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02/01/2013

La Corée du Nord, une culture de guerriers

...La jeune guerrière Kumsuni , qui livre des lettres à ses camarades, un jour, est arrêtée par la police. Quand l'inspecteur l'interroge, elle lui crache au visage, alors il la traîne à l'exécution et elle crie en mourant "longue vie au Général Kim Il Sung !"'"

...Le petit Ri Kwang-ch'un a moins de 10 ans et est membre d'une organisation enfantine anti japonaise. En compagnies des autres il aide les "Oncles de la Garde Rouge". Un jour, la police l'arrête, quand les salauds le torturent, Ri se coupe la langue. Ses derniers mots sont " : Longue vie à la révolution coréenne"

 On peut donc observer que l'émulation de l'éducation patriotique est stimulée par une notion telle de se couper sa propre langue comme si la tortures et les exécutions étaient trop dérangeantes ou trop compliquées à présenter à des enfants. Les scènettes citées plus haut sont issus de bandes dessinées publiées dans le magazine Kkotpongori (bouton floral), mensuel à l'usage des jardins d'enfants, l'audience cible de la publication peut être déduite par des puzzles logiques comme " Regardes les photos d'un porc, d'un tracteur et d'une bicyclette, lequel va le plus vite ?" Bienvenue dans le monde de l'enfance en Corée du Nord. Dans ce monde des bandes dessinées tel  " l'obus crayon" de Cha Kye-ok, appelle les enfants à bien étudier. A l'inverse de la Corée du Sud ou l'impératif d'apprentissage est souligné par la curiosité intellectuelle et par le succès social, en Corée du Nord les paradigmes pédagogiques suggèrent un autre objectif lucratif à l'usage des étudiants : une meileure préparation de la défense de leur pays contre les envahisseurs. Une emphase constante mise sur une guerre potentielle oblige les enfants nord coréens à se préparer à la guerre pour le meilleur ou pour le pire.

 Les vers de leurs chants reprennent souvent des idiotismes tel kyolsaongwi (préparation désespérée à la mort, pour le guide, le pays, le parti) ou orch' ongp' et 'anadulttal, (fils et filles des fusils et des canons/ fusils et canons vivants). 

Lisez, par exemple, un poème enfantin typique par Kim Ch'angmu :

Ils Nous Envient,

Ils Ont Peur de Nous

Le monde entier nous envie

Le monde entier a peur de nous

Nous sommes la nation du soleil

Qui brille par son indépendance

Nous sommes fils et filles des fusils et des canons. 

Le Kunsanori ou jeux militaires constituent une partie importante de l'activité physique des jeunes enfants de Corée du Nord. Traditionnellement, la cible des ces jeux est la marionnette d'un soldat américain, archétype du "sale américain" et que les petits enfants battent dans la cour. Récemment, la liste des cibles s'est étoffée, par exemple, la couverture Kkotbonori, mai-juin 2012 nous informe des exploits de Ri Kwang-ch'un, histoire d'un groupe d'écoliers de l'école gardienne accompagnés d'une petite fille à la jolie robe jaune qui battent les poupées du Président sud coréen Lee Myung-bak, du Ministre de la Défense Kim Kwan-jin et du Chef d'Etat-Major Jeong Sung-Jo, avec des bâtons en bois. L'image expressive véhicule le titre" à bas la clique de Lee Myung-bak". 

Cette bacchanale d'imagination militariste au jardin d'enfants reflète une passion générale pour les armes, que les observateurs relient au Songun ou 'les militaires d'abord" propagande d'état mise en œuvre en 1996-1998. L'histoire nord coréenne démontre, la priorité pour la vie militaire dans tous les aspects de l'existence existe de puis le concept " d'Etat Guérilla" le militarisme est une part intégrale de la mythologie fondatrice de la République Populaire de Corée du Nord.

Les guerriers contre les confucéens. Une comparaison des paradigmes nord-sud montre la rupture entre les deux moitiés d'une culture jadis homogène, ces soixante dernières années. Mais pas dans leurs attitudes respectives à l'égard du communisme. Puisque bien des aspects du message communiste de Corée du Nord sont congruents avec les valeurs communales de la Corée patriarcale et peut trouver un écho en Corée du Sud. Ce qui différencie le monde spirituel de Corée du Nord, c'est sa rupture radicale d'avec la tradition confucéenne, qui traditionnellement rejette la force brutale et la violence militaire. 

L'idéologie nord coréenne a significativement redéfini le passé, le présent et le futur de la Corée. Quand elle définit la Corée traditionnelle, elle tente d'en gommer l'héritage confucéen et de représenter l'ancienne Corée comme un état essentiellement martial. Si on en croit un mythe idéologique populaire, le service militaire profite d'un prestige si important, il sert de processus d'initiation pour les jeunes hommes, sans lequel, ils ne sont pas autorisés à se marier. En décrivant les évènements présents dans des documents à la fois fictionnels et documentaires, les médias nord coréens présentent les choses de telle manière qu'ils laissent, à l'audience, l'impression que le pays participe réellement à des opérations de guerre.

" La guidance sur place" initiée par feu le Guide Kim Jong, le mettait en scène inspectant la ligne de front et les frontières. Les journalistes nord coréens insistent particulièrement sur les désagréments personnels et les dangers que ces inspections posent pour le précieux guide. Les chansons d'amour romantiques nord coréennes contemporaines se lamentent sur la séparation des amants qui partent vers une ligne de front pour prendre part à un combat qui n'existe pas. Sans être impliqués dans une guerre, les nord coréens se sont arrangés pour créer une culture de guerriers qui nourrit une soif inextinguible de gouvernement, d'autodiscipline et de dureté dans leurs relations à la fois avec le monde et avec eux-mêmes. On peut bien sur argumenter du fait que, d'abord, le militarisme nord coréen ne justifie la force qu'au nom de "bonnes" causes et ensuite "qu'il aboie mais ne mord pas", c'est à dire qu'il accomplit une fonction morale qui prend de l'ampleur.

Quoi qu'il en soit, cet esprit centré sur l'armée, de la direction du parti communiste, a donné naissance à une philosophie éducationnelle qui permet et encourage les enfants à cogner et à frapper, ce qu'on peut voir comme un évènement social significatif. Ce genre d'idées, injectées depuis des générations ne peut rester sans conséquences. Des guerriers entraînés à se battre contre des ennemis nommés, parmi lesquels la Présidence de la Corée du Sud, chercheront leur champ de bataille et pourront éventuellement le trouver. La tendance sud coréenne elle, se dirige rapidement dans le sens opposé. Pour une part, elle perpétue ses traditions confucéennes basées sur la prévalence du développement intellectuel sur les exercices corporels. Pour l'autre, le legs confucéen s'est agrandi des tendances pédagogiques inspirées des démocraties occidentales et leur emphase portée sur le pacifisme, la tolérance et la tolérance aux faiblesses humaines. Un des récents consensus de la pédagogie sud coréenne est de brider l'agression des enfants et de décourager les jeux et les jouets violents. Toute une rangée de livres parentaux attend sur les étagères d'une des plus vastes librairies de Séoul "Kyobomungo", les pères, ils pourront y lire qu'ils doivent mettre un frein à leur agression, à la fois physique et verbale quand ils communiquent avec leurs enfants et qu'ils doivent aussi faire la même chose dans les écoles et dans les plaines de jeux. Une campagne nationale encourage les écoliers sud coréens à trouver une solution pour résoudre la question du harcèlement en se plaignant à leurs professeurs ou en appelant des numéros de téléphone réservés. Sans la Corée du Sud contemporaine, ce sont des actions comme celles-ci qui parlent pour elles-mêmes.

On peut raisonnablement penser d'un garçon de Corée du Nord sympathiserait difficilement avec the type d'action puisque pour lui, ce type d'action correspond à la maîtrise de son propre corps et à la construction d'un corps qui répond à l'agresseur comme un soldat doit le faire s'il était trop fort, il rejoindrait ses camarades et frapperait avec eux comme le fait un peloton de soldats. L'endoctrinement politique est seulement responsable en partie de l'attitude de ces jeunes, la principale raison est le matérialisme. Une réalité ingrate ou la malnutrition est fréquente, le manque de matériel et les injustices sociales sont des faits de la vie mêlés d'actions et de fictions légales en pèchent les nord coréens d'élever leurs enfants avec délicatesse et sensibilité. Le "Paradis du Peuple", n'est pas un endroit pour les pleurnicheurs. Les enfants d'une République de Corée du Sud vivent entourés et la violence est soustraite à l'œil public. Dans ce monde, ou vivent de plus en plus nombreux de végétariens, d'amis des animaux et ou se développe une industrie de l'animal de compagnie ou un lapin, par exemple, est associé à un jouet amusant ou a un sympathique petit animal domestique. Pour les enfants de Corée du Nord, un lapin est un animal domestique qu'on élève pour sa peau, sa viande et sa fourrure. Des campagnes nationales encouragent les enfants de l'école gardienne à élever des lapins pou" "faire de la nourriture et des vêtements pour les braves oncles soldats de l'Armée du Peuple Coréen. Les Sud Coréens sont-ils prêts à négocier avec leurs frères du nord ? Comme indiqué plus haut, la philosophie pédagogique contemporaine des Sud Coréens reflète largement les tendances du monde occidental. Atteindraient-ils à l'adoucissement des mœurs ? Peut-ètre, dans les jardins d'enfants.

En Australie, aujourd'hui, les jouets représentant des armes sont strictement interdits, le panier de jouets disponibles sont des trams, des bateaux et des autos ainsi que des barques, des poupées, des ours et des ustensiles de cuisine ( les jouets ne sont pas séparés par genre). Un match de football, sérieusement supervisé est souvent, la seule forme de loisir violent permise. Une sensibilité croissante des parents rend plus difficile de lire aux plus jeunes, des fables, telle le Petit Chaperon Rouge, qui, jusque là, semblaient parfaitement innocentes. Les narrations, farcies de mères irresponsables, de prédateurs stupides et de fins heureuses impliquent d'éventrer le loup apparaissent trop dérangeantes au monde confortable de l'enfance que nous connaissons. Les vieux contes présentés aux enfants occidentaux sont souvent publiés pour exclure toutes allusions à la violence, à la morts et à la souffrance des personnages. Si on peut considérer l'humanisation des pulsions collectives comme un développement social positif. Nous ne devrions pas oublier que si nous pouvons élever nos enfants de cette manière c'est d'abord parce que nous n'avons pas d'ennemis i de système de conscription. 

Dans un cas d'urgence, peu probable, les civils belges, celui qui aime les frites, pourront toujours se cacher derrière le réseau important de professionnels de l'Armée Belge. Auxquelles on a enseigné qu'il ne fallait pas être trop sentimental quand on a affaire au grand méchant loup ? On peut se demander si la société sud coréenne a les moyens d'élever ses enfants d'une manière pacifiste et cotonneuse similaire. Après tout, les sud coréens, techniquement, sont toujours en guerre, avec tous les hommes valides mobilisables en temps de conflit. Il ne fait pas de doute que les militaires sud coréens soient fort assez pour se défendre. Quoi qu'il en soit, les guerres ne sont pas gagnées uniquement grâce à de bons équipements mais aussi avec un esprit approprié et aussi une préparation psychologique.Si la Corée du Sud doit se battre contre la Corée du Nord, les premiers auront affaire à des gens appris à ne pas être trop regardant quand on frappe la tète des gens avec un bâton et à se couper la langue si leurs camarades sont en danger.  

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17:01 Écrit par walloween dans Culture, Histoire, international, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : corée, nord, sud |  Facebook

01/05/2012

Le Sud, la guerre et l'esclavage chrétien

Dans l'esprit de nombreux sudistes, la capture de la Nouvelle-Orléans, le 25 avril 1862 par les forces de l'Union représentait d'avantage qu'une défaite militaire troublante. Elle mit aussi en évidence la possibilité dérangeante d'une punition divine infligée à une Confédération pécheresse égarée spirituellement. La perte de la ville et du port le plus important suivait celle de Fort Henri et Fort Donelson, ouvrages du Tennessee, en février et la retraite ignominieuse de Shiloh début avril. Ces retraites, après les succès pratiquement ininterrompus de 1861, poussèrent les Confédérés à se demander comme l'exprime les mots de la nouvelliste de Caroline du Sud Pauline De Caradeuc Heyward, si « ces revers et ces terribles humiliations venaient de Lui pour rendre nos cœurs humbles et nous rappeler que nous sommes impuissants sans Son aide ». Ce genre de pensée incarnait une réflexion typique de l'Amérique du dix-neuvième siècle. Avec différents degrés de sophistication et de conviction, les américains pensaient que les croyances des individus et des nations se déroulaient accordement à un plan divin intangible, tous les événements, grands et petits, réfléchissaient la volonté de Dieu étaient l'expression soir de sa faveur, de son épreuve ou de son jugement. Bien sur, certains tel le confédéré Edward Porter Alexander écrira du conflit que la «  Providence s'en fichait comme de colin tampon ».Mais la plupart des des nordistes et des sudistes, luttèrent tout au long de la guerre pour discerner les buts et les intentions de leur Dieu. Alors que les masses innombrables des deux bords dépendaient des narrations théologiques pour les soutenir, une vision providentielle de l'histoire influença particulièrement la manière de réagir des sudistes et leur interprétation des événements de la guerre.

Après tout, le préambule de la constitution confédérée, contrairement à la constitution fédérale invoquait explicitement « la faveur et la guidance du Dieu Tout-Puissant ». Les sudistes se pensaient peuple choisi par Dieu pour manifester Sa Volonté sur terre. « Nous réalisons une grande pensée divine », déclarait le théologien épiscopalien James Warley Miles, « c'est à dire un développent humain supérieur par la capacité de sa liberté constitutionnelle ». Il se faisait le héraut d'un mandat divin s'étendant bien au delà de la simple interprétation confédérée sur le droit des états et que les sudistes liés par la bible pour chercher davantage qu'une indépendance égoïste. La Confédération doit « montrer au monde un effort suprême de l'humanité » afin de créer et de défendre une société construite sur l’obéissance aux prescriptions bibliques en regard de l'esclavage, une société « sanctifiée par l'esprit divin du Christianisme ». En résumé, comme l’Église Épiscopale de Virginie en fit état un peu après le début de la guerre civile, les sudistes combattaient pour « une révolution aussi bien ecclésiale que civile ». qui établirait, rien de moins,dans les mots d'une femme de Géorgie que  « l'établissement final et universel de la civilisation de l’Évangile ». Cette « civilisation de l’Évangile » beaucoup pensaient qu'elle ne faisait pas que permettre l'esclavage mais aussi qu'il était requis et les chrétiens, partout dans la Confédération, se trouvaient convaincus qu'ils étaient appelés non seulement à perpétuer l'esclavage mais aussi à le « perfectionner ». ils trouvèrent dans la bible les guidances morales pour justifier leur pratique. Les patriarches de l'ancien testament possédaient des esclaves, la loi juive le permettait et les lettres du nouveau testament de l’apôtre Paul obligeaient les esclaves à l'obéissance à leurs maîtres. De plus, les sudistes ne se fatiguaient jamais de souligner leurs griefs contre l'abolition et les évangiles n'enregistrent nulle part la condamnation de la pratique par Jésus Christ. En conséquence apparaît un paradoxe fascinant sinon incertain dans l'effort des maîtres d'esclaves pour remplir ce qu'il considéraient comme des devoirs imposés par la divinité à l'égard des esclaves. Les chrétiens du sud croyaient que la bible imposaient aux maîtres toute une quantité d'obligations pour leurs esclaves. Fondamentalement, les maîtres devaient regarder leurs esclaves comme des membres à part entière de leur propres maisonnées et comme des frères et des sœurs dans le Seigneur. Comme le déclarait la Conférence Méthodiste de Caroline du Sud avant la guerre, les maîtres pèchent contre leurs esclaves par «  un travail excessif, des punitions extrêmes, la rétention de la nourriture et des vêtements nécessaires, la négligence de la maladie et du grand age etc... » De plus, les maîtres ne pouvaient pas laisser des considérations économiques gouverner le traitement de leurs esclaves. Les chefs religieux imploraient des maîtres d'esclave la reconnaissance du mariage et de la famille comme une prescription divine et qu'en conséquence, ils ne pouvaient séparer les époux ni les parents de leurs enfants même quand il était avantageux financièrement de le faire. Presque' aucune loi ne résulta de ces plaidoyers, seule, la force de la conscience déterminait si ces prescriptions bibliques se trouvaient honorées. Beaucoup de protestants du sud se firent les avocats de l’abolition des lois qui prohibaient l'alphabétisation des esclaves pour qu'ils puissent lire la bible comme moyen de leur salut éternel. Avant la guerre, ces pratiques étaient d'abord justifiées par les mandats bibliques. Non sans coïncidence mises en œuvre afin de s'assurer d'esclaves plus heureux et plus productifs et pour déterrer les objections religieuses à la pratique de l'esclavage lui-même. Au début du printemps de 1862 et se perpétuant bien après la guerre, la signification théologique de l'esclavage chrétien se modifia. Les pasteurs et les théologiens sudistes combinèrent une vision providentiel de l'histoire avec la compréhension de ce qui était requis bibliquement des maîtres d'esclaves pour conclure à l'échec global de l'engagement dans l'esclavage chrétien et qu'il s'agissait là de la cause principale de la faveur divine retirée à l'authentique peuple de Dieu. En d'autres termes, ils blâmèrent les excès des propriétaires d'esclaves pour la chute de la Nouvelle-Orléans mais jamais l'esclavage en soi. Pour s'en assurer, ce n'étaient pas seulement les seuls péchés qui amenèrent la Confédération à cette rétribution mais aussi le blasphème, la rupture du Sabbat, l’égoïsme. L’Église Luthérienne de Caroline du Sud déclara que la punition divine amènerait aussi l'échec sur les champs de bataille ainsi que l'avarice, la sécheresse du cœur, l'incroyance et d'autres maux. C'était bien sur le catalogue des péchés, bien éprouvé,distillés par les prêcheurs du nord et du sud depuis des décades. Mais les combats continuèrent et la fortune de la Confédération s'assombrissait. Les sudistes s’effrayèrent de plus en plus de l'éventualité que leur traitement des esclaves les avaient rendus adversaires de Dieu. Par exemple, même quand il fut convaincu que finalement Dieu ferait tomber sa colère sur la Confédération, le ministre baptiste Isaac Taylor Tichenor s'exprima pour de nombreux sudistes quand il s'adressa à l'Assemblée Générale de l'Alabama en 1863 en ces mots «  la réalisation de nos devoirs à l'égard des esclaves est un échec », il ajoutait « Le mariage est une institution divine, pourtant il n'existe que dépendant de la volonté des maîtres » pervertissant ainsi le commandement divin en le rendant sujet à la passion, à l'avarice ou au caprice des maîtres ». De manière similaire, le théologien et président d'université John Leadley Dagg vit les reculs de la Confédération comme «  un châtiment paternel conçu pour notre profit ». Néanmoins, il insista pour dire, pendant toute la guerre, que l'échec de la protection du mariage des esclaves n'était qu'une partie du mal général. » Nous n'avons pas travaillé de toutes nos forces, à promouvoir le bien-être, dans les temps et pour l'éternité de la population des esclaves en tant qu'immortels dépendants et sans défense que Dieu ont placés en notre puissance et notre pitié ». En septembre 1862, l’Évêque Stephen Elliott prévint les sudistes que «  la grande révolution par laquelle nous passons, certainement, tourne autour de la question de l'esclavage, et notre destinée future lui est liée. Notre prospérité ou notre souffrance dépendra de la manière dont nous la traiterons ». Une année après la fin de la guerre Dagg insistera sur le fait que la défaite de la Confédération trouve son origine dans l'échec des blancs du sud à prendre soin de façon adéquate de leurs devoirs à l'égard des noirs. La guerre était le « fléau de Dieu » infligé à la Confédération pour son échec à respecter le mariage et la protection des familles dus aux esclaves comme le dit l’Évêque John McGill de Richmond en Virginie. Tous les sudistes n'étaient pas de cet avis. Certains tel Louis Blanding, écarta simplement tout effort pour justifier les raison divines qui permirent la destruction du sud comme «  de vagues jeux théologiques, sûrement appropriés à des fins de partie mais sans réalité matérielle ». D'autres comme la journaliste du Tennessee Belize Fain se trouvait clairement mystifiée que Dieu puisse permettre la fin de l'esclavage alors que la bible le justifiait clairement, en concluant, «  nous ne pouvons savoir, mais Il le sait et c'est tout ce que nous méritons de connaître ».

Finalement, beaucoup de sudistes, se firent les interprètes de leur histoire telle que suggérée par Elliott et expliquée par le révérend J.C. Mitchell qui les admonesta «  Lisez les annales des autres nations et voyez ce qui les détruit, ce ne fut point une force étrangère mais leur propre mal ». Après la guerre, pour d'innombrables sudistes blancs, chrétiens vertueux, le mal qui provoqua la colère divine et la fin de la Confédération s'incarnait dans les myriades de torts contre les esclaves dont ils étaient les gardiens. Quelques uns, seulement se demandèrent si le vrai péché n'était pas de posséder ceux que la bible appelle leurs frères et sœurs en Christ.

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13:55 Écrit par walloween dans Histoire, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sud, guerre, esclavage |  Facebook