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21/06/2012

Le problème de l'Europe, ce n'est pas la croissance, c'est la richesse

Le Président Barack Obama demandera au groupe des vingt réuni à Mexico, le 18 juin, de présenter "un message unique à propos de l'importance de la croissance" si on en croit Michael Froman, son conseiller pour la sécurité nationale en matière économique. Ce que l'administration Obama veut dire par "croissance" c'est que l'Allemagne continue à garantir l'irresponsabilité de ses voisins de l'Europe méridionale. Cà n'a rien à voir avec de la croissance. Mais bien qui prends les coups quand la richesse illusoire de l'Europe se retrouvera au panier.

L'Europe et l'Amérique sont toutes deux rentrées, en 2008, dans une crise économique avec d'énormes bulles d'actifs. L'Amérique se concentrait sur le prix de l'immobilier résidentiel et sur les amortissements y afférant. L'Europe, sur les dettes publiques et bancaires. La Bulle américaine avait déjà explosé résultant en une perte de valeur papier de six trillions de dollars avec 40% de réduction de valeur pour la famille américaine moyenne pendant que les institutions européennes continuaient à propulser l'inflation des actifs du continent.

Le gouvernement américain fit mauvais usage des subsides via Freddie Mac et Fannie Mae afin de promouvoir l'inflation immobilière et regardait ailleurs tandis que les institutions financières et les agences de notation créaient un château de cartes d'un trillion de dollars afin de garantir les titres d'amortissements immobiliers. Les membres les plus faibles de l'eurozone utilisaient leur pouvoir d'emprunt amélioré à accumuler des dettes publiques et bancaires effarantes.

Derrière la manipulation financière, dans les deux cas, se manifeste une érosion des fondements, de la richesse nationale alors qu'une population vieillissante imprime une pression catastrophique sur les fonds de pension et sur les systèmes médicaux. Dans le cas de l'Europe, le nombre de retraités sera multiplié par deux au cours des quarante prochaines années et la force de travail rétrécira d'un tiers.

Un argument expose que la réduction de la formation de familles en Amérique a aussi réduit la demande immobilière et ainsi induit la crise. La population américaine a cru de 200 à 300 millions depuis les années soixante-dix et le nombre de familles avec des enfants est resté le même qu'à l'époque ou Nixon a pris le pouvoir, c'est à dire 25 millions. En 1973, l'Amérique possédait 36 millions de maisons avec deux chambres ou plus, ce qui signifie que la fourniture de maisons familiales était grosso modo proportionnelle au nombre de familles. En 2005, le nombre de maisons avait doublé pour passer à 72 millions bien que le nombre de familles avec deux enfants n'avait pas changé. Ce qui annihila six milliards de la richesse américaine. Les problèmes démographiques de l'Europe sont bien pires et demande aussi une réduction massive de la richesse privée comme le prix Nobel de l'université de Columbia, Edmund Phelps, dans un article du Financial Times : " Que faire ? , l'Italie, le Portugal et la Grèce doivent opérer, dorénavant, sans les moyens qui rendaient le crédit si bon marché aux états. La valse des notations l'outrageuse exemption, des réquisitions en capital, faite aux banques face aux garanties de dette souveraine. Une autre idée à la mode est la taxe sur la richesse, qui n'a rien à voir avec la vraie valeur de ce que les Italiens sont censés pouvoir produire net des coûts futurs de la main d'œuvre. Et la prochaine fois qu'une économie sera aux prises à la surévaluation des taux de change, çà ne peut que générer, dans l'urgence, des déficits fiscaux. Certaines nations européennes, peuvent mitiger leur décroissance démographique par l'immigration. Après la guerre de trente ans de 1618-1648, qui élimina une grande partie de son peuple, l'Electeur de Brandebourg, Frédéric-Guillaume I, invita des Huguenots français, des Polonais, des Juifs et d'autres à s'installer dans ce qui devint plus tard la Prusse. L'Allemand était une langue minoritaire dans le Berlin du dix-huitième siècle et le sera peut-être à nouveau au cours du vingt et unième siècle si Les plus habiles des grecs et des espagnols décampent pour l'Allemagne à la recherche d'un emploi.

La richesse nominale de l'Europe est intégrée de manière disproportionnée à la dette nationale et au système bancaire, spécialement dans son passif. Réduire la valeur papier tiendrait d'un acte politique général alors que c'est un quasi-phénomène de marché aux Etats-Unis. L'ensemble de la politique européenne, aujourd'hui, tourne autour de la question de savoir quelle richesse il faut taxer. Si on dit aux pensionnés espagnols que leurs pensions seront réduites significativement parce que les banques espagnoles ont offert trop de crédit aux compagnies de construction avec l'assentiment tacite du gouvernement, ils le blâmeront, et ils auront raison. Ce qui risquerait de détruire le réseau fragile de la vie politique espagnol. C'est malheureux mais cela peut être inévitable.

Il existe de nombreuses manières d'évaluer la richesse nominale à des niveaux qui correspondent à la réalité économique. Le plus simple, serait pour l'Espagne, l'Italie etc.. de simplement imposer une taxe sur la richesse. Mais, les riches méridionaux cachent leurs fortunes depuis des générations précisément dans le but d'éviter ce genre d'éventualité. Une autre manière ponctuelle d'imposer l'argent est de dévaluer la devise mais cela rendrait les gens les plus défavorisés plus pauvres encore. En réduisant la responsabilité réelle de débiteurs (surtout le gouvernement). Et encore une autre façon de taxer la richesse est de réduire la valeur d'actifs.

Les Américains ont accepté une réduction générale de la richesse parce que la bulle immobilière, c'était la vente en pyramide du populaire. Les Américains spéculaient sur leur propre maison et ils ont perdu tout comme l'Irlandais, qui peut en contempler les brumeuses perspectives et en accepter les conséquences.

Pas plus que pour l'Espagnol, qui en redirigeant, à l'excès, le crédit vers la construction s'est concentré sur les opérations financières plutôt que sur les prêts aux particuliers. Les institutions financières fournissaient du crédit pour une valeur percutante égale à 109% du produit domestique brut soit trois fois le volume de celui des Etats-Unis. Le secteur de la construction acquit un volume plus important que l'ensemble su système manufacturier, alors qu'il n'en est que le cinquième en Allemagne et le quart aux Etats-Unis.

Les titres, que fournissent massivement les institutions financières constituent, pour une large part, la richesse des espagnols. Ils sont assis sur des fonds de pension et des assurances vie. Réduisez massivement leur valeur et ils devront accepter une réduction des pensions. C'est justement ce qui devrait être fait. Les banques ont perdu toute valeur et leurs dettes supprimée afin de permettre, à des acheteurs extérieurs, de les recapitaliser. Les Espagnols ne vont pas aimer çà, pas plus que les autres européens.

L'alternative est de placer, de facto, une taxe sur la richesse aux européens du Nord frugaux et industrieux, en étirant les bilans allemands et hollandais jusqu'une dévaluation drastique de l'euro, augmentant le prix des importations pour les Allemands. Il est injuste de grever les efforts des allemands afin de maintenir la richesse du reste de l'Europe, et les Allemands n'aimeront pas çà non plus.

En l'absence des ces scenarii, une crise financière incontrôlable n'est pas forcément une éventualité inévitable. C'est le jeu des économistes, pour effrayer les naïfs et impressionnables chefs d'état. C'est tout à fait possible de laisser les banques espagnoles faire faillite, liquider leurs garanties et leurs dettes, puis de racheter les banques françaises, largement investies dans les institutions bancaires espagnoles. Il n'y aura pas de réaction en chaîne parce que la banque centrale européenne peut débrancher un fusible quand elle le veut.

Faire de l'Espagne un horrible exemple est la meilleure alternative, elle s'enfoncera, sans doute, dans le chaos politique, mais les effets globaux en seront plus facilement contenus, Et la misère de l'Espagne persuadera les Italiens que des réformes fondamentales sont bien préférables à la répétition de leur expérience.

Comme disent les Chinois, tuer le poulet et laisser le singe regarder. Si l'Italie, avec ses deux trillions de dollars de dette extérieure fait défaut, la situation deviendrait vraiment glaçante. Mais il n'y a aucune raison que cela se passe ; bine que la dette souveraine de l'Italie soit au-dessus de 100% du produit domestique brut, la dette des particuliers n'atteint que 45% de ce même produit, et l'Italie possèdent des centaines de manufactures de première classe, champions du marché dans leurs domaines respectifs, à l'inverse de l'Espagne qui en possède très peu.

Le nœud gordien doit être coupé quelque part et le meilleur endroit est l'Espagne Les résultats seraient fructueux pour les Espagnols et salutaire pour tout les autres. L'autre possibilité est de récompenser les comportements discutables en les refinancant, pénalisant la frugalité et l'industrie. Nommé ceci une politique de croissance est une forfaiture. Comment nourrir la croissance par des déplacements arbitraires de capitaux d'acteurs plus performants vers d'autres qui le sont moins ?

Robert Mundell, prix Nobel, père de l'euro, déclarait récemment à un organe de presse financier canadien : "L'euro n'est pas le problème, ce sont les déficits publics et les dettes de quelques pays. C'est un échec de la discipline fiscale qui menace la solvabilité des nations couvertes de dettes par la chute de la demande due au ralentissement de l'activité économique. Elles deviendront un problème si ces déficits mène la banque centrale européenne à essayer de les financer et créer ainsi une inflation substantielle afin d'essayer d'annuler leur dette.

Les banques centrales ne peuvent avoir un bilan extensible à l'infini ou le peuvent-elles ? L'économiste du Conseil des Relations Internationales Sebastian Mallaby déclare très sérieusement que les banques centrales sont de vrais géants qui peuvent imprimer autant de billets qu'elles le veulent. En décembre 2008, la Réserve Fédérale Américaine pour financer les marchés en situation d'urgence a augmenté son émission de 1,5 trillions de dollars minorant de plus du double, les 700 millions autorisés par le Congrès. Les banques européennes ont agi avec une égale résolution et une puissance de feu de 440 milliards d'euros. Ensuite, en décembre 2011, la Banque Centrale Européenne a fourni 489 milliards d'euros aux banques défaillantes du continent, le tout, grâce à la magie des offsets. Depuis 2007, la Banque Centrale Européenne a acheté pour 1,7 trillions d'euros d'actifs financiers augmentant son portefeuille de 13 à 30 pour cent du produit domestique brut de la zone euro. Cela veut dire que la Banque Centrale Européenne possède une valeur papier de plus de huit fois supérieure au produit national brut de la Grèce.

Cet acte suprême a, du moins théoriquement évité l'éclatement du système euro. Sans le soutien extraordinaire des banques centrales, les opérateurs de l'Europe entière se seraient battu pour obtenir un crédit qu'ils n'auraient pu obtenir et se seraient effondrés. Dans un futur prévisible peut continuer à propulser ses banques en imprimant des liquidités.

Excepté pour la Grèce qui a déjà baissé les valeurs de ses titres de 50 à 70%, l'Europe n'a pas atténué de beaucoup de sa propre bulle d'actifs. Les 1,3 trillions de la dette financière espagnole restent dans les livres des fonds de pension et des assurances espagnoles, tout comme pour les banques françaises et d'autres. La Banque Centrale Européenne a prêté 1,7 trillions d'euros aux banques privées pour remplacer les dépôts retirés par la clientèle qui craint la faillite. Si, la banque centrale continue à imprimer de l'argent, la valeur de l'euro va plonger et le prix du pétrole et des autres importations vont partie en flèche. L'Europe perdra de l'argent par la dévaluation de la devise et les grands perdants seront les nations européennes prospères qui détiennent des actifs viables, nommément, les Allemands et les Hollandais.

Pénaliser une bonne gestion et récompenser une mauvaise ne correspond en rien à une politique de croissance, quoi qu'en pense l'administration Obama, c'est la formule de la stagnation perpétuelle. C'est aussi triste de voir les pensionnés espagnols moins riches que les fonctionnaires municipaux de San Jose en Californie qui ont du aussi coupé dans leurs pensions pour cause de crise budgétaire. La seule manière de retourner à la croissance est de liquider les valeurs fictives attachées à des institutions insolvables. Quand les banques espagnoles auront liquidé leurs dettes, un acheteur extérieure, la Chine, peut-être ou un fond souverain, pourrait racheter le système et le reconstruire. C'est arrivé en Thaïlande en 1997, après la grande crise financière asiatique.

Une autre position argumente que les pays européens insolvables pourraient se dégager en cédant leur pouvoir à Bruxelles. C'est le plus évoqué des plans qui circule actuellement pour résoudre les problèmes financiers de l'Europe. La liquidation de la dette doit se trouver liée à quelque transfert d'autorité fiscale pour les pays insolvables, sous les auspices de la Commission Européenne et du Conseil de l'Europe pour en assurer l'équité constitutionnelle. Il faut préciser que c'est aussi la position de l'Allemagne bien que l'on puisse suspecter la manière polie de postposer la demande pour l'argent allemand.

On peut supposer que les bureaucrates des Lumières de la Commission Européenne, peut-être avec la connivence du Fond Monétaire International, voudront forcer à la réforme les gouvernements faibles et inefficaces. La férule de Bruxelles pourrait vraiment aider certains pays, sous deux conditions. La première, l'acceptation de la réforme et la seconde le gouvernement par un parti, qui mette en œuvre une politique imposée par les pressions extérieures pour exécuter les réformes qui veulent être adoptées sans qu'il n'existe d'autre alternative.

Cela se passe déjà, en modèle réduit, au Portugal, où la Commission Européenne et le FMI ont imposé de jeunes réformateurs qui vendent des actifs de l'état, réforment les lois du travail et brisent les vieux monopoles.

Le Portugal détient un taux de participation fiscale du travail important comparé à l'activité économique générale contrairement à la Grèce, où l'activité des échanges qui échappent au contrôle de l'état est beaucoup plus importante. Les problèmes du Portugal sont curables, ceux de la Grèce, déjà un peu loin.

A l'exception du Portugal, Les pays méridionaux combinent une hostilité pré moderne au gouvernement central avec une indifférence post moderne pour l'avenir national. Avec juste 1,4 de taux de fertilité, l'Italie et l'Espagne chiffrent parmi les taux les plus bas au monde, ce qui revient à dire que les citoyens ne sont pas près de sacrifier leurs plaisirs et leurs prérogatives à l'avenir de la nation auquel ils ne contribuent pas en n'élevant pas d'enfants.

Aucune des élites nationales ne ressent d'obligation, payer des taxes, c'est jouer eu fou. L'Italie a beaucoup d'épargne privée et peu de dettes, parmi les plus bases du monde développé. Si les Italiens agissaient civilement, ils paieraient leurs impôts. Si les Espagnols et les Italiens traitent leur gouvernement respectif comme une entité hostile dont on ne tire que des frustrations et qui doit être évitée à tout prix, comment vont-ils répondre à un patron fiscal venu de Bruxelles ? La notion de contrôle supra national pour accomplir ce que les gouvernements n'ont pas été capables de faire, quelle idée étrange pour définir une politique publique !

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04:17 Écrit par walloween dans Economie, international, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro, inflation, fmi, dette |  Facebook

01/10/2011

La gériatrie allemande peut-elle sauver l'Europe ?

Alors que la Grèce fait du funambulisme sur le fil de sa dette, qui pourrait bien faire tomber les banques qui nous entourent et nous précipiter dans la panique, un consensus se construit autour de  la seule voie de sortie que nos génies imaginent :  raboter la dette grecque, lui faire une coupe structurée et compenser en fourguant des euro-obligations à la moitié de leur valeur faciale des titres grecs, garanti par la banque centrale européenne, ensuite, un nouveau grand plan de stabilisation européenne afin de recapitaliser à coups de trillions d'euros les banques européennes menacées comme celles du Portugal, de l'Espagne, de l'Irlande et de l'Italie en admettant que le privé fuit leurs titres. Une telle solution, quoi qu'il en soit, ne peut venir que de l'Allemagne, nation la plus riche d'Europe, et cela ne lui plait guère que de prêter de l'argent à des squelettes du club Med dont les états providences sont plus généreux que le sien. Politiquement, cela ne va pas être possible de cajoler ou de faire pression sur les Allemands très longtemps encore pour qu'ils soulagent l'euro-zone de la chute qui pourrait amener la dépression et faire disparaître l'Europe. L'autre raison pour elle  s'accrocher à cette démographie et à ce populisme de bonnets c'est, qu'à chaque nouvelle décade de ce siècle, l'Allemagne sera de moins en moins capable de soutenir son dynamisme, alors, vous comprenez, soutenir le continent ! Si on s'attache à observer les statistiques de population, on se rend compte que les gens qui sont censés ramener l'Europe à la solvabilité deviennent de plus en plus vieux et de moins en moins nombreux. En 2010 avec 82 millions d'allemands, 26% ont plus de 60 ans, 20% avec 65 ans ou plus et 5% sont âgés de 80 ans ou plus.. Faisons une incursion en 2050. Entre 2010 et le milieu du siècle, 12 millions d'allemands mourront et l'Allemagne sera une nation de 70 millions d'habitants ou l'age moyen sera passé de 44 à 51 ans et l'espérance de vie des allemands passera de 80 ans aujourd'hui à 84 ans. Ils vivront 4 ans de plus, certes mais cela signifie aussi 4 ans de plus en soins payés par un public qui lui-même rétrécit. Aux environs de 2050 les Allemands de plus de 60 ans passeront de 26 à 40% et ceux de plus de 65 ans de 20 à 32,5%. Quant à ceux de 80 ans et plus, ils passeront de 5 à 14% de la population. En 2050, un allemand sur trois auras plus de 65 ans et un sur sept plus que quatre-vingt. C'est un poids important pour les travailleurs dont le nombre se sera vu  réduit drastiquement. De plus, le pourcentage de femmes allemandes en age d'être gravide entre 15 et 46 ans sera tombé de 45 à 34%,  garantissant ainsi un déclin continu jusque la fin du siècle. Il n'y aura pas eu une seule année entre 1970 et 2050 durant laquelle l'Allemagne, ait approcher le taux de remplacement de 2,1% par femme. Au milieu du siècle, et pour 80 années consécutives, elle  aura connu une décroissance continue. Comme si cette nation prenait lentement congé du monde.  Tout en venant en aide au club Méditerranée, une force de travail allemande, qui ne cesse de rétrécir devra transporter une cohorte toujours grandissante des gens âgés et retraités tout comme en Europe du sud, percluse de dettes. Si on observe une nation comme la Grèce En 1950, près de la moitié de la population avait 24 ans ou moins. En 2050, moins de 25% aura 24 ans ou moins. Aujourd'hui un quart des grecs ont 60 ans ou plus ; en 2050, ils seront 38%. Et si maintenant, 4% des grecs ont 80 ans ou plus, dans quarante ans, ils auront triplé. L'Italie, peuplée de 60 millions d'habitants en perdront 3 millions sur 40 ans et les Italiens de plus de 65 ans, s'ils sont 20 % de nos jours, ils seront un tiers eu milieu du siècle. Ceux de plus de 80 ans passeront de 6 à 13% et leur espérance de vie augmentera de 4 ans. Aucune nation d'Europe n'a un taux de naissance suffisant pour remplacer les indigènes. Le partage se manifeste par une masse de travail en pleine régression et par une éligibilité toujours plus importante aux fonds garantis par l'état, aux soins de santé et à la sécurité sociale, secteurs en pleine croissance. Ce sont les Allemands qui mènent l'Europe vers des maisons de repos et les hospices. L'Europe a besoin de plus de jeunes pour maintenir le dynamisme du continent et maintenir les promesses faites à ses peuples. Au sud, les populations musulmanes du Maghreb et du moyen orient, en pleine explosion démographique, semblent prêtes à venir aider. La fin du mode ne s'exprime plus par la promesse de l'apocalypse mais par des couches culottes.