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11/06/2013

Mœurs et coutumes de l'Angleterre du quinzième siècle

Au quinzième siècle, les tours et donjons sont toujours de mise dans les gentilhommières, qui tout en s'agrémentant de cuisines et d'une architecture intérieure plus pratique, préservent leurs défenses de meurtrières, pont-levis etc...Une particularité de ces immeubles aux allures de châteaux est la remise à l'honneur de la brique, presque entièrement négligée depuis les temps de l'occupation romaine. Les Âtres sont décorés de fines représentations héraldiques. La pierre est utilisée pour la construction, le bois et les colombages sculptés dans la partie haute des murs. Les étages supérieurs continuent à se projeter vers l'extérieur, rendant les rues toujours aussi sombres, Draperies et tapisseries s'utilisent à nouveau pour le confort et la décoration. Les coiffes sont le couvre-chef à cornes porté par les femmes,le chapeau cloche et le bonnet emplumé portés par les hommes. L'armure à l'époque de Henry V tenait du costume complet en plaques métalliques. Les fabricants de poulaines longues, bannis par l’Église, restent à la mode tout au long de la période. Les lois appelées somptuaires qui régulent les qualités et styles de vêtements dont l'usage est permis dans les différents rangs de la société, sont appliquées fréquemment. La chevalerie comme démonstration des qualités du cavalier, survit dans les tournois, davantage telle une mode, un jeu et ne sont plus des combats réels.

 

L'hospitalité somptueuse du début de la période se perpétue sans s'affaiblir. La famille Warwick éclipse la monarchie par le nombre de ses commensaux. Dans leur auberge (comme on appelait les maisons des grands) sur l'allée qui porte leur nom, elle y accommodait 600 invités et 30.000 clients se trouvaient logés dans les nombreuses tavernes de la cité, à ses frais. Régulièrement, elle servait six bœufs pour le petit déjeuner du gynécée du Comte. Le plan originel de ses demeures est conservé dans les auberges de loi tenues par la basoche. Il devient habituel pour les familles distinguées d'imiter le style de la cour dans ses rendez-vous et présentations officiels. Les repas se prennent quatre fois par jour, à sept, dix et quatre heures auxquels s'ajoutent une livraison de pain, de bière et de vin, au lit, vers neuf heures du soir. Au dîner, qui conserve un caractère public, de la vaisselle à caractère allégorique nommée subtilités sont introduites, afin de célébrer les occasions spéciales. Ces amusements duraient trois heures permettant des intervalles ou les invités se régalent de musique qui suscite l'hilarité des fêtards. On désigne par messe gloutonne des fêtes en l'honneur de la Vierge Marie, ou les villageois, après la messe, ayant amener leur provisions, se font plaisir dans l'église en compagnie de prêtres, la seule règle,une indulgence excessive. La chasse s’exerce avec moins de noblesse encore ; le cerf et autre gibier, de l'enclos, sont poussés vers une embuscade de chasseurs qui leur tirent dessus. Les Mystères sont toujours joués tout en étant bruyamment condamnés comme source de licence et d'infidélités. Lydgate décrit les parties basses de la métropole, telle Whitechapel, le samedi soir quand, les marchands, en hurlant, pressent les passants d'acheter. De telles pressions, quoi qu'il en soit, sont communes à tous les négoces. Les marchands disposent leurs marchandises sur des tréteaux en dehors de leurs boutiques et saisissent même les personnes par la main pour les induisent à acheter.

 

Le quatorzième introduit les cartes à jouer en Angleterre (1391), elles étaient chères et enluminées. L'impression à matrice de bois est utilisée pour fabriquer des cartes meilleur marché avant son utilisation pour les livres. Les quilles, jeu plus particulièrement anglais, les boules, le tennis, la canne et le patinage forment les passe-temps favoris. Le siècle est marqué par une grande opulence commercial, beaucoup de marchands sont à même de prêter des sommes d'argent considérables aux rois dans le besoin. Les rois, eux-mêmes et le clergé s'engagent fébrilement dans la poursuite de négoces lucratifs.la question qui se pose est la jalousie créée par les marchands étrangers qui achètent les matériaux bruts pour leurs manufactures de vêtements de cuirs, etc... pour ensuite revendre les produits finis aux anglais ce qui déséquilibre la balances des importations et des exportations. Le Parlement tente vainement de légiférer sur ces difficiles questions d'économie politique en limitant les échanges et en ordonnant que les marchands étrangers déposent leurs produits en douane et qu'un monopole à terme paye en partie pour leurs marchandises. On requiert des vénitiens qu'ils fournissent du bois d'archeriepour chaque tonneau de vin de Malsmey. Une ordonnance de 1429, amendée en 1464, interdit l'achat de laine, excepté pour les métiers domestiques. L'archerie, en danger de déclin, depuis l'introduction des armes à feu (1471) ; le bois adéquat vient à manquer. Le métier doit être protégé par la loi et le prix des arcs est fixé à trois shillings et deux deniers pour que chacun puisse en posséder. On doit cultiver des ifs sur les terres d'église(1483) afin d'assurer assez de bois pour l'archerie. D'autres actes curieux exigent , des fabricants de chandelles qui accablent les religieux, pour leurs offrandes votives, de tarifs énormes qu'ils se contentent d'un profit de trois deniers par livre. Les fabricants de chaussures sont punis d'une amende de vingt shillings s'ils ouvrent leur commerce le dimanche(1433). Une ordonnance de 1455 réduit le nombre d'avoués autorisés à pratiquer à Norfolk et à Suffolk à six par comté et deux pour Norfolk. Le négoce de charbon devient considérable et un acte est passé pour assurer les payements.

 

Ainsi se termine une période définie, appelée moyen-age, qui sépare l'histoire ancienne et l'histoire moderne de l'Angleterre. Le féodalisme et ses particularités sont morts, le peuple, s'était émancipé de lui-même ; les révoltes de Tyler et Straw signent l'avènement du pouvoir populaire. L'invention des armes à feu et de l'imprimerie distribue le pouvoir de quelques uns au plus grand nombre. La Réforme de la période suivante couvre et couronne la structure sociale moderne tout entière.

 

Source: Reed's manual of systematic history,Jarrold & Sons, 12 Paternoster Row, London 1871

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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06/06/2013

L'Angleterre des Plantagenets

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Sous les exigences du règne sévère de Henri, les deux races, anglo-saxonne et normande trouvent, par les inter-mariages, des communautés d’intérêts, à l'exemption des serfs ou vilains, attachés au sol. Leurs mœurs politiques, aussi se modifient et il semble impossible de revivre les dominations tyranniques de Guillaume I et d'Henri I.

 

La construction de places fortes est soumise à un contrôle tatillon sous Henri II. Ainsi personne ne peut fortifier sa résidence sans l'autorisation royale. L’autel tombeau et le catafalque datent des Plantagenets. Jusqu’à alors, les habitations, construites en bois, se trouvent détruites par des incendies fréquents,. Après l'incendie de 1189, elles furent, dès lors, construite en pierre. Après le grand incendie de 1212, il est ordonné de replacer le chaume par des tuiles. Les fenêtres sont de simples ouvertures fermés par des panneaux et les cheminées ne sont pas d'un usage commun, Rien ne change, vraiment. On parle de verre peint sous Henri III. Les caves comme les murs sont peints. Les grandes cheminées, projetées vers le centre de la pièce, de construction tubulaire autour desquelles s'articule forment une sorte de petit cabinet muni de sièges. A l'époque du Roi Jean, ces foyers lits, ornés de pièces héraldiques,de motifs de velours multicolores, de soie, de satin curieusement brodés d'argent et d'or, possèdent une telle valeur que seules les familles nobles en détiennent. Même au temps de Richard III, on voit le Roi prendre avec lui son foyer, il reste à Leiscester après la bataille fatale de Bosworth. On le découvre, bien des années plus tard comme le réceptacle du trésor royal. La cache contient 300 Livres.

 

Les goûts vestimentaires des Plantagenets sont allégés, plus remplis et gracieux que leurs prédécesseurs et ils s'ornent de riches ceintures ornementées, portaient de couvres-chefs hautes et tubulaires, des chaussures et des bottes brodées et des gants couverts de bijoux. Henry II introduit, la cape courte ou manteau court. Sous le règne de Jean, le clergé abdique de sa volonté d'imposer les cheveux longs et les barbes. Les hommes comme les femmes adoptent ondulations capillaires et filets.

 

Aux temps de Henri III les styles de robe sont ridicules. Chaussures effilées, de trois à quatre fois la longueur du pied, plates, chantournées et attachées au genou, des bas, d'une autre couleur, des petites guêtres partiellement colorés de revêtements de soie et de velours. Les coiffures sont comiques. Édouard I décourage cette extravagance, s'habille simplement et ne porte même plus sa couronne après son sacre. Sous Édouard III, la mode copies toues les tenues fantastiques rencontrées ailleurs. Les longues robes font place à des tenues plus légères. Les Grands, rivalisent de splendeur dans la tenue de leurs maisons. Richard II invite 10.000 personnes chaque jour parmi lesquels 300 cuisiniers. Le Comte de Lancastre, petit fols de Henri III, dépense, en un an 22.000 Livres pour ses invités et ses commensaux.Ce type de clientélisme crée de terrible problèmes quand à la question de la répartition. Dès lors, des bandes locales s’organisent à des fins défensives et offensives. Ils portent, généralement la livrée de quelque seigneur local. Sous les règnes de Édouard III et de Henri II, ces maraudeurs conspirent contre le droit et la justice, harcèlent les gens, pour la terre, ils rançonnent les riches et prétendent venir en aide au destitué, se livrent au chantage à leur guise, prennent possession des terre, titres, fonctions et femmes. Une période précédente, a vu, sous Édouard I, une abondance comme jamais auparavant, de vols journaliers, de meurtres, d'incendie et de cambriolages. Avec des magistrats, désormais trop effrayés pour rendre des verdicts dans leur propre juridiction, la nécessité impose de rétablir le système de Frankpledge qui rend collectivement responsable la centaine pour un. Toutes les villes sont fermées du crépuscule jusque l'aube, il est stipulé qu'aucun étranger ne peut dans la ville plus que 24 heures si son hôte ne se porte garant de sa personne. Quiconque trouvé dans la rue, sans permission et sans porter une lanterne est arrêté par la garde.Simultanément, les grandes routes doivent voir leurs abords dégagés des broussailles, monticules, troncs, fossés,refus sur une largeur de soixante-dix mètres de chaque coté de celles-ci afin d'éviter les embuscades des routiers. Chacun doit se munir d'armes et d'armures et courir sus ces bandes de voleurs, de ville en cille, jusqu'à les délivrer au Sheriff.

 

Durant cette période, le prix de la terre augmente beaucoup. On affranchit les vilains attachés à la glèbe afin de pouvoir spéculer plus aisément. Ils deviennent les salariés de leurs anciens maîtres. Progressivement, le propriétaire préfère recevoir son du en argent ou en annuités, L'ancien serf se retrouve à disposer de sa personne et de sa propriété n'étant plus que le locataire du bien sans devoir de corvée au propriétaire. Les vrais esclaves, les anciens deviennent aussi des laboureurs libres qui gagnent leur liberté après un séjour de un an et un jours sans l'enceinte d'une ville fortifiée après quoi, ils s’installent, pour leur propre compte, dans ce qui devient les premières banlieues. Édouard III impose des lois aux agriculteurs. Richard II décrète que nul vilain pourra quitter son lot sans une lettre patente et personne, dans certains métiers, ne peut changer d'occupation. Les Communes demandent même l'abolition de la vieille loi touchant la résidence urbaine, « pour l'honneur de tous les hommes du Royaume ». Les vilains ne peuvent mettre leurs enfants à l'école si ils ne deviennent pas clercs et n'échappent à la servitude par l'église. Au temps de Jean, les nobles sont ignorants de l'écriture et ils signent la Grande Charte de leur marque ou d'une croix.C'est seulement en 1356 que rédaction des livres en latin de moines, cesse. Tant que le servage fonctionne, le paupérisme, tel qu'il existe sous les Tudor, est impossible. Le servage, ce droit oblige les feudataires à nourrir leurs esclaves en retour de leurs services. Les pauvres, les jeunes, les malades sont inclus dans cette distribution. Cela demeure, néanmoins, une vie d'esclavage ou le sujet humain n'était pas plus pris en compte que le bétail.

 

Les Plantagenets n'avaient pas, à table, la modération des Normands. Édouard II et III tentent de restreindre la prodigalité de leurs sujets. On peut lire qu'en 1243, un banquet fournit de de 300 à 30000 rations. Il n'y a que deux repas par jour, mais chacun dure plusieurs heures. Les fêtes se prolongent dans l'allégresse. Les troubadours sont retenus dans la maison des Grands ou on les encourage à plus de licence de langage sans respect des personnes, excitant l'amusement par leurs remarques caustiques sur les individus tout en applaudissant par leurs flatteries. Vêtus d'oripeaux comme les clowns de la pantomime, nombreux, ils personnifient les géants patibulaires de la fable qui sans cesse maugréent tout le temps de rudes comédies, les acrobates accompagnés de jongleurs, trembleurs, danseurs, mimes, etc.... leur jeu reste grossier et licencieux. Ce genre de représentations, interdites au clergé, sont rejouées dans les monastères et dans les églises, en contre-emploi.  « La fête des fous » célébrée en Europe autour de Noël, rassemble les anciennes saturnales de Rome et le moderne carnaval, tenté en Angleterre, elle n'a jamais gagner la faveur du public. On transforme les plus pauvres en hauts dignitaires de l'église, ils parodient le service de la messe par des chants et des sermons obscènes, niais et bouffons. De telles licences sont possible, par exemple, à la fête dite de « l'Évêque garçon », ce sont des acolytes qui font l'acteur et les vêtements sont fournis par le clergé.

 

La description des « cavalcades » ou processions royales qui traversent le pays est assez désenchantée. Un chroniquer, sous Henri II, dit « La bande du Roi n'était rien moins qu'une bande ou tout ce qui tient du bon goût et de l'ordre sont inconnus ou négligés. Elle est composée de gens sans réputation tirés des rues et des antres du vice ».

 

Source: Reed's manual of systematic history,Jarrold & Sons, 12 Paternoster Row, London 1871

 

 

 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 

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27/05/2013

Mœurs et coutumes de l'Angleterre saxonne

L'éducation consiste principalement à l'apprentissage d'un peu de latin mais on passait bien vite aux exercices athlétiques, Les fils de nobles servent à la cour du roi comme pages et entreprennent même quelques occupations mineures. Le sport c'est à dire la chasse au cerf, sanglier, blaireau, loup etc... occupe beaucoup l'attention ainsi que la chasse au faucon et à l'épervier entraînés à la capture de proies en vol. Les chiens d'Angleterre possèdent la meilleure des réputation. Comme armes de jet, on utilise non seulement l'arc et la flèche mais aussi la lance et les pierres, un vieux croquis montre trois oiseaux touchés simultanément par un caillou. Le Roi Alfred se trouve mené à cultiver la lecture mais il apparaît que ses frères ne parviennent pas à acquérir ce genre de connaissance. Il est évident que la culture littéraire ne s'étend qu'à très peu de monde excepté les moines. Les amusements communs, «  l’appât aux ours », la danse de l'ours, la musique et la danse, les chants de joie, la jonglerie, la bouffonnerie , les foires, les veillées et les fêtes de mariage. Ces festivités se prolongent pour plusieurs jours, un mariage se célèbre par une semaine entière de débauche tandis que les invités rivalisent à qui boira le plus d'hydromel. C'est lors d'une de ces occasions que le Roi Edmond est assassiné par le hors-la-loi Leof qui tire avantage de l'ivresse des serviteurs du Roi (946) ainsi aussi meurt Hardicanute (1042). Edgard cherche à restreindre ce vice en ordonnant que les coupes soient marquées par des lignes horizontales indiquant la taille de la gorgée à ne pas dépasser. Les textes du temps indiquent aussi la nécessité de réduire les rivalités entre les institutions monastiques. Les veillées et foires trouvent leurs origines dans les jeux célébrés lors des jours chômés ou les gens se rendaient par plaisir et pour y régler leurs affaires. Les Saxons sont réputés pour leur hospitalité; ils observent les coutumes particulières de l'est ainsi d'offrir de l'eau à l'entrée du visiteur dans la demeure, ils offrent aussi, parfois, des bains chauds. Il est curieux de constater que les soldats danois recrutés par les Saxons comme mercenaires à l'époque d'Ethelred II sont accusés d'actes de violence et de luxure parce qu'ils « se peignent les cheveux une fois jour, se baignent une fois par semaine et changent de vêtements fréquemment. » faits constatés comme provocation qui mène à leur massacre (1002). On donne le bain froid comme punition chez les Saxons car leurs amour de l'eau n'est pas excessif. Ils se lèvent très tôt, on dit qu'ils prennent leurs repas à 9 heures, à 3 heures et au coucher du soleil ? Le denier nommé livrée est généralement servi dans la chambre à coucher. Les ustensiles de cuisine consistent en récipients de cuir, pour bouillir l'eau, fabriqués par le sceo-wyrtha ou cordonnier, en chaudrons mis au feu sur un trépied et en fours de cuisson. La viande rôtie est servie sur une broche à chaque convive qui peut en découper autant qu'il en veut. Les maisons n'ont qu'un étage, la salle commune est la pièce principale ; Á l'heure du repas, elle devient un lieu de loisir public ou les voyageurs et autres peuvent avoir accès. L'invité est censé s'annoncer aux domestiques par un coup de trombe qui sert de sonnette ou de marteau de porte postée dans une partie visible de l'entrée. Si il porte une arme, il la dépose près de la porte avec ses vêtements de voyage avant de se présenter dans le corridor et se trouvait confiné dans la partie basse de la pièce principale attendant qu'on lui accorde une place accordement à son rang soit par terre soit sur la plate-forme. Les personnages d'un rang supérieur sont accueillis par l’hôte dans l'entrée et traités avec beaucoup de cérémonie. Une multitude de mendiants et d'oisifs encombrent les prémisses en dardant des regards concupiscents pas très contents d'attendre leur tour jusque la fin du repas pour nettoyer les restes. Parfois ils saisissent violemment la viande que portent les serviteurs. Il devient nécessaire de brider cette foule sans règles. Pour maintenir l'ordre, des gardiens, dotés de solides gourdins, sont postés dans l'entrée. Les murs de la salle sont garnis de trophées de chasse et de guerre, des massages des plus beaux gibiers, d'étendards, de boucliers et d'armes ramassées sur le champ de bataille. Venant de la salle, le coin des dames, en général, la chambre privée de la gente féminine de la famille. Il semble que les hommes dorment, couchés dans la salle, comme des soldats au bivouac, couchés sur le sol. L'estime dans laquelle se trouve tenue les femmes contribue de manière décisive à l'élévation des mœurs anglo-saxonnes. Elles sont présentes au début des repas, bien que les tables soient grossièrement taillées, les raffinement des couverts et des étoffes s'y trouvent observés et s'étendent aussi jusqu'au flanc des invités Elles excellent à de nombreuses activités viriles sans négliger leurs devoirs domestiques tout en trouvant le temps d'étudier, principalement les écritures saintes, les historiens latins, la poésie, la musique en plus de filer, de tisser, de broder et d'enfiler des perles. Il semble que même les femmes les plus pauvres ne sont réduites aux travaux des champs ou à des taches dégradantes. Les femmes enflamment l'esprit de leurs chefs pour des entreprises martiales, viennent en aide aux vaincus et veillent attentivement aux blessés et aux mourants avec l'avantage d'une connaissance considérable de l'art de guérir. Même à l'époque britonne, des exemples de reines braves et audacieuses, telle Boadicée qui refuse d'incarner une source d'inspiration pour les chansons ou de se trouver l'objet d'une admiration galante. Seaxburgha maintient son autorité de reine après le décès de son mari Conwealth. Ethelburga, la Reine des Ina est célèbre pour avoir mis fin à une insurrection, capturer une forteresse, durant l'absence de son mari. Les reines sont couronnées et sont assisses dans le Witenagemot (assemblée de justice) ou restent aussi d'autres dames de haut rang. Les Dames sont aussi présentes au Shiregemot (assemblée du comtat). Elles peuvent y exercer une influence avec succès, comme le montre l'exemple de Bertha, qui prévaut, avec Ethelbert de Kent , pour la reconnaissance et l'établissement du christianisme aussi dans l'Essex, la Mercie, la Nordtumbrie et l'Angleterre de l'est. Les deux rois les plus distingués, Alfred et Athelsan devaient entièrement leur culture à leurs mères, Osburge et Ethelfleda. D'influentes alliances matrimoniales contribuent à ce sentiment de respect. Les quatre filles d'Athelsan épousent des princes considérables. L'un d'entre eux, Hugues Capet établit la dynastie capétienne en France, une autre, Othon le Grand, Empereur d'Allemagne. Mais ce qui crée plus qu'autre chose leur suprématie, c'est la pureté et la dignité chrétienne de leur vie. Généralement dévotes et vierges vertueuses, épouses fidèles attentives aux sollicitations domestiques. Les mariages se contractent ou se dissolvent au bon plaisir des parties sans autres contraintes et La sainteté du mariage, jalousement préservées d'influences extérieures par des lois sévères. Une loi d'Alfred punit d'une amende et d’épousailles obligées, un homme qui déçoit par de fausses promesses de mariage une femme non fiancée. Les femmes possèdent le droit de propriété que ce soit en terres, en châteaux ou en esclaves. Les seules transactions à caractère pécuniaire des propriétés relatives aux fiançailles demandent compensation si le mariage n'est pas consommé. Ce pouvoir, à lui seul, contribue largement à une déférence respectueuse. La tare principale de la période se manifeste par le commerce d'esclaves librement pratiqué. Un père, pauvre, peut vendre ses enfants. Le Pape Grégoire note l'existence de ces enfants sur un marché romain. En 668, une loi limite la période de servitude à sept ans. Plus tard, la vente d'esclaves à des juifs ou à des païens est interdite. Ensuite, il est indiqué que seuls les criminels peuvent se vendre en dehors du pays. Même à l'époque de Guillaume de Malmesbury, au douzième siècle, la coutume de vendre des relations proches continue à prévaloir dans la Nordthumbrie. Dans l'histoire de son temps rédigée par Wulfstan, l'Évêque de Worcester raconte comment il stigmatise les habitants de Bristol pur ce trafic avec l'Irlande. Les voyagent s'entreprennent avec beaucoup de précautions, car, entre les bandits de grand chemin infestant les forêts et les seigneurs guerriers locaux qui arrêtent ceux qui se trouvent les chemins sur ses terres comme des voleurs s'ils ne préviennent de leur présence par des cris ou des sons d'oliphan. La sécurité n'existait qu'en compagnie. Un voleur, attrapé, est mis à mort sans autre évidence si ses amis ou son maître ne viennent pas le secourir. Sous le règne d'Ethelred, on paye beaucoup d'attention aux règles commerciales tout comme à la taxation des importations et des exportations. Des navires de commerce arrivent de Rouen amenant du vin et du poisson mais aussi de Flandre, de Normandie, de Liège et de France. Le bateau est taxé à un demi- sous et à un sous si il porte une voile. Les Flamands exportent probablement de la laine et ramènent des vêtements dont ils sont les principaux producteurs. On parle peu d'exportation durant cette période, à l'exception des bijoux d'or et d'argent qui semblent abondants et finement travaillés. A une époque aussi ancienne que le huitième siècle, au temps d'Offa, Charlemagne écrit pour se plaindre des pèlerins professionnels de la terre sainte qui passent sur son territoire et qui abusent des exemptions accordées aux pèlerins, pour faire de la contrebande en Europe sans être taxés. Athelsan stimule le commerce en ennoblissant les marchands les plus chanceux.



Source: Reed's manual of systematic history,Jarrold & Sons, 12 Paternoster Row, London 1871











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08/04/2013

Guy Fawkes

Guy Fawkes aka Guido Fawkes (13 avril 1570 – 31 janvier 1606) anglais catholique de province, officier espagnol, spécialement engagé par les Jésuites afin de  réaliser la Conspiration des Poudres en 1605. Il fut livré à la torture  pour lui faire révéler les noms de ses associés.

En prenant les armes pour se défendre, ils avouèrent. Fawkes fut exécuté en compagnie de nombreux complices. Il adopta le nom de Guido à l’époque ou il combattait pour les espagnols dans les Pays-Bas. Il sauta de l’échafaud et se cassa les cou ce qui lui évita l’agonie longue

et douloureuse de la roue et du démembrement. Fawkes devint le synonyme de la Conspiration des Poudres et de son échec.  Chaque année depuis le 5 novembre 1605, l’Angleterre commémore cet évènement. Guy Fawkes est brulé en effigie dans un feu de joie généralement accompagné d’un feu d’artifice.


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00:22 Écrit par walloween dans Culture, Histoire, Nature, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

16/03/2013

Une géopolitique du secret

Qu’est-ce  qui intéresse les compagnies de télécommunication en transmettant avec une telle prolixité les détails de choix du nouveau Pape ? A quoi servent les millions de dollars dépensés dans les transmissions sans interruption jusqu'à l'arrivée de la fumée blanche ? De quel côté sont  ces intérêts ?  le Vatican a-t-il des intérêts  dans ces transmissions ? 

Adital(*) Après les premières heures de l’élection du Cardinal Bergoglio de Buenos Aires, après les premiers émois d'avoir un Pape d'Amérique latine, à l’ expression aimable et cordiale, la vie actuelle nous invite à réfléchir.  Malgré sa valeur, les médias ont également le pouvoir d'amortir les esprits, d’empêcher les questions critiques et les  gens de penser. Au cours de deux derniers jours qui ont précédé l'élection papale, beaucoup Brésiliens, au Brésil  et dans le monde ont vu et écouté les émissions directes de Rome. Un tel évènement historique  ne se répète pas tous les mois, sans  doute !

 

Ces questions peut-être inutiles pour beaucoup, mais restent importantes pour certains groupes préoccupés par la croissance de la conscience humaniste de beaucoup d'entre nous.  Dans une large mesure les entreprises de télécommunications sont chargées de maintenir le secret dans la politique électorale du Vatican. Les serments secrets et les sanctions pour non respect,  font partie intégrante de l'entreprise. Créer un impact et faire de nouvelles. Ce n'est pas une vieille tradition sans conséquences sur la vie du monde, mais des comportements qui finalement exclut la poursuite du dialogue entre les groupes d'un dialogue nécessaire. Aucune critique de ce système pervers qui continue à l'aide de l'Esprit Saint au maintien de postures ultraconservatrices enduites d’ allures de religiosité,de soumission et de bon cœur. Aucun espace pour d’autres voix ne  peut d’ouvrir au risque de lapidation, sur le formalisme des transmissions. Si on remarque une petite pointe de critique qui s'esquisse, elle est bientôt noyée par le « statu quo » imposé par l'idéologie dominante. Le nouveau pape, dit Francis qui utilise les transports en commun, est  proche des pauvres, se nourrit de vos aliments en plus du choix de ce nom semblable au Grand Saint d'assise. Il a été immédiatement salué comme une figure simple, chaleureuse et sympathique. La presse catholique ne dit  rien  des soupçons de beaucoup au sujet de sa posture à l'époque de la dictature militaire, sa posture politique actuelle, à l'encontre du mariage égalitaire, ou même contre la légalisation de l'avortement. Personne n'a parlé de sa critique connue de la théologie de la libération et de son détachement par la théologie féministe.

 

Le genre et la figure sans ostentation, élu par les cardinaux assistée par l'Esprit Saint dans l'ombre de l'homme réel avec ses nombreuses contradictions. Les journaux (Folha de São Paulo, O Estado de São Paulo) a souligné aujourd'hui les différents profils du nouveau Pape, et nous avons une perception plus réaliste de sa biographie. En outre, il est possible d'imaginer que son élection appartient, sans aucun doute, aux intérêt géopolitiques divisés, à l'équilibre difficile  du monde catholique. Un article de c. de Julio Gambina de Argenpress publié  hier par internet (13 mars 2013), ainsi que d'autres informations soumises par les groupes alternatifs du Nicaragua, du Venezuela, du Brésil et en particulier de l'Argentine a confirmé mes soupçons. La Siège de Pierre et de l'état du Vatican devraient déplacer les lignes liées aux échecs du monde afin d'encourager les forces de projets politiques du Nord et leurs alliés du Sud. Le Sud a été quelque peu coopté par le Nord. Un dirigeant politique de l'église, venant du Sud tentera d’équilibrer les échecs des années passées, il est très préoccupé, ces dernières années par les gouvernements populaires d'Amérique latine populaire et par les luttes de nombreux mouvements, y compris les mouvements féministes du continent et leurs revendications qui affligent le Vatican.

 

Si c'est dans le sud que quelque chose de nouveau  se passe sur le plan politique, rien de mieux qu'un pape, une Amérique latine face à cette nouvelle conjoncture politique et de préserver les traditions de la famille et de la propriété intacte. Sans aucun doute une déclaration de cette nature casse un peu le charme de l'élection, la curiosité  de voir la foule à la place Saint-Pierre, éclatant en applaudissements et les mimiques de joie sur la figure du pape. Beaucoup diront que ces critiques enlèvent la beauté d'un évènement aussi passionnant que l'élection d'un pape. Peut-être, mais je pense à ces critiques.  La préservation  soulignée  de l'évangélisation comme une priorité de l'Église ressemble plus à la la préservation d'un ordre hiérarchique du monde où s'appliquent des élites et des gens applaudissent  sur la  place publique, en priant et en chantant pour obtenir  la bénédiction divine sur la tête des nouveaux dirigeants politico-religieux. Le catéchisme même s’en mêle, avec quelques variantes mises à jour. Il n'y a pas de réflexion, pas réveille des consciences, pas d'appels à la pensée, mais ils continuent en  conservant le style d’une doctrine presque magique. D'une part, la société du spectacle qui nous envahit, qui nous incite à la discipline de l'ordre/désordre contemporain avec une certaine dose de romantisme et une société paternaliste identifiés à l'évangélisation. Sortir dans les rues pour nourrir les pauvres et prier avec les détenus alors  ne résout pas le problème de l'exclusion sociale dans de nombreux pays du monde.  Écrire au sujet de la “ géopolitique du secret ”, à l'époque des médias euphoriques, gâche la fête des marchands du temple heureux avec leurs tentes pleines de chapelets, de scapulaires, d’ eau bénite, de  grandes et petites images de nombreux saints. Le problème est que si nous révélons le secret,  le charme de la fumée blanche est rompu, ça casse le suspense d'un conclave secret  fermé au peuple catholique, par l'accès à l'information, nous sommes en droit, de trouver la substance de ces histoires tordues. 

 

Exposer le secret  révèle la fausseté du système politico-religieux qui régit l'Eglise catholique romaine. Arracher le masque pour  ouvrir nos coeurs à la véritable interdépendance et la responsabilité entre nous tous. Les jeux de pouvoir sont pleins de trucs, d’ illusions et même de bonne foi. Nous sommes capables de nous impressionner avec un geste public d'affection ou de sympathie sans nous interroger sur ce qui était en fait l'histoire de cette personne. Ne nous  posons pas de questions sur les actions de son passé, son présent et son avenir. C'est seulement  le temps de l’apparition de la figure sympathique, vêtue de blanc qui nous impressionne. Nous sommes capables d'émotion face à un affectueux "Buena serra"(good night) papale et nous sommes allés au lit comme des enfants bien éduqués, bénis par le père aimable. Nous ne sommes pas orphelins puisque l'abandon paternel dans une société patriarcale est insupportable, même pour quelques jours.  Nous sommes complices du maintien de ces pouvoirs horribles qui nous enchantent et nous oppriment en même temps. Nous, en particulier, ceux qui analysent avec plus de lucidité  les processus politiques et religieux, nous sommes responsables de l'illusion que ces pouvoirs créent dans la vie de milliers de personnes, principalement véhiculée par les médias. Nous sommes en mesure de nous en amuser à un  tel point que nous oublions les jeux de pouvoir, les manipulations invisibles de l'art théâtral, si cultivé et si important en ces occasions.  Nous ne pouvons pas faire des prédictions sur la direction de la future gouvernance de l'église catholique romaine. Mais à première vue il ne ressemble pas, comme on pouvait  s'y attendre à de grands changements dans les structures et les politiques actuelles. Des changements significatifs viendront si les communautés chrétiennes catholiques assument la direction actuelle du christianisme, c'est-à-dire s'ils sont en mesure de parler à partir de la réalité de leur vie comme l'Évangile de Jésus peut être traduit et vécu dans nos vies aujourd'hui.  La géopolitique du secret a des intérêts très élevés à défendre. Elle fait partie d'un projet global où les forces de l'ordre sont menacés par des révolutions sociales et culturelles .  Le secret, c’est qu'il existe des forces supérieures aux forces historiques et que ce sont les plus décisives. Ces indications donnent un sens à notre combat collectif pour la dignité, le pain,  la justice et la miséricorde au milieu des nombreux revers. La   tristesse qui nous gagnent à mi-chemin.  Je termine cette brève réflexion dans l'espoir que nous ne pouvons pas effacer la lumière de la liberté qui vit en nous et nous poursuivons les sources de nos rêves de dignité et lucidité, sans nous impressionner avec des surprises qui peuvent sembler de grandes nouvelles. Ce n’est, après tout, qu’ un autre Pape qui inscrit son nom dans cette institution qui, malgré son histoire de hauts et de bas, doit être transformée et repensée à ce jour.  Les changements peuvent toujours arriver et vous devez être ouvert aux petites lueurs d'espoir qui éclatent partout, même les institutions plus anachroniques de notre monde.

 

 

 

()L'Agencia de información Fray Tito para América latina a été créée en l'an 2000 par des personnalités et des associations catholiques. Le nom "Fray Tito" a été choisi en hommage à Tito de Alencar Lima, un moine dominicain figure de la résistance à la dictature brésilienne.

 

 film  du  martyr de Fray Tito(2007)

 

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