséquence très sévères. Les vagabonds sont attachés nus à une charrette et flagellés à travers la ville. On y met aussi le feu, on les mutile, on les emprisonne. De plus, on peut les saisir de corps et les mettre au travail, marqués de la lettre V. Si ils tentent de s'échapper, ils sont marqués d'une lettre S au front ou sont condamnés à mort comme félons. Sous Henri VIII, il est dit que 73.000 personnes, voleurs ou vagabonds, subissent la mort et que durant le règne tardif d’Élisabeth, de 300 à 400 criminels par an sont exécutés sur l'échafaud. L'influence de la bible traduite et la séparation de Rome induisent d'importants changements dans la vie sociale tout comme dans les pratiques religieuses et les doctrines. L'exercice du jugement privé dans les affaires de foi et de conscience, mène rapidement à l’indépendance et à la confiance en soi qui deviennent des traits nationaux Les manières et la morale ne sont plus jugées par l'indulgent code romain, par les épaisses conventions de la doctrine propre du Christ.



  • Source: Reed's manual of systematic history,Jarrold & Sons, 12 Paternoster Row, London 1871



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11/06/2013

Mœurs et coutumes de l'Angleterre du quinzième siècle

Au quinzième siècle, les tours et donjons sont toujours de mise dans les gentilhommières, qui tout en s'agrémentant de cuisines et d'une architecture intérieure plus pratique, préservent leurs défenses de meurtrières, pont-levis etc...Une particularité de ces immeubles aux allures de châteaux est la remise à l'honneur de la brique, presque entièrement négligée depuis les temps de l'occupation romaine. Les Âtres sont décorés de fines représentations héraldiques. La pierre est utilisée pour la construction, le bois et les colombages sculptés dans la partie haute des murs. Les étages supérieurs continuent à se projeter vers l'extérieur, rendant les rues toujours aussi sombres, Draperies et tapisseries s'utilisent à nouveau pour le confort et la décoration. Les coiffes sont le couvre-chef à cornes porté par les femmes,le chapeau cloche et le bonnet emplumé portés par les hommes. L'armure à l'époque de Henry V tenait du costume complet en plaques métalliques. Les fabricants de poulaines longues, bannis par l’Église, restent à la mode tout au long de la période. Les lois appelées somptuaires qui régulent les qualités et styles de vêtements dont l'usage est permis dans les différents rangs de la société, sont appliquées fréquemment. La chevalerie comme démonstration des qualités du cavalier, survit dans les tournois, davantage telle une mode, un jeu et ne sont plus des combats réels.

 

L'hospitalité somptueuse du début de la période se perpétue sans s'affaiblir. La famille Warwick éclipse la monarchie par le nombre de ses commensaux. Dans leur auberge (comme on appelait les maisons des grands) sur l'allée qui porte leur nom, elle y accommodait 600 invités et 30.000 clients se trouvaient logés dans les nombreuses tavernes de la cité, à ses frais. Régulièrement, elle servait six bœufs pour le petit déjeuner du gynécée du Comte. Le plan originel de ses demeures est conservé dans les auberges de loi tenues par la basoche. Il devient habituel pour les familles distinguées d'imiter le style de la cour dans ses rendez-vous et présentations officiels. Les repas se prennent quatre fois par jour, à sept, dix et quatre heures auxquels s'ajoutent une livraison de pain, de bière et de vin, au lit, vers neuf heures du soir. Au dîner, qui conserve un caractère public, de la vaisselle à caractère allégorique nommée subtilités sont introduites, afin de célébrer les occasions spéciales. Ces amusements duraient trois heures permettant des intervalles ou les invités se régalent de musique qui suscite l'hilarité des fêtards. On désigne par messe gloutonne des fêtes en l'honneur de la Vierge Marie, ou les villageois, après la messe, ayant amener leur provisions, se font plaisir dans l'église en compagnie de prêtres, la seule règle,une indulgence excessive. La chasse s’exerce avec moins de noblesse encore ; le cerf et autre gibier, de l'enclos, sont poussés vers une embuscade de chasseurs qui leur tirent dessus. Les Mystères sont toujours joués tout en étant bruyamment condamnés comme source de licence et d'infidélités. Lydgate décrit les parties basses de la métropole, telle Whitechapel, le samedi soir quand, les marchands, en hurlant, pressent les passants d'acheter. De telles pressions, quoi qu'il en soit, sont communes à tous les négoces. Les marchands disposent leurs marchandises sur des tréteaux en dehors de leurs boutiques et saisissent même les personnes par la main pour les induisent à acheter.

 

Le quatorzième introduit les cartes à jouer en Angleterre (1391), elles étaient chères et enluminées. L'impression à matrice de bois est utilisée pour fabriquer des cartes meilleur marché avant son utilisation pour les livres. Les quilles, jeu plus particulièrement anglais, les boules, le tennis, la canne et le patinage forment les passe-temps favoris. Le siècle est marqué par une grande opulence commercial, beaucoup de marchands sont à même de prêter des sommes d'argent considérables aux rois dans le besoin. Les rois, eux-mêmes et le clergé s'engagent fébrilement dans la poursuite de négoces lucratifs.la question qui se pose est la jalousie créée par les marchands étrangers qui achètent les matériaux bruts pour leurs manufactures de vêtements de cuirs, etc... pour ensuite revendre les produits finis aux anglais ce qui déséquilibre la balances des importations et des exportations. Le Parlement tente vainement de légiférer sur ces difficiles questions d'économie politique en limitant les échanges et en ordonnant que les marchands étrangers déposent leurs produits en douane et qu'un monopole à terme paye en partie pour leurs marchandises. On requiert des vénitiens qu'ils fournissent du bois d'archeriepour chaque tonneau de vin de Malsmey. Une ordonnance de 1429, amendée en 1464, interdit l'achat de laine, excepté pour les métiers domestiques. L'archerie, en danger de déclin, depuis l'introduction des armes à feu (1471) ; le bois adéquat vient à manquer. Le métier doit être protégé par la loi et le prix des arcs est fixé à trois shillings et deux deniers pour que chacun puisse en posséder. On doit cultiver des ifs sur les terres d'église(1483) afin d'assurer assez de bois pour l'archerie. D'autres actes curieux exigent , des fabricants de chandelles qui accablent les religieux, pour leurs offrandes votives, de tarifs énormes qu'ils se contentent d'un profit de trois deniers par livre. Les fabricants de chaussures sont punis d'une amende de vingt shillings s'ils ouvrent leur commerce le dimanche(1433). Une ordonnance de 1455 réduit le nombre d'avoués autorisés à pratiquer à Norfolk et à Suffolk à six par comté et deux pour Norfolk. Le négoce de charbon devient considérable et un acte est passé pour assurer les payements.

 

Ainsi se termine une période définie, appelée moyen-age, qui sépare l'histoire ancienne et l'histoire moderne de l'Angleterre. Le féodalisme et ses particularités sont morts, le peuple, s'était émancipé de lui-même ; les révoltes de Tyler et Straw signent l'avènement du pouvoir populaire. L'invention des armes à feu et de l'imprimerie distribue le pouvoir de quelques uns au plus grand nombre. La Réforme de la période suivante couvre et couronne la structure sociale moderne tout entière.

 

Source: Reed's manual of systematic history,Jarrold & Sons, 12 Paternoster Row, London 1871

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22:13 Écrit par walloween dans Economie, Histoire, international | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook