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16/03/2013

Le Pape et la Chine

François I est un Jésuite, comme François Xavier, le missionnaire qui prit part aux efforts presque réussis de conversion de la Chine, qui est aujourd’hui la seul ouverture véritable pour perpétuer son expansion en Asie. Peur-être que François I et le Président Xi Jinping, élus a quelques heures l’un de l’autre trouverons un point d’entente afin de réduire le manque de confiance entre Beijing et le Saint-Siège.

 

Le noms des Papes est une déclaration d’intention du gouvernement de l’Eglise Catholique et ce n’est pas par hasard si le nouveau pontife a choisi de s’appeler François, le nom du saint d'Assise au douzième siècle mais aussi celui du grand Jésuite François Xavier qui partit en mission en Asie et  en Chine au seizième siècle? C’est lui qui envoya en Chine le fameux missionnaire Matteo Ricci, le seul homme qui parvint presque à convertie le Chine, si ses effort n’avaient pas été contrariés par Rome.

 

Le Chine, concernés par le concept de pouvoir d’influence paye une grande attention à l’Eglise puisqu’elle est l’ authentique “armée du Pape” Le Catholicisme Romain est la religion la plus importante au monde et possède, de loin, l’appareil spirituel le plus influent. Chaque semaine, les 1,3 milliards de baptisée catholiques ( population égale à celle de la Chine) répètent le rite d’adhésion à leur foi et à leur église en assistant à la messe. Le Vatican peut aussi compter sur des millions de volontaires, des centaines de millier de prêtres, de diacres et d’officiels de genres variés ainsi que des milliers d’Évêques dans tout les coins de la planète.

 

Le Pape exerce une influence sur des centaines de millions de protestant et sur un petit nombre significatif de Chrétiens Orthodoxes, bien qu’il aient été élevés et qu’ils ont grandi dans la méfiance à l’égard de Rome. Il impose aussi le respect aux pays musulmans divisé en milliers de mosquées et de mollahs, on peu estimer que son empan s’étend sur 1,5 milliards de suiveurs. Naturellement, aujourd’hui plus que jamais, craignant les signes nombreux, directs et indirects de rupture et de schismes,pas seulement sur des questions de théologie. Ce sont des questions spirituelles mais aussi tout à fait pratiques et le Saint Siège est prévenu des deux éléments.

 

Après tout, c’est une religion qui s’est appliquée é recueillir les dépouilles de la dernière phase de l’Empire Romain en le sacralisant. Beijing connait l’étendue de son pouvoir. Et paradoxalement, les nombreux problèmes globaux de l’Eglise Catholique amène le Vatican a s’intéresser davantage à la Chine, comme nous allons le voir.

 

Le premier gros problème qui pèse sur la primature  qui commence, c’est la pédophilie. C’est une question profonde liée à la moralité et qui met en jeu l’ensemble de la crédibilité du travail d’évangélisation, mais surtout à des soucis  financiers bien terrestres. l’Eglise Américaine, la plus assiégée par les allégations, fournit plus ou moins 40% des fonds pour le Vatican, alors qu’elle n’est la patrie de moins de 5% de l’ensemble des Catholiques.

 

Dans les années récentes, l’administration de Barack Obama a menacé de supprimer les limites de temps imparties pour poursuivre pénalement les paroisses et les diocèses coupables de couvrir les mauvais traitements aux enfants. En fait, dans le cas d’allégations de harassement sexuel, le diocèse a toujours choisi de payer le prix nécessaire afin d’éviter des procès publics qui pourraient humilier l’Eglise.

 

Si ces limites temporelles sont supprimées, les victimes entre la fin des années soixante jusqu’en l’an 2.000 pourraient virtuellement impliquer tous les diocèses américains et causer la banqueroute physique et spirituelle du Catholicisme aux Etats-Unis? Les Catholiques n’auraient plus d’églises ou prier et ne paieraient plus un dollar à Rome, préparant ainsi la ruine de l’Eglise Catholique dans le monde entier. Aujourd’hui, comme jamais auparavant, la question des déviances sexuelles à donner à l’administration américaine des moyens de pression sans précédent.. La crise est similaire en Europe, ou les églises sont vides, donc privées de collectes, contrairement à l’Amérique ou les églises sont encore pleines.

 

Pour échapper à ce chantage aussi vite que possible, l’Eglise doit développer des “marchés alternatifs”, Ce qui est un défi, sur le court comme sur le long terme. L’Afrique, l’Amérique Latine et l’Asie en particulier. L’Amérique, avec ses nombreuses colonies des ultra-catholiques Espagne et Portugal, est infiltrée par les Evangélistes, qui opèrent beaucoup de conversions dans des régions, qui furent, jadis, la chasse gardée des Catholiques. Pour certains Catholiques, cette évangélisation est l’autre face de l’ancienne conspiration des Protestants Américains pour enflammer la controverse des comportements inappropriés et ainsi réduire le troupeau catholique globalement. Dans ce cas, moins de fidèles se traduit par moins d’argent.

 

Les choses vont un petit peu mieux en Afrique sub-saharienne, continent ou le Catholicisme croit le plus rapidement, avec plus de 170 millions de membres. Mais même ici, les problèmes sont énormes, Les contributions de l’Afrique, pauvre aujourd’hui et dans un futur prévisible,est loin de pouvoir remplacer la baisse des donations américaines et européennes. De plus, l’Eglise, en Afrique, qui a essaimé dans des régions profondément animistes, se retrouve aussi avec tout un éventail de problèmes, de prêtres souvent pariés avec des enfants et de genre de prêtres sorciers.

 

Les relations avec le monde musulman sont meilleurs qu’elles ne l’ont été depuis les siècles passés. Il n’y a pas d’opposition frontale ne de guerre sainte. Néanmoins, les Chrétiens sont souvent dérangés dans leurs pratiques presque jusqu’au nettoyage religieux. Pendant que  riches cheiks et mollahs financent des mosquées en Europe et aux Etats-Unis, faisant de nouveaux adeptes, aidant les immigrants en Europe comme en Amérique et répandant des vues islamiques dans des régions jusque là exclusivement chrétiennes.Que faire avec ce défi duel de l’Islam est une question pressante pour Rome. Ce qui nous ramène à l’Asie, ou les problèmes se posent aussi à court et à long terme? Les économies asiatiques fonctionnent mieux que partout ailleurs, 60% de la population planétaire vivent dans la région et produira bientôt la plupart de la richesse de la planète. la présence des Catholiques en Asie, mise à mal dans les autres parties du monde, pourrait signifier la différence entre rester significative et glisser vers un rapide déclin.en Asie, l’Eglise est faible et doit faire face à des oppositions plus importantes qu’ailleurs sous le forme de l’Hindouisme, de l’Islam, du Bouddhisme. D'autant plus que les gouvernements locaux n’expriment aucune réelle révérence au trône de Pierre. Les Chiffres sont beaucoup plus bas, moins de 5% des populations locales, proportion faussée par le fait que la moitié des Catholiques asiatiques se trouvent déjà aux Philippines, Sans sa contribution le pourcentage tomberait à 2%.

 

Sur le continent, d’après Yan Kin Sheung Chiaretto dans la revue Chine et Perspectives pour une Nouvelle Evangélisation, il est difficile de faire des plans pour pour mettre en œuvre un programme rapide d’évangélisation. La seule ouverture est la Chine, en dépit des proclamations officielles, elles laisse plus de libertés religieuses qu’autre part, Le Bouddhisme y est très faible et les Chinois ont faim de nouvelles religions. Les Protestant l’ont prouvé puisque sans effort spécial, ils ont capturé environ 10% de la population en une décade.  Par ailleurs, les Catholiques ne représente certainement moins qu’1% peut-être 0,5 et ce nombre est très divisé. La Chine est la seconde économie mondiale, n’a pas de problèmes avec les inconduites sexuelles, mais elle est concernée par un monde musulman similaire à celui de l’Eglise, et c’est peut-être une solution réelle pour l’avenir indéfini du Catholicisme. La chine a besoin de comprendre le monde et d’être comprise par les étrangers. Rome, pourrait se créer un rôle sans égal en intégrant ce vaste pays dans un monde dominé par les Etats-Unis et l’Europe, En un mot, sans la Chine, l’Eglise doit se défendre de tout part et verrait ses problèmes se multiplier.

 

Pour l’Eglise, jadis la ligne de défense générale se trouvait à Lépante, maintenant, elle est à Beijing. Sans Rome, la Chine est moins bien perçue parmi les autres nations. Ce qui pourrait créer un tandem. Mais les grands motifs fonctionnent rarement quand l’attention se portent sur des petits détails et la foule des détails est souvent considérée théologiquement comme l’œuvré du diable, un œuvre de séparation.

 

Peut-être que le premier Jésuite à accéder à la fonction sera à même de combler le fossé et que le nouveau Président Xi Ping, élu quelques heures avant le Pape, verrait dans la coïncidence le yuanfen, la destinée, menant les deux parties cote à cote.

 

 

 

 

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13/03/2013

Les secrets de Bergoglio et de Massera

 

Jorge Mario Bergoglio, cardinal de Buenos Aires fait nommer l'Amiral Cero comme docteur honoris causa.

Au fond de la vaste atmosphère de la cathédrale métropolitaine, au-dessous d'une grande tapisserie de la Vierge, le cardinal hermétique Jorge Mario Bergoglio se réfugie dans le silence. Il ne prie pas et ne donne pas de messe : il fait une déclaration comme témoin de la grande cause de l' Esma (Ecole Supérieure Militaire de l'Aviation). Le déclarant s'est abrité derrière ses droits écclésiastiques pour éviter l' estrade de Commodore Py, parce que les juges du Tribunal Oral Fédéral Numéro 5 ont dû se déplacer ce lundi à la Cathédrale pour écouter pendant quatre heures les réponses évasives du grand référant de l'Église argentine.

Il ne s'agit pas de révéler de mystère de la foi, mais d'expliquer devant la justice terrestre un secret inavouable : le chapelet invisible qui a uni les propriétaires ténébreux de la vie et de la mort dans les cachots de l'Esma : l'amiral Emilio Eduardo Massera.

Le hasard l'a joué mauvaise l'année passée au cardinal : au même instant ou il se perdait dans des balbutiements labyrinthiques en face des magistrats l'amiral décérébré expirait dans la pièce 602 de l'Hôpital Naval. Un arrêt cardiaque a scellé les lèvres du marin qui a emporté dans la tombe les secrets inavouables que Bergoglio s'obstine à préserver.

La perte de mémoire du cardinal s'étend sûrement sur un événement arrivé le 25 novembre 1977 quand il composait une grande page de l'Université du Salvador. Ce jour, l'Usal (université de Buenos aires ) en octroyant au chef de la Marine de guerre, Emilio Eduardo Massera, le titre de “docteur honoris causa”, pendant une cérémonie publique. Les données de cette distinction ont fait disparaître mystérieusement l'Amiral Cero des fichiers de l'Université parce que s'y trouvaient les signatures de ceux qui l'ont proposé et les raisons pour lesquelles étaient motivées la délivrance d'un doctorat à un génocidaire. Mais, le cardinal ne se rappelle pas aujourd'hui les motifs de cet hommage au grand manitou de la Marine.

Cette après-midi, Bergoglio a écouté Massera prononcer un discours ampoulé dans l'indifférence des jeunes officiers, l'amour dissolu, des drogues hallucinogènes et de la “dérive prévisible”, “l' escalade sensorielle” dans “le frisson de la foi terroriste”. Avec un sourire sur les lèvres, le patron propriétaire et monsieur de l'Esma ont aussi assuré que l'Université était “le meilleur instrument pour commencer la contre-offensive” de l'Occident.

Bien qu'il applaudît avec ferveur, discret, le Bergoglio n'est pas monté sur l’estrade. mais ses fidèles disciples de la Garde Fer, la puissante organisation paramilitaire dans laquelle Bergoglio milita dès 1972 et qui est intervenue par la suite dans l'appropriation des biens des disparus, l'ont fait.

La garde de Fer était, à cette époque, la meilleure école de cadres militaires, son directeur était un péroniste. Alejandro Galicien Álvarez, il commandait 15.000 militants formés sous une discipline de fer et endoctrinés par l'orthodoxie ultra des montaneros. L'organisation s'est officiellement auto dissoute en 1974, mais elle a continué d'agir et grâce aux bons offices de Bergoglio, entre autres, elle avait d'excellentes relations avec Massera.

Le 31 juillet 1973, Bergoglio a été nommé provincial ce qui est le sommet de la hiérarchie dans la Compagnie de Jésus,ordre caractérisé par une obéissance et une discipline quasi militaire.

Un rapport de la Side spécialisée dans le suivi des sujets et des acteurs ecclésiastiques de l'époque, conservé dans un fichier de la Chancellerie, soutient que Bergoglio se proposait de nettoyer la Compagnie des “jésuites de gauche”.

L'une de ses premières décisions comme Provincial fut de remettre l'Université du Salvador à une association civile formée par des laïques militant à la Garde de Fer avec lui. Vers la fin de 1974, le cardinal a remis l'Usal à deux dirigeants de la Garde de Fer : Francisco Cacho Piñón, qui a été nommé recteur, et Walter Romero, chef de l'État-Major d'un groupe politique puissant, tout deux opérateurs occultes de l'Université.

Dans ce sens, la nomination de Massera comme docteur “honoris causa” de l'Usal s'est produite presque exactement un mois après que les prêtres Orlando Yorio et Francisco Jalics ont été trouvés drogués et semi nus sur un champ de Cañuelas. Les deux curés qui s'occupaient de travail pastoral dans une ville de Las Flores, étaient restés, presque six mois, séquestrés par l'Esma.

Pendant le jugement aux Assemblées réalisé en juillet 1985, le prêtre Orlando Yorio – qui a été captif de l'Esma entre mai et octobre 1976 – a déclaré : “Bergoglio ne nous a jamais averti du danger que nous courrions. Je suis sûr que lui même a fourni le listing avec nos noms aux marins”.

Le religieux,qui est décédé en août 2000 – a réitéré ses déclarations dans plus d'une occasion : “Je n'ai pas d'indices pour penser que Bergoglio nous a libérés, au contraire. Il est prévenu mes frères que je serais fusillé, je ne sais pas s'il l'a dit comme chose possible ou sûre, pour qu'ils y préparent ma mère.

Le père Yorio soutenait que Bergoglio était présent à l’École de Mécanique de la Marine dans laquelle ils avaient passés quelques mois après être sorti de l'Esma. “Une fois ils nous ont dit que nous avions une visite importante. Un groupe de gens est venu que nous n'avons pas pu voir parce que nous avions les yeux bandés, mais Francisco Jalics a senti que l'un d'entre était Bergoglio”, a affirmé le prêtre.

Le père Yorio ne s'est pas basé sur les perceptions sensorielles de son collègue de captivité. Bergoglio a reconnu devant d'autres parents avoir vu Yorio et Jalics pendant leur séquestration et il en a donné des détails exacts.

Dans son livre l'Église et une dictature, édité en 1986, quand Bergoglio n'était pas encore connu en dehors du monde ecclésiastique, Emilio Mignone l'a mentionné comme exemple de “la complicité ecclésiastique ”avec les militaires, qui “se sont chargés d'accomplir le sale travail de nettoyer la cour intérieure de l'Église, avec l'acquiescement des prélats”. Selon le fondateur du Centre d'Études Légales et Sociales, “dans quelques occasions le feu vert a été donné par les mêmes évêques”.

Une source des Gardes de Fer, l'organisation qui est devenue plus tard le bras politique du masserismo, soutient que Bergoglio a intercédé devant Massera pour les deux prêtres et que la distinction académique de l'Université du Salvador constituait le tribu de Bergoglio au marin.

Cependant, les témoignages d'Yorio et de Jalics démentent cette théorie. Ils ont toujours assuré avoir été libérés grâce à l'intervention d'un militant chrétien des droits de l'homme, par l'ex-président du Cels, Emilio Mignone, et par le cardinal Eduardo Pironio.

Le père Yorio avait si peur de Bergoglio qu'en 1992, quand Antonio Quarracino l'a nommé évêque auxiliaire, il est parti pour l'Uruguay, où il a résidé jusqu'à sa mort.

La controverse porte sur le rôle vitreux que Bergoglio a joué dans la séquestration des deux prêtres et sur les conséquences de son comportement. 1979 a marqué un autre chapitre mystérieux dans la vie de Bergoglio. l'histoire officielle assure le cardinal terminait sa thèse en Allemagne, d'autres sources suggèrent qu'il était claustré, comme châtiment, dans un couvent jésuite quelque part en Europe.

Vers le milieu de 1988 ils l'ont confiné à une paroisse de la province de Cordoue, où il donnait seulement la messe et la confession.

L'autre des points obscurs autour de la vie de Bergoglio consiste en ce qu'il n'a jamais voulu se présenter devant la Justice. Quand le jugement a été porté aux Assemblées, Yorio a demandé qu'il comparût. Il a été cité mais a refusé de se présenter, en argumentant qui était malade à Cordoue. Cette attitude de Bergoglio explique les raisons personnelles pour lesquelles il a fait porter tout le poids de l'Église contre la révision judiciaire des crimes commis pendant la dictature militaire.

Mais cette assignation à résidence a été abruptement interrompue en 1992 par l'appel providentiel de Quarracino qui l'a nommé coadjuteur et héritier cardinalice.

Dispensez-moi, Monsieur de porter la main sur votre saint chrême”, il était, et c'est la phrase finale, ce berger machiavélique de l'Église qui a trahi ses frères et il qui les a remis à la Junte militaire, les vouant à la disparition et à la torture en l'honneur d'une ambition insatiable de pouvoir.

 

 

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07/03/2013

Le Commandant a quitté l'immeuble

Voilà de quoi faire un film,l'histoire d'un homme du peuple qui, contre tout attente devient le Johnny de l’Amérique latine. Plus grand que Johnny, en réalité, un président qui a remporté 13 des 14 élections nationale. Peu de chances qu'on puisse voir un tel film gagner un Oscar.

Il est assez révélateur d'observer les réactions des politiciens autour de la planète à la mort d' El Commandante Hugo Chavez du Venezuela. Le Président Jose Mujica  d'Uruguay, un homme qui n'accepte que 10% de son salaire et qui pense que c'est plus que suffisant pour couvrir ses besoins rappelle une fois de plus qu'il qualifiait Chavez d'homme le plus généreux qu'il aille jamais connu tout en saluant la « forteresse de démocratie » dont il était le constructeur.

Comparé la déclaration copier/coller, d'Obama sans doute rédigée par un interne somnolent de la Maison Blanche, réaffirmant les soutien de l'Amérique au « peuple vénézuélien » celui-là même qui a réélu Chavez sans discontinuer depuis la fin des années 90, ou bien parlait-il du « peuple » qui échange des Martinis à Miami en le traitant de communiste démoniaque ? El Commandante a peut-être quitté l'immeuble, le corps défait par le cancer, mais la démonisation post-mortem continuera pour toujours. Une raison clé qui apparaît. La Venezuela détient une des plus importantes réserves de pétrole au monde. Washington et cette citadelle kafkaïenne ne train de s'effriter aussi connue sous l'expression Union européenne chantent des chansons d'amour aux monarchies pétrolières féodales du Golfe, pas tellement à leurs peuples, en échange de pétrole.

Contrairement, au Venezuela, El Commandante à mis à l'honneur l'idée subversive d'utiliser l'argent du pétrole, pour au moins essayer de soulager les problèmes d'une partie importante de son peuple. Le capitalisme turbo des occidentaux, c'est bien connu, ne fait pas dans la redistribution de richesses ni dans la mise en œuvre de valeurs communautaristes.D'après le Ministère des Affaires Étrangères, le Vice-Président Nicolas Maduro,et non pas le Président de l'Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, près proche des milieux militaires restera provisoirement le Chef de l’État avant les nouvelles élections qui doivent se tenir dans les 30 jours Maduro est sur le chemin de les gagner; l'opposition politique vénézuélienne est parfaitement fragmentée. Ce qui s'épelle le Chavisme sans Chavez au grand dam de l'industrie du dénigrement pan américain et pan européen.

Ce n'est pas par hasard que le Commandant soit devenu si populaire parmi « le peuple » non seulement chez de nombreux sud-américains mais aussi sur la scène global des pays du sud. Ces « gens », pas dans le sens d'Obama, ont clairement vu la corrélation directe entre le néolibéralisme et l'augmentation de la pauvreté ( aujourd'hui, des millions d'européens en ont aussi le goût en bouche). Particulièrement en Amérique du Sud, c'est une réaction populaire contre le néolibéralisme qui, par le biez d'élections démocratiques à mener au pouvoir une vague de gouvernements de gauche depuis une décade, au Venezuela, en Bolivie, en Équateur et en Uruguay.

L'administration Bush, pour dire le moins abhorrait ces situations nouvelles, elle n'a rien pu faire pour Lula au Brésil, opérateur astucieux revêtu d' oripeaux néo libéraux (Wall Street l'adorait) qui su rester un progressiste du fond du cœur. Washington, incapable de s'en débarrasser après les réflexes putschistes des années 60 et 70, a pensé que Chavez constituait le maillon faible. Ce qui amena à la tentative d'avril 2002 dirigé par une faction militaire, prête à donner le pouvoir à un riche entrepreneur. Ce putsch soutenu par les États-Unis dura moins de 48 heures, Le pouvoir de Chavez fut rapidement restaurer, avec l'aide du peuple (le vrai truc) et de la plupart des militaires.

Donc, il n'y a rien d'inattendu à l'annonce de Maduro quelques heures avant le décès de Chavez, d'expulser deux employés d'ambassade dans les 24 heures, l'Attaché de l'Air David Delmonaco, et l'assistant Devlin Costal. Delmonaco était accusé de fomenter, avec quelques factions militaires, quoi d'autre, un nouveau coup. Ces gringos n'apprennent jamais rien. L'immense soupçon parmi les Chavistes qu' El Commandante  aurait pu être empoisonné, comme la aurait pu l’être Yasser Arafat en 2004 fait partie d'une éventualité. Du polonium 210 hautement radioactif, la CIA grande amie d'Hollywood a peut-être des idées la-dessus.
 
L'appel au verdict est ouvert, de quel genre de était-il exactement ? Il louait chacun dans le panthéon révolutionnaire de Mao au Che. Il incarnait certainement un chef populaire très habile avec une vision géopolitique bien ajustée pour identifier les schémas de subjugation séculaires du monde latino américain. Comme le montarit ses références constantes à la tradition révolutionnaire de Bolivar à José Marti. Son mantra voulait que la seule voie pour l'Amérique Latine se dirige vers une meilleur intégration, raison pour laquelle il soutenait un maesltrom de mécanismes institutionnelles tels l'ALBA (l'alliance bolivarienne), Petrocaribe, la Banco del Sur (la Banque du Sud) et l'UNASUR (Union des Pays d'Amérique du Sud).
 
Tout comme son « socialisme du 21ième siècle », qui au delà de toute camisole de force idéologique fait plus pour explorer le véritable esprit de valeurs communes comme antidote aux charges du capitalisme financier que des tonnes d'analyses académiques néo marxistes. Il ne faut donc pas s'étonner que la bande Goldman Sachs et ses cohortes le trouvait pire que la peste noire. Le Venezuela s'était muni de chasseurs  Sukhoi, entretenait des relations stratégiques avec les russes et les chinois, membres du BRICS, sans parler d'autres acteurs globaux du sud ; maintenant plus de 30.000 médecins cubains qui pratiquent la médecine préventive et vivent dans les communautés pauvres et qui ont suscité une augmentation considérables de jeunes vénézuéliens étudiant la médecine.

Des chiffres forts qui disent l'histoire ont besoin d’être connus. Le déficit public atteint 7,4% et la dette publique atteint 51,3% du produit domestique, beaucoup moins que la moyenne de l'Union Européenne. Le secteur publique, défiant les accusations apocalyptiques de « communisme » compte seulement pour 18,4% de l'économie, moins que la France aux orientations étatistes et même que toute la Scandinavie, les quotas d'exportation sont établis par l'OPEC; le Venezuela exporte donc moins vers les États-Unis( et de plus en plus vers son partenaire stratégique, la Chine).

Et voilà l'argument conclusif ; la pauvreté comptait pour 71% des citoyens vénézuéliens en 1996 et il a été réduit à 21% en 2010. Il y a des années Garcia Marquez parlait du secret d' El Commandante, celui d'un grand communicateur, il était du peuple, il était l'un d'eux de l'apparence physique au maniérisme, de l'attitude convivial au langage, constat qui s'applique aussi à Lula dans sa relation à la plupart des brésiliens, on attend qu'un autre Garcia Marquez élève Chavez au Walhalla romanesque.

Une chose est certaine, c'est qu'en termes de mythologie du sud, l'histoire se souviendra que si le Commandant a quitté l'immeuble,l'immeuble ne sera plus jamais le même.

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01/02/2013

Tout ce qui pivote, c'est de l'or

Pour citer la réplique immortelle du Faucon Maltais de Dashiell Hammett, filmé par John Huston, " parlons de l'oiseau noir" Parlons de cet oiseau d'or mystérieux, oui, parlons-en car c'est bien un scénario d'Hammett ou les protagonistes sont le Pentagone, Beijing, les guerres de l'ombre, le mouvement en général et surtout beaucoup d'or.

Commençons par la position officielle de Beijing : " Nous n'avons pas assez d'or ", ce qui mène la chine à des achats frénétique de tout l'or qu'elle peut trouver, particulièrement à Hong Kong, ce que tout le monde peut suivre en direct. La Chine est déjà le plus gros producteur et le plus important importateur d'or mondial.

Le solde or représente plus ou moins 70% des réserves détenus par les Etats-Unis et par l'Allemagne et c'est plus ou moins pareil pour la France et l'Italie. La Russie, elle aussi en pleine frénésie d'achat, n'en a que 10%. Mais le pourcentage de la chine, malgré ses spectaculaires 32.000 milliards de dollars de réserve n'est que de 2%.

Beijing observe attentivement les usuriers de la Réserve Fédérale à New York, à laquelle l'Allemagne a demandé de lui rendre son or, celle-ci lui a répondu que cela prendrait au moins sept ans.

Le journaliste financier allemand Lars Schall qui suit l'histoire depuis le début a fait, pratiquement tout seul, les liens cruciaux entre l'or, le papier monnaie, les ressources énergétiques et l'abysse auquel fait face le pétrodollar.

Si Beijing dit que la chine veut plus d'or c'est "pour garantir les risques sur ses réserves étrangères", c'est à dire les fluctuations du dollar, mais aussi en particulier, pour "promouvoir la globalisation de l'yuan" et obtenir finalement, en toute suavité, la liquidité de sa devise qui lui permettra de concourir sur les places internationales avec l'euro et le dollar, entre égaux.

Mais le cœur élusif de l'histoire, c'est que les Chinois aimeraient bien de se débarrasser de leur dépendance à l'égard du dollar et pour cela, ils ont besoin de beaucoup d'or. Ils tendent de faire pivoter leur économie vers l'yuan en espérant que l'économie globale suivra. Cette règle d'or est le Faucon Maltais de Beijing ; " le truc dont on fait les rêves".

Avons drones, accepte voyages

Le Qatar aussi pivote, mais dans le genre Moyen Orient Afrique du Nord. Doha a financé les Wahhabites et les Salafistes et même des salafistes combattants tout comme les rebelles de l'Otan en Libye, les bandes armées de l'Armée Libre Syrienne ainsi que la nébuleuse pan islamique qui occupe le nord du Mali.

Après le Département d'Etat, le Pentagone s'est réveillé en propulsant une série d'arrangements entre Doha et Washington et mettre au point une "coalition" plus comestible en Syrie. Mais des liens puissants et dangereux existent entre le francophile émir du Qatar et le quai d'Orsay, très actif, déjà, sous le règne du roi Sarko.

Tous les observateurs de la géopolitique connaissent les détails, après une fuite des renseignements généraux atterrie au Canard Enchainé, du modus operanti choisi par le Qatar. Ca n'a rien d'un casse-tête, sa politique étrangère c'est les Frères Musulmans, ici et partout, sauf à l'intérieur de cet émirat néo féodal. C'est là le Faucon Maltais du Qatar qui, en mène temps, pour la plus grande joie des élites françaises est un pratiquant avide du néo libéralisme dur et des premiers investisseurs de l'économie française

Ainsi, la coalescence de leurs intérêts met en œuvre le capitalisme du désastre avec succès en Libye et pas encore en Syrie. Le Mali, c'est autre chose, c'est là que les intérêts de Paris et de Doha divergent, sans parler de Doha et Washington, du moins pour ceux qui ne croient que le Mali pouvait être un prétexte pour rafraîchir l'empreinte de l'Africom

La presse algérienne se noie dans l'outrage en questionnant les agendas qataris et français, depuis que le prétexte fonctionne si bien.

Sans surprise, l'Africom est dans le rôle et l'Amérique s'apprête à installer une base de drones au Niger, c'est le résultat pratique de la visite du Général Carter Ham, commandant de l'Africom à Niamey, il y a quelques jours.

Il n'y a plus qu'à liquider les vieux turbo-props qui tournent au-dessus de l'Afrique de l'Est depuis des années. Voici venu l'époque des prédateurs, traduction : le futur chef de la Cia, John Brennan prévoit de couvrir une guerre de l'ombre, partout, dans la zone Sahara Sahel.

Pour l'Africom, le Niger, c'est de la tarte, le nord est le site de toutes ces mines d'uranium qui fournissent l'industrie nucléaire française. Cette région se trouve très près des réserves d'or du Mali. Imaginez tout cet or dans une région "instable" qui tomberait entre les mains des compagnies chinoises. L'instant du faucon maltais qui aurait enfin suffisamment d'or pour virer le dollar serait à portée de la main.

Le Pentagone a même donné la permission à tous ses appareils de se ravitailler en carburant partout et ainsi qu'à Agadez. La légion française a peut-être fait le sale boulot au sol. Mais c'est l'Africom qui, au final, en ramassera tous les profits partout au Sahara Sahel.

Que saviez vous à propos de l'oiseau (asiatique) ?

Ce qui nous ramène au fameux pivot vers l'Asie, censé être la priorité géopolitique de la seconde administration Obama. Tout irait bien avec les rotations, en mode drone, de l'Africom au Sahara Sahel, si ce n'est l'irritation croissante de la Chine et Washington, qui avec Doha font "pivoter" leur soutien vers d'anciens "terroristes" rhabillés en "Combattants de la Liberté" et vis et versa.

Sans mentionner ce qui ne bouge pas, dans cette sombre affaire, le soutien effarant de l'administration Obama 2.0, à l'institution médiévale de la maison Saoud et à la "stabilité dans la péninsule arabe"

La rotation vers l'Asie est un produit du plan Marshall, totem originel de la sécurité nationale américaineMarshall est à la Source de la révolution dans les affaires militaires, comme tous les fans de Donald Rumsfeld le savent. L'échec "Choc et Effroi", qui n'a servi qu'à détruire l'Irak presque sans retour, même en y injectant le capitalisme du désastre est suivi d'une doctrine nouvelle nommée "Combat Air Mer"

Cette assomption prévoit que Beijing attaquera les forces américaines dans le Pacifique, ce qui est ridicule, Alors les Etats-Unis riposteront par une "campagne aveuglante", l'équivalent naval de Choc et Effroi. La force aérienne et la marine adorent ce concept parce qu'il implique beaucoup de dépense en matériel stationné dans plein de bases sophistiquées dans le Pacifique et en haute mer.

Ainsi le style contre insurrection à la Petraeus devient la guerre des ombres de John Brennan. Pseudo stratégie, car la vraie raison de ce déploiement est de garder les budgets concoctés par le Pentagone à des niveaux exorbitants en vendant une nouvelle guerre froide avec la Chine. On a pu, un jour, entendre Marshall dire à propos de la Chine : " ils n'amasseront jamais assez d'or pour mener à bien leurs plans démoniaques ". Sans l'aplomb de Bogaert naturellement. Dashiell Hammett serait surpris. Le Faucon Maltais de Marshall est la guerre dont les rêves sont faits

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17/01/2013

action affirmative

 

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20:15 Écrit par walloween dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook