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09/01/2011

digressions à propos de Milgram

Dans les années soixante, une série d'expériences rompt les lignes en trouvant que 65% d'entre nous tueraient si on leur en donnait l'ordre. Nos cerveaux sont vains; nous nous voyons meilleurs que nous ne le sommes réellement, nous aimons à penser que nous exerçons notre volonté librement, qu'en situation ou nous sommes mis en demeure de faire quelque chose, nous refuserions si nous la jugions inacceptable. Si vous croyez ceci, vous souffrez certainement de d’illusion. Je le proclame en me basant partiellement sur le travail du psychologue Stanley Milgram.  Milgram mis au point et mena à bien des expériences ingénieuses qui exposèrent la fragilité et l'auto-illusion si centrales à nos existences. Il montra combien il est facile d'obliger des gens ordinaires à faire d'horribles choses, et que ces horreurs arrivent souvent pour les raisons les plus sociales. Mais, qu'avons-nous appris à propos de nous-mêmes par les travaux des psychologues les plus influents et les plus surfaits du vingtième siècle. En fouillant les archives, on trouve des compte-rendus de première main sur les nombreuses façons inventives et parfois sinistres utilisées par les psychologues pour démontrer, taquiner, contrôler et manipuler le comportement humain. En haut de la liste, essayons d'en savoir un peu plus sur Stanley Milgram. Fils d'émigrants juifs d’ Europe de l'est, Milgram essaya de comprendre comment les soldats allemands furent amenés à prendre part à des actes de barbarie en se demandant comment des gens ordinaires d'une parfaite décence et tout à fait courtois dans la vie quotidienne pouvaient agir cruellement, de manière inhumaine, sans limites de conscience. Assistant à Yale en 1960, il songea à une expérience qui puisse répondre à cette question,assez bien conçue pour révéler les vérités inconfortables de la nature humaine. Milgram décrit l'instant de l'idée comme "incandescent." Certains disent que ce qu'il fit était éthiquement et scientifiquement ambigu. J'ai toujours pensé qu'elle était importante et justifiée, mais je n'ai jamais eu la chance d'interroger ne fusse qu'un seul "volontaire" qui pris part, sans réfléchir, à cette notable expérience, afin de recueillir leur perspective. L'été dernier, près de cinquante ans après l'expérience originale, j'ai finalement rencontré un des rares survivants restant, Bill Menold. Je lui ai parlé dans sa cuisine, entouré de ses petits enfants, curieux d'entendre son récit. En 1961 Bill Menold avait 23 ans et venait de quitter récemment l'armée. " j'ai vu une annonce dans le journal qui parlait d'"expérience de mémoire et d'apprentissage" La rétribution était de 4$, je me suis dis, je vais en ville ce jour là pourquoi pas?" Il y est allé et a rencontré un jeune homme sérieux en tablier de laboratoire, l'expérimentateur et un volontaire d'âge moyen. L'expérimentateur lui dit qu'il sera le professeur et l'autre volontaire l'élève. Le rôle du maître consistait à donner à l'élève une série simple de taches mémorielles qui serait testée. Si l'élève donnait une mauvaise réponse, le maître devait le rétribuer d'un choc électrique. Si les réponses restaient mauvaises, les chocs augmenteraient régulièrement bill fut laissé dans la salle avec un micro et une série d'interrupteurs. L'élève se trouvait dans une autre pièce ou Bill  pouvait l'entendre mais ne le voyait pas. L'expérience commença, l'élève apprenait lentement.


A 150 volts; Bill était assis au bureau effectuant ce qui lui était demander. En dépit des cris qui venait de l'autre pièce, il continuait à poser des questions et à appliquer des chocs électrique si l'élève échouait à répondre correctement. 195 Volts. Même aujourd'hui, il se demande se qui s'est passer en lui ce jour là.." Vous êtes assis dans cette chaise, avec ce qui se passe et la pression présente, c'est dur de penser clairement,je n'avais jamais ressenti cela avant et je ne l'ai jamais plus ressenti après, j'avais littéralement perdu mes esprits. 350 volts, je me suis dit, je vais me dépêcher et nous serons bientôt hors d'ici, je vais finir, je me fiche de ce qui arrivera. Quand on a fait ce choix, on va vite, je veux rentrer, je veux sortir d'ici, aller boire une bière quelque part et rentrer à la maison, vous voyez? 450 volts, faux, je lui ai demandé s'il croyait avoir tuer l"élève, Bill m'a répondu " Oui, quand il ne répondait plus." Ce qu'on n'a pas dit à Bill et aux autres participants,c'est que les chocs électriques n'existaient pas et que l'expérimentateur comme l'élève jouaient un rôle. La vraie raison de cette expérience était de voir jusqu'où iraient les volontaires. Milgram avait demandé à ses collègues, combien, à leurs avis, iraient jusqu'au bout et administreraient les 450 volts léthaux. La plupart répondirent moins de 1% et que ceux-ci seraient sûrement des psychopathes. Pourtant Bill, comme 65% des autres volontaires n'hésitèrent point. La première fois que je découvrit le chiffre, je ne me résignais pas à y croire. Peut-être, me dis-je, croyaient-ils savoir que l'expérience était fictive? Qu'ils en étaient les acteurs simplement. Quand les critiques évoquèrent cette argument à Milgram, il répondit acidement: " la suggestion que les sujets feignaient la sueur et les tremblement pour faire plaisir à l'expérimentateur est parfaitement détaché de toute réalité, c'est comme si vous disiez que les hémophiles saignent afin d'occuper leurs médecins." Milgram arguait, que son argument, loin d'être fallacieux, démontrait d'une manière très forte des événement de l'existence humaine qui arrivent mais que nous ne pouvons croire. Il est plus confortable de penser que ce ne fut que le mal ou la faiblesse des gardiens allemands que de penser que la plupart d'entre nous se seraient comporter de la même façon dans les mêmes circonstances. "Une des illusions du comportement humain est de penser qu'il trouve ses origines dans la personnalité ou le caractère, mais la psychologie sociale montre que le comportement humain est dominé par les rôles qu'on demande de jouer." Bill se montrait singulièrement irrité d'avoir été joué, et resta très honnête, particulièrement à propos du moment ou il abdiqua de sa responsabilité morale aux mains de l'expérimentateur tout en admirant la complétude de la recherche et la conviction avec laquelle les acteurs avaient jouer leurs rôles.

Voilà un élément critique plus légitime que," ce n'était que de la comédie," commentaire habituel de l'époque. On pouvait penser que l'expérience s'était ainsi déroulée largement du fait d'une mise en situation artificielle? En 1966, inspiré par les trouvailles de Milgram, un psychiatre du nom de Charles Hofling mis au point un scénario plus réaliste. Il s'arrangea pour pouvoir faire téléphoner à 22 infirmières, séparément,  dans un grand hôpital, un homme nommé simplement, "Docteur Smith". Le docteur Smith dit à chacune d'elles qu'il voulait les voir administrer 20mg. d'un produit appelé Astroten à un patient, il ajouta qu'il était que le chemin de l'hôpital et signera les ordonnances nécessaires en arrivant. L'Astroten, une invention des expérimentateurs,était placer dans l'armoire à pharmacie depuis plusieurs jours avant l'appel téléphonique. L'indication sur la boite, écrite en grand, prévenait que la dose maximum d'usage de ce médicament ne pouvait dépasser 10 mg.

En dépit de ceci et du fait qu'un règlement de l'hôpital interdit spécifiquement l'administration d'une ordonnance téléphonée, 21 des 22 infirmières, se préparèrent pour administrer les 20 mg. Quand on les  arrêta. Elles s'étaient inclinées devant la volonté du "docteur".

L'humanité connaissait ce fait bien avant Milgram et Hofling, la tendance à suivre aveuglément les ordres si ils sont présentés de façon plausible par quelqu'un détenant apparemment l'autorité. La démonstration révèle à quel point cette "tendance" est forte. La psychologie, souvent critiquée pour la découvertes d'évidences sanglantes,montre qu'elle est capable d'offrir des contributions surprenantes, originales et dérangeantes à la compréhension de nous-mêmes.

Certains corps professionnels tel l'armée américaine qui a répondu à ces découvertes en incorporant ces paramètres dans leurs entraînements afin d'être certain de l'éveil de leurs aspirants officiers aux pressions dont ils pourraient se trouver la cible et qu'ils jugeraient manquantes d'éthique. On explique aussi les dangers de suivre aveuglément les ordres aux infirmières et aux étudiants en médecine. D'autres, telle la société de psychologie américaine a répondu aux critiques de la méthode de Milgram en adoptant des lignes de conduite pour le traitement des volontaires en expériences psychologiques. D'une manière plus nébuleuse, on peut penser que Milgram a aussi contribué à la remise en question de l'autorité qui fut caractéristique de cette période. Les motivations de Milgram ne résidaient pas dans un manque de confiance à l'égard de l'autorité, mais le désir de comprendre pourquoi l'autorité possède une telle emprise sur nous. Afin d'en savoir plus, il observa la rue pour voir comment les gens se comportaient dans une situation sans autorité évidente. Il se rendit,avec ses étudiants, dans le métro de New-york. Leur tache était d'approcher les passagers de la rame en leur disant, sur un ton plaisant:"j'aimerai votre place, s'il vous plaît". Comme Milgram le soulignait avant de commencer." Si vous demandez à un new-yorkais de vous donner son siège sans raison. Il dira 'jamais'. Mais que fera-t-il, en réalité?" La réponse est qu'un peu plus de la moitié des gens sollicités se levèrent. Récemment, je décidais de répéter l'expérience dans un centre commercial animé de Londres avec des résultats similaires et je fut surpris du nombre de gens qui acceptèrent ma requête tout à fait irraisonnable et plus surpris encore de la gène qui finissait par me gagner, ce que Milgram avait aussi remarqué. " J'en étais à dire les mots:'excusez moi, monsieur, puis-je avoir votre siège,' avec une énorme inhibition,ce  j'ai découvert avec intérêt, les mots ne voulais pas sortir, je ne pouvais tout simplement pas les prononcer, c'était une terrible contrainte pour prononcer la phrase." Bien que ce fut inattendu, Milgram pensa que cette découverte était très significative. Il découvrait par expérience personnelle à quel point la sensation de l'ambiguïté sociale prend de l'importance quand il s'agit de modifier un comportement. Nous n'aimons pas briser les règles sociales qu'il s'agisse de prendre la place de quelqu'un d'autre ou de désobéir aux ordres d'une autorité acceptée. Dans les situations quotidiennes, il existe une série de règles, si nous les violons,une atmosphère d'embarras paradoxale s'insinue avec une telle intensité que nous préférons accepter le role de soumission que la situation induit. C'est une critique terrible du comportement humain que nous préferons laisser quelque chose d'horrible se passer plutôt que d'adopter un comportement socialement embarrassant. Cela aide à expliquer ces quelques crimes frigorifiants ou quelqu'un est attaqué et même tué sur la place publique sans que personne n'intervienne. On aimerait penser que grace à des psychologues tel que Milgram, le public est devenu moins aveugle sur le comportement de l'autorité, mais, il n'en est rien, j'aimerais le croire mais je ne peux pas.

Le docteur Thomas Blass, biographe de Milgram,se posait récemment cette question: " Milgram aurait-il trouver moins d'obéissance s'il avait conduit ses expériences aujourd'hui? J'en doute, pour éprouver la spéculation sur le sujet, j'ai réunis toutes les expériences conventionnelles d'obéissance de Milgram et les répliques conduites par d'autres chercheurs. Ces expériences se sont étendues sur 25 ans entre 1961 et 1985. Je me suis livrer à une analyse corrélative mettant en relation chaque année de publication des études et le taux d'obéissance découvert, je n'ai trouvé aucun rapport, autrement dit aucunes relations, en d'autres mots, sur la moyenne, les études tardives n'ont pas trouvé plus ou moins d'obéissance que celles conduites plus tot". Il existe un exemple récent de cette tendance continue vers l'obéissance aveugle aux États-Unis quand un quidam se faisant appellé le "Milgram moderne" a persuadé les personnel de douzaines de restaurants populaires d'agir de manière la plus consternante simplement en téléphonant et en se présentant comme un policier. Il persuada lesgérants de déhabiller leur personnel à la recherche d'objets volés, ils se retrouvèrent carrément à poil devant la clientèle médusée. Un gérant, qui déhabilla un employé et fut ensuite emprisonné est  tout de même parvenu à prononcer: "Je ne voulais pas le faire, mais c'est comme s'il me faisait".

Milgram, écrivit une fois que nous sommes des " marionnettes contrôlées par les fils de la société". Mais toutes les marionnette ne dansent pas quand on tire sur leurs fils. Beaucoup des gérants contactés par le "policier" refusèrent de suivre ses ordres. Dans les propres expériences de Milgram si 65% sont prêts à donner la mort, il en reste encore 35% qui refusent.

Ce qu'aucun chercheur n'est parvenu à déterminer, ce sont les caractéristiques des rebelles par rapport au reste. Le seul moyen de savoir votre propre mesure, c'est de vous soumettre au test vous-même. Vous avez une chance sur trois de passer.

Michael Mosley

 

16:22 Écrit par walloween dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stanley milgram |  Facebook