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28/05/2010

Quand le vent s’arrête, le revers de la médaille.

 

Les pouvoirs publics semblent prêts à couvrir le pays d’éoliennes géantes. La nature court un risque. L’industrie du vent dispense une propagande généreusement dotée et possède de puissants promoteurs. Virtuellement toutes les machines doivent être doublées si le vent s’arrête, ce qui est assez fréquent, les turbines ne produisent rien. Les longues périodes sans vent se produisent le plus souvent en hiver quand la demande est la plus forte et c’est trivial de dire que l’énergie devra donc venir d’autres sources pour satisfaire les pics de consommation. Durant certaines périodes le doublage devra représenter 100% de la capacité des turbines. L’évaluation dit que 10/20% de la capacité est la seule sur laquelle on puisse compter en continu en demande de pointe. Une assertion affirme qu’avec une bonne dispersion des turbines sur tout le territoire, le rendement peut se stabiliser. Avec un vent de 4 m./sec. , la production est négligeable c’est-à-dire de 15KW et de 255KW et  255 KW à 6 m./sec. Pour une turbine de 2,5 mégawatts. C’est une forfaiture de dire que la dispersion y suppléera. De plus, les parties rendent le débat encore plus confus en parlant d’équilibre et de capacité de crédit, de taux de puissance et de production. Alors la question est simple : sur quoi peut-on compter ? C’est important à considérer pour le doublage du réseau, pour les couts additionnels induits. En considérant un facteur de charge de 29% de la puissance installée, ce qui est inexact puisque la statistique montre seulement 8% de rendement en hiver en demande de pointe avec une stabilité identique à une usine thermique ce qui veut dire qu’en 2020, 8% de 10 térawatts seraient assurés par le renouvelable. L’hiver est généralement plus venteux que l’été, dond la production myenne journalière est plus grande. Mais quand la température est en dessous de 0°C, il n’y a que peu ou pas de vent ce qui correspond à l’anticyclone d’hiver, le risque de voir le rendement tomber en dessous de 10% du rendement maximal théorique est important en période de grosse demande. Si on augmente la production de 20% par turbine. Comme il y a des périodes assez longues sans vent, en été comme en hiver, et que le même schéma peut s’étendre à tous les parcs pour une certaine période de temps, le résultat peut se montrer très bas bien qu’elles soient très dispersées. La production journalière des parcs allemands peut se lire chez REISI sur l’internet ou on peut voir les corrélations hivernales. Les chiffres sont parallèles aux autres pays européens et les productions montrent clairement ces hautes pressions d’hiver. Ce qui n’est pas neuf pour qui possède au moins une compréhension de base de la météorologie. En Europe, en 2007, 19 jours d’hiver n’ont offert aux éoliennes, que 8% de leurs capacités. Certains jour la production était proche de zéro, la production moyenne d’octobre fut de 8%. En Allemagne, sur la 16.368 gigawatts théoriques maximum installés seuls 1,318 gigawatts furent produits soit 7%. On peut donc considérer que 8% comme  pourcentage statistique de confiance de la capacité est très optimiste. Sur cinq mois, en Allemagne la productions a baissé de facon vertigineuse à 2% pendant 11 jours.  Bien que l’analyse se soit focalisée sur l’hiver, des problèmes similaires existent bien sur durant les autres saisons, particulièrement au printemps et en automne, quand les machines ne tournent pas pendant leur maintenance. Pendant que les pouvoirs publics tergiversent, Sarkosy annonce la construction de centrales nucléaires de nouvelle génération et saisit ainsi l’opportunité d’exporter de l’électricité tout en devenant totalement indépendant énergétiquement. Finalement, les gouvernements accepte l’idée d’un facteur de charge de 40%.. Si on sait qu’en réalité il ne dépasse pas 30%, cette déclaration parait absurde et ils peuvent rabattre leurs ambitions de 10%. Espérons que cette article dissipe quelque peu le rideau de fumée de la propagande des intérêts sans perdre de vue que des sociétés et des individus font des bénéfices considérables sur des turbines sur-subsidiées. Ils n’assument aucun des couts incrémentaux requis afin de venir en aide à des sources d’énergie intermittentes et de temps en temps virtuellement non-existantes. Le prix en est supporté par les consommateurs puisque ce sont les payements subsidiés qui rendent les dividendes des turbines si importants. C’est un peu moins que le vol du pauvre sponsorisé par le gouvernement au bénéfice du riche.

 

 

13:45 Écrit par walloween dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : énergie, vent, couts, inconvénients |  Facebook