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04/01/2013

Pour qui sonne le glas syrien

La tragédie géopolitique de 2013 restera celle de 2012 : le viol de la Syrie

Un des passages favoris d'Hemingway, Alep avec son souk le plus extraordinaire du Moyen-Orient, son architecture, son peuple et ses marchands, cœur d'Alep depuis ses siècles,, le voilà, incendié et détruit par les "rebelles" de la soi-disant Armée Libre de Syrie.

Dans cette tragédie syrienne, pas d'Hemingway et pas de Robert Jordan des Brigades Internationales pour combattre ensemble avec les révolutionnaires républicains durant la guerre civile espagnole. Ces brigades internationales sont faites de Salafistes et de Djiadistes qui décapitent et font exploser des voitures. Sans oublier quelques jeunes américains qui sont les pions technologiques de ces rapaces nommés OTAN et CCG (Conseil de Coopération du Golfe).

Le drame continue, l'état syrien, son appareil politique et ses institutions de sécurité militaire maintiendra sa petite guerre éclair, sans arrière pensées à propos des dommages collatéraux. Dans l'autre camp, les commandants rebelles parieront sur le nouveau Conseil Militaire Suprême encouragé par les Saoudiens et les Qataris

Les Salafistes et les Djiadistes du Front al-Nusrah, des fanatiques du septième siècle, décapiteurs enthousiastes font le gros des combats sans y être invités. Après tout le Front al-Nusrah n'est-il pas nommément décrit par Washington comme une organisation terroriste.

Si on observe la réaction des Frères Musulmans, le Député, Contrôleur Général Mohammed Farouk Tayfour dit que les réactions sont "trop hasardeuses" tandis que le nouveau chef de l'opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib, à Marrakech, pense que les décisions doivent être "réexaminées". Virtuellement, tous les porte-parole rebelles n'ont-ils pas déclarés leur amour immortel pour la radicalité en plaidant leurs allégeances à al-Nusrah.

Donc, avec tous les fanatiques d'al-Nusrah, qui, pour l'instant, dissimulent leurs barbes correctement islamiques, sous de prosaïques capuchons, s'attendent à de nouvelles avancées rebelles sur Damas, en dépit de deux défaites majeures (fin juin et en décembre) dues à la courtoisie de contre-offensives gouvernementales.

Après tout, ces jolis messieurs, entraînés aux Etats-Unis, des forces spéciales américaines, anglaises et jordaniennes doivent produire des résultats sans mentionner les quantités toujours plus grandes d'armes létales dispensées par ces parangons de la démocratie dans le Golfe Persique. Sinon, le Front al-Nusrah Front contrôle des sections entières d'Alep, ville dévastée.

Les règles de la haine sectaire

Nous avons aussi la toute nouvelle Coalition Nationale des Révolutionnaires Syriens et des Forces de l'Opposition, une coproduction Doha Washington. Rencontrez le nouveau chef, c'est le même que l'ancien, le Conseil National Syrien. Ce n'est que de la rhétorique, en fait, la seule chose qui les intéressent, c'est d'acquérir de plus en plus d'armes mortelles. Et ils aiment al-Nusrah, même si Washington ne l'aime pas.

Les Qatar, a déversé des tonnes d'armement "comme des bonbons" (d'après un marchand d'armes américain) sur la Libye "libérée" Après le coup de Benghazi, le Département d'Etat s'est dit qu'en continuant à armer les rebelles syriens comme çà, ils prenaient les mêmes risques qu'en Libye. Traduction: le Qatar continue à fournir de grandes quantités d'armes aux rebelles et l'Amérique continue à "diriger par derrière".

Il faut s'attendre à plus de massacres sectaires comme celui d'Aqrab, à d'autres distorsions contextuelles. Le Ministre des Affaires Etrangères russe Mikhaïl Bogdanov dit : " Les combats vont encore s'intensifier et la Syrie perdra encore des dizaines ou meme des centaines de milliers de civils. Si c'est le prix à payer pour l'empêchement du président et s'il vous semble acceptable, pas à nous".

La Russie fait tout ce qu'elle peut pour empêcher que cela n'arrive et si les "rebelles" de l'OTAN mènent à bien leurs menaces et qu'ils attaquent les ambassades de Russie et d'Ukraine à Damas, alors il va falloir qu'ils règlent leurs barbes sur la vitesse maximale pour échapper aux Spetnatz, les forces spéciales russes.

On peut s'attendre à plus grave comme le Cheikh Sunnite, vedette d'al-Jazeera, Yusuf al-Qaradawi qui formula incidemment une fatwa légitimant la mort de millions de syriens, qu'ils soient civils ou militaires peu importe tant qu'ils soient Alaouites ou Chiites.

La haine sectaire gouvernera, avec le Qatar à sa tète suivis par les Saoudiens avec leurs grands livres assortis d'islamistes purs et durs. L'agenda, c'est la guerre contre les Chiites, contre les Alaouites, même contre les modérés pas seulement en Syrie, mais partout au Moyen-Orient.

Un face à face Patriot contre Iskander

La nouvelle stratégie de l'Armée Syrienne Libre consiste à se retirer des ses bases à la campagne pour concentrer ses troupes dans les villes et les agglomérations.

Attendons-nous à ce que la stratégie générale du club de l'OTAN reste plus ou moins la même, tenter de battre l'Armée Syrienne, là où c'est possible, les démoraliser et savonner la planche pour son éventuelle intervention ( les armes chimiques et le discours sur la "catastrophe humanitaire" font partie du paquet psychologique opérationnel).

Les Syriens ont beau détenir les armes lourdes mais confrontés à un tsunami de mercenaires, de Salafistes et de Djiadistes armés et entraînés par l'OTAN, toute l'affaire peut prendre des années dans le style de la guerre civile au Liban. Ce qui nous mène à la "meilleure" option : la mort de l'état syrien par des milliers de blessures grandes et petites.

Ce qui est certain c'est que la "coalition des volontés" contre la Syrie, n'aura aucun problème à ramasser la mise quand le jeu s'achèvera. Washington parie sur un régime post-Assad gouverné par les Frères Musulmans. Il ne faut dont pas s'étonner de voir le petit Roi de Jordanie devenir nerveux, il sait que les Frères Musulmans prendront le pouvoir en Jordanie aussi, ce qui l'empêchera de rester le meilleur client permanent de chez Harrods.

Ces modèles de démocratie, les pétro monarchies médiévales du Golfe, ne sont pas moins inquiets tant ils craignent la popularité des Frères Musulmans comme on craint la peste. Le Kurdistan Syrien, maintenant bien engagé sur la voie d'une totale autonomie et d'une liberté éventuelle, aggrave la position d'Ankara dans un conflit que les Turcs mènent depuis quarante ans. Sans compter sur la perspective de Salafistes et de Djiadistes sans emploi coincés entre les frontières et qui sont prêts à tomber amok.

Téhéran a déjà prévenu Ankara en termes assez catégoriques des conséquences du déploiement prochain du système de missiles de défense de l'OTAN.

Le porte-parole du Pentagone, George Little, dans un de ses chef-d'œuvres n'a-t-il pas affirmé que " Les Etats-Unis aide la Turquie dans son effort d'autodéfense (contre la Syrie)."

Voilà pourquoi 400 militaires américains s'installent en Turquie afin de piloter les deux batteries de missiles Patriot pour mieux la défendre contre " les menaces potentielles émanant de la Syrie".

Traduction: çà n'a rien à voir avec la Syrie, c'est surtout la présence militaire russe en Syrie qui les énerve. Moscou a offert, non seulement les très efficaces missiles sol-sol hypersoniques Iskander (virtuellement immunisés contre les mesures antimissiles mais aussi le système de défense à cibles multiples Pechora 2M), un cauchemar pour le Pentagone si jamais une zone d'exclusion aérienne est décrétée contre la Syrie.

Bienvenue à la confrontation entre Patriot et Iskander. Juste sur la ligne de feu, nous trouvons le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à l'ego démesuré, et qui expose un profond complexe d'infériorité dans ses relations avec les Européens. On le laisse dans le froid, en attendant, la mise en œuvre des plans du maître.

Le talon d'Achille de la Turquie (à part les Kurdes), c'est le fait de se promouvoir au carrefour des routes de l'énergie entre l'Est et l'Ouest. Le problème, c'est que la Turquie dépend, pour ses fournitures en énergie, à la fois de la Russie et de l'Iran. Sottement, elle s'aliène les deux en même temps, avec sa politique syrienne informe.

Malédictions et brouillards

Comment résoudre cette tragédie ? Personne ne semble écouter le Vice-Président syrien Farouk Al-Sharaa.

Dans un échange de vue avec l'organe libanais Al-Akhbar, il souligne que " la menace de voir, par la présente campagne, la Syrie, son histoire, sa civilisation et son peuple... chaque jour qui passe, la solution s'éloigne, militairement et politiquement, Nous sommes dans la position de devoir défendre l'existence de la Syrie".

Il ne possède pas " une réponse claire à la question" mais il a un plan :

N'importe quelle solution soit en commençant des conversations entre arabes, dans les capitales régionales ou étrangères, ne peut exister sans une solide fondation syrienne ; La solution doit être syrienne. Elle se composerait d'un règlement entre les principaux pays de la région et le Conseil de Sécurité de l'ONU.

Cet arrangement doit inclure l'abandon de tout forme de violence et la création d'un gouvernement d'unité nationale avec de larges pouvoirs qui devra solutionner les dossiers sensibles relatifs à la vie des gens et à leurs demandes légitimes.

Ce n'est pas ce que veut le complexe otanesque, les Américains, les Anglais, les Français, les Turcs, le Qatar, l'Arabie Saoudite sont déjà tous engagés par leurs agendas divergents respectifs. L'OTAN a déjà accompli un objectif, assez similaire à l'Irak en 2003, réduire en poussière la fragile fabrique sociale syrienne.

C'est le capitalisme du désastre en action, phase I, le terrain est déjà prêt pour une "reconstruction" profitable de la Syrie, une fois le gouvernement turbo capitaliste pliable installé.

Parallèlement, les réactions sont souvent suscitées par leurs propres mouvements mystérieux ; des millions de Syriens qui initiallement, soutenaient l'idée de mouvement pro-démocratique, des classes d'affaire de Damas aux négociants d'Alep soutiennent aujourd'hui le gouvernement contre le nettoyage ethnique et religieux proposé par les "rebelles" du genre d'al-Nusrah.

Voilà, coincés entre l'OTAN, les Russes et les Iraniens de l'autre coté, les Syriens n'ont nulle part ou aller. Rien n'arrêtera l'OTAN de créer, dans le sang, n'importe quelle entité douteuse, allant d'émirats pro-américains à des "démocraties" gouvernées par les Frères Musulmans.

Il est facile de voir pour qui sonne le glas en Syrie, il ne sonne pas pour toi, mais pour la malédiction, l'égarement, l'errance, la mort et la destruction.

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03/12/2012

34 Signes du déclin américain

Les Etats-unis montrent des signes évidents de déclin. Ca fait plaisir à beaucoup de gens partout dans le monde et même en Amérique. L'Amérique n'a jamais été parfaite. Mais l'aventure de Pères Fondateurs a vraiment incarné un phare pour le reste du monde de nombreuses façons au cours de siècles. Hélas, les fondements pourrissent et beaucoup témoignent de l'effondrement qui les environnent. Cet article attire l'attention sur le déclin économique de l'Amérique. Elle n'est plus la nation qu'elle a été. Mais on peut dire aussi beaucoup de choses à propos des questions sociales, politiques et morales et spirituelles. Les Américains sont orgueilleux, égoïstes, arrogants, ingrats, prompts à la trahison et intoxiqués au spectacle et au plaisir. Ils sont tellement les sujets de leurs vices qu'ils ne réalisent pas ce qui se passe autour d'eux. Ils croient simplement a une prospérité infinie parce que c'est ainsi. Malheureusement, c'est faux. Ils ont hérité de l'instrument industriel le plus imposant au monde et ils l'ont cassé, maintenant l'heure douloureuse de la prise de conscience approche. Mais la plupart des gens ne le comprendrons que quand il sera trop tard.

 Les 34 signes qui suivent indiquent ce déclin...

 #1 Suivant la Banque Mondiale, le produit domestique comptait pour 31,8 % pour l'activité économique en 2001. Ce nombre est tombé à 21,6% en 2011. Ce n'est pas juste un déclin, c'est une chute vertigineuse.

#2 suivant The Economist, Les Etats-unis, le meilleur endroit pour naitre en 1988, se traîne aujourd'hui à la seizième place.

#3 Les Etats-Unis perdent de la compétitivité globale depuis quatre années consécutives d'après le Forum Economique Mondial

#4 suivant the Wall Street Journal, la moitié des quarante plus grands investisseurs mondiaux songent à réduire leurs dépenses en capital dans les mois à venir.

#5 Trois fois moins de nouvelles maisons seront vendues aux Etats-Unis en 2012 qu'en 2005.

#6 L'Amérique qui possédait les plus grandes cités manufacturières du monde. Aujourd'hui elles ont dégénérés en trous infernaux. Par exemple, la ville de Detroit est au bord de la chute financière et un juriste de l'Etat a suggéré de considérer sa dissolution comme une option.

#7 En 2007, le taux de chômage des 20 - 29 ans était de 6,5%. Aujourd'hui, il est de 13 %.

#8 En 1950, plus de 80 % de tous les hommes aux Etats-Unis avaient un emploi. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 65 %.

#9 Croyez le ou non, à peu près 25 % des américains gagnent 7,4€ de l'heure ou moins.

#10 60 % des emplois perdus durant cette récession représentaient des salaires moyens, mais 58 % des emplois créés depuis lors représentent des bas salaires.

#11 Le revenu moyen des américains a chuté depuis quatre années consécutives en moyenne de plus de 2.800€ pendant ce temps.

#12 Le déficit commercial américain est aujourd'hui 28 fois plus important qu'il ne l'était en 1990.

#13 Plus de 56.000 manufactures se sont fermés depuis 2001. En 2010, Les installations manufacturières fermaient au rythme de 23 par jour.

#14 En 2005, le prix de l'essence était de moins 0,4€ le litre. En 2012, le prix moyen du litre d'essence est passé à 0,73€.

#15 En 1999, 64.1 % des américains détenaient une assurance santé basée sur leur. Maintenant, ils ne sont plus que 55,1.

#16 En 1971 le revenu moyen comprenait 61%, aujourd'hui 51 %.

#17 20.2 millions d'Américains dépensent plus de la moitié de leurs revenus pour le logement soit une augmentation de 46 % depuis 2001.

#18 Selon le Bureau du Recensement le taux de pauvreté pour les enfants est de plus ou moins 22 %.

#19 En 1983, 95 % de tous les fournisseurs de revenu étaient endettés 45 centimes par euro. En 2007, ce chiffre se montait 1.48€.

#20 La dette d'amortissement des maisons est cinq fois plus grande qu'il y a 20 ans.

#21 La dette totale des cartes de crédit est huit fois plus importante qu'il y a 30 ans.

#22 La valeur du dollar a chuté de 96 % depuis la création de la Réserve Fédérale.

#23 29 % of tous les Américains entre 25 et 34 ans vivent toujours chez leurs parents.

#24 En 1950, 78 % couples vivaient dans leur foyer, aujourd'hui, ils ne sont plus que 48 %.

#25 Selon le Bureau du Recensement, 49 % de tous les Américains qui vivent dans une maison reçoivent des revenus directs du Gouvernement Fédéral, en in 1983, ils étaient moins d'un tiers.

#26 In 1980, les transferts de payement issus du Gouvernement Fédéral représentaient 11.7 % de tous les revenus, c'est 18 % aujourd'hui.

#27 En 2008, 30,8 millions d'américains vivaient de bons alimentaires. , maintenant 47,1 millions.

#28 Pour l'instant, 25% des enfants américains mangent grâce aux tickets d'alimentation.

#29 Le nombre d'américains qui vivent de tickets d'alimentation dépasse les populations combinées de "Alaska, Arkansas, Connecticut, Delaware, District de Columbia, Hawaii, Idaho, Iowa, Kansas, Maine, Mississippi, Montana, Nebraska, Nevada, New Hampshire, Nouveau Mexico, Nord Dakota, Oklahoma, Oregon, Rhode Island, Dakota du sud, Utah, Vermont, Virginia de l'ouest, et Wyoming."

#30 En 1965, 2% des américains étaient inscrits à l'Aide Médicale. Aujourd'hui ils sont 8,3%. L'Obamacare va en ajouter 16 millions.

#31 En 2001, la dette nationale représentait 4,38 x109 €. Aujourd'hui 11,68 x 109 et elle augmente de plus de 73 millions d'euros chaque heure.

#32 La dette nationale américaine est aujourd'hui 23 fois plus importante qu'à l'époque ou Jimmy Carter est arrivé au pouvoir.

#33 Suivant une statistique du Service Public de Radio diffusion, du début de cette année, les foyers américains dont le revenu annuel est de 7.500€ ou moins en dépensent 9 % à la loterie. Est-ce possible ? Les gens sont-ils aussi fous ?

#34 Au fur et à mesure que l'économie décline, Les gens avalent de plus en plus d'antidépresseurs et autres substances sous ordonnance. Ils en dépensaient pour 4,2 milliards d'euros en plus en 2010 qu'en 2005.

Leurs chefs ne font pas grand chose pour contrer ces réalités alarmantes, ils continuent à répéter toujours la même antienne : "tout va bien." En réalité, ils vivent dans un monde très différent du reste de leurs concitoyens. Obama s'est offert 20 jours de vacances à Hawaii. La plupart d'entre eux ne savent pas ce que c'est de vivre de mois en mois sur un chèque de paie. Plus de la moitié des parlementaires sont millionnaires. Hommes riches servant les intérêts d'autres hommes riches. Mais ce n'est pas uniquement le cas du Président et des membres du Congrès. La vérité est que le système politique américain est un gigantesque animal qui continue à grandir quel que soit ceux qui sont au pouvoir. La clientèle politique des deux partis dépend totalement de la bête et ils continueront à la nourrir et à la servir parce qu'elle a été très bonne avec eux. Voici quelques faits percutants. Les partis politiques, Démocrate et Républicain sont faits comme suit :

1)La plupart des titulaires de poste en activité ou retraités dépendent pour leur train de vie et leurs demandes narcissiques de leur lien féodal à leurs partis respectifs et de leurs accès aux largesses du Gouvernement

2) Pour la majorité de l'élite des médias, faiseurs d'opinion et commentateurs, écrivains, personnalités de la télévision basés à Washington et à New York, la promiscuité avec le pouvoir est vitale pour la continuation de leur niveau de vie.

 3) Les gens d'Académie, les nombreux penseurs, les soi-disant organisations non gouvernementales, les organisations, tous ceux qui font métier d'influence sur le gouvernement comptent sur celui-ci, sur l'administration et sur le Parlement pour les emplois, des législations favorables et des gratifications de leurs ego.

4) Les riches contributeurs et les consultants dont l'avenir est irrévocablement lié à la machine politiques des partis.

5) les capitalistes affiliés depuis longtemps, c'est à dire les chefs des communautés d'entreprises et des communautés financières tout autant que les syndicats dont les entités dépendent ou sont soumises à l'attribution des bontés gouvernementales.

Pensez-vous que ce système insidieux sera déraciné un jour ou l'autre ? Bien sur que non.

En continuant sur cette voie, l'Amérique poursuivra son déclin. Si cela fait la joie de certains, ce sera au désespoir d'autres qui pleureront la chute d'une puissante république au rêve perdu. 

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29/07/2012

La guerre sainte en Syrie et le cours de l'histoire

 

 

Washington est clairement indisposé à la fois par intransigeance de Pékin et de Moscou, leur positions sur la crise syrienne et leur absence de volonté à justifier une frappe directe sur le Président Bashar al-Assad avec un blanc-seing de l'ONU. Les représentants américains à l'ONU qui décrivent de manière si vivante la brutalité du régime d'Assad en faisant appel à la fibre morale de la communauté internationale, en particulier, naturellement, à celles de la Chine et de la Russie. Les gouvernements des deux pays ne sont pas convaincus pour un certain nombre de raisons. L'une d'entre elles est que l'indignation morale de Washington passe difficilement le test de l'histoire puisque l'Amérique fut une amie de Joseph Staline, d'Augusto Pinochet et du Shah d'Iran. Cette nation a démontré que quand il s'agit de négocier des programmes politiques urgents, elle le peut avec des dictateurs de droite comme de gauche. Elle n'a non plus rien fait pendant les massacres génocidaires, de l'holocauste juif au génocide rwandais. En même temps, il ne serait pas logique d'accepter l'idée que Washington n'a aucuns amis étrangers dans son affaire syrienne. Il en a un, imprévisible Le Centre Kavkaz, le véhicule Internet des djihadistes du Nord-Caucasse. Récemment, Moscou a intensifié ses efforts pour mettre ce site hors ligne, mais il continue à fonctionner sous forme de blog c'est à dire à défier le Kremlin. Ses contributeurs encensent l'opposition syrienne comme des amis de coeur et encourage implicitement ses tentatives pour se débarrasser du régime d'Assad

Cette occurrence n'est pas isolée, Les autorités irakiennes ont informé le monde qu'un courant continu de djihadistes arrive en Syrie pour se joindre au combat contre Assad, elles n'ont pas seulement demandé des pressions de la part des américains mais aussi un engagement militaire direct dans les affaires syriennes, c'est à dire, implicitement, à une rupture directe avec l'Iran. Évidemment, une confrontation avec l'Iran en serait le résultat final. Mais bien qu'ils encouragent l'engagement direct, ils sont pourtant loin d'être des amis de Washington.

Après le 11 septembre 2001 les Centre Kavkaz présentait les Américains comme d'affreux zombies infidèles qui méritaient leur destinée, il affirmait que des centaines de milliers d'américains étaient morts et rendait hommage à ceux qui avaient démontré combien il était facile d'égarer l'Amérique grâce à quelques héros du djihad intelligents et sans égoïsme.

On peut supposer que cette attitude des djihadistes, y compris ceux engagés en Syrie ne soit pas un secret, pour Washington, spécialement pour les conservateurs si pressés de s'engager dans le conflit. Ce n'est pas, bien sur, du à un désir de sauver des vies. En réalité, ils font de leur mieux pour détruire les plans sociaux et médicaux prônés par les démocrates, indépendamment du fait que plusieurs milliers d'américains meurent chaque année par manque de traitement médical. Ici, le but majeur est d'affaiblir l'Iran, le problème géopolitique majeur des États-Unis au Moyen-Orient.

Ou pourrait mener une mésalliance si étrange ? Les analystes de Washington pensent qu'ils peuvent rouler leurs adversaires avec un genre de jeu byzantin. Quoi qu'il en soit, pour comprendre le résultat assez probable d'une telle stratégie, ils devraient se tourner vers le lieu de naissance du byzantinisme moderne, la Russie, et étudier le déroulement d'événements similaires, il y a presque un siècle.

Lénine, marxiste radical qui trouva sa maturation politique au début du siècle dernier, était convaincu que les masses satisfaites ne se lèveraient pas pour rejeter l'ordre capitaliste global, et que les Bolcheviques, son parti, étaient trop faibles pour s'engager contre le régime tsariste dont la chute aurait mené à une révolution mondiale et ou les masses établiraient un socialisme idéal global et plus tard une société communisme. Société qui rappelle un peu le califat général, but des djihadistes. Les Bolcheviques, groupe minuscule au début du vingtième siècle ne pouvait réussir que si les impérialistes s'autodétruisaient. Peu ami du Kaiser, il rêvait d'une confrontation générale entre Moscou et Berlin, en fait d'une guerre globale.

Aucune guerre générale européenne ne se montrait à l'horizon ; les dernières guerres, celles de Napoléon, vieilles de presque cent ans. Tout suggérait si on présumait de la santé mentale des plus grands chefs européens, qu'une telle guerre serait improbable. Les armes étaient devenues si destructives, les forces s'équilibraient et l'intégration européenne si avancée économiquement et politiquement, seul un fou comme Friedrich Nietzsche prédisait un énorme bain de sang dans le futur, que les Européens s'engageraient dans un conflit continental majeur.

Lénine le comprit et fit part de sa frustration à Maxime Gorky, le fameux écrivain radical russe. "Cher Alexis Maximovich," écrivait-il en 1912," la grande guerre européenne serait un bénéfice pour la révolution, hélas, ni le Tsar ou le Kaiser, ne nous procureront un tel plaisir". Lénine, et il n'était pas le seul, surestimait l'Empereur d'Allemagne et ses conseillers. Ils croyaient, comme les conservateurs américains, que ce serait une guerre éclair, il profitèrent de leur "11 septembre" le meurtre de l'Archiduc François-Joseph, comme un prétexte pour lancer la première guerre mondiale. La guerre n'obéit point au scénario allemand, et les évènements furent un peu similaire à ceux du Moyen-orient un siècle plus tard. La guerre éclair se tourna en guerre d'usure bien sale, les ressources allemandes commencèrent à s'épuiser dans sa propre version de la "séquestration" du budget militaire américain aujourd'hui attendue.

Tandis que les Européens mourraient par millions, Lénine se trouvait en extase, pour les grandes souffrances des masses renforcées des frustrations séculaires, qui rendaient la révolution russe possible. L'Empire Allemand en notant Lénine et ses suivants, comme Washington aujourd'hui au Moyen-Orient, qu'il pourrait utiliser les radicaux russes pour déstabiliser la situation en Russie et mener l'Allemagne à la victoire. Raison pour laquelle Berlin fournit des fonds à Lénine afin de lui permettre de voyager en Russie dans des "trains scellés" quand le Gouvernement Provisoire libéral qui émergea après février/mars 1917 l'autorisa à rentrer. Les Bolcheviques, menèrent la Russie à une seconde révolution, signèrent l'armistice avec l'Allemagne par comme disait Lénine "l'obscène traité" de Brest-Litovsk.

Berlin ne profita pas très longtemps des fruits de son stratagème. Les germes de la révolution se répandirent en Allemagne et menèrent à la chute de la monarchie allemande. Une génération plus tard, les fils spirituels et politiques de Lénine entrèrent avec leurs chars à Berlin.

Naturellement, l'histoire ne se répéta pas mot à mot, mais dessina quand même un nombre de ressemblances significatives. Les djihadistes du Nord Caucase au Moyen-Orient, croient que la chute d'Assad, mieux, une guerre avec l'Iran accomplira ce que la guerre des Américains avec l'Irak n'a pas su faire c'est à dire initier le chaos, non seulement au Moyen-Orient, mais avec un peu de chance globalement, ce qui permettrait aux djihadistes d'émerger.

Si cela arrive, le courant de marée du terrorisme ne touchera pas seulement Moscou et Beijing, les ennemis de Washington mais aussi Jérusalem. C'est la raison pour laquelle on entend à peine la voix du Premier Ministre Benjamin Netanyahu qui n'est guère excité par une chute brutale du régime d'Assad. Néanmoins, les Américains entendent avec difficulté les voix sobres de Jérusalem, non seulement parce qu'ils pourraient les jeter facilement comme ils l'ont fait, malgré toutes les assurances, avec Moubarak en Egypte, pas seulement pas qu'ils pensent que les Israéliens seraient peu affectés par le chaos et les vagues de terreur, mais aussi à cause des changements fondamentaux de leur politique.

Comme les problèmes économiques sont devenus trop évidents pour rester ignorés, les élites américaines ressentent que ce n'est pas seulement leur prédominance économique qui commence à faiblir mais aussi leur influence géopolitique qui commence à leur échapper des mains à grande vitesse. L'Amérique est une femme qui ne vieillit pas très bien sans se préparer à l'avenir. Dans ce cas, le nouvel ordre mondial et son privilège économique, son niveau de vie et son influence seront beaucoup plus modestes.

Obama et ses thuriféraires continuent à proclamer qu'ils ne font que rebondir pour mieux sauter. Et que, pour cette raison "elle" peut s'engager dans des actions stupides dont ne profitera que son amant djihadiste vigoureux et charismatique, préparé, par la persévérance, la planification à long terme et le sens du sacrifice, qualités aujourd'hui bien peu américaines

Alors, l'histoire pourrait bien se diriger vers une direction entièrement nouvelle, comme elle l'a fait en 1914, quand bien peu de gens connaissaient Lénine et bien moins encore Staline, Adolphe Hitler et Benito Mussolini, et que pratiquement personne pouvait prévoir ce qu'ils feraient dans le futur.

Comme Hegel le signalait avec raison, " La chouette de Minerve n'étend ses ailes qu'au crépuscule " ce qui veut dire que le sens des évènements ne peut être compris que rétrospectivement.

 

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12/05/2012

Les Frères Musulmans choisissent le Chaos

Les Frères Musulmans ont signalé leur intention d'amener l'Egypte au chaos. Avec des réserves de liquidités atteignant à peine deux mois d'importations et la panique qui gagne l'économie égyptienne, le candidat des Frères Musulmans, Khairat al Shater a prévenu qu'il bloquerait le prêt d'urgence de trois milliards de dollars alloués par le Fond Monétaire International jusqu'à ce que le gouvernement militaire cède le pouvoir. "Nous avons dit au gouvernement qu'il se trouvait devant une alternative, soit de postposer l'emprunt sans chercher à l'obtenir par d'autres moyens et sans notre acceptation, soit d'accélérer la formation d'un nouveau gouvernement" disait-il à un journaliste de Reuter. Il ajoute qu'Al Shater indique que les finances du pays sont précaires et qu'une dévaluation sévère pourrait avoir lieu à la fin de l'année fiscale, qui approche, c'est à dire début mai, et que c'est de la responsabilité du gouvernement de la résoudre. Récemment la Banque Centrale d'Egypte, dans un rapport, énonce que les réserves de change totales ont chuté de quinze milliards de dollars à seulement neuf milliards de dollars, ce qui équivaut à deux mois d'importations. Les projections sur le marché des changes à terme montrent que la Livre pourrait perdre la moitié de sa valeur durant l'année à venir et que les Egyptiens ont répondu en se restreignant sur le diesel, le propane et d'autres nécessités premières. Avec la moitié de la population vivant sur deux dollars par jour ou moins, la dévaluation attendue en une partie significative sous le seuil de nutrition au prix, pour le gouvernement de subsidier l'importation des biens de première nécessité pour une nation qui importe déjà la moitié de sa consommation calorique. Le prêt du Fond Monétaire International permettait donnait un délai à la dévaluation, mais al Shater et les Frères Musulmans refusent ce ballon d'oxygène en arguant du fait qu'il n'est pas logique d'accorder une telle somme à un gouvernement de transition qui durera deux ou trois mois, alors que le prochain gouvernement, lui, permanent, devra le rembourser. Alors que l'Egypte s'achemine vers le chaos, les observateurs occidentaux comment stabiliser l'économie. Il apparaît que la question est mal posée. Pourquoi les Frères Musulmans ne veulent-ils pas permettre à l'occident de stabiliser la position financière de l'Egypte ? La vraie question est : qui bénéficiera de la chute ? A ce stade, les Frères Musulmans apparaissent comme seuls vainqueurs par défaut. Nul autre acteur ne semble avoir le courage et ne sang froid nécessaire pour exploiter la crise à venir. Par contraste, l'Amérique est bloquée dans la défense d'une position qui se détériore et les chefs militaires égyptiens sont plus concernés à s'aménager un nid en exil, comme les généraux iraniens en 1979. Les Frères pensent qu'une famine générale ne peut que renforcer leur position et ils ont probablement raison de le croire. Quand le système tricard et corrompu des subsides alloués par le gouvernement s'effondrera, les chefs islamistes locaux prendront le contrôle de la distribution de nourriture et établiront ainsi une dictature de facto dans les rues. Une fois de plus, les analystes américains se sont égarés dans leurs évaluations en confondant les manifestants de la place Tahrir avec des révolutionnaires. Alors qu'ils n'ont jamais cessé d'être les instruments d'une organisation révolutionnaire construite sur le modèle léniniste ou nazi. Le programme des Frères est en gestation depuis longtemps déjà, a su se substituer, à l'époque de la chute de Moubarak, au manque grandissant de combustible et de nourriture. Le Ministère de la Solidarité et de la Justice Sociale s'est mis à former des "comités révolutionnaires" afin de faire respecter la loi aux boulangers et aux marchands de propane et aux vendeurs de rue qui "font payer plus que le prix prescrit par la loi". D'après le Ministre " des opérateurs contrôlent le prix du pain et du butane et des comités populaires sont nécessaires pour les contrer". Le gouvernement avait déjà réduit l'importation de combustibles et d'autres biens subsidiés à un niveau égale à 35% de la normale. Mais si la patience des gens est mise à l'épreuve, ils n'ont d'autre choix que de l'entretenir tant ils craignent qu'une crise de plus ne compromette la production subsidiée de pain. Avec les semaines qui passent, des queues de milliers d'automobiles s'allongent dans les stations services tout comme celles des piétons du propane. On n'en est pas encore au pain. Que ce soit le gouvernement qui, anticipe la dévaluation en engrangeant des devises fortes ou les particuliers en stockant des vivres. Dans les deux cas, le résultat est le même, L'Egypte manque d'argent et fait face à une dévaluation chaotique. Les acteurs politiques ont renoncé à éviter la crise pour se positionner plutôt que de l'exploiter. La politique américaine se retrouve entièrement démunie face à ce scénario. Depuis le traité de paix avec Israël, en 1979, l'Amérique a versé 75 milliards de dollars aux militaires égyptiens et continue à voir dans le Conseil Suprême des Forces Armées, le seul sanctuaire de stabilité de la politique égyptienne. La posture est bipartisane, les Sénateurs John Mc Cain de l'Arizona et Lindsey Graham de San Francisco ont rencontré les chefs des Frères Musulmans au Caire en mars, évidemment avec l'espoir de persuader les Frères Musulmans de ne pas remettre en question le contrôle des forces armées sur le gouvernement. Mc Cain a clairement déclaré qu'il voulait réduire les tensions entre les Islamistes et le régime des forces armées comme il le dit lors d'un échange avec un journaliste au Caire : " la tension actuelle en le conseil militaire et les Frères Musulmans pourrait aggraver la situation dans le pays, la période à venir qui va élaborer la constitution risque de connaître une escalade des tensions et la possibilité de plus de confrontations et de démonstrations en Egypte. Quoi qu'il en soit, la question la plus importante est de savoir si les Frères Musulmans adoptent une approche modérée ou si certains de ses membres les plus extrémistes dirigent le processus d'élaboration de la constitution et les élections. C'est la position américaine conventionnelle. Depuis, les Frères Musulmans ne se sont pas contentés d'entrer au Parlement, ils ont aussi présenté leur candidat Khairat al Shaker. Organisation révolutionnaire qui vit naître ses premiers succès sous l'influence du département des affaires étrangères de l'Allemagne nazie, elle n'a aucun état d'âme à exacerber la misère économique des égyptiens afin de poursuivre son agenda. La consolidation du pouvoir des Frères Musulmans en arrière plan des dévaluations et du manque de nourriture sont des techniques utilisées par les bolcheviks en 1917 et par les nazis en 1933, La problématique est engagée. Il n'y a aucun moyen de l'éviter et les militaires connaîtront leur défaite quand l'argent étranger cessera de leur parvenir. Les Américains profitèrent de l'opportunité créée par l'arrestation d'agents d'organisations non gouvernementales pour fournir 1,3 milliards de dollars en échange du règlement du contentieux. L'Amérique continue à mettre tous ses œufs dans le même panier militaire comme le montre ses représentations aux militaires et l'affaire des agents. La maison Saoud est en pleine crise d'hystérie contre les Frères Musulmans et reflète l'inquiétude des émirats. Cette importante hypothèque, virtuellement ignorée par les services américains au point qu'en analysant leurs liens, ils ont conclu que les saoudiens avaient gagné une nouvelle influence chez les Frères Musulmans et même chez les Salafistes. Les monarchies du golfe ont de bonnes raisons de craindre les Frères Musulmans opposés au tribalisme monarchique, les Frères remodèlent le radicalisme islamique sous la forme d'un parti totalitaire révolutionnaire moderne. Si l'Egypte a faim, les pleurs viendront du Caire : " Nos frères manquent de pain et la maison corrompue des Saoud dépensent des fortunes en whisky et en putains". Les officiels des états du golfe ont fait part de leurs. L'éditorialiste indépendant égyptien, Sultan al-Qassemi écrit : Dans la vidéo largement distribuée d'un discours récent à Bahrain, le chef de la police de Dubai qui entretient d'excellentes relations avec le Premier Ministre du pays, a prévenu contre les Frères Musulmans constatant que leur menace sur la région était" tout aussi dangereuse que celle de l'Iran. Un conflit potentiel entre les états du golfe et l'Egypte en ajoutera encore aux tendances centrifuges de la région. Ils sont alliés contre l'Iran mais de mortels compétiteurs en puissance. Les efforts des Frères Musulmans pour subtiliser le pouvoir à la famille Assad alliée de Téhéran peuvent pousser le conflit vers une dimension entièrement nouvelle. Une attention insuffisante a été portée au fait que la désintégration de la Syrie puisse inciter Israël à frapper l'Iran. Dans les jours derniers a émis des avertissements à propos des réserves d'armes chimiques syriennes estimées les plus importantes du monde. Comme le dit le Financial Times: " Israël est profondément concerné par le stock gigantesque d'armement que détient la Syrie, y compris, des missiles à longue portée, des armes chimiques et biologiques ne finissent entre les mains de militants radicaux libanais ou d'autres. Ehud Barak, Ministre de la Défense israélien parlant devant le Parlement met en exergue les dangers à court terme posé par l'instabilité en Syrie. "Nous surveillons les évènements de Syrie et tout effort pour transférer de l'armement qui romprait l'équilibre, les incertitudes augmentent et nous devons nous préparer à n'importe quel scénario. Les fonctionnaires israéliens soulignent un risque plus grand encore en cas d'intervention de l'Iran dans les affaires syriennes à l'aide de troupes régulières pour aider le régime d'Assad, sans doute en réponse au soutien réel ou perçu des occidentaux à l'opposition syrienne. Dans ce cas, les Iraniens disposeraient du contrôle des armes chimiques syriennes. Ce qui leur donnerait les moyens de riposter à n'importe quelle frappe sur l'Iran. L'armement chimique syrien est évoqué régulièrement par la presse spécialisée. Mais personne n'évoque ce que devrait être le souci principal. La dissuasion a toujours fonctionné avec le régime d'Assad mais si la Syrie utilisait ses armes chimiques contre Israël, Damas serait vitrifiée. La famille Assad refuse l'émergence de ce scénario mais les Iraniens sont beaucoup moins regardants sur une manière plutôt qu'une autre. D'ailleurs, pour commencer, ils n'ont jamais aimé les Arabes. Si l'Iran obtient un contrôle sur le stock syrien, cela signifie une force de frappe hors de ses frontières ce qu'Israël ne pourra tolérer. La politique américaine marche sur trois jambes, utiliser une combinaison de menaces et de gratifications pour stabiliser la Syrie, faire confiance au Conseil Militaire pour stabiliser l'Egypte. Utiliser le bâton des sanctions et la carotte du nucléaire civil. Ce qu'il se passe c'est que Washington ne marche sur aucune jambe, le Moyen-Orient se dirige vers le chaos du fait de la force politique dominante du pays arabe le plus peuplé. L'Egypte des Frères musulmans croit que le chaos tournera à son avantage. Avec l'échec des outils traditionnels de la diplomatie américaine, l'alternative, pour promouvoir la stabilité consiste à gérer l'instabilité. C'est une action pour laquelle les Américains manquent des qualifications culturelles nécessaires et de l'estomac d'acier assorti. Mais ils vont devoir apprendre vite. Si les frères Musulmans se proposent des gains à partie de la crise économique pour transférer le pouvoir des vieilles institutions civiles vers les organisations révolutionnaires dans la rue. La riposte évidente est d'intensifier la crise qui deviendrait ingérable pour les organisations révolutionnaires et discréditerait les Frères Musulmans accusés de combattre le feu par le feu.

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15/02/2012

L'Acte d'Honneur d'un immigrant Mexicain

La guerre d'escarmouche à Picacho Peak entre les Confédérés du Texas et les soldats de l'Union de Californie, le 15 avril 1862. Son souvenir est célébré chaque année. C' est sans doute l' histoire d'honneur la plus exemplaire du combat courageux des immigrants mexicains face à l'occupation de Tucson par les Confédérés. En 1862, le jour de la Saint Valentin, Jefferson Davis désignait le territoire de l'Arizona, en réalité, le sud de l'Arizona, en dessous du trente quatrième parallèle, comme sa capitale la plus occidentale. Il fallut arriver à la fin de la guerre pour reconnaître ce territoire non sans de longs atermoiements faits de déclarations et de requêtes. Pendant que le Congrès Américain se livrait à des atermoiements. Les Confédérés se réunissisaient à Mesilla, au Nouveau Mexique, le 16 mars 1861, déclarèrent qu'ils ne «reconnaîtraient pas l'actuelle administration Républicaine Noire.» Subséquemment, une convention de Tucson élut un délégué au Congrès Confédéré. Le jour ou, les drapeaux confédérés s'érigèrent aux mats de la grand place déserte de Tucson, le bataillon des Confédérés se vit rejoindre par Mark Aldrich, un marchand de l'Illinois, impliqué mais non accusé du meurtre du fondateur des Mormons, Joseph Smith et qui fut aussi Maire. Le reste des marchands de la ville occupée comme le pionnier Sylvester Mowry, se rangea aux cotés des Confédérés. Mowry, Républicain de Rhode Island tira avantage de son esprit d'entreprise en fournissant du plomb de ses mines pour leurs munitions. Un immigrant mexicain prit position pour l'Union. Estevan Ochoa,impeccablement vêtu, déambulait dans les rues de Tucson, en mécène de la version locale de l'Union des Immigrants fondée à New York. Un des entrepreneurs les plus actifs d'avant et d'après la guerre civile, il avait amassé une petite fortune de ses frets et de ses activités de pionnier dans le coton, le bétail sur pied et les mines. Ochoa et Mowry, membres du comité spécial de la convention de 1859 de Las Cruces, Nouveau Mexique, avaient signé la pétition pour l’organisation de l'Arizona comme territoire séparé. Il avait immigré deux ans plus tôt et à 28 ans déjà, un des chefs du nouveau territoire. Le journal hebdomadaire de l'Arizona l'avait décrit avec aménité comme un bel homme auJohnny_Rebel_Book.jpg tempérament joyeux avec un style unique qui requérait de chaque membre du Congrès une travail diligent et énergique pour la bonne cause dans laquelle ils étaient embarqués. Les contemporains, les journalistes et les historiens, tous, en fait lui décernait le titre honorifique de “Don Estevan,” sans doute pour souligner le rôle influent d'Ochoa dans l'élite de l'Arizona, sans cesse grandissante, dominée par les anglo-saxons. Ochoa était né à Chihuahua en 1831, ou sa famille possédait de nombreuses terres et dont les armoiries remontaient à Colomb. Il aurait pu agir en profiteur de guerre et faire de beaux bénéfices an répondant aux demandes de Confédérés pour des trains de convois. Les Texans occupant sa ville, Ochoa avait fait son choix. L'historien Frank Underwood narre l'instant dramatique vu par le capitaine rebelle. «Monsieur Ochoa, vous réalisez que l'union n'existe plus, j'espère, dès lors, que vous céderez aux instances de la Confédération qu'elle ne confisque vos propriétés et ne vous expulse de la ville.» Poliment et sans faiblesse, Don Estevan répondit:«Capitaine Hunter, il est hors de question, pour moi, de prêter allégeance à quelque parti que ce soit qui fut hostile à l'Union, celle à elle que je dois ma joie et ma prospérité. Quand, voulez-vous, Monsieur, que je parte?» On lui permit d'emmener son cheval favori, 20 cartouches et du ravitaillement et il s'en alla, seul pour traverser le pays apache. A la vérité, La Troisième Armée eut plus de difficulté an Arizona que les restes de l'Union et de la force occupante des Confédérés: Les Apaches. Leur menace inquiéta le gouverneur auto-appointé du territoire confédéré de l'Arizona; le Lieutenant-colonel texan John Baylor et il déploya son armée dans le sud ouest. Au printemps de 1862, Baylor franchi un pas de plus dans la barbarie à l'encontre des indiens en écrivant au commandant de la place de Tucson: « Le Congrès des États Confédérés vient de voter une loi permettant l'extermination de tous les indiens hostiles. Tous les moyens amenant les Apaches de n'importe quelle tribu a résipiscence seront employés, quand ils seront réunis, tuez les adultes et vendez les enfants pour défrayer les dépenses des massacres» Cette déclaration lui coûta son poste de gouverneur mais il resta membre du Congrès. Les Confédérés demeurèrent autour de Tucson for peu de temps. En été 1862, Les forces de l'Union de Californie les obligèrent à fuit Tucson. Mowry fut arrêté comme «sympathisant unioniste, espion et traître» et emprisonné brièvement à Yuma. Un déserteur confédéré, Jack Swilling, émigrera vers le nord et fondera Phœnix. Certains proclamèrent qu'Ochoa entrevoyait le destin de l’État, par son départ, « Dès aujourd'hui, je vivrai pour vous voir partie d'ici dans de plus mauvaises conditions que vous me faites»; En effet, il revint dans le vieux pueblo et rétablit ses diverses activités. Finalement, Abraham Lincoln reconnu la légitimité de l'autonomie de l'Arizona le 24 février 1863. Ornée de gages d'oiseaux en bambou, de faisans et de paons, l'hacienda d'Ochoa à Tucson, devint, après la guerre civile, la point de ralliement des familles les plus importantes de Tucson, des visiteurs et des desseins progressistes. Réputé pour la douceur de ses manières, pour sa générosité et sa courtoisie, il aimait à se rouler des cigarettes dans un cornet de mais. Plus tard dans la vie, il se maria et couvrit sa jeune épouse des meilleurs lins et soies, des vêtements les plus élégants que le commerce urbain mexicain pouvait offrir. En 1875, en tant que Maire de Tucson, premier et seul mexicain à l’être, Président du comité scolaire, il combattit une législature territoriale récalcitrante et une évêque catholique dominateur en levant tout seul des fonds, en offrant des terres afin d'y établir la principale école public de Tucson.(Trois ans plus tôt, comme Président du comité pour l'éducation publique, il construisit le premier système d'éducation durable à Tucson après l'échec des premiers essais.). Au printemps de 1876, le Citoyen d'Arizona déclarait: «Ochoa agit constamment pour le bien du public,» et concluait« il est l'ami véritable et utile du pauvre méritant, de l'opprimé et d'un bon gouvernement.» En 1877, Ochoa plaça littéralement la dernière tuile de la pergola de la façade de l'école terminée. Et le journal de commenter «Le zèle et l'énergie que Monsieur Ochoa à porter à l'éducation publique doit lui donner une place importante au rôle d'honneur pour lui permettre d’être plus près encore de ses concitoyens, il a tellement fait pour préparer la jeunesse au combat de la vie.» Le chroniqueur militaire John Bourke, qui servit dans les campagnes des guerres Apache avec le Général George Crook, décrivait Ochoa comme “un des homme les plus aimables et les plus courageux de tout le sud ouest et citait aussi un compagnon pionnier: «c'était l'homme typique de la frontière, entier, agressif, fertile en ressource, se moquant du danger, rarement arrêté par un obstacle, en bref possédant justement ces qualités essentielles à la fondation d'un nouvel état.» Mais c'est la défense de l'Union à Tucson qui restera son plus grand héritage. Cinquante ans plus tard, avec un état en voie d’institutionnalisation, le Quotidien d'Arizona rappelle à ses lecteurs que le pionnier mexicain fut le seul à soutenir l'Union.