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24/07/2013

La guerre contre l'Iran, l'Irak et la Syrie?

Le bruissement incessant de la jungle de Washington à propos d'une aventure militaire possible de l'administration Obama en Syrie. D'entre les feuilles de nouvelles informations apparaissent, jolis messages du monde des adductions pétrolières.

Le Ministre du pétrole irakien Abdelkarim al-Luaybi, le Ministre du pétrole syrien Sufian Allaw et le Ministre iranien du pétrole Mohammad Aliabadi se rencontrent au port d' Assalouyeh en Iran méridional afin de signer un mémorandum d'agrément sur la construction d'un gazoduc Iran-Irak-Syrie, rien de moins.

 C'est un bonne raison pour une guerre de proximité ne Syrie. Contre les intérêts de Washington, pour qui l'intégration de l'Iran ressemble à un anathème. La parcours du gaz évite deux acteurs cruciaux, le Qatar, premier fournisseur d'arme aux terroristes syriens, comme producteur de gaz et la Turquie, support logistique des « rebelles » qui se déclare premier partenaire privilégié et carrefour des transferts d'énergie entre l'est et l'ouest.

 Il est prévu, que cet oléoduc, d'une longueur de 6.000 kilomètres et qui coûte dix milliard de dollars, partira du champ gazier de Pars ( le plus grand au monde, partagé avec le Qatar) et courra via l'Irak, la Syrie et finalement le Liban, pour ensuite , peut-être, arriver en Grèce par voie sous-marine et même plus loin, se trouver joint au gazoduc arabe.

 Avant fin août, trois groupes de travail discuteront les aspects techniques, financiers et légaux extrêmement complexes impliqués. Si l'aspect financier est réglé, ce qui est loin d’être certain, si on considère la guerre de proximité en Syrie, ce gazoduc sera en production en 2018. Téhéran espère que les accords finaux seront signés avant la fin de l'année.

 Le plan de travail iranien suppose que Téhéran pourrait exporter 250 millions de mètres cube quotidiennement ) partie de 2016. Une fois terminé, il sera à même de pomper 100 millions de mètres cube par jour. Pour le moment, l'Irak a besoin de 15 millions de mètres cube par jour, à l'horizon 2020 ; la Syrie aura besoin de 20 millions de mètres cube par jour et le Liban jusque 7 millions, çà laisse encore beaucoup de gaz à exporter vers l'Europe.

 Les européens, qui se lamentent sans fin d’être les otages de Gazprom, devraient sauter de joie. Eh bien non, à la place, une fois de plus, ils tirent une balle dans leur gros pied.

 Pour qui veut la guerre, voici les tarifs

 Avant de nous en prendre au dernier fiasco européen, tentons d'identifier les derniers développements de « l'oléoducistan » avec la nouvelle « découverte » du Pentagone, par l'intermédiaire du Directeur des Renseignements de la Défense US, David Shedd, pour qui, si on l'en croit une guerre de proximité américaine avec la Syrie durerait de « nombreuses années ». Si ceci arrive, adieu les oléoducs !

 On se demande ce que les magiciens du renseignement font, vu qu'il prédisent la chute d'Assad pour la semaine prochaine depuis 2011. Maintenant, ils ont « découvert » que les djihadistes de Jabhat al-Nusra et d' al-Qaeda in Iraq (AQI) mène leur triste bal sur le théâtre syrien. Shedd admet aussi que 1.200 factions ou groupes disparates de « rebelles » , la plupart insignifiants, traînent leurs bottes en Syrie.

 Si on atteste de la moyenne effarante des QI, parties prenantes du débat dans le grand Washington. Même cette information s'est retrouvée triturée pour justifier, une autre aventure militaire à l'horizon. Spécialement après le « Assad doit partir » d'Obama. Il autorise aussi de l'armement léger pour les « bons rebelles » seulement. Comme si les lois impitoyables de la guerre obéissaient à une bonne fée grand-mère quelque part, là-bas, haut dans le ciel.

 Dans ce cercle, évolue le Général Martin Dempsey, Président de la Conférence des Chefs d’État Major. Exactement le même jour, tandis que Téhéran, Damas et Bagdad discutaient énergie, Dempsey écrit une lettre à la variété McCain

des va-t-en guerre que pour l'Amérique une autre guerre, aurait des conséquences imprévues.

 Il écrit aussi que d'armer et d 'entraîner les « bons » rebelles, en supposant en la CIA ait le moindre indice de qui ils sont, coûterait initialement un demi milliard de dollars par an et demanderait l'envoi de centaines ou de milliers de militaires, risquerait aussi d'armer des djihadistes style al-Qaeda en plongeant les Pentagonains dans une association par inadvertance avec les crimes de guerre dus aux difficultés pendantes.

 Dans le cas ou l'administration Obama caverait avec l'option favorite des foudres de guerre, l'embargo aérien, Dempsey dit alors que des frappes « limitées » demanderaient « des centaines d'avions, de bateaux, de sous-marins et autres lanceurs » à un coût s'élevant à des centaines de milliards de dollars. » en ayant pour tout résultat «  qu'une dégradation significative des capacités du régime et à un nombre croissant de désertions ».

 Dempsey, s'est montré franc, au moins ; car contrairement à la Libye de Khadafi, les forces de Bashar al-Assad ne céderont pas à cause de la zone d'interdiction de vol parce que le régime syrien « compte principalement sur le feu de surface, les mortiers, l'artillerie et les missiles ». Même une zone d'interdiction de vol limitée coûterait un milliard de dollars par moi, et qui payerait pour cela, la Chine, peut-être ?

 Que Dempsey joue le flic de Dieu en portant la voix de la raison, c'est déjà assez étonnant en soi, quoi qu'il en soit, il est allé en Irak et a vu, de première main, la fessée infligée par de bandes de turbans munis de Kalachnikovs d'occasion, à l'heure ou les initiés se régalent encore du débat interne de l'administration Obama à propos de la « sagesse », d'une autre guerre.

Liquider tous les djihadistes Prada

 Tandis que le débat sur la « sagesse » continue, l'Union Européenne a décidé d'agir, en imitant la pression des américains et des israéliens, tout en subissant celle des hollandais et des anglais : mettre sur la liste noire l'aile armée du Hezbollah en tant qu'organisation terroriste.

 Le prétexte, l'explosion d'un bus transportant des israéliens, en Bulgarie, en 2012. Le Hezbollah dit qu'il n'a rien avoir avec cet événement, les enquêteurs bulgares disent peut-être bien que oui peut-être bien que non et ils admettent que les preuves circonstancielles demeurent douteuses.

 Le prétexte est contestable, c'est l'Europe qui, après son comportement inqualifiable lors de la crise de l'avion présidentiel bolivien, joue, une fois de plus, au caniche avec les anglais et les hollandais qui essaient d'affaiblir le Hezbollah, juste au moment ou il joue son rôle à la frontière libano-syrienne et qu'ils combattent effectivement les djihadistes de Jabhat al-Nusra et leur suite

 Comme illustration de l'absence d'intuition, qu'on pourrait appeler stupidité de la part de l'Europe, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la France, suivies par les autres, ont seulement jetés l'ostracisme sur l'organisation qui combat les terroristes au sol aux frontières du Liban et de la Syrie, pendant que ceux-ci sont passés au bleu.Triste arrogance, triste ignorance européennes.

 Qu'est-ce qui se passe ensuite ? Il n'y a pas besoin d'aller chercher très loin pour imaginer l'Europe oubliant un gazoduc qui bénéficierait grandement à ses citoyens et, sous la pression des américains, décréter l'Iran,l'Irak et la Syrie comme axe terroriste, obtenir une interdiction de vol pour les trois pays, recruter des djihadistes partout dans le monde pour une guerre sainte contre l'axe avec l'aide de la propagande du Cheikh Yusuf al-Qaradawi. Pour cela , il lui faudrait la permission de Washington, ce qu'elle pourrait, en fait très bien obtenir.

 

 

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16/03/2013

Le Pape et la Chine

François I est un Jésuite, comme François Xavier, le missionnaire qui prit part aux efforts presque réussis de conversion de la Chine, qui est aujourd’hui la seul ouverture véritable pour perpétuer son expansion en Asie. Peur-être que François I et le Président Xi Jinping, élus a quelques heures l’un de l’autre trouverons un point d’entente afin de réduire le manque de confiance entre Beijing et le Saint-Siège.

 

Le noms des Papes est une déclaration d’intention du gouvernement de l’Eglise Catholique et ce n’est pas par hasard si le nouveau pontife a choisi de s’appeler François, le nom du saint d'Assise au douzième siècle mais aussi celui du grand Jésuite François Xavier qui partit en mission en Asie et  en Chine au seizième siècle? C’est lui qui envoya en Chine le fameux missionnaire Matteo Ricci, le seul homme qui parvint presque à convertie le Chine, si ses effort n’avaient pas été contrariés par Rome.

 

Le Chine, concernés par le concept de pouvoir d’influence paye une grande attention à l’Eglise puisqu’elle est l’ authentique “armée du Pape” Le Catholicisme Romain est la religion la plus importante au monde et possède, de loin, l’appareil spirituel le plus influent. Chaque semaine, les 1,3 milliards de baptisée catholiques ( population égale à celle de la Chine) répètent le rite d’adhésion à leur foi et à leur église en assistant à la messe. Le Vatican peut aussi compter sur des millions de volontaires, des centaines de millier de prêtres, de diacres et d’officiels de genres variés ainsi que des milliers d’Évêques dans tout les coins de la planète.

 

Le Pape exerce une influence sur des centaines de millions de protestant et sur un petit nombre significatif de Chrétiens Orthodoxes, bien qu’il aient été élevés et qu’ils ont grandi dans la méfiance à l’égard de Rome. Il impose aussi le respect aux pays musulmans divisé en milliers de mosquées et de mollahs, on peu estimer que son empan s’étend sur 1,5 milliards de suiveurs. Naturellement, aujourd’hui plus que jamais, craignant les signes nombreux, directs et indirects de rupture et de schismes,pas seulement sur des questions de théologie. Ce sont des questions spirituelles mais aussi tout à fait pratiques et le Saint Siège est prévenu des deux éléments.

 

Après tout, c’est une religion qui s’est appliquée é recueillir les dépouilles de la dernière phase de l’Empire Romain en le sacralisant. Beijing connait l’étendue de son pouvoir. Et paradoxalement, les nombreux problèmes globaux de l’Eglise Catholique amène le Vatican a s’intéresser davantage à la Chine, comme nous allons le voir.

 

Le premier gros problème qui pèse sur la primature  qui commence, c’est la pédophilie. C’est une question profonde liée à la moralité et qui met en jeu l’ensemble de la crédibilité du travail d’évangélisation, mais surtout à des soucis  financiers bien terrestres. l’Eglise Américaine, la plus assiégée par les allégations, fournit plus ou moins 40% des fonds pour le Vatican, alors qu’elle n’est la patrie de moins de 5% de l’ensemble des Catholiques.

 

Dans les années récentes, l’administration de Barack Obama a menacé de supprimer les limites de temps imparties pour poursuivre pénalement les paroisses et les diocèses coupables de couvrir les mauvais traitements aux enfants. En fait, dans le cas d’allégations de harassement sexuel, le diocèse a toujours choisi de payer le prix nécessaire afin d’éviter des procès publics qui pourraient humilier l’Eglise.

 

Si ces limites temporelles sont supprimées, les victimes entre la fin des années soixante jusqu’en l’an 2.000 pourraient virtuellement impliquer tous les diocèses américains et causer la banqueroute physique et spirituelle du Catholicisme aux Etats-Unis? Les Catholiques n’auraient plus d’églises ou prier et ne paieraient plus un dollar à Rome, préparant ainsi la ruine de l’Eglise Catholique dans le monde entier. Aujourd’hui, comme jamais auparavant, la question des déviances sexuelles à donner à l’administration américaine des moyens de pression sans précédent.. La crise est similaire en Europe, ou les églises sont vides, donc privées de collectes, contrairement à l’Amérique ou les églises sont encore pleines.

 

Pour échapper à ce chantage aussi vite que possible, l’Eglise doit développer des “marchés alternatifs”, Ce qui est un défi, sur le court comme sur le long terme. L’Afrique, l’Amérique Latine et l’Asie en particulier. L’Amérique, avec ses nombreuses colonies des ultra-catholiques Espagne et Portugal, est infiltrée par les Evangélistes, qui opèrent beaucoup de conversions dans des régions, qui furent, jadis, la chasse gardée des Catholiques. Pour certains Catholiques, cette évangélisation est l’autre face de l’ancienne conspiration des Protestants Américains pour enflammer la controverse des comportements inappropriés et ainsi réduire le troupeau catholique globalement. Dans ce cas, moins de fidèles se traduit par moins d’argent.

 

Les choses vont un petit peu mieux en Afrique sub-saharienne, continent ou le Catholicisme croit le plus rapidement, avec plus de 170 millions de membres. Mais même ici, les problèmes sont énormes, Les contributions de l’Afrique, pauvre aujourd’hui et dans un futur prévisible,est loin de pouvoir remplacer la baisse des donations américaines et européennes. De plus, l’Eglise, en Afrique, qui a essaimé dans des régions profondément animistes, se retrouve aussi avec tout un éventail de problèmes, de prêtres souvent pariés avec des enfants et de genre de prêtres sorciers.

 

Les relations avec le monde musulman sont meilleurs qu’elles ne l’ont été depuis les siècles passés. Il n’y a pas d’opposition frontale ne de guerre sainte. Néanmoins, les Chrétiens sont souvent dérangés dans leurs pratiques presque jusqu’au nettoyage religieux. Pendant que  riches cheiks et mollahs financent des mosquées en Europe et aux Etats-Unis, faisant de nouveaux adeptes, aidant les immigrants en Europe comme en Amérique et répandant des vues islamiques dans des régions jusque là exclusivement chrétiennes.Que faire avec ce défi duel de l’Islam est une question pressante pour Rome. Ce qui nous ramène à l’Asie, ou les problèmes se posent aussi à court et à long terme? Les économies asiatiques fonctionnent mieux que partout ailleurs, 60% de la population planétaire vivent dans la région et produira bientôt la plupart de la richesse de la planète. la présence des Catholiques en Asie, mise à mal dans les autres parties du monde, pourrait signifier la différence entre rester significative et glisser vers un rapide déclin.en Asie, l’Eglise est faible et doit faire face à des oppositions plus importantes qu’ailleurs sous le forme de l’Hindouisme, de l’Islam, du Bouddhisme. D'autant plus que les gouvernements locaux n’expriment aucune réelle révérence au trône de Pierre. Les Chiffres sont beaucoup plus bas, moins de 5% des populations locales, proportion faussée par le fait que la moitié des Catholiques asiatiques se trouvent déjà aux Philippines, Sans sa contribution le pourcentage tomberait à 2%.

 

Sur le continent, d’après Yan Kin Sheung Chiaretto dans la revue Chine et Perspectives pour une Nouvelle Evangélisation, il est difficile de faire des plans pour pour mettre en œuvre un programme rapide d’évangélisation. La seule ouverture est la Chine, en dépit des proclamations officielles, elles laisse plus de libertés religieuses qu’autre part, Le Bouddhisme y est très faible et les Chinois ont faim de nouvelles religions. Les Protestant l’ont prouvé puisque sans effort spécial, ils ont capturé environ 10% de la population en une décade.  Par ailleurs, les Catholiques ne représente certainement moins qu’1% peut-être 0,5 et ce nombre est très divisé. La Chine est la seconde économie mondiale, n’a pas de problèmes avec les inconduites sexuelles, mais elle est concernée par un monde musulman similaire à celui de l’Eglise, et c’est peut-être une solution réelle pour l’avenir indéfini du Catholicisme. La chine a besoin de comprendre le monde et d’être comprise par les étrangers. Rome, pourrait se créer un rôle sans égal en intégrant ce vaste pays dans un monde dominé par les Etats-Unis et l’Europe, En un mot, sans la Chine, l’Eglise doit se défendre de tout part et verrait ses problèmes se multiplier.

 

Pour l’Eglise, jadis la ligne de défense générale se trouvait à Lépante, maintenant, elle est à Beijing. Sans Rome, la Chine est moins bien perçue parmi les autres nations. Ce qui pourrait créer un tandem. Mais les grands motifs fonctionnent rarement quand l’attention se portent sur des petits détails et la foule des détails est souvent considérée théologiquement comme l’œuvré du diable, un œuvre de séparation.

 

Peut-être que le premier Jésuite à accéder à la fonction sera à même de combler le fossé et que le nouveau Président Xi Ping, élu quelques heures avant le Pape, verrait dans la coïncidence le yuanfen, la destinée, menant les deux parties cote à cote.

 

 

 

 

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01/02/2013

Tout ce qui pivote, c'est de l'or

Pour citer la réplique immortelle du Faucon Maltais de Dashiell Hammett, filmé par John Huston, " parlons de l'oiseau noir" Parlons de cet oiseau d'or mystérieux, oui, parlons-en car c'est bien un scénario d'Hammett ou les protagonistes sont le Pentagone, Beijing, les guerres de l'ombre, le mouvement en général et surtout beaucoup d'or.

Commençons par la position officielle de Beijing : " Nous n'avons pas assez d'or ", ce qui mène la chine à des achats frénétique de tout l'or qu'elle peut trouver, particulièrement à Hong Kong, ce que tout le monde peut suivre en direct. La Chine est déjà le plus gros producteur et le plus important importateur d'or mondial.

Le solde or représente plus ou moins 70% des réserves détenus par les Etats-Unis et par l'Allemagne et c'est plus ou moins pareil pour la France et l'Italie. La Russie, elle aussi en pleine frénésie d'achat, n'en a que 10%. Mais le pourcentage de la chine, malgré ses spectaculaires 32.000 milliards de dollars de réserve n'est que de 2%.

Beijing observe attentivement les usuriers de la Réserve Fédérale à New York, à laquelle l'Allemagne a demandé de lui rendre son or, celle-ci lui a répondu que cela prendrait au moins sept ans.

Le journaliste financier allemand Lars Schall qui suit l'histoire depuis le début a fait, pratiquement tout seul, les liens cruciaux entre l'or, le papier monnaie, les ressources énergétiques et l'abysse auquel fait face le pétrodollar.

Si Beijing dit que la chine veut plus d'or c'est "pour garantir les risques sur ses réserves étrangères", c'est à dire les fluctuations du dollar, mais aussi en particulier, pour "promouvoir la globalisation de l'yuan" et obtenir finalement, en toute suavité, la liquidité de sa devise qui lui permettra de concourir sur les places internationales avec l'euro et le dollar, entre égaux.

Mais le cœur élusif de l'histoire, c'est que les Chinois aimeraient bien de se débarrasser de leur dépendance à l'égard du dollar et pour cela, ils ont besoin de beaucoup d'or. Ils tendent de faire pivoter leur économie vers l'yuan en espérant que l'économie globale suivra. Cette règle d'or est le Faucon Maltais de Beijing ; " le truc dont on fait les rêves".

Avons drones, accepte voyages

Le Qatar aussi pivote, mais dans le genre Moyen Orient Afrique du Nord. Doha a financé les Wahhabites et les Salafistes et même des salafistes combattants tout comme les rebelles de l'Otan en Libye, les bandes armées de l'Armée Libre Syrienne ainsi que la nébuleuse pan islamique qui occupe le nord du Mali.

Après le Département d'Etat, le Pentagone s'est réveillé en propulsant une série d'arrangements entre Doha et Washington et mettre au point une "coalition" plus comestible en Syrie. Mais des liens puissants et dangereux existent entre le francophile émir du Qatar et le quai d'Orsay, très actif, déjà, sous le règne du roi Sarko.

Tous les observateurs de la géopolitique connaissent les détails, après une fuite des renseignements généraux atterrie au Canard Enchainé, du modus operanti choisi par le Qatar. Ca n'a rien d'un casse-tête, sa politique étrangère c'est les Frères Musulmans, ici et partout, sauf à l'intérieur de cet émirat néo féodal. C'est là le Faucon Maltais du Qatar qui, en mène temps, pour la plus grande joie des élites françaises est un pratiquant avide du néo libéralisme dur et des premiers investisseurs de l'économie française

Ainsi, la coalescence de leurs intérêts met en œuvre le capitalisme du désastre avec succès en Libye et pas encore en Syrie. Le Mali, c'est autre chose, c'est là que les intérêts de Paris et de Doha divergent, sans parler de Doha et Washington, du moins pour ceux qui ne croient que le Mali pouvait être un prétexte pour rafraîchir l'empreinte de l'Africom

La presse algérienne se noie dans l'outrage en questionnant les agendas qataris et français, depuis que le prétexte fonctionne si bien.

Sans surprise, l'Africom est dans le rôle et l'Amérique s'apprête à installer une base de drones au Niger, c'est le résultat pratique de la visite du Général Carter Ham, commandant de l'Africom à Niamey, il y a quelques jours.

Il n'y a plus qu'à liquider les vieux turbo-props qui tournent au-dessus de l'Afrique de l'Est depuis des années. Voici venu l'époque des prédateurs, traduction : le futur chef de la Cia, John Brennan prévoit de couvrir une guerre de l'ombre, partout, dans la zone Sahara Sahel.

Pour l'Africom, le Niger, c'est de la tarte, le nord est le site de toutes ces mines d'uranium qui fournissent l'industrie nucléaire française. Cette région se trouve très près des réserves d'or du Mali. Imaginez tout cet or dans une région "instable" qui tomberait entre les mains des compagnies chinoises. L'instant du faucon maltais qui aurait enfin suffisamment d'or pour virer le dollar serait à portée de la main.

Le Pentagone a même donné la permission à tous ses appareils de se ravitailler en carburant partout et ainsi qu'à Agadez. La légion française a peut-être fait le sale boulot au sol. Mais c'est l'Africom qui, au final, en ramassera tous les profits partout au Sahara Sahel.

Que saviez vous à propos de l'oiseau (asiatique) ?

Ce qui nous ramène au fameux pivot vers l'Asie, censé être la priorité géopolitique de la seconde administration Obama. Tout irait bien avec les rotations, en mode drone, de l'Africom au Sahara Sahel, si ce n'est l'irritation croissante de la Chine et Washington, qui avec Doha font "pivoter" leur soutien vers d'anciens "terroristes" rhabillés en "Combattants de la Liberté" et vis et versa.

Sans mentionner ce qui ne bouge pas, dans cette sombre affaire, le soutien effarant de l'administration Obama 2.0, à l'institution médiévale de la maison Saoud et à la "stabilité dans la péninsule arabe"

La rotation vers l'Asie est un produit du plan Marshall, totem originel de la sécurité nationale américaineMarshall est à la Source de la révolution dans les affaires militaires, comme tous les fans de Donald Rumsfeld le savent. L'échec "Choc et Effroi", qui n'a servi qu'à détruire l'Irak presque sans retour, même en y injectant le capitalisme du désastre est suivi d'une doctrine nouvelle nommée "Combat Air Mer"

Cette assomption prévoit que Beijing attaquera les forces américaines dans le Pacifique, ce qui est ridicule, Alors les Etats-Unis riposteront par une "campagne aveuglante", l'équivalent naval de Choc et Effroi. La force aérienne et la marine adorent ce concept parce qu'il implique beaucoup de dépense en matériel stationné dans plein de bases sophistiquées dans le Pacifique et en haute mer.

Ainsi le style contre insurrection à la Petraeus devient la guerre des ombres de John Brennan. Pseudo stratégie, car la vraie raison de ce déploiement est de garder les budgets concoctés par le Pentagone à des niveaux exorbitants en vendant une nouvelle guerre froide avec la Chine. On a pu, un jour, entendre Marshall dire à propos de la Chine : " ils n'amasseront jamais assez d'or pour mener à bien leurs plans démoniaques ". Sans l'aplomb de Bogaert naturellement. Dashiell Hammett serait surpris. Le Faucon Maltais de Marshall est la guerre dont les rêves sont faits

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18/12/2012

Frontières de sang

A quoi ressemblerait un meilleur Moyen-Orient ?

Les Frontières internationales ne sont jamais tout à fait justes. Mais le degré d'injustice infligé subis par ceux qu'elles réunit ou qu'elle sépare font une énorme différence, souvent celles entre de l'oppression, de la tolérance et des atrocités, de la loi et du terrorisme et même entre la guerre et la paix.

Les frontières les plus tordues et les plus arbitraires se trouvent en Afrique et au Moyen-Orient. Dessinées par des européens qui avaient eux-mêmes le plus grand mal du monde à définir les leurs, Les frontières de l'Afrique continuent à provoquer la mort de millions d'africains.

Mais les frontières du Moyen-Orient "génèrent plus de problèmes qu'elles ne peuvent en consommer localement" pour citer Winston Churchill. Le Moyen-Orient détient bien plus de problèmes en plus de ses limites territoriales disfonctionnelles, de la stagnation culturelle par une inégalité scandaleuse jusque qu'à l'extrémisme religieux. Le grand tabou qui nous permet d'éviter de comprendre les multiples faillites régionales n'est pas l'Islam mais bien les terribles mais sacro-saintes frontières révérées par nos propres diplomates.

Naturellement aucun ajustement de frontière aussi draconien soit-il ne saurait rendre heureuses toutes les minorités du Moyen-Orient. Dans certains cas, des groupes ethniques et religieux vivent ensemble sans problèmes socialisent et s'inter marient. Ailleurs, des réunions basées sur la loi du sang ou sur les croyances ne sont pas aussi joyeuses que leurs chefs respectifs le souhaitent.

On pourrait tenter de redresser les tricheries frontalières dont ont souffert les groupes de populations les plus significatifs, tels les Kurdes, les Baloutchis et les Arabes chiites sans pour autant tenir une comptabilité adéquate à propos des chrétiens du Moyen-Orient, des Bahaïs, des Ismaéliens, des Soufis et de nombreuses autres minorités numériquement plus faibles.

Un tort qui vous hante, tel les massacres des Arméniens par l'Empire Ottoman moribond, ne pourra jamais se payer d'une cession ou d'un échange de territoire. Toutes ces injustices, sans révisions de frontières majeures, ne trouveront jamais réparation.

Même ceux qui abhorrent l'idée d'altérer les frontières seraient bien inspirés de s'engager dans un exercice qui tenterait de concevoir des amendements aux frontières nationales, plus justes, sinon toujours imparfaits du Bosphore à l'Indus. Le talent des états, à part la guerre, n'a jamais développé des outils très pratiques, pour trouver une solution aux conflits frontaliers.

Un effort mental pour tenter d'appréhender les frontières "organiques" nous aide à cerner l'étendue des difficultés auxquelles nous continuerons à avoir à faire. Il s'agit de difformités colossales, gigantesques façonnées par la main de l'homme qui ne cesseront jamais de générer de la violence et de la haine tant qu'elles ne seront pas corrigées.

Pour ceux qui refusent de penser l'impensable, qui déclarent que les frontières ne doivent pas changer et que tout va bien comme çà, il ne faut pas oublier que les frontières n'ont jamais cessé de changer aux cours des siècles. Elles ne sont jamais restées statiques et de nombreuses d'entre elles du Congo, au Kosovo et dans le Caucase, changent même aujourd'hui (tandis que les ambassadeurs et les envoyés spéciaux se mirent dans le hublot pour vérifier si leur col est bien mis)

Sans oublier un autre petit secret bien sale vieux de 5.000 ans, les travaux de nettoyage ethnique. Pour que les Juifs aient quelque chance de vivre en paix avec ses voisins, ils devraient retourner vers les frontières d'avant 1967, (avec des ajustements nécessaires pour la sécurité locale). Mais la question des territoires entourant Jérusalem, ville tachée de milliers d'années de sang, peut ne pas trouver de réponse pendant plusieurs générations supplémentaires. Tous les partis ont changé leurs dieux en magnat de l'immobilier. Ces batailles tenaces et peu homériques, restent sans rivale face aux gloutonneries pétrolières et aux contredanses et autres passe-pieds ethniques.

Laissons de coté la question trop étudiée des Juifs et des Arabes pour nous intéresser à ce qui est studieusement ignoré. L'injustice la plus frappante dans ces terres notoirement injustes entre les Balkans et l'Himalaya est l'absence d'un état kurde indépendant la population de Kurdes qui vivent dans des régions contiguës du Moyen-Orient est, selon les estimations de 27 à 36 millions (les chiffres sont imprécis parce qu'aucun état n'autorise un recensement honnête.) Plus importante que la population irakienne, même les chiffres les plus bas font des Kurdes le groupe ethnique le plus important au monde, sans un état qui soit le sien. Les Kurdes se sont trouvés opprimés par tous les gouvernements qui contrôlèrent les collines et les montagnes depuis Xénophon.

La coalition et ses partenaires ont raté la glorieuse occasion de corriger cette injustice après la chute de Bagdad et l'Irak serait divisé en trois états immédiatement. A la fois par couarderie et par absence de vision, elle a poussé les Kurdes à supporter le nouveau gouvernement irakien, qu'ils confondent tout de suite avec un quiproquo du à sa bonne volonté. Mais soyez en sur organisez un plébiscite et l'immense majorité des Kurdes voteraient pour l'indépendance.

Comme le feraient les Kurdes de Turquie qui ont si longtemps enduré des décades d'oppression militaire violente à la dévotion de la "montagne turque", dans le but d'éradiquer leur identité. Bien le destin des Kurdes se soit un peu adouci ces dix dernières années, la répression récemment s'est à nouveau intensifié contre le cinquième oriental de la Turquie qui devrait être vu comme un territoire occupé. Les Kurdes de l'Iran, de l'Irak et de la Syrie, eux aussi rejoindraient un état kurde indépendant s'ils le pouvaient. Le refus des démocraties légitimes du globe de se faire les championnes de l'indépendance kurde est un péché d'omission humanitaire bien plus sot que bien d'autres qui excitent nos médias. D'autre part, un Kurdistan libre de Diyarbakir à Tabriz, serait l'état le plus pro-occidental entre la Bulgarie et le Japon.

Un alignement juste dans la région laisserait les trois provinces irakiennes majoritairement sunnites comme une troncature qui pourrait éventuellement choisir de s'unir à une Syrie qui perdrait sa façade maritime dans le Grand Liban. Ce serait la renaissance de la Phénicie. Le sud chiite du vieil Irak deviendrait un état arabe chiite contrôlant une bonne partie du golfe persique, avec quelques expansions aux dépens de l'Arabie Saoudite. Pour sa part, cet état subirait un démantèlement majeur aussi important que le Pakistan

Une des causes de la grande stagnation du monde arabe est le traitement que fait de Médine et de la Mecque la Famille Saoud qui considère les lieux saints comme un fief. Avec les saints reliquaires de l'Islam contrôlés par la police d'état d'une des nations les plus bigotes et les plus oppressives. Un régime qui commande à d'immenses réserves de pétrole enterré. Les Saoudiens se sont trouvés à même de projeter leur vision disciplinariste wahhabite, leur foi intolérante bien loin de leurs frontières.

L'accès de saoudiens à la richesse et par conséquent à l'influence est la pire chose qui soit arrivée au monde musulman depuis l'avènement du Prophète et la pire aux Arabes depuis la conquête (sinon mongole) ottomane

Les non-musulmans ne peuvent en aucune manière effectuer des changements dans les contrôles des cités saintes de l'Islam, mais imaginez, combien le monde musulman serait plus sain si Médine et la Mecque se voyaient gouvernées par un état sacré islamique sous contrôle enrôlé des représentants des plus grandes écoles et des mouvements majeurs, une sorte de super Vatican, ou l'avenir d'une grande foi peut y être débattu plutôt que décrété.

La véritable justice, que sans doute nous ne pourrions trop aimer, donnerait aussi les champs de pétrole côtiers aux Arabes Chiites qui peuplent cette sous-région. Le quadrant sud-est serait dévolu aux Yéménites.Confinés à leurs terres héréditaires, le Territoire Indépendant, autour de Riyad, la Maison des Saoud serait moins à même de jouer à son jeu de dupes envers l'Islam et le reste du monde.

L'Iran, non moins étrangement boutonnée quant à ses frontières perdrait une grande partie du territoire de l'Azerbaïdjan, du Kurdistan Libre, de l'Etat arabe Chiite et du Baloutchistan Libre, mais regagnerait les provinces autour de Herat, actuellement en Afghanistan, région d'anciennes affinités historiques et culturelles avec la Perse. L'Iran redeviendrait, en réalité, un état culturel et ethnique proprement perse, tout en sachant répondre à la question difficile de savoir si l'Iran conserve le port de Bandar Abbas ou le rendrait à l'Etat arabe Chiite.

L'Afghanistan perdrait à l'Ouest mais réunifierait à l'Est les tribus frontalières du Nord-ouest qui se réuniraient aux leurs. (sur la carte, comme ils le veulent et non pas nous).

Le Pakistan, autre état artificiel, perdrait aussi son territoire baloutche au profit du Baloutchistan Libre. Un Pakistan "naturel" s'étendrait à l'Est de l'Indus en plus de la grande voie de Karachi, vers l'Ouest.

Les villes états des émirats garderont leurs convictions habituelles et continueront à faire commerce des charmes de leur foi mélangée. Les cultures puritaines souffrant d'hypocrisie, comprendront et pourront très bien tolérer l'exception toujours si utile, à la règle. Les Arabes Chiites tiendront à conserver leur puissance vis-à-vis de Perses, et verront un moyen d'y arriver par cet expédient. Dubaï, par nécessité se verrait autoriser à conserver ce statut de plaine de jeu pour riches milliardaires débauchés et le Koweït restera dans ses frontières ainsi qu'Oman.

Dans chaque cas, cette redéfinition hypothétique des frontières reflète les affinités ethniques et le communalisme religieux, dans certains cas, les deux. La responsabilité des puissances occidentales, est partout présente dans ces dessins cartographiques, s'ils ne sont pas bons, on y devine au moins leurs intentions dans une région ou les populations se battaient pour émerger des humiliations et des défaites du dix-neuvième siècle.

Corriger les frontières pour refléter la volonté des gens peut sembler impossible. Maintenant, mais dans un temps donné et après bien des combats sanglants, des nouvelles frontières naturelles pourraient voir le jour, Babylone n'est pas tombée qu'une fois.

Pendant ce temps là, nos hommes et nos femmes, aussi, continueront à se battre pour se protéger du terrorisme, pour la perspective de la démocratie e pour l'accès à des ressources pétrolières dans une région destinée à se combattre elle-même.

Les divisions humaines habituelles et le mariage forcé entre Ankara et Karachi additionnées aux blessures que les régions s'auto-infligent, forment un substrat idéal pour l'extrémisme religieux, une culture de la honte et des blâmes et tout le monde peut y recrute des terroristes, là où les hommes et les femmes contemplent passionnément les horizons de leurs frontières tandis qu'ils cherchent du regard, avec enthousiasme, les ennemis.

Si, aux confins du grand Moyen-Orient, personne ne peut amender les frontières afin de rendre aux liens naturels du sang et de la foi, l'espace que la nature leur a offert, croyons alors, que ce sang versé continuera à rester le nôtre.

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30/11/2012

L'Amérique est prête à une intervention directe en Syrie

Le New York Times rapporte que l'administration Obama est prête pour une intervention directe en Syrie avec les mercenaires de la CIA financés et armés par l'Arabie Saoudite et le Qatar.

Si aucune décision n'a été prise, d'après le Times l'administration considère plusieurs scénarios dont celui de fournir directement des armes à certains groupes de combattants de l'opposition

La porte-parole du Département d'Etat, Victoria Nuland dit que Les Etats-Unis fourniront à la Turquie le système de missiles Patriot. Des officiels de l'OTAN sont actuellement en Turquie afin de déterminer les endroits ou les missiles sol air seront installés

Le Times admet que ces batteries seront utilisées pour abattre les avions syriens qui tentent de déloger les unités de l'Armée Libre Syrienne sur leur territoire et en territoire turc, tout près de la frontière, principalement à partir du camp militaire de réfugiés de Reyhanli, dans la province d'Hatay.

Une autre option consiste à renforcer les liens de la CIA avec l'Armée Libre, groupe de mercenaires dominé par al-Qaeda qui tente de renverser, par la violence le régime Chiite Alawite de Bashar al-Assad en soutenant L'Arabie Saoudite, le Qatar et al-Qaeda tenants du courant fanatique Wahhabite de l'Islam sunnite.

Le Times affirme aussi que l'administration Obama a temporisé toute décision à propos d'une implication

directe dans l'effort pour renverser al-Assad jusqu'après les élections présidentielles américaines. Toujours suivant les Times, la réélection d'Obama, "a incité la Maison Blanche à vouloir prendre des risques. Pour le dire différemment, l'annonce publique a été postposée pour ne pas décevoir les électeurs démocrates anti-guerre. Déjà fort déçus par la politique étrangère néo- conservatrice d'Obama.

Le New York Times démontre, à nouveau, que c'est la propagande de base de l'agenda conservateur au Moyen-orient. Elle caractérise le bilan d'Obama et son intervention dans "le printemps arabe" comme " précautionneuse

" et décrivant aussi l'action en Libye, qui a coûté 30.000 vies comme "humanitaire".

Après les relations publiques désastreuses des invasions de l'Irak et de l'Afghanistan, la puissance américaine a renversé sa méthode pour une autre action plus ancienne et plus sure, l'intervention indirecte par des moyens

secrets en organisant des groupes de mercenaires composés d'anciens ennemis supposés, y compris al-Qaeda tout en mobilisant un consensus pour l'action militaire de l'OTAN et de ses alliés européens.

Dans le cas de la Syrie, le conflit est bien plus complexe qu'en Libye et certains officiels continuent à s'inquiéter des risques d'une intervention trop importants pour justifier une action, à la fois pour les vies américaines et pour l'élargissement du conflit, qui pourrait potentiellement inclure la Turquie.

Ces précautions évoquées jouent contre la version néo-conservatrice qui demande " une démarche plus agressive qui serait justifiée " par la perte de vies humaines en Syrie, le risque que des armes chimiques soient utilisées et l'occasion de porter un coup au seul allié de l'Iran dans la région."

En effet, la Syrie sera la dernière pièce de domino à tomber avant que la puissance américaine ne s'attaque à l'Iran. Après l'attaque et l'affaiblissement de l'Iran, la tache des israéliens sera facilitée pour minimiser l'influence du Hezbollah au Liban et finalement pour détruire le Hamas en Palestine occupée.

Le Scénario idéal de l'élite est de protéger et d'étendre la domination des monarchies fanatiques

Wahhabites au Moyen-orient et minimiser sévèrement ou éliminer entièrement l'influence de l'Islam chiite dans la région.

Les Britanniques ont protégé le Wahhabisme fanatique depuis qu'ils installèrent le régime d'Ibn saoud. Après la défaite de l'Empire ottoman à la fin de la première mondiale avec la mise en œuvre des accords Sykes-Picot et de la déclaration Balfour dépeçant le Moyen-orient. Les Anglais utilisèrent les Wahhabites, secte extrêmement austère, et les Hachémites, notoirement corrompus (en Jordanie et en Irak) pour étendre leur influence politique et leur domination sur l'industrie du pétrole.

"Toute guidance politique du temps dépendait de l'Islam pour sa légitimité et tous les chefs étaient pro-britannique. L'islam, un instrument pour légitimer le pouvoir, la tyrannie et la corruption des chefs arabes. Pour l'Ouest, l'Islam était acceptable, il pouvait et devait l'être, " écrit l'auteur arabe Said K. Aburish dans son ouvrage " une amitié brutale, l'Ouest et les élites arabes".

Une fois de plus, l'Ouest utilise l'Islam pour contrôler et étendre sa sphère d'influence dans une des régions la plus vitale et la plus stratégique de la planète. L'Islam chiite, premièrement en Iran, est en conflit direct avec l'agenda globaliste et doit donc se trouver brider, comme les néo-conservateurs et leur Institut des Etudes Politiques et Stratégiques le conseillent, dans un document politique important, "Une Rupture Claire". Une nouvelle stratégie pour sécuriser l'Empire, considéré, plus tard comme un manifeste néo-conservateur. Ce document, qui date de 1996, préparé pour le Premier ministre israélien de l'époque, Benjamin Netanyahu,

Par une équipe de néo-conservateurs américains comprenant l'ancien Sous-Secrétaire à la Défense, Richard Perle, appelait à se rendre maître de l'Irak, à miner la Syrie et à affaiblir l'influence de l'Iran.

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