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mariachis

  • Les mariachis, c'est plus que de la musique

    Le public non informé voit et entend chez Les Mariachis, une musique qui semble folklorique avec de multiples emprunts à la musique de bal et de concert de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Mais cet art, à l'origine forcément paysanne exprime la vraie grande poésie populaire d'aujourd'hui. La complexité des inspirations, l'absence de préjugés artistique et l'extraordinaire virtuosité de ces musiciens invente des inventions musicales basées sur une solide discipline classique. Pourquoi ? Parce que un dictateur connu des amateurs Porfirio Diaz à un jour décrété qu'il devait y avoir un kiosque à musique dans chaque village, bourg et cités, ou les cliques et orchestres devaient répéter et jouer le mercredi et le samedi en fin d'après midi. Et si on tisse un art à partir des Frères Strauss et de la musique africaine, on obtient, entre beaucoup d'autres choses, toute la technique, le style et le répertoire le plus décoiffant rythmiquement et poétiquement que l'on peut apprécier même sans être hispanisant mais à condition d'avoir le goût du rythme et des quadrilles de grand-mère. Elle trouve sa place dans les bals populaires et à l'opéra, dans les opérettes et dans les grands concerts pleins de ferveur, de fièvre amoureuse et d'exaltation patriotique. Il ne s'agit pas ici d'un simple spectacle et dans ces réunions tous les sentiments, toutes les idées politiques, les drames sentimentaux et les scènes comiques s'entrechoquent au pas des violons et des cuivres. Ces postures sont l'opposition d'un pays au parti unique. Certains grands artistes de la scène chantée incarnent, par leur poésie, des personnages considérables de la vie publique et les paroles de leurs chansons ne sont pas inoffensives. Songeons à l'effet que pouvait avoir Damia ou quelque autre artiste réaliste sur le public populaire des années 30. Souvenons-nous de l'affect débridé qui entourait le personnage de la mome Moinot, imaginons la chanter du Béranger ou du Bruant, rajoutez-y un rien de Ferrat et de Ferré, faites revenir à l'Offenbach, laissez mijoter et servez ému… Originaire de l'état du Jalisco dont la capitale est Guadalajara, ville belle possédant un opéra néo - classique, monument de première importance et tremplin de la civilisation sur la scène duquel les plus grands ont chanté. Placido Domingo et Julio Iglesias insistent volontiers à propos de ce que leur art doit à celui des Mariachis. Des noms, mais surtout des destins d'artistes servent de phare à la culture populaire mexicaine. Citons George Negrete (ici avec Maria Felix), Lola Beltran et Lucha Villa Pedro Infante, Mariachi Vargas, Jose Alfredo Jimenez, Lucha Reyes, Yolanda Del Rio et la grande Paquita la del Barrio. La présence du public aux concerts de ces demi-dieux vivants signifie autant un divertissement qu'une adhésion à l'artiste qui ferait ressembler les spectacles du Zenith à une réunion spirite. L'Eglise y a vu clair, il s'agit bien au Mexique, de clarté, de foi et de ferveur et de sens aussi. Ecoutez-les, d'autres noms brillent au firmament de la chanson populaire mexicaine, ils sont tous importants quand le peuple tend l'oreille. Un grand succès aimé de la jeunesse : Paquita la del Barrio - Rata de Dos Patas, la traduction est en dessous

    Le Rat à Deux Pattes

    Rat immonde
    Animal rampant
    Cendre de la vie
    Mauvais affiquet

    Sous homme
    Spectre de l'enfer
    Bestiole minable
    Quand tu me fais mal

    Bête nuisible
    Vipère venimeuse
    Déchet de la vie
    Je te hais, je te méprise

    Rat à deux pattes
    C'est à toi que je parle
    Sale type rampant
    Même le plus maudit
    Comparés à toi
    Se fait tout petit

    Maudite sangsue
    Maudit cafard
    Qui infecte ou il pique
    Qui blesse et qui tue

    Sale animal
    Serpent venimeux
    Déchet de la vie
    Je te hais et te méprise

    Enfer inutile de la haine et du mépris

    Paquita_la_del_barrio.jpg