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07/08/2012

La Bataille de Bâton Rouge

 

Pendant que la Nouvelle Orléans souffrait sous la férule du Général Benjamin Butler autrement nommé « La Bête », elle évita l'angoisse d'un vrai combat ? Ce ne fut pas le cas se sa voisine en amont Bâton Rouge.

La Marine de l'Union captura la ville en mai 1862, quelques jours après l'occupation de la Nouvelle Orléans, rencontrant peu de résistance tandis que le gouvernement de l’État s'enfuyait Opelousas, quelque cent kilomètres à l’ouest. La ville ne présentait plus aucune menace militaire et fut laissée à elle-même. Mais, quelques semaines plus tard, quand des guérilleros de la Confédération tirèrent sur des marins de l'Union venus faire leur linge sur la rive, Le Commandant de la flotte, David Farragut, se décida à bombarder la cité.baton-rouge.jpg

Sarah Morgan, une jeune fille de Bâton Rouge, prit la fuite avec beaucoup d'autres gens quand les obus commencèrent à s'abattre sur la ville. A posteriori, elle décrit l'exode de masse dans son journal : « on voyait des scènes à briser le cœur, des femmes cherchaient leurs enfants le long de la route ou on les avaient perdus, d'autres, sur le bord de la route, pleurant en se tordant les mains. Nous ne savions pas si Bâton Rouge était en cendre ou au pillage et nous n'avions rien sauvé. » Par miracle, une seule personne trouva la mort dans le bombardement bien que plusieurs autres furent blessées. Un certain nombre d'immeubles furent détruits et beaucoup d'autres endommagés y compris le Capitole et l'église SaintJoseph, chef- d’œuvre néogothique du centre ville. Le Général Thomas Williams atterrit 2.600 soldats de l'Union qui occupèrent la cité ; Mais à l'inverse des tourments imposés à la Nouvelle Orléans sous la main de fer de Butler, le peuple de Bâton Rouge se mirent à respecter Williams parce qu'il ordonnait, de temps en temps, la faction de gardes armés afin de protéger les foyers du pillage. D'autre part, Williams traitait ses propres hommes cruellement en imposant souvent de lourdes punitions même pour les infractions les plus bénignes, on a même dit que ses soldats creusaient des trous cachés tout autour de la ville en espérant que Williams y tombe pendant ses inspections.

L'été,dans Bâton Rouge occupée, se passa sans événement notable, jusque début août, Quand les Confédérés tentèrent de recapturer la ville. Le Général John C. Breckinridge ( Vice-président de James Buchanan et candidat démocrate du Sud en 1860) engagea une petite armée depuis Camp Moore, Louisiane près de la frontière du Mississippi, pour attaquer la ville à partir de l'est. En même temps, la canonnière confédérée Arkansas mettait à la vapeur et descendait le Mississippi afin d'attaquer les bateaux de l'Union sur la rivière. Si tout allait bien pour les rebelles, le Général Williams et ses Yankees seraient pris en tenaille entre entre eux.

Breckinridge attaque au matin brumeux du 5 août et commence à refouler l'ennemi vers la rivière. Mais la mauvaise fortune guette les Confédérés et l'Arkansas n'arriva jamais sur le lieu de la bataille à cause d'un mauvais fonctionnement de ses moteurs. Finalement, les soldats de l'Union prirent une position défensive tout près de ce qui est aujourd'hui le Capitole, et, avec l'aide de trois canonnières forcèrent Breckinridge à la retraite. La Bataille de Bâton Rouge fut une petite bataille comparée aux habitudes de la guerre civile. Les Confédérés perdirent 467 hommes, tués, blessés ou capturés. L'Union : 382. Parmi eux se trouvait le Général Williams, tué au combat(d'après la rumeur, ses propres hommes l'avaient tué) Les deux premiers Confédérés à tomber furent le Lieutenant A. H. Todd et le Brigadier Général Benjamin Hardin Helm, respectivement le demi-frère et le beau-frère de Mary Lincoln. Alors que les Confédérés s'approchaient de Bâton Rouge, avant l'aube, deux unités se tirèrent dessus par erreur. Todd, aide de camp du Général Helms fut touché et tué. Helms eut la jambe déboîtée quand son cheval recula et tomba sur lui.

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Quand l'équipage de l'Arkansas se trouva impuissant à redémarrer les moteurs du bateau, ils décida de détruire le vaisseau plutôt que de permettre à l'ennemi de le capturer. Il y mis le feu et le laissa dériver dans le courant. L’Arkansas explosa et coula.

Symboliquement, la bataille de Bâton Rouge fur dévastatrice. Sarah Morgan, témoin de l'incendie de l' Arkansas, écrit dans son journal : « je n'avais ni mots ni larmes, je ne pouvais que contempler notre seul espoir brûler en s 'en allant et je priais en silence. Quel drame pour nous qui en dépendions. Nous étions cinq filles à le regarder alors que la fumée l'enveloppait, à contempler les flammes fuser de ses ponts et les obus qui explosaient les uns après les autres sous l'eau avec des jets de vapeur. Nous regardions ce spectacle quand une petite foule d'hommes s'avancèrent vers nous par la route. Nous savions que c'était les rescapés de l'Arkansas, les filles envoyèrent des signes de reconnaissance et de pitié. Ils arrivèrent, sales, à demi vêtu, certains ne portant que leur fusil, peu, avec des havresacs sur le dos, haves et fatigués mais riant encore.

A peu près un tiers de Bâton Rouge fut détruit dans la bataille. Principalement parce que les soldats de l'Union brûlèrent et démolirent presque toutes les maisons qui jouxtaient la rivière afin de donner à leurs canonnières un champ de tir clair.

Mais les ennuis de la ville n'étaient pas finis, le 21 août, les Fédéraux la quittèrent non sans l'avoir piller et brûler encore un peu plus

Les Yankees revinrent en Décembre brûlèrent le Capitole et restèrent à Bâton Rouge le reste de la guerre.

illustrations, Bâton Rouge pendant la bataille et Mary Lincoln

 

Sources:

 

 

 

20/02/2012

Les Noirs de la Confédération

Le 15 février 1862, La Louisiane dissolva toutes ses milices en exécution des nouvelles lois militaires. Parmi ces organisations démembrées figurait une milice unique dans la Confédération, le Premier Régiment de la Garde Indigène. Ce qui le rendait particulier, sa composition, faite d'Afro-Américains. On peut trouver naturel que le seul régiment noir de la Confédération se trouva fondé en Louisiane et plus spécialement à la Nouvelle-Orléans, bruissante de racines françaises, espagnoles et africaines. La cité du Croissant était une métropole cosmopolite, la plus grande du sud d'avant la guerre et possédait en 1860, 168.000 habitants, par comparaison, Charleston, fer de lance du Sud n'en comptait que 40.000. Un groupe distinct qui parlait français, dans une cité diverse s'incarnait dans «les gens de couleur libres» La progéniture d'hommes et de femmes européens de descendance africaine se fit une place dans la société de Louisiane quelque part entre la population blanche et les noirs esclaves d'origine africaine. Leur position héritée trouvait son origine dans les gouvernements maintenus par les Français et les Espagnols sur la Louisiane, qui montraient plus de tolérance pour les métis. En réalité, beaucoup de ces «gens de couleur» étaient propriétaires et possédaient même des esclaves, ils travaillaient à des artisanats spécialisés et a des occupations professionnelles qui embrassaient tous les pièges d'une société respectable. Malgré leur efforts pour gagner le droit de cité comme troisième caste, les «gens de couleur libres» trouvaient beaucoup de blancs hostiles à leur discrètes sinon évidentes hérédités. Si leur position, à bien des égards se trouvait meilleure que celle de la plupart des noirs du sud, ils n'en étaient pas moins, en rien ,égaux aux blancs de la Louisiane. La Garde Indigène encourut l'inimitié raciale durant sa courte existence, en dépit d'une longue tradition de service militaire noir en Louisiane. Des hommes d'origine africaine avaient combattu pour la Louisiane depuis 1727 lorsqu’ils se joignirent aux Français pour battre les indiens Choctaw; ils se battirent pour les espagnols durant leur gouvernement sur la Louisiane, aidant à capturer les forts de Natchez et de Baton-Rouge en 1779. quand les États-Unis prirent le contrôle de la Louisiane en 1803, les «libres gens de couleur» offrirent simplement leur allégeance au nouveau pouvoir, il aidèrent à réprimer la révolte des esclaves en 1811 et plus notablement, sous Andrew Jackson, ils se battirent à la Nouvelle-Orléans à la fin de la guerre de 1812. Sinon, quand les noirs libres de la Nouvelle-Orléans organisèrent le Premier Régiment Indigène au début de la guerre civile, ils ne manquèrent pas de rencontrer des résistances. Bien que le Gouverneur Thomas D. Moore déclara l'unité bonne pour le service le 2 mai 1861 et nomma un colonel blanc, Henry D. Ogden, pour commander les 33 officiers noirs et les 733 hommes enrôlés, l'état refusa de leur fournir des armes et de les équiper. L'unité subsista, parce que beaucoup de Gardes Indigènes refusèrent d'accepter l'augure et s'équipèrent à leurs frais. La question évidente: pourquoi ces officiers et ces hommes voulaient-ils se battre pour la Confédération, alors qu'il existait tant d'hostilité contre eux à l'exception d'une mince venue de journaux applaudissant à leur patriotisme, le Général Benjamin Butler,vainqueur de la place pour l'Union après la capture de la Cité du Croissant en avril 1862, la posa. Les anciens membres de la Garde Indigène lui dirent qu'ils avaient organisé l'unité parce qu'ils voulaient tempérer toute suspicion de déloyauté noire pendant l'hystérie guerrière de 1861. En d'autres mots, ils cherchaient à protéger leurs propriétés et leur position sociale relativement privilégiée dans la hiérarchie raciale louisianaise, en montrant leur patriotisme, réellement ressenti ou non. En dépit de ces gestes de loyauté, les blancs restaient indifférents ou hostiles au Premier Régiment de la Garde Indigène. Il fut permis à l'unité de participer à plusieurs grandes parades militaires de la milice urbaine. Le gouvernement de l'état refusa de les armer et de les équiper pendant toute l'année 1861. Le temps passa et les membres de la Première Garde Indigène réalisa qu'elle n'était rien de plus qu'un instrument de propagande qu'on ne mettait en avant que elle servait l'état mais que jamais, on ne lui donnait de responsabilités ayant un sens. Le coup de tocsin de l'unité se matérialisa par les nouvelles lois sur la milice de 1862, qui limitait le service aux hommes blancs. L'unité sera dissoute formellement un mois plus tard, mais réinstallée le 24 mars 1862 lors que les forces de l'Union menaçait la Nouvelle-Orléans. Bien qu'ayant à faire face à l'invasion, les chefs de la Confédération n'assignèrent jamais un rôle substantiel à la Garde Indigène. On leur donna des vieux mousquets et l'ordre fut de garder l'est du quartier français. Quand les forces confédérées abandonnèrent la Nouvelle-Orléans fin avril 1862, la Garde Indigène fut laissée derrière et elle se débanda pour de bon. Le Premier Régiment de la Garde Indigène devint bientôt un épisode oublié de l'histoire de la Guerre Civile. Son nom sera repris par un régiment de l'Union constitué de gens de couleur libres, avec quelques uns des mêmes hommes dans ses rangs qui avaient essayé de servir la Confédération. Un des premiers héros militaires noirs de la cause de l'Union, André Cailloux, fut tué à la bataille de Port Hudson en mai 1863, avait été officier dans l'unité de la Confédération du début. Manifestement, certains gens de couleur étaient préparer à défendre leur position sociale en combattant pour qui que ce fut qui détienne le pouvoir à la Nouvelle-Orléans. Après une longue obscurité, dans les années récentes, l'unité a trouvé une notoriété grâce aux partisans sudistes ayant souligné l'évidence que que des dizaines et même des centaines de milliers d'Afro-Américains se soient battus pour la Confédération, assertion que les spécialistes de la guerre civile, y compris l'auteur,rejettent fermement. Alors que quelques évidences anecdotiques suggèrent la présence de soldats noirs dans les rangs du Sud, Armer des Afro-Américains se trouvait à l'encontre de la politique confédérée, jusqu'à la défaite finale et, à l'exception du Premier Régiment Indigène de Louisiane, il n'existe aucune preuve d'autres unités confédérées noires. La Garde Indigène elle-même est la meilleure preuve qu'elle ne fut jamais vraiment acceptée et qu'elle fut rapidement démantelée face à l'idéologie suprématiste blanche fondamentale à la Confédération. En réalité le Premier Régiment de la Garde Indigène de Louisiane vint à l'existence pour des raisons liées à la complexité de la hiérarchie raciale dans certaines régions du Sud de l'avant-guerre qui créa des poches d'Afro-Américains relativement privilégiés qui comprirent clairement la vulnérabilité de leur position et firent ce qu'ils purent afin de la protéger. source

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17/02/2012

Reddition sans conditions

A Douvres, dans le nord ouest du Tennessee sur les rives de la rivière Cumberland, trois généraux confédérés se réunissent en conseil de guerre. Leur travail en cette aube du 16 février 1862, grave moment ou se décide le destin de Fort Donelson défendu par 13.000 confédérés qui le défendent depuis quatre jours froids et sanglants. Le courage commençait à manquer, en dépit d'une tentative de sortie menée par le Général John B. Floyd, Commandant incompétent mais politiquement correct qui rend son commandement à son compagnon, le Général Gideon Pillow et part vers le sud. Pillow panique à son tour et se démit devant Simon Bolivar Buckner qui lui, espère négocier les termes de sa reddition dans des conditions raisonnables avec son opposant Ulysses S. Grant, Général de l'Union. Une reddition négociée n'était pas impossible, Buckner et Grant étaient des amis proches avant la guerre et il avait aidé Grant dans son combat particulièrement difficile contre son alcoolisme dans les années 1850. Mais cela comptait peu à l'époque, Buckner reçu un ultimatum de Grant fait pour désespérer et humilier l'Armée Confédérée si il était signer, «aucun termes excepté ceux de réédition inconditionnelle ne peuvent être accepter. Je propose d'occuper immédiatement vos ouvrages.» Privé de ses deux officiers supérieurs qui avaient abandonné la place, Buckner sentit qu'il n'avait d'autre choix que d'accepter. Une chef de Cavalerie Confédéré inconnu, Nathan Bedford Forrest, qui grommela plus tard,« je ne suis pas venu ici pour rendre mon commandement.» s'échappa et devint un des commandants les plus craints des deux cotés de la guerre. Mais, ce matin là, c'est Grant qui choque tout le monde par ses termes rudes et sans compromis. Plus tard dans la journée, Buckner et Grant se rencontrèrent à l’hôtel de Douvres pour planifier les détails de ce qui sera, à ce point, la plus grande reddition militaire de l'histoire américaine. Plus de 12.000 Confédérés eurent à déposer leurs armes sur les rives du Cumberland et aborder des vaisseaux qui les menèrent dans les prisons du nord. Avec la fin de la bataille de Fort Donelson, les villes de Clarksville et Nashville, Tennessee, furent ouvertes à l'invasion et à la capture, c'est, selon toute estimation, un des grands tournants de la Guerre Civile Américaine. Cette bataille est une histoire de géographie autant que celle de la sottise militaire et de la couardise. Après l'invasion du Kentucky, début septembre 1861, par les troupes confédérées, une longue ligne très mince s'étendant au travers du sud du Kentucky du Mississippi à la faille du Cumberland, pour protéger le Tennessee d'une invasion certaine de l’Union. Si les stratèges des deux camps pensaient généralement que c'est par là que l'Union pénétrerait dans l'est du Tennessee – ou des civils unionistes attendaient fébrilement leur délivrance du contrôle de la Confédération. Le Général Unioniste Henry Halleck et le Général Confédéré Albert Sidney Johnston comprirent que la géographie rendait une invasion de l'ouest du centre du Tennessee plus adéquate, l'Est, pays de hautes montagnes pouvant se révéler un piège mortel pour les envahisseurs. Mais si cela se passait dans l'ouest, où et comment exactement? Johnston s'imagina que les troupes de l'Union ferait tête vers Bowling Green, Kentucky, ou le chemin de fer de Louisville et Nashville passe vers la capitale du Tennessee. Mais Halleck et Grant décidèrent qu'un chemin d'invasion plus approprié passerait par les rivières jumelles, la rivière Tennessee qui traverse le Tennessee de l'ouest vers l'Alabama du nord et la Cumberland qui mène tout droit à Nashville. Fort Donelson était la clé qui ouvrait les deux cours. La campagne fut une opération amphibie assez compliquée et nécessita trois garnisons pour couvrir les deux rivières. La plupart des combats se passèrent sur une étroite bande de terre le long de la frontière entre le Kentucky et le Tennessee, ou les rivières parallèles Cumberland et Tennessee ne sont séparées que par 8 kilomètres. Le périmètre était truffé de défenses confédérées, collées à la rivière Tennessee à l'ouest se trouvait Fort Heiman du coté Kentucky et Fort Henry dans le Tennessee. Le 6 février l'officier de marine de l'Union Andrew Foote avec des canonnières en bois et de l'infanterie sous Grant et le Général Charles F. Smith capturent Fort Heiman et persuadent le Brigadier Général Confédéré Lloyd Tilghman à rendre Fort Henry, qui grâce aux pluies diluviennes et à sa situation basse, était presque sous eau. La rivière Tennessee se trouvait ouverte à l'invasion aussi loin que l'Alabama. Mais le prix le plus cher à payer se trouvait sur la Cumberland et ses affluents, très loin, dans le cœur du Tennessee gardé par le bien plus formidable Fort Donelson. De larges glacis et des canons de ligne garnissaient ses épais remparts assis sur un méandre de la rivière. Grant décida d'attaquer le fort par terre mais la piste de 8 kilomètres qui menait de Fort Henry à Fort Donelson démontra qu'elle était bien plus hasardeuse qu'il ne l'avait imaginé. Ses hommes subirent des attaques de cavalerie harassantes sous Forrest tout au long de la marche. Mais la météo qui tourna d'humide et douce à froide et glacée alors que sept centimètres de neige s'abattaient, prit les Yankees, pourtant habitués à l'hiver, par surprise. Pour ajouter aux difficultés, l’assaut naval de Fort Donelson fut facilement repousser. L'infanterie de Grant encercla la partie émergée de Fort Donelson, menaçant de piéger la garnison confédérée. Pour un bref moment, au matin du 15 février, les Confédérés brisèrent l'encerclement, sur une route de fuite en direction de sud-est vers Nashville disponible entre les forces de Grant et la Cumberland. Inexplicablement, sans doute du fait de mauvaises informations sur la position de l'ennemi, le Général Floyd inversa sa trajectoire en pleine échappée et regagna les tranchées encerclées. Plus tard, ce soir là, Floyd se rencontra avec Pillow et Buckner afin de planifier la reddition du fort. Le résultat était prévisible et fut catastrophique pour la Confédération sur le théâtre occidental. Quand la nouvelle de la chute de Fort Donelson arriva à Clarksville et à Nashville, de nombreux habitants paniquèrent et s'enfuirent. Le Fort Defiance de Clarksville leva le drapeau blanc seulement trois jours après la défaite de Fort Donelson, pavant le chemin qui mènera à la capture de Nashville une semaine plus tard. Après la prise de Nashville, Grant continua sa poussée tenace au long de la rivière Tennessee vers l'ouest de l'état, avec, pour objectif le pont de chemin de fer de Corinth dans le Mississippi. Plus loin encore dans l'ouest, les canonnières fédérales poussèrent vers le Mississippi et capturèrent Memphis en juin. En dépit des contre-attaques de Forrest, le centre et l'ouest du Tennessee restera entre les mains de l'Union jusque la fin de la guerre. La route d'invasion vers le sud profond était ouverte pour de bon. Les historiens ont souvent argumenté sur les points de retournement de la Guerre Civile. Des batailles plus importantes et plus fameuses, Gettysburg, Antietam et Chattanooga méritent de droit leurs réputations de inflexions décisives dans ce grand conflit stratégique. Mais aucune bataille, à un stade plus précoce de la guerre n'a eut des conséquences aussi durables que celle de Fort Donelson. En établissant la réputation d'audace de Grant sur le théâtre occidental qui permit la capture de la première capitale d'un état Confédéré, en démontrant l'efficacité de la Marine de l'Union au sud de ce vaste réseau hydrographique, en éliminant l'armée Confédérée du champ de bataille, c'est à dirent 12.000 qui ne seront pas disponibles pour la baille de Shiloh, deux mois plus tard, la bataille de Fort Donelson s'est montrée l'engagement militaire le plus décisif stratégiquement au cours de la première moitié de la guerre

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Sources:  

 

01/01/2012

Le Fruit Défendu

Même à nos époques progressives, les incertitudes religieuses abondent encore, alors que nous approchons de la saison sainte qui commence le jour de la saint Martin, le 16 janvier et s’étend tout au long du mois de l’Histoire Noire. C’est devenu dramatiquement clair, la semaine dernière au collège tout près d’où je vis, endroit de l’abolition des anciennes vacances chrétiennes et des semaines qui les précèdent pour la bigoterievoie royale qui mène au 16 janvier jour de la fête du héros éponyme, j’ai nommé Martin Luther King. Pendant ce temps, l’institution fait tous les efforts possibles pour commémorer les procès et le martyr de MLK. Considérant la stature, la journée habituelle de commémoration fut jugée inadéquate, cette fois ci, ils se préparent à une semaine de célébration de leur sauveur du vingtième siècle. La semaine sacrée se passera à remémorer la passé raciste de l’Amérique à se demander comment pourrait se liquider ce passé et, plus important que tout,  les sentences de MLK peuvent faire avancer l’agenda des homosexuels et des travestis. ? Quand fut émise la requête de proposer des conférences, un seul membre de la faculté se fendit de répondre, mais depuis qu’il avait  l’impudence et la témérité de questionner la pureté spirituelle de monsieur King, sa proposition s’est trouvée immédiatement rejetée. I l n’y a, certes,  aucune raison de penser que d’autres membres de la faculté soient également irrévérents. Un autre professeur écrivit à ses collègues que les célébrations proposées ne mettaient pas suffisamment l’emphase sur la perversité du sud. Il écrivait aussi que le collège n’en faisait pas assez pour exalter Luther King, cette figure véritablement héroïque qui nous a élevé au-dessus de notre bigoterie. La communauté éducative, donc, se prépare paisiblement, avec révérence jusqu’à ce que quelqu’un émette une suggestion qui donna aux croyants l’impression de recevoir le contenu d’un camion de la voirie sur la tête. Interruption en tout point semblable à la controverse sur la divinité du Christ  qui ravagea le monde paléochrétien. La personne qui créa le drame appartient à la vénérable institution du « Centre pour une Citoyenneté Globale », il avait pris la responsabilité d’aider à planifier un diner international offert à des étudiants étrangers, le jour même, le plus sacré du calendrier liturgique académique. Avec une simplicité enfantine, il proposait d’inclure dans la fête un grand fruit charnu nommé  « w….n ». Sans arrière-pensée, le comité préparait le menu sans se soucier de l’aval de leurs supérieurs religieux, en l’espèce,  une négresse, la Directrice de la Diversité. Auraient-ils agi, par le canal de la chaine de l’autorité désignée, la controverse qui s’en suivit n’aurait probablement pas eu lieu. Le bas clergé aurait su  que cela se s’opposait aux enseignements de l’église du politiquement correct et de sa cheftaine minoritaire, directrice de la diversité. De pareilles contradictions sont, sans doute, à l’origine de la séparation de l’église au seizième siècle, moment sensible de superstitions religieuses éculées ; La directrice de la Diversité prononça emphatiquement l’interdiction à son troupeau de servir des « w….n » le jour de la saint Martin. La prélate explique que le « w….n » est un symbole de l’oppression de tous les noirs, que ce serait raciste d’en servir lors d’un évènement du collège. On peut mettre au crédit que les associés de la «Citoyenneté Globale » retirèrent immédiatement leur menu et ont agis avec contrition depuis lors. Mais, des êtres si obscurs pourraient-ils reconnaitre cette offense pour ce qu’elle est ? Ils avaient routièrement  ignoré qu’une telle interdiction pourrait venir. Durant des mois, la Directrice s’étaient plainte que des fruits défendus étaient servis sur le campus. D’autres choisirent d’ignorer ces cris de désespoir. C’eut été bien si le premier personnage ecclésiastique officiel eut expliqué de manière conclusive l’extension maximale de l’interdiction. Mais, La dame était taciturne et ne s’engagea pas sur la question morale et une signification rituelle d’une telle profondeur. Un clerc, encore aujourd’hui, vaguement associé avec la religion chrétienne désormais égarée, fit appel au Bureau de la Diversité pour obtenir une clarification. Allons-nous voir émerger un scandale politique si le fruit apparait à nouveau sur le campus ? L’avenir du collège inclut, peut-être un pastègate local. Sera-t-il encore permis aux étudiants de consommer du « w….n » à l’intérieur de l’établissement ? Et  qu’en est-il des dortoirs et du grignotage entre les classes ? On pourrait instituer différents degrés d’interdiction, dépendant du fait de savoir si  le public étudiant suit ou non le sentier escarpé de la recherche de la perfection dans le politiquement correct. Peut-être pourrait-on leur permettre de grignoter du fruit en privé, mais pour ceux qui recherchent la  sensibilité absolue alors il sera nécessaire de pratiquer une abstinence totale. Alors, j’ai choisi une voie moyenne, comme je suis profondément intoxiqué au fruit du péché et que j’en achète même en hiver quand ils viennent du Chili, je ne peux pas m’empêcher d’en manger. Mais je peux montrer de la restriction mentale en évitant de mentionner le mot qui  désigne cette chose verte avec une pulpe juteuse et rouge à l’intérieur. C’est le moins que je puisse faire pour exhiber ma solidarité à l’égard de ces vrais croyants. D’autres répercussions sont à craindre, des bagarres pourraient éclater dans la salle à manger si le truc rouge tant craint se retrouvait par hasard dans une salade de fruits alors que les étudiants, restent sans certitudes, face à une telle situation. Doivent-ils jeter le polluant dans la poubelle ou doivent-ils bruler l’objet rouge et pulpeux de craindre de se contaminer avec une substance raciste ? Que fait un praticien laborieux du politiquement correct si le contaminant tombe sur ses chaussures en entrant dans un supermarché ? Doit-on détruite la paire de chaussures polluée par le contact avec le racisme ? Et si je profère accidentellement l’horrible mot au comptoir d’un marchand de fruit ? Il-y-a-t-il une pénalité ? Doit-je répéter, « j’ai eu un rêve » cent fois ou être présent à la réunion mensuelle du comité de diversité du collège. Ceux qui ne sont pas entièrement sensibilisé mendient des instructions.

source

09/12/2011

Nous sommes la crise du capital

L'argument veut que notre réponse à la crise économique global soit de créer des espaces en dehors du capitalisme et non à demander qu'ils nous exploite mieux.

Nous sommes la crise du capital et nous en sommes fiers. arrêtons de dire que nous devons blâmer les capitalistes pour cela. La notion elle-même est dangereuse et fait de nous des victimes.

Le capitalisme est une relation de domination, La crise du capital est une crise de domination, Les dominateurs ne sont plus en mesure de dominer efficacement alors, nous allons dans la rue pour leur dire que c'est de leur faute. Ce que nous leur disons, c'est qu'ils devraient mieux nous exploiter?

La meilleure explication est la plus simple, la relation de domination est en crise, les dominés commencent à  manquer  de prostration, elle n'est plus suffisante, l'inadéquation de notre subordination est la cause de la crise.

Plus vite, plus vite, plus vite

C'est l'argument de Marx dans son analyse de la baisse tendancielle du taux de profit du capital. La loi de la valeur est une règle de vitesse. La valeur d'un bien est déterminé par le temps de travail socialement nécessaire à le fabriquer et il se réduit sans cesse. Pour produire de la valeur, les travailleurs doivent travailler de plus en plus vite, le même effet peut être introduis par l'installation de machines. dans ce cas, les travailleurs doivent aller de plus en plus vite pour pouvoir concurrencer l'amortissement de la machine.

En d'autres mots, si le taux d'exploitation reste constant, le taux de profit aura tendance  à chuter en même temps que la composition organique du capital augmente, identique à l'importance relative de la machinerie dans le processus de production. La seule manière, pour le capital, d'éviter une chute du taux de profit est d'augmenter constamment l'exploitation. On ne peut la considérer considérer comme un phénomène statique. La tendance induit l'augmentation de la vitesse de production, une transformation permanente de ce que le travail capitaliste signifie. L'existence même du capital est un vissage continuel. La crise incarne simplement le fait que la vis n'est pas  serrée vite assez. Quelque part, il y a de la résistance, résistance dans la rue peut-être, résistance organisée peut-être, mais pas nécessairement, c'est peut-être, la résistance de parents qui veulent jouer avec leurs enfants, d'amants qui veulent passer une heure de plus au lit, d'étudiant qui pensent qu'ils peuvent prendre du temps pour critiquer, d'humains qui rêvent qu'ils le sont encore. Nous sommes la crise du capital, nous qui refusons de faire les chiens couchants.

Dans cette situation, il n'y a, en réalité, que deux solutions. La première est de s"excuser, de faire de l'apologie sur notre manque de subordination et demander pour plus d'emploi. Plus de travail, exploitez-nous plus et nous travaillerons plus dur et plus vite, nous subornerons chaque aspect de notre entière existence au capital, nous oublierons ces non sens enfantins tels qu'aimer, jouer et penser.! C'est la logique abstraite du travail, la logique peu efficace du combat par et pour le travail contre le capital. Le problème avec cette solution, c'est que, non seulement, nous perdons notre humanité mais que nous reproduisons aussi le système qui nous détruit. Si nous rencontrons le succès en aidant le capital à surmonter la crise. le "toujours plus vite" va continuer. La subordination de toute vie, humaine et non humaine, aux requêts de la production à valeur ajoutée s'intensifiera. Alors arrivera la crise suivante, ainsi de suite jusqu'à ce que toute vie animale et végétale s'éteigne.

Le refus de courber l'échine

L'alternative est d'abandonner le combat du travail et de déclarer ouvertement que la lutte contre le capital est inévitablement un combat  contre le travail abstrait qui crée le capital, contre la vitesse de la production à valeur ajoutée. Dans ce cas de figure, nous n'avons pas à nous excuser mais plutôt à être fier de notre absence de subordination, à refuser de nous incliner devant la logique de destruction du capitalisme. Nous sommes fiers d'être la crise du système  qui nous détruit. L'autre option est plus difficile. Dans le capitalisme, la survie matérielle dépends de notre soumission à la logique du capital. Si on ne fait pas çà, comment vas-t-on vivre? Sans fondement matériel, l'autonomie vis à vis du capital est difficile. Cela apparaît comme une impossibilité logique, c'est dans cette impossibilité que nous débattons sans cesse. Chaque jour, nous tentons de réconciler notre opposition au capital avec le besoin de survivre. Certains d'entre nous y arrivent plus ou moins confortablement en trouvant des emplois (dans les universités, par exemple) permettent de créer des espaces ou on peut lutter contre le capital en recevant un salaire. D'autres visent des enjeux plus ambitieux( par choix ou par nécessité) en cherchant d'autres formes d'emploi et en  dévouant toute leur énergie et leurs activités à des objectifs qui vont au-delà et contre la logique du capital, survivant du mieux qu'ils peuvent en occupant des terres pour les cultiver ou en vendant des livres anti-capitalistes, en créant des structures matérielles alternatives ou d'autres choses. D'une manière ou d'une autre, toujours de façon contradictoire, nous tentons de créer des failles dans la domination capitaliste, ou nous pouvons vivre notre idéal d'humains. Espaces et instants ou nous pouvons dire au capital: " Non ici, vous n'êtes pas la règle, non, ici, nous vivrons et agirons suivant notre propres décisions, suivant ce que nous considérons comme nécessaire et désirable. Il n'y a rien d'inhabituel à cette position, nous le faisons tous, pas seulement à gauche, tous ceux qui vouent leur énergie à créer des relations sociales sur une base différente, sur la base de l'amour, de l'amitié, de la solidarité, de la collaboration et du plaisir., C'est notre humanité, ce n'est  notre folie, c'est notre santé. Nous réalisons notre existence de cette manière, mais nous sommes toujours au bord du précipice, de l'échec, au bord de l'effondrement. C'est la nature même du combat, nous remontons le courant du capital. Nous ne sommes jamais loin du désespoir mais notre espoir survit, tout  près de l'abandon. C'est un monde sans réponses, un monde de questions, nous marchons dans le monde de l'expérience. La crise nous confronte à deux options, soit nous prenons l'autoroute de la subordination à la logique du capital en sachant clairement qu'il mène directement à l'auto-annihilation de l'humanité ou bien, nous empruntons les sentiers tortueux de l'invention de mondes nouveaux, ici, maintenant par les failles que nous creusons dans la domination capitaliste. En inventant des mondes nouveaux, nos voix claires et fortes s'élèvent et disent que nous sommes la crise du capital, que nous sommes la crise de la race sur le chemin de l'humaine destruction et que nous en sommes fiers.