UA-7101967-1

04/03/2010

"Une histoire très courte"

Il faisait chaud à Padoue, ce soir là, ils l'emmenèrent sur le toit et il pouvait voir toute la ville à ses pieds, Quelques fumerolles, puis l'obscurité se fit, Les autres redescendirent en emportant des bouteilles. Lui et Luz pouvaient les entendre, en bas, sur le balcon, Luz s'assit sur le lit, elle était détendue et fraiche dans la nuit chaud, Depuis trois mois, Ils étaient trop content de la laisser faire la nuit, Quand on l'opéra, c'est elle qui le prépara pour la table d'opération, ils plaisantèrent sur ami/ennemi,il reçu l'anesthésique, concentré, pour ne pas bavarder sottement à propos de lui-même en s'endormant, Il prenait sa température lui-même pour éviter à Luz de le faire , en arrivant, Il n'y avait que quelques patients et ils connaissait tous sa condition, Ils aimaient tous Luz, en retraversant les corridors, il pensa à Luz, dans son lit, Avant de retourner au front, ils visitèrent la cathédrale et prièrent, tout était éteint et tranquille, d'autres gens priaient, Ils voulaient se marier, mais le temps manquait pour publier les bans et aucun ne possédait de certificat de naissance Mais ils se comportaient comme s'il l'étaient et ils voulaient que tous le sache comme pur ne rien perdre de cette résolution, Luz lui écrivit souvent de nombreuses lettres qu'il n'obtint qu'après l'armistice,une quinzaine, pourtant, arriva sur le front, ils les tria soigneusement et les lu tout d'un coup dans leur ordre chronologique, Elles parlaient toutes de l'hôpital, de combien elle l'aimait, qu'elle ne pouvait vivre sans lui et qu'il était terrible, de trouver son lit vide, la nuit. Ils avaient convenu, qu'après l'armistice, il rentrerait pour trouver du travail et Luz puisse venir à New York et qu'ils puissent se marier. Il était bien entendu qu'il ne n'irait pas voir ses amis un peu partout pour aller boire avec eux, Seulement, trouver du travail et se marier, Dans le Padoue Milan, ils se querellèrent parce qu'elle ne voulait pas venir tout de suite. Mais ils durent se dire au revoir à la gare de Milan, ils s'embrassèrent mais l'affaire n'était pas réglée, il se sentit mal de se dire au revoir ainsi. Il embarque à Gènes pour l'Amérique, Luz retourna à Pordonone pour ouvrir un hôpital. L'endroit était isolé et pluvieux, un bataillon d' Arditi campait dans la ville, Vivant dans cette ville boueuse et mouillé en hiver, Le Major du bataillon fit l'amour à Luz, elle n'avait jamais connu d'italiens auparavant, et écrivit, finalement, en Amérique pour lui dire que leur affaire n'avait été qu'une passade, qu'elle était désolée, que sans doute, il ne comprendrait pas, qu'un jour, peut-être, il lui pardonnerait et lui serait reconnaissant, qu'elle s'attendait, de façon tout à fait imprévue à se marier au printemps, Elle l'aimait, comme toujours, mais qu'elle réalisait maintenant que ce n'était qu'une aventure, Elle était sur qu'il connaitrait une grande carrière, qu'elle croyait en lui absolument et que tout se passerait pour le mieux. Le Major ne l'épousa pas ni au printemps ni jamais, Luz ne reçu jamais de réponse de sa lettre à Chicago, Peu après, il contractait une gonorrhée d'une vendeuse de grand magasin, dans un taxi, en traversant Lincoln Park

 



 

11:21 Écrit par walloween dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ernest hemingway |  Facebook