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17/02/2010

Avoir votre âge à 100 ans

La science médicale est, à nouveau, dans la danse remplissant nos têtes avec l'idée folle que beaucoup d'entre nous vivrons toujours à 100 ans et plus ( sans nous donner le temps d'exprimer notre opinion). J'avais toujours pensé que 72 ans incarnait un cadre temporal satisfaisant socialement pour quitter la petite fête (76 pour les dames, c'est la seule fois ou un gentilhomme passe le premier). Il n'y a pas si longtemps, nos ancêtres léopoldien, voutés, asthmatiques, vivaient rarement au- delà de 40 ans(et qui pourrait les blâmer ?)  Et qu'en est-il de l'Australopithèque ?  S'il arrivait à 23 ans, les enfers de la savane résonnaient pour des semaines. En essayant de lui dire qu'il pourrait encore passer 80 autres années à chasser le mammouth tout autour des tropiques, vous lui auriez donné de arythmie cardiaque rien qu'à y penser. Le Problème, c'est de ne pas savoir quoi faire avec tout ce temps supplémentaire, à part rester hors du chemin de tout le monde et de faire du vacarme, années d'apothéose, après d'autres remplies de bruit et de fureur. Pendant que tout le monde irait se cacher. Si on lit bien Charles Darwin, les tortues représentent une excellente convention pour éviter les ennuis quand on a 100 ans. Nos habiles amis reptiliens nous apprennent trois règles importantes : adopter une trajectoire stable, lente et égale, ne jamais faire un mouvement soudain, et, le plus important : rentrer la tête au premier signe de danger. Pour ne parler de la théorie de ne jamais quitter sa maison. L'autre problème, c'est d'avoir les moyens de vivre aussi vieux. Si je compte mes économies, j'ai de quoi vivre jusque la fin de cette année calendaire. Quoi que ce soit de plus long exigerait que je me mette à creuser à la recherche de nourriture dans le la baraque à outils de jardin de quelqu'un d'autre. Donc, j'ai besoin d'un plan financier pour étirer mon argent ( si ce genre d'étirement n'est pas en contradiction avec la convention de Genève). Premièrement, pour lutter contre l'inflation, je devrais acheter de la nourriture en boite pour plusieurs décades, au prix d'aujourd'hui. L'emballage serait gris kaki, difficile à identifier, avec juste assez de gout pour suggérer vaguement le gout et l'arôme du produit original. Grâce à la marque, je saurais si le délice est du poulet ou du thon. Coté santé, je fermerais les yeux en avalant mes placebos tout en sachant qu'ils sont à peine moins performants que les médicaments ordinaires et bien meilleur marché. Par exemple, une boite de Tic Tacs, coute moins d'un euro et le traitement, pour beaucoup d'entre nous, est garanti. Finalement,, pour  finir de remplir les moments creux, je rejoindrais le bunker souterrain ou les autres de mon age sont engagés dans activités traditionnelles des retraités, la maçonnerie, la verrerie, la sculpture et l'apprentissage de l'orgue. Après quarante années de ce traitement, nous pourrions nous réunir dans une cathédrale d'un format acceptable et y attirer de petites donations charitables afin d'amortir le prix des Tic Tacs.

 

19:16 Écrit par walloween dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alimentation, argent, vieux |  Facebook